Coucou tout le monde,

Et voila un nouveau chapitre avec comme sujet les révélations tant attendu du secret de la haine réciproque Cullen-Volturi :D… J'espère qu'il va plaire… On se retrouve à la fin du chapitre, je vous souhaite une bonne lecture…

Chapitre 9 : Vérité…

J'ouvris la porte la boule au ventre. Rose me regardait, vraisemblablement gênée, comme si ce qu'elle s'apprêtait à me raconter pouvait réellement changer ma vision des choses. Et si c'était vrai ? Quelle réaction est-ce que je devrais avoir ? Elle me montra la place à ses côtés.

Plus j'avançais, plus la tension augmentait. Je m'assis sur son lit. Elle n'osait plus me regarder maintenant, et j'angoissais encore plus.

- Tu sais, tu n'as pas à angoisser Bella. Nous sommes les seuls avec mon frère à devoir se sentir mal dans cette histoire… Je vais te raconter pourquoi il existe une haine entre les Volturi et nous…

Mon souffle en était coupé, j'allais enfin connaître la raison de toute cette haine et cette colère. J'avais hâte de savoir mais j'avais peur de ce qui allait en découler. Rosalie prit une forte inspiration pour se donner du courage, et pour lui montrer mon soutien, je lui pris la main en la serrant légèrement. Elle m'offrit un léger sourire mais son regard était déjà loin.

« Ça s'est passé il y a de cela quelques années. Jasper et moi vivions avec nos parents, nous étions les voisins des Cullen. Nous avons partagé toute notre enfance avec eux, ici à Volterra. Et c'est après cette histoire que nous avons décidé de déménager… Mon père était un grand avocat, et travaillait dans le même cabinet que Caïus. Bien sûr les Volturi, les Cullen et ma famille se fréquentaient régulièrement, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Edward était même le meilleur ami de Demetri.

Ma stupeur dû se voir sur mon visage, car Rosalie me jeta un œil, et me sourit tristement.

- C'est vrai qu'il y a de quoi être surpris. Cependant cette amitié n'était pas aussi puissante pour l'un que pour l'autre, car Edward se sentait plus proche de Jasper. Du coup, Demetri était toujours en compétition contre Jasper! Mon père était un des avocats le plus respecté de la région, et il parlait de passer le concours de procureur, cependant Caïus avait la même ambition que lui. Malheureusement pour lui, mon père arriva à la première place…

- Je ne vois pas ce qu'il y a de malheureux à réussir…M'étonnais-je

- Bella, laisses-moi te raconter toute l'histoire, et tu comprendras de quoi je parle… C'est assez dur de te dire tout ça, mais c'est à cause de nous si tu as vécu un enfer. Pourrais-tu ne pas m'interrompre ?

- Bien sûr, excuse-moi.

- Malheureusement donc, mon père avait eu la première place du concours et ainsi avait obtenu la promotion que Caïus visait. Je te laisse imaginer quelle a été sa réaction... »

Même si j'avais passé peu de temps à côtoyer le père de Demetri, je savais que cette promotion n'avait pas dû lui plaire. Il devait sûrement être jaloux que le poste lui passe sous le nez et j'avais le sentiment qu'il n'avait pas dû laisser faire les choses. Devant mon silence, Rose comprit que je commençais déjà à faire des liens. Elle poursuivit :

« - Il n'était arrivé que second et il désirait tant ce poste, qu'il nourrit aussitôt un sentiment de jalousie à l'encontre de mon père .Un froid s'installa peu à peu entre nos familles. Les Cullen ne comprirent pas tout de suite ce qu'il se passait et quand ils eurent compris, c'était déjà trop tard. Les disputes se sont accumulées, et se répercutèrent progressivement sur Edward, Alice et Emmett. Les Volturi ne comprenant pas pourquoi des enfants comme eux trainaient avec, je cite: « la racaille ». Mon père quand à lui, avait reçu de nombreuses lettres de menaces, au début de son mandat, sans jamais pouvoir réellement identifier l'expéditeur. On pense aujourd'hui qu'il s'agissait d'hommes de main de Caïus, mais jamais aucune preuve n'a permis de l'incriminer.»

Des larmes commençaient à couler le long des joues de la belle blonde. Je lui serrais la main plus fort pour l'encourager dans son récit douloureux, en lui disant qu'elle pouvait arrêter si elle le désirait. La voir souffrir à l'évocation de son histoire, me déchirait le cœur, mais elle refusa de s'arrêter car elle souhaitait que je connaisse la vérité.

