Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

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Un énorme MERCI pour votre soutien et pour toutes vos reviews !!!!!!!!!!! Merci ! Merci !

Pour les anonymes :

Ilonka : Merci pour ta review ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira tout autant !

Laura, fan de deux de tes fics : Merci beaucoup ! Je suis heureuse que mes fics te plaisent. Bella devra être patiente si elle souhaite que leur histoire marche. Edward va-t-il se confier, possible, mais pas tout de suite. Il lui faudra aussi un peu de temps pour avancer dans sa relation avec Bella. Merci encore et à bientôt ! Kiss.

Lily : Merci beaucoup pour ta review ! J'avoue que j'ai eu des difficultés à écrire la discussion père/fils, lol. Edward et Bella vont discuter dans ce chapitre, j'espère qu'il te plaira. Bonne soirée !

Marion : Merci pour ta review ! Non, cette conversation n'était pas facile, ni pour Edward, ni pour Carlisle, ni pour moi, lol. J'espère que la suite te plaira ! A bientôt ! Bises !

Emilie : Merci beaucoup pour ta review !!!! ^_^ Je suis vraiment ravie que ma fic te plaise !!! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira tout autant !!! A bientôt et bonne soirée !

Catiuski : Merci beaucoup pour ta review !!! Je suis contente que l'histoire te plaise toujours autant ! Merci beaucoup pour tes compliments ! Si tu veux, tu peux t'inscrire sur le site de Fanfiction et on pourra discuter par messages privés. Merci encore ! Passe une bonne soirée et à bientôt ! Bises.

Chloé : Merci beaucoup pour ta review, elle m'a énormément touché ! Je suis heureuse que l'histoire te plaise. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Merci encore pour ta review ! Merci. Bonne soirée, bisous et à bientôt !

Néim : Merci pour ta review !!! Je suis heureuse que ma fic te plaise ! Bonne soirée et à bientôt pour la suite !

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Sur ce :

Bonne lecture !!!!

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Chapitre 23 : Qui veut la peau d'Emmett Cullen ? **

( ** Vous pouvez répondre après avoir lu le chapitre, lol)

Edward somnolait lorsque son père vint le chercher pour le repas. Il le suivit docilement jusqu'à la cuisine. A peine s'était-il installé que Carlisle déposait devant lui un bol de soupe de légumes. Son père prit place en face de lui et Edward espéra de tout cœur que la conversation de tout à l'heure était bel et bien terminée pour le moment. Il poussa un léger soupir de soulagement quand son père commença à lui parler de musique. Le médecin avait entendu dire qu'un orchestre symphonique allait jouer les œuvres de Debussy à Seattle lorsque Carlisle lui demanda si cela lui plairait d'y assister, il ne put qu'acquiescer avec vigueur. Ils discutèrent ensuite de tout et de rien.

Malgré l'ambiance légère qui régnait dans la cuisine, il pouvait voir que son père observait avec discrétion le moindre de ses gestes, tout comme, il surveillait qu'il termine bien son assiette. Quand ils eurent terminés de déjeuner, Carlisle lui proposa une petite ballade. Ils se promenèrent tranquillement, et surtout à son rythme, dans la station.

Sur le chemin du retour, ils firent quelques courses pour le repas du soir et avant de regagner le chalet, ils s'arrêtèrent dans une librairie. Edward en profita pour souffler un peu et s'installa dans un fauteuil. Il observa les étagères qui étaient à sa portée. Un sourire se dessina sur son visage quand il vit les Hauts de Hurlevent. Il se releva et sautilla jusqu'à l'étagère avant de revenir s'asseoir. Il feuilletait le livre quand son père vint le rejoindre.

« -On peut y aller ? Lui demanda ce dernier.

-Oui, bien sûr, tu as trouvé ce que tu voulais ?

-Euh, oui, murmura son père brusquement embarrassé.

Edward fronça les sourcils face à son étrange comportement. Il pencha la tête pour lire le titre du livre que ce dernier tenait, mais Carlisle le déroba à sa vue en le cachant dans son dos.

-Tu veux prendre ce livre ? Questionna son père en désignant le roman qu'il tenait.

-J'ai pas pris mon portefeuille, admit-il.

