A/N : Je n'ai pas grand chose à dire, hormis : profitez de ce chapitre, parce qu'après, ça ne sera plus aussi joyeux ! Enfin, je ne crois pas haha. Bonne lecture ~
J'ignore quelle heure il est. En tout cas, il doit être tard, Jacob et Evie ne sont pas dans la chambre. Je regarde le canapé où Jacob s'endort habituellement. Tous les souvenirs de ce qui s'était passé hier soir me viennent en mémoire. Il m'a emmenée à Victoria Tower, j'ai pu voir Londres éclairée par des lumières et... Jacob et moi nous sommes embrassés. Et même si après aucun d'entre nous n'en avait parlé, j'ai pu sentir que Jacob m'aime aussi. Il avait tout de suite répondu à mon geste. Et puis, ça répondait à mes questions. Dire que nous formons un couple maintenant ne serait pas un mensonge, si ? Comment allais-je pouvoir annoncer la nouvelle à Evie ? Parce que je sais très bien que Jacob ne lui en parlerait jamais de son propre chef. Je ramène mes genoux vers ma poitrine, et pose mon dos contre le bord du lit, après avoir déplacé les oreillers. C'était la première fois que j'embrassais quelqu'un et... C'était une étrange sensation. Mais ça m'a plu. Je me demande si c'était la première fois pour lui aussi ?
Drew n'est pas rentré cette nuit. Après tout, Jacob et moi sommes rentrés très tard hier soir, et j'ai eu du mal à dormir alors je l'aurai entendu rentrer. Peut-être qu'il est resté avec Henry, dans son train ? Je soupire. Après notre baiser, nous sommes descendus de la tour, et nous nous sommes baladés dans tout le quartier est de Londres. Pour une fois, j'ai pu marcher tranquillement sans me préoccuper de quoi que ce soit. Mon coeur était léger à ce moment-là. À un moment, un homme étrange s'est approché de moi, mais Jacob m'a prit la main et l'homme a déguerpi. J'avais été surprise sur le moment, et je l'avais regardé. Il m'a souri, et nous avons continué à marcher, main dans la main, cette fois-ci. C'était trop beau pour être vrai. Beaucoup trop.
- Oh, Eden. T'es réveillée, remarque Evie, qui ouvre la porte de la chambre.
Elle m'a surprise et je sursaute en allongeant de nouveau mes jambes sur le lit. J'acquiesce. Il faudrait que l'un de nous deux lui avoue ce qu'il s'est passé hier soir. Elle a le droit de savoir, c'est sa sœur, après tout.
- Dis donc, vous êtes allés faire quoi toi et Jacob hier soir ? Je me suis levée à trois heures du matin, vous n'étiez toujours pas là !
Intérieurement, je panique. Au même moment, j'aperçois Jacob au seuil de la porte me faire des signes. J'imagine qu'il ne veut rien dire. Il paraît paniqué.
- Je, euh... Nous..., commençais-je.
Jacob fait des signes que je ne comprends pas : une croix qui bouge ? Pourquoi il agite ses bras comme ça ? Il essaie de faire un papillon ? Une fée ?
- Y'avait une... fée dehors et-
Jacob soupire et continue ses... gestes, découragé. Là, il pointe le plafond.
- Elle était en l'air et-
Je n'arrive pas du tout à comprendre ce qu'il se passe. Là maintenant, il mime une explosion. De quoi ?
- Et elle... a explosé ?
Evie me regarde. Elle n'a rien compris. Evidemment qu'elle n'a rien compris. Et moi je regarde Jacob qui se couvre le visage avec la paume de sa main pour un court instant.
- Tu... as vu une fée qui volait et qui a explosé, c'est bien ça ?, reprend la jumelle Frye.
- Uh... Oui ! C'est ça, confirmai-je.
Et mince. C'est Jacob aussi, qui me dérange derrière ! C'était quoi ces gestes, aussi ? Alors qu'Evie s'apprête à me poser une question – j'imagine -, j'entends la porte de la maison qui s'ouvre et une voix faire :
- Jacob, qu'est-ce que tu fais ?
C'est Drew. Il est rentré. Je peux voir dans l'expression faciale de Jacob qu'il panique. C'est bien, on est deux. Evie se retourne et aperçoit son frère, qui lui fit "coucou" de la main, l'air gêné. Elle soupire. Bon, j'imagine qu'il va falloir lui expliquer la situation. Elle s'approche de lui, les mains sur les hanches.
- Une fée en train de voler et qui explose ? Sérieusement ? T'avais pas meilleure comme idée ?
