Merci pour toutes vos reviews et vos mises en alerte, ça fais énormément plaisir de se sentir soutenu et j'ai encore plus la niaque pour continuer à écrire…

Vous avez plus que doubler le nombre de reviews que la dernière fois donc merci infiniment…

Je dédie ce chapitre à mon amie Samarcande et à Magicvanille

Chapitre 3 : A fleur de peau…

Je ne voyais rien c'était le noir complet mais pourtant je savais que j'étais éveillée, toutes ces sensations, tout ce plaisir, ce ne pouvait qu'être réel. Des mains fines parcouraient mon corps en cet instant et je sentais mon être se consumer rien qu'à ce toucher de plume. Je devais être nue car je sentais à même ma peau le toucher des draps de mon lit. Une odeur typiquement masculine chatouillait mon nez, l'odeur de Demetri, je pouvais la reconnaître et il me semblait l'identifier. Pourtant ce toucher différait de toutes nos autres étreintes. Elles étaient beaucoup plus dures et moins sensibles, pourtant jouissives. De nouvelles sensations envahissaient mon être, je ne voyais pourtant rien. Je sentis alors le bandeau qui barrait ma vision, je comprenais mieux maintenant. Il jouait avec moi. C'était exaltant et encore plus excitant, je ne tenais plus en place. J'essayais de bouger mes mains mais elles étaient entravées. Des menottes !

Ses mains descendirent le long de mes bras et remontèrent. Des lèvres pleines se logèrent contre ma peau, son nez remontait pour s'attarder au creux de mon coude, il y déposa un baiser puis il remonta sur mes épaules et se logea contre ma clavicule et y déposa une myriade de baisers de plus en plus passionnés. Ses mains descendirent le long de mes côtes, puis une sensation de froid s'empara de l'un de mes mamelons. Un glaçon ? Il prit mon second sein dans sa bouche, son toucher d'abord léger se fit bestial et il triturait ma pointe durcie par le plaisir avec ses dents, je ne pus retenir plus longtemps mon gémissement de contentement. Une de ses mains descendait toujours, d'abord sur mes hanches puis sur le chemin de mon intimité. Quand enfin il l'atteint, il souriait contre ma peau de me sentir si mouillée de désir pour lui. Il glissa un doigt dans mon antre, commença des mouvements de va et viens, je voulais accompagner le plaisir inconsciemment mais mon corps était limité par les menottes et comme on me prodiguait ce genre d'attention pour la première fois, je ne savais pas comment l'aider. Son pouce vint titiller mon point sensible et traça de petits cercles, d'abord lents, puis plus rapides au rythme de ma respiration qui devenait de plus en plus erratique. Il ajouta un second doigt et intensifia ses mouvements. Enfin pour mieux atteindre mon explosion, il les plia, les ressortit pour mieux les réintroduire avec force. Je ne tardais guère, je n'étais plus que gémissements et petits cris. Son pouce se fit encore plus intense, je ne pensais pas qu'un plaisir comme celui-là était possible et mes cris se firent râles. Je ne voyais que des étoiles autour de moi et de longues vagues m'emportèrent vers le néant de l'extase charnelle. Il reposait toujours contre ma poitrine, son menton entre eux, il devait me regarder, encore rougie par mon orgasme. Son souffle plus lourd était le témoin de son autosatisfaction. Sa bouche descendit instantanément quand j'avais repris mon souffle, il était prêt pour un second round mon Dieu ! Tais-toi Bella, Dieu n'a rien avoir avec ça ! Profite, ce n'est pas tous les jours que Dem est aux petits soins ! Il ne l'est jamais…

Sa langue de feu commença sa danse sur mon bouton de plaisir, ce n'était pas possible ces sensations ! Ses doigts reprirent leur place dans mon antre, toujours en crochet pour retrouver mon point. Demetri s'était transformé en bête de sexe ! Mais avant que je puisse connaître un second orgasme spontané, au moment où mes parois se resserraient autour de lui, il se retira et remonta le long de mon corps, son visage se logea dans le creux de mon cou. Il souriait face à ma frustration mais je sentis contre ma cuisse sa virilité bien dressée, je me mis alors à sourire à mon tour. Il avait vu mon changement d'humeur et se plaça à mon entrée avant de jouer avec mon impatience, en caressant avec son prépuce mes lèvres, mon clitoris puis s'infiltrer sur quelques millimètres avant de ressortir. Il jouait avec ma peau, j'étais à deux doigts d'exploser de colère et de plaisir. Il me pénétra enfin et ce fut le soulagement, la libération ! Je ne m'étais jamais sentie aussi entière dans les bras d'un homme alors qu'il prenait possession de moi. Ses mouvements de va et viens se firent plus profonds, brutaux et plus rapides. Il savait quoi faire pour mener sa partenaire vers l'extase, c'était le rêve. Je n'avais pas besoin de stimulations autres pour enfin atteindre mon plaisir, il m'accompagna peu de temps plus tard car je le sentis se déverser dans mon ventre. Il reposa sa tête et respira à grands coups ma peau avant de prendre mon lobe en bouche et de le mordiller gentiment le temps que j'émerge de nouveau. Enfin je sentis mon bandeau se desserrer, je pus l'enlever, je n'eus que le temps de voir deux océans verts…