-Sois pas stupide, souffla Carlisle en lui prenant le livre des mains, si tu savais à quel point je serais heureux de pouvoir offrir un livre à Emmett ! »

La plaisanterie de son père le fit sourire, mais il ne put s'empêcher de remarquer que cela lui avait aussi permis de changer de sujet. Pourtant, il ne chercha pas à en savoir plus, cela ne le regardait pas. L'après-midi était donc bien entamée lorsqu'ils regagnèrent le chalet. Carlisle leur prépara des boissons chaudes pendant qu'il s'installait confortablement sur le canapé, il commença à lire ce livre auquel tenait tant Bella. Son père revint et après avoir déposé des boissons sur la table basse, il prit place sur un fauteuil. Un silence agréable régnait entre eux, seulement troublé par le bruit des pages qu'ils tournaient. Cependant au bout de quelques minutes, le jeune homme sentit le regard de son père peser sur lui. Il releva la tête et Carlisle s'éclaircit la gorge.

« -J'ai laissé un livre dans le premier tiroir de ta table de chevet, l'informa son père.

-Oh, fut tout ce qu'il fut capable de dire pendant que ses joues s'empourpraient.

-Lis-le quand tu seras au calme et n'hésite pas à me poser des questions, d'accord ?

-Oui, murmura le jeune homme avant de se replonger dans son livre espérant mettre ainsi un terme à la discussion.

-Pense à bien le ranger, lui conseilla son père, il serait fâcheux qu'Emmett le trouve. »

Edward acquiesça avec vigueur, la rougeur sur ses joues s'accentua quand il imagina les railleries de son frère, non, il ne tenait absolument pas à ce qu'il le trouve ! Son père qui avait dû sentir sa brève panique se leva pour ébouriffer ses cheveux en un geste réconfortant. Carlisle s'installa ensuite sur le canapé près de lui et après avoir déposé un coussin sur ses genoux, il l'invita à poser sa tête dessus. Après un instant d'hésitation, Edward lui obéit.

Tous deux se replongèrent dans la lecture de leur livre. Les doigts de son père se promenaient dans ses cheveux, massant doucement son cuir chevelu. Bientôt les lignes de son roman commencèrent à être troubles, lentement, il perdait le fil de l'histoire. Ses paupières devinrent de plus en plus lourdes et bientôt il ne lutta plus, il ferma les yeux. La main de Carlisle continua à caresser tendrement ses cheveux. Edward sentit sa main tomber le long de son corps, le livre glissa d'entre ses doigts, tombant sur le plancher sans qu'il ne fasse un seul geste pour l'arrêter. Il s'endormit.

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Edward s'éveilla en sursaut. Il mit quelques minutes à se rendre compte qu'il était dans son lit. Tout en se demandant ce qu'il y faisait, il se souvint que c'était une mélodie entêtante qui l'avait réveillé. Il sortit son téléphone portable de sa poche et se dépêcha de décrocher quand il vit le nom de son interlocuteur.

« -Salut, murmura-t-il d'une voix encore ensommeillée.

-Aïe, je te réveille, je suis désolé, s'excusa Aaron. Veux-tu que je te rappelle plus tard ?

-Non, c'est bon.

-Lynda m'a dit que tu avais essayé de me joindre, comment vas-tu ?

-Ca va, j'ai parlé avec Carlisle.

-C'est bien, tu sais que tu peux compter sur lui ?

-Oui.

-Veux-tu me dire ce qui s'est passé ?

Edward soupira. Il se réinstalla contre ses oreillers et passa une main nerveuse dans ses cheveux. Il ouvrit plusieurs fois la bouche, mais aucun son n'en sortit, il se pinça nerveusement l'arête du nez avant d'ouvrir une nouvelle fois la bouche.

-Comment va ta cheville ? Questionna tout à coup Aaron d'une voix légère, ignorant volontairement son angoisse.

-Ca va, mais je regrette un peu de ne pas pouvoir skier.

-Au fait, tu sais que Lynda m'a traîné hier soir voir une comédie dramatique au ciné, soupira l'agent du FBI, crois-moi, j'ai tout fait pour éviter d'y aller avec elle, mais tu sais comment elle est une fois qu'elle a une idée en tête…

Edward ne put retenir un léger rire quand il perçut le soupir de son ami.

-Enfin… Y'avait un truc marrant, l'acteur principal te ressemblait pas mal, fais attention la prochaine fois que tu viens, je crois que ma femme est devenue fan ! Plaisanta-t-il.

-Ouais, je m'en suis rendu compte. On a dû voir le même film hier, Emmett a lancé la rumeur comme quoi j'étais Robert Pattinson, avoua le jeune homme. J'ai été encerclé par un groupe de filles, c'était bizarre…

-Tout c'est bien passé ?

-Oui, j'étais pas seul, par contre, je plains l'acteur.

-Oui, je peux comprendre et il aurait de quoi avoir peur s'il se trouvait face à Lynda, rigola Aaron.

Il se joignit à lui avant que tous deux ne se figent en entendant la voix de la jeune femme.

-Tu parles de moi ?