« Tu fais parti des notre, je te considère comme notre amie, et je ne veux plus jamais que tu te sentes exclu. Nous ne sommes pas comme les Volturi, nous t'aimons, te respectons et te faisons confiance. Cette histoire je veux que tu en connaisses les tenants et les aboutissants. »

Je ne pus qu'acquiescer silencieusement, tant l'émotion me nouait la gorge

Elle reprit:

« Nous n'avons jamais eu la preuve qu'il s'agissait bien du clan Volturi, mais je ne désespère pas de la trouver.

Tous les soirs, mon père rentrait très tard et nous ne le voyions presque plus. Il voulait faire ses preuves dans sa nouvelle fonction, et travaillait dur sur une affaire qui lui tenait à cœur. Je ne me rappelle plus vraiment le nom,... je crois que c'était « le mystère du dragon rouge ». C'était une histoire de drogue couplée à un trafic d'humains, la destination de ces marchandises était l'Europe alors que leurs provenances étaient l'Afrique noir et le Moyen Orient. Mon père était sur une piste, et je pense qu'il était tout proche de trouver les coupables. Pendant ce temps, les comportements des Volturi étaient de plus en plus hostiles envers ma famille. Les Cullen ont essayé de comprendre les raisons d'une hostilité aussi virulente et je pense que c'est à ce moment là que l'entente entre les familles cousines a été mise à mal… »

je voyais que la douleur de Rose l'oppressait, mais je ne pouvais rien pour l'apaiser. Elle commença à pleurer en silence, alors que sa respiration devenait difficile et saccadée. Je me suis contentée d'attendre en faisant de petits cercle avec mon pouce sur le dos de sa main. Je n'étais pas sûre que ce geste la calme, mais en tous cas, moi ça me détendait. Elle reprit peu à peu sa respiration. J'étais persuadée que cette confession lui permettrait d'extérioriser tous ses sentiments enfouis alors je l'ai laissé continuer, en silence.

« Carlisle et Esmé ont toujours été proches de nous...tellement adorables. Quand mes parents s'absentaient, ils nous accueillaient chez eux. Ils ont toujours été comme une seconde famille, comme des parents de substitution, ...d'autant plus aujourd'hui. Alors que mon père devenait de moins en moins présent, ma mère sombrait dans la dépression. Carlisle a dû lui prescrire des antidépresseurs car elle ne dormait plus, maigrissait à vu d'œil, et pleurait sans cesse. Qui aurait cru qu'un jour sa santé allait encore plus se dégrader ?

Mon père, toujours plongé dans son affaire, devait faire face à de plus en plus de pression, et présentait qu'un piège était en train de se refermer lentement autour de lui, mais il n'en parla malheureusement à personne, espérant réussir à s'en sortir seul... Ce ne fut pas le cas…

- Rose, si c'est trop difficile tu peux encore t'arrêter…Intervins-je, alors que maintenant elle sanglotait

- Non. Ça me fait du bien de t'en parler et tu dois connaitre la vérité, bien qu'elle ne soit pas agréable à entendre …

« Un soir où mon père était, une fois de plus rentré tard, Carlisle vint le voir pour lui parler de l'état de santé de ma mère. Leur discussion dura des heures. Quand ils sortirent du bureau de mon père, je compris que ce dernier c'était confié sur ce qui le préoccupait auprès de Carlisle. Celui ci est apparu livide, et arborait la même tête que mon père affichait depuis des semaines. A l'époque, j'avais une sensation étrange qui ne me quittait pas, comme un mauvais pré-sentiment sur ce que nous cachait notre père, mais j'étais loin de me douter de l'ampleur de cette affaire, et surtout les conséquences qu'elle aurait sur nos vies. La semaine suivante, un policier débarqua à la maison. Il enquêtait sur un meurtre qui avait eu lieu non loin du palais de justice. Nous lui avons demandé pourquoi il venait nous interroger, mais il resta évasif... Ce n'est que plus tard que nous apprîmes que la police avait retrouvé des empreintes de pieds correspondant à celles de mon père,et que l'arme du crime était le revolver que celui-ci venait de s'acheter pour nous protéger. Depuis qu'il avait fait certaines découvertes, il craignait pour notre sécurité. La victime était un témoin dans l'affaire « le mystère du dragon rouge » et tous les indices accusaient mon père. Il fut destitué de son poste. Les journaux avaient révélé l'affaire au grand jour et la police ne lui accordait pas le bénéfice du doute.

Il avait un très bon avocat, mais il fut impuissant face au nouveau procureur qui avait en charge cette affaire, ...Caïus ! Peu après la destitution de mon père, ce dernier avait eu la promotion qu'il désirait, et pour montrer qu'il en était digne, il a préparé un plaidoyer tel, que l'avocat de la défense ne put rien y faire. Mon père fut reconnu coupable et condamné à perpétuité pour meurtre avec préméditation.

