A/N : Hello les gens ! Bon, je vous préviens tout de suite, ce chapitre est très court (~ 1900 mots, par là). La fic' va un peu ralentir car j'écris des OS sur Dragon Age à côté, et comme cette fic' touche à sa fin... Voilà voilà. J'espère que vous apprécierez ce chapitre un peu particulier. Bonne lecture !
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À BOUT DE SOUFFLE
Lorsque nous sommes rentrés, Evie n'était pas là. Nous avons longuement attendu, puis elle est revenue. Elle a sauté dans mes bras, mais elle avait semblé être plus énervée que rassurée. Elle m'a lancé diverses remarques, mais je ne lui en veux pas. Au contraire, c'était tout à fait normal. J'ai fait des choses impardonnables, je les ai lâchement abandonnés. J'aurai dû réfléchir. Maintenant, Evie est partie faire on-ne-sait-quoi, mais elle n'a pas précisé l'heure à laquelle elle rentrera. Elle a sûrement dû aller rejoindre Henry pour lui annoncer que j'étais de retour. Oui, sûrement.
Allongée sur le lit que j'avais quitté trois jours durant, je regarde mon bras blessé. Evie s'en est occupé. Je pouvais m'en occuper moi-même, mais le faire d'un seul bras, c'est beaucoup trop dur. Alors je lui ai indiqué ce qu'elle devait faire pour soigner la plaie. Un long bandage enveloppe mon bras, mais au moins là, il n'y a aucune tâche de sang.
Puis je me mets à penser aux récents événements. Drew est mort, j'ai tué mon père, j'ai aussi tué la seule personne capable de pouvoir m'indiquer où se trouve ma mère, et j'ai assassiné de sang froid des policiers. J'ai pensé que seule, je pouvais réparer les choses, mais non... C'est tout le contraire. J'ai besoin des jumeaux, plus que tout. Une main me tire de mes rêveries. Je me tourne pour voir Jacob allongé à côté de moi. Je serre sa main dans la mienne. Il sait que je tourmente, et il veut m'aider, je le sais. S'est-il préparé à se coucher ? Il est 23h à peine, il n'est pas du genre à se coucher tôt. Je me tourne pour lui faire face. Il en fait de même. Nous restons ainsi quelques temps. Est-ce qu'il sait combien je lui dois ? Est-ce qu'il sait qu'il a sauvé ma vie plusieurs fois ? Est-ce qu'il sait à quel point je l'aime ? J'aimerai pouvoir le lui dire. Lui dire combien il m'a donné, et à quel point je lui suis redevable. Je lâche sa main et caresse sa joue. Il ne réagit pas. Il ne fait que me regarder. Que puis-je faire pour lui témoigner toute ma reconnaissance, tout mon amour que j'ai pour cet homme ? S'il n'avait pas été là pour me sauver hier soir, j'aurai fini par perdre ce qui faisait de moi une humaine. Comment aurai-je pu avoir le courage de le regarder droit dans les yeux si jamais ça ne se serait produit ? Déjà que je lui ai dis des choses que je n'aurai jamais dû... Je me demande ce qu'il pense de moi après tout ça. Je dépose un tendre baiser sur ses lèvres. Je me suis toujours demandé comment c'est possible que la personne que notre cœur choisit peut nous aimer en retour. Après tout, nous avons une chance sur des milliards de possibles. Il faut croire que je suis une chanceuse. Pas une seule seconde je n'ai osé espérer que Jacob ressente la même que moi tellement ça me paraissait irréel. Puis, la mélancolie me revient.
- J'ai peur d'être seule, Jacob. Mais en même temps... J'ai peur d'avoir des gens avec moi. Trop de personnes sont mortes par ma faute.
Jacob m'attire vers lui, mais je finis par tomber sur lui. Je me relève en plaçant mes coudes sur le lit, nos visages n'étant qu'à quelques centimètres de distance. Que doit-il penser ? Que je suis stupide ? Oui, je le sais ça...
- Aide-moi Jacob. Aide-moi à redevenir la femme que j'étais avant tout ça.
Il pose sa main sur ma joue, la caressant. Il ne sourit pas, ne rigole pas, il se contente de garder ses yeux plongés dans les miens tout en caressant ma joue.
- T'as pas besoin de moi pour ça.
Hein ?
- T'es redevenue la Eden d'avant, me répond-t-il.