-Edward est allé au cinéma, il a vu le même film que nous et je lui disais à quel point tu as adoré.

Aaron mentait bien, il n'y avait aucun tremblement dans sa voix, aucune gêne. Mais cela serait-il suffisant face à Lynda qui le connaissait bien ? Il retint sa respiration pour l'agent qui lui devait afficher un visage impassible.

-Ce n'est pas parce que toi tu n'as pas aimé que…, commença Lynda avant d'être coupée par son époux.

-J'ai apprécié quand tu t'es réfugié dans mes bras à la fin, lança-t-il pour la taquiner.

-Ouais, marmonna Lynda gênée, bon, embrasse Edward de ma part.

-Je n'y manquerai pas, mon cœur.

Edward ne put s'empêcher de sourire face à leur échange. Aaron se tut pendant quelques secondes, attendant sûrement que son épouse quitte le bureau et l'étage.

-Tu as eu chaud, lui fit-il remarquer.

-Il va falloir que je sois plus prudent, convint son mentor, mais je t'assure que tu aurais aimé la voir à la fin de ce film, l'agent du FBI avait complètement disparu.

-Oui, les filles étaient dans le même état, je crois même qu'Emmett était touché, sourit-il en se souvenant de l'air gêné de son aîné.

-Et sinon, Bella va bien ?

-Ouais, ça va… On… On a discuté la nuit dernière et on s'est endormi ensemble.

-Tu as fait un cauchemar ?

-Non, j'ai étonnement bien dormi, se souvint-il avant de se rappeler du réveil, trop bien même…

-Je vois…

-Tu lis dans les pensées même à distance ? Railla Edward en passant une main nerveuse dans ses cheveux.

-Non, mais, j'étais mort de trouille la première fois où Lynda et moi avons été proches, avoua Aaron, cela a été une véritable épreuve. J'étais vraiment mal, mon corps me faisait horreur et j'avais tellement peur de la blesser comme je l'avais été que j'ai pris la fuite, mais tu sais, tout ça c'était faux, c'étaient mes peurs qui dictaient ma conduite. Une fois que tu auras surmonté ta peur, tu comprendras que c'est merveilleux.

-C'est… C'est ce que papa m'a dit.

-J'imagine que cela n'a pas dû être évident de parler de sexe avec lui ? Rit légèrement Aaron.

-Te moque pas de moi ! Gronda doucement Edward avant de laisser échapper un rire nerveux.

-Je t'assure, je comprends, mais ta situation était enviable par rapport à la mienne. Après avoir fuit Lynda, Monsieur Mayer est venu frapper à la porte de ma chambre, où je m'étais enfermé, pour avoir une discussion père/fils, je pense que ça a été l'un des pires moments de ma vie, rigola Aaron, et pour lui aussi… Aucun de nous deux n'était à l'aise.

Edward frissonna en s'imaginant avoir cette conversation avec Charlie, non, décidément, il s'en était bien sorti !

-Enfin, soupira Aaron, l'essentiel c'est que tu aies compris ce que ton père t'a expliqué, n'hésite pas à aller le voir, lui ou Jasper.

-C'est suffisamment embarrassant, maugréa-t-il.

-Ecoute, il est possible que tu ne sois pas à l'aise avec Carlisle ou moi parce que nous sommes plus âgés que toi. Fais-moi confiance, Jasper saura t'aider, il est déjà un excellent confident pour toi. Ce que j'essaie de te dire, c'est de ne pas te renfermer, tu es suffisamment bien entouré, alors, laisse-les t'approcher, d'accord ?

-Oui, j'ai retenu la leçon.

-Parfait, bon, je vais te laisser. Passe une bonne soirée, mon grand.

-Merci, toi aussi Aaron. »

Edward raccrocha, un sourire éclairait son visage. Il se rallongea, le cœur léger. Carlisle l'avait rassuré, Aaron l'avait aidé à dédramatiser la situation. Il repensa aux propos de son mentor, l'image du Chef Swan s'imposa à son esprit et il frissonna. Le jeune homme décida de se changer les idées. Il remarqua alors son roman posé sur la table de chevet, sûrement par Carlisle, il allait l'attraper quand sa main dévia vers le tiroir. D'un geste tremblant, il l'ouvrit et sortit le livre que son père lui avait acheté. Ses joues s'empourprèrent quand il lut le titre sur la couverture. S'asseyant confortablement contre ses oreillers, il l'ouvrit. Au fur et à mesure qu'il avançait dans sa lecture, il sentait ses joues s'échauffer. Le jeune homme tournait une page quand la porte de sa chambre s'ouvrit violemment.

« -Debout la belle au bois dormant ! Hurla Emmett en pénétrant dans la pièce.

