A/N : Yoh les amis ! Dans moins d'une semaine c'est Noël et mon anniversaire, du coup avec les deux fêtes et tout, la famille qui va venir pour moi etc, je n'aurai peut-être pas trop le temps d'uploader cette fiction pendant une semaine. Du coup, je vais essayer de vous faire cadeau de deux/trois chapitres (voire même quatre car là j'ai vraiment l'inspi' qui est arrivée) d'ici jeudi ! Alors appréciez mes amis, s'il vous plaît :'3 Bonne lecture !
- 07 -
DANS LA GUEULE DU LOUP
Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. J'ai pensé à mon frère, à notre rencontre à Buckingham Palace, à ce que j'ai fait et ce que j'aurai dû faire. Je suis tellement bête. C'était ma seule chance d'obtenir des réponses sur ma mère et ma famille. À la place, non, j'ai agi comme une idiote, j'ai laissé ma colère parler. Je dois me reprendre en main et agir comme un Assassin, mettre mes sentiments de côté et surtout... arriver à tuer mes cibles. Je ne peux pas continuer à agir de la sorte, comme une lâche. Tuer les Templiers fait partie des règles les plus importantes que doit appliquer un Assassin, il fallait donc que j'agisse de la sorte ! J'ignore quelle heure il est, mais peu importe, le soleil peine à se lever et je n'ai aucunement envie de me coucher. Sans prendre le temps de me couvrir de quelque chose, je reste avec mon débardeur et mon short et je descends pieds nus au rez-de-chaussée. Chose qui m'étonne : Jacob est là, réveillé. Moi qui m'attendais à être seule... Enfin bon, je ne vais pas me plaindre, un peu de compagnie ne fait pas de mal. Je m'approche discrètement et lorsque je m'apprête à le surprendre par derrière, Evie rugit dans la pièce en ouvrant grand la porte d'entrée. Tiens, j'ignorais qu'elle était de sortie ce soir.
- J'ai des nouvelles !, s'écrie-t-elle.
Jacob, tout aussi surpris que moi se retourne d'un coup sec et paraît encore plus étonné lorsqu'il me voit à côté de lui.
- Tiens, salut Eden, me fait-il.
Je souris en levant ma main, un peu gênée d'avoir raté ma "blague" . Evie s'approche de nous et pose les documents qu'elle a dans la main sur le bar où Jacob et moi nous sommes. Elle se place derrière le bar de façon à ce qu'elle nous ai en face d'elle. Son air sérieux disparaît d'un coup et se mit à sourire sans raison en nous regardant, son frère et moi, côte à côte.
- Vous faîtes presque la même taille et vous avez exactement le même air sur le visage, remarque-t-elle.
À sa remarque, Jacob et moi on se regarde. Je ne l'ai jamais remarqué mais effectivement, il est vrai que j'ai presque sa taille.
- Bref, trêve de plaisanteries, reprend Evie. J'ai des informations qui pourraient t'intéresser, Eden.
Je pose mes coudes sur le bar.
- Le nom Arthur Rose te parle ?
- Oui, c'est mon père, lui répondais-je.
- Il donne une réception ce soir dans la maison familiale des Rose.
- Alors que la Reine est morte ?, s'interroge Jacob, faussement surpris.
Mon père... est donc bien de leur côté. J'avais envie d'en apprendre plus ma famille, mais plus les jours passent, plus je commence à appréhender à connaître leur véritable identité. Plus les jours passent, plus je me rends compte que j'ai été bercée d'illusions et je vivais dans un monde de mensonges. Mes parents n'étaient pas gentils, mon frère, et tous les autres non plus. J'ai été la seule – je pense que ma mère devait savoir quelque chose – à être tenue à l'écart, et je me rends compte maintenant qu'en réalité ils sont tous des monstres. Alors oui d'un côté, j'ai tellement de questions à leur poser, Drew et mon père, mais j'ai peur de leurs réponses. S'ils veulent bien accepter d'y répondre. Peut-être que je finirai comme ma mère ou qu'un jour, on aura à se battre et s'entretuer. J'espère que lorsque ce jour arrivera, je serai capable d'achever la vie de quelqu'un et pas fuir comme j'ai l'habitude de faire à l'heure actuelle.
