Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

Un grand MERCI pour vos reviews et vos encouragements !!!

Pour les reviewer anonymes :

Tifolitoi : Salut, la miss !!! Bien sûr que je me souviens de toi ! Je suis bien contente de te retrouver sur cette fiction ! Merci pour ta review et j'espère que la suite te plaira ! A bientôt !

Laurie : Merci beaucoup pour ta review !!! Je suis contente que l'histoire te plaise, voilà la suite ! J'espère qu'elle te plaira ! A + !

Marine 02 : Merci énormément pour ta review ! Je suis vraiment contente que l'histoire te plaise. Une partie de ce chapitre sera du point de vue d'Edward, en espérant que ça te plaise !

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Sur ce : BONNE LECTURE !!!

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Chapitre 3 : Premiers pas

Bella aidait Esmé et ses filles en cuisine. Carlisle s'était enfermé quelques minutes dans son bureau pour téléphoner à l'hôpital pour les informer qu'il prenait quelques jours de congés. Elle jeta un coup d'œil au salon. Jasper et Emmett jouaient à un jeu vidéo sur le grand écran du salon, le blond avait proposé Edward de participer, mais celui-ci avait décliné poliment l'invitation. Il était assit à l'extrémité du canapé, il se tenait bien droit, ses mains étaient entremêlées et posées sur ses genoux. Il n'était pas à l'aise, cela se sentait. Elle aurait aimé faire quelque chose pour lui, mais elle ignorait quoi faire. La jeune fille détourna son attention du jeune homme quand Esmé lui demanda de mettre la table.

Quelques minutes plus tard, le repas était prêt. Elles se rendirent dans le salon pour prévenir le reste de la famille. Bella se figea lorsqu'elle vit les traits crispés d'Edward, il avait la tête baissée, son visage était blême. Le jeune homme sursauta en entendant les coups de feu très réalistes émis par le jeu.

« -Le repas est prêt les garçons, les informa Esmé, éteignez le jeu, s'il-vous-plaît.

-On a presque fini la partie, maman, protesta Emmett.

Carlisle entra à cet instant dans le salon. Le sourire qui éclairait le visage du médecin se fana lorsqu'il vit Edward.

-Eteignez immédiatement ce jeu ! Ordonna calmement Carlisle.

-On n'a pas fini ! Protesta l'aîné.

-Emmett ! Gronda-t-il.

Les deux garçons levèrent la tête surpris par le ton de leur père, ce dernier observait son plus jeune fils qui s'était quelque peu relaxé.

-Anthony, tu aimerais peut-être te rafraîchir avant de passer à table ? Esmé va t'accompagner.

Bella remarqua le regard intrigué que lui lança son épouse, pourtant, elle accompagna Edward à l'étage.

-Les enfants, commença-t-il d'un ton doux, j'apprécierais que vous ne jouiez pas à des jeux aussi violents lorsque votre frère est là, je pense que cela ravive de mauvais souvenirs.

-Quel con, maugréa Jasper, je suis désolé, papa. On aurait du s'en rendre compte !

-Ce n'est pas grave, le rassura Carlisle, évitez ces jeux l'avenir.

Ils acquiescèrent de la tête, Emmett plus à contre cœur que Jasper. Esmé et Edward passaient le pas de la cuisine quand ils les rejoignirent, ils s'installèrent à table. Bella remarqua à cet instant qu'Edward n'avait pas bougé, il se tenait debout, droit comme un I, près du mur, la tête baissée. Les enfants Cullen commencèrent à se servir, seuls Jasper et elle remarquèrent le malaise qui étreignait Edward.

-Viens t'asseoir à côté de moi, demanda doucement Carlisle à son cadet.

D'un pas hésitant, il s'installa. Bella sentit le doux parfum du jeune homme l'envouter. Elle sursauta quand elle entendit Alice crier son prénom. Son amie l'observait d'un air insistant en lui tendant le saladier. Tout en rougissant, elle prit le plat des mains de son amie et commença à se servir de salade. Elle passa ensuite le plat à son voisin de table, leurs doigts se frôlèrent provoquant une légère décharge électrique qui parcourut tout son corps. Leurs regards se croisèrent un instant avant que le jeune homme ne baisse précipitamment la tête. Bella tenta de se concentrer sur son assiette pour tenter d'oublier son trouble.

-Tu veux que je te serve, mon grand ? Interrogea Esmé.

Bella se tourna vers Edward. Ce dernier paraissait figé sur sa chaise, ne sachant pas quoi faire. Les conversations autour de la table cessèrent et tous les regards convergèrent sur lui, elle eut l'impression qu'il se tassait un peu plus sur lui-même, tentant de se soustraire à leurs regards. Bella se saisit de son verre d'eau et sans réfléchir plus longtemps elle le renversa sur la table.

-Mais quelle idiote ! Soupira-t-elle attirant l'attention de tous. Je suis vraiment pas douée.

