Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

Un grand MERCI pour vos reviews et vos encouragements !!!

Pour les reviewer anonymes :

Virignie :Je suis heureuse que l'idée te plaise !! J'espère que la suite t'enchantera tout autant. Les chapitres seront mis à jour le dimanche, sauf si j'arrive à terminer plus tôt. Merci pour ta review et à bientôt j'espère !

Candy : Merci pour tes encouragements et ta review. Ce chapitre va éclaircir la disparition d'Edward et apporter certaines réponses ainsi qu'une surprise… Je croise les doigts pour que cette suite te plaise, alors, à bientôt !

Laurie : Merci, j'espère que tu trouveras la suite tout aussi passionnante ! Merci pour ta review. A + !

Sophiebellier : Heureuse de te retrouver sur cette nouvelle fic, voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira, n'hésite pas à me le faire savoir !

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Sur ce : BONNE LECTURE !!!

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Chapitre 2 : Espérances

Carlisle observait sa villa qui était en train de prendre des allures de maison hantée. Des toiles d'araignées, des squelettes, des crânes et différentes bestioles peuplaient les moindres recoins. Il s'assit sur le canapé pour reprendre un peu son souffle, Alice ayant réussi à le convaincre de sortir l'échelle du garage pour positionner une sorcière sur son balai juste au-dessus du perron. Sa main se posa sur l'accoudoir et il retint de justesse un cri quand celle-ci rencontra la fourrure très réaliste qui recouvrait en rat en plastique. Un rire cristallin retentit dans le salon et il croisa le regard amusé d'Esmé qui avait surpris son geste. Il haussa les épaules et se leva quand elle lui fit signe de les rejoindre.

Carlisle trouva le reste de la famille autour de la table de la cuisine. Des immenses citrouilles trônaient sur celle-ci, ses enfants en avaient chacune une et ils s'apprêtaient à les découper. Esmé avait sorti son appareil photo numérique et s'apprêtait à immortaliser l'instant. Une légère douleur l'étreignit quand il songea que c'était la fin d'une époque. Aujourd'hui, Esmé et lui avaient accepté de laisser partir Edward…

Ils avaient toujours espéré son retour, mais cela faisait maintenant 17 ans, et bien qu'Esmé et lui n'en aient jamais parlé, ils avaient essayé d'accepter l'idée que leur enfant était décédé. Personne ne savait que 7 ans après la découverte de ce petit corps carbonisé sur un terrain vague, ils étaient allés se recueillir sur la tombe de ce bébé sans nom. C'était devenu leur pèlerinage, ils avaient fini par se faire à l'idée qu'il s'agissait peut-être de leur fils. Ils avaient fait graver la stèle, ne mettant pas son nom, évoquant simplement un ange, laissant la porte entrouverte au destin au cas où celui-ci aurait souhaité le leur rendre. Mais aujourd'hui, il n'y croyait plus et il était temps qu'ils avancent pour leurs enfants, pour eux…

« -Papa, l'appela Emmett, tu devrais aller chercher ta trousse, Bella tient absolument à découper sa citrouille !

-Hey ! Je ne me suis pas coupée quand j'ai fait celle de la maison ! Protesta la jeune fille en agitant un couteau sous son nez.

-Pose ça, s'il te plaît, demanda Emmett en lui prenant le couteau des mains.

Carlisle ne put retenir un petit rire devant leurs chamailleries, après tout, c'était une journée ordinaire, il devait s'en convaincre et oublier la culpabilité qui le rongeait.

-Ne bougez pas ! Ordonna Esmé en essayant de prendre une photo.

-Y'a une voiture, annonça Jasper en se dirigeant vers la baie vitrée. C'est Charlie.

Carlisle se dirigea vers la porte d'entrée pour lui ouvrir. Il sortit sur le perron et vit une seconde voiture garée derrière celle du chef Swan, une jeune femme brune patientait au volant de celle-ci alors que Charlie le rejoignait.

-Bonjour ! Tu vas bien ? Lui demanda le médecin.

-Oui, on pourrait entrer un instant ?

Carlisle le laissa passer tout en jetant un coup d'œil intrigué à la jeune femme. Il rejoignit son ami et remarqua que tous les autres étaient là.

-Papa ? S'étonna Bella. Tout va bien ?

-Avant de te répondre, dit Charlie d'un ton suspicieux, j'aimerais savoir si l'un d'entre vous a fait une bêtise ?

Le médecin observa le chef Swan qui interrogeait du regard chacun des enfants, surtout Emmett qui était bien connu pour ses farces pas toujours drôles.

-Que se passe-t-il ? Interrogea Esmé.

-La jeune femme qui attend dans sa voiture s'est arrêtée au poste pour demander où vous habitiez.

-Où est le problème, Charlie ? Questionna Carlisle.

