A/N : Hello ! Je m'excuse pour ce retard, je pense que je vais uploader la fic une fois par semaine (j'ai ma vie de gameuse très chargée je l'avoue, je suis rarement sur mon PC ces derniers temps, alors c'est pour vous dire...) . Alors sinon, what's up ? Je pense que j'vais commencer à faire bouger les choses dans la fiction car 'faut avouer que ça manque un peu de peps haha. Ah oui, aussi, comme j'ai reçu deux messages m'ayant posé la même question : dans le précédent chapitre, j'ai évoqué les Carroll, et plus précisément May et on m'a demandé si c'était des persos que j'ai inventé. La réponse est non. Je ne me souviens plus si Elise parle d'eux dans le jeu, mais en tout cas, les Carroll sont des persos du roman. Il y a juste le prénom de la mère, Britany, que j'ai inventé car jamais il n'est dit dans le bouquin comment elle s'appelle. Voilà voilà ! Pour ce chapitre j'ai essayé de m'appliquer même si je reste insatisfaite u_u . Il fait plus de 3 000 mots, j'ai essayé de détailler du mieux que je pouvais :') . Bonne lecture les amis !

PS : Qui va s'acheter le DLC Jack the Ripper qui sort demain ? :')


Je me suis endormie rapidement cette nuit. À force d'avoir pleuré, je suppose. Evie avait écouté mon récit sans m'interrompre, ne serait-ce qu'une seule fois, et a eu les mots qu'il fallait pour me réconforter. Je commence à voir en elle la famille que j'ai toujours cherché. La famille qui m'aide du mieux qu'elle peut, qui m'écoute lorsque j'ai mal sans me faire de réflexions, qui m'encourage... Elle m'a dit qu'elle et Jacob avaient été abandonnés par leur père, Ethan, alors qu'ils n'avaient que dix ans. Il était parti pour l'Inde pour aller entraîner un jeune garçon du nom de Jayadeep Mir, qui était selon Ethan "un Assassin prodigieux comme on en voit une fois tous les siècles" . J'ignore qui est ce Jayadeep, mais quel qu'il soit, Ethan n'aurait jamais dû partir aussi loin de sa famille, surtout lorsque l'on sait que la mère des jumeaux est morte à leur naissance. Evie a rajouté que finalement, il est rentré après plusieurs années et s'est excusé, en passant le plus de temps avec eux. Il est mort d'une maladie qu'on ne pouvait pas soigner, l'an dernier. Et c'était pour reprendre son flambeau que les jumeaux sont devenus Assassins.

- Eden ! Eden, lève-toi !, hurle Evie à côté de moi.

J'ouvre difficilement les yeux. Elle me secoue les épaules et me tire du lit. Que se passe-t-il ? J'enfile paresseusement ma tenue d'Assassin et la suit jusqu'au rez-de-chaussée, où Jacob nous attend.

- Bien dormi ?, me fait-il en levant sa bras pour me saluer, rictus sur les lèvres.

J'acquiesce. Je remarque que Clara n'est pas là. Où est-elle ? Evie s'équipe de son grappin et de son épée accrochée au mur avant d'ouvrir la porte et de sortir. Je la suis et... bon sang, c'est exactement le même scénario que lors de l'assassinat de ma mère. La ville est sans-dessus dessous, les gens se tapent dessus, se blessent, se tuent. Bon sang, qu'est-ce qui s'est passé ?!

- La Reine Victoria a été tuée, m'informe Evie. C'est ce que les Templiers cherchaient à faire depuis des années. Et ce que tu vois là, Eden... Ce n'est que le début.

De... quoi ? La Reine... La Reine est morte ? Je n'arrive pas à avoir les idées claires. Tellement de questions se superposent dans ma tête. Mais d'un côté, ça explique maintenant le chaos qui règne dans les rues londoniennes. Je sens une main sur mon épaule.

- Direction le Palais Royal, très chère, lâche Jacob.

À tous les coups, il y aura des Templiers. Mais s'ils sont là, ça veut dire que ce sont bien eux qui sont responsables de sa mort. Mais je ne comprends pas : pourquoi assassiner la Reine ? Etait-elle un Assassin ? Non, ce n'est pas possible.

- Ils l'ont tuée pour contrôler la zone. Avec la Reine morte, tout Londres est aux mains des Templiers, explique Evie, comme si elle a de nouveau lu dans mes pensées.