Edward sursauta. Il ferma rapidement le livre et voulut le planquer sous un oreiller, mais son grand frère décida de sauter sur son lit, le livre lui échappa et tomba au pied du lit.

-Emmett ! Gronda Esmé. Laisse-le tranquille !

-Il dort pas maman ! Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Emmett en reportant son attention sur lui. Pourquoi t'es tout rouge ?

-Je… Tu m'as fait peur, murmura-t-il en priant pour qu'il le croit.

-Ouais, marmonna Emmett en le fixant avec attention, tu t'es pas trop ennuyé avec le vieux ?

-Emmett ! Grogna Carlisle en entrant. Dois-je te rappeler lequel de nous deux as dû abandonner le ski pour cause de fatigue ?

-Tu radotes, papa, souffla Emmett pour cacher sa déception d'avoir faiblit face à son père.

-Plutôt que d'embêter ton frère, va aider Rosalie à faire vos valises, il est hors de question que l'on prenne du retard demain à cause de toi !

Emmett se leva en maugréant et sortit de la chambre. Edward poussa un soupir de soulagement, il allait se pencher pour ramasser le livre quand Bella entra à son tour.

-Salut, murmura-t-elle timidement, je peux entrer ?

-Oui, bien sûr.

-Tu vas bien ? Demanda-t-elle en refermant la porte.

-Oui, je suis désolé pour ce matin.

-Ce n'est rien, on oublie, d'accord ?

-D'accord.

La jeune fille lui sourit et il le lui rendit. Tout en vérifiant que la porte était bien fermée, Bella le rejoignit et s'assit près de lui sur le lit. Edward jeta un coup d'œil au livre qui se trouvait aux pieds de la jeune fille, priant pour qu'elle ne le remarque pas. Cependant, son attention fut détournée lorsqu'il sentit deux lèvres douces se poser sur sa joue.

-Bonjour, répéta Bella en lui souriant.

-Bonjour, l'imita-t-il avant de l'embrasser à son tour.

-Je peux ? Demanda la jeune fille en désignant son torse.

Il hocha la tête et la minute suivante, elle se blottit dans ses bras. Bella se tourna, plaquant son buste contre le sien, enfouissant sa tête dans son cou. Elle y déposa un baiser, il caressa ses cheveux, lui signifiant ainsi qu'il appréciait. La jeune fille déposa ensuite plusieurs baisers en partant du creux de son cou jusqu'à sa mâchoire qu'elle redessina avec ses lèvres. Edward frissonnait entre ses bras, il se sentait tellement bien, il ferma les yeux et se laissa aller. Bella reposa sa tête contre son épaule. Ses doigts continuaient de jouer avec les cheveux de la jeune fille. Ils étaient bien, chacun savourait la présence de l'autre. Soudain, Bella se redressa, ses mains s'appuyèrent sur son torse alors qu'elle le regardait avec des yeux brillants.

-Alors, Monsieur Cullen, on lit les Hauts de Hurlevents ? Questionna-t-elle en attrapant le livre qui était sur sa table de nuit.

-Je viens juste de le commencer, avoua-t-il, ta passion pour cet ouvrage m'a donné envie de le lire.

Bella se redressa et s'assit sur le rebord du lit pour feuilleter le bouquin et voir où il en était. La jeune fille chercha ensuite les passages qui lui plaisaient le plus. Avec son accord, elle corna les pages pour qu'il s'en souvienne quand il parviendrait.

-Euh, Bella, le livre va être entièrement corné, remarqua-t-il d'un ton taquin.

-Très drôle, marmonna-t-elle en lui donnant une tape sur le bras, te moque pas de moi ou je… C'est quoi ce truc ?

La jeune fille se tut. Elle se baissa pour ramasser le livre que son pied venait de heurter. Edward sentit sa respiration se bloquer dans sa poitrine alors qu'il la voyait lire le titre du livre. Les joues de Bella se colorèrent sûrement autant que les siennes.

-Désolé, s'excusa Edward en le lui prenant des mains et en le cachant sous un oreiller. Je… Je…

-Ce n'est rien, le rassura Bella en caressant sa joue, c'est normal de se poser des questions.

-J'ai parlé avec mon père, avoua-t-il dans un murmure. Je suis désolé pour ce matin, je ne savais pas ce qui m'arrivait, enfin si… Mais… Navré, c'est compliqué et… et je…

-Tu n'as pas besoin de tout me dire de suite, le coupa Bella, on va avancer ensemble, main dans la main. Tu sais, moi aussi ce matin j'étais dans le même état que toi.

Il haussa un sourcil, intrigué par ses propos même s'il avait du mal à la croire.

