Yooooh les amis ! J'espère que vous allez bien ! Bon, je crois que j'ai un gros problème d'écriture : je me répète sans cesse dans mes textes, et vous allez vite le remarquer dans ce chapitre (si ce n'est pas déjà fait). J'ai essayé de trouver d'autres mots, de varier les constructions de phrases etc, mais non, il n'y a rien à faire. M'enfin bon, je vous souhaite une agréable lecture :')

EDIT DU 29/11 : J'ai essayé de créer un modèle 3D pour essayer de vous faire montrer un peu à quoi ressemblerait Eden. Malheureusement, j'arrive pas à en créer alors j'ai cherché sur Internet, et il s'avère que j'ai trouvé pile le visage auquel je pensais en la créant, ainsi que les cheveux. Vous pouvez voir les images ici : imanager /image_push .php? imageid=3654543&width=600&hash=7d01e069b4f6a5bf9302106c87e195ce (visage) et imanager/ image_ ? imageid=3654548&width=600&hash=5da6a1e8a05f279f3fbceeb6cb495400 (cheveux) (insérez le nom de ce site avant l'adresse ainsi qu'un slash puis collez le tout)


- 03 -

NOUVELLE AUBE


Evie et Jacob s'approchent de moi. Evie semble très surprise. Il est vrai que moi aussi, je suis un peu étonnée, je n'ai pas entendu ma voix depuis seulement quelques jours et la ré-écouter me paraît bizarre. En même temps, il faut dire que je parle assez rarement, même à la maison, je suis quelqu'un d'assez discret. La petite fille aux nattes s'approche de moi et m'invite à pénétrer dans la salle. C'est l'entrée de la chaumière. On dirait une sorte de taverne, il y a un bar, des tables et des chaises un peu partout. Mais ce n'en est pas une, sinon où sont les clients ? Et les serveurs ? Il n'y a que nous quatre ici. Evie m'introduit à la petite, dont le nom est Clara. Si je comprends bien ce qu'elle me dit, c'est un refuge pour les orphelins. Donc, cette petite est orpheline... J'imagine que je le suis aussi... Ah, que dis-je ? Mon père doit sûrement être en vie ! J'espère qu'il va bien !

- Ton nom de famille... est Rose ?, me demande soudainement Evie.

J'acquiesce.

- Rose, comme... les aristocrates ?, poursuit son frère, qui s'est assis de l'autre côté de la chaise.

J'acquiesce de nouveau. Il pose ses avant-bras sur le dossier de la chaise et me regarde. Tout comme sa sœur. Leur regard est pesant. Je ne veux pas qu'ils me traitent autrement sous prétexte que je suis - ou ai été peu importe - une aristocrate.

- Voilà qui corse un peu les choses..., murmure Jacob.

- Traitez-moi comme une personne normale, je vous en prie !, m'exclamai-je.

- Uh... ouais, bien sûr, répond le jeune homme en ajustant son béret.

Quelque chose me dit que nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes. Je n'ai pas l'impression que c'était de ça dont voulaient parler Jacob. Mais ce n'est qu'un pressentiment, et mes pressentiments s'avèrent... rarement vrais, en fait. Evie dirige ses pas vers moi et pose une main bienveillante sur mon épaule.

- Tu vas bien ?

- Oui, ne vous en faîtes pas, répondai-je.

Elle se mit à rire.

- Ne nous vouvoies pas voyons, tu sais, on est à peine plus âgés que toi !

Je ne fais qu'acquiescer. Il était rare que je parle longtemps à la maison, ça n'allait généralement pas au-delà de quelques mots. Ça me fait vraiment bizarre de parler... naturellement. Je suis assez gênée, à vrai dire. Evie pose ses mains sur mes cheveux coupés et les regarde en souriant.

- Tu es très mignonne comme ça, ça te va bien, avoue-t-elle.

Ce compliment me va droit au cœur. J'ai envie de sourire, mais je ne peux toujours pas, et je ne le pourrais sûrement pas avant quelques temps.

- Que comptes-tu faire maintenant ?, interrogea Jacob, en se levant et se dirigeant vers moi.

