Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
Un immense MERCI pour vos reviews et pour votre soutien ! Merci !
Pour les anonymes :
Ilonka: La relation entre Bella et Edward avance, leur couple devient plus solide. J'espère que la suite te plaira. En tout cas, merci énormément pour ta review ! A bientôt !
Sabrina: Merci beaucoup pour ta review ! Le chemin sera encore long avant que tous les problèmes d'Edward soient réglés, mais il est sur la bonne voie. Merci encore et à bientôt !
Emilie : Un grand MERCI pour ta review ! Elle me fait super plaisir ! Edward prend confiance en lui et la découverte de ces nouveaux sentiments l'y aide. C'est vrai qu'il est fort probable que les deux tourtereaux se fassent harceler… Je suis contente que le RV t'ait plu. Merci encore pour ta review ! A + !
Catiuski : Merci beaucoup ! ^_^ Je suis heureuse que ce chapitre t'ait plu ! Aaron a toujours un comportement louche, en tout cas, maintenant que Lynda a décidé de surveiller son mari, ça risque de devenir explosif… Merci encore pour ta review et à bientôt !
Angelik : Merci beaucoup pour ta review ! Oui, Edward va devoir parler à Bella, mais ce n'est pas évident pour lui car il a honte et a peur du rejet. Tu crois que la famille Gibson va s'agrandir ? Possible… Encore merci et à dimanche prochain pour la suite ! Bises.
Tounimiss : Merci, merci pour ta review ! J'espère que la suite te plaira aussi ! A bientôt !
Chloé : Et oui, nos deux tourtereaux avancent ! Maintenant, il va falloir qu'Edward trouve le courage de parler à Bella. Pour Lynda et Aaron, peut-être leur famille va-t-elle s'agrandir ? … Merci beaucoup pour ta review ! A bientôt ! Bises.
Marion : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis heureuse que le RV t'ait plu ! C'est sûr que ça risque de devenir explosif si Lynda s'en mêle… A bientôt ! Bisous.
Sur ce :
Bonne lecture !
Chapitre 27 : Secret dévoilé
Bella observa discrètement la porte de la chambre qui se tenait sur sa droite, elle évalua la distance qui la séparait de sa liberté. Peut-être que si elle s'élançait elle pourrait échapper à ses geôliers ? La jeune fille mordilla sa lèvre tout en observant le sol qui était a priori dégagé, hormis quelque chaussures… Mais connaissant sa chance, elle risquait de trébucher sur l'une d'entre elles. Bella inspira profondément avant de bondir de sur le lit et de courir vers la porte. Malheureusement pour elle, une main se referma sur sa cheville et elle se retrouva plaquée sur le matelas. Elle tenta de se dégager, mais Rosalie tenait bien sa cheville et Alice s'installa sur son dos.
« -Laissez-moi partir ! Gémit-elle.
-Non ! Lâcha Rose. Il y'a quelque chose que tu ne nous dis pas sur ta soirée ! Tu es sûre qu'il ne s'est rien passé dans la chambre ?
-Oui, soupira Bella qui ne put cependant pas empêcher ses joues de se colorer.
-Raconte ! S'écria Alice qui avait vu ses rougeurs.
-On… On s'est rapproché, avoua Bella, mais vous n'en saurez pas plus !
-Oh, c'est génial ! Je suis contente pour vous deux, assura Rosalie, il est donc un peu plus à l'aise ?
-Oui, mais je ne sais pas, il a encore beaucoup de retenu… Je ne sais pas quoi en penser.
-Ouais, enfin, n'empêche que c'était une soirée parfaite, convint Alice, pourtant, je pensais pas que le planétarium serait un endroit romantique.
-Tu veux rire ? C'était magique ! Il y avait plein d'étoiles, de la musique, non, c'était parfait !
Alice et Rosalie ne purent retenir un éclat de rire devant l'air niais qu'elle devait afficher.
-Je suis trop contente que tout se soit bien passé ! Sautilla Alice sur le lit manquant de les faire tomber Rose et elle. C'est trop génial ! Et un grand merci à la tempête de neige !
-Moi, je suis contente de voir enfin Edward heureux, lâcha soudain Rose avec sérieux, vous avez vu comment ses yeux brillent ?
-Oui et il a le même sourire idiot que notre Bella ! Lança Alice.
-Toc, toc, dit Esmé en poussant doucement la porte de la chambre de sa fille. Je peux me joindre à vous ?
-Bien sûr, maman, entre, l'invita Alice.
-D'après ce que j'ai cru comprendre, commença la mère de famille, il semblerait que ta soirée ce soit bien passée ?
-Oui, Esmé, répondit Bella, Edward a été parfait, c'était magique.
-Elle n'arrête pas de répéter ce mot, railla Rose.
-Tant mieux, assura Esmé. Le restaurant vous a plu ?
-Oui, c'était très bon, chic mais sans être trop guindé.
-Et la décoration ?
-J'en étais sûre ! Avec Edward, on en a même parlé lors du repas !
-Je ne lui avais rien dit, mais j'ai été heureuse qu'il choisisse ce restaurant, il est vraiment très bien. Et sinon, vous avez fait quoi après ?
-Nous sommes allés au planétarium et c'était vraiment…
-Magique ! Crièrent Alice et Rosalie à sa place tout en se moquant d'elle.
-Tant mieux, rit Esmé face aux facéties de ses filles, je suis contente que tout se soit bien passé. Vous…
Les quatre femmes sursautèrent en entendant des coups brutaux frappés à la porte. Elles se tournèrent vers celle-ci et découvrirent Emmett.
-Maman ! Je croyais que tu allais chercher les filles pour que nous puissions déjeuner et non pour papoter avec elles ? !
-Calme-toi, mon grand, on arrive.
-J'ai faim moi, bougonna Emmett en croisant ses bras sur sa poitrine et en affichant une moue contrariée.
-Alors, allons nourrir mon homme, déclara Rose en venant se blottir contre son compagnon. »
Esmé passa un bras autour de ses épaules et elles descendirent ainsi à la cuisine où les hommes étaient déjà installés. Bella s'approcha de son père pour l'embrasser avant d'aller s'asseoir près d'Edward. La jeune fille sourit quand elle sentit la main de son petit-ami se poser sur la sienne pour l'étreindre brièvement avant de la lâcher pour attraper le plat que son père lui faisait passer. Bien entendu, chacun ne semblait avoir qu'un seul sujet aux lèvres et ils se retrouvèrent à nouveau assaillis par des questions concernant leur rendez-vous qu'Emmett ne se priva d'ailleurs pas de commenter.
