A/N : Coucou tout le monde ! J'espère que vous avez été gâté(e) cette année ! En ce qui me concerne, j'ai enfin eu Syndicate (parce que oui je ne l'avais pas), et j'adore ! VRAIMENT. Normalement, la fiction va reprendre son cours normal, alors attendez-vous à deux chapitres par semaine. Je vous souhaite une bonne lecture !
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AU BORD DU GOUFFRE
Seuls les cris d'Evie derrière moi font office de son dans la pièce. Elle court en direction de son frère et le prend dans ses bras pour éviter qu'il tombe à terre. J'aurai fait la même chose si je n'avais pas été aussi choquée. Comme d'habitude, je suis pétrifiée. Non pas par la peur, mais par le choc. Je viens de voir un ami précieux se faire poignarder sous mes yeux, et alors que j'aurai pu le protéger, je n'ai rien fait. Allongé au sol, Jacob peine à garder ses yeux ouverts, ses mains plaqués sur sa blessure. Il tousse, jusqu'à s'étouffer. Evie enlève son manteau et panse la plaie de son jumeau. Situé à côté d'elle, Henry essaie de l'épauler du mieux qu'il peut.
- Vous ne savez vraiment pas quand vous arrêtez, Mr Frye, murmure le vieillard d'un air satisfait.
Je m'apprête à lancer l'assaut contre eux, mais je n'ai pas envie d'aggraver encore plus la situation. Et plus important encore, il y a Jacob à soigner. Le vieux et ses hommes quittent la salle, nous laissant là, en proie au désespoir face à l'état de Jacob. Je me met à genoux sur le sol et regarde Jacob. Il s'est évanoui.
- Eden, il faut qu'on l'amène voir un médecin, vite !, s'empresse de me dire Evie, paniquée.
Elle regarde tout autour d'elle. C'est la première fois que je la vois dans un état pareil. Elle semble totalement perdue. Et c'est normal. Voir son frère, son meilleur ami – je pense - , sa moitié, se faire poignarder sous ses propres yeux, ça fait un choc. J'ai bien vu ça avec le meurtre de ma mère. Heureusement, à en voir la blessure, ça ne semble pas si profond que ça. Il s'en remettra sûrement. J'arrache la manche de ma robe et l'enroule autour de la taille de Jacob du mieux que je le peux.
- On doit rentrer à la maison, je vais peut-être pouvoir le sauver, la rassurai-je.
J'ai déjà soigné les blessures de mon frère. Je sais à quoi ça ressemble et ce qu'il faut faire. Bon évidemment, mon frère ne s'était jamais fait poignarder de cette manière, il n'avait eu de des écorchures. Juste une fois où ça a été un peu plus qu'une simple écorchure, mais j'ai réussi à l'aider. Je dois rester optimiste, je suis certaine que je vais pouvoir sauver Jacob. Je le dois. C'est ma faute s'il se retrouve dans cet état-là, après tout. Evie et moi portons Jacob sur notre épaule. Le problème... c'est qu'on ne peut pas rejoindre la salle en portant un blessé, sans oublier que nos robes sont tâchées de sang.
- Je vais aller voir les alentours, voir s'il n'y a pas une autre sortie quelque part, nous informe Henry, qui part devant nous.
Les Templiers sont des gens malins, c'est certain qu'il y a une sortie secrète quelque part dans cette pièce ! Henry doit juste la trouver. En attendant notre associé, on allonge doucement Jacob sur le sol. Le tissu de ma robe que j'ai accroché à sa blessure est ensanglanté. Je vais le changer. J'arrache le bas de ma robe de façon à ce que cette dernière m'arrive à la longueur des genoux et pose le tout sur la hanche de mon ami. Evie touche son front. Apparemment, il est brûlant. Je la vois qui panique. D'une main bienveillante, je touche son bras pour l'informer qu'il s'en sortira.
- S'il seulement il pouvait arrêter d'être aussi idiot !, s'exclame-t-elle, la voix tremblante.
Les gens ne changent pas si facilement malheureusement. Je me contente de la regarder et d'appuyer sur la plaie de Jacob pour limiter la perte de sang. Il faut vite rentrer à la maison avant que son état ne se dégrade. Au même moment, on entend un petit "clic" au loin.
