A/N : Hello les gens ! Bon alors je me suis un peu lâchée sur ce chapitre, il est assez long (environ 3000 mots je crois), j'ai essayé de m'étaler un peu sans trop en faire, j'espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !
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TRAQUE
On a beaucoup discuté ensuite. J'ai enfin compris ce que sont les Assassins et les Templiers. Contrairement à ce que j'ai imaginé, Jacob et Evie ne sont non pas des Templiers, mais bel et bien des Assassins. Mais qui dit « Assassin » ne veut pas forcément dire meurtrier. Evie m'a expliqué que les Assassins agissent dans l'ombre et protège les gens des actions malintentionnées des Templiers. Ces derniers veulent répandre crainte, haine et surtout violence sur quelconque territoire qu'ils contrôlent. Formulé de cette manière, on penserait presque que les Assassins sont une sorte de justiciers. Mais ce n'est peut-être pas si faux que cela. Après m'avoir expliqué ce que sont Assassins et Templiers, Evie m'a fait une proposition : rejoindre le clan des Assassins. Apparemment, j'ai une sorte de « don » comme elle a appelé cela, mais je ne sais pas de quoi elle veut parler hélas. Et elle m'a surtout dit que ça pourrait être le moyen le plus rapide pour obtenir les réponses que je souhaite. Et c'est pour cela que j'ai accepté.
Treize jours se sont écoulés depuis. Je suis dorénavant un Assassin, je porte les vêtements qui vont avec mon nouveau statut – Evie s'est débrouillée pour m'en dégoter une à ma taille – et elle me plaît vraiment. La tenue est noire, avec une longue cape tenant sur mon épaule, une grosse et épaisse ceinture me serre la taille et mes bottes qui me montent aux genoux sont très confortables. Bon sang, jamais je n'aurai imaginé que de tels accoutrements pouvaient exister !
Durant ces treize – longs - jours, je me suis entraînée jour et nuit avec Jacob et Evie au combat ils m'ont tous les deux dit que j'ai fait d'énormes progrès et que je suis fin prête pour effectuer quelques missions. Avouons-le, aller sur le terrain me fait tout de même un peu peur. Ce sera bien différent que d'avoir l'un des deux jumeaux en face de moi. Mais bon, il y a un début à tout, n'est-ce pas ? Je saurai ma mission demain à l'aube et j'aurai toute la journée pour l'effectuer. Pour le moment, je regarde dehors au travers de la vitre de ma chambre. C'est rare mais il arrive parfois que la situation dehors se calme un peu. Les Blighters – le fameux gang qui s'en prend à tout le monde, faisant partie des Templiers – semblent s'être faits discrets ces derniers temps. Je ne sais pas si on doit s'en réjouir ou non. J'ai envie de faire quelque chose, mais je ne sais pas quoi, je veux bouger. Et, comme si le ciel m'a entendue, il a commencé à neiger. Neiger, en plein début de Novembre ? Voilà qui n'est pas commun ! En tout cas, c'est joli. Petite, j'avais l'habitude de sortir dehors avec Drew lorsqu'il neigeait. Nos parents nous surveillaient dans notre immense jardin et on construisait diverses choses. Ou on s'envoyait des boules de neige, mais cela, ni mon père, ni ma mère n'appréciaient. Et ça me donne une idée.
Je ferme la fenêtre et me lève de la chaise pour descendre en bas. Evie est partie chercher des renseignements sur je-ne-sais-plus-trop-quoi en compagnie d'Henry Green, un Assassin qui, d'après ce que j'ai compris, aide les jumeaux depuis leur arrivée à Londres. Et selon Jacob, Evie en pincerait pour lui. Ça m'a plutôt surprise de savoir que Jacob et Evie ne sont pas originaires de Londres, vu comment ils connaissent les rues et tout… Ils sont arrivés il y a environ deux mois seulement.
Jacob est, comme à son habitude en train de somnoler, affalé sur l'une des nombreuses tables de la salle. Enfin, je ne sais pas vraiment si il dort, mais en tout cas, une chose est sûre : il est affalé sur la table. On dirait un ivrogne, ma parole ! À force de côtoyer les jumeaux, j'ai commencé à les connaître et à vraiment les apprécier : Evie est une femme qui peut sembler dure d'apparence mais qui a le cœur sur la main et elle est toujours prête à servir qui que ce soit. En ce qui concerne Jacob cependant… Disons qu'il est fidèle à lui-même, il aime se battre et se faire remarquer. J'aperçois Clara au loin, balayer le fond de la salle. Je m'approche vers elle.