-Je ne sais pas justement, sauf que je peux vous dire que je sais reconnaître un agent fédéral lorsqu'il est devant moi, même s'il ne me brandit pas sa carte sous le nez ! Alors, personne n'a rien à dire ?

-Non ! Protestèrent les enfants.

-Un agent du FBI, répéta Esmé qui avait pâli.

Carlisle se dépêcha de rejoindre son épouse pour la prendre dans ses bras. Ces quelques mots leurs rappelaient de mauvais souvenirs.

-Bonjour, dit une jeune femme brune qui se tenait dans l'embrassure de la porte d'entrée.

Carlisle la détailla, lui trouvant un air vaguement familier. Elle devait avoir une trentaine d'années, elle était petite et brune. Ses yeux bleus lui rappelaient quelque chose, mais il n'aurait pas su dire quoi. Elle portait un jean clair, un chemisier bleu et une épaisse veste noire, tenue qui ne ressemblait guère à celles qu'arboraient les agents du FBI qui étaient friands de costumes ou tailleurs sombres.

-Je vous avais demandé de patienter dans la voiture, maugréa le chef Swan en lui lançant un regard peu amène.

-Je n'ai jamais été très obéissante, répondit-elle, et comme de toute manière vous avez déjà fait les présentations, je ne voyais pas de raisons d'attendre plus longtemps à l'extérieur. Monsieur et Madame Cullen, je suis l'agent Gibson. Pardonnez-moi de débarquer ainsi à l'improviste, mais je dois m'entretenir avec vous.

-Bien sûr, murmura Carlisle en l'invitant à entrer.

La jeune femme le suivit jusqu'au salon où il lui fit signe de prendre place dans un fauteuil. Toute la famille ainsi que Bella et Charlie les suivirent, ce dernier observait toujours la nouvelle venue avec méfiance.

-Je souhaiterais vous parler en privé, précisa l'agent du FBI.

-Nous n'avons aucun secret pour notre famille, répliqua le médecin en invitant tous les autres à s'asseoir.

-Voulez-vous boire quelque chose ? Demanda son épouse.

-Non, je vous remercie, Madame Cullen.

-Pardonnez-moi, mais que pouvons-nous faire pour vous ? Questionna Carlisle.

-Je souhaiterais que vous signez ces documents, l'informa l'agent Gibson en lui donnant un dossier.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda le médecin en ouvrant le dossier. Une plainte contre le FBI ?!

-Oui, il y a aussi différentes lettres que vous menacez de faire parvenir à tous les plus grands quotidiens américains.

-Qu'est-ce que ça veut dire ? Interrogea Carlisle stupéfait.

-A quoi vous jouez ?! Demanda Charlie en fronçant les sourcils.

-Pardonnez-moi, les interrompit Esmé, mais j'ai l'impression de vous connaître ?

-C'est exact, avoua la jeune femme, mon nom de jeune fille est Mayer, Lynda Mayer.

Carlisle sentit son cœur se figer dans sa poitrine alors qu'une sueur froide coulait le long de son échine. Mayer. Ce nom était synonyme de mauvais souvenirs et réveillait d'anciennes blessures. Esmé vint s'asseoir à ses côtés, leurs mains se joignirent fermement, s'accrochant l'un à l'autre. Maintenant, il se souvenait où il avait déjà vu ce regard bleu déterminé et empli de bonté.

-Je suis vraiment navrée de venir réveiller de mauvais souvenirs, croyez bien que si cela n'était pas nécessaire, je ne serais pas venue.

-Comment… Comment va votre père ? Balbutia Esmé.

-Mon père est décédé il y a quelques années.

-Je suis navrée, c'était quelqu'un de merveilleux, dit son épouse.

-Il vous estimait énormément tout les deux et se désespérait de ne pas avoir pu vous aider. Jusqu'à la fin, il a cherché votre fils.

-Croyez bien, Madame, que je suis sensible à la perte qui vous afflige, votre père a beaucoup fait pour nous, mais nous avons décidé de laisser cette histoire derrière nous et…

-Pardonnez-moi de vous couper Monsieur Cullen, mais je ne suis pas là pour vous parler de mon père ou de moi. Il y a un mois, j'étais en train de déjeuner à la terrasse d'un café quand une femme m'a abordé. Elle m'a dit s'appeler Ana et elle avait besoin de mon aide. Je travaille pour une section bien particulière du FBI, je suis profiler. Nous sommes deux équipes, nous étudions les comportements des meurtriers pour aider la police à les appréhender, mais depuis quelques temps, il a été demandé à mon équipe de cataloguer les sectes à risque. C'est pour cette raison qu'elle est venue me trouver. Elle souhaitait quitter une secte, enfin, elle voulait surtout mettre son fils à l'abri. Ana m'a dit qu'elle était prête à tout, même à rester dans la secte si cela pouvait permettre à son enfant d'en sortir.

-Excusez-moi, mais…

-Je vous en prie, Madame Cullen, laissez-moi continuer. Avez-vous entendu parler d'Orion ?