Ça, c'est une bonne question. Je dois savoir ce qui est arrivé à mon père et pourquoi mon frère a tué ma mère. Pourquoi aussi Londres est en guerre, et surtout, pourquoi la Garde Royale tue-t-elle des innocents ? Pour cela, je vais avoir besoin de me battre.

- Savez-vous comment vous battre ?, demandai-je à mon tour.

Les jumeaux se regardent. Jacob hausse les épaules.

- Disons qu'on a les bases, me répondit-il, un air assez satisfait.

Alors ils pourront sûrement m'aider !

- Je... J'ai besoin de trouver des réponses. Et pour ça, je vais avoir besoin de me battre ! Mais je ne sais pas-

- On a quoi en échange ?, se précipite Jacob.

Evie le tape gentiment sur le ventre.

- Jacob !

- Bah quoi ?

Il soupira et se mit en arrière.

- Nous allons t'aider. Tu sais manier une épée ?

Je réponds à la négative. Je vais avoir du travail. Beaucoup de travail. Mais je suis prête, et je suis certaine que tout se déroulera très bien.


L'après-midi est rapidement arrivé. Tandis que Jacob est partie faire une "mission" - il n'a pas dit les détails - Evie est restée à l'orphelinat pour m'introduire au combat. Heureusement pour nous, le jardin est assez grand, ce qui en fait une place parfaite pour s'entraîner ou même s'amuser. Clara est au loin, elle nous regarde. Si ça se trouve, elle veut jouer. Evie me fait signe de la suivre. Elle sort de sa ceinture une épée - une vraie, pas celle en bois de tout à l'heure - et me la tend. Qu'espère-t-elle que je fasse avec ? Je pourrai la tuer ! Surtout vu combien je suis maladroite ! Je la prends, mais la fait vite tomber à terre. Bon sang, c'est plus lourd que ça en a l'air !

- Tu dois contenir toute ta force dans un seul et unique bras. En combat, c'est toujours mieux d'avoir une main libre pour te défendre, m'informe-t-elle.

Je ramasse l'épée et la tient droite. Elle a l'air d'avoir déjà été utilisée, il y a quelques traces rouges dessus. Du sang, probablement. J'aimerai vraiment savoir qui sont en réalité les jumeaux Frye. Des sauveurs ? Des assassins ? Ils ont beau avoir tué deux personnes, je n'ai pas peur d'eux, bien au contraire. Evie rentre dans la chaumière puis en ressort à peine vingt secondes après, l'épée en bois en main. Puis elle se met en face de moi.

- Bien. Alors tout d'abord, tu dois apprendre à bien te positionner. La position que tu prends lorsque tu as ton épée dans tes mains montre à ton adversaire beaucoup de choses. Mais tu t'en rendras compte bien assez tôt.

"Bien assez tôt" ... Je n'espère pas ! Evie place l'une de ses jambes devant l'autre, son pied légèrement sur le côté et bien espacé d'une vingtaine de centimètres environ. Le bras où elle tient son épée vient se placer près de sa poitrine, tandis que l'autre est au-dessus, de façon à ce que ses deux poignets se touchent. Son avant-bras droit est en face de sa poitrine.

- Tu vois mon bras, comment il est ? Admettons qu'un ennemi te saute dessus, et bien, ton avant-bras va te protéger. Puis en cas d'attaque, tu pourras riposter non pas avec ton épée, mais avec le poing que t'auras collé à ton avant-bras.

J'acquiesce. Bon, pour le moment, je crois avoir compris.

- Vas-y, essaies pour voir, m'ordonne-t-elle.

Je m'exécute aussi tôt. Mes bras tremblent légèrement à cause du poids de l'épée, mais je devrai corriger ça rapidement avec l'habitude, du moins j'espère. J'avance mon pied droit et place mon avant-bras en face de ma poitrine, puis colle mon poignet à ma main serrée tenant l'épée d'Evie. Cette dernière tourne autour de moi.

- C'est bien. Par contre, pense à bien écarter tes jambes. Là comment elles sont, tu pourrais perdre facilement ton équilibre.