Fort heureusement pour eux, Carlisle vint à leur rescousse, vite secondé par Charlie qui ne paraissait pas apprécier certaines allusions d'Emmett. Bella se promit qu'elle se vengerait du grand brun. La conversation dévia alors vers des sujets un peu moins sensibles et à son grand soulagement plus personne ne fit allusion à leur soirée.
Le repas terminé, elle aida Esmé à débarrasser. Edward leur donna un coup de main pendant que les hommes s'installaient devant un match de foot. Ces derniers appelèrent Edward pour qu'il les rejoigne, mais son petit-ami continua de lever la table jusqu'à ce que ses frères viennent le chercher de force. Emmett passa ses bras sous ses aisselles pendant que Jasper l'attrapait par les pieds, Edward tenta de se débattre, mais ils le tenaient fermement. Sous les rires de toute la famille, ils l'embarquèrent de force vers le salon où était la place des vrais hommes.
Une fois que la cuisine fut propre, elles rejoignirent leurs compagnons dans le salon. Esmé s'assit sur le rebord du fauteuil de Carlisle qui se trouvait à côté de celui de Charlie. Rosalie et Alice s'installèrent dans le canapé où étaient leurs hommes. Bella passa devant son père et déposa un baiser sur sa tête avant d'aller rejoindre Edward qui était avachi sur le deuxième canapé. Son petit-ami semblait lutter pour garder les yeux ouverts. Elle s'assit près de lui et l'obligea à s'allonger. La jeune fille ignora le regard de son père quand elle demanda à Edward de poser sa tête sur ses genoux, le jeune homme hésita, mais elle l'y obligea.
Tout en buvant du café ou du thé, les conversations reprirent, seuls Emmett et Charlie semblaient être captivés par le match. Pendant que Bella écoutait Esmé qui parlait d'une maison qu'elle était en train de rénover, sa main caressait tendrement les cheveux d'Edward. Ce dernier avait de plus en plus de mal à garder les yeux ouverts.
Bella accentua ses caresses, massant légèrement ses tempes, son petit-ami s'endormit. Elle ne put s'empêcher de l'observer, ses traits détendus rendaient grâce à sa beauté. Encore une fois, elle se demanda ce qu'elle avait pu faire pour mériter quelqu'un comme lui ? Cette pensée raviva ses démons et s'il se rendait compte qu'il n'avait rien à faire avec une personne aussi banale qu'elle ? Soudain, ses doutes furent balayés quand elle se souvint de la déclaration qu'il lui avait faite. Edward Cullen l'aimait ! Jamais elle ne pourrait oublier les mots qu'il avait prononcé, il s'était ouvert et offert à elle. Elle espérait être digne de ce cadeau. Une légère chaleur envahit son corps et ses joues quand elle repensa à l'étreinte qu'ils avaient partagée.
«-Bella ?
La jeune fille sursauta et leva précipitamment la tête. Toutes les têtes étaient tournées vers elle, bien entendu, tout le monde l'avait surpris en train de contempler le dormeur.
-Bella, répéta Esmé, veux-tu un autre thé ?
-Oui, répondit-elle.
Esmé se leva et plaça les tasses vides sur un plateau. Bella sentit peser sur elle le regard moqueur des enfants Cullen et avant que l'un d'entre eux n'ouvre la bouche, elle décida d'aider Esmé.
-Non, ne bouge pas ma chérie, protesta la mère de famille.
-Ca ne me gêne pas, assura Bella en soulevant délicatement la tête d'Edward pour la poser ensuite sur un coussin.
Bella se dépêcha de retrouver Esmé à la cuisine au moment où Alice lui demandait d'un ton moqueur à quoi elle pensait pour que ses joues virent au rouge. Esmé s'occupa de remplir les tasses de café pendant qu'elle versait de l'eau fumante dans celles qui contenait du thé. Lorsqu'elles revinrent au salon, Bella espérait qu'ils aient trouvé un sujet de conversation en dehors d'elle et de sa relation avec Edward. La jeune fille fut soulagée quand elle les entendit parler du lycée.
-Non, mais je vous promets, il les attire toutes ! S'exclama Jasper. Elles ne le lâchent pas !
Bella grimaça en repensant à toutes les filles du lycée qui dévisageaient sans aucune vergogne son petit-ami. Elles étaient nombreuses et elle avait parfois du mal à garder son sang froid, mais les deux qui l'horripilaient le plus étaient sans aucun doute Lauren et Jessica qui faisaient tout pour attirer Edward dans leurs filets.
-Je pense que les deux pires sont tout de même Mallory et Stanley, lâcha Alice, je n'ose même pas imaginer ce qu'elles lui auraient fait si je n'étais pas arrivée !
-Comment ça ? Demanda Esmé un peu soucieuse.
-Lauren a accosté Edward pour lui demander de l'aide, la porte de son casier dans le vestiaire était, soi-disant, bloquée. Bien entendu, Edward n'a vu aucune objection à l'aider, heureusement que je les ai vu se diriger vers le terrain. Après ça, je lui ai fait promettre de ne plus les suivre sans l'un d'entre nous.
-Tu as bien fait, approuva Bella qui se demandait déjà ce qu'elle pourrait faire à ces deux pestes.
-Alors comme ça, Eddy est un tombeur, murmura Emmett d'un ton songeur, remarquez, c'est pas si étonnant que ça c'est mon petit frère !
Des petits sourires moqueurs étirèrent leurs visages pendant que tous dévisageaient Emmett, au même moment, la main de Rosalie heurta la nuque du grand brun qui se mit à bouder. Bella allait reprendre sa place auprès d'Edward lorsqu'Emmett se leva pour aller s'agenouiller près du canapé où son frère dormait toujours.
-Je vois pas trop ce qu'elles lui trouvent, il est pas mal, mais un peu trop fin à mon goût.
-Emmett, l'appela Carlisle, laisse-le se reposer, il est fatigué.
-Ouais, c'est à se demander ce qu'il a fait cette nuit ? Lança Emmett en lui lançant un regard lourd de sous-entendus.
Bella mordilla sa lèvre inférieure pour ne pas répliquer et surtout pour ne pas se ruer sur le grand brun pour le faire taire, elle savait parfaitement que la bagarre qui en découlerait réveillerait Edward. Et puis, le meilleur moyen de faire taire Emmett était de l'ignorer, il se lassait vite de jouer seul.