- Evie ! Eden ! Je crois que j'ai trouvé !, s'écrie l'Indien.
Ah, c'est bien. On va pourra sauver Jacob. Evie et moi le portons sur nos épaules et on part en direction de direction de l'orphelinat.
La route fut longue. Atroce aussi. Chaque seconde était cruciale. Evie était dans un état sans pareil, priant pour la survie de son frère, Henry regardait notre amie, ne sachant que faire, et moi... J'avais envie de leur donner du soutien mais dans des moments pareils, parfois ne rien dire était mieux, alors je me contentais de regarder dehors à travers la vitre, le cœur rempli d'espoir.
À l'instant, je viens de terminer de guérir la blessure de Jacob. Il m'a fallu énormément de temps, mais des serviettes, de l'eau et apparemment de l'espoir aident beaucoup dans des situations pareilles. Je ne suis pas un docteur, alors il lui manque des soins, mais je doute qu'il en aie besoin, comme je l'ai dit plus tôt, sa blessure n'était que – heureusement – superficielle. Je suis assise, à côté de mon lit – jusqu'où Evie et moi l'avons porté – et je le regarde. Ses traits sont moins plissés qu'auparavant. Il semble... en paix. Il n'est pas évanoui cette fois-ci, il dort juste. Il s'est réveillé juste avant de descendre du carrosse. Il poussait des jurons et Frederick Abberline – qui nous avait escorté – l'avait regardé d'un air ahuri. Il faut dire que quand nous l'avons retrouvé en sortant de la villa, nous ne lui avons pas expliqué la situation. Il faudra que je pense à le faire. Evie s'est endormie derrière moi, sur la chaise près du meuble où j'avais pris le couteau, le jour où j'ai rencontré les jumeaux.
Deux mois se sont écoulés depuis les événements qui m'ont poussée à fuir ma famille. Deux mois que je voyage en compagnie des jumeaux. Me remémorer ce moment, où j'ai eu peur d'Evie et que je l'ai menacée d'un couteau me rend toute drôle. C'est l'époque où je ne savais rien de ma famille, où j'ignorais que mes parents étaient Assassins, ou même que j'étais ignorante du monde entier. J'étais debout dans la chambre, en sous-vêtements, incapable de parler, mains tremblantes... Je secoue ma tête. J'ai l'impression que tellement de choses se sont passées alors qu'en réalité, très peu se sont déroulées. J'ai eu des révélations certes, mais à part ça, il n'y a rien. À part ma rencontre avec Drew, que j'ai foiré du début à la fin. Je me retourne pour regarder Evie, en train de dormir paisiblement. Elle a sa tête sur ses bras, qui eux sont posés sur le meuble. J'espère que Jacob saura combien elle s'est inquiétée pour lui. On ne le dirait pas à première vue, mais les jumeaux sont très proches. Qu'elle le gifle lorsqu'il se réveillera ne m'étonnerait pas cela dit. Il l'a assez inquiétée comme ça, et puis, ce qu'il a fait était très imprudent, il faut l'avouer. Je soupire et me met à regarder Jacob. J'ai envie de faire quelque chose pour lui. Je prends sa main et glisse ma main dans la sienne. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais j'en ai envie. Sa main est chaude, ça me fait du bien, moi qui ai froid. Je ne sais pas s'il sent ma main dans son sommeil, mais si ça peut lui faire du bien, je m'en réjouis. J'ai l'impression qu'on est plus proches qu'avant depuis cette nuit. Pendant quelques minutes, je le regarde sans rien faire. Puis je décide de m'endormir à ses côtés ; je pose ma tête sur son torse et ferme mes yeux, toujours ma main dans la sienne. Il ne le saura pas, je me réveillerai de bonne heure demain matin.
