Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

******************

Merci encore une fois pour votre soutien et pour toutes vos reviews !!!!!!!!!!! Merci ! Merci !

Pour les anonymes :

Marion : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis contente que le chapitre t'ait plu, j'espère que ce chapitre te plaira aussi. L'identité des deux hommes sera révélée dans quelques chapitres. A bientôt ! Bisous.

Sabrina : Merci énormément !!! Je suis heureuse que mon histoire te plaise, j'espère que la suite te captivera tout autant ! Je poste tous les dimanches et j'ignore combien de chapitre il y aura car j'écris au fur et à mesure. En tout cas à bientôt j'espère ! Bises.

Lily : Merci pour ta review. C'est vrai que la fin ne laisse rien présager de bon, mais les ennuis n'arriveront pas tout de suite… A bientôt !

Monie : Je suis contente que ma fic te plaise !!!! ^_^ Merci beaucoup pour tes compliments, ils m'ont énormément touchés, j'espère que la suite te plaira tout autant. A bientôt !

******************

Sur ce :

Bonne lecture !!!!

*****************

Chapitre 20 : Aspen

Bella jeta un nouveau coup d'œil au jeune homme qui était assis à ses côtés sur le canapé. Son regard descendit le long de son corps pour s'arrêter sur sa cheville qui reposait sur un coussin, elle ne put retenir un sentiment de culpabilité l'envahir. Elle retint de justesse un énième soupir qui n'aurait pas manqué d'énerver son compagnon d'infortune, il semblerait qu'il en avait plus qu'assez de l'entendre s'excuser. La jeune fille ne put s'empêcher de penser qu'elle était maudite, pourtant, leurs vacances avaient si bien commencé…

***************

Ils étaient arrivés à Aspen alors que la nuit était toujours installée sur la station. Après avoir regagné le chalet que les Cullen avaient loué, ils avaient rejoints les chambres qui leur étaient attribuées pour prendre un peu de repos avant d'affronter les pistes enneigées. Ils avaient été réveillés par un Emmett impatient d'aller se défouler dans la neige. Ils s'étaient donc tous retrouvés dans la cuisine pour un bon petit-déjeuner avant d'aller louer leur matériel pour skier.

Une fois hors de la boutique et après avoir acheté leurs forfaits, ils se dirigèrent vers les télésièges. Bien entendu, grâce à un hasard nommé Alice, elle se retrouva assise avec Edward. Alors que le télésiège les emmenait vers le haut de la piste, Bella frissonna, elle n'avait pas assez enfoncé son bonnet et ses oreilles étaient en train de se congeler. Elle essayait tant bien que mal de le remettre en place, mais elle n'y parvenait pas, elle allait devoir ôter ses gants ! La jeune fille se figea en sentant soudain la main d'Edward remettre son bonnet en place. Elle le remercia et il lui sourit avant de remettre son gant en place. Une fois arrivés au sommet, ils se laissèrent glisser hors du télésiège qui repartait déjà vers le bas des pistes.

La matinée s'était bien passée. Bien qu'elle sache skier, Bella n'était pas très à l'aise et n'aimait pas spécialement la vitesse qu'affectionnait tant la famille Cullen. Tous filaient sur la neige alors qu'elle tentait maladroitement de réduire son allure. Alors qu'elle pensait les avoir tous perdu de vue, elle fut surprise de voir Edward arrêté sur le bord de la piste lorsqu'il la vit, il la rejoignit et cala son allure sur la sienne.

« -Tu ne devrais pas déjà être en bas ? Lui demanda-t-elle étonnée.

-Si, mais je me suis dit que ce serait plus sympa pour toi de faire la descente à deux plutôt que toute seule.

-Merci, dit-elle simplement »

Bella se concentra sur sa descente pour masquer au jeune homme ses joues rougies ainsi que le sourire niais qui devait sûrement apparaître sur son visage. Pour son plus grand plaisir, Edward passa la matinée avec elle. Cependant, alors qu'ils allaient faire leur dernière descente avant le déjeuner, elle insista pour qu'il rejoigne ses frères et son père qui avaient décidé d'emprunter la piste noire. Edward hésita, mais Esmé se joignit à elle arguant qu'elle resterait avec Bella. Le jeune homme rejoignit donc les hommes de la famille Cullen pendant que Rosalie et Alice partaient avec elles.