-Oh, t'es pas marrante, Bella, râla d'ailleurs ce dernier face à son mutisme avant de se tourner vers son frère, Eddy ? Ed ? Réveille-toi.
-Emmett, soupira Esmé, viens ici.
-Et puis arrête de le regarder comme ça, sinon, je vais croire que tu fais partie du fan-club de Mallory et Stanley, ricana Jasper.
Emmett se redressa d'un seul coup, une mine offensée se dessinait sur son visage avant qu'elle ne soit rapidement remplacée par un sourire amusé.
-Quelle que soit la chose à laquelle tu penses, laisse tomber, c'est une mauvaise idée, le prévint Rose qui savait que cet air ne laissait rien présager de bon.
Peu désireux d'abandonner la plaisanterie qu'il avait en tête, Emmett se mit à papillonner des cils avant de se tourner vers son frère en le couvant d'un regard énamouré. Bella se demandait ce qu'il allait faire quand elle vit le grand brun prendre une pose aguicheuse qui leur arracha un fou-rire.
-Oh, Edward ! Je te veux ! Lança-t-il d'une voix étrangement aigüe. Tu es si beau !
Bella se joignit aux rires des autres, Emmett imitait à la perfection Lauren et Jessica, il était aussi tout aussi ridicule qu'elles. Edward gigota dans son canapé avant de s'éveiller en sursaut quand Emmett se jeta sur lui pour le prendre dans ses bras, l'aîné était à fond dans son rôle.
-Emmett ! Non ! Gronda Carlisle les faisant tous sursauter.
-Oh, oui ! Tu es si désirable, Eddy ! Edward tu es à moi ! Rien qu'à moi ! Fais plaisir à ton fr…
-Non ! Non ! Lâchez-moi ! Hurla Edward d'une voix paniquée.
Les rires se turent instantanément lorsqu'ils entendirent la voix du jeune homme, Bella ne voyait pas son visage mais il était clair qu'il était terrifié et il se débattait pour échapper à l'étreinte du grand brun. Toute lueur d'amusement disparut du visage d'Emmett qui ne lâcha pas pour autant son cadet. Les mains fermes de Carlisle se posèrent sur les épaules d'Emmett pour le forcer à lâcher prise. Un crac sonore retentit au moment où l'aîné des frères poussa un cri de douleur. Emmett se laissa tomber sur le sol, le nez en sang. Cependant, Bella ne se préoccupa pas de lui, tout ce qu'elle voyait c'était la peur qui déformait les traits d'Edward, ce dernier s'était replié dans un coin du canapé.
-Edward, tout va bien, assura Carlisle d'une voix douce, tu es à la maison. Ce n'était qu'un cauchemar. Regarde, nous sommes tous là avec toi.
Son petit-ami sembla reprendre peu à peu pied avec la réalité, ses yeux encore paniqués balayèrent le salon et croisèrent leurs regards interloqués.
-Putain, tu m'as cassé le nez, grogna Emmett.
Esmé réagit en entendant les paroles de son fils, elle se dépêcha de rejoindre son aîné pour essuyer son nez pendant que Rosalie allait chercher des compresses.
-Je suis désolé, murmura Edward avant de s'enfuir à l'étage.
-Garde la tête en arrière, ordonna Carlisle à Emmett. Alice va chercher une serviette humide et pose-la sur son front. Je reviens t'examiner. Jasper ?
-Je viens. »
Les deux blonds quittèrent précipitamment le salon pour gagner l'étage, elle les entendit tambouriner contre la porte de la chambre d'Edward avant que celle-ci ne s'ouvre. Bella se laissa tomber dans le fauteuil qu'avait abandonné Carlisle. Ses yeux se posèrent sur Esmé et Rosalie qui soignaient Emmett, ce dernier pestait contre son médecin de père qui l'avait abandonné ! Ce n'était pas normal, cela ne ressemblait pas à Carlisle de ne pas se précipiter auprès de l'un de ses enfants s'il était blessé. Pourquoi avait-il suivi Edward ? Sa logique lui souffla que c'était parce qu'il allait sûrement plus mal qu'Emmett.
La jeune fille repensa à la violente réaction de son petit-ami lorsque son aîné l'avait réveillé. Edward s'était débattu, il avait crié, ils avaient pu tous entendre la peur dans sa voix. Sans un mot, elle se leva et sortit à l'arrière de la maison. Elle avait besoin d'air. Une fois à l'extérieur, elle inspira profondément pour tenter de chasser les tremblements qui parcouraient son être. Elle se laissa tomber sur la balancelle et ferma les yeux pour tenter de calmer le mal être qui la rongeait. Bella ferma les yeux et aussitôt le visage terrifié d'Edward lui apparut.
« -Bella ? Est-ce que ça va ?
La jeune fille leva la tête et croisa le regard inquiet d'Esmé. Cette dernière s'assit près d'elle et passa un bras réconfortant autour de ses épaules. Elles restèrent ainsi enlacées pendant plusieurs minutes avant d'entendre le moteur d'une voiture. Bella releva rapidement la tête et vit le véhicule de service de son père s'éloigner.
-Il accompagne Emmett, Jasper et les filles à l'Hôpital, la renseigna Esmé.
-Carlisle ne peut pas s'occuper d'Emmett ? Demanda-t-elle d'une voix tremblante.
-Il est occupé, éluda Esmé. »
Bella hocha distraitement la tête. Depuis quelques minutes, toutes les questions qu'elle se posait semblaient avoir trouvées des réponses. Pourtant, elle ne voulait pas y croire, elle se faisait sûrement des idées ! Comme pour lui prouver qu'elle avait bien raison, elle repensa à la nuit où elle avait trouvé Edward sur le bord de la route, seul dans le noir et la neige, frigorifié et surtout terrorisé. Elle se remémora toutes les fois où il avait été sur ses gardes, elle repensa à ses gestes innocents, elle revit ses yeux verts se teinter à la fois de plaisir et de peur … C'était ce sentiment qu'elle n'avait pu identifier ce matin lorsqu'ils avaient… Un sanglot lui échappa quand elle se souvint comment elle l'avait poussé dans ses retranchements… Qu'avait-elle fait ?
« -Bella, viens, rentrons ma chérie, dit Esmé en la forçant à se lever.
La jeune fille ne s'était même pas rendu compte qu'elle tremblait de froid, mais était-ce vraiment le froid qui la faisait tressaillir ? Ou était-ce le poids de sa culpabilité ?
