Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

MERCI pour toutes vos reviews !!!!!!!!!


Marine 02 : Merci !!! Je suis heureuse que ce chapitre t'ait plu !! Edward commence à s'adapter peu à peu. La conversation que tu attends, arrive… A bientôt !

Lunaa : Merci énormément ! Je suis heureuse que tu aimes autant mes fics ! Tu commences à me connaître …. Mais qui aime bien châtie bien… A + !


Bonne lecture !!!!


Chapitre 5 : Ma famille

Edward s'éveilla doucement. Il cligna des paupières avant de sursauter et de se dissimuler sous sa couette. Une main fine tira sur celle-ci, mais il refusa de lâcher. Sa blessure au bras le fit souffrir, il grogna et abandonna la lutte. La couette fut vivement repoussée révélant ainsi son visage encore endormi. Il ouvrit les yeux et croisa un regard noisette qui pétillait.

« -Maman m'a demandé de venir t'apporter un encas, annonça Alice.

La jeune fille se retourna pour lui désigner le plateau qu'elle avait posé sur sa table de nuit. L'odeur de chocolat chaud et de gâteaux vint chatouiller ses narines, son ventre grogna.

-Mais avant de déguster ces douceurs, papa veut que tu manges ceci, déclara sa sœur.

Alice attrapa une assiette sur laquelle trônait un sandwich. Il prit l'assiette et souleva la tranche de pain de mie pour voir ce qui s'y trouvait : blanc de poulet, rondelles de tomate, salade.

-Mange, il va pas te mordre, se moqua la jeune fille.

Il ne put s'empêcher de lui sourire avant de prendre une bouchée du sandwich, la bonne humeur de sa sœur était communicative.

-Ca t'ennuie pas si je reste un peu avec toi ? Demanda-t-elle en affichant une moue à laquelle personne ne devait pouvoir résister.

-Euh, non, répondit-il.

Aussitôt, elle s'installa à ses côtés, elle le bouscula quelque peu pour lui prendre un oreiller qu'elle cala derrière sa tête. Il continua de manger, lui jetant des coups d'œil à la dérobée. Quand il reposa son sandwich sur son assiette, elle lui tendit un verre d'eau.

-Pourquoi es-tu là ? Osa-t-il enfin demander.

-Je voulais passer un peu de temps avec mon petit frère, avoua-t-elle en se penchant pour poser sa tête sur son épaule. On pourrait faire des trucs ensemble, non ?

-Euh, oui.

-Super ! Finis de déjeuner et je vais t'aider à choisir la déco de ta chambre ! »

A peine avait-elle dit ces quelques mots qu'elle sauta du lit pour prendre les catalogues qu'elle avait laissé sur une chaise. Elle se réinstalla à ses côtés et commença à feuilleter les magazines en les lui commentant. Dès qu'il eut terminé son sandwich, elle reprit l'assiette. Elle se redressa pour attraper le plateau où se trouvaient le chocolat chaud et les gâteaux, elle le déposa sur ses genoux et lui piqua un muffin tout en reprenant la lecture des magazines. Edward prit d'une main hésitante la tasse encore fumante et but une gorgée tout en écoutant distraitement les babillages de la jeune fille. Comment faisait-elle pour être aussi à l'aise avec lui ? Ils ne se connaissaient pas, ils étaient deux étrangers. Pourtant, elle était là à lui vanter les mérites de tel lit par rapport à un autre ou de le conseiller sur les couleurs à la mode ou non. Etait-ce normal ? Non, il ne le pensait, pourtant, il doutait. Alice agissait comme Esmé et Carlisle. Pour elle, il était un membre de la famille à part entière, d'ailleurs, elle l'avait dit : il était son petit frère. Il vit la jeune fille piquer un nouveau gâteau sur son plateau, elle mordit dedans et se tourna vers lui remarquant le trouble qui l'habitait.

« -Tu me le dirais si tu préférais être seul ? L'interrogea-t-elle.

-Oui, murmura Edward.

-Mouais, je suis pas convaincue, lâcha Alice en fronçant les sourcils. Pardonne-moi, je suis parfois un peu trop envahissante. Je vais te laisser.

Sans un mot, il la regarda descendre du lit. Elle remit ses chaussons et partit d'un pas traînant vers la porte. Elle semblait triste et il s'en voulut de lui faire de la peine. Après tout, Alice était sa grande sœur et tout comme avec ses parents, il devait apprendre à la connaître.

-Reste, s'il te plaît, lui demanda-t-il alors qu'elle ouvrait la porte.

-Merci, murmura-t-elle heureuse avant de se dépêcher de le rejoindre et de reprendre les catalogues. Bon, que penses-tu d'un parquet en bois flottant ? J'aime bien celui-là.

Il observa la photo qu'elle lui désignait, il fronça légèrement les sourcils.

-Ca te plaît pas ? Devina Alice. Tu veux quelque chose de plus clair ?

-Oui, j'aime bien celui-là, avoua-t-il.