-J'imagine que vous ne parlez pas de la constellation ? Questionna Jasper.

-Orion est le nom d'une secte. Nous connaissons très mal leurs structures. Nous savons que leur gourou fait miroiter à ses adeptes un voyage vers Orion après leur mort où une vie emplie de joie les attendrait. Il a appuyé ses dires par une prophétie : Le jour où les impurs fêteront leurs morts, naîtra l'élu. Un ange envoyé sur Terre pour éclairer les ténèbres et guider les fidèles vers Orion. Ana m'annonça que son fils, Anthony, était l'élu. Elle craignait pour sa vie, le grand voyage approchant, elle ignorait quel sort allait lui être réservé. Depuis des années, elle pensait à mettre son fils à l'abri, mais elle n'a finalement trouvé le courage de réagir qu'en voyant l'échéance approcher. Grâce à elle, mon équipe a pu faire une ébauche de la structure de la secte. Nous nous sommes rendus compte que nous allions devoir intervenir et vite. Le profilage, leurs actes, tout nous laissait penser à un suicide collectif. Avec l'accord de nos supérieurs et l'aide de l'armée, nous avons pris d'assaut leur camp. Malheureusement, quelqu'un les a prévenus de notre arrivée et ils se sont défendus… Il y a eu beaucoup de blessés, de morts. Ils ont fait exploser une bombe, tuant beaucoup d'adeptes. Malgré la cohue, j'ai réussi à repérer le corps d'Ana. Elle était mourante. Elle s'était servie de son corps pour protéger son fils des balles. Anthony était sous elle, à moitié inconscient. Nous avons réussi à les mettre à l'abri. L'équipe médicale s'est occupée d'eux. Ana est décédée quelques heures plus tard à l'hôpital, termina l'agent du FBI en posant une photo sur la table basse, connaissez-vous cette femme Docteur Cullen ?

Pendant tout le récit de la jeune femme, il avait senti la tension qui habitait Esmé, son épouse n'avait cessé de serrer sa main au point que cela en devenait douloureux. La peur et l'espoir se mêlaient en lui, mais cette douleur lui permettait de rester lucide. Carlisle baissa les yeux vers la photographie, aussitôt, il sentit son cœur manquer un battement.

-Ana, murmura le médecin.

-Tu… Tu la connais ? S'étonna Esmé.

-Oui, Ana était l'une des secrétaires du service des urgences à l'hôpital de Chicago… Pourquoi nous racontez-vous tout ça ?

-Voilà une photo de son fils, Anthony, il a 17 ans, dit l'agent Gibson.

-Oh, mon Dieu ! S'écria Esmé en posant sa main sur sa bouche.

-Il… Il a 17 ans ? Répéta Carlisle en observant avec attention la photographie. Il… Serait-il possible que… que…

-Sur son lit de mort, Ana a avoué à Anthony qu'elle n'était pas sa mère, qu'elle avait aidé des membres de la secte à l'enlever à des parents impurs car il était l'élu. Je… C'est lui, c'est Edward.

-Je…Non ! Non, bafouilla Esmé en sanglotant, je ne veux pas… pas avoir de faux espoirs… je… Le FBI avait enquêté sur le personnel… Ils ont dit que personne… aucun n'était coupable ou complice.

-Ana n'a eu votre fils entre les bras que pendant quelques minutes, le temps de le donner à un adepte qui est aussitôt parti. Elle a respecté les consignes de la secte, elle n'a eu aucun contact avec eux pendant deux ans, puis elle les a rejoint et a eu sa récompense, elle est devenue la mère de l'élu. C'est pour ça que le FBI ne l'a jamais soupçonné, en plus, une de ses anciennes collègues était persuadée qu'elle l'avait eu au téléphone au moment de la disparition de votre fils.

-Ne nous faites pas ça, bredouilla Carlisle, nous avons presque réussi à faire notre deuil, ne nous donnez pas de l'espoir nous ne supporterons pas … Non… C'est trop dur…

-Esmé, Carlisle, murmura la jeune femme en se levant et en prenant leurs mains, j'ai gardé le dossier d'Edward, j'avais promis à mon père de continuer ses recherches. J'ai fait comparer son ADN à celui de votre fils, ils sont identiques.

-Vous êtes sûre ? Demanda Esmé dont le regard voilé s'éclairait.

-Oui, j'ai même fait faire le test deux fois, par ailleurs, à la naissance d'Edward, l'infirmière avait eu le temps de relever ses empreintes digitales pour son certificat de naissance, elles aussi confirment qu'Anthony est votre fils.

-Je … Je n'arrive pas à y croire, c'est… c'est… On ne croyait plus le revoir…, chuchota Carlisle encore sous le choc de l'annonce.

-Il a tes yeux, remarqua Esmé en contemplant avec amour la photo.