- L'actuel Maître Templier William Rose est décédé cette nuit. C'est Arthur Rose qui prend sa place et une réception est organisée dans la Maison des Rose à l'est de la ville afin de célébrer ça, explique Evie.
De mieux en mieux. Entendre Evie annoncer que mon grand-père est mort ne me fait rien. Ça ne me touche absolument pas. Je ne l'aimais pas, de toutes façons. Et puis je commence à croire que les liens du sang ne veulent absolument rien signifier. Et alors comme ça, mon père n'est pas seulement Templier, mais carrément Maître Templier ? En fait, j'en ai tellement bavé ces derniers jours en matière de révélations que je ne suis même pas choquée. Mais en effet, l'information que nous a confié Evie m'est précieuse. Je vais enfin pouvoir obtenir mes réponses. Pas de la part de mon père, mais je sais que la maison familiale possède quelques secrets, et je suis prête à les découvrir, avec ou sans aide.
- On ira à cette réception, fis-je, d'un air confiant.
Ils lèvent en même temps leur visage vers moi.
- T'es au courant que tu fais partie de la famille du Maître Templier ? Ils te reconnaîtront à coup sûr, affirme Evie.
Pas si sûr. On m'a toujours tenue à l'écart des conférences de mon père, et mon cercle d'amis était minime. Les seules grandes réceptions auxquelles j'étais conviée étaient les réunions familiales alors bon...
- Croyez-moi, je serais une inconnue dans la foule, les rassurai-je.
Je pars en direction de ma chambre. Je vais m'habiller, et j'irai voir Frederick Aberline pour essayer de nous dégoter des habits pour ce soir. Si je pouvais rentrer chez moi j'en aurai, mais ça risque d'être dur.
Le soir est rapidement arrivé. Nous sortons de la calèche qui a amené à la maison familiale de ma famille. Ça fait très longtemps que je n'y suis pas allée mais dans mes souvenirs, la maison me paraît plus grande. Ce n'est qu'une simple villa au fond. Des centaines de personnes discutent et rigolent entre eux. Quand je pense que toutes ces personnes sont des Templiers... Nous sommes dans la gueule du loup. Si l'une de ces personnes sait que nous sommes des Assassins, nous serions finis. Quatre contre un peu moins de mille personnes, même en étant un super-héros, on ne peut pas vaincre ça, nous restons humains. Prions pour que tout se déroule comme prévu. Pour les besoins de la "mission", Henry s'est déplacé avec nous. Henry et Evie doivent se faire passer pour un couple, tout comme moi et Jacob. Au début, on voulait mettre Jacob et Evie ensemble, mais... les sachant frère et sœur, ce n'était pas la meilleure chose à faire, et puis aucun des deux ne le souhaitait. Même si je suspecte Jacob d'avoir refusé pour avant tout espionner sa sœur aux côtés d'Henry.
Je prie pour que la mission se passe sans encombres, après tout, ils sont tous les trois ici pour moi et je m'en voudrais à vie si quelque chose leur arriverait... si je survivais. L'étiquette de ma rose me gratte dans le dos. J'ai perdu l'habitude de porter des robes comme ça, et ça m'est extrêmement inconfortable. À l'inverse de moi, Evie semble aussi à l'aise que les autres femmes présentes dans la cour. Voyant que je peine à essayer de remettre correctement mon étiquette derrière moi, Evie se rapproche et la réajuste. Je la remercie. Que ferais-je sans elle ? Henry regarde les environs. Henry Green est un Assassin, un peu plus vieux que les jumeaux – mais j'ignore quand même son âge, je pense qu'il doit avoir 23 ou 24 ans par là – mais il se rend rarement sur le terrain car il estime qu'il n'est pas "adepte à se battre" et qu'il "ferait plus gêner qu'autre chose" . Je ne lui ai jamais vraiment parlé, juste de simples mots, mais ce gars m'impressionne sans même savoir pourquoi. Y'a quelque chose chez lui qui est à la fois terrifiant et fascinant mais je ne sais pas quoi, je n'arrive vraiment pas à le cerner. Mais une chose est sûre, c'est qu'il est très sympa. À ma gauche se trouve Jacob, qui n'a pas bougé depuis que nous sommes descendus de la calèche. Ca me fait bizarre de le voir sans couvre-chef, et pas qu'un peu. Mais ce style-là lui va parfaitement.