-Très bon choix, mais à ce moment-là il faut que tes murs soient d'une couleur soutenue sinon ça va faire froid.

Il allait opiner de la tête quand la porte de sa chambre s'ouvrit. Rosalie et Bella se tenaient sur le seuil, la première fusilla du regard Alice qui se rapprocha de lui.

-On se demandait où tu étais passée, confia Bella.

-Maman et papa ont demandé qu'on le laisse tranquille et toi tu viens l'embêter ! Soupira Rose. Et puis je te rappelle que c'est sa chambre et pas la tienne.

-Je lui donne un coup de main Rosalie, lança Alice, il est pas au courant de ce qui est à la mode ou non !

-Je suis désolée, Edward, assura Rose en se dirigeant vers le lit pour en déloger sa sœur, elle ne t'embêtera pas plus longtemps.

-Elle ne m'embête pas, la contredit Edward, ça ne me dérange pas qu'elle m'aide à choisir.

-Vraiment ? Insista Rose.

-Oui, répondit-il en soutenant son regard.

-Et tu serais contre un coup de main supplémentaire ? Demanda timidement Rose.

-Non.

La belle blonde les rejoignit aussitôt sur le lit et s'installa face à Alice. Il ne put s'empêcher de sourire en voyant la joie sur le visage de cette dernière, comme s'il venait de lui ouvrir une porte qui lui était interdite, il comprit alors que c'était le cas, tout comme Alice, il la laissait entrer dans sa vie. Une douce chaleur étreignit à nouveau son être, il était heureux.

-Ben, tu viens ? Lança Alice à Bella qui se tenait toujours sur le pas de la porte.

-Je ne veux pas m'imposer, chuchota-t-elle en baissant les yeux quand il la regarda.

-Y'a pas de problème, viens, on va te faire un peu de place, pas vrai Ed ? Assura Alice.

-Edward, rectifia-t-il en grimaçant, et oui, tu peux venir.

-Merci, murmura Bella dont les joues avaient rosi. »

La jeune fille imita Rose et prit place en face de lui. Il y eut un bref moment de gêne qui fut vite dissipé par l'enthousiasme de Rose et d'Alice. Bella se détendit et lui chipa à son tour un gâteau, il se dépêcha de se servir avant que l'assiette ne soit vide. Il ne put s'empêcher de l'observer à la dérobée. Elle éveillait quelque chose en lui, quelque chose qu'il ne connaissait pas, il avait envie de la protéger et il adorait la voir sourire. Bella dû se rendre compte qu'il la fixait car elle se tourna vers lui en mordillant sa lèvre inférieure, il ne put s'empêcher de trouver son geste adorable. Il baissa la tête pour dissimuler sa gêne lorsque leurs regards se croisèrent.

« -Non, attends ! Grommela Rose en le ramenant à la réalité. Avant de choisir les meubles, il faut qu'on trouve la peinture sinon ils risquent de ne pas être assortis.

-Le taupe est à la mode, dit Alice en déroulant une palette de couleurs.

-Le chocolat c'est sympa, dit Bella.

-J'aime bien ce mauve.

-C'est un garçon, Rosalie ! Lui rappela Alice en levant les yeux au ciel.

-Ben quoi, cette couleur pourrait lui plaire, rétorqua sa sœur en haussant les épaules.

-Pourquoi ne pas lui demander son avis ? Proposa Bella. Après tout, c'est sa chambre.

Edward sourit en entendant à quel point elle avait insistait en prononçant le mot sa. Cependant, il se sentit un peu mal à l'aise en sentant trois paires d'yeux le fixer.

-J'aime bien ce bleu, avoua-t-il en désignant la couleur sur la palette.

-Mais c'est pas à la mode, reprocha Alice en affichant une moue dubitative.

-C'est sa chambre, répéta Bella.

-Moi, je trouve ça très jolie, assura Rosalie en lui faisant un clin d'œil. Du coup, je pense que ça ira très bien avec cette chambre.

La jeune fille lui tendit le catalogue et il dut admettre qu'elle lui plaisait bien. La chambre du catalogue était d'inspiration asiatique, les meubles étaient en bois noir légèrement laqués, ils étaient magnifiques tout en étant simples, c'était ce qu'il recherchait.

-En plus, ce canapé en cuir noir sera du meilleur effet dedans, annonça Alice en lui montrant un autre magazine.

-Mais… Je n'en ai pas besoin, protesta-t-il.

-Qu'est-ce que vous faites là ?! Questionna Jasper sur le pas de la porte, Emmett à ses côtés.

-On aide Edward à trouver sa future chambre, répondit Alice. Vous vous joignez à nous ?

-Ca ne te dérange pas ? Lui demanda Jasper.

-Non, répondit-il simplement.

-Super, lâcha ce dernier en entrant avant de se tourner vers Emmett qui n'avait pas bougé. Tu viens ?

-J'ai un truc à faire.

-Emmett ! L'appela Jasper mais il était déjà partit.

Le blond haussa les épaules avant de venir les rejoindre sur le lit. A son tour, il prit un cookie.