-Bella ! L'appela Esmé en haussant un peu le ton. Regarde-moi ! Tout va bien, ma puce.
-Non… Non… C'est faux…
-Bella, parle-moi, s'il-te-plaît, implora la mère de famille en prenant ses mains dans les siennes, je t'en prie, ne garde pas ça pour toi.
-Je… Il… Je n'avais pas compris.
-Je sais, ma belle, je sais, mais tout va s'arranger. Edward est fort.
-Pourquoi… Pourquoi…. Je croyais… Ils avaient dit… Je… Je…
-Chut, calme-toi, ma chérie, dis-moi ce que tu as compris, ordonna doucement Esmé en lui caressant les cheveux.
-Ils lui ont fait du mal, Esmé, balbutia-t-elle en ne retenant plus ses sanglots, comment ont-ils pu lui faire ça ? Comment peut-on faire ça ?
-Faire quoi ma douce ? Insista Esmé.
-Ils… Ils… Les gens de la secte… Ils ont… Ils ont abusé de lui ? Interrogea-t-elle d'une voix tremblante.
Dire ces mots à voix haute lui permit de comprendre ce qui était depuis toujours sous ses yeux et qui était resté jusque-là une énigme pour elle, mais plus maintenant. Son mal être, ses doutes, tout s'expliquait. Comment n'avait-elle pas fait le rapprochement plus tôt ? Esmé la prit dans ses bras, leurs sanglots se mêlèrent alors qu'elles s'étreignaient fermement.
-Ca va aller, ma chérie, assura Esmé en essuyant ses larmes, il ne doit pas nous voir dans cet état.
-Je… Je suis désolée…
-Tu n'y es pour rien, Bella, s'écria Esmé, au contraire, grâce à toi, il a retrouvé le sourire, il a appris à aimer, à faire confiance aux autres.
-Je… Je… lui…
-Bella qu'y a-t-il ?
-Je lui… Je lui ai fait du mal…
-Que veux-tu dire ?
-Oh, Esmé, si j'avais su, je n'aurais jamais insisté ! »
Bella se jeta dans les bras de la mère de famille qui s'empressa de la bercer contre elle tout en lui murmurant des paroles rassurantes. Bella ne l'entendait pas, elle était trop concentrée sur ce qu'elle avait fait. Elle revoyait la mine effrayée d'Edward hier soir lorsqu'elle avait posé ses mains sur la ceinture de son pantalon, puis lorsqu'il était sorti précipitamment de la baignoire… Il avait pris sur lui pour ne pas la blesser et elle, elle avait abusé de sa gentillesse, de son ignorance. Elle n'était qu'une putain d'égoïste ! Comment avait-elle pu l'utiliser ainsi ? Comment avait-elle osé lui dire qu'elle l'aimait après l'avoir blessé de la sorte ? Elle ne valait pas mieux que les hommes qui avaient abusé de lui… A cette pensée, ses larmes redoublèrent et elle s'accrocha désespérément à Esmé.
Edward s'était enfui. Une nouvelle fois, il avait préféré fuir qu'affronter leurs regards. Pourquoi avait-il réagi ainsi ? Pourquoi Emmett était-il venu le réveiller ? Pourquoi n'était-il pas arrivé à différencier la réalité de ses cauchemars ? Ils étaient tous là, ils avaient tout vu ! Edward se laissa tomber sur son lit, ses doigts se crispèrent dans ses cheveux quand il se souvint de leurs regards. Ils l'avaient observé avec inquiétude, mais ce qui l'effrayait était la lueur de compréhension qui s'était allumée dans leurs prunelles. Ils allaient comprendre, ses paroles, ses gestes étaient assez équivoques. Comment allaient-ils réagir ? Allaient-ils le haïr ? Le repousser ? Toutes ces questions l'obnubilaient et le rendaient malade.
Le jeune homme sursauta en entendant des coups frappés à sa porte. Il n'avait envie de voir personne, il voulait rester seul, mais il savait aussi qu'ils ne partiraient pas. Il murmura un entrez avant de se rouler en boule sur son lit et d'enfouir son visage dans un oreiller. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il sente le matelas s'affaisser sous le poids d'un corps. Edward reconnut sans mal les bras rassurants de son père. Il opposa une faible résistance quand ce dernier voulut le serrer contre lui avant de finalement chercher refuge dans cette étreinte rassurante. Edward ferma les yeux et se laissa aller à son chagrin, des larmes roulaient le long de ses joues. Une main se posa sur son épaule et il sursauta, Carlisle n'était pas venu seul. Il reconnut sans peine la voix apaisante de Jasper, ce dernier, avec l'aide de leur père, tentait de le rassurer, mais leurs mots ne parvenaient pas à l'apaiser.
Au bout de plusieurs minutes, le jeune homme entendit son père demander à Jasper d'accompagner Emmett à l'Hôpital avec l'aide de Charlie, ils ne seraient pas trop d'eux deux pour soutenir le grand brun. Jasper serra une nouvelle fois son épaule avant de quitter la chambre. Une fois la porte refermée, Carlisle raffermit son emprise sur son corps.
« -Ca va aller, Edward, tout va bien se passer, lui promit son père.
Ces quelques mots lui arrachèrent de nouveaux sanglots. Comment tout pourrait bien se passer maintenant qu'ils savaient ? Car il était certain que tous avaient compris !
-Edward, tu es leur frère et je t'assure que leur réaction ne sera pas différente de celle de Jasper, ce n'est pas pour ça qu'ils t'aimeront moins.
Les paroles de son père éveillèrent un peu d'espoir en lui. Jasper ne lui avait pas tourné le dos quand il avait su, bien au contraire, le blond avait toujours été là pour lui ! Et puis, ses parents aussi n'avait pas été dégoûté par sa présence, ils avaient continué à l'aimer, à l'embrasser, à le prendre dans leurs bras comme en cet instant. Tout à coup, il se rappela qu'il n'y avait pas que sa famille dans le salon, il se raidit, ses larmes qui s'étaient un peu taries repartirent de plus belle.
-Mon fils, je t'assure que personne ne te regardera différemment que ce soit un membre de notre famille ou non, je peux t'assurer que tu ne perdras pas l'estime de Charlie ou l'amour de Bella.
-Mais… Mais…
-Oui ? L'encouragea-t-il.
-Comment… Comment voudrait-elle de… de… moi après… après ce qui…
-Parce qu'elle t'aime tout simplement. Contrairement à ce que tu sembles croire, Edward, tu as le droit d'aimer et d'être aimé. De plus, même si tu te sens sale, tu ne l'es pas et je peux t'assurer que Bella pense comme moi. D'ailleurs, je crois qu'elle est la seule à pouvoir te le faire comprendre.