Contrairement à d'habitude, ce n'est pas le soleil qui me réveille ce matin mais Clara, qui est venue discrètement chercher des gants. Elle a claqué violemment l'armoire sans le vouloir et ça m'a réveillé. Je regarde autour de moi : ni Jacob ni Evie ne sont dans la pièce. Mince... Jacob s'est réveillé avec moi sur son torse et ma main dans la sienne. Qu'est-ce qu'il va penser ? Je soupire. Je me lève pour aller devant le miroir, et je regarde une mèche rouge dans mes cheveux. Je passe ma main derrière ma tête et je remarque qu'une partie de mes cheveux a une texture bizarre : je me retourne pour regarder mon reflet de dos dans le miroir. Ah, je n'ai même pas remarqué que je me suis ouverte la tête lorsque l'acolyte du vieux fou m'a balancé à l'autre bout de la pièce hier. Tant pis, j'irai me laver les cheveux au puits dehors tout à l'heure. Inutile de préparer un bain pour ça. Je remarque que maintenant que j'avais encore ma robe tâchée de sang sur moi. Bon en fait, si, on dirait que je ne vais pas échapper au bain. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, se laver n'est pas si dur que ça par ici. Ce coin de la ville est pauvre certes, mais on est bien entourés. On a une rivière à côté de nous, un puits dans le jardin, et une cheminée à disposition dans l'orphelinat. Tout ce qu'il nous faut lorsqu'on veut se laver autrement.
Soudain, quelqu'un débarque dans la pièce. C'est Jacob. Il paraît surpris de me voir réveillé. Je le regarde, sa main sur sa blessure. Il est plus en forme que je ne l'aurai imaginé. Il y a plus de peur que de mal apparemment. Il lève son autre main pour me saluer.
- Hé, Eden.
Il s'allonge sur mon lit. J'allais me préparer à descendre, mais finalement je vais rester encore un peu dans ma chambre. Pour une raison qui m'échappe, j'ai envie de passer du temps avec lui.
- Comment tu te sens ?, demandai-je, concernée.
- Un peu cassé, mais j'imagine que ça pourrait aller plus mal, me répondit-il en plaisantant. Je ne suis pas facile à tuer, il faut croire.
Ça me fait sourire. Au moins, il reste le Jacob que je connais.
- Qu'est-ce que tu fiches là, allongé ?
- Eh bien figure-toi qu'Evie a exigé que je reste ici sans rien faire pendant au moins une semaine entière !
- Depuis quand t'écoutes ta sœur toi ?
Il se met à rire.
- Je ne suis pas suicidaire, je ne veux pas me faire amocher encore plus que je ne le suis !
Un silence s'installe. Je suis là à côté de lui mais je ne sais pas quoi dire pour engager la conversation. Et je vois bien que Jacob hésite à parler. Je ne sais pas pourquoi mais il y a une gêne persistante entre nous deux. Peut-être à cause d'hier ? Ou du réveil de Jacob ? J'ai été bête aussi !
- Evie m'a dit que c'est toi qui m'a soigné, commence-t-il.
Oh.
- Ce n'est rien, tu sais, t'es mon ami c'est normal, lui répondai-je.
Il lève sa tête et me dévore du regard.
- Merci.
Pour une fois, je ne distingue aucun signe de plaisanterie ou de taquinerie. Il est sincère. Ça me fait bizarre de le voir comme ça, c'est... un côté de lui que je ne lui connais pas. Et je ne pense pas qu'Evie y soit habituée aussi.
Clara t'a demandée tout à l'heure, tu devrais aller la voir, me fait-il.
Mon premier réflexe fut de regarder par la fenêtre. Evidemment qu'elle m'a demandé. Il neige. Mais exceptionnellement, je n'irai pas avec elle. Je tiens vraiment à rester avec Jacob. Juste aujourd'hui.
- Je vais rester ici. Je ne vais pas te laisser là à rien faire, tout seul, lui assurai-je, en rigolant.
J'essaie de faire passer ça sur le ton de la rigolade, sans lui dire que je veux rester avec lui pour une raison que j'ignore. Je me demande si c'est crédible.
- Oh, la vaillante Eden Rose s'inquiète pour moi ?!, me taquine-t-il avec un rictus sur le coin de ses lèvres.
Plus les jours passent plus je me sens... attirée par lui. Au début, ça me paraissait impensable, mais je me demande si je ne suis pas réellement attirée par lui. Je n'ai jamais rien demandé moi, mais comme ma mère me la déjà dit, on ne contrôle pas ses sentiments. Je ne l'ai jamais crue... je commence à croire qu'elle avait raison maintenant. J'ai vraiment été inquiète hier soir. Pendant un court instant, j'ai vraiment cru qu'il n'allait pas s'en sortir.