- Oh, bonjour Eden, me salue-t-elle.
- Hé. Tu veux construire un bonhomme de neige ?, demandai-je.
Elle semble étonnée.
- Il neige ?!
Un grand sourire se dessine sur ses lèvres et lâche le balai qu'elle tient dans ses mains pour courir vers la fenêtre remplie de buée.
- Il neige !, s'exclame-t-elle, comblée.
Sans plus attendre, elle ouvre la porte et sort dehors, sans même se couvrir. Alors évidemment, me montrant prudente, je monte dans ma chambre et vais chercher quelques affaires qui pourraient nous couvrir, elle et moi. Mes gants d'Assassin devront faire l'affaire. Mais je n'en ai qu'une paire ! Boh, ce n'est pas grave, je résiste assez bien au froid, je pourrai survivre les mains à l'air. Je prends mes gants et les mets dans ma poche puis sors pour aller rejoindre Clara, qui s'est jetée sur le sol. C'est fou comment la neige accroche aussi vite. Il a commencé à neiger il y a peu de temps, et Londres est déjà tout blanc.
- Clara, vient par ici, j'ai des vêtements, tu vas tomber malade sinon.
Elle s'approche de moi et met la veste, l'écharpe et les gants que je lui tends avant de repartir s'amuser dans la neige. Ça me fait vraiment plaisir d'assister à une telle scène. J'imagine que c'est le visage que j'avais lorsque je m'amusais dans la neige avec mon frère. J'imagine que j'étais aussi radieuse à l'époque. La voir ainsi me fit rappeler tellement de souvenirs que j'ai partagés avec Drew, c'est dur de se dire que maintenant nous étions tous séparés et que je le traquais pour le meurtre de ma mère. Mon père, quant à lui, je n'en ai plus entendu parler depuis tout ce qui s'est passé, j'ignore s'il est toujours en vie, mais honnêtement, ça me fait ni chaud ni froid maintenant.
- Eden, viens !, m'invite l'enfant de douze ans.
Je souris et la rejoins. Depuis le temps, j'ai réussi à apprendre à sourire. J'ai laissé tout ce qui concerne ma famille de côté et préfère m'occuper d'avoir les réponses que je cherche, au lieu de m'apitoyer sur mon sort. Elle prend de la neige et en fait une grosse boule, qu'elle fait rouler sur le sol de façon à ce qu'elle devienne de plus en plus grosse. Quant à moi, je me mets accroupie et plonge mes deux mains dans le sol glacé et ferme mes yeux. C'est tellement glacé que je ne le sens même pas, à vrai dire. Après quelques secondes, je me décide enfin à épauler mon amie pour construire un bonhomme de neige. Ça va être long, surtout que je n'ai jamais réussi à en faire un de présentable avec mon frère, mais bon, maintenant je suis plus grande, je pourrai peut-être y arriver.
Après plusieurs dizaines de minutes et mes mains complètement glacées, on se recule et contemple notre « chef-d'œuvre ». Il ressemble à quelque chose, c'est déjà ça. Il est un peu bancal, mais ça fait l'affaire. Clara semble aux anges : elle me prend les mains et se met à tournoyer en chantant. Ce que j'ignore à ce moment-là, c'est que Jacob nous regarde en souriant, épaule collée à la porte, bras croisés.
- On devrait peut-être y aller, Clara.
Alors qu'elle s'apprête à me répondre, je la vois regarder derrière moi et me retourne, et ce fut là que je me rends compte que Jacob était sorti avec nous. Soit il est réveillé depuis le début, soit on l'a réveillé, mais peu importe, le fait est qu'il se trouve derrière nous.
- Tiens tiens, qui voilà, fis-je, en tenant la main de Clara.
- Vous aviez l'air de vous amuser, je voulais savoir ce qu'il y avait de si amusant à voir, c'est tout, se justifie-t-il.
Clara me regarde et j'en fais de même. J'ai eu l'impression que la même idée nous a traversé l'esprit au même moment. On se baisse et attrape une boule de neige qu'on lance en direction du jeune homme. Le tir de Clara ne le frôla même pas, mais le mien… eh bien disons que mon entraînement au combat a payé. Je l'ai touché en plein visage et il tomba à terre. Et la soirée se termine comme ça, dans la joie et la bonne humeur, entre fou rires et boules de neige. Et si j'avais pu, je l'aurais continuée encore très longtemps.
