Bonjour, vous toutes et peut-être tous, encore une nouvelle semaine passée avec vous et donc un nouveau postage de chapitre…

Je vous remercie pour tout votre soutien et vos reviews, ça fait chaud au cœur… bonne lecture =)

Chapitre 6 : Changements Radicaux…

Arrivée chez moi, je me sentais étrangement seule. D'ordinaire cela ne me gênait pas mais après mes quelques jours chez les Cullen, je ne m'y faisais plus aussi facilement. Bien que je n'aie été qu'en contact avec Alice et Rosalie et que très rarement avec Esmé et Carlisle. J'éprouvais un manque d'être seule chez ma mère. Je fis quelques brins de ménage et de lessive pour passer le temps et me faire petit à petit à la solitude. Mais plus rien n'était pareil. J'avais fait mes devoirs de la semaine pendant laquelle je m'étais absentée puis j'avais rattrapé mon retard en leçons. Mais demain allait être autre chose car je faisais mon retour au lycée. J'avais instantanément une boule au ventre qui se formait et je dus courir dans la salle de bain car cette nausée avait été trop forte. Je me passais de l'eau sur le visage mais mon teint était toujours aussi livide et cerné bien que je n'aie jamais autant dormi que chez les Cullen.

Ma chambre n'avait pas changé depuis mon arrivée. Elle était petite et la décoration était plutôt neutre. Je voulais changer tout cela comme cette nouvelle vie qui s'ouvrait à moi depuis ma rupture avec les Volturi et cela d'une manière générale que ce soit la décoration de ma chambre, ma coupe de cheveux ou encore ma garde robe et je connaissais la personne idéale pour rendre ces changements possibles. Je pris mon téléphone pour la joindre et je n'eus à attendre qu'une tonalité avant que mon lutin ne me réponde.

« Allo…

- Alice, c'est Bella. Désolée de te déranger. Mais… J'aurais un service à te demander…

- Tout ce que tu voudras. »

Son ton hystérique n'annonçait rien de bon et encore je ne lui avais pas donné la raison de mon appel. Une boule à la gorge se forma car j'appréhendais un peu les changements qui se présageaient si je laissais Alice s'en charger.

« Bella tu es toujours là ?

- Euh oui je réfléchissais juste, excuse-moi… Je t'appelais pour savoir si vous pouviez passer chez moi pour estimer les changements que je devrais faire en décoration de ma chambre et en look… »

Le cri d'hystérique que j'entendis à l'autre bout du fil me donna la réponse de ma nouvelle amie. Elle raccrocha et je n'eus qu'à attendre dix minutes avant d'entendre des crissements de pneus devant le seuil de ma maison, toute une escorte débarqua dont Esmé et Jasper. Quand il passa devant il me dit que les autres arrivaient et qu'il allait essayer de briffer ces dames pour ne pas qu'elles tombent dans l'excès. Devant ma grimace, il rit légèrement avant de rentrer à l'intérieur et d'aller rejoindre les femmes Cullen à l'étage. Je fermais derrière moi et partis à leur suite.

« Alors où est ton sanctuaire ? J'ai l'impression étrange qu'on va avoir du pain sur la planche…

- Alice, surveilles ce que tu dis, je suis certaine que ce n'est pas si dramatique.

- Merci Esmé… Euh, c'est la dernière porte à droite… »

En voyant leur expression, je sus que c'était le drame de leur vie. Ma chambre n'était pas un modèle comme les magasines de décoration. Les murs étaient d'un bleu délavé, les rideaux étaient tellement vieux que le jaune était devenu ivoire. Elle était de modeste taille et je n'avais qu'un petit placard pour ranger mes quelques affaires, un petit bureau en bois sur lequel trônait mon vieil ordinateur et une vieille lampe de laboratoire. Alice se tourna vers moi, interloquée.

« Où est ton dressing ?

- C'est le petit placard que tu vois là… »

Elle secoua la tête.

« Comment as-tu pu vivre sans nous ? Tu as bien fait d'appeler, remballe toutes tes affaires. On va avoir du travail donc tu vas t'installer à la maison pendant toute la durée des travaux. Sans compter les autres pièces…

- Je ne pense pas que ma mère va apprécier si on touche au reste de la maison.

- T'inquiètes pas, je me charge de la prévenir ma chérie, fais tout de suite tes cartons pendant que nous prenons les mesures de la maison.

- Est-ce vraiment indispensable ?

- Bella, si tu ne veux pas qu'elles sortent toutes leurs griffes, tu devrais faire tes cartons… »

Les paroles de Jasper prirent tout leur sens quand je vis les regards des femmes Cullen, elles en devenaient terrifiantes, presque inhumaines. Je me mis alors à ranger toute ma vie dans des cartons sous leur rire et leurs cris de victoire. Quand j'approchais de mon placard, Alice s'interposa et elle demanda à Rose de l'aider.

« Tu ne penses tout de même pas qu'on va te laisser emporter ces horreurs ?