-Je t'assure que si nous, les femmes, avions un moyen physique de faire ressentir notre désir, j'aurais été dans le même état que toi ce matin, confessa-t-elle rougissante. Tu n'as pas à avoir honte ou à te sentir gêné parce que tu as ce livre, au contraire, c'est bien de s'informer, cela montre que tu es responsable. Tu sais, on a tous fait plus ou moins pareil.

-Ouais, souffla-t-il alors que Bella se rallongeait dans ses bras.

-Edward, j'aimerais que tu me fasses une promesse.

-Laquelle ?

-Tu sais, il n'est pas toujours évident de se contrôler, si jamais je fais un geste ou dis quelque chose qui te met mal à l'aise, je veux que tu me promettes de me le dire, d'accord ?

-C'est promis.

-Parfait, sourit la jeune fille en s'appuyant sur ses avant-bras pour plonger son regard dans le sien, puis-je tenter quelque chose ?

-Euh, oui.

-Fais-moi confiance, je ne te ferais pas de mal, le rassura-t-elle.

Edward se tendit lorsqu'il vit Bella se pencher vers lui. Sa respiration se bloqua dans sa poitrine quand leurs lèvres ne furent plus qu'à quelques centimètres des siennes, il pouvait sentir son souffle chaud les caresser.

-Tu es d'accord ? Murmura la jeune fille.

Son regard se perdait dans ses yeux chocolat. La peur et le désir se mêlaient en lui. Inconsciemment, il passa sa langue sur ses lèvres les humidifiant. Une lueur étrange brilla dans les prunelles de la jeune fille en réponse à son geste. Lentement, il hocha la tête, lui donnant son accord. Un magnifique sourire éclaira le visage de Bella qui se rapprocha. Un frisson parcourut tout son être lorsque leurs lèvres se frôlèrent. Il sentit la jeune fille se pencher vers lui, sûrement pour approfondir leur baiser quand soudain la porte de la chambre claqua.

-Edward tu viens bouffer ?! Oh, PUTAIN !!!

Edward se figea lorsqu'il entendit la voix tonitruante de son frère. Belle s'écarta légèrement de lui pour fusiller son aîné du regard.

-Je te conseille de la fermer ! Lança-t-elle au grand brun tout en lui lançant un regard mauvais.

-Emmett, est-ce trop te demander de surveiller ton langage ? Lui demanda Carlisle en le rejoignant.

Son père se figea dans l'embrassure de la porte lorsqu'il les vit tous les deux allongés, Bella allongée sur lui. La jeune fille rougit encore plus violemment et s'éloigna brusquement de lui, intimidée sûrement par la présence de Carlisle. Edward eut soudain envie de disparaître sous terre. Il s'allongea et enfouit son visage dans un oreiller lorsqu'il entendit son frère appeler le reste de leur fratrie.

-Ca suffit, Emmett ! Le fit taire Carlisle. Je ne veux pas entendre un mot, c'est compris ?

Edward n'avait jamais entendu son père utiliser un ton aussi sec avec l'un d'entre eux. Emmett maugréa quelques mots avant qu'il ne perçoive son pas traînant qui s'éloignait. Le plancher de la chambre craqua avant que la porte ne se referme.

-Tout va bien ? Demanda doucement son père.

-Oui, répondit Bella, je suis désolée, Carlisle. Je…

-Il n'y a pas de mal, Bella, assura-t-il, Edward, ça va ?

-Pffff, souffla le jeune homme la tête toujours enfouie dans son oreiller.

-Bella, chérie, veux-tu bien aller terminer tes bagages, je vais aider Edward à faire les siens avant que l'on passe à table.

-Je suis désolée, murmura la jeune fille à son oreille.

-Pas ta faute, maugréa-t-il.

Elle déposa un baiser dans ses cheveux avant de sortir de la chambre. Le lit s'affaissa quand Carlisle s'installa à ses côtés.

-Je pense que je vais accrocher une cloche au cou d'Emmett ? Proposa son père. Ainsi, il ne pourra plus surprendre personne.

-Bonne idée, marmonna-t-il.

-Si tu t'inquiètes du comportement des autres, tu n'as pas de soucis à te faire, personne ne fera de remarque déplacée, j'y veillerai, par contre, je ne pense pas pouvoir les empêcher de te charrier.

-C'est pas grave, soupira Edward en se redressant, ça va aller.