Carlisle ne put retenir un sourire en regardant la photographie. Edward était vivant ! Edward ! Ils allaient enfin le revoir, le serrer dans leurs bras ! Une larme roula sur sa joue, il aurait tant aimé que ses parents soient là pour qu'ils aient eux aussi la joie de connaître leur petit-fils.

-Où est-il ? Demanda Esmé. Peut-on le voir ?

-Si je vous ai amené ces documents c'est parce que mes supérieurs ne souhaitent pas que vous retrouviez Edward, du moins, pas pour le moment.

-Mais pourquoi ?! S'écria Alice.

Carlisle sursauta. Il avait oublié la présence de ses enfants. Des larmes coulaient sur leurs beaux visages et leurs yeux brillaient de bonheur. Il remarqua que Bella avait entraîné Charlie un peu à l'écart et qu'elle lui parlait à l'oreille, elle devait sûrement lui expliquer la situation.

-Il va y avoir un procès, les informa l'agent Gibson, car comme d'habitude le gourou a disparu avec l'argent volé aux adeptes, plusieurs charges sont retenues contre cet homme en fuite. Le FBI possède peu de preuves pour l'inculper et nous avons toujours un doute sur son identité, je pense que s'il a un bon avocat, il pourrait s'en sortir.

-Comment ça se fait que vous n'ayez pratiquement rien ? Demanda Charlie.

-Il est très malin et très doué pour brouiller les pistes. Mes supérieurs pensent que comme Edward était l'élu, il a pu voir ou entendre des choses qui permettraient d'inculper définitivement cet homme qu'il a forcément côtoyé. Cependant, ils se sont heurtés à un mur, Edward refuse de parler. Mon mari qui est un excellent profiler, si ce n'est le meilleur, n'a pas réussi à lui faire dire un seul mot sur la secte ou sa vie là-bas. Ils avaient donc dans l'idée de le garder jusqu'au procès et de le forcer à témoigner en utilisant tous les moyens à leur disposition.

-Ils n'ont pas le droit ! S'écria Esmé. Que vont-ils faire à mon bébé ?

-Rien, Madame Cullen, mon époux et moi-même l'avons quelque peu soustrait à leur autorité. Edward est en sécurité pour le moment et il le sera encore plus quand il sera auprès des siens.

-Que doit-on faire ?

-Signez ces documents, Monsieur Cullen. Il suffit que je les fasse parvenir à mes supérieurs, cela suffira à les faire plier. Ils ne souhaitent pas avoir mauvaise presse. Cependant, avant, j'aimerais que vous m'écoutiez attentivement, Edward est votre fils et vous avez envie de le revoir mais je veux être certaine que vous ayez conscience de ce que cela signifie. Tout ne sera pas simple, bien au contraire, cela va être dur et douloureux pour vous, mais aussi pour vos enfants.

-Que voulez-vous dire ? Demanda Esmé.

-Imaginez que vous ayez vécu pendant 17 ans dans un monde reclus, coupé de toute civilisation. Il a grandi avec des gens qu'il considérait et qu'il aimait comme ses parents, sa famille. En 48 heures, il a tout perdu, sa famille, ses amis, ses repères. Il a vu des gens mourir. Le monde qui l'entoure aujourd'hui lui est complètement étranger.

-J'imagine qu'il obéit à leurs préceptes, lâcha Jasper d'un ton songeur.

-Parmi toutes les choses que vous devez savoir à son sujet, l'une d'elles et qu'il est très intelligent, il a un quotient intellectuel de 180.

-180, répéta Carlisle stupéfait, mais… mais c'est prodigieux.

-Oui et cela a, je pense, posé des problèmes au gourou de la secte. D'après les témoignages des adeptes que nous avons aidé, ils voyaient souvent l'élu quand il était enfant, il était admiré, adulé… Cependant, dès qu'il a atteint une dizaine d'années, le gourou a annoncé que les adeptes ne méritaient plus de voir la beauté de l'ange qui leur avait été envoyé, qu'ils salissaient sa pureté. Néanmoins, grâce à certains témoignages et à Ana, je pense que l'intelligence de votre fils leur a joué des tours.

-C'est-à-dire ? Questionna Rosalie.

-D'après ce que m'a dit Ana, il suivait les préceptes de la secte, mais durant son temps libre, il dévorait tous les livres qui étaient à sa portée. Grâce à eux, il s'est construit un esprit aussi libre et indépendant que son environnement le lui permettait. Ana appréhendait les 17 ans de votre fils car ils signifiaient le début du voyage, mais aussi parce qu'il remettait de plus en plus fréquemment en cause les préceptes qu'on lui avait inculqué depuis qu'il était enfant. Ana ignorait ce qu'il se passait, mais le gourou le punissait régulièrement depuis son adolescence parce qu'il posait des questions qui dérangeaient.

