Je n'en revenais pas, Bella était sensationnelle. On avait tous l'impression qu'elle était vampire depuis des siècles tellement elle se contrôlait. D'ailleurs, Jasper était un peu mal face à la facilité qu'avait eue Bella de se mettre dans la peau d'un vampire et de ne pas courir après le premier humain qu'elle voyait.
Nous étions retournés à la maison, Bella voulait un peu d'intimité. Ça faisait quatre jours qu'elle était comme moi et heureusement que les enfants étaient là pour pleurer et réclamer à manger sinon on aurait jamais quitté le lit. On passait nos journées à faire l'amour, à se toucher, s'embrasser et Bella me sautait dessus chaque fois qu'elle le pouvait.
La sensation de se sentir invincible était quelque chose d'unique car elle l'était à ce moment là. Elle était plus forte que moi et elle le savait.
- Bella ?
Je venais d'aller chercher du lait pour les enfants, ils mangeaient une fois par jour du sang et le reste c'était du lait. Carlisle disait que ça suffisait pour le moment.
- Je suis dans la chambre.
Je rangeais le lait dans le frigo et courrais jusqu'à la chambre. Elle était là, avec les bébés sur le lit, ils dormaient et elle les bordait, elle adorait faire ça, les sentir près d'elle. Les bébés n'avaient que sept jours et elle ne les quittait jamais.
Je me mis près d'elle, les bébés entre nous, je l'embrassais et fis un baiser à mes petits garçons.
- Ils ont mangé ?
- Oui.
- Ça a été toute seule ?
- Samuel se lève toujours avant, dit-elle.
Je les regardais quelques secondes, c'était de vrais jumeaux, ils avaient de petits cheveux très clairs et à part les yeux, Alice m'avait confirmé qu'ils allaient se ressembler comme deux gouttes d'eau.
- Edward.
- Oui.
- Ils seront là dans 7 jours.
Je savais de qui elle parlait. Elle avait peur, elle se demandait pourquoi elle sauterait sur Jane alors qu'elle se contrôlait si bien.
- Ça va aller Bella.
- Il faut que j'aille voir Rosalie après.
- Je n'aime pas trop que tu veuilles à tout prix te battre Bella.
- C'est plus pour me contrôler, me dit-elle.
- Tu veux que je vienne avec toi?
- Et les enfants ?
- Je suis sûr que les autres seront ravis de les voir. Ça fait deux jours.
- Il fait froid dehors, je n'aime pas trop qu'ils sortent.
- Ils sont plus chauds que les humains Bella, on les couvrira.
Je pris Simon dans mes bras, il bougea un peu, je lui fis un baiser sur le front. Bella prenait Samuel et on les mit dans la poussette. On en avait chacun une. On les recouvrait bien et on partit chez Carlisle.
Alice nous attendait déjà devant la porte avec Rosalie. On sortit les petits et leur donnait le couffin pendant que Bella prenait leurs sacs. Je pris la main de Bella et l'embrassais avant d'entrer, elle me rendit le baiser encore plus passionnément avant de reculer.
- Je t'aime, lui dis-je.
- Moi aussi, je t'aime.
On entra et Emmett avait déjà Simon dans ses bras et Rosalie avait Samuel.
- Il faut qu'ils dorment, leur dis-je.
- Ben il dort là, me dit Emmett.
- Hum.
C'était toujours comme ça. Je me demandais pourquoi on avait acheté des lits ou des couffins, ils étaient toujours dans les bras de quelqu'un. Pendant qu'Emmett et Rosalie s'occupaient des enfants, je rejoignis Bella dehors. Elle voulait s'entrainer pour se contrôler.
- Bella ?
Je ne la vis nulle part. Je partis un peu dans la forêt, je sentais son odeur partout mais aucune piste concrète. Je commençais à paniquer.
- Bella ?
Je fermais les yeux, me concentrant sur les pensées des autres. A part ma famille, personne aux alentours.
- Ce n'est pas drôle Bella.
Au moment où j'allais reculer, je sentis quelqu'un derrière moi, je sautais sur l'arbre et me retournais afin d'atterrir sur ma proie … Bella
- Je pensais avoir été discrète.
- J'ai un siècle de plus que toi Bella mais c'était bien joué.
Je la surplombais et me penchais pour l'embrasser.
- Entraine-toi avec moi.
- Non.