Bella épongea avec sa serviette sous les rires d'Emmett et de Jasper. Esmé en profita pour remplir l'assiette de son fils et passer le saladier à son mari.

-Tu as intérêt à faire attention, conseilla Alice d'un ton menaçant, ne renverse rien sur ta tenue ce soir !

-Je te promets de faire de mon mieux, lâcha Bella en esquissant un pâle sourire.

-Où allez-vous à Port Angeles ? Interrogea Esmé en versant de l'eau dans le verre d'Edward.

-On va à la fête d'une des confréries de la fac, répondit Emmett la bouche pleine.

-Surveille tes manières, gronda doucement sa mère.

-Quelle confrérie ? Demanda Carlisle.

-Ne t'inquiète pas, le rassura Rosalie, il n'y aura pas d'alcool ou de drogue, juste de la musique et des amis.

-Et c'est promis on sera là au plus tard à 3 heures, récita Alice.

-En quoi vous déguisez-vous ? Questionna Esmé.

-Surprise, tu verras tout à l'heure ! Déclara Alice d'un ton joyeux.

-Tu n'as pas faim, Anthony ? Demanda doucement Jasper.

-C'est vrai que tu n'as pas touché à ton assiette, si tu n'aimes pas, je peux te faire autre chose ? Proposa Esmé.

-Non, merci, Madame, répondit-il dans un murmure.

-Ed… Anthony, se reprit Carlisle, il faut que tu manges un peu.

-Je n'ai pas faim, avoua le jeune homme.

-Quand as-tu mangé pour la dernière fois ?

-Je… Aaron a voulu que je mange avant de venir ici.

-Qu'as-tu mangé ? As-tu déjeuné correctement aujourd'hui ? Poursuivit Carlisle.

-Carlisle ! Coupa doucement Esmé. Pardonne ton père, Edward, c'est son côté médecin qui ressort !

-Je m'appelle Anthony !

-Oui, bien sûr, excuse-moi, balbutia Esmé. Pardonne-moi.

-Ouais, ben, c'est pas la peine de parler de cette manière à ma mère ! Grogna Emmett en le fusillant du regard.

-Ce n'est rien, assura Esmé.

Carlisle lança un regard sévère à son aîné avant de s'essuyer avec sa serviette et de se lever.

-Viens, dit-il à l'attention d'Edward, tu dois avoir envie de te reposer, je vais t'accompagner à ta chambre. Tu pourras prendre un livre dans ma bibliothèque si tu le souhaites.

-Merci, souffla le jeune homme en se levant à son tour, merci pour ce repas Madame.

-Je t'en prie, Anthony, pourrais-je monter te souhaiter bonne nuit ?

-Oui, accepta-t-il. Passez une bonne soirée.

-Merci, répondit Alice en lui souriant.

-C'est gentil, sourit Rose, dors bien.

-Ouais, repose-toi bien, le salua Jasper, à demain.

-Fais de beaux rêves, murmura Bella en lui souriant timidement.

Il hocha discrètement la tête dans sa direction et Bella sentit aussitôt ses joues rougir. Elle reporta son attention sur son assiette tout en se disant qu'elle aurait mille fois préféré rester ici avec Edward plutôt que d'aller à cette stupide fête. La jeune fille fit un effort pour se concentrer sur la conversation animée plutôt que sur le jeune homme qui se trouvait à l'étage.

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Carlisle regagna la chambre de son fils au moment où celui-ci sortait de sa salle de bain privée. Edward se figea une nouvelle fois et baissa la tête. Il remarqua les tremblements qui agitaient le jeune homme.

« -Viens vite te mettre au chaud, dit-il doucement en repoussant la couette.

Il se tourna vers son fils qui n'avait toujours pas bougé, ses poings étaient serrés le long de son corps alors qu'il tentait de réprimer ses tremblements.

-Anthony ?

Carlisle s'approcha lentement de lui. Son fils semblait perdu dans ses pensées. Il posa une main sur son épaule, aussitôt, Edward tressaillit. Il comprit alors que le jeune homme n'était pas dans la lune, il avait surveillé le moindre de ses gestes depuis son entrée dans la chambre aussi discrètement qu'il avait pu.

-Viens te coucher, répéta-t-il en l'entraînant vers le lit.

Il sentit et ignora le bref mouvement de recul qu'eut son fils lorsqu'il passa son bras autour de ses épaules pour le guider jusqu'au lit. Edward s'allongea, mais paraissait toujours tendu.

-Veux-tu que je te donne quelque chose pour dormir ? Demanda-t-il en s'asseyant sur le rebord du lit.

-Non, je vous remercie Monsieur.

-Anthony, je sais que la situation est difficile pour toi et que tu es perdu. Cependant, sache que ta mère et moi nous t'aimons, nous ferons tout pour que tu sois heureux avec nous alors n'hésite pas à nous parler si quelque chose de dérange, notre porte te sera toujours ouverte de jour comme de nuit, tu as retenu où était notre chambre ?