- Eden ?
- Oh, oui, excuse-moi, j'étais dans mes pensées.
Il se remet à sourire, sans rien dire. Je baisse mes yeux, gênée. Il ouvre sa main qu'il place devant moi.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Ta main, me fait-il en pointant ma main droite avec son menton.
Je la mets devant lui et colle la sienne à la mienne. Euh... Puis il écarte ses doigts et je fais de même. Il glisse ses doigts entre les miens. Je ne comprends pas ce qui ce passe. Je lève mon regard vers Jacob, presque choquée, tandis que lui me regarde de son air fier, toujours le sourire aux lèvres. Puis il porte nos mains jusqu'à sa blessure. On reste quelques secondes comme ça, puis il lâche ma main, la mienne toujours posée sur sa blessure.
- Hein ?
- C'est chiant de toujours avoir sa main sur sa hanche.
- ...Hein ?
- Bah vu que t'es là, tu peux peut-être me soulager non ?
Ah, je comprends mieux. Ah, je me sens bête. Bête d'avoir cru à quelque chose de stupide et bête d'avoir cru que Jacob pouvait se montrer sympa. Je retire l'oreiller en-dessous de sa tête et le martyrise avec. Il se met à rire. Je suis persuadée que mes joues sont rouges. Ou rosées, mais quelque chose du genre.
- Ow, lâche-t-il d'un coup.
Bah oui, à force de se moquer de moi, on a mal à la hanche, hein ?
- Ça t'apprendra !, m'exclamai-je.
Se tenant la hanche de sa main gauche et moi étant toujours armée de son oreiller on se regarde de nouveau. Cette fois-ci, même si je suis gênée, je ne détourne pas le regard. Tout est encore flou dans ma tête. Ou dans mon cœur, je ne sais pas. Il me sourit comme il a l'habitude de faire, mais je ne me ferai pas avoir cette fois-ci. Je le frappe avec l'oreiller et me supplie d'arrêter.
- Ça y est, l'ancienne Eden est de retour, lâche-t-il soudainement, entre deux rires.
Hein ?
- T'étais bizarre tout à l'heure.
Alors lui... Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce gars, sérieusement. Je soupire et m'installe de nouveau sur la chaise. J'étais prête à partir tout à l'heure... mais je vais rester.
Une semaine est passée depuis. Jacob se remet petit à petit de sa blessure, il peut marcher longtemps sans ressentir une vive douleur dans sa hanche c'est déjà ça. J'ignore si Evie s'est déchaînée sur lui lorsqu'il s'est réveillé, et je leur demanderai pas, mais je suis curieuse à ce sujet. Est-ce que Jacob a enfin compris qu'il fallait qu'il arrête d'être aussi imprudent ? Depuis quelques jours, j'ai l'impression que notre relation a un peu évolué, mais je ne saurai dire dans quel sens. Je suspecte Evie d'en savoir davantage – elle a l'air de s'y connaître en la voyant avec Henry – mais je ne lui demanderai pas.
- Alors, on s'active, frérot, fait-elle à son frère.
On revient de chez Alexander Graham Bell, un brillant inventeur. Il nous a donné à tous les trois un grappin. J'espère que ça nous servira...
- Du calme sœurette, on est...
On entend une énorme explosion près de nous. On se met à courir. Jacob peine à nous suivre, mais il tient le rythme. Plus les jours passent, plus la situation se gâte ici, à Londres. Je ne sais pas encore combien de temps on va tenir, mais les Blighters et les Templiers sont en train de mettre la ville sans dessus dessous. Et la mort de la Reine n'a fait qu'empirer les choses.
On arrive à l'endroit d'où provient l'explosion. C'est l'orphelinat. J'ai les mains qui tremblent. Derrière moi, Jacob halète et Evie a ses poings serrés. Je porte ma main droite à ma poitrine le cœur serré. Notre maison... Notre maison est en flammes. Tout est en train de brûler sous nos yeux. Clara ! Clara est à l'intérieur ! Sans hésiter une seconde, je cours en direction du bâtiment en flammes.
- Eden !, hurlent derrière les jumeaux.