Je posais mes lèvres sur les siennes et l'emmenais dans un baiser langoureux et passionné. J'étais tellement heureux qu'elle se contrôle aussi bien, je n'aurais jamais pu rester des années sans elle, sans la toucher ou l'embrasser. Je n'imagine même pas ma vie si j'avais dû attendre une décennie.
Bella commençait déjà à déboutonner ma chemise, elle arracha les trois derniers boutons et me fit basculer afin qu'elle soit sur moi. Elle me caressait le torse du bout des doigts puis se redressa et retira son haut doucement, elle dégrafa son soutien-gorge et déboutonna rapidement mon pantalon, elle retira mon boxer en même temps.
Elle se mordit la lèvre inférieure et passa sa langue dessus. Je la mis à nouveau sur le dos et la déshabillais également, j'écartais ses cuisses et passais juste un coup de langue sur son sexe. Son goût et son odeur étaient revenus pour mon plus grand plaisir.
- Edward.
Je traçais une ligne imaginaire sur son ventre, sur ses seins puis dans son cou et entrais en elle sans plus attendre. Elle gémit et s'accrocha à moi. Je me doutais bien que ma famille devait entendre les gémissements de Bella mais peut importe, j'étais bien avec elle.
- Plus fort.
Je me redressais et me mis sur les genoux, je posais ses jambes sur mes épaules et m'enfonçais en elle encore plus. Elle grattait la terre et se cambrait en criant mon prénom. J'adorais la voir comme ça, je pouvais me laisser aller maintenant qu'elle était vampire, je faisais encore attention à ne pas lui faire de mal mais vu qu'elle était plus forte que moi, je savais qu'elle aimait ça autant que moi.
- Putain Bella.
- Ah … aahh … aaahhhh.
Je passais juste mon pouce sur son clitoris et commençais de petits cercles rapides, elle cria et ferma les yeux, elle jouit quelques secondes plus tard, je la rejoignis directement après avoir senti ses parois se resserrer autour de mon sexe.
On se rhabilla quelques minutes plus tard et elle vint se coller contre moi, elle m'embrassa tendrement et me caressa la joue.
- Aide-moi à me battre Edward.
- Je ne peux pas Bella.
- Pourquoi ?
- Parce que ça voudrait dire qu'il y a un réel danger et un risque que tu meures, je ne peux pas l'accepter.
- Juste une fois, s'il te plait.
Je pris son visage entre mes mains et posai mon front sur le sien.
- Je ne peux pas te perdre Bella.
- Aide-moi alors.
- D'accord, dis-je en soufflant.
Elle me sourit et m'embrassa passionnément.
- Merci, merci, merci.
- Je t'aime.
- Moi aussi.
Après avoir enlevé les feuilles dans les cheveux de Bella, on rentrait. Bella se lava les mains, elle avait encore de la terre partout. Simon pleurait dans les bras de Rosalie, je m'approchais de lui et le pris dans mes bras.
- Viens à papa.
Je lui frottais le dos doucement tout en marchant dans la maison, il se calma peu à peu.
- Je vais le changer, dis-je à Bella.
- D'accord.
PVD Bella
Il allait m'aider, j'étais tellement contente. J'avais tellement peur de ne pas me contrôler, Alice m'avait dit que la vision n'avait toujours pas changé. Edward aussi avait peur, je le voyais chaque jour qu'il passait avec moi.
Cette après-midi là, je m'entrainais avec Edward dans les bois, j'avais un peu de mal à résister lorsque je sentais un cerf dans les parages mais il fallait à tout prix que je me concentre sur Edward et non sur l'animal. Une inattention et Edward me sautait dessus à chaque fois.
- J'en ai marre, criais-je.
- Je m'en fous, debout, dit-il.
Il m'énervait à toujours vouloir me contrôler. Il se croyait plus fort que moi car il avait un siècle d'avance. Bon, c'est vrai, il était plus fort et il avait plus de contrôle que moi mais tout de même. Il était si doux il y a deux heures et maintenant, il me dit ce que je dois faire tout le temps.
Il ferma les yeux deux secondes, je pouvais alors partir et après, il allait me chercher et le premier qui mettait l'autre à terre avait gagné. Je l'entendis courir mais il était vraiment rapide, presque aussi rapide que moi et il n'était pas un nouveau né.
Au moment de me jeter sur son dos, il se retourna et m'aplatit comme une crêpe au sol.
- Tu n'étais pas assez concentrée, dit-il.