-Oui, Monsieur.

-Alors, si cette nuit ou un autre jour tu as besoin de nous que ce soit parce que tu te sentes seul, triste ou juste pour discuter n'hésite pas à venir nous voir. J'aimerais aussi te demander une faveur, peux-tu nous appeler par nos prénoms ta mère et moi ?

-Oui.

-Tant que j'y suis, j'ai l'impression d'être dans un autre siècle lorsque tu me vouvoies, serais-tu contre l'idée de nous tutoyer ?

-Non.

-Toc, toc, dit doucement Esmé en entrant dans la chambre, je ne vous dérange pas les garçons ?

-Non, répondit Carlisle.

Esmé entra et se dirigea vers la table de chevet, elle y déposa un verre de lait et une assiette de cookies.

-Je me suis dit que tu aurais peut-être un petit creux, avoua-t-elle.

-Merci, Esmé.

-Je t'en prie, mon chéri, murmura-t-elle émue de l'entendre prononcer son prénom.

Esmé hésita un instant, ne sachant pas trop comment agir, puis, doucement, elle se baissa vers son fils et déposa un baiser sur son front.

-Bonne nuit, Anthony.

-Bonne nuit, Esmé.

Carlisle regarda une dernière fois sa femme caresser la joue de leur enfant avant de sortir. Il se pencha et alluma la lampe de chevet.

-Fais de beaux rêves, Anthony, et n'oublie pas, nous ne sommes pas loin.

Le médecin observa une dernière fois son fils avant de refermer doucement la porte et de rejoindre le reste de la famille au rez-de-chaussée.

-Comment va-t-il ? Lui demanda Jasper alors qu'il reprenait sa place.

-Il est perdu et malheureusement je ne pense pas avoir réussit à le rassurer.

-Il lui faut du temps, le réconforta Rose.

-Bon, il va falloir que l'on se mette au travail ! Lâcha Alice.

-Au travail ? ! Répéta Emmett d'un ton étonné.

-Ben, oui, Edward ne va pas rester indéfiniment dans la chambre d'amis, il faut qu'il ait sa chambre, expliqua le petit lutin, je pensais que l'on pourrait aménager la pièce qui est à côté de ton bureau papa puisqu'elle a une petite dépendance que l'on pourra transformer en salle de bain.

-Hey ! On avait dit qu'on allait y installer une salle de sport !!! Protesta Emmett.

-Voyons quel est le plus important que ton frère ait son propre espace ou que tu ais un endroit pour faire de la gonflette ? Lança Alice d'un ton assassin.

-Tu sais depuis combien de temps j'attends pour avoir ma salle de sport ?

-Non, mais je rêve là ! S'écria le petit lutin en lui jetant un regard noir.

-Calme-toi, Alice, lui demanda Rosalie, je suis sûre qu'Emmett te charrie, n'est-ce pas, mon cœur ?

-Je…Je…

-Bien sûr qu'il plaisante, coupa Jasper tout en lançant un regard assassin.

-Oui et puis ce sera un bon moyen pour que vous passiez du temps tous ensemble, expliqua Bella, cela pourra peut-être faciliter les choses ?

-Je le pense aussi, acquiesça Carlisle.

-Bien, maintenant, terminons notre repas sinon vous allés être en retard pour votre soirée. »

Tous acquiescèrent aux paroles d'Esmé et ils se remirent à manger. Le repas terminé, ils les laissèrent regagner l'étage pendant qu'ils débarrassaient tout en leur faisant promettre de ne pas faire de bruit pour ne pas déranger Edward. Carlisle ferma le lave-saille et se dirigea vers sa douce épouse qui était en train de ranger les serviettes. Tendrement, il l'enlaça et posa sa tête sur son épaule. Elle se retourna et chercha le chemin de ses lèvres. Lorsqu'ils se séparèrent, Carlisle caressa sa joue. La même lueur brûlait dans leurs regards, ils étaient heureux, heureux que leur famille soit enfin réunie.

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Bella observait son reflet dans la glace de la salle de bain, elle tenta une nouvelle fois d'arranger sa combinaison moulante pour qu'elle soit moins décolletée, mais elle fut stoppée par le regard furieux d'Alice qui se dépêcha de remettre le vêtement bien à sa place. Rosalie ronchonna en lui demandant de rester tranquille le temps qu'elle termine son maquillage. Enfin, elles finirent par sortir toutes les trois de la salle de bain, Emmett et Jasper les attendaient dans la chambre adjacente eux aussi vêtus de cuir noir. Tous avaient revêtu des costumes des X-Men. Bella sourit en voyant les griffes d'aciers qui sortaient des gants d'Emmett et les lunettes rouges de Jasper. Rosalie avait mis une perruque avec de longs cheveux blancs, une cape épousait gracieusement chacun de ses gestes. Alice portait par-dessus sa tenue un long manteau qui Bella lui enviait. La jeune fille avait voulu échanger leurs costumes, mais le petit lutin avait refusé car elle n'avait pas les longs cheveux bruns qui allaient avec le costume de Bella. Cette dernière, contrairement à ses amies, n'avait pas de perruque, Rose avait juste apposé de la teinture blanche sur les deux mèches de cheveux qui encadraient son visage et elle portait des gants.