-En plus… En plus, j'ai… J'ai même pas eu le… le courage de lui… de lui parler… il… il a fallu… qu'elle l'apprenne…
-Edward, ce n'est pas grave. Bella est une jeune fille intelligente et je pense qu'elle devait se poser pas mal de questions, tôt ou tard, elle aurait compris. Et puis, ne sois pas aussi dur avec toi, tu es quelqu'un de très courageux.
-Pfff.
-Si, c'est vrai. Regarde les progrès que tu as accomplis en quelques mois ! Peu de personnes pourraient se vanter d'avoir autant de volonté que toi ! Alors, soit, tu ne lui as parlé, mais n'oublie pas le chemin que tu as parcouru. Ai confiance en toi, mon fils, et crois-moi lorsque je te dis que cela ne changera rien pour Bella.
-J'aimerais te croire.
-Alors, crois-moi, réclama Carlisle, maintenant, je pense qu'il est important que tu lui parles.
-Je sais.
Edward le savait, il allait devoir s'expliquer, lui faire face, mais il avait encore besoin d'un peu de temps et surtout de réconfort.
-Papa ?
-Oui, Edward.
-On peut encore reste un peu comme ça ? Demanda-t-il d'une petite voix.
-Bien sûr, accepta Carlisle. »
Son père se laissa retomber sur le dos, l'attirant contre lui. Ses doigts caressaient ses cheveux. Edward ferma les yeux, il écouta les battements du cœur de Carlisle, se laissant bercer par eux. Le jeune homme savoura l'étreinte rassurante et aimante que son père lui donnait.
Jasper pesta une nouvelle fois contre son aîné qui se laissait porter par Charlie et lui. Emmett n'était pas un poids plume, le shérif et lui avaient de plus en plus de mal à le porter depuis que Monsieur avait décidé qu'il était trop mal pour marcher. Charlie souffla et serra les dents, prenant sûr lui. Jasper aurait aimé l'imiter, mais il était trop inquiet pour Edward aussi il déversa sa colère sur Emmett qui retrouva tout à coup un certain appui sur ses jambes. Ils atteignirent enfin le service des urgences où les infirmières furent surprises de les voir.
« -Bonjour, Janice, Helen, les salua Jasper, Emmett a pris un mauvais coup. Papa pense que ce n'est pas cassé.
-On va quand même faire des radiographies. Allez, assieds-toi, mon grand, dit Helen à Emmett qui prit place dans un fauteuil roulant, vous nous attendez là ?
Jasper hocha la tête. Du coin de l'œil, il vit Charlie et les filles s'installer dans un coin de la salle d'attente. Il se tourna vers Janice pour savoir pour combien de temps ils en auraient.
-Les radiographies seront vite faites, l'informa-t-elle, cependant, il n'y a aujourd'hui que le Docteur Johnson et il est au occupé à moins que ton père…
-Non, papa ne viendra pas. Il est occupé, éluda-t-il mal à l'aise, y'a-t-il des papiers à remplir ?
-Non, je m'arrangerai avec ton père lors de son prochain service.
-Merci, Janice. »
Jasper inspira profondément avant de rejoindre la salle d'attente. Il savait qu'il ne pourrait pas fuir éternellement leurs questions, déjà dans la voiture de Charlie, l'ambiance avait été tendue. Seul Emmett ne paraissait avoir rien remarqué car il était trop inquiet pour son nez. Dès qu'il entra dans la pièce, il sentit les regards d'Alice, de Rose et de Charlie se poser sur lui. Jazz observa la pièce qui était pratiquement déserte, mais, comme dans toutes les petites villes, il valait mieux qu'ils soient seuls. Charlie devait penser la même chose que lui car il se leva et leur fit signe de le suivre dehors. Une fois à l'extérieur, Jasper enfouit ses mains dans les poches de son manteau, ses yeux se perdirent sur les flocons de neige qui tourbillonnaient autour d'eux.
« -Jasper, l'appela doucement Alice, que se passe-t-il ?
Le jeune homme se contenta d'hausser les épaules, il n'avait pas envie de leur faciliter la tâche car ce n'était pas son histoire et qu'il avait quelque part l'impression de trahir son petit frère.
-Sa réaction n'était pas normale, lâcha soudain Rosalie d'une voix tendue, il était mort de peur, ça se voyait, ça se sentait !
-Sûrement parce qu'il dormait et ne pensait pas qu'il s'agissait d'Emmett, mais d'une personne dont il avait peur, expliqua Charlie, j'ai souvent vu cette réaction chez des enfants …
-Chez des enfants ? Continuez, Charlie ! S'impatienta Alice dont le chagrin transparaissait dans la voix.
-Chez des enfants abusés par des adultes, par des putains de pédophiles ! Ragea Rosalie qui ne dissimulait plus ses larmes. Tu savais ?
-Oui, murmura-t-il.
-Tu savais ? S'énerva Rose. Pourquoi tu n'as rien dit ? Pourquoi…
-Parce que c'est l'histoire d'Edward ! S'écria à son tour Jasper et en fusillant sa sœur du regard. Il a tout fait pour que personne ne sache ! T'imagines qu'il a même réussi à leurrer les gars du FBI ?
-C'est… C'est pour ça qu'il est parti chez Lynda et Aaron ?
-Oui, il avait besoin de temps et ils étaient les plus à même à l'aider.
-J'aurais dû m'en douter, marmonna Charlie en passant une main lasse sur son visage, j'imagine que tes parents l'ont appris lors de sa fugue ?
-Oui, c'est pour ça qu'Edward a préféré affronter une tempête de neige plutôt que d'attendre le retour de papa.
-Il… Il pensait que papa allait le…, murmura Alice chancelante et livide.
-Oui, mais mets-toi à sa place, c'est ce qui se passait lorsqu'il était dans la secte, il n'avait aucune raison de penser que ce serait différent dans sa famille. Alice, regarde-moi, s'il-te-plaît, il sait, Edward sait maintenant qu'il est en sécurité avec nous.
-Tu en es sûr ? Dit Rose. Il était terrorisé tout à l'heure.
-Edward ne peut pas effacer ce qu'il a vécu d'un claquement de doigts, les mauvais souvenirs, les cauchemars le hanteront encore pendant des années, souffla Charlie.