- Bon, on fait comme on a dit ?, s'empresse de dire Evie.
J'acquiesce. Le plan est simple : Henry et Evie seront ensemble, tandis que je serais avec Jacob. Des gens danseront sûrement, comme à chaque fête dans le hall principal. Henry et Evie iront essayer de trouver les clefs, par je ne sais quel moyen pour accéder à une porte cachée derrière une armoire derrière un rideau de la salle principale. Jacob et moi serons dans le hall afin de guetter si personne n'est dans les parages pour qu'ils puissent ouvrir la porte sans problèmes. Ça devrait le faire. J'espère.
La fête bat son plein. D'un côté, j'ai encore du mal à croire que mon père organise une fête pour célébrer son passage en tant que Maître Templier. D'une certaine façon, cela veut dire qu'il fête la mort de son père. Quel fils peut faire ça à son père ? Si ça se trouve, c'est même lui qui l'a tué. Argh, à quoi je pense moi ? Un couple âgé passe devant moi et me salue. Je fais la révérence sans même savoir de qui il s'agit puis cherche Jacob du regard. Je me retourne. Il est là, à côté de la table, en train de se servir à manger. J'aurai dû m'en douter. Si y'a bien une personne qui puisse passer pour tout sauf un Assassin, c'est bien lui. Il est du genre imprudent et très impulsif, d'après ce que m'a dit Evie, et d'après ce que j'ai vu et compris aussi. Je trouve les jumeaux vraiment intéressants d'une certaine manière, car ils sont deux tous Assassins, mais de manière très différente : alors qu'Evie privilège la discrétion et la stratégie, Jacob est du genre à foncer tête baissée dans le tas. J'imagine que je me situe entre les deux. Soudain, les musiciens prennent place sur la scène et commencent à jouer. Oh. C'est un morceau que ma mère m'a appris à jouer au piano lorsque j'étais petite. Et c'est aussi une musique sur laquelle on m'avait entraîner à danser la valse aussi. Je me revois rire avec ma mère, elle me félicitant à chaque fois que je réussissais une note. Je vois son sourire, étincelant, devant mon visage. Elle me manque. Terriblement. Je me tape les joues. Je dois rester concentrée. J'aperçois au loin Evie et Henry se mêler à la foule. Ils doivent être en train de chercher la clé. Ou plutôt... À les voir marcher aussi vite, si ça se trouve, ils connaissent son emplacement. Bien. Je regarde dans les tribunes en haut, là où sont toutes les personnalités importantes de la soirée. Et puis là je distingue la silhouette de mon père parmi les autres. Mon père est là. Il ne regarde pas la salle, il est accoudé sur la balustrade, à parler avec un homme âgé. S'il tourne sa tête et me voit, je suis fichue. Surtout s'il croit que je suis morte, comme Drew. Je tourne ma tête et me dirige vers Jacob et le prend par le bras.
- Tu veux danser ?, lui dis-je, d'un air sérieux.
Il me regarde puis se met à rire.
- Uh non, désolé, je ne danse pas.
Je le tire vers moi et l'amène là où les autres personnes dansent.
- Laisse-moi t'apprendre alors.
On doit se fondre dans la masse le mieux possible, et danser me paraît être la meilleure option. Sauf que je n'ai pas choisi le meilleur partenaire : Jacob est là, debout devant moi, médusé. Ça me fait rire. Je prends sa main et la glisse derrière mon dos puis prends l'autre que je glisse dans la main. Il a le dos droit, c'est à peine s'il ose bouger, ce qui me fait encore plus rire.
- Détends-toi, lui assurai-je.
- Comment tu veux que je me détendes ?