Après leurs descentes, ils se retrouvèrent et gagnèrent tranquillement un petit restaurant au pied des pistes. Alors qu'ils s'installaient, Alice fit de nouveau des siennes, et sans aucune finesse, elle fit lever Jasper pour qu'Edward s'asseye à sa place, ils se retrouvèrent une nouvelle fois côte à côte. Le serveur ne tarda pas à arriver et ils passèrent leur commande, Emmett les pressait tant il était impatient de retourner skier.

« -Bon, ça suffit Emmett ! Le stoppa Carlisle. Si tu dois continuer à râler, quitte cette table et retourne sur tes foutus skis !

Tous les regards se posèrent sur le médecin, il était rare que Carlisle perde aussi rapidement patience face à Emmett et surtout qu'il utilise ce ton pour lui parler. Cependant, Bella ne tarda pas à remarquer les regards moqueurs de ses fils, seul Edward ne montrait pas ouvertement son amusement.

-Oh, allez, papa, tu vas pas continuer à faire la tête parce que je t'ai dit que tu étais trop vieux ? Ce n'était qu'une simple constatation étant donné le mal que tu as eu pour finir la piste noire, railla Emmett.

-Tu vas voir ce qu'il te dit le vieux, maugréa Carlisle.

Le médecin ne put terminer sa phrase car les rires de ses enfants l'en empêchèrent. Esmé prit la main de son époux dans un geste solidaire et se pencha pour embrasser doucement ses lèvres.

-Beurk ! S'écria aussitôt Emmett qui se cacha les yeux avec sa main. C'est dégoûtant ! Vous avez pas honte ?!

-Idiot ! Souffla Rosalie en lui donnant une tape sur la tête. A ton avis, ils t'ont fait comment ?

Les rires stoppèrent tout autour de la table alors que tous les regards se tournaient vers la blonde pour la fusiller du regard.

-Ah ! Quelle horreur ! S'exclama Alice en se frottant énergiquement ses tempes.

-Merci pour l'image mentale ! Grogna Jasper à sa sœur.

Cette dernière avait baissé la tête et affichait, elle aussi, une moue dégoûtée. Bella devait bien admettre que l'image était tout aussi dérangeante pour elle, même si Carlisle et Esmé n'étaient pas ses parents biologiques, elle les considérait comme tels.

-Ca suffit les enfants, les prévint doucement Esmé.

-Pourquoi t'as pas l'air dégoûté ? S'étonna Emmett en fixant Edward.

Ce dernier gesticula sur sa chaise, ses joues prirent une belle teinte rouge alors qu'il cherchait visiblement quelque chose à répondre.

-Tout le monde n'est pas obligé d'exprimer haut et fort ses sentiments comme toi, lança Bella en offrant un sourire moqueur au grand brun.

Ce dernier maugréa quelques mots indistincts et l'arrivée du serveur mit fin à la conversation. Ils passèrent leurs commandes et les discussions s'enchaînèrent. Bella sentit un souffle chaud effleurer la peau de son cou, un délicieux frisson parcourut tout son corps.

-Merci, murmura Edward à son oreille.

-Je t'en prie, c'est la moindre des choses, assura-t-elle, tu as passé toute la matinée à m'attendre sur les pistes.

-Je l'ai fait avec plaisir, lui confia-t-il alors que leurs regards se croisaient. »

Bella se perdit dans le vert envoûtant de ses yeux. Il y brillait une lueur qu'elle n'avait pas remarqué auparavant, une lueur qui éveillait en elle un espoir un peu fou. Elle ne faisait plus attention aux conversations qui fusaient de toute part, il n'y avait que lui, lui et son regard envoûtant. Un raclement de gorge insistant la sortie de sa contemplation, elle se tourna vers le gêneur pour lui lancer un regard noir, énervée qu'il ait mis un terme à leur échange. Le serveur lui offrit un sourire amusé et elle s'écarta pour qu'il puisse déposer son assiette devant elle. Elle marmonna une excuse à son attention et baissa aussitôt la tête, gênée de s'être ainsi fait surprendre. Bella releva prudemment la tête et heureusement pour elle personne ne semblait avoir remarqué ce qui venait de se passer. Soulagée, elle commença à manger tout en discutant avec Edward, Jasper et Alice qui étaient les plus proches d'elle.

Une fois leur repas terminé, ils retournèrent sur les pistes. Bella ne savait plus combien de descentes elle avait fait, mais ce dont elle était sûre c'était que ses jambes commençaient à avoir du mal à la porter. Alors qu'Emmett et Jasper avaient convaincu leurs compagnes de les suivre sur une piste un peu plus difficile, Bella se demanda si elle pourrait leur échapper et rester avec Esmé à la terrasse d'un café. Bien entendu, les deux frères ne l'entendirent pas de cette oreille et Emmett la porta presque jusqu'à l'œuf qui devait les emmener au sommet de la montagne enneigée.