-Il s'est enfui parce qu'il sait que nous savons ? Demanda Alice.
-Oui et ce n'est pas évident pour lui, acquiesça Jasper, papa a peur qu'il se renferme sur lui.
-Ecoutez les enfants, il va falloir faire comme si rien n'avait changé, ne lui montrez pas votre peine ou votre pitié, n'en parlez que s'il vient vers vous ou si vous sentez qu'il a besoin de se confier. D'accord ?
-Les enfants ? Chef Swan ? Les appela Janice en les rejoignant. Emmett a terminé.
-Comment va-t-il ? Demanda Charlie.
-Tout va bien, son nez n'est pas cassé. »
Ils suivirent l'infirmière à l'intérieur des urgences où Emmett patientait. Malgré la tension qui régnait, ils ne purent retenir un éclat de rire lorsqu'ils virent le pansement de leur frère ainsi que les ecchymoses qui s'étendaient déjà sous ses yeux. Jasper donna une tape réconfortante dans le dos de son aîné pendant qu'ils rejoignaient la voiture du Chef Swan. Une fois à l'intérieur, Charlie ne démarra pas le véhicule. Il était temps de parler à Emmett pour que ce dernier ne soit pas l'écart et surtout qu'il ne fasse plus d'erreur.
Carlisle se dégagea lentement de l'étreinte d'Edward. Il avait pleuré durant de longues minutes avant que la fatigue de ne l'emporte à nouveau. Il déposa un baiser sur sa joue avant de le recouvrir avec un plaid qui traînait sur le canapé. Non sans avoir jeté un dernier regard à son fils, il sortit de sa chambre. Carlisle retrouva Esmé au salon, son épouse berçait doucement Bella qui dormait elle aussi.
« -Comment va-t-elle ?
-Mal, murmura Esmé, je pense qu'elle s'en veut de ne pas avoir compris. Et Edward ?
-Mal aussi, il s'en veut de ne pas avoir su lui parler et il est terrifié à l'idée que tout le monde le sache. J'ai essayé de le réconforter, mais je ne pense pas être la bonne personne pour le faire.
-Bella ?
-Oui. Je vais la porter dans sa chambre, elle sera mieux allongée. »
Esmé acquiesça et se défit délicatement de l'étreinte de la jeune fille. Carlisle prit ensuite Bella dans ses bras et gagna l'étage, son épouse sur ses talons. A peine eut-il déposé Bella sur le lit que les deux jeunes gens se retrouvèrent blottis l'un contre l'autre, l'image leur arracha un sourire. Esmé s'absenta quelques secondes et revint avec la couette de la chambre d'amis. Ils ôtèrent leurs chaussures aux deux dormeurs avant de les recouvrir avec la couette. Carlisle tira les rideaux pour plonger la pièce dans une semi-obscurité pendant qu'Esmé embrassait les deux jeunes gens. Ils sortirent ensuite de la chambre pour rejoindre le salon. Ils allaient s'y installer lorsqu'ils entendirent la voiture de Charlie se garer dans l'allée. Leurs enfants et le policier ne tardèrent pas à entrer. Carlisle ferma brièvement les yeux, il n'aimait pas voir cet air peiné sur le visage de ses enfants.
« -Je suis désolé, déclara Emmett en venant vers eux, je ne voulais pas…
-Emmett ! L'interrompit Esmé. Tu n'y es pour rien, ce n'est pas grave.
-Comment va Edward ? Demanda Jasper.
-Ca va aller, ne vous inquiétez pas, votre frère est fort, assura Carlisle tout en examinant le visage de son aîné.
-Où est Bella ? Interrogea Charlie.
-Elle est dans la chambre d'Edward, ils dorment, le renseigna Esmé.
-Charlie, je sais que nous te demandons beaucoup ainsi qu'à Bella, mais Edward est très attaché à elle et je pense qu'elle sera la seule à trouver les bons mots pour le rassurer.
-Je sais, Carlisle, assura le Chef Swan, je ne te mentirai pas en te disant que je ne suis pas inquiet pour ma fille, mais ce dont je suis sûr c'est qu'elle ne veut être nulle part ailleurs que près de votre fils. Alors, elle peut rester là, je n'y vois pas d'inconvénient.
-Merci, le remercia Esmé en l'étreignant.
-Merci, souffla Carlisle, je pense qu'ils ne devraient pas tarder à se réveiller. Que diriez-vous d'aller faire un tour ?
-Tu crois que l'on peut les laisser seuls ? S'inquiéta Rosalie.
-Je crois même que c'est préférable, assura Carlisle.
-Allons faire un tour à Forks, proposa Jasper.
-Je n'ai pas très envie de voir du monde, murmura Alice qui avait les yeux rougis.
-Moi non plus, j'ai pas envie qu'on me voit avec cette tête là ! »
La remarque d'Emmett et son ton faussement outré leur arracha quelques rires ou sourires. Charlie proposa de les accueillir chez lui. Carlisle accepta. Avant de partir, le médecin alla jeter un dernier coup d'œil aux dormeurs. Il leur laissa un mot leur expliquant où ils étaient avant de rejoindre les autres qui patientaient au rez-de-chaussée. Carlisle monta dans sa voiture. Ils avaient fait le bon choix, il en était certain.
Alors qu'il s'éveillait doucement, Edward se demanda depuis quand son père portait le même parfum de Bella ? Et pourquoi était-ce lui qui était blotti contre son torse et non l'inverse ? Le jeune homme entrouvrit un œil et dans la semi-pénombre, il découvrit Bella qui s'éveillait. La jeune fille s'agita entre ses bras avant que, les yeux encore à moitié clos, elle se hisse sur ses coudes pour déposer un baiser sur ses lèvres. Soudain, Bella s'immobilisa. Edward comprit qu'elle venait de se rendre compte de son erreur, elle se rappelait de tout. Nerveusement, il se dégagea de son étreinte pour s'asseoir sur le rebord du lit. Il lui en coûtait de ne plus sentir la chaleur rassurante de son corps contre le sien, mais il ne souhaitait pas lui imposer sa présence. Edward sursauta quand il sentit une main se poser sur son épaule.
« -Edward ? L'appela-t-elle d'une voix tremblante. Edward, je suis…
-Non ! La coupa-t-il. Ce n'est rien, ne t'inquiète pas. Je… Je suis désolé de ne pas avoir eu le courage de te dire la vérité, je te demande pardon Bella, pardon de t'avoir trompé, de t'avoir menti. Je ne te mérite pas. Tu mérites quelqu'un de bien, quelqu'un qui n'a pas été souillé, qui n'a pas honte de son corps. Tu…
-Edward, tais-toi !