-Alors, vous en êtes où ?

-On a presque terminé, précisa Alice, mais figure-toi qu'Edward ne vois pas la nécessité d'avoir un canapé !

-C'est vrai que ce n'est pas tellement utile, commença-t-il avant de se raviser en voyant le regard meurtrier de sa compagne, cependant, c'est pratique pour lire ou regarder la télé.

-La télé ? Répéta Edward.

-Oui, tu l'as choisi ? Je peux t'aider si tu veux, proposa-t-il, il faut aussi trouver la chaîne stéréo, une murale ce serait sympa ?

-Je sais pas, murmura Edward, je ne connais pas.

-T'inquiète, je vais te montrer, le rassura le blond.

-Il te faut aussi un ordinateur ! S'écria Alice en arrachant le catalogue des mains de Jasper.

-Un portable c'est plus pratique, remarqua Bella.

-Et aussi un téléphone, il te faut un téléphone, insista Rosalie en le voyant faire non de la tête.

-Oh, mon Dieu ! Hurla Alice les faisant tous sursauter.

La jeune fille bondit sur ses pieds et se dirigea vers son armoire, avant qu'il n'ait esquissé un seul geste, elle l'avait ouverte et poussait des cris horrifiés.

-C'est quoi cette garde-robe ?! Gronda-t-elle en le fixant d'un regard accusateur.

-Ce sont les seules affaires que j'ai, admit-il en baissant la tête pour cacher sa gêne.

-Alice ! Grogna Jasper d'un ton réprobateur.

-Pardon, s'excusa-t-elle en se jetant sur lui, pardonne-moi, je ne voulais pas être méchante, ni te mettre mal à l'aise. Pour me faire pardonner, je vais refaire ta garde robe !

-Je suis pas sûre que ce soit le meilleur moyen de te faire pardonner, railla Bella.

-Que veux-tu dire par là, Swan ? L'interrogea sa meilleure amie avec un regard noir.

-Juste que tu peux être épuisante et agaçante lorsque tu fais du shopping, précisa Jasper avant de poser sa main sur sa bouche en réalisant ce qu'il venait de dire.

Edward eut juste le temps d'attraper sa tasse vide avant que la jeune fille ne se jette sur le lit pour tenter d'étrangler le blond qui se répandait en excuses.

-Que se passe-t-il ici ? Gronda la voix de Carlisle, aussitôt tout le monde se calma. Mais qu'est-ce que vous faites ? Sortez tous, immédiatement !

-Mais papa, on faisait que l'aider à choisir sa chambre, assura Alice en se redressant.

-On lui a demandé son accord avant ! Renchérit Rose.

-Tout va bien Edward ? Lui demanda-t-il en cherchant son regard et en ignorant les autres.

-Oui.

-Bien, mais n'hésite pas à les mettre dehors s'ils t'embêtent, d'accord ?

-Oui, Carlisle.

-Je vais demander à Esmé de refaire des gâteaux, j'imagine que ces morphales ont tout mangé ?

-Hey ! Protestèrent ses enfants en prenant un air outré.

-Au lieu de prendre ces mines, allez plutôt demander à votre mère d'autres pâtisseries, elle sera ravie…, ordonna Carlisle en arborant un sourire moqueur.

Tout en maugréant, ils sortirent. Edward comprit qu'Esmé ne serait pas heureuse d'apprendre qu'ils avaient mangé les pâtisseries qui lui étaient destinées. Bella suivait les autres quand Carlisle l'arrêta.

-Reste ici, cela risque de faire trop de monde dans la cuisine, dit-il en souriant avant d'entrer dans la chambre. Alors, tu as trouvé ton bonheur ?

Carlisle avait attrapé un des catalogues qui traînait sur le lit, c'était celui de la chambre, Alice avait surligné tout ce qu'il fallait prendre dans celle-ci. Le médecin se pencha ensuite sur les autres choix dont la chaîne stéréo dont Jasper lui avait parlé. Il rougit en se souvenant du prix de tout cela.

-Je n'ai pas besoin de tout ça, murmura-t-il.

-Et moi, je crois que si, le contredit Carlisle en s'asseyant sur le rebord du lit. Nous avons de la chance de ne pas avoir de soucis financier, toutes les chambres sortent de ces catalogues et sont équipées de technologies dernier cri, il n'y a aucune raison pour que la tienne ne le soit pas.

-Je… Merci.

-Je t'en prie. Alors, ce sera bleu nuit ?

-Oui, acquiesça Edward. C'est ma couleur préférée.

-Comment te sens-tu ? Demanda le médecin dont les doigts se posèrent sur son pansement.

-Ca va ?

-C'est sûr ? Insista Carlisle en haussant les sourcils. Je pense que l'anesthésie ne doit plus faire effet depuis un moment.

Le médecin posa sa main froide sur son bras et il ne put s'empêcher de se détendre quelque peu.

-Apparemment, j'ai bien fait de sortir des plats congelés avant de venir te voir, le froid apaise la douleur, n'est-ce pas ?

