A/N : Yosh les gens ! Finalement le chapitre arrive avec un jour d'avance ! Je tiens à vous dire qu'on approche de la fin cela dit, mais je commence à avoir des idées pour ce que je ferais ensuite. En tout cas, soyez rassurés, l'aventure Syndicate est loin d'être terminée pour moi, même cette fiction, je pense qu'elle perdurera longtemps (je me suis trop attachée à Eden pour arrêter d'écrire sur elle), je pense que je ferais des chapitres bonus voir même une fic' qui ferait office de suite je n'en sais rien. De plus, j'ai ma collection d'OS sur les jumeaux qui m'attend à côté. Bref. Soyez rassurés. Oh, vous avez entendu la nouvelle par rapport au prochain AC ? Pas d'AC pour cette année, mais un retour aux sources pour 2017. Apparemment, ce sera une trilogie qui nous permettra de jouer le même personnage sur trois périodes différentes, à savoir Egypte, Grèce et Rome. Je dois avouer que je ne suis pas trop pour un reboot, mais bon. Le plus dur à accepter c'est qu'on va devoir se séparer des jumeaux, et ils vont beaucoup, beaucoup me manquer. Y'a une rumeur aussi comme quoi un Watch Dogs 2 sortirait cette année : JE DIS OUI. J'espère juste que ce sera toujours avec Aiden parce que j'aime vraiment ce personnage. Bref, enough talk, voici le chapitre !


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VAGUE D'ESPOIR


[ Narrateur omniscient ]

Les deux jumeaux courraient dans toute la prison, achevant les vies des pauvres gardes qui se dressaient sur leur route. Certains tentaient de se rendre, mais les Assassins étaient trop rapides pour leur laisser le temps de fuir ou même baisser leurs armes. Les criminels - ou pas - agglutinés contre les barreaux de leur cellule leur demandaient de les libérer. Mais ils n'étaient pas là pour ça. Ils devaient trouver Drew avant tout. Henry leur a bien dit qu'il était ici. Le coeur d'Evie avait fait un bond lorsqu'elle avait aperçu l'état du corps de son amie, qu'elle considérait dorénavant comme sa petite sœur. Cette fille en avait déjà vu de toutes les couleurs, et la voilà de nouveau persécutée, mais maintenant, en plus d'être attaquée moralement, elle l'est aussi physiquement. Et c'était affreux à voir. Affreux pour une personne qui la chérissait. Apercevant six gardes s'approchant d'eux, Evie lâcha un soupir d'exaspération mais en même temps de colère :

- Bon sang, ça ne va jamais s'arrêter ?!

Sans grand mal, ils tuèrent leurs cibles et s'avancèrent un peu plus dans la prison. Ils atteignirent sans grand mal le grand escalier de marbre en colimaçon dont leur avait parlé Henry la veille. Cet escalier constituait leur point de repère. Même s'ils étaient venus ici sans même penser à un plan - ce qui contrariait énormément Evie - au moins, cet escalier pourrait leur permettre de se repérer. Alors qu'ils allaient ouvrir la porte qui menait à l'extérieur sur le toit de la forteresse, ils se firent arrêter par de nouveaux gardes. Evie et Jacob commençaient à en avoir plus que marre : Evie prit le haut-de-forme de l'un des gardes puis l'amena vers elle, pour lui porter son genou en bas de son ventre. Là, sans aucune hésitation, elle planta sa lame secrète. De son côté, Jacob étourdit deux gardes en même temps, et jongla avec sa canne dans laquelle était cachée une lame jusqu'à transpercer le corps de ses victimes.

Sans plus attendre, ils ouvrirent la porte et... Ils virent un homme qui ressemblait à la description de Drew qu'avait faite Henry : les yeux aussi bleus que ceux de sa soeur, grand de taille, assez musclé, un visage fin et une peau extrêmement claire. C'était Drew. C'est étrange, les jumeaux ne l'auraient pas cru comme ça. Il ne semblait pas confiant du tout. Cependant, il était tout ensanglanté, et il haletait. Que lui était-il arrivé ? Dès que Drew aperçut les jumeaux avancer vers lui, il sortit l'épée qu'il avait de son fourreau et les menaça avec. Mais ça ne stoppait pas Jacob d'avancer. Au contraire. Il s'approchait de Drew tandis que lui reculait. Jusqu'à ce que la pointe de sa lame n'errafle le torse de Jacob. Là, ce dernier baissa d'un revers de la main la lame qui le touchait. Au loin, Evie calma le jeu :

- Drew, calme-toi, nous... Nous savons que tu n'es pas un Templier !