Le jeune homme se raidit en entendant la voix chargée de colère de Bella. Il ferma les yeux pour retenir ses larmes, ses poings se serrèrent sur son jean. Il inspira profondément pour garder le contrôle quand il sentit deux mains douces se poser sur ses joues.
-Edward, regarde-moi, s'il-te-plaît.
Doucement, il lui obéit. Ses larmes lui échappèrent, coulant le long de ses joues. Son regard croisa celui de Bella qui était agenouillée face à lui, elle aussi pleurait.
-Edward Carlisle Cullen, je t'aime, affirma Bella en plongeant son regard dans le sien, je t'aime bien plus que tu ne peux l'imaginer. Edward, tu me complètes, tu me fais vivre… Je… Comment puis-je te faire comprendre que ce qu'ils t'ont fait n'affecte en rien les sentiments que j'éprouve pour toi ? Tu es quelqu'un de courageux, de gentil, d'attentionné, comment ne pourrait-on ne pas t'aimer ? Edward, je t'en prie, ces hommes t'ont fait du mal, ne les laisse pas continuer à t'atteindre, tourne cette page de ta vie et…
-Et ?
-Et si tu veux toujours de moi, nous pourrions écrire la suite de ton histoire à deux ?
-Tu… Je ne te dégoûte pas ? Osa-t-il demander d'une voix à peine audible.
-Non, répondit sincèrement la jeune fille, pour moi, tu es toujours le même, tu es le jeune homme dont je suis tombée amoureuse.
Edward ferma les yeux. Un fin sourire s'étira sur son visage alors qu'il comprenait que Bella l'aimait toujours ! Elle n'avait pas fui en apprenant la vérité, elle allait rester près de lui. Peut-être qu'après tout ils avaient raison ? Peut-être méritait-il lui aussi d'être heureux, d'être aimé ?
-Edward ?
Le jeune homme tressaillit en entendant la voix de Bella, le ton de cette dernière l'interpella. Avait-elle changé d'avis ? Le cœur battant à tout rompre, il ouvrit les yeux pour lui faire face.
-Edward, je te demande pardon, sanglota Bella.
-Pardon ?
Edward était stupéfait. Pourquoi lui demandait-elle pardon ? Il ne comprenait plus. Pourquoi paraissait-elle aussi coupable ? Son cœur manqua un battement, sa respiration se bloqua dans sa poitrine pendant que ses doutes l'assaillaient à nouveau.
-Je suis désolée, Edward, je t'ai fait du mal, poursuivit Bella.
Le jeune homme se figea. Que venait-elle de dire ? Il fronça les sourcils en se remémorant ses propos.
-Pardonne-moi, je t'en prie, hoqueta Bella entre ses sanglots, je ne voulais pas te forcer… Je… Je ne vaux pas mieux qu'eux…
Edward eut l'impression de recevoir une violente décharge électrique en entendant ses propos. Comment pouvait-elle s'abaisser à se comparer à lui ? Il était perdu.
-Bella, tu n'as rien à voir avec… avec… lui.
-Si, ce matin… Je… Tu ne voulais pas, lui rappela-t-elle, je l'ai vu, mais… mais j'ai insisté… Pardonne-moi… Je ne voulais pas… t'utiliser… te faire du mal…
Edward se figea en repensant à l'étreinte qu'ils avaient partagée ce matin. Comment pouvait-elle comparer ce qu'ils avaient vécu avec l'horreur que l'autre lui avait fait vivre ? Il se pencha et obligea Bella à se redresser, il l'installa sur ses genoux.
-Bella, je… Comment dire ? Je ne suis pas très à l'aise…, avoua Edward alors que ses joues se teintaient de rouge, c'est pas évident…
Le jeune homme maudissait sa maladresse et sa timidité, Bella l'observait avec attention, il désirait tellement ôter la peine qu'il lisait sur son visage qu'il se devait d'être honnête avec elle. Il inspira un grand coup avant de se lancer, il avait l'impression que son visage allait prendre feu.
-C'est vrai, tu as raison pour ce matin, je n'étais pas à l'aise, confessa-t-il tout en se dépêchant d'essuyer les larmes de sa petite-amie, mais, Bella, tu as bien fait d'insister. Je… Je n'ai jamais connu quelque chose d'aussi fort… Je n'avais jamais éprouvé un tel désir, un tel plaisir. Tu… Tu m'as montré que le rapprochement de deux êtres était quelque chose de merveilleux. Tu as réussi à me faire ressentir du désir, cela ne m'était jamais arrivé. Je t'en prie, ne t'excuse pas, ne me demande pas pardon pour ce qui s'est passé ce matin car tu gâcherais l'un des meilleurs moments de ma vie.
-C'est vrai ? S'enquit Bella d'une voix tremblante.
-Oui, répondit-il avant de poursuivre avec gêne, on pourra recommencer ?
Bella essuya ses larmes, la peine disparut peu à peu de ses yeux pour être remplacée par de la joie. La jeune fille s'appuya sur ses épaules pour se redresser et s'asseoir à califourchon sur lui. La seconde suivante, leurs lèvres se retrouvaient pour un baiser empli d'amour. Edward laissa ses mains caresser le dos de la jeune fille pendant qu'elle plaquait son corps contre le sien, éveillant ainsi tous leurs sens. Doucement, ils basculèrent sur le lit, Bella n'interrompit leur baiser que pour embrasser sa mâchoire, son cou, avant de revenir s'emparer de ses lèvres.
-Je t'aime, murmura-t-elle contre ses lèvres.
-Je t'aime.
-Tu… Tu veux qu'on recommence ? Chuchota Bella à son oreille.
Edward sentit son corps s'enflammer lorsqu'elle prononça ces quelques mots, ses joues rougies accrurent son envie, mais il se rappela alors qu'ils n'étaient pas seuls.
-J'aimerais beaucoup, confia-t-il, mais mes parents risquent de débarquer.
-Oh, souffla-t-elle déçue.
Edward caressa sa joue, il partageait sa déception. Il avait envie de ressentir à nouveau les émotions qui l'avaient traversé ce matin surtout que maintenant elles ne seraient pas étouffées par le remord ou la peur.
-C'est quoi ? Demanda Bella en désignant une enveloppe posée bien en vue sur son chevet.
Le jeune homme se pencha pour attraper l'enveloppe sur laquelle était notée leurs deux prénoms, il l'ouvrit et la lut.
