Bonjour tout le monde,

Et voici un nouveau chapitre que vous attendiez tous… je remercie mes lectrices du forum TF car chaque jour elles alimentent les théories et me postent des reviews adorables…

Chapitre 5 : Renouveau et guérison superficielle.

La lumière environnante m'empêchait de voir le visage de la femme qui me soignait mais après le rejet que je venais de subir, je ne pouvais pas lui faire confiance. Et si j'étais de nouveau chez les Volturi ? Pourtant la douceur de ses gestes me mit en confiance. Après l'épreuve que je venais de subir n'était-ce pas normal ? Je devais me mettre des gifles intérieures, il fallait que je me méfie maintenant et ne pas donner ma confiance à n'importe qui, surtout lorsqu'une inconnue se permet de vous nettoyer cette zone intime. Je me sentais encore plus honteuse et sale, comment pouvait-elle supporter une personne comme moi sous son toit ? Mes larmes se mirent à couler en silence d'elles même. Elle dut sentir mon trouble et se redressa pour me voir.

C'était une très belle femme, peut-être la trentaine. De longs cheveux caramels, bouclés formaient une cascade harmonieuse. Son regard profond et sincère m'assaillit, il n'était qu'amour et compréhension. Je baissais le mien car je me sentais impure, elle vint à mon secours en mettant sa main sous mon menton et redressant mon visage.

« Ne cache jamais ce beau visage ma belle. J'aurais préféré faire ta connaissance en d'autres circonstances. Je suis Esmé Cullen. J'ai beaucoup entendu parler de toi. Que du bien rassures-toi. N'aie pas peur de moi comme de ma famille, nous ne te ferons jamais aucun mal.

- Comment suis-je arrivée ici ?

- Mon mari Carlisle t'a trouvé au bord de la route. Il était accompagné de Jasper et Edward et ils t'ont ramené ici pour te soigner et pour que tu te repose. Prends tout ton temps pour te rétablir, tu viens de subir une dure épreuve avec ta fausse couche. N'aie crainte nous ne jugeons jamais les personnes par leurs actes. Mes enfants prennent tes cours et nous avons averti le lycée de ta présence chez nous. Nous n'avons pas ébruité ton état de santé, nous ne le ferions jamais sans ton accord, nous avons dit que tu avais eu un accident et que tu devais rester allongée. Tu devrais te rendormir, tu semble fatiguée.

- Je crois avoir dormi durant cent ans, je ne mérite pas tant de considération de votre part. Ce qu'il m'est arrivé je l'ai mérité. »

Ma voix se brisa à ces mots pourtant je pleurais plus pour mon ignorance et la perte de cet enfant que sur la rupture soudaine avec mes amis et mon premier amour. C'était comme si j'avais toujours su que cette séparation était probable, j'avais joué avec la chance. J'étais sortie avec l'un des garçons les plus en vue du lycée, la bande avec qui je traînais était influente. Je ne faisais pas partie de leur monde, je ne pouvais que comprendre leur réaction. Leurs mots resteraient gravés en lettres de feu dans mon être, je ne les oublierais jamais. Elle me laissa dans mon mutisme puis reprit :

« Tu sais, tu ne devrais pas t'en faire, l'important est que nous t'ayons trouvé. Tu étais dans un sale état. Nous avons trouvé des traces de substances illicites dans ton sang. En t'auscultant, nous avons vu les traces de sang, nous avons d'abord pensé à un viol mais ensuite l'infirmière nous a communiqué les résultats de ton test et de tes analyses. Tu n'as eu aucun choix sur la survie de l'enfant n'est-ce pas ? »

Elle se retrouva devant un mur, je ne voulais pas parler de mes faiblesses, elle dut le comprendre sans en paraître blessée et me laissa seule dans ma chambre. Elle ajouta en fermant la porte qu'elle était dans le salon et que si je voulais manger ou simplement parler, elle était là et était à mon entière disposition.

Je n'étais pas habituée à ses marques d'attention, entre ma famille et celle… Je ne pouvais prononcer leur nom, c'était trop dur. Ma mère et moi n'étions pas assez en phase pour se faire des embrassades prolongées ; quant aux autres, ils étaient bien loin de tout cela. Le simple fait de penser à eux me dégoûtait mais en même temps je ne pouvais m'empêcher de culpabiliser. Ils me répugnaient car ils m'avaient droguée et ne m'avaient pas laissé le choix. Je savais que je n'aurais pas continué à le porter mais j'aurais préféré avoir le choix. Je me sentais nulle mais je ferai tout pour ne pas me mélanger aux autres, j'avais assez fait de dégâts du côté sentimental de mon existence. Les dernières paroles que j'avais prononcées à un Cullen me revinrent et j'en eus honte mais bon n'avais-je pas des circonstances atténuantes ? Probablement pas. Remarquez comment Aro avait su où je me trouvais… Il allait falloir que je tire tout cela avec le principal intéressé et si mes doutes étaient avérés, je ne donnais pas cher de la peau d'Edward Cullen. Cependant je me donnais le temps de me rétablir, je ne voulais pas me montrer grossière devant sa famille.