Ils finirent par sortir de la chambre où ils s'étaient retrouvés entassés pour gagner le rez-de-chaussée en faisant le moins de bruit possible. En passant devant la chambre d'amis, Bella ne put s'empêcher de fixer quelques secondes la porte. Aucune lumière ne filtrait, il devait dormir. Elle fit un pas en direction de la porte, elle effleura la porte du bout des doigts. Elle ne comprenait pas ce sentiment qui l'envahissait, l'incontrôlable envie qu'elle avait de le protéger, de le prendre dans ses bras… Sa main glissa jusqu'à la poignée…

« -Bella ?! L'appela doucement Alice. »

La jeune fille suspendit son geste tout en se tournant vers sa meilleure amie qui l'observait d'un œil brillant. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Bella se dépêcha de la rejoindre tout en la fusillant du regard lui interdisant ainsi de faire tout commentaire.

Après une séance photo imposée par Esmé et sous les rires de Carlisle, ils sortirent de la villa pour gagner leurs véhicules. Alors qu'elle grimpait à l'arrière de la voiture d'Alice, il lui sembla voir une ombre à l'étage, une ombre à la fenêtre. Etait-il là ? Etait-il là en train de les observer, eux qui étaient heureux, alors que lui était perdu… Malheureux… Un poids immense s'abattit sur sa poitrine… Elle n'avait plus envie de s'amuser… Pourtant, elle monta dans la voiture…

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A peine la porte de la chambre s'était-elle refermée sur Carlisle qu'il inspira profondément, son corps était devenu douloureux tant il était tendu. Lentement, il se concentra sur sa respiration tout en tentant de faire le vide dans son esprit.

Doucement, il roula sur le côté, il attrapa un des oreillers qu'il serra contre lui avant d'y enfouir sa tête et d'étouffer un cri. L'air venait à manquer dans ses poumons, il avait l'impression qu'ils étaient en feu ! Les larmes qu'il avait tenté de retenir depuis deux jours semblaient comprimer douloureusement sa gorge à un point que cela devenait douloureux.

Cependant, il n'allait pas craquer, il se l'interdisait ! Il ferma ses paupières cherchant ainsi à apaiser ses yeux en feu à cause des larmes qu'il retenait. Il devait penser à autre chose, autre chose pour oublier toute cette douleur, mais quoi ? Il aurait tellement aimé sombrer dans un profond sommeil, un sommeil lourd où il oublierait tout, mais il n'y arrivait pas. Alors, il faisait tout pour rester éveillé, sinon, il savait qu'il revivrait tout, il entendrait à nouveau les cris, les pleurs, le bruit des balles sifflant dans l'air, l'assourdissante détonation de l'explosion, il ressentirait aussi sa chaleur, la douleur… Pendant, un instant il s'était cru en Enfer.

Les images défilaient devant ses yeux, violentes, douloureuses. Il se rendit compte avec horreur qu'il ne parvenait pas à les chasser. Il revoyait le visage de sa mère déformé par l'anxiété. Elle ne cessait de surveiller sa montre. Puis, soudain, des cris avaient résonné. Il avait entendu plusieurs hommes l'appeler, ils le cherchaient. Sa mère avait tremblé. Il se souvenait encore du regard empli d'amour qu'elle lui avait lancé.

Il avait cru qu'elle allait s'écrouler, tellement elle lui avait semblé fragile et déterminée à la fois. Pourtant, c'est avec une force qu'il ne lui connaissait pas qu'elle l'avait pris par la main et emmené dans la direction opposée des hommes qui le cherchaient. Elle lui avait ordonné de courir. Il avait obéit, sentant l'urgence dans le ton de sa voix. Il s'était figé, manquant de les faire tomber tous deux, lorsqu'il avait entendu les premiers coups de feu. Ana lui avait crié dessus, l'entraînant à nouveau dans une course effrénée. Ils croisèrent plusieurs de leurs amis, des connaissances, qui étaient paralysés par la peur. Ils s'étaient adressés à lui, reconnaissant leur élu, lui demandant de l'aide, mais il n'eut pas le temps de leur répondre… Les hommes arrivaient, criant toujours son nom… Sa mère le poussa à l'extérieur… Il tressaillit en voyant ces hommes en treillis se battre avec des adeptes… L'armée ? Que faisaient ces soldats ici ? Pourquoi attaquaient-ils leur communauté ? Tout à coup, une violente douleur étreignit son bras. Il baissa la tête et vit la manche de sa chemise blanche couverte de sang. Il avait mal. Quelqu'un hurla. Il reconnut la voix de sa mère. Elle était terrifiée. Il regarda autour de lui et comprit, ils étaient pris entre deux feux. Des hommes en treillis tentèrent de se diriger vers eux pour les protéger, mais des adeptes firent feu sur eux, leur criant de ne pas approcher l'élu ! Les coups de feu retentirent encore plus nombreux. Il sentit quelque chose de lourd le heurter. Il se retourna. Sa mère tomba sur lui. Ils s'écrasèrent sur le sol.