- Tu parles. Je veux arrêter, lui dis-je.
- Non, lève-toi. Tu voulais que je t'entraine et bien on y est.
- Je veux voir les enfants.
- Ils dorment et tu le sais, allez debout.
Je me levais et allais partir mais il m'arrêta.
- Tu as deux secondes.
- Mais c'est quoi ton problème ? criais-je.
Il se rapprocha de moi et souffla.
- Mon problème c'est que dans quelques jours, tu meurs Bella si tu n'arrives pas à te contrôler et te concentrer sur les choses importantes, et je passerais l'éternité tout seul.
Je n'avais jamais pensé à ça. Il avait peur c'est tout et il me le montrait en s'énervant.
- Je suis désolée.
En une fraction de seconde, je fus dans ses bras et il cala ma tête dans le creux de son cou.
- Ne m'abandonne pas Bella, s'il te plait.
Je m'accrochais à lui comme une noyée à sa bouée.
- Il faut que tu te contrôles Bella, ta colère, c'est ça qui te tue. Je comprends que c'est difficile, tu te contrôles tellement bien pour un nouveau-né mais s'il te plait, il faut canaliser ta colère. Il faut que tu prennes quelques secondes et te demander si oui ou non, tu fais le bon choix.
Il m'embrassa tendrement, me montrant ainsi que cette froideur était juste pour me montrer que c'était facile de me mettre en colère.
- Je vais faire un effort.
- Merci.
On entra et Edward prit Simon, il pleurait, il avait faim. Il lui donna un biberon de lait pendant que je pris Samuel. Il était un peu grognon aujourd'hui.
- Il a un peu mal au ventre, me dit Carlisle.
- Il a des coliques ? demandais-je.
- Oui je pense. Il pleure souvent ?
- La nuit, oui.
- Hum c'est peut-être le sang. Il n'en a peut-être pas assez.
- Ou alors c'est peut être de simples coliques, dis-je.
- Oui. Si ça continue, dis le moi, je vais te prescrire quelque chose pour que ça passe.
Je lui caressais le ventre doucement mais il ne se calma pas. Je marchais dans la maison un peu avec lui. Il pleurait encore 40 minutes plus tard, Edward le prit dans ses bras et posa sa tête sur son épaule.
- Ça va aller. Papa est là. Chut.
Il le berça et comme par magie, il s'arrêta de pleurer et s'endormit sur le torse d'Edward. Je me sentais mal, j'avais l'impression d'être une mauvaise mère. Edward remarqua mon trouble. Je pris Simon et partis le changer.
- Bella, qu'est ce qui se passe ?
Il entra dans la salle de bain avec Samuel.
- Je suis une mauvaise mère Edward.
- Bien sûr que non. Tu es surmenée, les bébés doivent le ressentir.
- Génial. Je suis une mauvaise mère.
Il s'approcha de moi et m'embrassa le haut de crâne.
- Il faut que tu penses à beaucoup de choses, ne t'en fais pas. Il faut que tu décompresses maintenant, l'entrainement est fini.
- Je sais.
- Je pense que nos petits anges ressentent ce que l'on ressent.
- J'ai déjà assez avec Jasper, lui dis-je.
J'entendis rire en bas.
- Peut-être pas, on ne sait même pas s'ils ont des pouvoirs.
- S'ils pouvaient emmener maman loin, loin, loin d'ici, sur une plage paradisiaque, ce serait le rêve.
- Tu veux qu'on parte ? dit-il.
Je le regardais et lui souris.
- Non, il faut bien affronter les Volturi.
Je l'embrassais et pris Simon dans mes bras, il s'endormit en faisant une petite grimace. Je souris et je vis Edward regarder son fils avec des yeux pleins d'amour.
- J'ai hâte qu'ils marchent et qu'ils disent papa.
- Une chose à la fois mon ange. D'abord, on va rentrer et ils vont dormir dans leur lit.
Je le regardais d'une façon qui, j'espérais était coquine.
- Et tu pourras t'occuper de moi comme il se doit.
- Alors allons-y.
Coucou … il y a encore trois chapitres après celui là pour la fin.
Je voulais aussi préciser qu'il n'y aura pas de grande bataille ou quelque chose du genre, tout le monde ou presque s'attend à un truc fantastique avec les Volturi mais pas du tout, il ne faut pas penser ça, c'est juste pour ne pas avoir toujours la même chose, il ne se passera pas grand-chose merci beaucoup.