Je me glissais dans mes draps et m'y enfonçais complètement. Je dus m'endormir car quand je me redressais je vis l'obscurité du soir. Un homme blond me regardait avec attention. Ce devait être le mari d'Esmé. La trentaine, aussi beau qu'une star de cinéma, un air simple et si décontracté. Il s'approcha de moi et me posa les questions de base de toute auscultation. Je répondais comme je le pouvais, il voulait que je donne des détails mais je ne le pouvais pas. On ne m'avait que trop bien demandé de me taire et de me faire petite.

« Tu n'as pas à être gênée devant nous. Si des détails te reviennent ou si tu as une douleur quelconque vient me voir, ne te dérange pas, à n'importe quelle heure je suis disponible. »

Je le gratifiais d'un sourire timide en seule réponse, il n'eut pas le temps de sortir que Rosalie et Alice vinrent à mon chevet.

« Comment te sens-tu ?

- Comme on peut…

- Si je tiens les enfoirés qui t'ont fait subir ce mauvais traitement, je ne donne pas cher de leur carcasse, ni de leurs attributs masculins. Et si des femmes sont dans le lot, le châtiment ne sera pas mieux.

- Tout à fait d'accord Rose, ils vont tâter de mon bâton. On ne vient pas attaquer mon amie de la sorte.

- Du calme, on se connaît à peine, je ne vois pas pourquoi vous prendriez mon parti vu ma pitoyable vie.

- Isabella Marie Swan, comment oses-tu de dénigrer de la sorte ?

- Minute, d'où tu sais mon nom en entier, je ne l'ai jamais dit à personne…

- On a regardé ton dossier Rose et moi, ne nous en veux pas, on ne l'a fait que pour ton bien. Savoir tes allergies, tes prénoms et tout le tintouin… Vu ta tête, on dirait que ça ne te fait pas plaisir…

- Non pas vraiment, sachant pourquoi je suis ici…

- On n'a pas eu besoin de lire le dossier médical pour l'apprendre, entre ton teint livide, ton hémorragie voyante et l'expression de nos parents en sortant de ta chambre, on a tous tout de suite compris. Nous allons bientôt manger et nous avons décidé d'être tes nounous durant le séjour que tu effectueras ici. »

Devant leurs mines suppliantes, je ne pus leur dire non et le temps qu'elles aillent prendre mon plateau, un nouveau visiteur fit son entrée. Nonchalamment appuyé contre ma porte, il me regardait avec intensité. Il ne dit aucun mot et je me terrais dans mon silence. Je n'avais pas envie de lui présenter mes excuses et lui ne voulait pas me donner d'explications ou même une justification sur le fait qu'il m'avait dénoncé. Nous ne faisions que nous toiser dans un silence oppressant, je pouvais être une forte tête quand je le voulais et je n'allais pas céder. Une ombre de frustration et de colère passa sur son si beau visage d'Adonis, je ressentais malgré mes courbatures et mes douleurs de légers picotements dans mon bas-ventre. C'était fou l'effet qu'un simple de ses regards avait sur moi. Il entendit ses sœurs arriver et partit de son côté. Il allait falloir que je prenne sur moi pour être plus aimable mais l'ombre de sa dénonciation planait dans mon esprit.

« Prête pour la soupe made in Esmé. Je suis certaine que tu n'en as pas mangé des comme ça de toute ta vie. Alors on commence par quoi la cuillère pour Maman ou Papa, Rose ?

- Tu plaisantes j'espère Alice.

- Isabella ne fais pas la rabat joie et ouvre la bouche.

- A une condition, tu cesses de suite de prononcer mon nom en entier. Ça a quelque chose de flippant…

- Je suis d'accord, d'ailleurs quand tu les dis tous, ça commence à craindre…

- Toujours aussi gentille Rose.

- Bah quoi, je ne dis que la vérité chère sœur.

- Bon où nous en étions déjà…

- La cuillère pour Maman, la cuillère pour Maman… », Pouffa Rosalie.

Mon regard ne fit que redoubler son hilarité et Alice s'y mit aussi. Je ne pus réprimer un léger sourire face à cette scène, ce qui fit sauter de joie la petite brunette qui ressemblait en tout point de vue à un lutin ou du moins à l'image que je m'en faisais. Je ne pus m'empêcher d'agrandir mon sourire.

« C'est génial, tu souris Bella, tu souris.

- Bah disons que ton attitude de lutin me fait bien rire…

- Moi un lutin ! On en est déjà aux petits surnoms ? »

Son air surprit et son air boudeur face à son surnom redoublèrent de nouveau l'hilarité de Rose et je fus prise d'un fou rire très rapidement. Ce qui accentua l'air boudeur d'Alice. Apparemment elle n'aimait pas qu'on l'embête mais qui pourrait lui en vouloir ? Pas moi sachant que cinq minutes auparavant elles se moquaient de moi.