-Je vous en prie, soyez franche, demanda Carlisle d'une voix tremblante, nous savons tous ce qui peut se passer dans ces sectes, comment certains adultes abusent des enfants… Edward… Edward…

-Non ! Coupa l'agent Gibson. Nos médecins l'ont examiné, il va bien.

-Merci Seigneur, murmura Esmé en essuyant une larme.

-Ecoutez, accepter Edward sous votre toit, retrouver votre fils signifie aussi tolérer qu'il agisse encore selon certains préceptes, vous ne devrez pas le brusquer. Il est intelligent et a suffisamment de volonté pour arriver à s'adapter, mais vous devrez le laisser avancer à son rythme. Il a vécu un traumatisme et il est possible que pour se rassurer il s'enfonce un certain temps dans la seule chose qu'il connaisse et qui le rassure : les préceptes de la secte.

-Nous nous adapterons, promit Alice, on prendra soin de lui, n'est-ce pas ?

-Oui, ma chérie, assura Esmé en lui souriant.

-Je suis sûre que votre amour sera le meilleur des remèdes. Cependant, n'oubliez pas ce point, si vous vous le considérez comme votre fils, pour lui, vous êtes des étrangers et il vous traitera comme tel pendant un moment. Ne le forcez pas à vous appeler maman ou papa, respectez son intimité et même son isolement.

-Très bien, acquiesça Esmé.

-Une dernière chose, il s'appelle Anthony et non Edward. Je sais que cela va être dur pour vous et que cela risque de vous échapper, mais appelez-le Anthony, du moins, jusqu'à ce qu'il accepte d'être Edward Cullen.

-Nous ferons de notre mieux, assura la mère de famille qui s'était tout de même crispée face à cette demande.

-Mon mari m'a aussi demandé de vous prévenir qu'il y avait une condition pour qu'Edward vous rejoigne et il tient à ce que vous la respectiez.

-Laquelle ? Interrogea Carlisle.

-Edward est intelligent, très intelligent. Au cours de l'interrogatoire, Aaron a senti qu'il cachait quelque chose, mais il n'a pas réussi à trouver quoi. Il est possible qu'Edward porte un masque, qu'il soit bien plus ancré dans les préceptes de la secte que nous ne le pensions. Si sa crainte se révèle justifiée, nous laissons dans la nature quelqu'un qui a suffisamment de charisme et de pouvoir pour réunir d'anciens ou de nouveaux adeptes. Je vous demanderai donc de me prévenir sans attendre si son comportement est étrange ou si vous suspectez quoi que ce soit, ai-je votre parole Monsieur et Madame Cullen ?

-Oui, bien sûr, acquiesça Carlisle.

-Pensez-vous que cela soit plus qu'une possibilité ? Demanda Emmett qui ouvrait pour la première fois la bouche.

-Contrairement à Aaron, je ne pense pas qu'Edward représente un danger. Pour moi, il n'est qu'une victime de la folie d'un homme. Cependant, mon époux pense que mon jugement est faussé.

-Pourquoi ? Interrogea Charlie qui suivait avec intérêt la conversation.

-J'ai connu la famille Cullen lorsque j'étais enfant, j'ai même gardé Emmett et Alice. Pendant presque toute sa vie, mon père a cherché Edward, j'ai toujours entendu parler de lui, pour moi, il n'était pas un inconnu… Par ailleurs, Edward, enfin… Il s'est accroché à moi depuis que je l'ai trouvé. Je pense que c'est parce que j'ai été la première personne à être honnête avec lui, à lui dire la vérité… Maintenant que tout est dit, vous sentez-vous prêt à l'accueillir parmi vous ? Si vous l'êtes, n'oubliez pas que malgré les difficultés, vous ne devrez jamais l'abandonner ou baisser les bras, sinon, vous le détruirez à jamais.

-C'est notre fils, la question ne se pose même pas, affirma avec véhémence Esmé.

-Oui, assura Carlisle, les enfants ?

Le médecin sourit devant la cacophonie qui lui répondit, tous étaient enthousiastes et semblaient attendre avec impatience le retour de leur frère.

-On vous aidera de notre mieux, n'est-ce pas papa ?

-Oui, Bella, vous pourrez compter sur nous.

-Merci Charlie, merci Bella, les remercia Esmé.

-Alors, quand pourrons-nous le voir ? Questionna Carlisle d'une voix rendue tremblante par l'émotion.

-Je pense que pour une première rencontre nous pourrions trouver un endroit neutre, proposa Lynda. Vous pourrez le voir en notre présence et il repartira avec nous. En fonction de ses réactions, nous envisagerons une seconde rencontre ici pour qu'il découvre votre environnement.

-Vous voulez qu'il fasse peu à peu connaissance avec nous ?

-Oui, Madame Cullen, il a été suffisamment traumatisé ces derniers temps.

-Je vous en prie, appelez-nous par nos prénoms, demanda Esmé.

