Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
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En premier lieu, je tiens à m'excuser pour ce retard, mais une série d'imprévus et d'ennuis en tous genres (quand on a la poisse c'est pour un moment) ne m'ont pas laissé beaucoup de temps pour écrire. Donc voilà la suite avec un peu de retard, encore pardon, j'espère qu'elle vous plaira.
Merci encore une fois pour votre soutien et pour toutes vos reviews !!!!!!!!!!!
Pour les anonymes :
Lily : Non rassure-toi, tu n'es pas énervante, loin de là… Quant à la séparation Bella/Jacob : à suivre. T'inquiète Jacob aura à un moment où un autre un retour de manivelle. En tout cas merci pour ta review et à bientôt !
Néiim : Merci beaucoup pour tes reviews ! Je suis heureuse que ma fic te plaise, voilà la suite, j'espère quelle ne te décevra pas. Merci encore et à bientôt
Ousna : Ne te fais pas de soucis, même si je suis super contente de lire tes reviews, je comprends que tu n'ais pas pu m'en laisser. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Merci pour ton soutien ! A + !
Bonne lecture !!!!
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Chapitre 17 : Confiance
Aaron ignorait depuis combien de temps il était appuyé contre l'embrassure de la porte de la chambre. Ses yeux étaient brûlants de fatigue, mais il refusait de le quitter du regard. Edward dormait dans son lit. Son sommeil était parfois agité, des gémissements, des plaintes lui échappaient, son visage reflétait sa terreur, alors, Aaron se précipitait vers lui et le berçait, chassant du mieux qu'il le pouvait ses mauvais souvenirs. Une main se posa sur son épaule et il croisa le regard inquiet de son vieil ami. Ce dernier raffermit sa prise pour l'entraîner hors de la chambre, il voulut résister, mais son épouse entra et alla s'installer dans un fauteuil près du lit. A contrecœur, il accepta de suivre son ami et collègue. Ils gagnèrent le salon au moment où Chris y entrait en portant trois tasses de café. Aaron se laissa tomber dans un fauteuil, ses deux amis prirent place sur le canapé. Il remercia le médecin en acceptant la tasse qu'il lui offrait, il allait la porter à ses lèvres quand il stoppa son geste.
« -Ce n'est pas moi qui ai préparé le café, c'est Lynda, l'informa Chris en voyant son regard suspicieux.
-Ton café est toujours aussi imbuvable ? Demanda l'homme d'une cinquantaine d'années dans une tentative pour détendre l'atmosphère. »
Un silence s'abattit sur le salon alors que chacun se plongeait dans ses pensées. Aaron ne cessait de repenser à la soirée. Il se souvenait encore de la peur qui l'avait étreint quand il avait vu Edward se tordre de douleur. Les mains du jeune homme étaient crispées sur sa tête, un masque de souffrance déformait ses traits angéliques. Il avait appelé son épouse, cette dernière alertée par le ton de sa voix avait accouru. Alors qu'elle voulait l'emmener à l'hôpital, il lui avait demandé d'appeler Chris. Le médecin était arrivé rapidement. Edward souffrait toujours autant, il avait dû lui injecter un antalgique ainsi qu'un sédatif. Après avoir contrôlé les constantes du jeune homme, ils l'avaient couché. Chris avait voulu prévenir le Docteur Cullen, mais il l'en avait empêché. Lynda était entrée dans la chambre en raccrochant son portable, il l'avait fusillé du regard pensant qu'elle avait appelé les Cullen. Son épouse l'avait rassuré en lui disant qu'elle avait contacté leur collègue et ami, l'agent David Green. David avait été l'un des premiers profilers et sûrement l'un des meilleurs. Aaron avait été son élève. Son mentor avait pris une retraite anticipée quand il avait obtenu sa plaque prétextant que la relève était assurée. Lorsqu'Aaron avait réussi à créer leur unité au sein du FBI, David, intéressé par le concept, était sorti de sa retraite pour se joindre à eux.
« -Tu ne veux toujours pas prévenir les Cullen ? Insista Chris.
-Non, ils vont s'inquiéter pour Edward et le couver encore plus, il l'est suffisamment.
-Ce sont ses parents, ils viennent de le retrouver après 17 ans de séparation, ne crois-tu pas que c'est normal ?
-Si, mais Edward doit avancer par lui-même, sinon, il ne s'en sortira jamais.
-Mais…
-Aaron a raison, coupa David, je suis d'ailleurs impressionné par les progrès qu'il a réalisé.
-Il a une telle volonté de s'en sortir, sourit Aaron, je crois savoir quel a été le déclic, mais depuis, il fait tout pour avancer.
-Une Lynda bis ? Interrogea David amusé.
-Oui, acquiesça l'agent.
Ils se turent le temps d'avaler une gorgée de café. Aaron pouvait sentir peser sur lui le regard interrogateur de Chris. Il observa son ami, haussant un sourcil, l'invitant ainsi à parler.
-Que s'est-il passé pour qu'Edward soit dans un tel état ?
-Nous parlions, nous…
-Tu lui as parlé, comprit David qui le connaissait par cœur.
-Oui. Edward a commencé à se confier, mais il a commencé à avoir des difficultés de diction, puis, il a semblé avoir violemment mal à la tête.