Je me réveillais en sursaut, en sueur avec cette odeur de sexe dans la chambre. J'étais toute trempée au niveau de mon intimité et un feu omniprésent s'y était logé. Quel comble, un rêve érotique et aucun homme à vos côtés pour remédier à votre plaisir. Je dus me satisfaire moi-même de ma propre envie. Ce songe m'interloquait, pourquoi avait-il pour sujet une nuit avec Edward Cullen, le pire ennemi de mon amant depuis plus d'un an ? Quand j'y repensais, mon bas ventre reprenait feu et je dus une nouvelle fois faire avec mes moyens pour l'éteindre. Je regardai mon réveil, 6h15, dans moins d'un quart d'heure il allait sonner autant me lever. Je mis la musique en fond et pris une longue douche froide pour enlever les dernières traces de mon rêve comme pour mes courbatures de la veille en sport. La chanson Can't Take My Eyes Off Of You de Muse résonnait dans la salle de bain et cela ne m'apaisa en rien vu la teneur des paroles, des extraits encore vivaces de ce songe me hantèrent.

[Refrain 1]
you're just too good to be true (Tu es trop bien pour être vraie)
can't take my eyes off you (Je ne peux détacher mes yeux de toi)
you feel like heaven to touch (Tu es douce comme le paradis lorsqu'on te touche)
I wanna hold you so much (J'ai tellement envie de te prendre dans mes bras)
at long last love has arrived (L'amour a fini par arriver)
and I thank God I'm alive (Et Dieu merci je suis en vie)
you're just too good to be true (Tu es trop bien pour être vraie)
can't take my eyes off you (Je ne peux détacher mes yeux de toi)
pardon the way that I stare (Pardonne la manière dont je te fixe)
there's nothing else to compare (Il n'y a rien d'autre qui fasse le poids)
the sight of you makes me weak (A ta vue je faiblis)
there are no words left to speak (Il n'y a rien à ajouter)
so if you feel like I feel (Alors si tu te sens comme je me sens)
please let me know that it's real (S'il te plaît dis-moi que c'est réel)
you're just too good to be true (Tu es trop bien pour être vraie)
can't take my eyes off you (Je ne peux détacher mes yeux de toi)

Je revoyais les deux océans verts à mon réveil…

[Refrain 2]

I love you baby, and if it's quite alright (Je t'aime bébé, et si ça te va)
I need you baby to warm the lonely nights (J'ai besoin de toi bébé pour réchauffer les nuits solitaires)
I love you baby, trust in me when I say (Je t'aime bébé, fais-moi confiance quand je dis)
oh pretty baby, don't bring me down I pray (Oh joli bébé, ne m'abats pas je t'en prie)
oh pretty baby, now that I've found you (Oh joli bébé, maintenant que je t'ai trouvé)
let me love you baby, let me love you (Laisse-moi t'aimer bébé, laisse-moi t'aimer)

Je me maquillais légèrement, un peu de fard, un coup de crayon et du mascara noir, je me fis un brushing puisque j'avais dix minutes à moi. J'étais à l'instant devant mon placard, je devais faire une lessive car je n'avais presque plus rien à me mettre et comme ma garde robe n'était pas très fournie… Une virée shopping m'était nécessaire, moi qui déteste ça, j'allais devoir mettre cette horreur sur la liste de mes priorités. Cependant le fait que ça soit Alice qui me l'ait proposé me gêne du fait des tensions entre mes amis et leurs cousins. Jane n'avait pas besoin de se déplacer, elle avait son styliste attitré. Je mis alors un corset bordeaux et une jupe crayon, noire. Pour parfaire l'ensemble je mis des talons vernis noirs.

Je pris mon petit déjeuner et sortis. Demetri m'attendait comme à son habitude, il m'embrassa froidement sur le front, ne fit pas mine de remarquer mon effort vestimentaire et nous mena tous deux au lycée. Il prit ma main et m'arrêta avant de descendre, il voulait discuter et vu son regard distant, je craignais le pire.

« Nous devrions parler d'hier, tu ne crois pas…

- A quel sujet ?

- De la distance d'hier soir et de ton rejet.

- Je ne vois pas de quoi tu parles…

- Bella, ne fais pas l'innocente, ça ne te va pas du tout et baisse le ton quand tu me réponds s'il te plaît. Je t'ai senti tendu dans mes bras, tu ne voulais pas de moi. Je suis certain que c'est dû aux Cullen, si tu veux que notre couple marche, évite-les.