Deux heures plus tard, Evie n'est toujours pas rentrée, et Clara s'est endormie sur la table juste à côté de celle où j'ai suspecté tout à l'heure Jacob de s'être endormi. Je ne peux pas la laisser là. Heureusement, elle s'est déshabillée et elle a fait en sorte d'avoir mis des vêtements confortables pour dormir. Je m'approche de la table et la prend dans mes bras. J'avance prudemment dans l'orphelinat et monte à l'étage et Jacob m'aide à ouvrir la porte à côté de celle de ma chambre. Je pénètre dans la salle, qui est quasi-identique à la mienne – bien qu'un peu plus petite et un peu plus décorée – et la pose délicatement sur le lit, ensuite je quoi, je veille à la couvrir d'une couverture épaisse pliée sur le lit. Je remarque qu'une peluche, en forme d'ourson est caché en-dessous de l'oreiller.
- Elle ne nous a jamais dit d'où elle tenait ce truc, avoue Jacob derrière moi.
Je n'ai même pas fait attention que Jacob est entré avec moi dans la pièce.
- Dis-moi, pourquoi on appelle cet endroit un orphelinat ? Il n'a que nous et cette petite.
Il hausse les épaules.
- Je ne sais pas, je ne me suis jamais posé la question.
- Ah, évidemment, pourquoi je te demande à toi, lâchai-je, d'un ton moqueur.
- Hé, attends une minute !, s'exclama-t-il.
- Du calme, tu vas la réveiller, affirmai-je, l'air satisfait.
S'il y a bien un truc que j'ai compris chez Jacob, c'est qu'il se vexe assez facilement et qu'il est facile de le faire taire. Mais si y'a bien un truc que je trouve mignon chez lui, c'est ça.
C'est Evie qui me réveille le lendemain. Le réveil est assez dur d'ailleurs. Il ne neige pas, ni ne pleut, ce qui est une première depuis presque un mois. Il a plu tout le temps durant le mois d'octobre, c'était assez infernal. Aujourd'hui est le jour J. Le jour de mon premier assassinat. Le jour où je vais devoir prouver que je peux servir aux côtés des Assassins. Je me hâte et revête ma longue tunique d'Assassin, ajuste mes bottes et mes gants, accroche un foulard discret autour de mon cou et quitte la pièce. Les Assassins se font confier leur première mission via un oiseau, qui transporte une enveloppe dans laquelle sont inscrits le nom de la cible, la façon dont celle-ci doit mourir et son emplacement. Et je vais savoir la mienne dans très peu de temps. Dans quelques secondes, exactement. Une partie de moi a peur, tandis qu'une autre brûle d'impatience. Je longe le couloir et descend les escaliers. Les jumeaux me saluent et Clara me tend l'enveloppe. Je prends une profonde inspiration avant de décacheter la lettre.
- Bon courage, Eden, me fit sagement Evie.
Je la gratifie d'un sourire et me décide enfin à ouvrir l'enveloppe.
« Votre cible se nomme Wilson Parker, un Templier arrivé à Londres il y a deux mois. Il est d'un soutien inébranlable à Crawford Starrick. Votre mission sera donc de le tuer le plus discrètement possible. Si quelqu'un vous repère, vous ne serez pas dignes de rejoindre nos rangs. Votre cible se trouve sur la ligne de train Ferris. Il a repris le flambeau à la mort de Rupert Ferris.
Bon courage. »
Le tuer le plus discrètement possible ? Bon déjà j'ai ma lame secrète. Ensuite, il faut que j'étudie le terrain. Cela devrait être faisable, surtout qu'il me semble que c'est l'un des deux jumeaux qui s'est occupé du cas de Ferris.
- Dites, c'est qui qui a tué Rupert Ferris ?, demandai-je, avant de quitter les lieux.
Tête limite collée au journal qu'il est en train de lire, Jacob lève sa main. Ah, j'aurai dû m'en douter, sa mort n'a pas été très… discrète. Et si on a besoin d'une mort tout sauf discrète, c'est bien lui qu'il fallait appeler. Même moi, coincée chez moi, j'ai réussi à entendre les informations qui parlaient de sa mort. C'est sur cette dernière pensée que j'ouvre la porte et file à ma destination.