Jamais, il ne pourrait oublier son regard, ces mots qu'elle lui murmurait lui interdisant de bouger, de rester bien à l'abri sous son corps. Il voulut protester, se dégager, la porter loin de cet Enfer pour la mettre en sécurité. Alors qu'il réunissait ses forces, il sentit les bras de sa mère se refermer autour de son corps, l'immobilisant un peu plus. Jamais, il n'aurait pensé qu'elle était aussi forte ! Tout à coup, un bruit assourdissant vrilla ses tympans. Une chaleur intense lécha pendant quelques secondes son corps alors qu'il se sentait propulsé sur plusieurs mètres, toujours protégé par l'étreinte de sa mère.

Il avait été dans le noir pendant de longues minutes. Il n'avait ré-ouvert les yeux que pour croiser un regard inquiet, mais ce n'était pas celui de sa mère. Des yeux bleus le fixaient intensément, des mains palpaient son corps, sûrement à la recherche d'une blessure, ses lèvres bougèrent, mais il n'entendait rien de ce que lui disait la jeune femme. Un homme à la mine anxieuse les rejoignit, il le prit dans ses bras et le souleva du sol. Il protesta. Non ! Ils ne pouvaient pas l'emmener ! Sa mère ! Ils devaient la sauver ! Alors qu'on l'allongeait sur un brancard, la jeune femme le rassura, lui désignant un autre brancard où était allongée sa mère, des médecins s'occupaient d'elle. Il sentit une aiguille s'enfoncer dans sa peau. Le froid, puis, l'obscurité l'envahirent…

Il rouvrit brutalement ses yeux, forçant ces images à disparaître. D'un geste empli de rage, il essuya ses joues humides. Il ne devait pas dormir. S'il cédait à la fatigue, il savait que ses cauchemars empireraient… Il s'assit dans son lit et ramena ses jambes contre son torse, tentant de calmer les tremblements de son corps. Il avait tout perdu, sa famille, ses amis, jusqu'à son identité… Qui était-il ?

Il se souvenait de l'atroce douleur qui avait envahit sa poitrine lorsque sa mère lui avait avoué la vérité. Elle n'était pas sa mère… Elle l'avait enlevé à des gens qu'elle pensait impurs… Elle lui avait dit qu'elle regrettait… Qu'il aurait été mieux auprès de ses parents aimants, entouré de son frère et de sa sœur… Il se souvenait avoir crié… Lui avoir dit qu'elle mentait… Pourtant, il pouvait lire dans ses yeux qu'elle était sincère… Elle lui avait demandé pardon avant de s'éteindre à jamais…

Il ne savait combien d'heures il était resté assis à côté de son corps que la vie avait fuit, il avait sursauté en sentant une main se poser sur son épaule. Elle était là. Ses yeux bleus paraissaient inquiets. Quelque chose s'était brisé en lui. Il s'était réfugié dans ses bras et avait pleuré, c'étaient les seules larmes qu'il avait accepté de verser… Pour sa mère… Pour celle qu'il aimerait toujours…

Oui, il aimerait toujours Ana comme sa mère. Elle lui avait appris à lire, à écrire. Elle lui faisait la lecture avant qu'il ne s'endorme, elle veillait sur lui quand il faisait des cauchemars, elle l'étreignait tendrement quand il avait du chagrin, quand il était puni… Elle avait été là pour lui… Elle était sa mère et non cette Esmé !

Il aurait aimé rester avec Lynda et Aaron, il ignorait pourquoi mais ils avaient un effet apaisant sur lui, peut-être parce qu'ils connaissaient son histoire ? Ou bien était-ce parce que, contrairement aux Cullen, ils n'étaient pas sa famille et qu'il était libre de les aimer ou pas, de les accepter ou non dans sa vie ? Avec eux, il avait eu le choix, mais pas avec ces étrangers chez qui il se trouvait maintenant !