- Hé, j'avais fait un papillon !
- Ah. Donc un papillon qui explose ?
- Non !
Il soupire. Je m'approche des jumeaux tandis que mon frère les regarde, médusé. Il ne comprend rien à la situation, mais à vrai dire, moi non plus.
- Bref, peu importe, reprend Evie, qui en a assez. Qu'est-ce que vous avez fait hier soir ?
- Evie, on est-, commençai-je.
- Avec Henry, ça roule ?, demande Jacob.
Il nous enfonce tous les deux là. Même un aveugle peut comprendre ce qu'il essaie de cacher. Surtout que ça ne sert à rien. C'est quand même drôle de voir Jacob réagir de la sorte. Mais il faut bien que quelqu'un avoue la vérité. Surtout que bon, ce n'est pas la mer à boire. Je m'interpose entre les jumeaux, un peu hésitante.
- La vérité, c'est que moi et Jacob on est... uh... Disons que... On a...
Je peux sentir la détresse de Jacob où je suis. Mais je n'arrive pas à mettre les mots sur notre relation. Le visage d'Evie s'illumine et elle pose ses mains sur mes épaules. Drew, quant à lui, fait tomber le sac de courses – que je n'ai pas remarqué – sur le sol. Apparemment, ils ont compris le message. Jacob file dans la cuisine en marmomant des choses inaudibles.
- C'est vrai ?, me fait mon frère.
J'acquiesce.
- Montre-lui qui commande, d'accord ?, continue Evie.
Elle semble vraiment heureuse pour moi, ça me fait chaud au cœur, je n'aurai pas pensé qu'elle réagisse de cette manière. Evie quitte la pièce et je m'asseois sur le rebord du lit. Je n'aurai aps pensé devoir leur avouer aussi rapidement en fait. Mais pourquoi Jacob ne voulait-il pas le dire ? Il n'y a aucune honte à avoir, si ? Mon frère s'asseoit à mes côtés. Il pose une main bienveillante sur mon dos.
- Je suis contente pour toi, Eden, me fait-il, d'une voix douce.
Je souris. Puis silence. C'est un silence pesant. En même temps, c'est normal, nous n'avons pas parlé depuis son retour, on n'a pas appris à se connaître... Car oui, au fond, nous avons besoin de tout reprendre depuis le départ, car je me suis rendue compte que nous ne savons rien l'un de l'autre, alors même que nous sommes frère et sœur. Je ne sais pas quoi dire, et lui non plus. Il a ses mains joignées entre ses jambes, et il regarde le sol.
- Tu... l'aimes depuis longtemps ?, me demande-t-il.
Je ne m'attendais pas à cette question. Depuis longtemps, non... Je dirais depuis... un mois ? Par là ? C'est peut-être trop tôt, maintenant que j'y pense. Mais tellement de choses se sont passées, on peut mourir demain comme dans dix ans. En tant qu'Assassins, on est jamais à l'abri de rien. Surtou quand on est l'enfant de deux Templiers. J'acquiesce, mais mon frère ne va pas plus loin. Et là, je repense à quelque chose qui m'avait interloquée lorsque j'étais en prison. Allen veut se venger de mon frère. Mais pourquoi ?
- Pourquoi Allen cherche-t-il à te tuer ?
Il me regarde, et sourit timidement en détournant son regard juste après.
- Je... Je ne veux pas vraiment parler de ça.
- Drew, lui fis-je, en retenant son bras. Pas de secrets.
Il prend une profonde inspiration.
- C'est moi qui ai commandité l'attaque contre son village. C'était une base de Templiers et j'ai eu pour ordre de l'effacer de la carte. J'ai ordonné qu'on le brûle, mais en prenant garde à sauver les femmes et les enfants. Les Assassins ont prit la mission trop à cœur et...
Il a... C'est à cause de lui que la mère d'Allen a... Oh mon Dieu. Ce n'est pas étonnant qu'Allenc herche à l'éliminer. Mais... Ce n'est pas entièrement de sa faute, Drew n'a pas voulu ça.
- J'aurai dû refuser ! Je suis un humain bordel, pas un monstre ou un meurtrier ! Je ne suis pas-
Je pose ma main sur sa joue et le prend dans mes bras. Je ne dis rien. Je crois... que pour la première fois de ma vie, j'arrive à comprendre mon frère. Depuis le début, la victime n'était pas moi. C'était lui.