- Ou sinon ? Je te perdrai…

- Exactement. »

Sur ces mots, il descendit et m'ouvrit la porte. Je me sentais de glace mais que devais-je faire pour rester avec lui ? Je ne connaissais que peu de personnes en dehors de sa famille, tout le monde les craignait et faisait en sorte d'être dans leurs bonnes grâces même si je savais qu'ils étaient détestés et critiqués partout où ils passaient. Je me sentais un peu perdue et seule en cet instant. Seule face à ma conscience et mon cœur. Que devais-je faire ? Je n'eus pas le temps de trouver une réponse… En trouverai-je une ? Ça c'était une autre question bien trop difficile et à laquelle je ne voulais pas répondre dans l'immédiat. Je filais la tête baissée vers mon premier cours. Mathématiques. Cela n'allait pas être simple car j'étais à côté d'Alice. J'avais beau la connaître depuis moins de 24 heures, je l'appréciais déjà. Je m'installais en silence, je pus voir Jasper, Rosalie et ma voisine me regarder du coin de l'œil. Mon aspect extérieur ne les avait pas rendu dupes et il se mirent d'accord sur un point sans que je ne sache de quoi il en revenait.

Les heures de cours se passèrent en silence et sur le même schéma que la première heure. Par chance, nous ne travaillions pas en groupe ce jour-là en Français. Il m'aurait été difficile de croiser le regard émeraude d'Edward sachant le sujet de mon rêve. Rien que d'y penser, mon intimité me répondait de manière douloureuse. Je pus voir cependant différentes émotions passées dans le regard du bel Adonis, le doute, l'indécision, la résignation, la colère et la tristesse ? Non, cette dernière n'était pas possible. Je n'eus pas le temps de réagir car un masque nouveau prit place et notamment son sourire arrogant mais pourtant si attirant. Dès à présent, il allait falloir que je me donne des claques intérieures pour mon couple, pour mes amitiés, pour Dem…

Le repas du midi se fit en silence pour ma part, je ne répondais que par monosyllabes et que lorsqu'on s'adressait à moi. Cela fit plaisir à tout le monde, Dem s'était rapproché de moi et il retrouvait ses habitudes en me susurrant à l'oreille que j'étais sa Bella. Les Cullen s'étaient installés à la cafétéria aujourd'hui, ils passaient de brefs coups d'oeil dans ma direction, ce qui entraînait une réaction de mon attablée, je pus même entendre un grincement de dents de la part Jane. J'avais mal au ventre à cause de cette situation et cela ne durait que depuis deux jours. Deux jours que cet enfer avait commencé. Je me levais et quittais la table sous le regard curieux de mes amis et celui inquisiteur des nouveaux.

Arrivée dans le couloir, je regardais dans toutes les directions, ma tête me tournait et mes jambes n'étaient que tremblements. Je me cramponnais aux murs et longeais tant bien que mal ces derniers pour me diriger vers le chemin qui menait à l'infirmerie. En passant devant la salle des professeurs, mon enseignante de danse me vit et dut prendre peur. Je devais sans doute être livide, déjà que j'avais la peau blanche voire translucide à l'ordinaire. Mes talons ne m'aidaient guère à ma progression et elle dut le voir également, elle appela mon professeur de sport, qui en m'apercevant me prit dans se bras et m'emmena à l'infirmerie. Je me laissais aller et perdis connaissance.

La sensation d'une compresse fraîche sur mon front me fit émerger. J'étais entourée de murs vert menthe, le visage pourtant peu familier de l'infirmière me réconforta. Cependant une odeur écœurante embaumait la pièce, un mélange de sel et de rouille, du sang. J'eus un haut le cœur et une bassine se trouvait déjà pendue à mon menton. Je détestais cette odeur, j'étais toujours malade quand je la percevais. Un tube plastique rempli de ce liquide rouge était posé à mon chevet, une prise de sang, beurk ! Je regardais avec incompréhension la vieille femme.

« Il faut encore attendre les résultats. Vous avez fait une baisse de tension, vous avez une légère montée de température et apparemment vous êtes prise de nausées…

- Le sang m'a toujours fait cet effet…

- Pourtant même dans votre inconscience, vous avez vomi lorsque je vous ai mis cette compresse et vous m'avez demandé d'où venait cette odeur bizarre.

- Je n'en savais rien…

- Ce n'est pas grave, restez tranquille. Plus que cinq minutes avant que le test ne confirme mes interrogations.

- Quel test ? »


Elle n'eut pas le temps de me répondre, un second élève passait les portes de l'infirmerie. Cependant je pus voir l'ombre d'Edward dans l'entrebâillement de la porte. Ce devait être un rêve, pas possible autrement ! Ma pauvre Bella, tu es bonne pour l'hôpital psychiatrique !

Un réveil sonna et l'infirmière alla voir les résultats de mon test. Je pouvais sentir les battements de mon cœur dans mes tempes et cela à cause de cette vieille femme qui me faisait paniquer. Elle vint vers moi avec un regard grave, mauvais signe. Elle me tendit un objet, le test en question. Deux barres ça voulait dire quoi ? Je mis un moment avant de réagir, oh mon Dieu non, pas ça ! Pas moi !
Je partis en courant en renversant presque l'infirmière, témoin de mon infortune, sur mon passage. J'allais directement dehors, j'avais besoin de faire une pause et un grand bol d'air frais me fera le plus grand bien. Loin des regards, je laissais libre cours à ma peine.

Alors quel est votre avis ?

Quelles sont vos théories ? Dîtes-moi le bien comme le mal, tout est bon à prendre ;)

Enormes bisous