EH ! On ne critique pas rooo ! Y a que moi qui ai le droit de le faire :p


Chicago, ce même soir.

Carol avait appris qu'elle rentrait à Philadelphie, Cathy avait tout de suite proposé de passer la soirée ensemble, et avait demandé à Lilly d'être présente. La jeune femme n'avait pas eu le choix de la réponse, et s'était donc résignée à venir. La soirée se passait tranquillement, et Lilly se surprit même à l'apprécier. Elle s'enfuyait de sa solitude, et de ses insomnies. Le temps d'une soirée, elle vivait. Carol l'observait. Elle ne savait pas comment aborder la jeune femme, elle savait qu'il y avait des raisons pour que Lilly ne l'apprécie pas, mais le fait d'avoir passé ces quelques jours avec elle, loin de Philadelphie n'avaient fait que confirmer ce qu'elle pensait : Lilly était une personne attachante, qu'on ne peut détester. Mais elle ? Que pensait la jeune femme d'elle ? Lilly se leva et Carol la suivit.

- Merci d'être venue, Lilly.

- De rien, et c'est normal…

- Non. Stillman m'a imposé. Je… Quelqu'un d'autre aurait pu l'accompagner, Kat… Nick…

- Mais c'est vous que John a désigné pour venir ici, fit Lilly en soupirant. Arrêtez d'agir tel que vous le faites avec moi, Carol.

- Mais je…

- Non, surtout pas ça… Ne faites pas comme si vous regrettez, ne faites pas comme si…

- Mais je n'agis pas…

- Je vais vous le dire tout de suite, je devrais ne pas vous aimer, je devrais vous détester. Mais voilà, pourquoi le ferais-je ? De quel droit, d'ailleurs le ferais-je ? Vous n'avez rien fait de mal, moi oui… Lui aussi…

- Lilly…

- Non, Carol, vous avez eu l'honnêteté de tout me raconter, lui ne l'a pas fait.

- Certainement parce que vous ne lui avez pas laissé le temps de le faire.

Carol regretta tout de suite sa phrase, Lilly l'ignora purement et simplement, elle n'avait pas tort.

- Je ne vous considère pas comme la 2ème femme. Vous…

- Lilly, ce n'est pas à moi que vous devriez le dire.

- Prenez soin de lui.

- Vous l'aimez encore ? Je pense ne pas me tromper…

- Promettez-moi de faire en sorte qu'il ne souffre pas, qu'il…

- Non, Lilly… je vous l'ai dit. Scotty et moi, c'était une belle erreur, une erreur de 2 personnes qui souffrent tellement, et qui se sont trouvées juste le temps de ne plus souffrir. Mais voilà, il vous aime, et moi j'aime mon fils, et je ne veux pas le faire souffrir inutilement…

- Vous avez le droit de vivre Carol, votre fils doit vouloir que sa mère soit heureuse.

- Comme Scott… Il préfère vous laisser vivre votre vie. On ne fait pas un tel sacrifice si on n'aime pas désespérément l'autre personne.

A ces mots, Lilly ressentit une pointe dans son cœur. Elle aimerait tant pouvoir aller de l'avant, malgré sa volonté, elle n'y parvenait pas.

- Pourquoi je ne vous déteste pas ? Fit Lilly la voix brisée. Pourquoi je ne le déteste pas ? Pourquoi je ne nous déteste pas ?

- Parce que vous l'aimez comme il vous aime, mais que vous n'êtes pas encore prête à vous l'avouer. Et parce que vous aimez votre fille, et que vous ne voulez pas l'oublier, ne pas oublier ces instants de bonheur.

Cathy s'était approchée elle aussi des 2 jeunes femmes, et était stupéfaite par ce qu'elle entendait. Elle n'avait pas voulu être indiscrète, mais en écoutant cette conversation, elle en avait plus appris sur Lilly, qu'en 2 ans de partenariat. Aucune larme ne coulait sur le visage de Lilly, mais ses yeux en étaient remplis. Carol, lui promit alors de veiller sur Scotty. Les 2 femmes se regardèrent et un sourire timide illumina leur visage. Lilly interpella Carol avant que celle-ci ne parte.

- Si on se recroise un jour, promis, je fais celle qui vous hais !

- Mais avec plaisir inspecteur Rush.

- Profitez de votre fils.