-Très bien, sourit la jeune femme, si vous m'appelez Lynda… Comme je vous le disais, il a tout perdu en 48 heures et… »

Carlisle sursauta en entendant la sonnerie d'un téléphone portable, l'agent Gibson s'excusa tout en attrapant son portable, elle fronça légèrement les sourcils en voyant le nom qui s'affichait sur l'écran et sortit sur le perron pour répondre. Carlisle enlaça son épouse, tout comme elle, il ne pouvait s'empêcher de sourire et des larmes de joie ne cessaient de lui échapper. Leurs enfants aussi étaient euphoriques et ravis d'accueillir un nouveau membre dans la famille.

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Bella était assise à côté de son père. Elle savourait la joie qu'elle lisait sur le visage de sa famille de cœur, ils méritaient ce bonheur. Et dire qu'il y a quelques heures ils étaient prêts à faire le deuil de leur fils, le destin était parfois bien capricieux ! Son regard se posa sur la photo du jeune homme qui était restée sur la table du salon. Elle eut un instant le souffle coupé par sa beauté. Ses yeux étaient du même vert profond que celui de Carlisle, même s'ils ne semblaient pas aussi animés, ils paraissaient tristes, mais elle était certaine qu'elle y lirait bientôt de la joie. Il avait un visage fin avec un teint clair, elle pouvait reconnaître les traits délicats d'Esmé ou d'Alice. Par contre, il avait le menton carré comme tous les hommes de la famille. Ses cheveux étaient une étrange combinaison de ceux de ses parents, ils étaient cuivrés mais avec des mèches qui tiraient vers le blond. Alors qu'elle s'étonnait encore de ses traits parfaits, elle comprit pourquoi ces gens avaient fait de lui un ange, si de tels êtres existaient, elle était certaine qu'ils lui ressembleraient.

Bella sortit difficilement de sa contemplation. Son regard se porta alors sur l'immense baie vitrée, elle voyait l'agent Gibson faire les cent pas, elle paraissait énervée. Que se passait-il ? La jeune fille espérait de tout cœur que ce coup de fil ne concernait ni les Cullen, ni leur fils. Après quelques minutes, elle vit l'agent du FBI ranger son téléphone et inspirer plusieurs fois pour tenter de se calmer. A cet instant, elle se rendit compte qu'un silence pesant s'était installé dans le salon. La jeune femme les rejoignit. Elle vit l'anxiété sur les visages d'Esmé et de Carlisle, ce dernier fut le premier à parler.

« -Que se passe-t-il ?

-Mes supérieurs ont appelé mon époux, ils ne sont pas contents… Ils nous demandent de rentrer immédiatement avec Edward sinon ils viendront le chercher.

-Non ! S'écria Esmé.

Bella sentit toute sa douleur de mère dans ce cri, sa main chercha celle de Charlie, les Cullen ne survivraient pas à une nouvelle séparation.

-Tout va bien se passer, la rassura Lynda, seulement, nous allons devoir agir autrement. Aaron leur a expliqué que nous étions venus ici pour vous rendre votre fils car vous vous apprêtiez à ouvrir une procédure contre le FBI et à alerter les journalistes, cela les a quelque peu calmés. Néanmoins, ils exigent notre retour à l'antenne de Seattle.

-Et Edward ? Demanda Carlisle d'une voix tremblante.

-Mon mari est en train de discuter avec lui, de lui expliquer la situation. Je vais aller les rejoindre et si tout va bien nous serons de retour dans deux heures avec Edward, enfin, Anthony.

-Dans deux heures, je pourrais serrer mon bébé dans mes bras, murmura Esmé.

-Peut-être, n'oubliez pas que vous ne devez pas le brusquer, rappela Lynda, j'imagine que vous aviez prévu de fêter Halloween ce soir ?

-Oui, répondit Alice.

-Alors, ne changez pas votre programme.

-On avait prévu de dîner ici, l'informa Rosalie, il vaut mieux qu'on mange à l'extérieur ?

-Non, mais, par contre, ne lui posez pas trop de questions, laissez-le se confier s'il le souhaite. Bien, je vais y aller. On se revoit tout à l'heure.

-Lynda ? L'appela Esmé alors que la jeune femme s'apprêtait à sortir.

-Oui ?

-Merci, merci de m'avoir ramené mon bébé.

-Je vous en prie, Esmé, c'est un plaisir. »

A tour de rôle, Esmé et Carlisle avaient étreint la jeune femme avant que celle-ci ne s'en aille. Pendant quelques minutes un étrange silence s'abattit sur le salon avant qu'Alice ne pousse un cri de joie en se jetant sur son père qui chancela quelque peu sous l'impact. Rosalie et Jasper entourèrent leur mère. Emmett posa sa main sur l'épaule de son père, ils se regardèrent un long moment avant de s'étreindre malgré les protestations du petit lutin qui avait du mal à respirer entre eux deux. Tout le monde éclata de rire.