-A-t-il pris un coup sur la tête ? Demanda soudain Chris. Tu ne m'as pas dit qu'il s'était cogné !
-Il ne s'est pas cogné, le rassura Aaron, tout cela est uniquement psychologique.
-Psychologique ? Répéta le médecin. Je pense que son mal était vraiment réel et…
-Il était réel, assura David, mais je pense qu'il a été conditionné.
-Je ne comprends pas.
-Edward a vécu toute sa vie avec la secte. De part sa position, il a côtoyé le gourou, il a forcément entendu et vu des choses compromettante et je pense que cette ordure a fait en sorte qu'il ne puisse pas parler, expliqua David.
-Comment ?
-Suggestion mentale, hypnose, poursuivit Aaron, ils ont eu 17 ans pour verrouiller son esprit. Ca explique pourquoi il n'a rien voulu dire.
-Tu as dit : ils ? Releva David.
-Avant de s'écrouler, Edward m'a dit qu'ils étaient trois et qu'ils se faisaient passer pour des frères.
-J'en informerai le reste de l'équipe, lui annonça David.
-Y'a-t-il un moyen pour le libérer de cette emprise ? Interrogea Chris.
-C'est difficile, seule la personne qui a mis en place ce verrou psychologique peut l'enlever, expliqua David, si nous tentions de le faire à sa place et que nous nous trompions, nous risquerions de provoquer des dégâts.
-Son réveil risque d'être difficile, s'inquiéta Chris.
-Je ne pense pas, murmura Aaron dont le regard croisa celui de David.
-Oui, il est fort probable qu'il ne se souvienne de rien.
-A cause du conditionnement qu'il a subi ?
-Oui, Chris, répondit Aaron.
-Que comptes-tu faire ? Questionna David.
-Je vais l'aider.
-Tu vas poursuivre le programme ? Demanda son vieil ami.
-Oui. J'essaierai de le faire parler, mais en étant plus prudent.
-Tu ne pouvais pas savoir, déclara David qui avait perçu son sentiment de culpabilité.
-J'aurais dû m'en douter.
-Ce n'est pas en gardant cet état d'esprit que tu pourras l'aider ! Gronda David.
-Que veux-tu ? C'est dans son caractère, soupira Lynda en entrant dans le salon et en prenant place sur les genoux de son mari. Tu ne le connais pas depuis tout ce temps ?
-Que fais-tu ici ? Interrogea Aaron.
-Je me suis dit qu'Edward risquerait de trouver ça bizarre que je sois dans sa chambre quand il se réveillerait.
-Quelle heure est-il ? Questionna soudain Chris.
-8 heures, répondit Lynda qui rit en voyant sa mine déconfite alors qu'il saisissait son téléphone. Dits-lui que tu as eu une urgence à l'hôpital et que tu sors tout juste du bloc, elle te pardonnera.
-J'espère, maugréa-t-il tout en quittant la pièce pour passer son coup de fil.
-Bon, je vais passer chez moi avant d'aller au bureau, annonça David avant de se tourner vers Aaron, appelle-moi si tu as besoin d'aide.
-Merci.
-A tout à l'heure, Lynda. »
Son épouse salua leur ami avant de reprendre place sur ses genoux. Ses lèvres trouvèrent rapidement les siennes pour un tendre baiser. A regret, ils se séparèrent quand Chris les rejoignit, un petit sourire illuminait son visage. Quand le médecin fut parti, Lynda prit une douche avant de filer vers les locaux du FBI. Aaron s'étendit quelques minutes sur le canapé avant d'aller préparer le petit-déjeuner.
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Edward ouvrit difficilement les yeux, il se sentait groggy. Il s'assit dans son lit tout en se demandant où il était ? Il soupira de soulagement en se rappelant qu'il était chez Aaron et Lynda. Le jeune homme sortit de son lit quand il vit qu'il était déjà 9 heures 30. Il fit quelques pas avant de s'appuyer contre un fauteuil, sa tête lui faisait mal et ses jambes flageolaient. Il attendit quelques minutes que son malaise passe avant de se rendre dans la salle de bain. Il se doucha et s'habilla, puis, il descendit au rez-de-chaussée qu'il trouva étrangement silencieux. Il entra dans le salon et remarqua Aaron qui dormait sur le canapé. Tout en prenant garde de ne pas le réveiller, il attrapa un plaid et recouvrit l'homme avec. Il alla dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner, il pouvait bien cuisiner pour Aaron car ce dernier prenait soin de lui. Alors qu'il cuisinait, il repensa à la soirée, aux révélations d'Aaron… La lueur qu'il avait aperçu dans le regard d'Aaron à la Clinique lui avait semblé familière et il n'avait pas eu tort. Ils avaient traversé les mêmes épreuves. Le jeune homme mit la cafetière en marche avant de retourner s'asseoir dans le salon. Aaron dormait toujours et il ne pouvait s'empêcher d'observer l'homme.
Si Aaron ne s'était pas confié, jamais il n'aurait imaginé ce qu'il avait vécu. Aaron avait raison, ce n'était pas marqué sur son front, il n'avait pas à avoir peur du regard des autres. Il réalisa alors que toute sa vie ne serait pas brisée par ce qu'il avait vécu, non, Aaron en était la preuve. L'homme était à la tête d'un des services du FBI, il était doué, apprécié et en plus il avait une famille. Lynda et lui formaient un couple épanoui. Donc si Aaron avait réussi à s'en sortir, alors, pourquoi pas lui ? Aaron le lui avait déjà dit, il avait toute les cartes en main, il suffisait maintenant qu'il trouve la force et la volonté d'avancer.