La ligne de train. Elle est bondée d'ouvriers. Et les civils sont tous éparpillés un peu partout. Mince, ça va être moins facile que je ne le pensais, j'ai oublié que la ligne de train était ouverte depuis peu. Et c'est justement Parker qui a participé à son inauguration. Je n'ai jamais réussi à cerner cet homme, mais juste savoir qu'il complote avec Starrick me donne assez de raisons pour me débarrasser de lui. Qui est ce fameux Starrick, me diriez-vous ? Une enflure de première. Il contrôle tout Londres, c'est d'ailleurs lui qui est à la tête des Blighters. Ai-je besoin d'aller plus loin pour vous faire comprendre qu'il faut le neutraliser ? Perchée sur un toit, j'analyse les lieux et les possibles approches que je pourrais faire. Il y a un coin vers la gauche, plutôt vide, qui pourrait me laisser approcher de son bureau en pleine discrétion, mais le problème est qu'une fois le couloir longé, il y a les quais juste derrière. Et pour atteindre le bureau de Parker, je dois passer par les quais. Sauf si… Je tourne ma tête vers la gauche et remarque des passerelles juxtaposées à quelques mètres d'écart en l'air. C'est trop beau pour être vrai. Comme si tout a été pensé à l'avance. M'enfin bon, c'est la seule voie qui me paraît abordable. Le reste, soit il y a trop de gens, soit… soit c'est tout simplement impossible. Je m'élance dans le vide en écartant mes deux bras et atterris dans un tas de foin juste en bas. Evie m'a dit de me servir des tas de foin pour sauter. Je ne la croyais pas, mais effectivement, c'est plus pratique que ça en a l'air !
Je sors discrètement en veillant à ne pas éveiller la curiosité de certains civils. Je me fonds à eux en marchant à leur vitesse, puis m'éloigne en un temps record pour me cacher derrière des boîtes en bois qui font deux fois ma taille pour rejoindre deux gardes qui m'empêche d'accéder au quai n°2. Je ne peux pas tuer ces gardes, ils ne font que travailler ici. Je préfère les endormir ou du moins… les faire s'évanouir. Et pour cela, je sors de ma cachette et j'attaque ma première cible d'un revers de la main en plein milieu du cou. Cette technique est terriblement efficace. Le deuxième garde se met à trembler et lève son bras vers moi. Heureusement que j'ai pensé à mettre ma capuche autrement il m'aurait identifiée et ma vie d'Assassin s'arrêtait là, avant même d'avoir commencé. L'homme tend son bras vers moi – il a essayé de me frapper mais c'était tellement faible que j'avais plus l'impression qu'il me facilitait la tâche qu'autre chose – et je l'attrape puis l'assomme de la même attaque qui avait assommé son compagnon.
- Désolée les gars, chuchotai-je, avant de continuer ma route.
Là, j'apercevais les quais. Je lève ma tête et vois les passerelles. Il y a un renfoncement à ma droite, je me faufile discrètement pour pouvoir l'atteindre et grimpe sur le mur pour accéder aux passerelles et là, tout est simple : j'avance, je saute, je longe un pont en veillant à ne pas tomber – si je tombe là, c'est la mort assurée, c'est la ligne de train – puis m'accroche à l'ultime passerelle pour arriver dans le corridor qui me mène à son bureau. Me trouvant à quatre pattes collée au mur, je peux voir les actions de ma cible. Il semble énervé. Ou plutôt… contrarié. Il ne cesse de faire les cent pas dans son vaste bureau. Alors que je me préparai à entrer en scène, ma détermination s'ébranle. Mes mains se mettent à trembler. Je ne peux pas le tuer. J'ai peur de le tuer ! Que dois-je faire ? Si je ne le tue pas, je ne serai jamais un Assassin, mais si je le fais… Non, j'ai une autre idée…