Nous avons assez traîné, il est temps pour nous de nous occuper des Templiers, et de mes parents de surcroît. Même si je n'ai pas le courage de les tuer pour le moment... Peut-être que Drew le pourra. Ou même les jumeaux. Nous sommes dans le train de Henry. C'est la deuxième fois que j'ai l'occasion d'y aller. Henry nous avait salués, Jacob et moi en nous disant "Félicitations"... Apparemment, les nouvelles vont vite. Je l'ai remercié d'un air gêné, tandis que Jacob était parti ronchonner plus loin.
On s'est retrouvés tous les cinq – les jumeaux, Drew, Henry et moi – autour d'une table. Pour le moment, mes parents ne font rien. Henry ignore où se trouve Allen, mais Drew s'est proposé pour aller fouiller la prison et récolter des informations. J'ai demandé à le suivre, mais Evie m'a dit que c'est trop dangereux.
- Allen veut tuer Drew, et j'ai vu ce dont il est capable, il va le tuer de la pire des façons possibles !, m'écrai-je.
Bien sûr que je sais de quoi il est capable. Les cicatrices que j'ai sur mon corps en témoignent. Je ne veux pas que Drew subisse le même sort que moi. Il a assez souffert comme ça.
- Drew est un Assassin expert, Eden. Il peut se débrouiller seul, me réconforte Henry.
- De plus, j'ai quelque chose à régler avec lui. Ce serait mieux pour moi d'y aller seul. Ils ont raison, Eden, affirme mon frère.
J'imagine que je n'ai pas d'autres choix. Sur ces mots, il attend d'arriver sur un quai pour descendre du train. Je le regarde partir, le cœur lourd. Evie me pose une main sur mon épaule pour m'obliger à me concentrer sur la carte. Que vais-je faire, moi ?
- On doit s'occuper des Blighters. Ils se sont calmés depuis les fêtes, mais ça commence à chauffer vers Whitechapel. Vous devez y aller, nous informe l'Indien.
Jacob se lève de la chaise sur laquelle il est assis, l'air satisfait.
- Bien, c'est ce que j'attendais depuis le début.
- Une minute, le stoppe Evie, alors qu'il s'apprête à s'en aller.
- Quoi ?, lui fait-il, agacé.
- T'emmènes pas ta copine ?
- Pourquoi je le devrais ? C'est ma... copine. Pas ma partenaire attitrée, lui répond-il.
D'un côté, je peux comprendre qu'il dise ça. Ca ne change rien par rapport à notre façon de travailler. Jacob préfère agir seul, et je ne veux pas lui barrer la route. Surtout que lui sait comment neutraliser ses ennemis, contrairement à moi, qui est douée pour torturer, frapper... mais pas tuer. Evie me pousse à aller avec lui. Sans m'attendre, il descend du train. Je fais de même.
- Je te préviens, les choses ont peut-être changé, mais une mission reste une mission, m'affirme-t-il.
Je souris. Je n'en attendais pas moins.
- Qu'est-ce qu'on attend ?, lui demandai-je.
Il me rend mon sourire, et ensemble, nous partons à la poursuite des Blighters. Je ne sais pas ce que feront Evie et Henry, mais j'imagine que je n'ai pas à m'en faire pour eux. Ils sauront se débrouiller de leur côté, je n'en doute pas.
Jacob et moi sommes au-dessus d'un toit où on observe un tas de Blighters décharger une carriole. Au fond, quelques enfants travaillent et sont persécutés par l'un d'entre eux. Je ne sais pas comment va se passer cette mission, mais même si je ne peux pas tuer qui que ce soit, je peux les faire taire à jamais. J'ai remarqué que la peur fait faire beaucoup de choses surprenante aux gens. Je n'ai jamais été effrayée par quoi que ce soit – hormis tuer – et je n'ai jamais compris cette "pétrification" soudaine - si l'on peut appeler ça comme ça – lorsque quelqu'un est placé face à sa peur. Les Blighters répandent violence et haine partout sur leur chemin, mais quand on en fait de même contre eux, ils paniquent. C'est plutôt drôle à voir.
- Je m'occupe des gars ici. Tu t'occupes des enfants. Ca te va ?, me propose Jacob.
J'acquiesce.
- Bien.
Sans plus attendre, il descend le long des toits. Je n'ai pas à m'inquiéter, lui, il s'en sortira sans problème. Et pour moi, secourir les enfants n'est pas la tâche la plus ardue qu'il m'ait été donné de faire. Un peu de discrétion et ça ferait l'affaire. Surtout que si j'arrive à coordiner mes faits et gestes à ceux de Jacob, ça irait dix fois plus vite.