« Si tu veux, on peut rester à tes côtés cette nuit comme les nuits qui viennent ?

- Non ce n'est pas la peine et puis que penseraient vos copains ?

- Ça ne te gêne pas sachant que Jasper et Emmett font partie de la même famille que la nôtre.

- Non pourquoi, je le devrais. Je suis comme vous, je ne juge pas les personnes…

- Pourtant tu ne semblais pas nous apprécier au départ…

-J e m'excuse de mon attitude, je ne vais pas critiquer les personnes qui m'ont poussé à ce comportement. J'ai vraiment été injuste et j'ai ma part de responsabilités dans tout cela… »

Nous passâmes le reste de la soirée à discuter de choses et d'autres, sur nos goûts et tout. L'essentiel pour mieux faire connaissance en fait. Nous évitions pourtant toutes questions sur les hommes, mes anciens amis et sur mon état et je les en remerciais. Elles me laissèrent me reposer à contre cœur mais leurs parents ne leur laissèrent pas le choix entre ma fatigue nerveuse et leurs cours. Je ne dormis pas très bien cette nuit-là, des cauchemars incessants sur mes derniers contacts avec les Volturis me revenaient dès que je fermais les paupières. Je me levais et me dirigeais maladroitement vers l'escalier puis vers le salon qui se trouvait au rez-de-chaussée. Une musique au piano emplissait le silence reposant de la demeure, piquée par la curiosité, je me dirigeais vers la mélodie. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis le spectacle qui s'étalait sous mes yeux.

Edward était assis au piano et jouait un air doux et mélancolique, empli d'espoir. Je ne voulais pas le déranger dans son havre de paix et fis demi-tour le plus discrètement mais mes pieds couinèrent sur le parquet. La mélodie s'interrompit inachevée et les dernières notes restèrent un certain temps accrochées dans l'espace.

« Je ne voulais pas te déranger, je voulais simplement prendre un peu l'air. Ma chambre m'oppressait… »

Il ne dit aucun mot, il me scrutait avec intérêt et je me sentis rougir de gêne mais aussi à cause des sensations logées en mon bas ventre. Il ne fit aucun geste et moi j'étais pétrifiée sous son attention. On n'allait quand même pas rester comme deux idiots stoïques toute la nuit! Je pris alors sur moi et fis demi-tour avant de m'en aller. Je pus entendre un soupir, mais quoi comme soupir ? De soulagement ? De frustration ? Je n'arrivais jamais à mettre un mot sur un de ses sentiments et c'était bien le seul. En général j'étais très bonne lectrice concernant les expressions humaines mais avec Edward Cullen, rien.

Je me renfermais frustrée dans ma chambre et avec cette fâcheuse envie de me soulager. Mon intimité n'avait pas été ébranlée par ma grossesse et par ma fausse couche, seul mon moral était touché et je ne savais pas si j'allais de nouveau pouvoir vivre une vie paisible sachant les menaces non voilées de Jane. Je me mis à pleurer malgré moi, je pensais pourtant être à sec mais non, je souffrais encore et seuls mes pleurs m'aidaient. Un bruit discret sur ma porte m'interrompit et je ravalais avec des difficultés mes larmes et me décidais à aller ouvrir la porte. Deux prunelles de couleur émeraude me scrutaient au moment où j'ouvrais la porte. Il ne me laissa même pas lui demander pourquoi il était venu, il m'emporta sur mon lit, m'allongea et me prit contre son torse.

« Tu peux pleurer maintenant je suis là. Nous n'avons pas besoin de mots, je resterai près de toi tant que tu auras besoin de moi cette nuit »

S'il savait le combat qui s'engageait en moi : ma fierté en prenait un coup, mon côté pervers sortait de sa coquille et ses simples mots m'avaient émoustillée au plus haut point. Si je pouvais le retenir, je le garderai à jamais contre moi. Contre toute attente, ses mots m'avaient apaisée, je me sentais en confiance, en sécurité, je n'avais jamais éprouvé rien de tel dans la moindre de mes étreintes avec les hommes. Je me mis à pleurer et je basculais peu à peu dans l'inconscience.

Je ne vis plus Edward les jours restants, nous étions le week-end et mon temps était entièrement accaparé par les deux sœurs Cullen, très gentilles et adorables quoiqu'un peu démoniaques vu les tenues dont elles m'affublaient. Cependant tout bonheur doit avoir une fin et je dus retourner chez moi.

Alors ? Cette fois-ci, la fin est moins sadique donc les théories ne seront pas les mêmes car pas d'interrogation… snif pour moi…

Vous pouvez toutefois me donner des suggestions concernant la suite des évènements et quel pourrait être le secret de la haine réciproque des Cullen et des Volturis…

Un petit effort, il y a juste à cliquer sur le bouton vert pour me faire plaisir…