Lorsqu'ils furent arrivés au sommet, Emmett se fit un plaisir de provoquer une nouvelle fois son père qui avait décidé de les suivre. Carlisle ignora son fils et s'élança dans la poudreuse rapidement suivi par les autres. Bella observa la pente vertigineuse qui s'offrait à elle, la jeune fille n'avait pas souvenir d'avoir skié sur une piste aussi raide. Alors qu'elle hésitait toujours à se lancer, son prénom résonna. Elle reconnut sans mal la voix d'Edward qui s'était arrêté en contrebas pour l'attendre. Ne désirant pas le faire patienter plus longtemps, elle inspira profondément avant d'aller le rejoindre.

Ils ne tardèrent pas à rattraper le reste de la famille qui les attendait un peu plus loin, la nuit n'allait pas tarder à tomber et Carlisle tenait à avoir toutes ses ouailles à l'œil. Alors qu'ils continuaient leur descente, Bella ne put qu'admirer l'aisance avec laquelle les Cullen skiaient. Rosalie et Jasper avaient adopté le même style que la famille et Edward, même s'il ne les avait pas connus, paraissait tout aussi à l'aise. Elle observa Carlisle qui négocia un virage à vive allure, Jasper ne put retenir un sifflement face à la technique de son père, malgré tout ce que pouvait dire Emmett, le Docteur Cullen s'en sortait très bien !

La jeune fille sortit brutalement de ses pensées quand elle réalisa qu'elle arrivait elle aussi sur ce fameux virage et qu'elle n'avait pas ralenti son allure ! Jamais elle n'arriverait à reproduire les prouesses des Cullen ! Bella se mit à paniquer tout en se demandant si elle atterrirait sur un sapin ou si elle dévalerait le reste de la piste par terre et non sur ses skis ? Et dire qu'elle avait promis à Charlie de ne rien se casser ! La jeune fille tenta une nouvelle fois de ralentir, mais c'était trop tard. Elle ferma les yeux et tenta de se laisser tomber dans la neige, mais sa grande vitesse l'entraînait dangereusement vers une rangée de sapins qui se trouvaient en contre bas. Un léger cri s'échappa de ses lèvres pourtant jointes lorsque quelque chose la percuta, elle chuta lourdement dans la neige, son corps emmêlé avec un autre corps. Ils glissèrent sur quelques mètres avant de se stabiliser.

Bella ouvrit lentement les yeux en entendant des cris, il lui sembla percevoir son prénom prononcé avec inquiétude. Une main se posa sur sa joue pour la tapoter doucement.

« -Bella ?

-Carlisle ? Marmonna-t-elle en essayant de s'asseoir.

-Tout doux, ma belle, tu as fait une sacrée chute, laisse-moi vérifier que tout est en place avant de te lever, ordonna le médecin qui palpait déjà chacun de ses membres. As-tu mal quelque part ?

-Non, répondit-elle, ça va. Les sapins étaient moins durs que je ne le pensais.

-Tu n'as pas foncé dans les sapins, Bella, lui dit Carlisle qui sourit face à son incompréhension. Edward te suivait, il a vu que tu perdais le contrôle et il a accéléré pour te faire chuter avant que tu ne rencontres un arbre.

-Edward ?! Il va bien ?

-Je vais bien, répondit le jeune homme qui était assis à côté d'elle.

-Bon, tout m'a l'air en ordre, déclara le médecin, on va attendre que les secours arrivent, ils ne devraient pas tarder.

-Les secours ?

-Oui, les autres ont continué leur descente pour aller chercher de l'aide.

-C'était pas la peine, protesta Bella, je vais bien et je peux terminer la descente !

-Je ne pense pas, la contredit Carlisle. Je sais que tu n'as rien, mais tu as quand même fait une sacrée chute. C'est un miracle que tu ne te sois rien cassée, surtout, quand on connaît ta maladresse ! Heureusement qu'Edward a bien amorti ta chute.

Le médecin ne put terminer sa phrase. Plusieurs bruits de moteurs retentirent, des motoneiges s'approchaient. Les trois véhicules ne tardèrent pas à apparaître et vinrent se garer près d'eux.

-Bonjour, je suis le Docteur Niels. Qui est blessé ? Demanda un homme tout en s'approchant d'eux et en ôtant son sac à dos.