« -Cela fait longtemps que tu es réveillé ?
La voix endormie d'Aaron le fit sursauter. Il sourit au jeune homme tout en s'étirant.
-Non, ça ne fait pas longtemps.
-Tu aurais dû me réveiller, je suis désolé, je me suis endormi… Bon, un petit-déj, ça te tente ?
Edward sourit et le suivit à la cuisine. Aaron observa un instant le couvert mis, les pancakes, le jus d'orange fraîchement pressé.
-Ca fait pas longtemps que tu es réveillé ? Demanda Aaron amusé.
-Une demi-heure, admit le jeune homme.
-Merci pour le petit-déjeuner.
-Je t'en prie, c'est le moins que je puisse faire.
Ils s'installèrent autour de la table de la cuisine et commencèrent à manger. Edward hésitait, il ne souhaitait pas rouvrir des blessures.
-N'hésite pas à me parler, lâcha Aaron en remarquant son malaise.
-Je voulais juste te remercier pour hier soir, tu n'étais pas obligé de me raconter ton…
-Tu n'as pas à me remercier, le coupa Aaron, ça m'a fait du bien de te parler et j'espère que cela t'a aidé ?
-Oui, j'ai compris. Je vais faire des efforts.
-Je le sais, j'ai confiance en toi, je sais que tu réussiras, mais tu dois aussi te laisser du temps, avance pas à pas, ne te force pas à faire quelque chose dont tu n'as pas envie. D'accord ?
-Oui, acquiesça Edward avant de se masser discrètement les tempes.
-Tu as mal à la tête ?
-Oui, je me suis réveillé avec une légère migraine.
Aaron se leva et revint quelques minutes plus tard avec une boîte d'aspirine. Il lui en donna une.
-Merci, dit-il en prenant le médicament.
-Qu'as-tu envie de faire aujourd'hui ?
-J'aimerai bien faire du sport, si tu n'es pas trop fatigué, ajouta-t-il rapidement en voyant l'air fatigué de son protecteur.
-Tout va bien, assura ce dernier, laisse-moi prendre une bonne douche et nous y allons. »
Edward hocha la tête et débarrassa la table pendant qu'Aaron disparaissait à l'étage. Quand il eut terminé de faire la vaisselle, il rejoignit le salon. Son regard s'arrêta sur les photos qui ornaient le manteau de cheminée. Il sourit en voyant Lynda vêtue d'une longue robe blanche et Aaron arborant un costume, leurs visages rayonnaient de bonheur. Il aperçut ensuite une photo du jeune couple tendrement enlacé dans un parc, puis, une photo de groupe, il reconnut certaines personnes, il s'agissait de l'équipe du FBI que dirigeait Aaron. Alors qu'il contemplait les photos, quelque chose l'interpella, quelque chose qui semblait manquer…
« -Tu es prêt ?
-Oui, répondit-il en détournant rapidement le regard.
-Qu'est-ce qui te dérange dans nos photos ? Interrogea Aaron avec curiosité.
-Je ne peux rien te cacher, soupira Edward, mais ce n'est pas important.
-Je ne crois pas, ce que tu as remarqué te préoccupe, parle-moi.
-Tu… Enfin, vous… Non, cela ne me regarde pas, avoua-t-il honteux en baissant la tête.
-Ce qui m'est arrivé n'a rien à voir avec le fait que nous n'ayons pas d'enfant, avoua Aaron.
-Je suis désolé, je ne voulais pas être indiscret.
-Je t'assure qu'il n'y a pas de mal. Il y a 6 ans de cela, Lynda et moi avons décidé d'avoir un enfant. Elle est tombée enceinte. Nous nous sommes violemment disputés, elle voulait continuer à travailler, j'étais contre. J'ai tout fait pour qu'elle reste scotchée à son bureau, malheureusement, nous avions besoin de renforts sur le terrain. Elle est venue, elle était à son quatrième mois. Dans le feu de l'action, elle n'a pas réfléchi et a poursuivi un des suspects. Lynda a réussi à la plaquer au sol, ils ont dévalé une pente. Quand nous sommes arrivés, ils étaient inconscients. Elle a perdu le bébé et depuis… Depuis, ce n'est plus possible…
-Je suis vraiment désolé, s'excusa Edward, je n'arrête pas de te rappeler de mauvais souvenirs.
-Et je t'ai déjà dit d'arrêter de t'excuser, je n'étais en aucun cas obligé de te répondre, compris ?
-Oui.
-On y va ? »
Edward lui sourit et ils quittèrent la maison. Ils gagnèrent le gymnase où un des agents d'Aaron, Chase, un black musclé se joignit à eux et prit la place de son protecteur. Le jeune homme était impressionné par sa stature, il avait l'impression de se retrouver face à Emmett et il n'avait aucune chance contre lui…
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Bella sortit précipitamment de la librairie où elle était allée récupérer les livres qu'elle avait commandés. La nuit commençait à tomber sur Port Angeles et elle se pressa pour rejoindre Alice et Rosalie qui devaient l'attendre au restaurant. La jeune fille hésita à emprunter une ruelle mal éclairée, si elle passait par là elle rejoindrait rapidement ses amies. Voyant que l'endroit était désert, elle s'y engagea. Elle avait parcouru la moitié du chemin lorsqu'elle entendit des pas derrière elle. Bella accéléra tout en se maudissant de ne pas avoir suivi son instinct.
