Bon, comme je sens que certains vont ma claquer dans les pattes, je décide donc de retarder l'échéance :p vl'à un chapitre trèèèèèèsssssss ship ^^

Qu'on dise pas que je suis méchante là !


Flash back. Vendredi 7 septembre 2012, 23h50.

Lilly était chez elle, et Cathy venait de partir. La jeune femme ouvrit alors un placard, en sortit un verre et y versa de l'eau qu'elle tira du robinet de son évier. Elle soupira après avoir bu et regarda l'heure. Elle décida donc de se coucher. 20 minutes plus tard, elle se releva, incapable de dormir. Elle erra quelques minutes dans sa cuisine, puis finalement se rhabilla, prit ses clés de voitures et sortit de chez elle. Elle roula pendant un peu plus de trente minutes, puis sans qu'elle ne s'en aperçoive réellement, se retrouva devant le Renaissance Hotel. Après avoir attendu devant pendant cinq minutes, elle remit le contact et s'éloigna en soupirant. Mais à un carrefour, elle fit demi-tour, et se gara sur la première place qu'elle trouva, sortit de voiture et se dirigea vers l'hôtel. Elle ne réfléchissait plus, et c'est donc sans réfléchir, qu'elle se vit sortir sa plaque et la coller au nez d'un jeune homme à l'accueil, en lui demandant de lui communiquer le numéro de chambre de l'inspecteur Valens, en certifiant qu'il s'agissait d'une enquête primordiale. C'est sans réfléchir non plus qu'elle se retrouva dans l'ascenseur, et qu'une fois arrivée devant la porte, frappa. Mais une fois celle-ci ouverte, la réalité refit surface violemment.

- Lilly ? Fit Scotty la voix encore enrayée.

- Je… Désolée, je ne voulais pas…

- Me réveiller ? Il est 2h du matin Lilly, tu croyais peut-être que…

La jeune femme s'éloigna en s'excusant, mais le jeune homme plus rapide la retint.

- Lilly, tu es venue pour…

- Rien, laisse tomber ! Je… J'ai agi bêtement !

Il observa attentivement la jeune femme. Ses yeux gonflés et rougis ne cachaient pas l'état dans lequel elle se trouvait. Doucement il essuya une larme imaginaire sur le visage de la jeune femme.

- Scott… Je…

- Chuuut Lilly, murmura t'il.

Elle planta ses yeux dans ceux du jeune homme et sentit le sol se dérober sous ses pieds. Il l'attira lentement dans la pièce et referma la porte. Toujours aussi lentement, il la prit dans ses bras, lui laissant alors encore le choix. Le regard toujours encré dans le sien, elle passa ses bras autour de son cou. Leurs cœurs cognaient, et leurs respirations étaient saccadées. Elle fit le pas qui restait à franchir, et posa ses lèvres sur celles de son ancien collègue, qui n'attendit pas plus longtemps et lui rendit son baiser. Les événements s'accélèrent alors et leur étreinte se fit plus passionnée. Il la plaqua doucement contre le mur et entreprit de la couvrir de baisers sur le visage et le cou, elle plongea sa main dans la chevelure noire du jeune homme en se mordant la lèvre inférieure. Ils sentaient les battements de leurs cœurs résonner dans tout leur être. Il remonta jusqu'à son oreille et lui mordilla délicatement le lobe. Elle soupira, puis le repoussa lentement.

- Scott, on…

- Mon vol est demain matin, Lilly. Je rentre à Philadelphie, lui répondit-il en la dévisageant.

- Tu…

- J'ai compris ce que tu vivais Lilly. Je… J'ai été égoïste, je n'ai pensé qu'à moi, qu'à ce que je ressentais, mais je…

- Scotty…

- On se dit au revoir, Lilly. Et je n'ai trouvé que cette façon pour le faire. Je l'ai compris bien avant que tu ne viennes… Mais quand je t'ai vu l'autre jour, j'ai…

Elle l'interrompit en posant sa main sur sa bouche, de l'autre elle lui attrapa une de ses mains et l'attira contre elle. Il l'embrassa alors, la prit dans ses bras et l'emmena vers l'intérieur de la chambre pour la déposer sur le lit.