-Bonjour, le salua Carlisle, je suis le Docteur Cullen. Bella a perdu le contrôle et Edward, mon fils, l'a percuté pour qu'elle ne dévale pas en contrebas en direction des sapins. Je l'ai examiné, elle ne semble avoir que quelques contusions, mais je préfère qu'elle redescende avec vous.

-Vous avez raison, approuva le médecin, elle a été inconsciente ?

-Non, juste un peu sonnée.

-Et vous jeune homme ?

-Je vais bien, répéta Edward.

-Mon fils n'a pas semblé être affecté par la chute, aucune douleur, il était pleinement conscient lorsque je suis arrivé près d'eux.

-Parfait. Mademoiselle, vous allez venir avec nous, déclara l'homme alors que Bella protestait mais il l'ignora, voulez-vous descendre avec nous ou poursuivre votre descente à ski ?

-Edward ? L'interrogea Carlisle.

-On peut terminer en ski si tu en as envie.

-Ok, dit simplement le secouriste qui s'avança vers elle pour l'aider à se mettre debout.

-On te retrouve au poste de secours, l'informa Carlisle.

Bien qu'elle ne l'admettrait pas, et surtout pas devant Emmett, elle était soulagée de finir la descente sur une motoneige et non en ski. Un des hommes qui accompagnait le médecin prit ses skis pour les accrocher à son véhicule avant de l'aider à s'installer à l'arrière.

-Docteur Niels !

Tous comme les trois hommes, Bella se tourna vers Carlisle qui venait de les interpeller.

-Je crois que nous allons descendre avec vous, annonça le médecin qui observait Edward avec inquiétude. Pourquoi ne m'as-tu pas dit que tu avais mal ? Lui reprocha-t-il avec douceur.

-Je l'avais pas vraiment senti jusqu'à présent, avoua le jeune homme.

-Que se passe-t-il ? Demanda le Docteur Niels en s'accroupissant à leurs côtés.

-Il a dû se tordre la cheville, expliqua Carlisle en bougeant doucement le membre de son fils, elle n'a pas l'air cassé.

-As-tu mal ailleurs ? S'inquiéta le médecin.

-Non.

-Edward ? Insista Carlisle en le fixant droit dans les yeux.

-Je te promets que non, papa.

-Ok, tu vas passer un bras autour de mon cou et l'autre autour de celui de ton père, ordonna le Docteur Niels, tu nous laisses te porter. Il vaut mieux que tu ne forces pas trop tant qu'on n'a pas fait de radiographie.

Edward obéit et passa un bras autour du cou de chaque médecin. Quelques minutes suffirent pour l'installer sur une motoneige. Carlisle monta avec le médecin, les moteurs ne tardèrent pas rugir et ils filèrent vers la station. Ils ne tardèrent pas à se garer devant le poste de secours où toute la famille Cullen les attendait, Esmé se précipita vers elle.

-Bella, ma chérie ! Tu vas bien ?

-Je vais bien, Esmé, la rassura-t-elle.

-Oh, allez, tu nous charries ! S'exclama Emmett. Tu as bien dû te casser quelque chose ?

-La ferme, Emmett! Répliqua-t-elle d'un ton énervée car elle était inquiète pour Edward.

-Bon, on va faire une radio de contrôle, déclara le Docteur Niels pendant que lui et Carlisle installaient Edward sur un fauteuil roulant malgré ses protestations. On verra ensuite s'il faut opérer ou plâtrer.

-Je n'ai pas besoin de plâtre ou d'intervention ! Râla Edward.

-Laisse-nous en décider, sourit le médecin en le poussant vers la radiologie.

-Edward ? Edward va bien ?

-Oui, Esmé, calme-toi, je pense qu'il a simplement une bonne entorse, diagnostiqua Carlisle.

-Mais je croyais que c'était Bella qui était tombée ?

-Oui, maman, mais Edward l'a empêché d'aller manger un sapin, expliqua Rosalie.

-En tout cas, ça fait plaisir de l'entendre râler après quelqu'un, remarqua Jasper.

-C'est vrai que ça fait du changement, convint Carlisle.

-C'est bon signe, sourit Esmé.

-J'y crois pas ! S'exclama Emmett. Je suis sûr que si j'avais agi ainsi vous m'auriez fait la morale !

-Et ça aurait été justifié, assura sa mère.

-Moi, je vous le dis, il y a du favoritisme dans l'air ! Grogna Emmett. »

Tous lui jetèrent un coup d'œil inquiet, cela ne faisait pas si longtemps que l'aîné des Cullen avait rejeté son petit frère. Cependant, Bella fut soulagée quand elle vit que ses yeux rieurs dénotaient la dureté de ses propos. Carlisle secoua la tête face au comportement enfantin de son fils avant de passer un bras autour de ses épaules. Bella l'interrogea du regard et il lui répondit qu'il voulait s'assurer qu'elle allait bien. Ils gagnèrent le centre où le reste de la famille patienta dans la salle d'attente pendant que les médecins les examinaient.