Esmé, entourée de ses filles, s'installa sur le canapé. Elles se perdirent dans la contemplation de la photo du jeune homme. Carlisle discutait avec Charlie qui partageait la joie de son ami et l'assurait de son soutien. Bella vit Emmett et Jasper discuter, ce dernier ne semblait pas content. Il fronça les sourcils tout en murmurant à Emmett de sortir ce que l'aîné fit au moment où Esmé paniqua en pensant au repas de ce soir. Elle voulait préparer un vrai festin pour son fils, mais elle ignorait tout de ses goûts. Carlisle était en train de la rassurer quand Bella sortit de la villa. Elle se dirigea vers le garage et trouva Emmett en train de se défouler avec un sac de frappe. Elle s'assit en face de lui, il savait qu'elle était là, elle ne dit rien attendant qu'il se calme.

« -Pourquoi n'es-tu pas à l'intérieur avec les autres à fêter l'évènement ? Questionna-t-il d'un ton amer.

-Et toi ? Répondit-elle simplement sans se laisser démonter par sa mauvaise humeur.

-Qu'est-ce que tu vas dire ? Que je devrais avoir honte de ne pas me réjouir du retour de ce frère ? Que je n'ai pas de cœur ?

-Je n'ai rien dit.

-Putain ! Lâcha Emmett en donnant un violent coup de poing dans le sac. Il va encore foutre notre vie en l'air !

-Tu n'en sais rien, murmura Bella.

-Tu n'étais pas là, Alice ne s'en souvient pas, mais moi je me rappelle les larmes qu'ils dissimulaient vainement derrière des sourires crispés. Tu n'entendais pas ma mère reprocher à demi-mots à mon père la disparition de mon frère ? De l'avoir laisser seul à la pouponnière ? Ils étaient sur le point de se séparer quand nous sommes partis pour San Francisco. Heureusement que là-bas les parents de Rose et de Jasper les ont convaincu d'aller voir un psy, je n'ose imaginer ce qu'ils seraient devenus sans cette thérapie ! Comment veux-tu que j'apprécie ce frère qui n'a fait que semer la discorde dans notre famille ? Dis-moi, Bella, que va-t-il se passer s'il part à nouveau ? Ou s'il ne veut pas faire partie de notre famille ? Alors, ne compte pas sur moi pour l'accueillir à bras ouverts !

-Et pourtant, tu le feras, Emmett Cullen ! S'énerva Bella en se levant et en ne le quittant pas du regard. Dans un premier temps, tu le feras pour tes parents, pour ne pas qu'ils aient de la peine et ensuite, tu le feras pour toi, pour lui car quoi que tu dises vous êtes frères.

-Bella…

-Non, je t'en prie, Emmett, rentrons et laisse-lui une chance de faire partie de ta vie. »

L'aîné des Cullen soupira avant de s'approcher d'elle pour la serrer dans ses bras. Bella savait qu'elle avait juste gagné un peu de temps, mais elle ne laisserait pas Emmett gâcher ce moment et puis elle était certaine que dans peu de temps il adorerait son petit frère ! Ensemble, ils regagnèrent la maison où la famille s'activait. Les filles étaient en cuisine en train de préparer le repas, tandis que Carlisle, Jasper et Charlie discutaient avec animation.

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Les heures les séparant de l'arrivée d'Edward s'égrenèrent rapidement, à l'euphorie du moment s'était mêlée l'anxiété, tous appréhendaient plus ou moins les réactions du jeune homme. Charlie avait dû retourner au commissariat. Bella était restée à la villa car elle devait sortir avec les enfants Cullen.

Tous se figèrent quand une voiture s'arrêta devant la villa. Bella vit Carlisle prendre la main d'Esmé et d'un pas hésitant ils se dirigèrent vers la porte d'entrée. On sonna. Carlisle ouvrit la porte avant de revenir auprès d'Esmé et de l'enlacer, tout deux tentaient d'apaiser leur nervosité, leurs mains ne se lâchaient pas, leurs jointures étaient presque blanches.

Un homme d'une trentaine d'années entra. Il était grand, légèrement musclé, ses cheveux étaient d'un noir profond tout comme ses yeux. Son visage était sévère, mais on pouvait lire de l'amour dans son regard quand celui-ci se posa sur Lynda qui entra à son tour dans la maison. Bella sentait que la tension qui régnait dans la pièce était à son paroxysme.

Les deux agents du FBI se tournèrent vers la porte, Lynda tendit une main pour inciter le jeune homme à entrer. D'un pas hésitant, il entra. Bella sentit son cœur manquer un battement. La photo ne lui rendait pas justice, il était encore plus beau en réalité. Il portait un jean noir et une chemise blanche, ses vêtements mettaient en valeur son corps parfait. Le jeune homme avait la tête baissée. Lynda lui prit la main et il releva lentement la tête, elle lui fit un sourire rassurant et il accepta enfin d'observer les gens qui l'entouraient. La jeune fille resta un instant subjuguée par la beauté des traits de son visage, l'émeraude de ses yeux, même ses cheveux lui paraissaient doux et elle eut de les toucher.