« -Allons, ma belle, attends-nous ! L'interpella un des deux hommes.
-Cours pas comme ça ! On va s'amuser ! Assura l'autre homme.
La jeune fille ne put retenir un cri quand une main se posa sur son bras pour stopper sa course et la pousser violemment contre un mur.
-Où tu allais ma belle ? Gronda l'homme en se plaquant contre elle pendant que l'autre ricanait.
-Lâchez-la immédiatement !
-Tiens, tiens, toi aussi tu veux jouer avec nous ?
Bella entraperçut une silhouette féminine qui fut vite dérobée à sa vue par la carrure impressionnante de ses agresseurs. Un gémissement de douleur lui parvint, elle voulut hurler, mais la main de l'homme la fit taire. Le poids de son agresseur l'empêchait de respirer correctement quand soudain elle put inspirer une grande bouffée d'air. Bella ne put retenir un cri de stupeur quand elle vit la femme repousser son agresseur et lui asséner un violent coup de pied dans l'estomac. L'homme s'abattit lourdement sur le sol. Son compère s'était relevé et les menaçait avec un couteau. La femme se plaça devant elle pour la protéger.
-Tu fais moins la maline ! Ricana-t-il.
-Et là, tu fais le malin ? Répliqua-t-elle en sortant un revolver. Lâche ce couteau !
L'homme hésita, mais finit par lui obéir. Tout en les menaçant avec son arme, elle les obligea à poser leurs mains sur le mur d'un immeuble avant de sortir son téléphone. Bella se laissa glisser le long du mur, ses jambes ne la portaient plus, elle ne retenait plus les tremblements qui secouaient son corps. Elle aperçut vaguement deux hommes arriver en courant et menotter leurs agresseurs.
-Bella ?
La jeune fille sursauta en entendant son prénom, elle releva la tête et croisa le regard inquiet de l'agent Gibson.
-Bella, tu m'entends ?
-Oui, parvint-elle à articuler.
-Tu peux te relever ?
L'agent du FBI passa un bras autour de sa taille ne la relâchant que quand elle fut certaine qu'elle tenait sur ses pieds. Elle vit les deux hommes emmener ses agresseurs sur les ordres de la jeune femme.
-Tu es toute seule ?
-Non. Alice et Rosalie… Je devais les rejoindre au restaurant… Elles doivent s'inquiéter !
-Calme-toi, on va les appeler.
L'agent Gibson l'accompagna dans un établissement qui se trouvait tout près. Elle ôta son manteau et le posa sur ses épaules pour la réchauffer avant de commander deux thés. Bella sortit son téléphone et avec des gestes maladroits composa le numéro d'Alice. Elle était tellement confuse que le petit lutin s'inquiéta.
-Alice, bonsoir c'est l'agent Lynda Gibson, dit-elle après lui avoir pris le téléphone, je suis avec Bella… On va dîner toutes les deux ensemble… Bien sûr, je ramènerai Bella, ne t'inquiète pas… A bientôt, Alice. Oui, je ne manquerai pas d'embrasser ton frère pour toi… Oui, il va bien… Au revoir.
-Merci, murmura Bella, merci pour tout, agent Gibson.
-Tu n'as pas à me remercier, sourit la jeune femme. Par contre, tu me ferais plaisir en m'appelant Lynda. Comment te sens-tu ?
-Ca va. J'ai moins froid.
-Tu as eu de la chance que nous soyons venus interrogés un suspect à Port Angeles et que je t'ai aperçu sortir de la librairie ! Ce n'est pas très prudent de se balader seule dans ce quartier plutôt mal famé !
-Je sais…
-Enfin, veux-tu manger quelque chose ?
-Je n'ai pas très faim.
-Que dirais-tu d'un autre thé et d'une part de tarte au chocolat ?
Pour toute réponse, Bella esquissa un sourire timide et l'agent appela la serveuse qui prit leur commande. Elles burent leur thé en silence. Bella jouait nerveusement avec sa cuillère, une question lui brûlait les lèvres, mais elle n'osait pas la poser.
-Il va bien.
-Pardon ? Demanda Bella qui avait sursauté en entendant les quelques mots de la jeune femme.
-Edward va bien, répéta Lynda, je dirais même qu'il fait d'énormes progrès. Il a une telle volonté de s'en sortir que cela est impressionnant.
-C'est quelqu'un d'extraordinaire, convint Bella.
-Oui, tout particulièrement à tes yeux, lâcha Lynda en la fixant.
Bella sentit ses joues se colorer et elle baissa la tête, dissimulant sa gêne derrière ses longs cheveux.
-Edward tient à toi.
-Je… Je ne pense pas, marmonna la jeune fille.
-Oh, si. Vous avez tous deux cette même petite lueur dans le regard, vos gestes, vos regards en coin ne trompent pas.
La jeune fille lança un regard sceptique à l'agent du FBI, elle avait toujours autant de mal à croire qu'une personne aussi parfaite qu'Edward puisse s'intéresser à elle.