Sans attendre de réponse de ma part, elle ouvre la voie et Jacob et moi la suivons.


Tout ce qu'à dit Evie était juste. Ce sont bien les Templiers qui se sont chargés de tuer la Reine. Il y a trois gardes postés à l'entrée, devant les portails. C'est parfait, ils sont trois : un pour chacun d'entre nous. Le seul problème qui se pose... c'est que je vais devoir le tuer. Et je ne peux pas tuer. J'ai trop peur ! Mes mains tremblent juste à l'idée d'ôter la vie de quelqu'un. Même s'il s'agit de quelqu'un qui a mal agi, je ne peux pas... Jacob me donne une tape sur l'épaule. Mince, je n'ai pas écouté ce que disait Evie.

- On doit rentrer discrètement. Même si on doit se séparer pour ça, on doit à tout prix rentrer. Il doit sûrement y avoir des fichiers qui prouvent que ce sont les Templiers qui ont fait ça.

- Oui, affirme Jacob. Comme ça on les donne aux flics qui se feront un plaisir de se charger d'eux !

- Je ne plaisante pas, Jacob !, s'exclame sa soeur, quelque peu agacée. Toutes les autorités londoniennes sont sous le contrôle des Templiers ! Tout fichier les concernant peut nous être très utiles, alors quoi que ces fichiers soient, on en a besoin. Il y a plein de gardes Templiers, et j'ignore si il y a une personne importante de leur Ordre à l'intérieur, mais si c'est le cas, ne flanchez pas : tuez-le.

- Oh, je n'y manquerai pas, soeurette, se languit Jacob.

"Tuez-le" . Rien qu'à entendre ces mots, j'ai envie de rebrousser chemin. Ces mots sont cruels. Evie nous donne le départ et en même temps, nous sautons sur nos trois cibles respectives. Sans une once d'hésitation, Jacob et Evie plantent leur lame dans la nuque de leur garde, mais moi... J'ai juste sauté sur lui et je l'ai ramené derrière un mur, pour ne pas éveiller la curiosité des autres gardes au loin. J'ai plaqué ma main sur la bouche de l'homme, qui tente de se débattre. Je suis à court de solutions. Jacob et Evie me regardent, cachés derrière le mur en face du mien, d'un air inquiet. Heureusement pour moi, les autres gardes sont assez loins, alors même si mon otage se met à hurler, les autres ne l'entendraient pas.

- Eden, qu'est-ce que tu fais ?!, demande Evie.

- Je... Je ne peux pas... Je ne peux pas le tuer !, m'exclamai-je.

- Tu le dois !

- No-Non !

Ma victime a profité de mon moment de détresse pour me donner un coup de coude dans la hanche. Il sort son épée tandis que moi je peine à reprendre mes esprits. Bon sang, ça fait mal.

- Eden !, hurle Jacob.

L'homme fait parler sa lame. Heureusement, j'esquive les coups, mais je suis incapable de l'attaquer. Je n'arrive même pas à me concentrer.

- Bon sang, Eden ! T'es un Assassin !, me rappelle Evie.

...Même si je suis un Assassin, je ne peux pas... tuer. Je regarde mon interlocutrice. - Tue-le !

- Non, je ne suis pas une meurtrière, Evie !

Le Templier me donne un coup de poing que je n'ai pas vu venir. Ma tête sonne. Je vois flou. Est-ce déjà la fin ? Je ne peux pas perdre comme ça, juste parce que j'ai peur. J'ai brillamment réussi à me débarasser de Parker, que m'arrive-t-il ? Je ne peux pas redevenir la faible Eden Rose que j'étais il y a encore deux mois ! Je reprends mes esprits, mais c'est trop tard, la lame est tout près de moi. Le Templier va me l'enfoncer, comme mon frère l'a fait dans le ventre de ma mère.

- Non !

Jacob se mit à rugir et sort de sa cachette pour attaquer par derrière l'homme et lui enfonce sa lame dans sa clavicule. Il tombe par terre, et de nouveau sans hésiter, Jacob enfonce sa lame dans le cou du pauvre homme. Jamais... Jamais je ne pourrai faire ça. Jamais... Evie se dirige vers moi, les sourcils froncés.

- Eden, qu'est-ce qui t'a pris ?, me fait-elle, énervée.