-Oui, avoua-t-il penaud.

-Edward, tu dois me dire si tu souffres, je vais aller te chercher un antalgique et une compresse froide.

-Merci.

Carlisle lui sourit et ébouriffa ses cheveux avant de sortir de la chambre. Un silence gênant s'installa entre Bella et lui. La jeune fille qui s'était réinstallée sur le lit, dessinait nerveusement les motifs de la housse de couette. Il baissa la tête, dérouté par son attitude.

-Ca te fait très mal ? Interrogea-t-elle doucement en désignant sa blessure.

-Un peu, mais ça va.

-Comment tu t'es fais ça ? Questionna innocemment Bella.

Il se renfrogna aussitôt, des images violentes et terrifiantes assaillirent son esprit. Ses traits se figèrent. Il sursauta en sentant une main douce se poser timidement sur la sienne.

-Je suis désolée, murmura Bella, je ne voulais pas te faire de la peine. Je… Je pensais que tu étais comme moi.

-Comme toi ? Répéta-t-il intrigué.

-Oui, je pensais que tu étais maladroit, je ne tiens pas sur mes jambes, confia-t-elle en rigolant, tu peux être sûr qu'il n'y a pas plus maladroite que moi !

-Je suis sûr que tu exagères, protesta Edward en souriant, conquit par le rire clair de la jeune fille.

-Non ! Je t'assure que je suis capable de chuter sur un sol plat et avec des baskets aux pieds.

Il se joignit à son rire. Il se sentait bien en sa présence. Il appréciait sa franchise et son côté naturel. Le jeune homme ressentit à nouveau ce sentiment étrange l'envahir quand il vit une étrange lueur briller dans le regard de Bella. Leurs mains étaient toujours jointes quand ils cessèrent de rire. Il plongea son regard émeraude dans ses prunelles chocolat, les mots franchirent le seuil de ses lèvres sans qu'il ne s'en rende compte.

-J'ai reçu une balle lors de l'assaut du FBI et de l'armée, confessa-t-il dans un murmure.

-Oh, mon Dieu ! Souffla Bella en resserrant son emprise sur sa main. Je suis désolée.

-Ce n'est rien, ne t'inquiète pas, elle n'a fait que m'entailler le bras.

-Je suis désolée de t'avoir fait évoquer ces souvenirs douloureux, pardonne-moi.

-Ce n'est rien.

Leurs regards se croisèrent à nouveau, il se perdit une nouvelle fois dans la douceur de ses yeux. Un raclement de gorge les fit sursauter, aussitôt, leurs doigts se séparèrent pendant que leurs joues s'enflammaient. Il tourna la tête et croisa le regard amusé d'Alice qui tenait un plateau rempli de bonnes choses. Sa sœur les observait à tour de rôle, renforçant son sentiment de gêne. Alice les rejoignit quand Carlisle arriva.

-Tiens, dit-il à son fils en lui tendant un comprimé.

Il prit un verre de jus d'orange de sur le plateau que tenait Alice et le lui donna. Il avala le médicament, puis, Carlisle appliqua une compresse froide sur sa blessure.

-Soyez sages, demanda-t-il à ses enfants qui étaient entrés dans la chambre, ne le fatiguez pas !

-Oui, papa, promit Alice. »

Ses sœurs et son frère s'installèrent sur le lit à leurs côtés. La conversation reprit de plus belle. Même s'il ne participait que peu, il se sentait de plus en plus à l'aise et arrivait même à se joindre à leurs rires. Il se sentait détendu et en sécurité auprès d'eux, tout comme avec Carlisle et Esmé. Le jeune homme commençait à comprendre ce qui unissait une famille, même s'il ne les connaissait pas ils agissaient comme s'il était là depuis toujours, ils l'aimaient. Edward se promit de tout faire pour arriver un jour à leur rendre cet amour. Sans qu'il ne s'en rende compte, sa tête s'appuya un peu plus contre son oreiller. Ses paupières s'abaissaient sans qu'il ne le veuille, son corps s'engourdissait. La conversation devint peu à peu un murmure. Il ne se rendit pas compte que le silence avait soudain envahi la pièce. Le jeune homme sentit la douce chaleur de la couette remonter le long de son torse pour s'arrêter sous son menton, deux lèvres douces se posaient sur son front au moment où il s'endormait.


Bella suivit ses amis hors de la chambre, Edward s'était endormi. Il avait lutté un moment contre le sommeil, mais avait fini par capituler. Elle observa, un brin jalouse, Rosalie et Alice embrasser leur frère avant de quitter la chambre. Elle se souvenait encore de la douceur et de la chaleur qui avait envahi son corps quand elle lui avait prit la main. Elle regrettait de lui avoir fait de la peine et était encore étonnée qu'il se soit confié à elle. Bella devait admettre qu'elle était flattée de la confiance qu'il lui accordait. Elle s'installa avec les autres dans le salon. Jasper ne tarda pas à les rejoindre, un sourire aux lèvres.