-Ne te sous-estime pas, tu es très jolie et à ses yeux tu es la huitième merveille du monde.
Bella se perdit dans les paroles de Lynda, serait-ce donc possible qu'il tienne à elle ? Mais, alors, pourquoi l'avait-il repoussé ?
-Tu vas devoir être patiente, répondit Lynda comme si elle avait entendu sa question, Edward est fragile et tous ces sentiments nouveaux l'effraient.
-Comment faites-vous ? S'énerva la jeune fille en fronçant les sourcils.
-Comment je fais quoi Bella ?
-Pour savoir ce que je pense, c'est un peu énervant, avoua-t-elle dans un sourire.
-C'est mon métier et disons que je suis déjà passée par là. Bella, écoute-moi bien, ce que je vais te dire est très important, je ne veux pas que tu répondes à ma question, juste que tu y réfléchisses et que tu prennes une décision. Comme je te l'ai dit, Edward est fragile, si jamais les choses évoluent entre vous deux, tu devras te montrer patiente, très patiente et surtout ne pas le brusquer. Il devra aller à son rythme.
-Que voulez-vous dire ?
-Si, par exemple, tu souhaites l'embrasser, choisis plutôt sa joue, puis, le coin de sa bouche et seulement quand tu le sentiras détendu embrasse ses lèvres. Ce n'est qu'un exemple, j'essaie juste de te faire comprendre qu'il ne faudra surtout pas le presser sinon il risque de se renfermer dans sa carapace et de ne plus en sortir. Il sera mal à l'aise, tu devras être à son écoute, réagir et agir en fonction des sentiments que tu perçois chez lui, tu devras laisser tes propres envies de côté et cela jusqu'à ce qu'il se sente parfaitement bien avec toi. Je sais que ce que je te décris doit te paraître un peu effrayant et extrême, mais je veux que tu saches à quoi tu t'engages avec Edward. Tu vas devoir l'épauler, le porter, le guider et tout ça à son rythme. Si jamais tu ne te sens pas prête à affronter tout cela, à tout supporter pour lui, alors, oublie-le.
-Je…
-Non, Bella, je ne veux pas de réponse, je veux simplement que tu y réfléchisses. Je veux que tu comprennes que si tu le laisses tomber parce que tu ne peux pas faire face à ses problèmes, tu le détruiras. Donc, réfléchis bien.
-Je sais qu'il n'a aucune expérience des relations de couple, mais je ne comprends pas pourquoi cela semble autant l'effrayer.
-L'inconnu est effrayant, murmura pensivement Lynda, et puis, la secte ne lui a pas permis d'avoir un aspect positif de ce genre de relation.
-Comment ça ?
-Ce n'est pas à moi de t'en parler, mais à lui, répondit la jeune femme, cependant, je te demanderai de ne pas lui poser de question à ce sujet, il doit se confier de lui-même. »
Bella hocha la tête. Elle ne souhaitait pas le brusquer. Elle se rappela de l'étrange regard d'Edward après que leurs lèvres se soient frôlées, elle avait cru que c'était du dégoût, mais ce n'était pas ça. Elle comprenait maintenant que c'était de la peur, elle avait été tellement certaine qu'il ne la désirait pas qu'elle avait cru lire dans ses yeux le sentiment qu'elle redoutait tant d'y voir. Lynda reprit la parole et elles passèrent un agréable moment. L'agent du FBI ne tarda pas à la ramener chez elle car il commençait à se faire tard et Lynda avait encore pas mal de route avant d'arriver à Seattle.
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Edward se réveilla doucement. Cela faisait plusieurs nuits qu'il n'avait pas fait de cauchemars. Il se sentait bien et détendu. Il s'habilla et rejoignit la cuisine où Lynda était en train de s'affairer. Après l'avoir salué, elle lui servit son petit-déjeuner et s'assit à la table de la cuisine avec lui.
« -Lynda ?
-Oui, Edward.
-Je voulais te remercier, si Aaron et toi n'étiez pas là, je…
-Pas de remerciements, Cullen ! Gronda Lynda d'un ton faussement sévère. Je pense qu'Aaron t'a parlé, non ? Donc, tu comprendras que cela nous fait plaisir de t'aider et que nous ne voulons surtout pas de remerciements.
-Mais…
-Pas de mais jeune homme ou je me fâche !
-D'accord… Aaron n'est pas là ?
-Non, il est au bureau, sa présence était requise. Donc, il n'y a que toi et moi…
Pendant quelques secondes, Edward fut déstabilisé par le regard calculateur de son amie.
-Donc, pas de sport, pas de trucs de mecs aujourd'hui. On va faire les boutiques et tu me suivras à mon cours de danse.
Edward avala de travers sa gorgée de jus d'orange, il toussa violemment sous le regard amusé de Lynda qui tapota son dos.
-Allez, ne fais pas cette tête et va chercher ta veste pendant que je débarrasse. »
Un peu à regret, le jeune homme quitta la cuisine pour aller chercher son manteau dans sa chambre. Quand il redescendit, Lynda l'attendait dans le hall, elle était vêtue de son manteau et avait les clefs de sa voiture en main. D'un pas résigné, il la suivit.