Je ne peux pas rester sans rien faire. J'ignore ce qui a provoqué l'explosion, mais Clara ne peut pas mourir. Pas ici, pas maintenant ! Elle n'a que douze ans, c'est trop jeune pour mourir. Et personne ne mérite de mourir de cette façon. Je prends une grande inspiration et me jette dans les flammes. Je regarde partout autour de moi. À cette heure-ci, Clara devait être en train de lire dans sa chambre. Mais comment savoir où la chambre se trouve avec tous les morceaux de bois, toutes les flammes et tous les débris qu'il y a ? J'ai énormément chaud, la chaleur me donne des maux de tête atroces, mais je dois trouver Clara ! J'avance avec beaucoup de difficultés... et je trouve la peluche de Clara. Je la ramasse et regarde devant moi. Clara. La vue me donne envie de vomir. C'est beaucoup trop horrible pour que je regarde plus longtemps. Elle est allongée sur son lit. Sa peau est en train de fondre. Non... Non, c'est pas vrai ! Je cours – j'essaie – vers elle, et je tente de la réveiller en la touchant, mais son corps est beaucoup trop brûlant ! Je hurle son nom. Mais elle ne se réveille pas.
Peluche à la main, je sors des décombres, le bâtiment toujours dans les flammes. Je veux bien tenter de faire la forte, mais il y a des moments où on doit lâcher. Je pleure. Les mains tremblantes, mes vêtements brûlés, mon visage calciné, je traîne des pieds dans la neige. Une fois devant les jumeaux, je tombe à genoux et me met à hurler, serrant de toutes mes forces la peluche brûlante de mon amie. Les boutons qui lui servent de yeux ont fondu, l'un d'eux pend sur le visage de la peluche. La chaleur de la peluche de brûle la peau, mais je m'en fiche.
- Clara, elle..., peinai-je à dire.
- Oh non..., murmure Evie, en fermant ses yeux.
Il y a quelques jours, nous avions prié pour que Jacob survive à ses blessures et maintenant, voilà que la tendre Clara se fait brûler vive pendant son sommeil. Je suis tellement mal que je ne prête pas attention au papier qui sort de la tête de la peluche. C'est Jacob qui le ramasse.
- Ow !, s'exclame-t-il en touchant le papier.
Evidemment il est chaud.
- Euh... Eden..., me fait-il, le visage horrifié.
Je tente de sécher mes larmes. Je prends le papier qu'il me tend.
"Tu t'invites à mes fêtes sans même y être conviée, tu blesses l'un de mes associés...
Je ne fais que te rendre la pareille.
Ne m'en veux pas. Je t'ai toujours appris à rendre ce que l'on te donnait, les blessures que l'on t'infligeait."
C'est l'écriture de mon père. C'est lui qui a fait ça. C'est lui qui a tué Clara.
J'aime bien finir sur des cliffhangers. Le papa d'Eden est loin d'être un ange apparemment (x'D) . J'ai fait ma diabolique en tuant Clara, surtout de cette manière, mais j'avais vraiment envie de faire bouger les choses, d'accélérer un peu. Eden va enfin pouvoir comprendre quelques trucs ! Et puis concernant la scène avec Jacob et elle d'ailleurs... Je doute que ce soit le genre de trucs de Jacob ferait, mais j'ai vraiment envie de faire avancer les choses entre eux deux alors pardonnez-moi x') ...je pense qu'Evie l'a frappé à son réveil aussi xD
Bref, on se retrouve au prochain chapitre, d'ici trois à quatre jours ! :') Ce serait bien d'avoir le chapitre 10 pour le 31 tiens. Oh ! Je précise ! On est dans les 20 décembre et quelques dans ce chapitre. Je ne sais pas si je parlerai de Noël dans l'un des prochains chapitres, mais attendez-vous y ! Je n'ai pas fait gaffe de poster ce chapitre pendant les fêtes, j'ai pensé à faire brûler l'orphelinat pendant les fêtes depuis longtemps mais je pensais publier ce chapitre bien plus tard haha. On peut dire que c'est une heureuse coïncidence. Pour le prochain chapitre, attendez-vous aussi à une très grande révélation pour la fiction (quelque chose qui va totalement changer le cours de la fiction 8'D) . Et c'est pas une blague en plus, c'est vrai xD