*******************

Bella tourna légèrement la tête pour observer à nouveau Edward s'était finalement endormi. Elle se leva et attrapa un plaid qui traînait sur un fauteuil. Elle le déplia sur le jeune homme tout en prenant bien garde de ne pas le réveiller. Carlisle l'avait prévenu que les médicaments le rendraient somnolent. La jeune fille reprit sa place sur le divan et reporta son attention sur la télévision. Le DVD qu'ils regardaient était terminé. Depuis combien de temps était-elle plongée dans ses pensées ? La jeune fille observa sa montre et retint difficilement un cri de surprise quand elle vit qu'il était aussi tard. Elle décida donc qu'il était grand temps qu'elle bouge un peu avant d'être happée par de nouveaux rêves en contemplant son voisin.

Cependant au moment où elle allait se lever, Edward changea de position, sa tête reposa sur son épaule et elle fut incapable de faire un mouvement, trop heureuse de le sentir contre elle. Bella pencha légèrement sa tête, sa joue vint se poser sur la tête du jeune homme, ses cheveux cuivraient caressaient sa joue. Elle était terriblement bien en sentant son corps chaud contre le sien. Alors qu'elle levait une main hésitante pour caresser son visage, Bella fit un bond en entendant son portable sonner. Edward grogna dans son sommeil avant de changer de position. Tout en maudissant la personne qui l'appelait, Bella se pencha vers la table basse pour prendre son téléphone.

« -Bella ?

-Oui, Esmé, répondit la jeune fille.

-Tout va bien, ma chérie ?

-Oui, murmura Bella en se levant pour aller à la cuisine car elle ne souhaitait pas réveiller Edward.

-Ecoute, Carlisle et moi allons rentrer pour que tu puisses aller t'amuser avec les autres à la patinoire.

-Quoi ?! Vous venez pas avec nous ?! Dit une voix qu'elle reconnut être celle d'Alice.

-Ma chérie, Bella a peut-être envie de s'amuser, lui rappela Esmé.

-Je suis sûre qu'elle est très heureuse de jouer les infirmières !

Bella grogna en entendant les propos de Rosalie et elle se promit de ne pas rater son amie quand elle rentrerait.

-Qui joue les infirmières ? S'intéressa soudain Emmett.

-Bon, ça suffit, les enfants ! Trancha Carlisle. Esmé dit à Bella que nous arrivons.

-Non, Esmé, protesta Bella, amusez-vous.

-Mais, ma chérie...

-Tout va bien et puis je t'assure que je préfère rester ici, je n'ai plus trop envie de glisser sur quoi que ce soit.

-Je comprends, mais es-tu sûre que…

-J'en suis sûre, Esmé, amusez-vous bien.

-Très bien, on sera là dans deux heures.

-A tout à l'heure.

Bella raccrocha et revint doucement dans le salon. Edward ne dormait plus et il tentait maladroitement d'attraper ses béquilles qu'elle avait posées sur le fauteuil pour éviter de se prendre les pieds dedans.

-Attends, je vais te les attraper, dit-elle alors qu'elle le voyait se pencher dangereusement.

-Merci.

-Je t'en prie. Désolée, de t'avoir réveillé, s'excusa-t-elle en montrant son portable.

-Ce n'est rien, j'ai l'impression de faire que ça.

-C'est normal avec les médicaments que tu prends. Tu voulais quelque chose ?

-J'ai un petit creux, avoua-t-il.

-Ne bouge pas, ordonna-t-elle, un thé avec des cookies ça te va ?

-Laisse, Bella, je peux me le préparer.

-Non, ne bouge pas, insista la jeune fille.

-Bella, c'est vraiment gentil de ta part, mais ce n'est pas la peine d'en faire autant, je peux très bien me préparer un encas.

-Et moi, je te dis que ça ne me dérange pas et c'est la moindre des choses après ce que tu as fait. Alors, tu vas me laisser te préparer ce goûter, d'accord ?

-Très bien, capitula-t-il, merci.

Bella lui sourit avant de repartir à la cuisine pour leur préparer un encas. Quand elle revint dans le salon, Edward était en train d'écrire dans un cahier qu'il referma rapidement lorsqu'il la vit. Bien qu'elle soit curieuse, elle ne lui posa pas de question, ne souhaitant pas le mettre mal à l'aise. Elle lui tendit l'assiette où se trouvait les gâteaux et posa la tasse de thé sur la table basse, elle garda la sienne en main.