Il se redressa en entendant du bruit à l'extérieur. Doucement, il quitta son lit. Sur la pointe des pieds, il se dirigea vers la fenêtre et poussa le lourd rideau qui lui obstruait la vue. Ils étaient tous dehors, vêtus de tenues étranges. Que faisaient-ils ? Où allaient-ils ainsi habillés en pleine nuit ? Soudain, il lâcha le rideau. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, l'avait-elle vu ? Allaient-ils se fâcher qu'il les ait espionné ? Il serra nerveusement ses poings en observant tour à tour la fenêtre et la porte de la chambre, comptant les secondes avant que la porte ne s'ouvre violemment et qu'il ne soit puni… Il attendit… Il perçut le bruit des moteurs… Ils partaient… Elle n'avait rien dit... Il se détendit quelque peu en se souvenant qu'elle l'avait aidé ce soir, elle avait renversé son verre d'eau sur la table pour détourner l'attention des autres. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il se rappelait la douceur de ses traits, la chaleur de ses yeux chocolat. Il avait été envoûté par l'odeur de freesia qui entourait la jeune fille… Il ne comprenait pas ce sentiment étrange qui l'envahissait en sa présence et cela le troublait.

Un autre fait étrange l'interpellait. Il se souvenait que personne ne l'avait grondé quand elle avait renversé son verre… Ils avaient même ri… Peut-être… Peut-être après tout n'avait-il aucune raison d'avoir peur d'eux ? Pourtant, leur maison était tellement étrange… Qui aimerait vivre dans un endroit où des squelettes, des rats, des araignées et autres monstruosités étaient exposées telles des décorations ? Quand il s'était retrouvé seul avec les garçons au salon, il s'était approché discrètement d'un crâne dans lequel brûlait une bougie, il avait été soulagé en constatant que celui-ci était en plastique ! Son soulagement avait vite disparu quand il vit les deux garçons jouer à tuer des gens sur le téléviseur… Le blond, Jasper, lui avait proposé de participer, mais il avait décliné l'offre, s'asseyant dans un coin, tout en tentant de faire abstraction de ce qui se passait autour de lui.

Le repas aussi lui avait paru étrange… Il s'était sentit perdu et il l'était encore. Lynda l'avait prévenu qu'il ressentirait tout ceci, mais il n'était pas prêt… Il était trop effrayé… Ces gens n'étaient pas normaux ! Ils pouvaient voir en eux tous les signes qui caractérisaient des êtres impurs, des êtres contre lequel le Maître, son père, l'avait mis en garde depuis toujours… Il se souvenait de ses préceptes… Il se souvint aussi qu'il les avait souvent remis en cause ces derniers temps, s'attirant la colère du Maître, il l'avait punit… Souvent, punit… Même lorsqu'il n'avait rien fait, le Maître trouvait toujours un moyen de lui donner une punition… Son corps se mit à trembler à ces souvenirs… Son estomac se contracta… Il allait vomir… Il fit tout pour contrôler sa nausée… Il était perdu dans le noir au milieu de la chambre, il n'avait plus aucun repère… Que lui feraient-ils s'il souillait leur sol ? Tout en tremblant, il avança lentement. Ses doigts rencontrèrent un mur, il le longea. Il s'arrêta dans l'angle et s'assit ramenant ses jambes contre son torse, il ferma les yeux et mordit violemment son poing pour tenter d'apaiser le malaise qui l'envahissait.

Tout à coup, la peur grandit en lui. Son corps se mit à trembler, ses dents se refermèrent à nouveau sur son poing pour retenir un gémissement de terreur… Il pouvait voir la lumière filtrer sous sa porte… Il pouvait entendre des pas… Avec horreur, il entendit la poignée de la porte s'abaisser… Ils allaient être en colère, il n'était pas dans son lit ! Mais il était trop tard… Il n'aurait pas le temps de s'y réfugier, il ne savait même plus où il était… Il enfouit sa tête entre ses bras, se repliant sur lui-même, tentant ainsi de disparaître à leurs yeux pour ne pas affronter leur colère…

Il crut un instant que Lynda avait changé d'avis et qu'elle était revenue le chercher lorsqu'il sentit une main douce se poser sur son bras, mais quand il releva la tête, il ne croisa pas son regard bleuté. Il tressaillit avant de se renfermer un peu plus sur lui-même, essayant de se faire le plus petit possible.

« -Chut, tout va bien, Anthony, murmura la voix d'Esmé alors qu'elle caressait ses cheveux.

-Tu es en sécurité, assura Carlisle.

Menteur ! Il avait envie de le lui crier ! Il savait qu'il lui mentait ! Il allait se mettre en colère, il le savait, il n'avait pas été obéissant !

-N'aie pas peur, chuchota l'homme.

-Il est frigorifié, s'inquiéta Esmé.

Ses muscles se crispèrent quand il sentit ses mains sur son corps. Une plainte s'échappa de ses lèvres closes. Carlisle le souleva aisément. La panique l'envahit. Où l'emmenait-il ? Devait-il se débattre ? S'enfuir ? Mais pour aller où ? Il n'avait nulle part où aller. De toute manière, il était tellement faible, qu'ils l'auraient vite rattrapé… L'homme le déposa doucement sur quelque chose de moelleux. Il ouvrit un œil. Il était allongé sur un grand lit. La femme recouvrit immédiatement son corps avec une épaisse couette avant de s'asseoir à ses côtés.