- Mes fringues sont très bien, tu les trouvais de bon goût jusqu'à aujourd'hui…

- Oui mais c'était jusqu'à aujourd'hui avant que tu ne m'appelle. Je vais prendre ta transformation en main et quand je te libèrerais tu seras stupéfiante.

- Tu sais, on n'a pas besoin que j'en arrive à être « stupéfiante ».

- Bella, ne la mets pas en colère car elle est pire qu'un gremlin quand elle est vraiment contrariée… »

Esmé et Jasper me le confirmèrent par leur grimace. Je me résignais et Alice se mit à sautiller partout. La sonnette de la porte d'entrée me sauva d'une migraine et j'allais ouvrir au reste des Cullen. Ils étaient tous là à regarder avec amusement la façade et à écouter les bruits assourdissants du déménagement. Carlisle me regarda avec un grand sourire, Emmett se retenait de rire mais en voyant ma tête. Il se tenait les côtes tant elle devait être comique. Même Edward qui se tenait en retrait affichait un sourire en coin devant tant d'agitation.

Il était encore plus beau que la dernière fois que je l'avais vu. Je me damnerais ne serait-ce que lui parler ou le toucher. Si seulement je pouvais. La dernière fois que nous avions été dans la même pièce, je n'avais guère profité de sa présence tant j'avais pleuré. J'étais gênée car son tee-shirt avait dû être inemployable après ça et je m'étais assoupie que très peu de temps après avoir ouvert les vannes larmoyantes de mes yeux.

Je me secouais la tête pour m'enlever ces souvenirs de la tête et leur laisser le passage en leur indiquant le chemin. Ils me remercièrent et Emmett s'approcha de moi.

« Tu vas pouvoir te rendre compte du côté sombre des dames Cullen.

- Emmett ne lui fais pas peur, elle a encore rien vu », ajouta Edward non sans rire légèrement.

Ils partirent alors que je restais sur place, statufiée par son simple rire. Ses yeux ne m'avaient pas quitté depuis que j'avais ouvert la porte avec une expression énigmatique. Je ressentis immédiatement une chaleur intense dans mon bas ventre. Il me fallait vraiment me mettre des claques intérieures, ce n'était pas possible sinon. Je n'eus pas le temps de cogiter d'avantage car mon lutin préféré m'appelait déjà, je soufflais et partis vers mon enfer personnel.

Le dimanche après-midi passa rapidement entre mes cartons et mon déménagement chez les Cullen. Mes paquets étaient plus que légers étant donné que mes adorables nouvelles amies en avaient jeté la grande majorité non sans les moqueries et les rires de la gente masculine. Esmé n'était d'ailleurs d'aucun soutien car elle appuyait l'avis de ses filles. Je ne pus que me résigner à jeter et à laisser faire le reste de la famille. L'humeur était très plaisante et j'éprouvais presque de la jalousie à voir leurs liens familiaux si forts alors que ma famille était déchirée, ma mère était loin de moi et nous n'avions aucun amour fusionnel, quant à Charlie je préférais ne pas en parler.

Les dernières lueurs du jour vinrent que trop rapidement. Tout le monde était sur les rotules bien qu'Alice restait Alice et qu'elle mènait à tambour battant les travaux suivie de près par Esmé. Carlisle dut faire preuve de toute son autorité pour faire plier mon lutin, nous avions déjà bien avancé. Tous les meubles étaient protégés et entreposés dans le garage, le reste était dans des cartons, enfin ce qu'il restait de la tornade Cullen. Je pris l'initiative d'appeler le pizzaïolo du coin et avais commander une dizaine de pizzas car avec un géant comme Emmett je ne savais pas quelle quantité était suffisante. Le livreur sonna à ce moment là et ils se regardèrent avec interrogation car ils n'attendaient personne. Quand je revins avec les cartons de nourriture, des bras puissants m'encerclèrent et me soulevèrent de terre.

« C'est fou comme je t'aime Bella.

- Emmett tu m'étouffes…

- Pardon.

-Tu devras t'y faire Bella. Quand tu fais plaisir à l'estomac d'Emmett, tu deviens intouchable. Son ventre, c'est sacré », rit Jasper.

Tout le monde se mit à rire mais le rire d'Emmett était le plus impressionnant et j'avais peur que la maison s'effondre tant j'avais l'impression que tout tremblait. Ils avaient dû voir ma légère grimace car l'hilarité s'intensifia. Nous mangeâmes dans la gaîté. Je mangeais entre Alice et Carlisle. C'était la première fois que je mangeais avec toute la famille car ces derniers jours depuis l'incident, mon lutin et Rose venaient dans ma chambre et nous discutions de tout et de rien pendant que nous grignotions. Entourée de tout cet amour, je me sentais comme une intruse et je me faisais donc toute petite puis dès qu'on me demandait des renseignements sur ma vie, je rougissais et répondais avec attention et appréhension. S'ils s'en rendirent compte, ils ne m'en dirent rien et faisaient comme si tout allait bien.