Jacob range sa lame et se dirige d'un pas rapide vers moi en me tenant fortement le bras. Il semble tout aussi énervé que sa soeur. Il me fait mal au bras, il me sert trop fort. C'est peut-être ma punition pour mon imprudence. Je lève mon regard vers le sien et avant de prendre la parole, les traits de son visage s'appaisissent. Il montre maintenant un regard inquiet et concerné.

- Tu vas bien ?

Je n'ai même pas envie de répondre. Pas parce que je suis fâchée contre lui ou Evie, non, après tout, ils ont entièrement raison de m'en vouloir. Je suis juste fâchée contre moi-même. Contre mon incompétence et ma lâcheté. Tout à coup, un garde hurle. On est découverts. Mince ! Tout est ma faute ! Heureusement, on est à l'extérieur du bâtiment, alors si on escalade les murs assez rapidement, on pourra les semer et reprendre notre mission... même si cette fois-ci, ils seront beaucoup plus sur leurs gardes. Je fuis la premoère. Ah, évidemment. Evidemment que je fuis la première. Je suis la première à fuir. Si je n'avais pas fui le jour où ma mère est morte, peut-être que- Non. Je dois arrêter de penser à tout ça. Je grimpe sur les murs et sans grand mal je me retrouve au sommet. Je suis rapidement suivie des jumeaux, et alors qu'Evie s'apprête à me faire une remarque, je la coupe d'office :

- Je vais rentrer par la fenêtre ouverte là-bas.

Je lui fait montrer la fenêtre du troisième étage, ouverte. Sans attendre de réponse de leur part, je me mets en route.


J'atteins sans grand mal le balcon de la fenêtre. Il ne me reste qu'à sauter pour pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Je lève ma tête pour voir si Evie et Jacob sont partis, mais l'endroit d'où je viens est trop loin par rapport où je suis, je ne parviens pas à les voir, pas même leur silhouette. J'ignore où on doit se retrouver. J'ai fui. Je me suis dépêchée de partir parce que je savais qu'ils allaient me faire une remarque, et je ne le voulais pas. Ah... Je prétends être forte, mais au fond, je reste l'Eden Rose que j'étais, j'imagine. Ma capuche en forme d'aigle sur la tête, je prends une profonde inspiration et saute du toit pour atterrir trois mètres plus bas sur le balcon. Mais j'entends un bruit de lame derrière moi. Une personne a sorti son épée de son fourreau. Génial, en plein dans la gueule du loup.

- Arrête-toi ici, maudit Assassin !

La voix me paraît très familière. Non... Je me retourne pour confirmer mes doutes et... Oui, j'ai raison.

- E-Eden ?! Tu n'es... pas morte ?

Drew. Il semble aussi choqué que moi. Je ne sais pas s'il fait ça pour m'amadouer, mais si c'est le cas, c'est un bon comédien. Très bon même. Mais je ne suis pas là pour faire la paix avec lui, bien au contraire. Je ne sais même pas ce que je ressens pour mon frère à l'heure actuelle. De la haine ? De la rancoeur ? Du mépris ? Dieu seul le sait. Je tente tant bien que mal de cacher ma stupéfaction et commence à tourner autour de lui. Mon frère en revanche, n'abaisse pas sa lame de mon corps. Un truc me chiffonne cela dit. Comment ça, je n'étais pas morte ? Quelqu'un devait me tuer ? Je devais mourir quelque part ?

- Père ne m'a pas informé que tu avais rejoint les Assassins, affirme-t-il.

Père ! Père est vivant ! Mais je me remémore les mots de mon frère... Mon père fait partie des Templiers, lui aussi. Il est tout aussi responsable de la mort de ma mère ce qui veut dire.

- Et on ne m'a pas dit que j'avais des traîtres dans ma famille !, m'exclamai-je, la colère commençant à grimper.

Il se tait.

- Mère a mis au monde un monstre. Heureusement qu'elle n'est plus en vie pour voir ça !