-Bon, très bien. Allez, on fait ta valise ? »

Edward acquiesça et Carlisle commença à ranger ses affaires étant donné que cela lui était difficile avec sa cheville. Au moment où ils terminaient Esmé vint les voir pour les avertir que l'on attendait plus qu'eux pour passer à table. Sa mère l'observa pendant quelques secondes, les yeux brillants, elle l'enlaça et sans dire un mot elle quitta la chambre. Il interrogea son père du regard, ce dernier lui expliqua qu'elle était simplement heureuse pour lui et Bella. Le jeune homme fit son possible pour contenir ses rougissements quand il comprit que tout le monde était déjà au courant. Il inspira profondément avant de suivre son père à la cuisine.

« -Je t'ai gardé la place près de Bella, lui annonça Alice en sautillant et en plaquant un baiser sur sa joue.

Il prit donc place entre Bella et Jasper, le blond se pencha vers lui et murmura quelques mots à son oreille.

-Ce n'est qu'un mauvais moment à passer et dis-toi que tu es chanceux, tu ne sors pas avec sa petite sœur.

-Qu'est-ce que tu marmonnes toi ?! Lança Emmett en fusillant Jasper du regard.

-Rien qui ne te concerne, assura le blond en prenant un air angélique.

-Je sais pas pourquoi, mais j'ai dû mal à te croire, grogna leur aîné avant de prendre un air calculateur et de se tourner vers Bella, alors, dis-moi tout, jeune fille, ça fait combien de temps que tu te trompes de chambre ?

-La discussion est close, coupa Esmé en posant une soupière fumante sur la table, tu les laisses tranquille et vous autres aussi.

-La discussion peut pas être close, on n'a pas encore commencé, tenta Rosalie.

-Laissez-les respirer, leur demanda Carlisle, et fichez-leur la paix. »

Malgré le ton calme de sa voix, tous lui obéirent. Cependant, Edward sut à leurs regards que dès que les parents ne seraient plus là, ils auraient droit à un interrogatoire. Le repas se passa sans autre incident, il y eut bien quelques allusions, mais rien de bien méchant. Ils ne se couchèrent pas tard étant donné qu'ils devaient se lever tôt le lendemain. Edward s'allongea et éteignit la lumière. Elle ne viendrait pas le rejoindre, il le savait. Même si c'était à mots couverts, ses frères et sœurs leur avaient bien fait comprendre qu'ils risquaient de monter la garde. Résigné, il enfonça sa tête dans l'oreiller qui gardait encore un peu de l'odeur de Bella.

Edward regarda à regret Bella qui se tenait sur le perron de sa maison à Forks, la jeune fille lui fit un dernier signe de la main avant de s'engouffrer chez elle. Il se laissa aller contre le siège de la voiture au moment où son père redémarrait. Du bout des doigts, il frôla sa joue là où Bella avait déposé un dernier baiser pour lui dire au revoir. Il ferma les yeux, profitant du calme avant qu'ils ne rejoignent ses frères et sœurs à la villa.

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Bella ne put retenir un soupir lorsqu'elle vit la voiture de Carlisle s'éloigner. Il lui manquait déjà. Elle se reprit en se disant qu'elle le verrait demain après les cours, Carlisle préférait attendre qu'Edward n'ait plus mal à la cheville pour aller au lycée. La jeune fille déposa son manteau et son écharpe sur le porte-manteau avant d'aller dans le salon d'où provenaient les bruits de la télé. Elle entra et ne put soupirer en voyant son père en compagnie de Jacob et Billy qui regardaient un match. Ils étaient tellement absorbés par la partie qu'ils n'avaient même pas remarqué sa présence.

« -Hum, hum !

Trois têtes se tournèrent vers elle, des grands sourires illuminèrent leurs visages quand ils la reconnurent et Charlie se leva pour l'enlacer.

-Ma chérie, tu es déjà rentrée ?

-Et oui ! Lança-t-elle joyeusement avant de saluer les deux Quileute.

-Et en plus tu es entière ? S'étonna-t-il en l'observant sous toutes les coutures.

-Voilà qui est étonnant, renchérit Jacob.

-Pourquoi tout le monde pensait que j'allais revenir avec une jambe dans le plâtre, se lamenta-t-elle.

-Nous sommes désolés, dit Billy, mais tu es tellement maladroite que cela est étonnant que tu reviennes entière !

-Bon, en fait, c'est pas tout à fait vrai… J'ai failli faire une chute de plusieurs mètres avant de foncer dans des sapins.

-Quoi ?! S'exclama Charlie avant de l'observer à nouveau avec attention.

-Je te trouve en forme pour quelqu'un qui a bouffé des sapins ! Lança Jacob.

-Edward m'a sauvé la mise. Il m'a percuté pour m'éviter le pire, du coup, je n'ai rien eu.

Bella ne put ignorer le brusque changement de Jacob, ce dernier se rembrunit alors que leurs pères vantaient les réflexes du jeune homme.