-Ca va tu n'as pas trop mal ? Tu veux que j'aille te chercher de la glace pour mettre sur ta cheville ? Tu veux un autre coussin ? Tu veux…

-Stop, Bella ! Je vais bien et je t'assure que tu n'as pas besoin d'en faire autant.

-Mais c'est de ma faute si tu t'es fait une entorse à la cheville ! Rien ne serait arrivé si j'avais été plus prudente !

-Bella et si on arrêtait d'en parler ? Qu'en penses-tu ?

-D'accord, accepta-t-elle.

-Les autres ne sont pas rentrés ?

-Non, ils devraient être là dans deux heures, ils voulaient passer par la patinoire avant de rentrer. Je pense qu'Emmett a dans l'idée de pousser votre père dans ses limites.

-Je ne sais pas s'il y arrivera, papa est très résistant et son entêtement pourrait bien se retourner contre Emmett.

-Je crois que je vais commencer à préparer le repas, pensa tout haut Bella, après leur journée de ski et le patin à glace, ils vont être affamés.

-Oui, je vais te donner un coup de main et c'est pas la peine de protester, coupa-t-il alors qu'elle allait ouvrir la bouche.

-Tu t'es pas trop ennuyé ? Demanda-t-elle après quelques minutes de silence.

-Tu veux rire ? J'ai passé ma journée à dormir ! C'est vraiment gentil d'être resté avec moi.

-C'est la moindre des…

-Stop, Bella ! Sinon, je vais finir par m'énerver ! Gronda-t-il dans un sourire.

-Promis, je dis plus rien !

-On se met au travail ?

Bella acquiesça et tout en prenant l'assiette vide et leurs tasses, elle alla dans la cuisine. La jeune fille sortit des légumes qu'Esmé avait achetés pour préparer une soupe. Edward se hissa sur un tabouret et prit un économe, il commença à éplucher des carottes. Bella l'imita mais elle se chargea des pommes de terre.

-Si je me souviens bien, maman m'a dit qu'elle voulait faire une raclette, je crois qu'il faut qu'on fasse cuire pas mal de pommes de terre ?

-Tu en as déjà mangé une ?

-Non, elle m'a dit que c'était avec du fromage et de la charcuterie ?

-Oui, mais le plus marrant c'est de voir Emmett manger du fromage jusqu'à être malade ! Ricana Bella en se rappelant du visage verdâtre de son ami la dernière fois qu'ils en avaient mangé.

-J'ai l'impression que mon frère n'a pas vraiment de limites, rigola le jeune homme.

-Non, c'est vrai, convint Bella.

Un léger silence s'installa entre eux alors qu'ils continuaient d'éplucher les légumes. Edward fut le premier à le rompre.

-J'aurais dû te le dire plus tôt, mais merci d'avoir pris ma défense devant Jacob. Je sais que tu tiens beaucoup à lui et ça n'a pas du être facile.

-C'est vrai, mais tu n'as pas à me remercier, assura Bella, Jacob s'est mal comporté.

-Il est amoureux de toi, je peux comprendre qu'il ne supporte pas l'idée de te perdre, murmura-t-il.

Bella sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine. Lentement, elle posa l'économe, ses doigts tremblaient face à la confession du jeune homme, ne venait-il pas de dire à demi-mots qu'il l'aimait ?

-Je… Je tiens à toi Bella, confirma-t-il comme s'il lisait dans ses pensées, mais j'ai peur, je ne sais pas… C'est idiot, je ne sais pas comment m'y prendre.

-Alors, laisse-moi te guider, demanda la jeune fille en faisant le tour du comptoir pour le rejoindre.

-J'ai peur, confessa Edward dans un chuchotis et en baissant la tête, il y a des choses… des choses que tu ne sais pas à mon sujet et… et quand tu sauras, tu ne voudras plus de moi.

-Jamais, tu m'entends ! Quoi que tu caches, jamais je ne te laisserai ! Tu m'entends ?! Déclara Bella avec ferveur.

-Bella, tu ne sais pas dans quoi tu t'engages, tu ne sais pas… Et… Et je ne me sens pas encore capable de t'en parler.

-Je saurais être patiente, assura-t-elle, on avancera ensemble à ton rythme.

-Je ne te mérite pas, murmura le jeune homme.

-Je t'interdis de dire ça ! C'est clair ?

-Oui, promit-il timidement.