Il fait presque nuit, et Evie et moi sommes toujours face à face. Elle me dit que j'apprends vite. Jacob vient à peine d'arriver et il nous regarde, sourire aux lèvres, aux côtés de Clara qui elle, est inexpressive. Evie m'a appris les bases, comme attaquer de face, de dos, exécuter des pas de côté, esquiver ou encore riposter. Je ne suis pas certaine d'avoir tout bien assimilé, mais bon, on verra avec le temps. Evie m'a dit que je manque de vitesse mais que j'analyse bien. J'ai réussi à esquiver le peu de coup qu'elle a tenté de me porter, ce qui est une bonne chose.

- Tu sembles avoir pas mal de réflexes. Tu sais Eden, tu n'auras l'avantage dans un combat que si tu connais ton point fort et ton point faible. Inutile de connaître la force de ton adversaire. Regarde : ton point fort, c'est tes réflexes, tu es habile et tu te déplaces comme il le faut, cependant, tu manques de rapidité. Alors tout ce que tu as à faire en combat, c'est prêter attention aux attaques de ton adversaire sans beaucoup te déplacer, et réussir à attaquer au bon moment ! Si tu arrives à faire ça, tu seras imbattable !

Je vais m'entraîner dur. Très dur !

- Bon, allez maintenant, fini la rigolade, affronte-moi pour voir si t'as bien tout compris.

Je ne suis pas sûre... Est-ce une bonne chose, sachant que j'ai une vraie épée entre les mains ? Hm. Elle doit savoir ce qu'elle fait. De toutes façons, aucun de mes coups l'a touchée précédemment, et puis elle est beaucoup plus expérimentée que moi. Je me mets en position. J'attaque en premier ou j'attends qu'elle fasse le premier pas ? Finalement, c'est elle qui ouvre le combat ; elle a fait un grand pas en avant et a tenté de me toucher au niveau des épaules avec l'épée en bois. Heureusement, j'ai prédit ce coup, et ai tourné sur ma gauche afin d'éviter le coup. Seulement, son corps n'est pas assez à découvert pour que je tente ma première attaque, du coup, je me contente de contenir ma garde en serrant mon poing et levant mon avant-bras. J'ai remarqué qu'au fur et à mesure des combats, je ne sentais presque plus l'épée. Là, elle est vraiment légère, c'est à peine si je la sens ! Evie leva sa jambe en espérant de donner un coup de pieds, mais je l'esquive de nouveau. Maintenant son corps est à découvert ! Je fais un bond en avant et lève ma jambe gauche pour venir placer mon épée dans sa longue veste noire. Ah, ça a marché ! Maintenant, elle est bloquée. Tant que j'ai mon épée - et assez de force dans mon épée pour la contenir à cet endroit précis - elle ne pourra pas se déplacer. Elle pourra m'attaquer et se défendre, mais je l'ai immobilisée, ce qui est un très gros avantage pour moi. Je place ma jambe levée derrière ses genoux, et la frappe au niveau du cou. Elle semble surprise. Puis, comme ma jambe gauche bloque ses genoux et que j'ai touché son cou de face, je la pousse en arrière pour la faire tomber au sol. Aussi là, je veille à être assez rapide pour retirer la lame de sa veste, et me prépare à lui placer un coup. Je ne fais que m'armer de mon épée et m'arrête juste avant de toucher son corps. Soudain, un gros orage retentit. Je baisse ma garde et lève les yeux vers le ciel. Et là, tout s'est passé tellement vite que je serais incapable de dire comment je suis tombée à terre, mon épée à une dizaine de centimètres de moi.

- Règle n°1 : ne jamais se laisser distraire en plein combat, rappelle Jacob au loin.

- C'est bien que tu aies eu ce réflexe maintenant. Si ça se serait arrivé en plein combat, ç'aurait été trop tard pour être mise au courant, me fis Evie, radieuse.

Elle rangea l'épée qu'elle pointait sur moi dans le fourreau accroché à sa ceinture et m'aida à me relever.

