Attetntion, avant dernier chapitre... Et franchement, qui a cru que je résisterais au fait de les voir ensemble?
Samedi 29 juin 2013, Chicago, appartement de Lilly Rush, 9h.
La jeune femme était dans sa cuisine et attendait que le café coule tout en caressant son chat qui était dans ses bras. Elle en avait été étonnée car normalement, il ne se contentait que de quelques tapes amicales et sautait quasiment de ses bras, pour se ruer sur sa gamelle. C'était comme cela presque tous les matins.
- On rêve à quoi, belle blonde ? Fit une voix qui la fit sursauter.
- Je ne rêve pas, j'attends que ce café finisse de couler, c'est tout.
- Et je devrais me poser des questions… Tu préfères ton chat !
Elle se retourna et laissa « 3 pattes » s'échapper. Scotty en profita pour s'approcher d'elle, et d'un geste tendre, il la prit dans ses bras et lui déposa un doux baiser sur la joue.
- Bonjour toi, lui murmura t'il dans l'oreille.
- Bonjour, fit-elle à son tour en se dégageant de son étreinte.
- Bien dormi ?
- Ca peut aller…
- Comment ça ?
- T'étais obligé de prendre toute la couverture ?
Elle éclata de rire, laissant le latino rêveur. Il avait si longtemps espéré la retrouver, qu'il crut pendant un moment qu'il rêvait. Pour se convaincre du contraire, il la prit délicatement dans ses bras, lui levant le menton doucement.
- Tu m'as manqué Lil'.
- Arrête tout de suite Scott ! Je te préviens, j'ai suffisamment pleuré. Je ne veux plus…
Elle s'interrompit et lui déposa un doux baiser sur les lèvres qu'il approfondit. Lilly se sentit fondre, elle voulait résister à la sensation qu'elle ressentait, mais rien n'y faisait. Elle se rendit compte qu'ils venaient de gâcher près de quatre années de leur vie. Elle avait refusé de voir que malgré la perte de Julia, ils s'aimaient, et qu'ils auraient pu surmonter cette douleur plus facilement. Elle l'éloigna lentement d'elle, et releva la tête.
- Je t'aime aussi Scotty. Je n'ai pas encore eu l'occasion de te le dire.
Cette phrase ravagea le cœur du jeune homme, et il ne résista pas plus longtemps. Il l'attira vivement contre lui et l'embrassa avec une passion qu'il ne retenait plus.
25 décembre 2013, Philadelphie. Maison de Mike et Alegria Valens.
Neuf heures. Emilio expliquait à sa petite sœur ce qu'il se passait. Andrea allait avoir 1 an dans peu de temps, et il s'était mis en tête de lui détailler le plus possible ce qu'elle voyait pour qu'elle s'en souvienne. Scotty tentait en vain de lui expliquer qu'elle était trop petite, mais Emilio semblait ne pas vouloir l'écouter. Lilly, quant à elle, se retenait de rire. Alegria et Mike se contentaient de regarder, en spectateurs. Mike constatait que son frère rayonnait, et lorsqu'il dirigea son regard vers Lilly, il vit le même comportement.
- Il est temps d'ouvrir les cadeaux que le Père Noël a apporté, il me semble, fit Alegria en regardant ses enfants.
Emilio n'attendit pas le deuxième rappel. Il apportait déjà un cadeau auprès de sa sœur que Scotty tenait délicatement sur ses genoux, assit par terre. Cette image frappa alors Lilly qui ne put empêcher une larme de couler. Le fantôme de Julia planerait toujours plus ou moins, constata t'elle. Il ne calculait pas ce qu'il faisait, et n'arrêtait pas de déposer de doux baisers sur la tête de la petite Andrea. Mike s'approcha alors de la jeune femme et la prit dans ses bras.
- Inspecteur Rush, pas de larmes aujourd'hui, s'il vous plaît, murmura t'il dans ses oreilles.
Elle le regarda avec un léger sourire et le remercia. Scotty tourna la tête juste à ce moment. Alegria reprit Andrea et s'assit sur une chaise pour ouvrir le premier cadeau. Emilio ne s'occupait pas de ce qu'il se passait autour et défaisait ses paquets. Scotty s'approcha de Lilly et plaça ses bras autour de sa taille en l'embrassant dans le cou. Et c'est ce moment que choisit Mike pour prendre une photo de son frère et de Lilly. Le bonheur se lisait dans leur comportement.
Un peu plus tard, Lilly s'approcha de Scotty qui aidait Emilio avec un de ses cadeaux. Elle lui demanda de la suivre.
- J'ai un cadeau à te faire, Scott.
- Encore un autre ? Fit-il en posant sa main sur le ventre de sa compagne.
- Tais-toi, on ne le dit pas encore, c'est notre secret ! Ouvre ça ! Lui ordonna gentiment en lui donnant une petite enveloppe.
Il s'exécuta et déplia une feuille de papier. Le logo du département de la criminelle de Philadelphie attira son attention.
- Lil… Tu…
- Oui ! Ma mutation est acceptée !
- Mais, comment…
- Lorsque John a pris sa retraite, il en avait fait la demande en même temps que la désignation de Will comme successeur.
- Oui, mais…
- Et bien, disons que Will a prévenu le divisionnaire qu'il assurait l'intérim, mais qu'il accepterait la place à une seule condition…
- Que tu reviennes à temps plein ici…
Le sourire de la jeune femme le galvanisa et il la prit dans ses bras et l'embrassa tendrement.