Leurs regards s'accrochèrent et ils se perdirent quelques secondes dans leur contemplation. Bella mordilla sa lèvre inférieure, elle avait les paroles de Lynda en tête, elle devait y aller doucement. Alors, lentement, pour ne pas l'effrayer, elle se haussa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur sa joue qui prit une belle teinte rouge.

-Je suis désolée, s'excusa-t-elle en voyant sa réaction.

-Il n'y a pas de problème, assura Edward avant de se pencher et de déposer un baiser sur sa joue, on est à égalité ?

Bella ne put s'empêcher de rougir à son tour, leurs mains posées sur le comptoir se trouvèrent, leurs doigts se mêlèrent alors qu'elle s'approchait pour poser sa tête contre son torse. Après une brève hésitation, les bras d'Edward vinrent l'entourer. Au fur et à mesure de leur étreinte, elle put sentir son corps se détendre jusqu'à ce qu'il enfouisse son visage dans ses cheveux. Bella passa ses mains autour de la taille du jeune homme et ferma les yeux pour mieux savourer ce moment. Elle ne put retenir un sourire quand elle sentit les lèvres de son compagnon dans ses cheveux où il déposa quelques baisers. L'une de ses mains s'aventura dans son dos qu'elle caressa avec délicatesse.

-Bella ?

-Oui ?

-Pourrait-on garder cela pour nous pour le moment ? Demanda-t-il d'une voix anxieuse. Je n'ai pas envie de subir…

-Les remarques des autres, termina Bella, je suis d'accord avec toi.

A peine avait-elle terminé sa phrase qu'elle nicha sa tête dans le creux de son cou, elle sentit Edward frissonner et se tendre un peu, elle se demanda si elle n'avait pas été trop loin. Elle l'entendit respirer profondément et il réussit à se détendre. Soudain, ils sursautèrent en entendant la porte du chalet s'ouvrir. Un soupir de frustration leur échappa alors qu'ils se séparaient. Bella se dépêcha de déposer un baiser sur sa joue avant de reprendre sa place derrière le comptoir.

-Edward ? Bella ?

-Nous sommes dans la cuisine, répondit Edward.

-Oh, vous avez commencé à préparer le repas, merci beaucoup mes chéris, les remercia Esmé en les embrassant.

-Comment te sens-tu ? Demanda Carlisle en s'asseyant sur le tabouret qui se trouvait à côté de celui de son fils.

-Ca va, j'ai passé la journée à dormir. Où sont les autres ?

-Ils sont passés chez le fromager, répondit Esmé en prenant l'économe des mains de son fils, Emmett trouvait que je n'avais pas acheté assez de fromage pour la raclette.

-Merci, maman, il faut que j'aille ranger un truc que j'ai oublié au salon.

-C'est ça ?

Bella vit le visage du jeune homme pâlir quand il aperçut son carnet entre les mains de son père.

-Je ne l'ai pas lu, assura ce dernier en comprenant sa réaction, et je ne me le permettrai pas, c'est ton journal.

-Merci. Je vais aller le ranger.

-Je t'accompagne, tu risquerais de chuter entre tes béquilles et ton journal. »

Les deux hommes sortirent du salon. Bella se concentra sur sa tâche pour ne pas penser à Edward et laisser ses rougeurs la trahir face à Esmé. Cette dernière lui raconta leur journée, mais elle l'écouta d'une oreille distraite, toute son attention était focalisée sur Edward. Rien qu'en pensant au jeune homme, un sourire sûrement niais devait éclairer son visage.

****************

Jasper soupira d'exaspération en entendant la commande que passait son frère au fromager, il allait encore manger jusqu'à en être malade ! Il se souvenait encore des plaintes de ce dernier, il avait été vraiment pénible et avait mis toute la famille sur les nerfs. Un sourire heureux se dessinait sur le visage de son frère quand il le rejoignit avec sa poche pleine de fromage. Ils sortirent de la boutique et rejoignirent les filles qui s'étaient arrêtés dans un magasin de vêtements. Dès qu'elles les aperçurent, elles les rejoignirent. Jasper ne put s'empêcher de trouver ça étrange qu'elles ne traînent pas plus longtemps dans la boutique. Ils marchèrent quelques minutes en silence, Alice accrochée à son bras.

« -Alors, Jazz, tu vas cracher le morceau ? Lança Emmett.

-Je t'ai déjà dit, enfin, je vous ai déjà dit que je ne vous cachais rien ! S'énerva Jasper sur la défensive, irrité que cette conversation revienne encore sur le tapis.