Ils roulèrent un moment dans Seattle avant de se garer devant un bâtiment qui paraissait un peu désuet par rapport à la rutilante salle de sport où l'avait emmené Aaron. Ils entrèrent dans une salle et Lynda le débarrassa de son manteau. Pendant que la jeune femme rangeait leurs affaires, il balaya la salle du regard. Il y avait des gens de tout âge et des deux sexes, mais ils paraissaient liés par un mal secret, un mal qu'une seule personne ne semblait pas partager avec eux, Lynda.
« -Rassuré ? Demanda Lynda en souriant.
-C'est toi le prof ?
-Oui, qu'as-tu compris d'autre ?
-Toutes ces personnes semblent être mal dans leur peau, remarqua Edward en observant les élèves, que ce soit à cause de leur poids, de leur taille…. Euh, Lynda pourquoi me regardent-ils comme ça ?
-Ils se demandent sûrement ce qu'un beau gosse comme toi fait ici, murmura-t-elle en lui prenant la main pour l'attirer vers le devant de la scène. Bonjour tout le monde !
-Bonjour ! Répondirent-ils.
-Je vous présente Edward, il va passer cette matinée avec nous. Tout d'abord, je souhaiterais que vous cessiez de le dévisager de cette manière, vous n'aimez pas qu'on vous regarde ainsi, alors, cessez de le faire !
-Les gars comme lui aiment être regardé ! Lança amèrement une jeune fille de son âge qui paraissait avoir quelques kilos en trop.
-Kim ! Gronda Lynda. A ton avis pourquoi il est en train de fixer le bout de ses chaussures depuis qu'on est devant vous ? C'est pas parce qu'Edward rentre dans les canons de beauté qu'il accepte pour autant son corps. Vous tous, vous avez chacun votre histoire et il a la sienne. Si vous ne le comprenez pas, c'est que votre place n'est pas ici !
Un lourd silence s'abattit sur la salle. Quelques mots d'excuses furent murmurés alors que d'autres lui offrirent un sourire sincère. Edward se détendit quelque peu.
-Bien, soupira Lynda, commençons. Edward, tu restes avec moi.
Rassuré qu'elle ne le jette pas dans la fosse aux lions, il soupira de soulagement. Ils commencèrent par faire des exercices pour se détendre avant que Lynda ne mette une musique plus rythmée. Sous ses yeux éblouis, tous les élèves se mirent à danser, plus ou moins en rythme, mais avec le même plaisir évident. Ils étaient eux-mêmes, ils oubliaient le regard des autres, ils parvenaient ainsi à l'accepter et à s'en moquer. Ils s'amusaient et c'est tout ce qui comptait. Il aurait aimé se sentir aussi à l'aise qu'eux.
-Ferme les yeux, lui ordonna Lynda en s'avançant vers lui.
Il obéît et il sentit les mains de la jeune femme se poser sur ses hanches. Lentement, il se laissa guider, mais ses gestes étaient maladroits et trop raides.
-Détends-toi, souffla son amie en se rapprochant.
-Je… Je ne sais pas comment faire, avoua-t-il dans un murmure.
-Ouvre les yeux, regarde mes pieds, fais comme moi… Bien. Maintenant, toi qui es musicien tu devrais arriver à entendre le rythme de la musique ?
-Oui.
-Alors, suis ce rythme mais avec ton corps. Tu comprends ?
-Je crois.
-Fais ce que tu veux, bouge de la manière dont tu as envie. C'est ton corps, il t'appartient et t'obéis. Ferme les yeux et laisse-toi enivrer par la musique. »
Bien que ses premiers gestes étaient tout sauf naturels, Edward se laissa envahir par la musique et par le rythme qu'elle l'invitait à suivre. Il se détendit et parvint à apprécier le fait de danser. A chaque fin de chanson, Lynda lui montrait de nouveaux pas qu'il mémorisait avec une facilité étonnante. Il commençait à apprécier ce cours de danse qui n'en était pas vraiment un. Cependant, il était toujours gêné par le regard des autres. Il avait beaucoup travaillé sur ça avec Aaron, il arrivait à marcher dans la rue la tête haute, à croiser le regard de jeunes filles sans prendre ses jambes à son cou, il ne frémissait plus lorsqu'il contredisait quelqu'un, mais il savait qu'il avait encore besoin de s'améliorer. Une main douce se posa sur son avant-bras, l'obligeant à quitter ses pensées et à ouvrir les yeux.
« -Viens avec moi.
Sans un mot, il suivit Lynda qui l'entraîna dans un coin de la salle. Tout comme elle, il continua à observer les couples qui dansaient cette fois-ci enlacés dans une danse assez sensuelle.
-Je sais ce qui te met mal à l'aise, chuchota Lynda. Dans notre société, danser signifie aussi séduire. La manière dont ils dansent pourrait être apparenté à un jeu de séduction, mais là, il ne s'agit que d'amis en train de danser. Ils acceptent que l'autre touche leur corps, ce contact les aide à s'accepter. Que dirais-tu si nous essayions ?
Edward déglutit péniblement. Alors qu'il craignait que Lynda ne le ramène sur le devant de la scène, ils restèrent dans leur coin. Lentement, la jeune femme se rapprocha de lui, elle passa ses mains autour de son cou pour les nouer dans sa nuque. Leurs corps se frôlaient et cela le mettait mal à l'aise.