« -Anthony, dit Lynda, je te présente Carlisle et Esmé Cullen, tes parents.

Le jeune homme observa le couple. Bella fut surprise de ne voir aucune émotion passer sur son visage alors que ses parents avaient déjà fondu en larmes. Esmé quitta l'étau protecteur des bras de son mari pour embrasser son fils, elle tendit ses bras vers lui, mais ce dernier se déroba. Il trouva refuge derrière le couple d'agents du FBI.

-Bonsoir, je suis l'agent Aaron Gibson, les salua l'homme en leur tendant la main et détourner un instant leur attention du jeune homme, je suis ravi de faire votre connaissance.

Bella remarqua que pendant que son mari parlait avec les Cullen, Lynda discutait doucement avec Edward. Le jeune homme ne cessait de triturer le bas de sa chemise laissant ainsi transparaître sa gêne.

-Ca va aller, entendit-elle, ils t'aiment, ils vont prendre soin de toi.

-Anthony, appela Aaron, viens donc saluer tes parents ainsi que tes frères et sœurs.

-Je suis ravie que tu sois parmi nous, assura Esmé en n'osant plus l'approcher.

-Tu es plus que le bienvenu ici, affirma Carlisle en lui souriant.

-Merci de m'accueillir chez vous, Madame et Monsieur Cullen, dit-il d'une voix basse.

La jeune fille put lire la peine dans le regard d'Esmé et de Carlisle, mais ils se reprirent rapidement.

-Ca commence, maugréa Emmett en fusillant du regard le nouvel arrivant.

-La ferme ! Grogna Jasper en lui donnant un coup de coude.

Carlisle reprit la parole et présenta le reste de la famille. Alice et Rosalie esquissèrent un geste dans sa direction, mais leur père les en dissuada d'un regard et elles se contentèrent de lui sourire avec bienveillance.

-Et voici, Bella, termina le médecin, Bella est presqu'un membre de la famille, son père Charlie est l'un de mes meilleurs amis et Bella passe beaucoup de temps avec ta sœur Alice, vous serez donc amené à vous croiser régulièrement.

Bella sentit ses joues rougir quand elle croisa le regard émeraude du jeune homme, le temps sembla se figer et une étrange lueur s'alluma dans les prunelles du nouveau Cullen. Une étrange chaleur envahit son corps et elle ne put s'empêcher de lui sourire.

-Je suis navré, s'excusa Aaron, mais nous devons partir.

Il s'approcha d'Edward et le serra dans ses bras tout en lui murmurant quelque chose à l'oreille. Son épouse l'imita, mais le jeune homme ne semblait pas vouloir la quitter.

-Ne me laissez pas ici, murmura-t-il, s'il vous plaît.

-Tout va bien se passer, assura Lynda, ils veilleront sur toi. Tu es en sécurité ici.

-Tiens, dit Aaron en lui donnant un bout de papier, tous nos numéros de téléphone sont là, appelle-nous à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

-N'hésite pas, insista Lynda avant de se tourner vers les Cullen.

-On prendra soin de lui, promit Carlisle, faites bonne route.

-Merci, répondit la jeune femme en sortant avec son mari.

-Appelez-nous pour nous dire que vous êtes bien arrivés, demanda Esmé en les serrant dans ses bras alors que son mari leur serrait la main.

-Au revoir, murmura le jeune homme en regardant la porte se refermer. »

Bella sentit son cœur se serrer, il semblait perdu et inquiet. Elle lutta contre l'envie qu'elle avait de le prendre dans ses bras pour le consoler. Son regard se posa sur l'unique sac qui devait contenir toute sa vie, tous les objets auxquels il devait tenir, ses souvenirs, avaient dû disparaître lors de l'explosion qui avait ravagé les locaux de la secte. Esmé s'avança vers lui. Doucement, elle prit sa main, il se laissa faire. Elle l'emmena ensuite faire le tour de la villa, Carlisle se dépêcha de les rejoindre après avoir déposé son sac dans la chambre d'amis. Bella resta avec les autres au salon. Alice et Rosalie étaient heureuses d'avoir un nouveau frère et discutaient sur la meilleure manière pour le mettre à l'aise. Emmett ruminait dans son coin et Jasper le surveillait. Bella s'assit à côté du blond et posa une main apaisante sur la sienne. Emmett n'était pas quelqu'un de méchant, loin de là, elle était certaine qu'il allait se calmer. Bella lui sourit et Jasper se détendit quelque peu. Elle espérait sincèrement que tout allait bien se passer, Edward avait l'air tellement fragile…

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Voilà la suite, j'espère qu'elle vous a plu, n'hésitez pas à me le faire savoir !

A dimanche pour la suite !