Lundi 3 septembre 2012, Philadelphie.

John Stillman avait réussi à convaincre Steve Foreman de laisser ses agents chercher dans les affaires de Samantha, un quelconque rapport avec la mort d'Andrew. Steve lui avait assuré qu'il s'occupait de sa belle-mère. D'ailleurs, le mandat obtenu par Bell, était un argument de taille. Steve était donc installé dans une salle d'interrogatoire, répondant aux questions de Will et Nick.

- Nous savons que ce moment est difficile pour vous, mais… commença Will.

- Je crois surtout que vous devez penser que cette enquête est digne d'un des meilleurs scénario de Dallas… Manipulations, tromperies, sexe…

- Peu importe ce que nous pensons, Steve, coupa Nick, mais maintenant, nous devons avancer dans cette enquête. Il y a eu un meurtre.

- Vous me suspectez ?

- Il y aurait des raisons de vous suspecter ?

- Vous croyez que j'aurais pu tuer mon frère ? Pour quel motif ? Je n'étais pas au courant de son aventure avec Sam.

- Pourquoi avoir caché aussi longtemps l'existence du fils d'Emilia ? Demanda Will. Andrew, mort…

- Je vous l'ai dit, nous ne nommions plus les choses. Nous passions sous silence…

- Je veux bien comprendre qu'un des 2 parents évite le sujet, répondit Nick mais vous tous ! Là il ne faut pas nous prendre pour des idiots.

- Ecoutez, vous pourriez au moins respecter…

- Steve, soit vous nous révélez tout ce que vous savez, soit nous le découvrons en fouillant dans les affaires de votre femme ! Le prévint Will.

- Que voulez-vous que je vous dise d'autre ?

- Steve, ne nous prenez pas pour des idiots ? Ne nous faites pas croire que vous n'avez jamais eu de doutes au sujet de votre frère ?

- Quels doutes ?

- Mais surtout, comment avez-vous fait pour rester en contact avec celui qui avait brisé la vie de votre frère ?

- Jack est…

- Steve… Fit Nick en le dévisageant.

Steve hocha la tête alors.

Flash back.

Jour de l'enterrement d'Andrew.

Samantha et Jack parlaient. Steve les cherchant, les trouva dans la cuisine. Mais ce qu'il entendit le laissa stupéfait.

- Jack, s'il te plaît…

- Non, attends Sam !

- Tu ne crois pas que t'en as assez fait ?

- Et c'est toi qui me dis ça ?

- C'est facile pour toi de m'accuser. Tu as brisé sa vie, Jack !

- Emilia aussi, et…

- Andy avait confiance en toi Jack ! Il te considérait comme son propre frère.

- En parlant de confiance, je te signale que…

- On ne parle pas de moi !

- Un peu oui…

- C'est toi qui as détruit notre groupe, Jack.

- Et toi, tu n'as peut-être pas détruit…

- Steve n'a pas dû te le dire, mais… Il n'a pas été très fidèle, lui aussi.

- Non, Sam… Là c'est trop facile…

- Je sais ce que j'avance.

- Admettons… Steve t'a trompé, mais est-ce une raison pour que tu couches avec son frère ?

- C'est Andy qui m'a avoué l'infidélité de mon mari. Crois-moi, ce soir-là, nous n'étions pas en mesure de réfléchir… C'est arrivé comme ça. Et…

- Attends, Sam… Tu… Tu étais amoureuse d'Andy ?

- Il m'apportait ce que Steve ne me donne plus : tendresse, attention… Notre couple à Steve et moi, est une illusion, Jack. A quoi bon rester avec une femme qui ne peut pas avoir d'enfant ? Steve l'a bien compris ça !

- Qui est…

- Une inconnue… Pas important de savoir qui c'est !

Fin du flash.

- Pourquoi ne pas avoir divorcé ? Demanda Will.

- Parce que parfois, ce n'est pas la solution idéale…

- Lui avez-vous posé la question au sujet d'Andrew ? S'enquit Nick.

- Non. Nous avons pu réessayer de vivre ensemble, après la mort de mon frère…

- Pourquoi aurait-elle mis fin à ses jours, si vous aviez si bien réussi à recoller les morceaux ? Poursuivit Nick.

- Je ne le sais pas du tout… Je…

Steve s'arrêta de parler. Nick et Will se regardèrent et le laissèrent alors partir.