Je sais ce que j'éprouve pour mon frère : de la haine. Totale. Juste à le voir ainsi, épée à la main, tenue de Templier enfilée sur lui... ça me met hors de moi. Non pas seulement parce que nous sommes adversaires, mais parce que je me rend compte que j'ai eu raison sur toute la ligne : je ne connais rien de mon frère, et j'ai été mise à l'écart des secrets qui règnent sur notre famille. Alors qu'il s'approche de moi furtivement pour me plaquer au mur, comme pour me menacer, j'esquive - ma capuche tombant sur mes épaules - et j'attrape le col de la veste de Drew et le plaque violemment sur le bureau juste à côté de nous. Et, comme si je suis devenue une autre personne, je l'assomme de coups de poing. Je ne me rends même pas compte de ce que je suis en train de faire, ma haine parle à ma place. C'est à peine si j'aperçois son visage ensanglanté. Pour le moment, je ne vois qu'un Templier en face de moi, pas quelqu'un que j'ai eu l'habitude d'aimer... et de respecter. C'est une fois que je réalise qu'il s'est évanoui que je m'arrête et je laisse tomber son corps au sol, sans même prendre la peine de le regarder. Mais du coup, je ne lui ai même pas posé toutes ces questions que j'avais en tête depuis ces dernières semaines, et la principale : pourquoi avait-il tué ma mère ? Etait-elle un Assassin ? Non... C'est impossible, comment a-t-elle pu tomber amoureuse de mon père ? Contrairement à Elise et Arno, ils ne se sont pas rencontrés dès leur enfance. Et puis, pourquoi l'avoir tuée si soudainement si c'était le cas ?

Je décide de laisser ces questions de côté - de toutes façons, ce n'est pas comme s'il pouvait me répondre - et me dirige vers la salle d'à côté où est le bureau principal en remettant ma capuche sur ma tête. J'ai assez bafoué la mission aujourd'hui, je dois essayer de me rattraper, au moins pour la fin. J'ai besoin de me prouver, et aussi aux jumeaux, que je ne suis pas une moins que rien. Je pénètre dans la salle : j'ignore si c'est fait exprès, mais la pièce est incroyablement sobre... et vide pour ainsi dire. Il n'y a que de vulgaires tableaux de couleur pâle accrochés sur les murs, un vase avec une plante quasiment morte et un bureau... rempli de sang. Quel contraste. Ce sang doit sûrement être celui de la Reine. Je me hâte et regarde s'il n'y a pas de documents. Je n'ai pas trop d'espoirs, après tout, je doute que les Templiers soient idiots. Ils savent que les Assassins sont à leur trousse, ils ne vont pas laisser de preuve comme ça. Cela dit... J'aperçois une feuille de papier en-dessous tout un tas de feuilles que je ne comprends pas, et lis ce qui est inscrit dessus.

"Echec et mat, chère Reine."

Hm. Au moins, on a la preuve que la vie de la Reine Victoria était menacée depuis bien longtemps par les Templiers. Je doute que je ne trouve autre chose de plus utile. Je reviens sur mes pas, et c'est avec un coeur lourd que je regarde une dernière fois le corps allongé de mon frère sur le sol, épée à quelques mètres de lui, avant de repartir sur les toits.


Je n'ai pas reparlé à Evie, ni à Jacob en rentrant. Aucun de nous n'avait parlé. Je me sentais affreusement mal face à ce que j'ai fait, et au mal que j'ai causé. Et je redoutais leur réaction si jamais je m'excusais. Mère m'a appris que les excuses ne servent à rien dans ce monde. "Si tu voles de la nourriture et que tu le manges, si l'homme que t'as volé te réclame son bien, ce n'est pas parce que tu diras que tu es désolée que la nourriture réapparaîtra sous ses yeux", m'a un jour dit ma mère. J'ai appris à ne jamais m'excuser. Ou alors très rarement. M'excuser auprès des jumeaux ne ferait qu'aggraver la situation je pense. Je regarde la lune depuis le toit de l'orphelinat. Le ciel est totalement dégagé et je peux apercevoir des dizaines, voire même des centaines d'étoiles dans le ciel. C'est... magnifique. J'entends des pas derrière moi.

- Tu comptes dormir ici ?

Contrairement à hier, ce n'est pas Evie qui vient à ma rencontre, mais son frère, ce qui m'étonne. Lui qui court toujours dans les rues à la recherche de potentielles cibles à neutraliser... Je ne sais pas comment il s'y prend, mais Jacob est le type de gars à toujours avoir quelque chose à faire. Il s'assit en côté de moi.

- Tu n'as pas de Templier à tuer ce soir ?, lui lançai-je, d'un ton glacial.

Je n'ai pas voulu lui parler de cette manière, je me maudis. Il se met à rire.

- Hé moi aussi il m'arrive de m'inquiéter pour toi ! Il n'y a pas qu'Evie tu sais.