-Va falloir que je pense à le remercier.

-Tu peux, affirma Bella, il m'a évité de prendre des coups en tombant, mais malheureusement, lui, a mal chuté et il a une entorse à la cheville.

-Je passerais prendre de ses nouvelles demain, décida Charlie, c'est le moins que je puisse faire.

-C'est un chouette gosse, lança Billy.

-Bon, je vais vous laisser regarder votre match.

-Tu ne veux pas rester avec nous ? Proposa son père.

-Je vais lancer une machine et préparer mon sac pour demain, annonça-t-elle, je vous rejoints ensuite.

Bella se dirigea vers la buanderie et après avoir mit une machine en marche. Elle monta à l'étage pour préparer son sac de cours. Dès qu'elle eut terminé, elle regagna le salon. Charlie lui désigna la seule place libre près de Jacob avant de lui tendre une assiette avec une part de pizza. La jeune fille fut soulagée de voir que le match était presque terminé. Alors que les trois hommes échangeaient leurs impressions sur la partie, elle commença à débarrasser la table basse.

-Laisse-moi t'aider, intervint Jacob en prenant une boîte vide.

-Merci.

Le jeune indien la suivit jusqu'à la cuisine où elle déposait les verres sales dans l'évier.

-Alors, tu t'es bien amusée au ski ?

-Oui, c'était vraiment sympa, répondit-elle.

-Tant mieux. Je me demandais si tu voulais venir avec moi voir le dernier film de cet acteur que tu aimes bien ?

-Merci, Jake, mais je l'ai déjà vu.

-Oh… On pourrait peut-être aller boire un verre à Port Angeles ?

-Non. Ecoute, Jacob, nous deux c'est terminé…

-Bella, la coupa-t-il, on pourrait faire une dernière tentative, je te promets que…

-Jake, soupira Bella, j'ai été claire plusieurs fois, toi et moi, c'est terminé. D'ailleurs, je suis avec quelqu'un d'autre.

-Edward ? Questionna Jake d'un ton cassant.

-Oui, et je te prierai de le laisser tranquille.

-J'ai compris, soupira-t-il, mais peut-on rester amis ?

-Bien sûr. »

Jacob la serra dans ses bras avant de s'écarter lorsqu'ils entendirent un raclement de gorge. Billy et Charlie se tenaient dans l'entrée de la cuisine et les observaient d'un œil amusé.

Les Quileute ne tardèrent pas à les saluer, il était tard et il était temps pour eux de regagner la Push. Bella terminait de faire la vaisselle quand elle fut surprise de voir Charlie prendre un torchon pour l'aider.

« -Alors, comme ça tu sors avec le fils Cullen ? Dit-il d'une voix faussement détachée.

-Oui.

Un silence accueillit sa réponse. Bella arrêta de nettoyer la vaisselle pour l'observer, elle fronça les sourcils lorsqu'elle vit sa moue renfrognée.

-Quoi ? Lança-t-elle agacée par ses sourcils froncés.

-Edward est un gentil garçon, mais je ne pense pas qu'il soit très stable, lâcha Charlie, il devrait d'abord penser à se reconstruire avant de se lancer dans une histoire.

-Tu n'as pas le droit de juger Edward sur son passé ! Il n'est pas responsable de ce qui lui est arrivé !

-Je sais, seulement… Je ne veux pas que tu souffres Bella, il …

-Stop ! Edward est quelqu'un de bien, il fait tout ce qu'il peut pour s'adapter et franchement je ne pourrais pas rêver mieux que lui pour moi. Il me correspond et nous nous entendons à merveille. Alors, je t'interdis de…

-Chut ! L'apaisa Charlie. Je veux juste que tu me promettes de faire attention.

-C'est promis, papa. »

Bella déposa un baiser sur la joue de ce dernier, passé l'instant de gêne, il la serra dans ses bras. Dès qu'ils eurent terminés, la jeune fille partit prendre une douche avant d'aller se coucher. Une fois allongée dans son lit, elle attrapa son portable pour envoyer un message à Edward. Elle ne put retenir un sourire lorsqu'elle vit qu'il lui en avait déjà envoyé un pour lui souhaiter bonne nuit, elle se dépêcha de lui répondre.