- Hoho, le vaillant Jacob Frye serait-il en train de perdre son sang froid ?
Il esquisse un sourire.
- Moi ? Jamais.
Je lui retourne son sourire. Et là, je commence à le guider. Le problème, c'est que s'il ne danse pas bien, ça va attirer les regards. D'après ce que je vois, tous les Templiers ici sont des aristocrates, et les aristocrates savent danser, la valse est la première danse que l'on apprend en tant que noble, c'est la base, comme le dirait ma mère. Soudain, il me marche sur le pied.
- Ow !
- Je te l'ai dit, je ne sais pas danser !, s'exclame-t-il.
- Recommence alors !
Il se rapproche de moi et moi, j'essaie de voir où en sont Henry et Evie. Je ne les vois plus. D'où je suis, j'ai un œil sur l'armoire qui cache la porte scellée. Si les deux Assassins avaient trouvé la clé, l'armoire aurait été dégagée. Les pas de Jacob commencent à se mélanger aux miens. Bon, ça me rassure, il apprend vite. Je lève mon regard vers le sien. Je n'aurai jamais pensé que son regard pouvait être aussi perçant, ni même combien Jacob pouvait être... séduisant. Je sens mon cœur battre rapidement d'un coup. Oh non. Je suis confuse tout d'un coup, et je finis par m'emmêler les pieds dans ma robe, je perds mon équilibre, mais Jacob fut réactif et me rattrapa. Je me sens rougir. Punaise, s'il y a bien un truc qui ne fallait pas qui arrive, c'était bien ça ! Je remercie Jacob et de nouveau, je regarde l'armoire. Elle a été déplacée ! Inconsciemment, je prends la main de Jacob et l'emmène avec moi derrière le rideau, à l'abri des regards. Sauf que devant les rideaux se trouvent deux gardes. Certes dos à nous, mais ils sont tout de même là. Ma main toujours dans celle de Jacob, je le regarde. Et je prête attention à nos mains enlacées aussi. Il me tient la main aussi. Agh, je ne devrais pas penser à ça. L'heure n'est pas aux sentiments. Jacob me regarde et j'ai eu comme l'impression qu'on a eu la même idée : il prend les devants cette fois-ci, et pique un sprint, moi le suivant à sa vitesse et nous nous empressons de nous cacher derrière le rideau. On a réussi le plus dur.
On pose notre dos contre le mur en face de l'armoire, toujours nos mains joignées, et on se regarde. Au même moment, on se met à rire. J'ai comme l'impression qu'on ressemblait à des amants à la Roméo et Juliette d'un coup, comme si on fuyait nos familles pour être ensemble. C'est drôle.
Je reprends mon sérieux et lâche sa main. L'armoire a été déplacée alors évidemment, la porte est ouverte maintenant, mais... j'ai peur de l'ouvrir. Qu'est-ce qui se cache derrière ? Vais-je obtenir des réponses ? Je l'espère bien. Les mains légèrement tremblantes, je tire la poignée et pousse la porte devant moi, suivie de Jacob, qui tente de son mieux de remettre l'armoire à sa place derrière lui. L'heure de vérité a peut-être sonné.
La scène de la danse entre Jacob et Eden est la première scène à laquelle j'ai pensé en créant cette fiction. Je ne pensais pas la mettre aussi tôt, mais en fait, je doute que cette fiction soit bien longue. En 15 chapitres, ça pourrait être bouclé. Je pense qu'il est encore tôt pour annoncer ce que je ferais une fois la fic' finie, si j'en fais une deuxième, ou bien une suite... Franchement je ne sais pas du tout. Mais là on arrive dans le vif du sujet de la fiction, les révélations vont tomber une par une, et j'espère ne pas vous décevoir dans les chapitres à venir, je vais faire de mon mieux ! Continuez à me laisser des reviews, ce n'est qu'avec ça que je peux m'améliorer (et puis ce savoir lue procure un bonheur immense l'air de rien !) ! À dans quelques heures/jours pour le prochain chapitre (je pense que le chapitre 08 arrivera dans quelques heures, j'ai presque fini de l'écrire :D) !