J'ai envie de pleurer soudainement. Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'un homme désire à ce point me venir en aide ? Toujours sur lui, je caresse son visage. Ses cheveux sont décoiffés, je passe l'une de mes mains dedans les caresse. Faire ça me fait sourire. J'ai l'air d'une enfant. Je ne le regarde plus, je suis concentré sur ses cheveux. Ce n'est que lorsqu'il s'agrippe à mes poignets pour ramener mon bras vers lui que je me remets à l'admirer. Sans crier gare, j'approche mon visage du sien. Je suis à califourchon sur lui et nos lèvres ne sont qu'à quelques centimètres, si ce n'est pas quelques millimètres. Je peux sentir son souffle. Mais mon regard est concentré sur le sien et non pas sur ses lèvres.
- Je t'aime, Jacob. Je t'aime.
Il attrape mon visage et l'amène vers le sien en posant ses lèvres sur les miennes. Je t'aime Jacob. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je pourrai le répéter des tonnes et des tonnes de fois. Maintenant que je lui ai dit, je pourrai lui répéter quand il le voudra. Je ne sais pas s'il comprend combien il m'a aidée durant ce voyage. Ce qu'il m'a donné aussi. Ce que son existence représente à mes yeux. Il s'agrippe en bas de mon dos, pose ses mains le long de ma colonne vertébrale tout en faisant danser nos lèvres. Parfois, nous nous éloignons pour reprendre notre souffle. Nous n'étions plus des enfants. Du moins, plus vraiment. J'ai 19 ans maintenant, et lui en a 21. Ce n'est pas la première fois qu'on s'embrasse, je ne suis plus gênée, je me suis habituée à ses lèvres. Il y a... un sentiment nouveau rugissant en moi. Un sentiment... incontrôlable. Sans lâcher prise, je retire sa veste et m'agrippe du mieux que je peux à lui. Je me permets de passer ma langue sur ses lèvres, jusqu'à ce qu'il touche celle-ci avec la sienne. C'est... bizarre, mais ce n'est pas désagréable. En même temps, je retire son haut. Enfin, après quelques longues minutes intenses de baisers et de caresses, je m'éloigne, manquant d'air. Il se rallonge, me tenant au niveau des hanches. Je contemple ses tatouages. Ils sont vraiment beaux. Puis mes yeux descendent au niveau de la cicatrice qu'il avait à la hanche... Je me râcle la gorge. Non... Ce n'était pas... ma faute. Je dois arrêter de tout mettre sur mon compte. Au lieu d'être dégoûtée par cette cicatrice, je passe ma main dessus et j'essaie de penser à autre chose. C'était la faute des Templiers, pas la mienne. Comprenant que je suis en train de me torturer l'esprit – je pense – il prend la parole :
- Tu es sûre de vouloir faire ça ?
Faire ça ? Oh. Bien sûr. Je retire ma veste et mon haut pour me retrouver en soutien-gorge. Il me regarde avec des yeux grands ouverts. Il semble... gêné. Ca me fait sourire. Etrangement, je ne le suis pas du tout.
- Je, hum... Je prends ça pour un oui, me fait-il en se levant pour m'envelopper dans ses bras et m'embrasser.
Je suis toujours à califourchons sur lui, je me demande si je ne lui fais pas mal vu qu'il s'est assis. Je me demande si je suis lourde. Enfin... Ce n'est pas de ça dont je devrai me préoccuper pour le moment, j'imagine. Je dégraffe sans la moindre hésitation mon soutien-gorge et continue de l'embrasser. Je l'ai dit, un sentiment nouveau rugissait en moi. Mais j'y pense... Et si Evie rentrait ? Qu'est-ce qu'on ferait ? Il place son bras droit sur mon dos et me retourne. Me voilà donc sur le lit, seins à l'air. Et je ne me sens toujours pas gênée. Nos regards ne se sont pas quittés une seule fois. Pas une seule.
- C'est déjà nettement moins embarassant.
Son commentaire me fait rire. Il commence à déboutonner mon pantalon tout en m'embrassant. Nous venons tout juste de commencer, je me sentais déjà bouillonner et étouffer par tant de chaleur. Je pense que ça sera notre première fois à tous les deux. J'ai lu dans les livres comme quoi ça faisait mal, mais... Je suis certaine que si c'est avec Jacob, tout devrait bien se passer. Je ne souffrirai pas.