-Franchement, tu me déçois, Jasper, on ne s'est jamais rien caché ! Lui rappela Rosalie.

-Tu sais que tu peux tout me dire, mon amour ? Susurra le petit lutin à son oreille.

-Je le sais, Alice, mais ne t'ait-il pas venu à l'esprit que je ne cachais rien ?

-Tu me mens ! Pas la peine de le nier ! Ragea Alice en lui lâchant le bras. C'est pas la peine de m'approcher tant que tu ne te seras pas montré un peu honnête avec moi !

Sur ces mots, Alice avança à grands pas, Emmett et Rosalie dans son sillage qui lui lancèrent un regard meurtrier. Cela faisait plusieurs jours que ces trois là étaient sur son dos pour lui arracher son secret, mais il ne pouvait rien leur dire et par ailleurs il n'en avait aucune envie. Cependant, ils commençaient sérieusement à lui taper sur le système et il était à deux doigts d'envenimer encore plus la situation en les envoyant balader.

-Il ne vous ait jamais venu à l'esprit que ce n'était pas mon secret ! Leur cria-t-il.

-On sait que ça concerne Edward, avoua Emmett.

-Il est aussi notre petit frère, poursuivit Alice, et nous voulons nous aussi l'aider.

-Tu n'as pas le droit de nous cacher ce que tu as découvert, surtout si on peut l'aider, termina Rosalie.

-Putain ! Grogna Jasper en les fusillant du regard. Il ne vous ait jamais venu à l'esprit qu'Edward ne voulait pas en parler ! Qu'est-ce que vous allez faire ? Le forcer à se confier ? Vous ne pensez pas que vous laisser dans l'ignorance est la meilleure chose à faire pour lui, pour qu'il puisse avancer ? Je ne vous dirais rien, c'est compris ? La seule personne qui peut vous en parler c'est Edward, mais, par contre, si je vous choppe en train d'essayer de le faire parler, je vous jure que…

-Ca va ! Le calma Emmett en levant les mains en signe d'apaisement. On est désolé.

-C'est promis, on arrête d'en parler ! Assura Rose. Mais calme-toi.

-Waouh ! S'extasia Alice en lui sautant au cou. Tu sais que t'es carrément sexy quand tu te mets en colère.

Alice l'embrassa fougueusement, plaquant son petit corps contre le sien. Ses mains s'accrochèrent aux hanches de la jeune fille pour la rapprocher encore plus de lui.

-Bah, arrêtez ! Grogna Emmett en se cachant les yeux. Jasper, je te rappelle que c'est ma frangine !

-Parce que ta compagne c'est pas la mienne ! Répliqua ce dernier dès qu'Alice daigna lâcher ses lèvres.

-Bon, ça suffit les enfants, soupira Rose, il est temps qu'on rejoigne le chalet. »

Ils repartirent tous ensemble vers le chalet, chaque couple se tenait par la main et Jasper se sentait enfin apaisé, il n'y avait plus de tension entre eux et il appréciait cela. Garder le secret d'Edward n'était pas un fardeau, il le faisait volontiers pour pouvoir aider son petit frère, cependant, il n'aimait pas se fâcher avec le reste des membres de sa famille et surtout avec son petit lutin.


Edward s'assit sur son lit et attrapa son téléphone dès que son père fut sorti de sa chambre. Il composa le numéro de téléphone d'Aaron, ce dernier répondit rapidement.

« -Edward ! Comment vas-tu ?

-Ca va merci. Et toi, ça va ? Lynda aussi ?

-Oui, nous allons bien tous les deux. Alors, il fait beau temps à Aspen ? Vous avez pu skier ?

-Oui, mais le ski c'est terminé pour moi.

-Pourquoi ?

-Bella a failli percuter un arbre et je l'en ai empêché, résultat des courses j'ai une entorse à la cheville.

-C'est dommage.

-Mouais.

-Pourquoi ai-je l'impression que cela ne te dérange pas de t'être blessé ?

-Peut-être parce que Bella reste avec moi, murmura-t-il en rougissant et en triturant sa manche.

-Je vois.

Edward avait l'impression de voir le sourire qui illuminait le visage de son ami alors qu'il n'avait simplement prononcé que deux mots.

-As-tu une question à me poser ? Demanda l'agent face à son silence.

-Je… Oui, mais… Enfin, je…

-Vas-y lance-toi !

-Comment sait-on que l'on est amoureux ? Que ressent-on ?

-Pourquoi ? Interrogea Aaron, il pouvait entendre l'espoir dans la question de son mentor.

-Je crois… Je crois que je suis amoureux. »