Ce n'est qu'à une heure tardive que les Cullen m'emmenèrent chez eux et ils décidèrent de revenir dès demain pour enlever toutes les tapisseries et sols de la maison et j'étais sûre que s'ils devaient engager des professionnels pour les aider, ils le feraient. Face à mes yeux ronds, ils rirent une nouvelle fois et me mirent en garde si j'intervenais. Ils étaient venus à trois voitures et ils ne restaient que la voiture d'Edward après avoir chargé les cartons. Ça allait être la première fois que l'on sera seuls sans personne à nos côtés. Ni classe, ni famille. Mon bas ventre était en mode ébullition pendant que mon esprit sautait dans tous les sens. C'était bizarre et flippant de voir qu'un homme pouvait me faire un effet sans que nous ne n'ayons vraiment parlé. Je m'installais pendant qu'il mettait les derniers cartons à l'arrière. No panic, tout va bien se passer, tu n'as aucune raison de stresser. Bon d'accord ce mec est beau comme un dieu mais tu n'as pas retenu la leçon on dirait, les apparences sont trompeuses. Regarde Demetri. Regarde les Volturi ils étaient agréables au début. Peut-être mais les Cullen ne sont pas les Volturi alors tais-toi. Edward s'installa à son tour et démarra.

« Tu semblais mal à l'aise tout à l'heure, peut-on savoir pourquoi ?

- Tu es plutôt direct, tu le sais ça ?

- Peux-tu répondre à ma question au lieu d'en poser une ? Et puis je n'aime pas que les personnes autour de moi se sente mal à l'aise et joue un jeu.

- Je ne joue aucun jeu.

- Vraiment ? Pourtant tout à l'heure on aurait cru. Tu es une très mauvaise comédienne et en menteuse tu es encore pire. Alors dis-moi pourquoi tu ne te sens pas à l'aise, on en fait trop ?

- Non ce n'est pas ça.

- Alors c'est quoi ?

- Tu ne pourrais pas comprendre et je ne veux pas en parler… »

Nous restâmes le reste du chemin dans le silence, il semblait en colère. Quoi de plus normal mais je ne voulais pas qu'il se moque de moi tant la raison était idiote. Je n'étais pas le genre de personne qui s'ouvrait aux autres pour leur parler de mes problèmes futiles. J'étais plutôt du genre à m'enfermer dans mon cocon. En sortant, il glissa quelques mots d'un ton dur à m'en faire frissonner.

« On est pas comme tes anciens amis. S'ils avaient vraiment été ce qu'ils disaient être, ils ne t'auraient pas si mal traité, ni t'auraient donné des médicaments pour les chevaux…

- Attends de quoi tu parles…

- Des drogues qu'ils t'ont données pour ta fausse couche… »

Je restais sans voix, il savait tout et même plus que moi. Son ton froid et sec m'avait gelé sur place et mes jambes tremblaient avec force. Je me sentais nue, sale et indigne de leur affection, je n'avais qu'une envie : de partir. Il me regarda un instant après avoir sorti quelques cartons.

« Je ne te conseillerais pas de vouloir t'enfuir car je ferai tout pour te ramener. Et quand je dis tout, c'est bien tout. De plus, tu ne ferais que nous blesser, tu sais je ne t'ai pas dit toutes ces choses pour te rabaisser mais pour t'ouvrir les yeux sur notre famille. Tu devrais nous faire confiance, je sais que ce n'est pas facile mais ce n'est pas nous qui te ferons du mal…

- Bella, restes pas planter là et bouge tes petites fesses pour aller te coucher pendant qu'Edward range les cartons. Demain une dure journée t'attends entre les cours et le shopping.

- Merci Alice toujours aussi aimable…

- Allez bouge Edward, on n'a pas toute la nuit », ajouta-t-elle en me faisant un clin d'œil et en m'entraînant à sa suite.

Nous n'entendîmes qu'un grognement pour seule réponse. Elle m'entraîna dans ma chambre, me donna mes affaires de toilettes et me poussa dans la salle de bain commune de l'étage que je partageais avec elle et Edward. Je pris une bonne douche et me mis en pyjama, enfin pyjama était un bien grand mot car c'était un bas de jogging et un petit débardeur chocolat. Il ne fallait pas qu'Alice tombe sur cette tenue sinon je ne pouvais que lui dire au revoir. Après avoir fait le reste de ma toilette, j'ouvris discrètement la porte et regardais partout avant d'aller dans ma chambre.

« Ravissant ce pyjama.

- Merci… J'espère que tu ne te moques pas.

- Je crois qu'il va falloir que tu apprennes à me connaître. Je ne me moque pas de toi, Bella. Par contre je te dirai de vite t'enfermer dans ta chambre avant que mes sœurs ne te voient comme ça. »

Je n'entendis que son rire lorsque je filais en quatrième vitesse dans ma chambre. Je m'assoupis que peu de temps après avec le rire d'Edward dans la tête.

Comme chaque semaine, j'attends vos questions, suggestions et avis… le petit bouton vert ne doit pas vous faire peur donc pour notre plus grand plaisir, laissez-vous succomber à la tentation…

Enormes bisous et à la semaine prochaine