Les Cullen nous hébergeaient déjà chez eux car ma mère passait son temps au tribunal pour soutenir son mari. Carlisle l'accompagnait parfois, mais personne ne désirait nous emmener. A l'époque l'excuse qu'on nous servait à mon frère et moi était que ça allait nous perturber et que nous étions trop jeunes. Sur le coup, je dois avouer que ça nous rendait furieux que l'on soit mis à l'écart comme ça, mais avec le recul, je pense qu'on ne pourra jamais assez remercier d'avoir protégé notre enfance et de nous avoir soutenus… »

J'assimilais peu à peu les révélations de Rosalie, et une colère lancinante s'immisçait en moi. Je sentais que les Volturi étaient coupables dans l'histoire, sinon comment le père de Rosalie aurait été suspecté? Les preuves étaient trop énormes pour un homme aussi intelligent que le père de Rose. La police ne devait pas avoir enquêté, ou à peine réfléchi, elle en avait tiré la seule conclusion qui serait venue à l'idée à un enfant de 5 ans! Je savais, pour l'avoir croisé chez eux que le chef de la police était un grand ami des Volturi. Y avait-il eu manipulation et de l'argent mis sous la table ? Rien n'en était moins sûr… De plus, tout le personnel de cette famille avait des origines africaines. Et si les trois plus grands dignitaires de la ville étaient impliqués dans l'affaire sur laquelle le père de Rose travaillait, cela apportait d'un coup une nouvelle dimension à cette histoire ! Comment avais-je pu vivre dans un mensonge pareil, entourée par des gens comme ça ? Je m'écœurais d'avoir été aussi naïve… Tout d'abord, j'avais vécu qu'un amour à sens unique, puis je n'avais été qu'un pantin entre les mains de Dem et de Jane qu'une poupée qui devait obéir et être l'objet sexuel de Dem. De plus, ont m'avait empêché de côtoyer la seule famille honnête et intègre de la région, les seules personnes capable de m'ouvrir enfin les yeux sur leur vraie nature, et j'avais docilement obéie!

« Ma mère ne supporta pas la séparation, ni le fait que ses enfants portent comme elle un nom devenu synonyme « d'assassin ». Elle croyait en la justice...plus qu'en la parole de mon père... Le soir, après que le verdict soit tombé, elle accompagna ses médicaments avec du whisky ...ça lui fût fatal. Le lendemain, on l'a retrouvé sans vie, dans le salon. Les Cullen, après ça, décidèrenten commun accord avec notre père, de nous prendre définitivement chez eux.

A l'époque, nous pleurions matin et soir. Edward, Emmett et Alice étaient autant touchés que nous. Nous n'allions plus à l'école et nous prîmes alors des cours par correspondance. Esmée nous appuya dans cette décision car le regard des autres était terriblement dur à supporter pour les gosses qu'on était…»

Rosalie prie une profonde respiration, enfin libérée de toutes ses révélations.

« Bella, j'espère que tu ne nous prends pas pour des lâches car nous ne le sommes pas…dit-elle en regardant ses mains posaient sur ses genoux.

- Bien sûr que non, ce que vous avez vécu est au-delà de ce qu'un enfant peut supporter et je le comprends tout à fait. Ce qui me désole c'est que l'on ne m'ait jamais rien dit sur vous, sinon que vous étiez dangereux et malsains. Je baissais moi aussi les yeux. Je comprends mieux pourquoi maintenant… Je me sens minable. Murmurais-je.

- Tu ne le devrais pas, tu n'as rien à voir là-dedans. M'assura t-elle, en me regardant dans les yeux.

- Bien sûr que si. Affirmais-je. Je n'ai pas cherché à savoir pourquoi cette haine existait entre vous, et je me suis laissée manipulée … Je sais que je n'avais aucun mot à dire là-dessus, ils ne m'auraient pas laissé faire de toute manière. Je me sens naïve de les avoir suivis et d'avoir aimé l'un d'entre eux…Marmonnais-je

- Tu n'as pas à te sentir coupable, les seuls responsables sont mon père et les Volturi.

- Je pense que ton père n'a rien à voir là-dedans et je pense que tout est lié aux Volturis.

- Tu parles comme les Cullen et Jasper. Sourit-elle.

- oh, mais ça, c'est parce que je suis une fille très perspicace! Lui dis-je pour détendre un peu l'atmosphère. Elle s'amusa de ma remarque. -De plus, je n'ai aucun doute concernant leur implication dans cette affaire. Elle redressa sa tête pour ancrer ses yeux aux miens.

- Tu sais que tes accusations sont graves.Elle fixa de nouveau son attention sur ses mains, puis murmura :- Edward pense la même chose, mais Carlisle a encore des doutes là-dessus…

- Qu'est devenu ton père ? Tu parles au passé comme si tu l'avais raillé de ta vie ou comme s'il était…
je laissai la fin de ma phrase en suspend frappée par la réalité au fur et à mesure que j'avais prononcé ces mots.