Lorsque j'ouvre mes yeux, je suis sous la couette, nue comme un ver, ma tête reposant sur le bras de Jacob. Evie n'est pas rentrée cette nuit, ou alors nous ne l'avons pas entendue. En même temps, vu ce que- Ah, dis comme ça, c'est embarassant. Je regarde Jacob, torse nu. Nous l'avons fait. C'est un peu dur à croire, mais... Je l'ai fait. J'ai franchi un cap. Être nue comme ça, en plein jour, ne m'embarassait pas du tout. Je caresse le visage de mon amoureux en souriant. Hors de question pour moi de bouger tant qu'il n'est pas réveillé. Nous ne faisons plus qu'un dorénavant. Il m'appartient, tout comme je lui appartiens. Et rien ne changera, sauf si lui le veut. J'y pense mais... Je lui ai dit que je l'aimais, mais lui ne me l'a jamais dit. Mais je ne lui demanderai pas de me le dire, il m'a prouvé ses sentiments cette nuit, c'est amplement suffisant. Je me cale bien vers lui, posant mon front au sien, posant ma main sur sa hanche nue sous la couverture et ferme les yeux en attendant qu'il ouvre les siens.
Quelques heures plus tard, alors que je prépare à manger et que Jacob me parle de la pluie et du beau temps – comme d'habitude – Evie entre dans l'hôtel. Elle dépose les clés dans le pot à l'entrée et retire son manteau ainsi que ses chaussures pour nous accueillir d'un regard malicieux. Elle cache quelque chose. Je me retourne et l'accueille puis reviens à ma tâhe culinaire.
- J'imagine que la nuit a été courte, nous fait-elle, un rictus sur les lèvres.
Son commentaire manque de faire tomber Jacob de la table – qui a ses pieds sur la table, comme d'habitude encore – et moi de faire tomber la salade dans l'évier.
- De-De quoi tu parles, chère soeur ?, demande Jacob, qui tente de cacher malgré lui sa gêne.
- Eh bien disons que vous n'étiez pas très discrets, commence Evie.
Et voilà, je fais tomber la salade et la sauce dans l'évier. Et mince ! Je me retourne pour faire face aux jumeaux. Et moi qui pensais qu'elle n'était pas entrée. Comprenant qu'on veut plus d'informations, elle continue :
- Je suis rentrée pour aller dormir et quand j'ai entendu des... bruits étranges, je me suis dit que j'allais dormir autrepart alors je suis restée dans le train d'Henry. Je pense d'ailleurs que je vais m'installer là-bas définitivement au vu des, ahem, des circonstances.
Jacob soupire.
- Qu'est-ce qui te pousse à vouloir vivre autrepart ?, lui demandai-je, en retirant mes gants et m'adossant à l'évier.
- Vous méritez de vivre ensemble, et puis me séparer de mon adorable frère me ferait du bien aussi, me répond-elle, tout sourire.
Ca cache quelque chose. Et Jacob pense la même chose que moi, puisqu'il s'approche du visage de sa soeur en souriant.
- Hoho, alors quelque chose s'est passé entre vous deux, huh ?
Evie recule, gênée.
- Il s'est peut-être passé quelque chose, oui, murmure-t-elle.
Jacob lâche un cri de victoire, ce qui me fait rire.
- Et toi qui me disait d'avoir foi en les paroles de Père, ah. "Ne pas laisser ses sentiments compromettre la mission" qu'il disait.
- Ohhh, arrêtes un peu !, s'exclame Evie, plus gênée qu'autre chose.
Jacob se met à rire alors qu'Evie quitte la cuisine. Je m'approche de Jacob.
- Je crois qu'elle nous en veut.
- T'inquiètes, elle s'en remettra.
Savoir qu'elle nous a entendu cette nuit... Ce que c'est gênant.
- Heureusement que c'est ma soeur et pas quelqu'un d'autre, n'empêche, lâcha soudainement Jacob.
Il a sûrement dû penser à la même chose que moi.
À vrai dire, j'ai écris ce chapitre le jour même où j'ai publié le chapitre 19, mais ça faisait trop alors j'ai préféré patienter un peu. J'aurai dû le publier ce week-end, mais quelqu'un m'en a empêché (merci Tumblr et autres PS4 pour en plus me voler mon argent mais aussi mon pauvre coeur... ... ... ... ...). BREEEEEEEEEEEEEEEEEEEF. Je n'avais pas l'intention d'écrire un lemon (de un, ce n'est pas mon genre, de deux, j'ai trop de respect pour les persos' pour les imaginer faire ça), alors veuillez pardonner mon manque de détails. On se revoit très vite pour le chapitre 21 !
PS : Je pense publier quelques OS sur Dragon Age avant le chapitre 21. Si vous voulez être informés de mon "planning", n'hésitez pas à consulter mon profil, que je mets régulièrement à jour. Pour les intéressés, j'ai déjà publié mon premier OS dessus, à savoir Opération Dorise, n'hésitez pas à la lire, ça me ferait vraiment plaisir ! xoxo