-Tu es en sécurité ici, mon chéri, personne ne te fera du mal, promit-elle en continuant de caresser ses cheveux.

Il eut envie de lui rire au nez, mais n'osa pas, craignant de s'attirer encore plus d'ennuis.

-Détends-toi, dit Carlisle en s'asseyant de l'autre côté du lit, respire calmement.

Le blond l'observait avec attention, surveillant sa respiration, ses yeux fixaient ses poings toujours serrés. Il posa sa main sur la sienne, il faillit se soustraire à son emprise, mais il réalisa qu'il prenait son pouls. Carlisle fronça les sourcils. Il se leva pour aller chercher un verre d'eau et un comprimé.

-Ecoute-moi, Anthony, je sais que tu as vécu des choses horribles ces derniers jours, que tu te sens perdu et que tu ne nous connais pas, mais nous t'aimons et nous ne voulons que ton bonheur. Je sais que tu n'as pas voulu prendre de somnifère tout à l'heure, cependant, je pense que cela te ferait du bien, tu as besoin de repos. Prends-le, s'il te plaît, je te promets que tu dormiras d'un sommeil sans rêves, sans cauchemars.

D'une main hésitante, il prit le comprimé et le mit dans sa bouche. Carlisle lui tendit ensuite un verre d'eau qu'il vida d'un trait, l'eau fraîche apaisa sa gorge douloureusement sèche.

-Veux-tu manger ou boire quelque chose ? Lui demanda Esmé.

Il secoua la tête pour signaler son refus. Pourtant, Carlisle lui tendit le verre qu'il avait à nouveau rempli. Il le but.

-C'est bien, approuva l'homme, allonge-toi, maintenant, ferme les yeux.

Non, il ne voulait pas ! Il jeta un regard paniqué au couple, pourquoi ne le laissaient-ils pas repartir dans sa chambre ?

-Chut, calme-toi, mon chéri, chuchota Esmé en lui caressant les cheveux et en s'allongeant à ses côtés, dors.

-Ta mère a raison, mon fils, il est l'heure de dormir, dit Carlisle en s'allongeant de l'autre côté, on veille sur toi, dors. »

Il tentait par tous les moyens de réprimer sa peur, ses tremblements. Il ferma les yeux en entendant la berceuse que fredonnait Esmé. Il sentit la main de Carlisle se poser sur la sienne et desserrer lentement son poing. Les doigts du médecin caressèrent doucement la morsure qu'il s'était infligé. Une douce torpeur l'envahit, était-ce l'effet du médicament ? Ou bien, la présence rassurante de cet homme et de cette femme ? Il aimait la manière dont elle lui caressait les cheveux, sa voix douce l'apaisait… Il appréciait la force rassurante qui émanait de la main de l'homme qui tenait fermement la sienne, comme s'il avait peur de le lâcher… La chaleur de leurs corps réchauffèrent lentement le sien, mais pas seulement sa peau, son cœur aussi sembla être étreint par cet étrangement sentiment. Il avait déjà ressentit cela quand Ana le prenait dans ses bras, mais ce n'était pas aussi puissant… Pourquoi ? Parce qu'ils étaient ses parents ? Non, ils étaient simplement ses géniteurs… Il devait se méfier d'eux… Le médicament embrouillait son esprit… Sa respiration devint lente, son corps était engourdi… Il sombrait… Cependant, une question ne cessait de l'obséder…

Qui était-il ?

Anthony ?

Edward ?

Anthony, c'était le nom que sa mère lui avait donné !

Mais, Ana, n'était pas sa mère… Elle l'avait arraché à ces gens qui l'étreignaient tendrement…

Non, Anthony n'avait jamais existé. Il devait se faire une raison…

Edward Cullen.

Oui, il devait l'accepter.

Il s'appelait Edward, Edward Cullen et était le fils de Carlisle et d'Esmé.

Alors qu'il sombrait dans un sommeil profond, il repensa à la promesse qu'il avait faite à Lynda : leur donner une chance. Il allait leur donner une chance et essayer de s'ouvrir à eux, de faire partie de cette famille… Il allait faire des efforts, mais cela ne l'empêcherait pas d'être sur ses gardes…

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Il allait être trois heures du matin lorsqu'ils rentrèrent de leur soirée. Alice sourit en voyant Emmett et Rosalie s'embrasser tendrement dans les escaliers tout en gagnant leur chambre au second étage. Alice attendait sur le palier du premier que Jasper ait terminé d'éteindre les lumières au rez-de-chaussée. Son regard se posa sur la porte de la chambre de son petit frère. Bien qu'elle se soit amusée à la soirée, elle n'avait pu s'empêcher de penser à lui et elle n'était pas la seule… Alice eut soudain envie de le voir, de s'assurer qu'il allait bien. Elle tourna la poignée de la porte.