- Mort ? Finit-elle à ma place. Il n'a pas tenu longtemps en prison, il avait peur que nous réagissions de la même façon que ma mère… Le croire coupable… Il n'a pas supporté l'idée de nous avoir perdus, déçu. Il a préférer en finir...il a été retrouvé pendu dans sa cellule. Si seulement il avait su...murmura-elle pour elle même. Il nous avait laissé une lettre d'adieu, sa dernière lettre d'amour, où il nous a expliqué pourquoi un tel geste. Elle marqua une pause, perdue dans ses pensées. Je me suis contentée d'attendre qu'elle soit prête à reprendre son récit. Pour moi, il restera à jamais cet homme unique et courageux, qui a continué à se battre pour la justice malgré les risques qu'il encourait. Quant à ma mère,... elle m'a beaucoup déçu. Elle n'a jamais été très affectueuse, contrairement à mon père, et le fait qu'elle puisse penser qu'il ait fait une chose aussi terrible sachant quel homme intègre il a toujours été, ça me rend furieuse. J'ai toujours considéré Esmée comme ma propre mère, et d'autant plus aujourd'hui... Je préfère oublier ma mère biologique. Jasper essaie de me convaincre qu'elle avait un bon fond, mais je sais que lui aussi ne ressent que de l'amertume pour elle…murmura t-elle avec un sourire sans joie

- Je suis vraiment désolée Rose, si seulement j'avais su…

- Tu n'aurais rien pu faire à part avoir encore plus de pression de leur part. Me coupa t-elle, les yeux fixés sur ses mains qui émiettaient un pauvre mouchoir en papier. Puis elle fronça les sourcil en affichant un petit sourire amusé avant de reprendre. Par contre, ce que je ne comprends pas, c'est comment tu as pu faire pour…dit-elle presque dégoutée à l'idée de finir sa phrase.

- Quoi ? Coucher avec Demetri ? Traîner avec eux ?

- Oui…souffla t-elle.

Je pris un instant pour y réfléchir, car je ne m'étais jamais vraiment posé la question.

- Ben, ...je n'en sais trop rien à vrai dire. Et puis plus le temps passe, plus je me rends compte que c'était le simple fait de me sentir en sécurité. Je ne sais même plus si j'ai aimé Demetri… »

Un silence s'ensuivit, il n'était ni gênant, ni lourd. Nous restions toutes deux plongées dans nos pensées. Moi, je digérais encore le contenu de l'histoire implacable de Rose. Quant à elle,... je ne préférai pas savoir à quoi elle pensait. Elle devait sans doute se replonger dans ses moments douloureux. Elle reprit tout de même contenance.

« Je vais chercher Alice, je lui avais demandé de me laisser un peu de temps seule avec toi. Tu n'imagines même pas comment j'ai dû batailler. J'ai même dû demander à mon frère d'intervenir…

- Rose, est-ce que tu as la même impression que moi concernant Alice quand elle est avec Jasper ?

- Je crois bien que oui. Rigola t-elle. Et vu le peu de résistance dont elle a fait preuve quand je l'ai appelé, ça ne peux que confirmer nos soupçons… Tu veux qu'on la cuisine ? Sautilla t-elle.

- Après la journée qu'elle nous a fait passer, je ne peux que dire oui. Répondis-je tout aussi excitée que Rose.

Elle sortit de sa chambre avec un sourire diabolique aux lèvres. Notre lutin n'allait pas sortir indemne de cette confrontation. Elle revint quelques instants plus tard avec Alice à son bras et des pots de glace dans l'autre.

« Une soirée entre filles ne se fait jamais sans glace ni ragots, n'est-ce pas Alice ? Dit Rosalie en toute innocence.

- Tout à fait. », Répondit-elle avec engouement.

Si seulement elle savait dans quel guet-apen elle était tombée. Nous allions tout faire avec Rose pour la faire cracher des infos sur ses sentiments envers Jasper.

Ce que je n'avais pas prévu c'est que j'étais moi aussi prise au piège...

Et ainsi se termine ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu… je vous remercie pour les mise en alerte et je vous demande comme seul salaire, une petite review… laissez-vous tenter et appuyez sur le petit bouton vert…

Enormes bisous et à la semaine prochaine…

Ps : je fais une petite pub pour leausy qui écrit une fic merveilleuse, tout comme nathy, sadivamp, les traductions de Magicvanille et la fic de ma beta Lil'l0… tous les liens pour ces fics sont sur mon profil…

Ps bis : merci à ma laura et à ma vinou qui m'ont corrigée, merci à vous les filles, je vous aime fort