Ce n'est que beaucoup plus tard, qu'il se réveilla, et voyant que ses bras serraient toujours la jeune femme, il se redressa et l'observa. Il caressa sa joue et replaça une mèche de cheveux qui lui barrait le front, et finit par lui déposer un doux baiser dessus. Il ne saurait dire ce qu'il ressentait à ce moment précis, tellement il était heureux. Il savait pourtant que ce bonheur était éphémère. Il repensa alors à son projet, et secoua la tête pour chasser cette idée. Ils s'étaient interdit de prononcer le moindre mot qui se rapportait à des sentiments, alors qu'il mourrait d'envie de lui dire qu'il était fou amoureux d'elle et qu'il ne concevait plus sa vie sans elle. Il se rendormit.

Lilly se réveilla, leva son bras, se saisit du portable de Scotty, et lut l'heure : 6h. Elle se redressa lentement en prenant soin de ne pas le réveiller, se leva et se rhabilla. Une fois prête, elle s'approcha de lui, s'assit sur le rebord du lit, prit une profonde respiration, et lui caressa la joue. Elle aurait tant aimé rester près de lui, sentir ses bras autour d'elle, voir son regard sur elle. Elle réprima un sanglot, mais il resta coincé dans sa gorge. Elle se leva, et sortit de la chambre. Une fois dans sa voiture, elle essuya d'un revers de main les larmes qui lui brouillaient la vue, et démarra. Ce n'est qu'une fois arrivée chez elle, qu'elle composa un message sur son portable : les simples mots : merci et au revoir qu'elle envoya à Scotty.

Fin du flash.

Toutes les 5 minutes la jeune femme vérifiait son portable instinctivement. Le message était resté sans réponse. Kat lui avait donné l'horaire de départ de Scotty, mais elle avait décidé de ne pas en tenir compte. Mais à 11h, elle regarda mécaniquement l'heure et eut une pensée pour le jeune homme. A partir de ce moment, elle calcula le temps de vol entre Chicago et Philadelphie. Elle ne savait pas pourquoi elle le faisait, mais elle en ressentait le besoin. Cette nuit, ce moment passé avec lui avait ravivé en elle pleins de choses. Devaient-ils se quitter de cette façon ? Elle n'avait pas la réponse. Aussi, elle décida de s'occuper, et se mit en tête de réaménager son appartement, enfin son salon. Scotty quant à lui, ne savait pas ce qu'il devait penser. A son réveil, il savait pertinemment qu'il n'y aurait pas trouvé la jeune femme, mais une partie de lui l'avait espéré. Avaient-ils commis une erreur ? Il ne savait pas non plus. Mais ce qu'il retint, c'est que pendant un instant, ils s'étaient retrouvés. Aussi, lorsqu'il lut le message de Lilly, il ne trouva pas de réponse à y apporter. C'était elle qui avait raison. Il prit donc l'avion à destination de Philadelphie, le cœur partagé entre courir la rejoindre et continuer leur vie chacun de leur côté.

Uns fois arrivé à Philadelphie, Curtis accueillit Scotty.

- Ca n'a pas l'air d'aller mon vieux ? Fit celui-ci.

- Pas assez dormi… Et…

- L'enquête est finie ?

- Non, je rentre c'est tout.

Curtis n'insista pas, voyant que Scotty n'était pas d'humeur à parler. Il devina alors la raison du retour précipité de son ami. Scotty passa devant lui et Curtis lui tapota gentiment l'épaule. Dans la voiture, le trajet se fit en silence, jusqu'à ce que Curtis s'arrête à un feu rouge. Scotty hésita alors, puis plongea sa main dans sa veste, sortit le petit écrin, et le tendit à son voisin.

- Ouvre-le.

Il s'exécuta, puis regarda la bague.

- Je suis touché, Scott, mais tu n'es pas trop mon genre d'idéal, fit Curtis pour détendre l'atmosphère.

Scotty sourit timidement.

- Sérieusement, tu allais à Chicago pour…

- Je ne sais pas… Je ne sais plus.

- Et… Tu n'as pas…

- L'occasion ne s'est pas présentée, mais… J'ai eu le sentiment que tout aurait pu reprendre entre nous.

- Elle te l'a fait comprendre ?

- Je ne sais pas.

- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous, mais une chose est sûre, il faut que tu saches Scotty.

- Que je sache quoi ?

- Ce qu'elle pense de toi ? Car tant que tu ne le sauras pas, tu te promèneras toujours avec cette boîte.

Scotty sourit timidement et reprit l'écrin pour le ranger dans sa poche. Curtis avait raison. Il fallait qu'il ait une réponse précise sur ses sentiments et ceux de la jeune femme.