« -Alice ! Gronda doucement Jasper. Tu vas le réveiller !

-Je veux juste voir s'il dort bien, rétorqua-t-elle en ouvrant la porte.

-Alice !! La réprimanda Jasper en la rejoignant avant de stopper quand il la vit se figer. Alice ? … Alice ? Que se passe-t-il ? Qu'est-ce que tu as ?

-Il est pas là, répondit-elle en blêmissant. Il est pas dans sa chambre !

-Quoi ?! S'étonna Rosalie.

-J'en étais sûr ! Marmonna Emmett.

-Du calme, ordonna Jasper d'un ton sec mais discret, ne réveillez pas les parents ! Il grignote peut-être à la cuisine ou regarde la télé ?

-Je te signale qu'on l'aurait vu ! Répliqua Emmett. Je suis sûr qu'il s'est barré ce con !

-La ferme ! Lui intima Rose. Jazz a raison, il ne doit pas être loin !

-Alice, où vas-tu ? Grogna Jasper en voyant sa compagne devant la porte de la chambre de leurs parents.

-Ils aimeraient que nous les prévenions ! Dit-elle en ouvrant la porte.

-Alice ! Grondèrent aussi silencieusement que possible les trois autres.

-Oh, souffla le petit lutin en souriant émue avant d'attraper son téléphone et de prendre une photo.

-Qu'est-ce que tu fais ?! S'énerva Rose.

-Viens voir ! Chut, fais pas de bruit… C'est trop mignon !

Rosalie la rejoignit et elle aussi fondit devant ce spectacle attendrissant. Leurs compagnons ne tardèrent pas à venir voir ce qui leur arrachait un sourire béat.

-Laissons-les dormir, murmura Jasper. »

Alice acquiesça et referma doucement la porte. Edward dormait blotti entre leurs parents, son père tenait fermement la main de son frère, sa mère quant à elle avait une main posée dans ses cheveux. Un franc sourire se dessina sur son visage alors qu'elle entraînait son compagnon vers leur chambre.

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Lynda se réveilla en sursaut. Elle soupira en sentant que la place à ses côtés était vide. Elle alluma la lampe de chevet et gagna le salon. Il était là, devant l'immense baie vitrée, son regard perdu dans la contemplation des lumières de la ville. Lynda s'approcha de lui et passa un bras autour de sa taille avant de poser sa tête contre son épaule. Aaron posa sa main sur son bras.

« -Retourne te coucher, tu vas avoir froid.

-Alors, viens avec moi, tu me réchaufferas.

-Je te rejoints.

Doucement, il se dégagea de son étreinte. Il déposa un baiser sur ses lèvres avant de se réinstaller sur le canapé et de se replonger dans les dossiers qui traînaient sur la table basse.

-Laisse ça, Aaron, et viens te coucher !

-J'arrive.

-Non ! S'énerva la jeune femme en lui arrachant un dossier des mains. Cela fait des heures que tu relis ces dossiers, son dossier…

-Quelque chose ne va pas, je l'ai senti, mais je n'arrive pas à comprendre quoi ! Avoua Aaron d'un ton agacé. Il le faut, je…

-Aaron, il est en sécurité, Esmé et Carlisle veillent sur lui, lui rappela doucement Lynda. Que se passe-t-il ? Tu m'accusais de m'être trop attachée à lui, mais j'ai l'impression que toi aussi.

-Ce n'est pas ça, la contredit-il, j'aimerais tellement arriver à mettre le doigt sur…

-Ne me mens pas, le réprimanda gentiment son épouse, ce n'est pas uniquement parce qu'il t'a résisté au cours de ton profilage que tu t'intéresses à lui, mais parce que tu tiens à lui. »

Aaron ouvrit la bouche pour protester, mais il finit par se taire. Elle lui prit la main et tout en éteignant les lampes du salon, elle l'entraîna dans leur chambre. Ils s'allongèrent et aussitôt elle se blottit contre lui. Il posa une main sur sa taille. Lynda sentit que son époux se détendait, il allait s'endormir. Même si elle ne voulait pas l'avouer, elle aussi elle s'inquiétait. Quel secret Edward cachait-il si bien au fond de lui ? Elle était certaine que cela avait un rapport avec la secte, mais lequel ? Tout comme Aaron, elle priait pour ne pas s'être trompée et que demain il ne parte rejoindre d'autres adeptes... Cependant, seul l'avenir leur apporterait des réponses. Elle devait avoir confiance en Edward ainsi qu'en toute la famille Cullen car eux seuls pourraient l'aider en s'en sortir ou non…

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J'espère que ce chapitre vous a lu, n'hésitez pas à me le faire savoir !!!

Bonne soirée et à dimanche prochain !!!!