- Tu t'en sors très bien. Franchement, il n'y aurait pas eu cet orage, t'aurais pu gagner !, m'annonce-t-elle.

Je la remercie et pars chercher l'épée plus loin. Je dois avouer, je suis plutôt fière de moi. J'ai réussi à toucher Evie, c'est déjà une bonne chose, non ?


Il pleuvait à verse dehors. Nous sommes rentrés pile au bon moment. Surtout qu'il fait chaud ici, à côté de la cheminée. Nous mangions tous les quatre - Jacob, Evie, Clara et moi - sur une table presque collée à la cheminée. Sur la table figurent de la soupe, du pain et un peu de vermicelle. En toute franchise, je pensais qu'ils étaient pauvres, mais non, c'est le genre de nourriture que je mangeais à la maison. Et c'est tout aussi bon ! Je plonge mon pain dans la soupe et le déguste. Mes parents détestaient que je fasse ça, alors je profite maintenant. Ils me disaient que "le pain ne se mange pas avec la soupe" . Peut-être, mais est-ce vraiment important, tant qu'on le mange ? En tout cas, ça n'a pas l'air de déranger qui que ce soit, puisqu'ils ne m'ont fait aucune réflexion.

- Qui était la personne qui a tué la femme devant la villa des Rose ?, me demande Evie, un peu hésitante.

Elle doit être de nature curieuse. En même temps, elle doit s'inquiéter pour moi, elle doit sûrement penser que c'est la raison du pourquoi j'avais été sous le choc ces derniers jours, et m'ayant sauvée, je pense qu'il est préférable - et surtout que c'est la moindre des choses venant de moi - de lui expliquer ma situation.

- C'était ma mère, répondai-je, assez sèchement.

Je ne veux pas paraître froide, c'est juste sorti comme ça. Jacob et Evie se dévisagent et arrêtent de manger, puis, exactement au même moment, dirigent leur regard vers le mien.

- J'ai fait une bêtise. J'ai été en cours, mais au lieu de rentrer sagement chez moi, j'ai fui et j'ai finalement atteri dans une drôle de ruelle où des hommes malintentionnés m'ont frappée et quand je me suis trouvée devant le portail... J'ai vu mon frère tuer ma mère. Je... Je n'arrête pas de me dire : et si j'étais rentrée, m'aurait-il tuée à la place de ma mère ? Aurais-je pu la sauver ?

Je sens très bien que les jumeaux se sentent mal. Ils baissent les yeux et regardent la soupe. Clara, qui est assise à côté de moi, pose une main sur la mienne.

- Je veux savoir pourquoi mon frère a fait ça, qu'est-ce que ma mère a fait pour mériter un tel sort, pourquoi la ville est sans-dessus-dessous et surtout, je veux savoir où est mon père !

Plus un mot. Un silence pesant s'installe dans la pièce. Et voilà, j'ai de nouveau les mains qui tremblent, c'est génial. Mais Clara serre son emprise qu'elle avait sur ma main et m'aide à contenir mes tremblements.

- Alors, c'est pour ça que-, commence Jacob.

- Je ne vais pas vous demander votre aide, vous en avez déjà fait assez pour moi, et je vous en suis redevable.

De nouveau, Jacob et sa soeur se regardent en acquiescent en même temps, comme s'ils se sont mis d'accord sur quelque chose sans même avoir parlé.

- Eden, connais-tu les Assassins ?, me demande Evie.

Non, à cette époque, je ne les connais pas. Et je suis loin de me douter que le chemin que j'ai choisi allait m'emmener vers une destinée aussi lugubre.


Bon, inutile de préciser que la véritable histoire commence ici, hein ?
Je vais essayer de poster deux à trois chapitres par semaine, ce qui me semble être un délai convenable. Je n'ai aucune idée du nombre de chapitres pour cette fiction, mais j'espère en faire plus que mon autre fiction sur AC IV (si vous êtes intéressés - on ne sait jamais - elle est disponible sur mon profil), qui comportait 14 chapitres (je crois ?). Si je pouvais en faire au moins 20 pour Let it Rain, je serais vraiment comblée.