J'acquiesce.

- Hier, c'était Evie qui est venue me voir, avouai-je, le regard perdu dans le vide en face de moi.

- Oh ? Et de quoi avez-vous parlé ?, me demande-t-il, mains croisées sur ses jambes.

D'Elise de la Serre et Arno Dorian, de toi et ta soeur, de mon frère... Je n'ai pas vraiment la tête à parler de ça maintenant. Et puis, depuis le début, je veux faire ma forte alors que je reste faible, et je sais que j'aurai beau me dire de ne pas lâcher prise en parlant de mon frère, je me mettrai à pleurer. De nouveau. Mais étonnament, je me sens moins "touchée" qu'hier. Peut-être parce que j'ai enfin vu mon frère après tout ce temps et que je me suis rendue compte que nos chemins se sont définitivement séparés ? Ou alors peut-être est-ce dû au fait que j'ai libéré toute ma colère sur lui tout à l'heure et que tout s'est envolé ? Je ne sais pas.

- De vieux souvenirs. Des choses qui n'importent peu, lui dis-je en tentant de sourire.

Je ne sais pas à quoi ressemble le sourire que je lui ai adressé, mais apparement, il a été assez convaincant. Il répond à mon sourire et soudainement, il prit un air sérieux - air qui ne lui correspond pas vraiment si vous voulez mon avis.

- Tu pensais vraiment ce que tu as dit tout à l'heure ? Que les Assassins sont des meurtriers ?

Oh. Il m'a entendue. Techniquement, à partir du moment où tu prends la vie de quelqu'un, oui, tu es un meurtrier. Mais je pense autrement en ce qui concerne les Assassins. Ils tuent pour faire justice, de la même manière que les gendarmes. Après, sommes-nous obligés de tuer ? Je ne sais pas. Moi, en tout cas, je sais que je n'y arriverai pas.

- Disons que j'ai dit ça parce que j'ai paniqué. J'ai peur de tuer quelqu'un. Le simple fait d'y penser me fait trembler de peur.

Un silence pesant s'est installé. Dois-je lui dire que j'ai rencontré mon frère ? Non, à mon avis, s'il le sait, il va courir chercher Evie et on aura droit à une discussion qui va durer des heures durant. Je leur dirai en même temps demain. Pour le moment, je veux penser à autre chose.

- Qu'as-tu fait à Wilson Parker dans ce cas ?

Je l'ai presque oublié lui. En réalité, personne n'en a parlé, même dans le coeur de la ville - bon après, c'est la guerre civile dehors alors ils n'ont peut-être pas que ça à faire - et je dois avouer que je ne sais même pas si des gens l'ont sauvés ou non. non, ce n'est pas possible, sinon la Fraternité m'aurait contactée. Il doit sûrement être mort maintenant.

- Je n'ai pas pu le tuer. Je l'ai... enterré vivant et torturé, avouai-je, quelque peu honteuse.

Pour une raison qui m'échappe, je me sens terriblement honteuse. Est-ce parce que je sais que ce n'est pas ce qu'on attend d'un Assassin ? Ou juste parce que je ne me croyais pas faire un jour une chose pareille ? D'ailleurs, pourquoi l'avoir torturé ? Il existe pleins de façons d'acheter le silence d'une personne... Le rire de Jacob me sort de mes pensées.

- Je préférerai être mort à sa place !

Le voir rire comme ça me fait sentir un peu mieux. Même beaucoup mieux, pour être honnête. Je ne m'attendais pas à ce qu'il réagisse de la sorte.

- Dis-moi Jacob... Est-ce que je serai capable un jour de prendre la vie de quelqu'un ?

Il prend une profonde respiration et regarde droit devant lui.

- Je peux comprendre que tuer n'est pas quelque chose de facile. Mais crois-moi, Eden : avec le temps, tu t'y habitue. Rappelle-toi juste une chose : nous sommes en guerre, et en guerre, c'est tuer ou être tué. Je te conseille de te préparer dès maintenant.

Avec du temps, oui... Sûrement.


Bon alors, résumé du chapitre : la Reine a été assassinée, la rencontre entre Eden et son frère, Eden qui apprend qu'elle était supposée être morte, la faiblesse d'Eden remise en cause, et un rapprochement entre elle et . À part le dernier point, on peut dire que c'est le bordel, non ? :p