« -Regardez ce que j'ai trouvé ! Déclara-t-il en sortant fièrement un pot de peinture de derrière son dos.

-Et alors ? Marmonna Rosalie en haussant un sourcil.

-C'est du bleu, précisa le jeune homme, du bleu nuit !

-Génial, on peut commencer à peindre sa chambre !

-En plus, le parquet de la chambre correspond pas mal à celui du catalogue, poursuivit Jasper.

-C'est le même, précisa Carlisle en ne quittant pas des yeux son journal.

-On peut lancer les travaux ! Lança Rosalie d'un ton enjoué.

-Je vais chercher Emmett pour qu'il nous aide à vider la pièce, décida Jasper en gagnant l'étage.

-Donne-moi, les catalogues, demanda Esmé à Rosalie, je vais commander les meubles.

-Au fait, les interrompit Alice, il va falloir refaire sa garde-robe, il n'a presque rien !

-Oui, j'avais remarqué, acquiesça Esmé. Nous irons à Port Angeles faire les boutiques.

-Je suis d'accord avec le fait qu'Edward ait besoin d'affaires, admit Carlisle, cependant, je ne veux pas que vous l'entraîniez dans l'une de vos virées shopping qui dure des heures !

-Mais, papa…

-Il n'y a pas de mais Alice, coupa son père, de toute manière, Esmé et moi, nous serons présents ! »

Bella crut qu'Alice allait avoir gain de cause quand elle afficha une moue attendrissante, mais Carlisle tint bon, pourtant, en général, il cédait. Alice fronça les sourcils et lui prit la main pour rejoindre les garçons à l'étage. Esmé leur rappela de ne pas faire de bruit. La jeune fille fut surprise de voir que la pièce était quasiment vide, apparemment, Carlisle et Esmé avait déjà commencé à la vider. Quand ils eurent terminés et malgré un Emmett qui ne cessait de soupirer, ils commencèrent à protéger le sol avant de peindre. Dès que les pots furent ouverts et vu les regards malicieux des deux garçons, les filles s'éclipsèrent. Elles croisèrent Carlisle dans les escaliers qui montait surveiller l'avancée des travaux, en fait, il craignait surtout une bataille de peinture, pensa Bella, tout en se disant qu'il connaissait vraiment bien ses fils.

Rosalie alla rejoindre Esmé. Bella suivit Alice dans le salon. Elle regarda d'un œil surpris sa meilleure amie attraper un immense carton et commencer à ranger les décorations d'Halloween.

« -Tu les enlèves déjà ?! S'étonna-t-elle. Te souviens-tu du temps que cela nous a pris pour tout mettre en place ?

-Oui, je sais… Mais je pense qu'elles mettent Edward mal à l'aise.

-C'est très attentionné, dit la jeune fille en attrapant des décorations pour les ranger.

-Alors ?

-Alors quoi ? Répéta Bella en grimaçant en voyant l'air inquisiteur de son amie.

-Ne fais pas l'innocente, Bella ! Gronda Alice en agitant son index sous son nez. J'ai très bien vu la manière dont tu tenais la main de mon frère et la manière que vous aviez de vous regarder !

-Je lui ai fait de la peine, se justifia-t-elle, j'essayais de le réconforter !

-Tu parles ! Lâcha Alice d'un ton narquois.

-Arrête, Alice ! Je ne le connais pas et…

-Tu ne crois pas au coup de foudre ?

-La question n'est pas là, il…

-Ah ! S'écria-t-elle d'un ton victorieux. Donc, tu avoues avoir eu le coup de foudre pour mon petit frère chéri ? Remarque, je te comprends, il est drôlement mignon le frangin et quand je me serais occupée de lui, il sera hyper sexy !

-Alice ! Maugréa Bella qui ne souhaitait pas que son amie rende Edward encore plus beau qu'il ne l'était, elle imaginait déjà la horde de filles qui le poursuivrait.

-Ne te fais pas de soucis, la rassura son amie comme si elle lisait son esprit, vu comment il te regarde, tu n'as pas à t'inquiéter !

-Chut ! Souffla la jeune fille en voyant Edward descendre l'escalier.

Bella sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine. Il était adorable avec ses traits encore endormis, ses cheveux en bataille. Il passa une main dans ces derniers, son cœur fondit face à ce geste surtout quand il l'accompagnait de son petit sourire en coin.

-Tu as bien dormi ? Lui demanda Bella.

-Oui, répondit-il en l'observant ranger un crâne dans le carton. Que fais-tu ?

-Je range les décorations d'Halloween, l'informa Alice.

-Halloween, répéta Edward d'un ton songeur.

-Attends… Tu as cru que c'était la déco habituelle de la maison ? S'esclaffa le petit lutin en suivant son raisonnement.

-Alice ! Gronda doucement Bella en voyant l'air gêné du jeune homme.

-Désolée, s'excusa aussitôt son amie.

-Non, c'est ma faute, je suis stupide… J'avais oublié qu'on était le 31 octobre…

-Au fait, tu veux quoi pour ton anniversaire ? Questionna Alice pour changer de sujet au moment où le reste de la famille entrait dans le salon.