- Encore une toute petite chose, cependant, fit-elle, j'emménage de nouveau dans ma maison.
- Tu emménages…
- Oui, je n'ai jamais eu le courage de la vendre… Je l'ai donc loué.
- C'est génial Lil !
- Oui, je sais !
Il la serra dans ses bras, mais furent interrompus par Emilio qui s'impatientait de l'absence de son oncle. Il lui expliqua qu'il devait parler avec Lilly. Le petit garçon qui savait le secret que son oncle lui avait confié, n'insista pas, mais Lilly remarqua le clin d'œil complice.
Scotty entraîna la jeune femme dans le petit jardin.
- Je suppose que tu sais qu'il gèle dehors, et que…
- J'ai moi aussi un cadeau à te faire Lilly.
La jeune femme l'observa avec des yeux étonnés. Le petit air sérieux du latino la fit sourire.
- Arrête, on dirait que tu t'apprêtes à mener un interrogatoire, là !
- Cette journée commence déjà parfaitement… Tu es là, on fête notre deuxième Noël chez mon frère, et tu m'as annoncé les deux meilleures nouvelles de cette année, hier et aujourd'hui. A mon tour donc de te faire sourire.
- Que veux-tu…
- J'ai toujours su au fond de moi qu'on se retrouverait tous les deux. Je te connais Lilly, tu… Rappelle-toi ce jour où nous nous sommes rencontrés.
Lilly eut un sourire et éclata de rire.
- Heureusement que je ne suis pas restée sur ma première impression, Monsieur « macho man ».
- Lil, te moque pas, je suis sérieux…
- Ok, mais il ne fallait pas me rappeler ce petit numéro de drague à deux sous que tu nous avais joué…
- Justement, j'étais impressionné par le fait de bosser avec toi. J'en avais entendu des choses à ton sujet, mais je me suis aperçu qu'en fait tous mes collègues des stups me chambraient parce que je montais chez les « costumes ». Et puis, là encore… Je m'attendais à bosser sur des affaires non poussiéreuses, pensant que c'était juste une lubie qui vous avait pris, car vous n'aviez pas d'affaires en cours. Mais j'ai vite appris que ces affaires méritaient d'être résolues. Et ce, grâce à toi.
- Euh, Scotty, tu me fais peur là… J'ai l'impression que tu fais mon éloge funèbre là !
- Je t'assure que non… Et puis tu ne pourrais pas m'empêcher de dire ce que je veux si tel était le cas…
Elle le frappa doucement sur l'épaule, avec un sourire malicieux.
- Ce que je veux dire, c'est que… J'étais un inspecteur des stups qui avait beaucoup de chemin encore à faire pour être un meilleur flic que je ne le pensais être. Et c'est toi qui m'as fait devenir ce que je suis maintenant. Tant au niveau professionnel, qu'au niveau personnel. Tu me rends meilleur Lilly. Sans toi, je crois que je serais resté… On a vécu beaucoup de choses… Et je suis sûr d'une seule chose. Je t'aime, et je veux passer le reste de ma vie à te le prouver.
Lilly sentit son cœur battre plus rapidement. Elle regardait son partenaire d'un air sérieux. Elle le vit chercher quelque chose dans sa poche. Lorsqu'il sortit la petite boîte, elle s'approcha lentement de lui, plantant son regard azur dans celui couleur noisette de son ami.
- Jamais de ma vie, je n'ai été plus sûr que maintenant. Et jamais de ma vie, je n'ai eu aussi peur de ta réaction…
Lilly avala sa salive difficilement, les battements sourds de son cœur résonnant en elle. Elle le vit ouvrir l'écrin et en sortir la petite bague.
- La seule chose qui finirait de me combler de bonheur, serait que dorénavant, on t'appelle Madame Lilly Valens.
Lilly ne résista pas plus longtemps et laissa ses larmes couler le long de sa joue. D'un geste lent, Scotty lui prit la main gauche et lui glissa la petite bague sur son annulaire. Il acheva l'opération en lui déposant un tendre baiser sur les lèvres. Elle le repoussa doucement, et les yeux toujours encrés dans les siens, elle lui répondit positivement. Un « oui » murmuré, mais qui suffit à les transporter dans un monde parallèle. Scotty la souleva alors de terre et l'embrassa passionnément. Ils ne rentrèrent que dix minutes plus tard, transis de froid, mais heureux. Ils croisèrent Mike.
- Je pensais t'avoir dit que je ne voulais pas de larmes Madame Valens !
- Tu… Commença Lilly. Non, tu étais dans la confidence ?
- Je… Fit Scotty.
- Tu ne connais pas encore l'inspecteur qui va devenir ton mari ? Incapable de tenir sa langue. Mais bon, celle qui a le plus de mal à garder un secret, c'est Alegria, donc…
- Et tu te bases sur quoi ? Demanda cette dernière.
- Sur rien, intervint Scotty, mais s'il te plaît, vient saluer ta future belle-sœur !
Alegria s'exécuta et serra Lilly dans ses bras.
- Je te l'avais bien dit Lilly, quand un des frères Valens te met le grappin dessus…
- Il ne te lâche pas de sitôt, continua Lilly en souriant.