Edward s'était levé en même temps que ses frères et sœurs qui se dépêchaient de prendre leur petit-déjeuner avant d'aller en cours. La matinée s'était passée tranquillement, il avait poursuivi sa lecture des Hauts de Hurlevents avant de s'enfermer dans sa chambre pour feuilleter les livres que Carlisle lui avait donnés. Il dissimula l'un de ces derniers sous un des coussins de son canapé quand Esmé frappa à la porte de sa chambre. Elle l'informa qu'elle devait s'absenter quelques heures pour aller aider un client à choisir des meubles pour un salon. Edward lui assura que tout irait bien, Jasper et Alice ne tarderaient pas rentrer. Une fois que sa mère fut partie, il rangea le livre dans un sac sous son lit où se trouvaient les autres ouvrages. Il s'installa ensuite sur son lit et attrapa son journal. Le jeune homme sourit en relisant les quelques lignes qu'il avait noté, racontant l'évolution de sa relation avec Bella. Ses yeux se posèrent sur les pages noires, l'hésitation se peignait sur son visage. Cela faisait plusieurs jours qu'il y réfléchissait, d'un coup, sa décision fut prise. Edward coinça son journal intime entre ses dents et attrapa ses béquilles.

Au bout des plusieurs minutes, il réussit à atteindre le bureau de son père. Il s'installa dans le grand fauteuil en cuir et alluma l'ordinateur. Il patienta le temps que la connexion s'établisse. Il ouvrit la boîte mail de son père qu'il modifia pour la remplacer par la sienne. Edward avait son propre portable ainsi qu'une connexion, mais son père était le seul à avoir un scanner. Le jeune homme alluma l'appareil et y plaça son journal. Avec application, il scanna toutes les pages où il avait écrit ses souvenirs concernant la secte. Il tapa ensuite l'adresse mail d'Aaron et pensa à protéger son envoie par un mot de passe, il savait que son mentor n'aurait pas de mal à le trouver. Une fois qu'il eut terminé, il referma la cession et remit tout en place pour que son père ne soit pas déboussolé lorsqu'il voudrait se connecter.

Alors qu'il allait regagner sa chambre, son attention fut attirée par des planches à dessin. Il les attrapa et observa le travail de sa mère, elle était vraiment très douée. Quand il eut terminé de regarder les esquisses, il les reposa. Les pages blanches attirèrent son attention. Il hésita avant de les prendre et de se saisir d'un fusain. Edward était bien décidé à aider autant que possible les agents du FBI. Il ignorait pourquoi, mais il avait du mal à donner des détails concernant les Maîtres. Il sentait que les informations étaient là, qu'il y avait accès, mais il était incapable de les exprimer. S'il ne pouvait pas donner leurs noms, il pouvait toujours les dessiner, Aaron arriverait peut-être ainsi à les identifier ? Tout en fronçant les sourcils, il se concentra sur sa tâche. Le fusain commença à dessiner le contour d'un visage, allant et venant sûrement sur la page auparavant blanche.

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Aaron sortit rapidement du Starbuck Café, les bras chargés de gobelets. Son équipe se donnait à fond et leurs maigres résultats minaient le moral des troupes. Il avait donc décidé d'aller leur acheter des cafés ainsi que quelques pâtisseries. Aaron allait s'engouffrer dans l'immeuble du FBI quand il sentit un étrange picotement dans sa nuque. Il se retourna, ses sourcils se froncèrent alors qu'il observait les passants qui se pressaient sur le trottoir.

Ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait, cela faisait quelques jours qu'il avait le sentiment d'être épié. Son regard se posa sur une berline aux vitres teintées garée non loin de là. Il ne lui fallut que quelques secondes pour prendre sa décision. Il confia ses achats à l'agent en faction dans le hall avant de ressortir. Il afficha une mine agacée tout en reprenant la direction du Starbuck, laissant croire qu'il avait oublié quelque chose. Il entra dans le magasin et se dirigea vers les vendeuses, doublant des clients mécontents. Il montra son badge à la vendeuse et lui demanda de le conduire à l'arrière du magasin. Une fois qu'il fut à l'extérieur de la boutique, il s'approcha de la voiture suspecte. Il ne tarda pas à remarquer que la plaque minéralogique de cette dernière était camouflée par de la boue. Son instinct ne l'avait pas trompé, quelqu'un le surveillait ! Sortant discrètement son arme, il s'approcha de la voiture. Prudemment, il se positionna contre la vitre obscurcie.

« -FBI ! Sortez immédiatement du véhicule ! Ordonna-t-il. »

Aaron ne fut pas surpris d'entendre le moteur de la voiture rugir. Il se précipita vers la portière pour l'ouvrir, son arme toujours pointée devant lui, prêt à toute éventualité, quand soudain, il ressentit une violente douleur qui troubla ses sens. Alors que la souffrance gagnait tout son être, il lui sembla entendre les cris des passants affolés ainsi que les crissements de pneu de la voiture! Aaron tenta de se relever pour essayer d'arrêter les fuyards, mais il ne réussit qu'à tituber avant de sombrer dans l'inconscience.