-Suis-je si repoussante que cela pour que tu ne veuilles même pas mettre tes mains sur mes hanches ? Plaisanta Lynda.
Edward rougit avant de poser ses mains sur les hanches de son amie. Son corps se raidit sans qu'il ne le veuille. Lynda ne fit aucune remarque, elle continua à guider la danse, se moquant qu'il lui fasse perdre le rythme, tout en fredonnant la mélodie. Peu à peu, il se laissa aller. Le jeune homme savait qu'il ne risquait rien, ils ne faisaient que danser, que s'amuser. Sans qu'il ne s'en rende compte, Lynda les avait entraînés vers le reste du groupe. Ils dansaient près de Kim et d'un vieux monsieur enjoué qui la faisait virevolter.
-Cessez donc de charmer cette jeune fille, Henry, plaisanta Lynda à l'attention du vieux monsieur.
-Seriez-vous jalouse très chère ? Demanda-t-il.
-Parfaitement ! S'exclama Lynda. On échange !
Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, il se retrouva à danser avec Kim. Il n'était pas à l'aise avec la jeune fille et leurs pas s'en ressentirent. Il tenta de se détendre en voyant le regard encourageant que lui lança Lynda. Il inspira profondément avant de reporter son attention sur sa partenaire. Il haussa un sourcil en voyant sa tête baissée et son regard emplit de gêne, ses mains étaient moites et elle paraissait sur le point de s'enfuir.
-Kim, lève la tête ! Gronda Lynda. Edward ne va pas te manger !
Le jeune homme s'étonna en entendant les paroles de Lynda, Kim avait peur de lui ? La jeune fille leva la tête, il lui adressa un sourire qu'il espérait sincère. Elle l'observa avec attention, les sourcils froncés.
-Je suis désolé je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, murmura-t-il, je ne sais pas danser et je… je ne suis pas vraiment en accord avec mon corps.
-Si tes yeux ne laissaient pas transparaitre ta sincérité, je pense que je ne t'aurais pas cru, admit Kim.
-Pour continuer à être sincère, je suis jaloux de la facilité avec laquelle tu danses et tu t'amuses.
-Malgré mes kilos en trop ? Railla-t-elle avec un sourire.
-Tu t'acceptes bien mieux que moi et je te trouve très jolie.
-Merci, Lynda m'a beaucoup aidé. Allez, viens, je vais te montrer quelques trucs. »
Le reste de la matinée passa rapidement. Il dansa avec Kim avec qui il s'entendait bien. Pendant la pause, elle l'entraîna vers les autres élèves qu'elle lui présenta. Ce n'est qu'en fin de matinée que Lynda le rejoignit, le sourire aux lèvres. Ils montèrent dans la voiture de la jeune femme et ils partirent vers le centre de Seattle. Ils mangèrent un sandwich, puis, son amie l'entraîna vers un salon de coiffure prétextant qu'elle avait besoin de se faire couper les cheveux. C'était une de ses amies qui tenait le salon et avant qu'il n'ait pu émettre le moindre signe de protestation, il se retrouva installé sur un fauteuil pour une légère coupe. La coiffeuse essaya pendant quelques minutes de discipliner ses cheveux, mais Lynda lui dit de laisser tomber que cela ajoutait à son charme. Dès qu'ils eurent terminés, la jeune femme l'entraîna dans une boutique de vêtements où elle s'acheta une robe avant de lui trouver un pantalon, une chemise, une veste… A chacune de ses protestations, elle lui lançait un regard meurtrier. En fin de journée, ils reprirent le chemin de la maison. Aaron lui sourit d'un air compatissant quand il vit les sacs emplis de vêtements. Lynda l'envoya se reposer tout en lui demandant d'être prêt pour 19 heures car ils sortaient.
A l'heure prévue, le jeune homme était dans le salon, assit près d'Aaron, tous deux attendaient que Lynda soit prête. Le téléphone portable de son protecteur sonna, celui-ci le sortit et lu rapidement le SMS qu'il venait de recevoir. Aaron soupira tout en rangeant son téléphone dans la poche de son jean. L'homme avait troqué son costume cravate pour un jean bien coupé de couleur noire assortit d'une chemise blanche et d'une veste en cuir.
« -Lynda ! Appela-t-il pour la énième fois. On va vraiment être en retard !
-J'arrive ! Cria son épouse depuis l'étage.
-Première chose à savoir lorsque tu emmènes une femme à l'extérieur : ne lui donne jamais la véritable heure. Si vous devez partir à 19 heures, dit lui qu'elle doit être prête pour 18 heures.
-Qu'est-ce que tu es en train de raconter ?! Gronda son épouse en entrant dans le salon.
-Tu es magnifique, déclara Aaron en observant la jeune femme avec amour.
Lynda portait une robe bustier couleur crème resserrée au niveau de la taille grâce à un ruban qui mettait en valeur sa silhouette. Ses cheveux bouclés encadraient son visage légèrement maquillé.
-Il a raison, tu es splendide, assura Edward.
-Merci, Edward, je me devais de me faire belle vu la classe de mon cavalier.
Lynda lança un sourire moqueur à son mari avant de prendre le bras d'Edward et de l'entraîner vers la sortie, faisant ainsi payer sa remarque à son mari.