J'attends qu'il soit de dos pour pénétrer dans la salle et le prendre à revers. Je m'agrippe à son ventre et le fait basculer en arrière pour le faire tomber au sol. Là, je me plaque sur lui et place ma lame secrète sur sa mâchoire, sans pour autant l'activer. Si je bouge mon poignet, ne serait-ce qu'un tout petit peu, c'est sa mâchoire qui partirait en fumée et son visage serait ensanglanté. Il ne pourrait plus jamais parler, ce qui va déjà à mon avantage. Je vois dans son regard combien il est terrifié. C'est drôle comment les gens réagissent vite lorsqu'ils sont confrontés à la douleur ou à la mort. Afin d'activer ma lame, je donne un coup sec avec ma jambe sur sa cheville : son pied se retourne, et juste avant qu'il ne se mette à crier, j'active le mécanisme de la lame, qui s'enfonce pile dans sa mâchoire. Au moins, il se taira à jamais. Il se plie de douleur, et moi, je me relève en examinant la pièce. Je dois me débarrasser du corps, à tout prix. Je vois au fond une sorte de grand coffre, juste en face d'une fenêtre. Non, ce doit être un piège, ça ne peut pas être si simple ! Mais si c'est un piège, qu'il en soit ainsi, je n'ai pas d'autre alternative. Voyant ma cible pliée de douleurs, je prends l'initiative de lui déboîter l'autre cheville et lui retourne les deux bras, par précaution puis amène son corps jusqu'au coffre. Il est rempli de bouquins. Tant pis, de toutes façons ils ne doivent pas être si utiles que ça. Je sais que juste en-dessous du sol, il y avait une cave. Je n'ai qu'à transpercer une partie du sol et envoyer le corps de Parker en-dessous. Il finira par mourir naturellement, surtout qu'avec les blessures que je lui ai infligées à l'instant, s'il n'est pas rapidement soigné, il mourra d'une hémorragie. Donc… ce serait parfait.
Avant de placer son corps dans la boîte, je vide le contenu du coffre puis enfonça ma lame dans le sol. Une fois une partie du contour du sol enlevé – avec beaucoup de difficulté – j'arrache une partie du fond du coffre et donne un puissant coup de talon dans le sol pour que celui-ci s'effondre. J'examine : en effet, c'est bien une cave. Il y fait tellement qu'on ne voit absolument rien, c'est l'obscurité totale. Bon sang, je plains ce pauvre Parker. Il ne pourra même pas crier à l'aide. J'espère juste qu'il va réussir à passer dans le trou que j'ai fait. Je le porte avec tant bien que mal et le jette dans le coffre. Il finit par glisser naturellement à cause de son poids. J'entends son corps toucher le fonds de la cave. Bien, et maintenant qu'il pourrisse à l'intérieur. J'entends des pas. Mince ! Je me hâte de recouvrir la moitié du coffre et remet tout à sa place juste à temps puis parvient à me faufiler par la fenêtre en face du coffre. Et ce fut sans grand mal que je regagne le quai, en ôtant ma capuche et marchant à la même allure que les passants.
À peine suis-je rentrée qu'Evie me saute dans les bras.
- Félicitations, Eden ! Tu as réussi ta première mission ?, m'accueille Evie.
J'acquiesce.
- En quoi consistait ta mission ?, continue Jacob.
- Je devais tuer Wilson Parker. Discrètement.
Il se lève brusquement de sa chaise.
- « Discrètement », c'est tout ? Genre pas d' « étranglements » ou trucs bizarroïdes dans le genre ? Attends, moi j'ai dû pendre ma cible, ce n'était pas une tâche facile quoi !, se plaint-il.
De quoi faire rire Evie. Elle le calme en posant ses mains sur ses épaules et l'invite à se ré-asseoir sur sa chaise. Puis elle approche son visage du sien par derrière en chuchotant :
- C'est parce qu'ils savaient combien tu étais fort, cher frère. Ils voulaient du challenge !
Quoi qu'il en soit, je suis contente, j'ai – indirectement – mené ma première mission à bien. Je suis dorénavant un Assassin.
Le "Est-ce que tu veux construire un bonhomme de neige" a été inspiré du fameux "Do you wanna build a snowman" de Frozen, en fait, je n'y avais pas pensé mais finalement quand j'ai écrit ça, j'avais la musique dans la tête xD . Bref, alors voilà, notre petite héroïne est dorénavant un Assassin ! Je suis en train de lire le roman Underworld, je viens de découvrir que le vrai nom de Greenie est Jayadeep Mir, j'sais pas vous mais moi je trouve le prénom Jayadeep vraiment magnifique. C'est d'ailleurs dans ce roman que j'ai découvert comment les Assassins devenaient justement Assassins, et c'est de là que m'est venue l'idée de cette première mission pour Eden. Brefouille, à dans quelques jours pour le cinquième chapitre !