Aussitôt eut-elle prononcé ces mots que Drew lâcha son épée et la fit tomber sur le sol. Il avait l'air paniqué. Mais cela n'arrêtait pas Jacob d'éprouver de la colère à son égard. Les jambes de Drew l'abandonnèrent et il tomba sur ses fesses, mas se réajusta en collant son dos contre le mur de la tour.

- Eden, est-ce... Est-ce qu'elle va bien ?, demanda-t-il alors que Jacob s'apprêtait à parler.

Ni Jacob ni Evie n'auraient pensé qu'il demanderait ça. Les jumeaux se regardèrent, ébahis. Le regard de Jacob s'adoucit lorsqu'il dirigea de nouveau son regard vers l'homme de vingt-trois ans. Evie courut vers les deux hommes et s'accroupit afin d'être au même niveau que Drew.

- Nous n'avons pas encore pu la sauver, avoua-t-elle, le regard confus.

- Je vous en prie, sauvez-la !, s'exclama le pauvre Assassin.

Les jumeaux ne comprenaient pas du tout ce qui se passait. Dans sa panique, Drew sortit un trousseau de clés qu'il tendit aux jumeaux.

- Je viens d'apprendre à l'instant que ma sœur était enfermée ici. J'ai fait tout mon possible pour l'aider, mais... Mais jusqu'à maintenant, j'ai toujours été ralenti, continua-t-il. Mais j'ai réussi à récupérer ceci dans les affaires d'Allen tout à l'heure.

- Allen ?, reprit Evie.

- Probablement le salaud à qui je dois ma cicatrice dans la hanche, lâcha à son tour son jumeau, en posant une main sur ladite hanche.

Heureusement qu'il avait une capacité à guérir vite. Sinon, il n'aurait pas été en mesure de se battre à l'heure actuelle. Mais il y avait quelque chose de plus important. Beaucoup de questions parcouraient l'esprit des jumeaux Frye : pourquoi s'inquiète-t-il autant pour sa sœur ? Pourquoi a-t-il essayé de tuer sa mère ? La seule chose que Henry leur a dite et qu'ils ignoraient jusqu'à présent, c'est qu'il était un espion pour la solde des Assassins.

- Pourquoi-, commença Evie.

- Eden mérite de vivre. Pas moi. Allen va venir me chercher et il s'occupera de moi. Allez la sauver elle.

De nouveau, Evie et Jacob se regardèrent. Que devaient-ils faire ? Et si c'était un piège ? Mais ils ne pouvaient pas le laisser mourir ici. Evie posa ses mains sur les épaules de Drew et tendit les clés qu'il lui avait donné à son frère.

- Va la chercher Jacob, lui fit-elle.

Sans la moindre hésitation, il rebroussa chemin pour aller sauver son amie.


Lorsqu'il arriva à la cellule d'Eden, son coeur fit un bond. La cellule était ouverte. Soit c'était très bon signe. Soit c'était très mauvais. C'était bon signe si elle a réussi à s'échapper, mais c'était très mauvais si Allen avait découvert que cette embuscade avait été faite pour la sauver, et donc s'il savait ça, il serait naturel qu'il désire s'en débarasser. Il fouilla la cellule et fut surpris de voir la serviette qui lui avait fait office de vêtement plus tôt par terre. Plus tôt ? Car oui, il avait entendu la conversation qu'elle avait eue avec sa sœur. Il montait la garde et se cachait derrière un muret. Il savait qu'Eden était amoureuse de lui. Il trouvait ça stupide d'ailleurs. Alors qu'il regardait par la fenêtre, il la vit marcher au sommet de la tour. Elle était tout près du bord. Non... Elle n'allait pas faire ça ?!

Il se mit à courir aussi rapidement qu'il le put, manquant de tomber plusieurs fois à cause des cadavres jonchés sur le sol. Il s'est perdu une, deux, trois, quatre fois dans les allées de la prison avant de trouver le chemin qui menait à la grande et immense tour qui surplombait la ville. Il courut jusqu'à en perdre son souffle et son haut-de-forme. Mais il s'en fichait, pour le moment, la seule chose qui importait, c'était de sauver Eden. Quelqu'un devait lui faire comprendre qu'elle avait le droit d'être heureuse malgré tous ces événements. Elle avait la chance de vivre, alors elle ne devait pas gâcher cette chance qui lui a été donnée.