-Mon quoi ?

-Ton anniversaire ! Insista-t-elle en fronçant les sourcils.

-Mais…

-Mais quoi ? !

-Alice, réprimanda Esmé en passant un bras protecteur autour de la taille d'Edward pour le rassurer.

Bella avait mal au cœur de le voir ainsi souffrir. Il passait nerveusement sa main dans ses cheveux, heureusement, l'étreinte d'Esmé semblait l'apaiser.

-Non, ce n'est pas sa faute, la défendit Edward, c'est juste que… que je n'ai pas d'anniversaire…

-Tu plaisantes ? Rigola Emmett. Tout le monde est né un jour, tu es idiot ou quoi ? !

-Emmett ! Gronda Carlisle en lui adressant un regard empli de reproches.

-Espèce de crétin ! Souffla Rose en le frappant à l'arrière de la tête.

-Non, il a raison… Je suis idiot… Mais… Mais ils m'ont toujours dit que … que j'étais descendu du… du ciel et que donc… donc je n'avais pas d'anniversaire. J'avais une dizaine d'années quand j'ai mis en doute leurs paroles… Mais… Mais… Ils m'ont dit… Ils m'ont puni… Je …. Je n'ai plus osé en parler…

-Ce n'est rien, assura Esmé en lui caressant le dos.

-Je… Pardon, murmura Edward en se dégageant de son étreinte.

Bella esquissa un geste pour se lancer à sa poursuite alors qu'il grimpait les marches de l'escalier quatre à quatre. Alice et Jasper l'imitèrent, mais Carlisle les stoppa.

-Non ! Laissez-le !

-Mais…

-Non !

-Carlisle, il faudrait peut-être s'assurer qu'il va bien ? Demanda Esmé d'une voix emplie d'inquiétude.

-Il a besoin d'être seul, attendons un peu, faites-moi confiance. Laissons-lui un peu de temps.

-Peut-être pourrions-nous faire quelque chose pour son anniversaire ? Proposa soudain Bella qui cherchait un moyen de lui changer les idées.

-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, remarqua Rosalie, surtout après ce qui s'est passé !

-Oui, mais prendre l'air lui ferait peut-être du bien, non ? J'imagine que quand il était avec ces gens, ils n'ont pas du l'emmener se promener, dîner au restaurant, aller au cinéma, au théâtre ou à un concert !

-Tu n'as pas tort, songea Carlisle.

-Il n'est pas tard, s'il en a envie, on pourrait passer la fin de la journée à Port Angeles et y dîner ?

-Oh, oui ! S'écria Alice en frappant dans les mains.

-Pas de virée shopping ! Coupa Carlisle.

-Oh ! Souffla le petit lutin soudain moins joyeuse.

-N'oubliez pas qu'il ne faut pas le forcer, rappela Jasper d'un ton sérieux, attendons de voir dans quel état il est. En parlant de ça, je peux savoir ce qui t'a pris de lui parler ainsi, Emmett ?

-Quoi ? Bougonna son frère. J'ai fait que poser une question !

-Tu veux dire que tu l'as enfoncé en voyant son malaise ! Rectifia Jazz.

-Mais, non ! Affirma Emmett. Je pensais qu'il nous menait en bateau, enfin, tout le monde a un anniversaire ! Non, mais tu imagines qu'il a cru être un ange descendu du ciel ?!

-Emmett ! Mets-toi à sa place pendant un instant, lui demanda son père, pourquoi aurait-il remis en doute la parole des gens qui l'ont élevé ? Il n'était qu'un bébé, il a grandi avec eux, au milieu de leurs préceptes !

-Je suis désolé, souffla de mauvaise grâce le grand brun.

-Fais juste attention à tes paroles, mon grand, dit Esmé en le prenant dans ses bras. »

Carlisle rejoignit son épouse pour étreindre avec elle son aîné. Bella les observait, peu convaincue par le mea culpa d'Emmett. Elle croisa le regard de Jasper et elle comprit que le blond n'était pas dupe lui non plus. Ils passèrent tacitement un accord, celui de surveiller Emmett pour protéger Edward. Elle sortit de ses pensées en entendant des pas dans l'escalier.

*****************

Edward referma la porte de sa chambre et alla s'allonger sur son lit, enfouissant son visage dans un oreiller pour dissimuler ses larmes. Il était en colère contre lui-même. Bien sûr qu'il avait un anniversaire ! Comment avait-il pu dire ça à haute voix ?! Et les décorations ? Mais quel crétin ! Il aurait dû se douter qu'ils fêtaient Halloween comme tous les gens normaux ! Oui, ils étaient des gens normaux… Mais lui, il ne l'était pas… Il ne l'était pas à cause d'eux…

Il se releva vivement et se dirigea vers la salle de bain. Il ouvrit le robinet d'eau froide du lavabo et s'aspergea le visage. Il resta quelques minutes, immobile, ses mains crispées sur la vasque en céramique. Des images défilaient dans son esprit, il se revoyait du haut de ses 10 ans lui demander pourquoi il n'avait pas d'anniversaire comme les autres enfants. D'un ton las, il lui avait resservi cette histoire d'ange divin. Sa voix s'était légèrement élevée lorsqu'il avait insisté, le petit garçon qu'il était à l'époque avait bien vite compris qu'il était allé trop loin. Il s'était donc excusé et était parti, gardant pour lui toutes les questions qui le hantaient.