-Ma chérie, l'appela Aaron en les rattrapant et en posant une veste sur ses épaules, tiens, sinon, tu vas avoir froid. »
Ils se sourirent. Aaron passa un bras autour de ses épaules et ainsi enlacés ils se dirigèrent vers la voiture. Il ne leur fallut pas longtemps pour rejoindre le restaurant où ils devaient rejoindre certains de leurs collègues. Ils entrèrent dans un restaurant à l'ambiance Espagnole. Les tables ainsi que des banquettes étaient disposées autour d'une immense piste de danse où des gens se déhanchaient. L'ambiance était chaleureuse et bonne enfant ce qui lui permit de se sentir à l'aise. Ils laissèrent leurs manteaux au vestiaire avant de rejoindre certains de leurs amis qui étaient déjà installés au bar.
« -Edward, je te présente David, Emma, Chase et son amie Betty.
-Ravi de vous rencontrer.
-Nous aussi, Edward, assura Emma en lui souriant, alors, il parait que tu as mis le boss à terre ?
Le jeune homme sentit que ses joues viraient au rouge, mais il ne baissa pas la tête et offrit un sourire à la jeune femme.
-Tu apprends très vite, constata David avec plaisir.
-Et si nous allions danser ? Proposa Lynda. Aaron ?
-Je vais d'abord boire un verre avec David.
-Je reste avec vous, déclara Chase. »
Les deux autres femmes déclinèrent aussi l'invitation. Sans lui demander son avis, le contraire l'aurait étonné, Lynda l'entraîna vers la piste de danse. Les pas, les gestes qu'il avait appris le matin même étaient encore présents à son esprit, de même, que le plaisir qu'il en avait retiré.
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Bella poussa un soupir lorsque leur voiture se gara dans le parking d'un restaurant de Seattle. Pourquoi étaient-ils là ? Pourquoi Alice et Rosalie avaient absolument voulu venir à Seattle ? Ils auraient très bien pu passer une soirée agréable à Port Angeles ? Bella sortit de la voiture et vit Jasper ranger son téléphone. Il avait passé tout le trajet à guetter un message auquel il avait rapidement répondu. Jasper avait ensuite affiché un sourire énigmatique. Bella commençait à douter que cette soirée soit réellement l'idée des deux jeunes filles, Jasper semblait tenir les rênes. D'ailleurs, le jeune homme les entraîna vers un restaurant tout en vantant les mérites de ce dernier. Ils entrèrent et furent aussitôt plongés dans une ambiance espagnole qui leur plut. Ils se débarassèrent de leurs manteaux et s'avancèrent dans la salle.
« -Jasper, tu as vraiment eu une bonne idée ! Déclara Alice en sautillant. C'est endroit est génial !
-Ouais, ça a l'air sympa, dit Rosalie, bon choix frangin !
-Je boirais bien une bière, murmura Emmett.
-Fais gaffe, le prévint Jasper, il y a des…
-Jasper !
Tous se figèrent en entendant une voix familière, Jasper chercha d'où provenait la voix. Il sourit et fit signe à quelqu'un avant de se déplacer.
-Salut !
Ils furent surpris en voyant l'agent Gibson assit près du bar, une bière à la main.
-Bonsoir, les salua-t-il.
A leur tour, ils le saluèrent tout en se demandant ce que l'homme faisait là.
-Vous avez fait bonne route ? Leur demanda l'agent qui ne paraissait pas surpris de les voir là.
-Hey, Boss ! L'interpella un jeune homme blond.
-T'es en retard, Ryan !
-Désolé, Boss, mais je… Wow ! Boss ! C'est pas votre femme qui se fait draguer par un minet ?! »
Tous suivirent le regard du dénommé Ryan qui observait un couple qui se déhanchait en riant. Bella reconnut sans mal Lynda, ses mains étaient nouées autour de la nuque d'un jeune homme qui leur tournait le dos. Ce dernier portait un pantalon d'aspect satiné bien coupé avec une chemise noire qui moulait parfaitement son dos musclé. Le jeune homme fit tourner Lynda et elle reconnut sans peine Edward. Son cœur s'emballa dans sa poitrine, une douce chaleur irradia dans tout son être. Lynda les aperçut et se hissa sur la pointe des pieds pour murmurer quelques mots à l'oreille d'Edward. Le jeune homme se retourna et les chercha du regard, un sourire se dessina sur son visage quand il les vit. Lynda leur fit signe de les rejoindre. Bella n'eut pas le temps d'hésiter qu'Alice lui saisit la main et l'entraîna sur la piste de danse. Sa meilleure amie, Lynda et elle entourèrent Edward qui éclata de rire quand il vit qu'il était prisonnier au milieu de la ronde qu'elles formaient. Bella ne l'avait jamais senti aussi heureux et détendu. Il ferma les yeux et s'abandonna à la musique. Elle croisa le regard perçant de Lynda qui lui posait une question muette, la jeune fille hocha discrètement la tête, la seconde suivante, Lynda la poussait dans les bras d'Edward pendant qu'Aaron arrivait et enlaçait son épouse pour un slow.
Bella sourit timidement à Edward en passant ses bras autour de son cou. Le jeune homme posa ses mains sur ses hanches, une nouvelle fois son cœur s'emballa. Leurs regards s'accrochèrent alors que leurs corps se balançaient au rythme langoureux de la musique. Ils se sourirent et se perdirent dans un monde qui leur appartenait…