Ça y est, il la voyait. Elle avait réussi à dénicher une sorte de chemise de nuit qui cachait à peine ces cuisses. Elle monta sur l'estrade et ferma les yeux. Non. Non. Non ! Jacob se hâta pour la rejoindre :

- EDEN !, hurla-t-il en tendant son bras vers elle.

Surprise, elle se retourna immédiatement en ouvrant les yeux. Mais elle perdit son équilibre au même instant et tomba dans le vide. C'était trop tard.

La tête d'Eden lui faisait atrocement mal lorsqu'elle se réveilla. Pas autant que lorsqu'elle était à la prison, mais elle avait une migraine. Elle eut un certain mal à ouvrir ses paupières. Elle sentait une chaleur humaine dans sa main, c'était... agréable. Puis elle tourna la tête pour voir à qui appartenait cette chaleur. C'était celle de Jacob. Ah, et maintenant je rêve de lui, génial, pensa-t-elle en esquissant un sourire. Jacob avait sa tête baissée et serrait fort de ses deux mains la main d'Eden, le regard dirigé vers les draps du lit de l'hôtel.


[ Narrateur : Eden ]

Peut-être que si je bouge mes doigts, il comprendra que je suis réveillée. Mais avant... J'avais besoin de penser... De réfléchir. Que m'était-il arrivé ? Je me souviens être tombée du haut de la tour. Comment ai-je pu survivre à une telle chute ? Hm. Je ne devrais peut-être pas penser à ça pour le moment, finalement. Un peu hésitante, je serre la main de mon ami. À la seconde même où je fais ça, il lève son visage, le visage illuminé.

- Tu vas bien ?, me demande-t-il.

J'acquiesce. Silence. Pourquoi... me tenait-il la main ? J'aperçois Evie derrière lui qui me gratifie d'un charmant sourire.

- Tu nous as vraiment inquiétés, Eden !, s'exclame-t-elle aussitôt.

Je baisse ma tête, honteuse. J'ai vraiment pensé que c'était la fin là-bas... Toutes ces marques que j'ai sur mon corps, et rien qu'à penser au bruit que faisait le fouet lorsqu'il touchait ma peau... Je n'arrive toujours pas à croire comment un homme âgé de tout juste quinze ans pouvait faire quelque chose d'aussi abominable. Enfin, à l'heure qu'il est, je devrai vraiment penser à autre chose.

- Tant que tu vas bien, c'est le principal. Je vais aller voir Henry pour lui dire que tu es réveillée. Il n'a pas pu se déplacer.

J'acquiesce de nouveau. Sans rien ajouter de plus, elle nous jette un regard malicieux et quitta la pièce en veillant à fermer la porte derrière elle. Pourquoi ferme-t-elle la porte derrière elle alors qu'elle part ? En regardant la porte, je m'émerveille à observer la pièce. Elle était tout en blanc, et ça faisait du bien de voir de la clarté après ces jours affreux passés à la prison. Jacob me tira de mes pensées lorsqu'il bougea ses bras pour les placer sur ses jambes, ses mains toujours enveloppant la mienne. Est-ce de nouveau une blague, comme il a fait la dernière fois ? Je ne retomberai pas une seconde fois dans le panneau.

- On dirait qu'on a échangé nos places, me dit-il, d'une voix basse et étrangement calme.

Je distingue un sourire timide alors qu'il me caresse la paume de ma main.

- Il y a quelques semaines, c'est toi qui me tenait la main pendant que je récupérais.

Il lève son regard vers moi, toujours son sourire timide figé sur ses lèvres. Il paraît gêné. Mon coeur bat vite. Ca ne fait que confirmer mes dires : je suis bel et bien amoureuse de lui. Il n'avait jamais parlé du fait que je me trouvais à ses côtés lorsqu'il avait été blessé. Ca me fait plaisir qu'il en parle maintenant. Hier encore, j'étais dans la salle de torture à hurler et prier pour ma liberté, mais là... Juste voir Jacob me suffit à me faire sourire. Je ne dirai pas que je vais bien - après tout comment le pourrai-je ? - mais je me sens mieux. Je veux continuer à être avec lui.

- J'ai...uh... J'ai entendu ta conversation avec Evie à la prison... À propos de...

Je lève ma tête. Jacob semble encore plus gêné, ce qui est une première depuis le temps que je le connais. J'ai vu plein de côtés que je ne lui connaissais pas en peu de temps, mais celui-là était l'un des rares que je ne connaissais pas. Je m'assois de façon à lui faire face. Je détache nos mains puis reprends les siennes dans les miennes, mais placées à l'extrémité de nos côtés. L'une de ses mains est froide, tandis que l'autre est plutôt chaude.