Je rebrousse chemin et saute dans le vide pour atterir dans un tas de foin, là, je marche le long d'une réelle déserte et j'aperçois des chaînes. Ce sont les chaînes qui retiennent les enfants. Et ma première cible est juste à côté. Je me colle au mur et j'attends que la femme s'approche pour la saisir par le col de sa veste rouge et la jette contre le mur. Il n'en faut pas plus pour assommer une personne. Là, je coure vers un puits et le contourne pour me retrouver face à deux Blighters. Un grand et un autre, de la même proportion que la femme que je viens d'abattre. Bon, la seule chose à faire là, c'est de séparer les deux hommes. Et puis ça, y'a pas plus simple. Je contourne le puits de l'autre côté, et j'observe Jacob au loin. Lui avait opté pour la méthode brusque. Je ne suis pas surprise. Jacob reste lui-même apparemment. Ce qui m'étonne un peu plus, c'est les Blighters qui restent ici à surveiller les enfants. Je me mets à siffler pour l'un des deux viennent. Les deux Blighters sont en état d'alerte, heureusement seul un bouge en ma direction. Au même moment, je contourne de nouveau le puits et siffle pour attirer l'homme costaud. Je retourne sur mes pas et assomme sans difficulté le prmeier Blighter. Le second, m'ayant aperçue, se rue vers moi. Je pare ses coups sans grand mal, je le frappe aussi, mais il arrive à esquiver tout autant que moi. Heureusement pour moi, je me recule et tombe sur une planche en bois. Là, je la prends dans mes mains et l'assome avec. Une fois sur le sol, l'homme tente de se relever, mais je lui mets un coup là où ça fait mal. J'ai cru comprendre que ça faisait mal, j'espère que ça l'empêchera de se relever. Un autre Blighter me barrait la route. C'était le dernier. Il se baladait entre des rangées où étaient posés toutes sortes de bricoles. Je m'approche lentement de l'une de ses rangées et sort le grappin que Bell m'a donné. Jacob m'a appris à m'en servir hier, j'espère avoir bien compris. Je vise l'étagère en face de moi pendant que l'homme avait le dos tourné. Le grappin s'est collé dessus. Bien. Ca a marché. Là, lorsqu'il rebrousse chemin pour continuer sa petite balade, je bloque le fil du grappin et l'attire vers moi. Là, l'étagère tombe sur lui, et je n'ai plus qu'à l'assomer de quelques coups pour qu'il perde connaissance.
Sans attendre, je me rue vers le groupe d'enfants pris en otages par les Blighters. Je leur ordonner de cesser leurs activités et de fuir, le plus loin possible. L'un d'eux me remercie et se colle à moi. Une des filles m'a carrément tendu un bracelet. Je l'ai refusé, en lui disant qu'elle devait le donner à quelqu'un de précieux. Les bras croisés et l'air satisfait, je me rends compte que j'ai omis de mettre ma capuche sur la tête. M'enfin bon, ce n'est pas comme si les Blighters se souviendront de mon visage. Je fuis la zone et attend patiemment que Jacob aie fini son travail de son côté. Je le vois venir au loin, l'air satisfait.
- Heureusement qu'il n'y avait pas de course de prévue, je me vois mal perdre contre une fille, lâche-t-il, en s'adossant au mur, tout comme moi.
- Ah. Il n'empêche que course ou pas, je suis arrivée première, lui fais-je remarquer.
Il se met à rire.
- Tu rigoles ? Je t'ai mâché le travail !, s'exclame-t-il pour sa défense.
- T'aurais pu t'occuper des gamins, ça m'aurait plu aussi tu sais, de casser la figure de quelques gars.
Il regarde en face, dans la direction des pauvres Blighters que j'ai assommé.
- Ce n'est pas déjà ce que tu as fait ?
Je prends une inspiration et d'un petit élan sur le mur, je me redresse et me place devant lui.
- Ouais, mais castagner quelques personnes sans avoir besoin d'être discret n'est pas de refus aussi.
Je décroise mes bras et lui tend ma main. Il est temps de rentrer. Il prend ma main, et nous repartons en direction du train d'Henry.
J'espère que ça vous plaît toujours ! J'ai peur de finir dans l'excès maintenant que Jacob et Eden sont ensemble (je suis contre les trucs niais, mais j'avoue que des fois je tombe dedans, je vais essayer de faire gaffe pour cette fic' là) ... Surtout que c'est dur parce que bon, Jacob, c'est Jacob quoi, c'est pas n'importe quel gars quoi x'DDD . Bref. Voilà voilà. Je vais essayer de publier le 15è chapitre (putain déjà O.O) d'ici ce week-end, alors d'ici-là... Portez-vous bien !