Malheureusement, toutes ces interrogations qui le tourmentaient avait fini par lui laisser entrevoir la vérité. Vérité qu'il avait réclamé à qui de droit… Il avait 14 ans… Il avait été puni pour la première fois… A partir de ce jour, toute désobéissance, aussi futile soit elle, avait été punie… Peut-être pensait-il ainsi le briser pour qu'il devienne un pantin entre ses mains ? Il avait eu tort. Cela n'avait fait que renforcer sa détermination, il allait jouer son rôle, il allait les sauver ! Il avait commencé à approcher les adeptes qui doutaient, les rassurant dans leurs convictions, leur ouvrant une porte de sortie… Ils s'en étaient rendu compte et il l'avait payé très cher… Ana avait passé des jours à son chevet, il imaginait que c'était à ce moment-là qu'elle avait dû prendre la décision de le sortir de cet Enfer…

Il se redressa et croisa son reflet dans le miroir. Il devait être fort et avancer. Le jeune homme ferma le robinet et attrapa une serviette pour essuyer son visage. Il avait une famille maintenant, des gens qui l'aimaient, pour eux, pour Ana, pour ceux qui n'avait pas eu sa chance, il devait réussir à tourner la page. Lentement, il sortit de la salle de bain. Il se dirigea vers la porte de sa chambre, bien décidé à les rejoindre et à s'excuser pour son comportement, ils n'avaient pas besoin de subir ses sautes d'humeur. Tout en descendant l'escalier, il s'efforça de respirer calmement. Malgré le fait de se savoir en sécurité, qu'aucun ne lui ferait du mal, la peur était toujours là au fond de lui, il la maîtrisait du mieux qu'il le pouvait, mais ses remparts lui semblaient parfois bien faibles…

« -Tout va bien, mon chéri ? Lui demanda Esmé en se dirigeant vers lui.

-Oui, merci, pardonnez-moi pour…

-Tu n'as pas à t'excuser, le coupa Carlisle. Viens t'asseoir avec nous.

Esmé lui prit la main et le guida vers un canapé, il prit place entre Carlisle et Esmé. Le médecin lui tendit un cadre photo. Il l'attrapa et observa pendant quelques secondes le bébé de la photo.

-C'est toi, lui révéla doucement Esmé, le jour de ta naissance.

-Tu es né le 31 octobre 1992 à Chicago, précisa Carlisle, tu pesais 2 kg 800 et mesurais 51 cm.

-Une vraie petite crevette, se moqua gentiment Jasper.

-C'était un très beau bébé ! Et puis cela faisait un juste milieu entre Emmett et Alice ! Tempéra Esmé. Emmett pesait 4 kg 100 pour 60 cm et Alice 2 kg 100 pour 45 cm.

-Et puis, tu étais calme ce qui nous changeait pas mal, rigola Carlisle en fixant ses deux aînés.

-Ouais, ouais, nous sommes turbulents, excentriques, mais c'est comme ça que vous nous aimez ! Déclara Alice en lui tirant la langue.

-Mais, oui, je vous aime tous, affirma Carlisle en les observant, bref, tout ça pour dire que Bella a eu une excellente idée. Bella ?

Edward leva les yeux vers la jeune fille qui avait rougi en entendant son prénom. Elle mordilla sa lèvre inférieure avant de le regarder.

-J'ai pensé que peut-être cela te ferait plaisir de fêter ton anniversaire ?

-Mon anniversaire…

-Si ça te dit, continua Alice, on pourrait aller se promener à Port Angeles et dîner, qu'en penses-tu ?

-Je… Vous êtes sûrs ? Demanda-t-il d'une voix hésitante.

-Sûr de quoi, mon grand ? Questionna Esmé.

-Je… Vous n'êtes pas obligés, je veux dire je ne l'ai jamais fêté.

-Raison de plus ! Allez, dit oui, insista Alice, on va bien s'amuser !

-D'accord, acquiesça Edward.

-Parfait ! Tu as un manteau ? Demanda Rosalie. Ca c'est drôlement rafraîchit.

-J'ai la veste que Lynda et Aaron m'ont acheté.

-On fait la même taille, je te prêterai l'un des miens, tu seras mieux protégé du froid, proposa Jasper.

-Oh, oui ! S'exclama Alice en se levant. Ton manteau gris bleuté lui ira bien mieux qu'à toi !

-Merci, c'est sympa, maugréa Jasper sous l'œil amusé des autres.

-Bon, je vais vous laisser, annonça Bella en se levant.