- À propos de ?, reprenais-je.

- Eden. Eden, est-ce que tu m'aimes ?

Beaucoup de choses se sont passées durant ces trois derniers mois. Une amie précieuse est morte par ma faute, ma famille m'a abandonnée, j'ai été torturée. Mais malgré toutes ces atrocités, j'ai reçu de merveilleuses choses : j'ai appris à me battre, à avoir une raison de me battre, à dépendre de moi-même - du moins je le croyais -, et j'ai rencontré de merveilleuses personnes que je considère comme ma vraie famille, et par-dessus tout. Je suis tombée amoureuse de quelqu'un. Ce n'est pas le Prince Charmant auquel je m'attendais bien au contraire. Il est séduisant à sa manière, mais tête brûlée et imprudent. Il ressemble plus à un idiot immature qu'à un homme sérieuxx. Et malgré ça... Notre relation a bien évolué depuis la première fois que nous nous sommes rencontrés. Je n'ai jamais trouvé de mot pour la décrire d'ailleurs ! Notre relation a changé le jour du bal au Palais Royal. La première fois que j'ai véritablement plongé mon regard dans le sien, que j'ai pris sa main et que nous avons fui ensemble la salle de fêtes... Puis après quand il a failli mourir par ma faute et que je me suis endormie sur son torse tout en prenant sa main. Je l'aimais déjà, à cette époque ! À présent, cet homme pose sur moi le même regard qu'il y a quelques mois. Celui qui m'a fait comprendre les réels sentiments que j'éprouvais à son égard. Je n'ose pas répondre à sa question. De toutes façons, il connaît déjà ma réponse, alors quel est l'intérêt de la poser ? Il se met à rire.

- On t'a déjà dit à quel point t'es idiote ?

J'acquiesce.

- Moui. Mais j'imagine que je le suis tout autant que toi, Jacob.

- Haha oui.

Alors que je veux détacher nos mains pour me lever, Jacob serre l'emprise qu'il a sur moi. Il refuse de me lâcher, à mon plus grand étonnement. Au contraire, il me tire vers lui. Au même moment, on entend la porte de l'hôtel s'ouvrir. Ce doit être Evie. Je croyais qu'elle partait voir Henry ? Jacob remet l'une de mes mèches rebelles derrière mon oreille et me murmure :

- T'as bien raison, je suis aussi idiot que toi.

Puis il se lève de la chaise et quitte la salle, me laissant là médusée sur le lit. Comment suis-je censée comprendre ça ? Et ce qu'il vient de faire ? Est-ce censé signifier quelque chose ?

- Eden ?, me fait Evie.

La voix d'Evie me tire immédiatement de mes pensées et me fais sursauter.

- Quelque chose ne va pas Eden ?, s'inquiète-t-elle.

Ah. Non, non, pas du tout, je vais bien.

Elle me regarde puis m'adresse un sourire, avant d'amener quelqu'un dans la chambre. J'écarquille mes yeux. Drew. Pourquoi est-il là ? Il n'ose pas me regarder, il se contente de regarder le sol. Qu'est-ce que ça veut dire ?


Et voilà, le couple JacobxEden commence à s'officialiser ! Le seul problème qui se pose quand j'pense à leur relation, c'est que j'ai peur de m'éloigner du vrai caractère de Jacob. Je doute qu'il soit le type de mec à dire "Je t'aime", "Je te protégerai quoi qu'il arrive", etc, bref les trucs bien niais, quoi. Comme d'hab', c'est toujours le même perso' qui m'pose problème ah là là... J'ai relu ma fic' hier soir du début à la fin, j'me suis rendue compte que j'avais brièvement parlé de Crawford, j'ai totalement zappé :sors: Du coup, va falloir que je revois mes plans et que je l'introduise à l'histoire, j'ai du boulot haha. Comme toujours, n'hésitez pas à m'envoyez des retours, me dire ce que vous pensez de l'histoire. Vous êtes de plus en plus à lire ma fic' et même si le nombre de lecteurs n'a rien d'extraordinaire, c'est la première fois que l'une de mes fictions ait autant de lecteurs, ça me fait vraiment, vraiment plaisir. Merci de vous intéresser à mon travail, surtout que j'y passe beaucoup de temps. C'est toujours chouette de savoir qu'on se fait lire ! Le treizième chapitre arrivera vers vendredi ou ce week-end, je pense !