-Où vas-tu ? S'étonna Rosalie.

-C'est une sortie familiale et puis il est temps que je rentre pour préparer le repas.

-Tu ne vas nulle part, Bella, lâcha Carlisle en attrapant le téléphone, j'appelle Charlie pour qu'il nous rejoigne au restaurant ! »

Edward ne put s'empêcher de sourire en sachant que Bella serait avec eux. Il était à la fois excité et inquiet par cette sortie, ravi car il allait pouvoir se balader avec sa famille et découvrir le monde extérieur, inquiet car tout lui serait inconnu. Cependant, il était rassuré par le fait que sa famille l'accompagne. Alice redescendit et lui tendit le manteau de Jasper. Quelques minutes plus tard, ils sortirent de la villa. Carlisle l'entraîna vers sa Mercedes, Esmé les suivit. Il vit Bella, Rosalie et Alice monter dans une voiture rouge. Jasper et Emmett grimpèrent dans une voiture à la taille imposante. Il se tourna légèrement et vit d'autres véhicules, combien de voitures avaient-ils ? Esmé le laissa s'asseoir à l'avant à côté de Carlisle. Le médecin démarra la voiture et s'engagea dans le chemin menant à la route, une douce musique résonna dans l'habitacle. Il se laissa bercer par la mélodie, son regard se posa sur la vitre pour observer le paysage qui défilait sous ses yeux. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

******************

Seattle – Succursale du FBI :

L'agent Gibson sortit de la salle d'interrogatoire. Il passa une main lasse dans ses cheveux et se dirigea vers son bureau tout en jetant un coup d'œil nerveux à sa montre. Une fois arrivé, il referma la porte. Il se laissa tomber dans son fauteuil et desserra sa cravate. Il observa pendant quelques secondes le dossier qui était toujours posé sur un coin de son bureau, il n'arrivait pas à le ranger. Il attrapa son téléphone et composa le numéro.

« -Hôpital de Seattle, bonsoir.

-Bonsoir, Madame, Agent Gibson, pourriez-vous me passer le Docteur March ?

-Le Docteur March est actuellement en congé, Agent Gibson.

-Quand rentre-t-il ?

-En début de semaine prochaine.

-Il a aidé nos services dans une affaire et j'aurais besoin de récupérer le dossier d'un des patients qu'il a examiné.

-Très bien. Quel est ce dossier ? Questionna-t-elle en soupirant.

-Il s'agit du patient 405-C.

-Je vous envoie son dossier par mail ?

-Oui, merci.

Quelques minutes plus tard, l'alarme de son ordinateur l'informait qu'il avait reçu un mail. Il l'ouvrit tout en lançant l'impression, il allait le lire quand la porte de son bureau s'ouvrit. Sa femme entra et vint directement s'asseoir sur ses genoux en quête de réconfort.

-Comment cela s'est-il passé ? Lui demanda-t-il en caressant ses cheveux et en déposant un baiser sur son front.

-Ils ont crié, surtout le Directeur Branner, mais je m'en fiche, je sais que j'ai eu raison de soustraire Edward à leur autorité !

-Que va-t-il se passer ? Demanda-t-il inquiet.

-Rien, sauf que tu vas devoir me superviser pendant quelques temps.

-Quoi ?

-Tu prends la tête de nos deux équipes, chef !

-Je suis donc ton supérieur ? ! Ils ont réfléchi à leur punition ?

-Je pense que de manière officielle ils devaient me punir, mais officieusement, je crois que, malgré ses hurlements, Branner a compris mon geste.

-Il estimait énormément ton père.

-Au fait, comment c'est passé l'interrogatoire ?

-Peu concluant, avoua Aaron en lui passant le dossier, il a un fort charisme, mais il n'a pas les épaules et l'intelligence pour être un gourou ! Je ne pense pas qu'il soit à la tête d'Orion.

-Pourtant, les preuves menaient à lui.

-Un pion bon à brouiller les pistes. Le profil ne correspond pas.

-Alors où est-il ? S'inquiéta Lynda en se levant et en arpentant la pièce d'un pas nerveux.

-On va reprendre tout à zéro, on a dû passer à côté de quelque chose. Bien sûr, tout serait plus simple si Edward…

-On ne doit pas le brusquer ! Il parlera quand il en sera capable, en attendant, nous allons mettre les bouchées doubles pour trouver ce salaud ! Déclara Lynda. Il ne faut pas qu'il sache où en est l'enquête, il ne doit pas le savoir, pas pour le moment ! Il doit apprendre à connaître sa famille et ensuite… ensuite nous lui parlerons si nous n'avons rien. »

Aaron se leva et emprisonna son épouse dans ses bras, il caressa son dos en un geste apaisant. Ils devaient le retrouver, sinon, Edward ne pourrait pas vivre librement. Sans qu'il le sache, une épée de Damoclès pesait au-dessus de sa tête, menaçant de briser le frêle équilibre qu'il parvenait à se construire…


Passez une bonne semaine et surtout bon ciné mercredi !!!!!