-Nous sommes seuls.
-Quoi ?
-Ils sont partis faire un tour pour nous laisser du temps pour discuter, l'informa-t-il en lui tendant la lettre.
-Ils ne rentreront pas avant dix-neuf heures, releva Bella en jetant un coup d'œil au radio réveil, ça nous laisse deux heures.
En entendant cela, Edward sentit son corps s'éveiller à nouveau. Bella balança la lettre sur le sol avant de revenir s'installer sur lui, leurs lèvres se trouvèrent pendant que leurs mains s'agrippaient fermement au corps de l'autre.
-Edward, si tu me fais confiance et si tu en as envie, on pourrait peut-être aller un peu plus loin ? Demanda-t-elle d'une voix anxieuse.
-Je… Bella, je ne suis pas prêt, enfin, je ne me sens pas capable d'aller jusqu'au bout, confia Edward.
-Je sais et on ira à ton rythme, mais que dirais-tu si nous ne gardions que nos sous-vêtements comme hier dans la baignoire ?
Edward hésita. Il se rappelait la douceur de la peau de sa petite-amie contre la sienne, le bonheur de sentir sa peau. Il frissonna quand il se rendit compte que les doigts de Bella caressaient doucement la peau de son ventre sous sa chemise.
-D'accord, accepta-t-il d'une voix étrangement rauque.
-Ok, mais je veux que tu me fasses une promesse.
-Laquelle ?
-Dis-moi, stop dès que tu sens que ça ne va pas, d'accord ?
-Promis. »
Bella se pencha pour sceller leur pacte d'un baiser. Alors que leurs langues jouaient ensemble, il put sentir ses doigts fins déboutonner sa chemise avant de venir se promener sur son torse ainsi révélé. Edward expira bruyamment. Il sentait sa peau frémir sous les doigts de la jeune fille, ses mamelons durcirent quand elle les caressa. Les mains de Bella se posèrent sur les siennes et elle les guida jusqu'à son pull. Ses doigts hésitants se glissèrent sous la bordure du vêtement, caressant timidement la peau de la jeune fille qui laissa échapper un léger soupir à ce contact. Enhardit par la réaction de Bella, il remonta lentement le long de son ventre avant d'arriver à la lisière de son soutien-gorge qu'il effleura. La jeune fille posa ses mains sur les siennes qui étaient toujours sous son pull, elle les guida sur sa poitrine qu'il caressa, appréciant la rondeur, la douceur de celle-ci.
Soudain, il eut l'impression que le pull était de trop, il ôta ses mains de la poitrine de sa compagne qui laissa échapper un soupir de frustration. Edward sourit en entendant ce son, il se dépêcha de lui ôter le vêtement et de reprendre ses caresses. Bella lui sourit à son tour avant de s'emparer à nouveau de ses lèvres. Leurs mains partaient à la découverte du torse de l'autre pendant que leurs langues bataillaient. La jeune fille se rapprocha un peu plus de lui, leurs bassins se rencontrèrent, leurs reins s'enflammèrent à ce contact. Bella amorça un mouvement du bassin qu'il suivit, leurs gémissements furent étouffés par leurs baisers.
Tout à coup, Bella le repoussa. Il tomba lourdement sur le matelas. Bella lui adressa un sourire rassurant quand elle vit qu'il ne comprenait pas pourquoi elle avait fait ça. Doucement, la jeune fille se leva sur le matelas et tout en lui faisant face, elle ôta son jean. Edward ne put s'empêcher de la dévisager. Elle était magnifique dans ses sous-vêtements en dentelle bleue nuit. Bella n'était pas très grande, mais ses courbes étaient harmonieuses et son corps ne put que s'enflammer à leur vue. Sa petite-amie rougit en se rendant compte qu'il la détaillait, il eut un petit sourire d'excuse. Bella le lui rendit avant de revenir s'installer à califourchon sur lui. Le jeune homme voulut l'embrasser, mais elle le força une nouvelle fois à s'allonger sur le lit.
« -Laisse-toi faire, murmura-t-elle tout en mordillant le lobe de son oreille, je vais prendre soin de toi, tu es d'accord ? »
Edward aurait aimé lui répondre que oui, mais pour l'instant il était incapable de parler, alors, il hocha simplement la tête. Les lèvres de Bella quittèrent le creux de son cou pour descendre ensuite le long de sa poitrine. Ses doigts se crispèrent sur les draps, les serrant fermement quand il sentit sa bouche se refermer sur l'un de ses mamelons. Un gémissement lui échappa lorsqu'elle le mordilla doucement. Tout en le torturant tendrement, Bella ondulait lascivement du bassin, sa virilité bien éveillée commençait à être à l'étroit dans son jean et son boxer. Lentement, Bella quitta le haut de son torse pour glisser le long de son corps. La jeune fille traça le contour de son jean avec sa langue humide déclenchant des milliers de frissons dans tout son être, ses mains agrippèrent fermement le drap. Son corps se tendit lorsqu'il sentit les doigts de Bella se poser sur le bouton de son jean.
« -Tout va bien ? Lui demanda-t-elle avant de déboutonner son pantalon.
-Oui, réussit à articuler Edward d'une voix rauque. »
Bella lui sourit avant de faire sauter le bouton et d'abaisser lentement la fermeture éclair du vêtement. Le jeune homme mordit violemment sa lèvre inférieure lorsqu'il sentit la langue de Bella suivre le contour de son boxer, son sexe se tendit un peu plus. Edward souleva son bassin pour permettre à Bella de lui ôter son jean, son membre fièrement dressé frôla le visage de la jeune fille ce qui lui arracha un grognement qu'il tenta de dissimuler. Sa petite-amie réussit enfin à lui enlever le vêtement qu'elle balança hors du lit.
Edward pensait qu'elle allait se réinstaller sur lui comme ce matin, mais non, Bella continua de le torturer en léchant, mordillant, embrassant son nombril, sa ceinture abdominale. Le jeune homme tentait de conserver son sang froid sous ses tendres assauts, son bassin, qui semblait ne plus lui obéir, se tendait toujours vers sa petite amie réclamant toujours plus de caresses.
Tout à coup, il ne sentit plus les lèvres de Bella sur son corps, la jeune fille s'était rallongée sur lui. Il en profita pour lui voler un baiser. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Bella jeta un coup d'œil à la lampe de chevet qui était allumée à leur réveil et qui était leur seule source de lumière.
« -Tu préfères que je l'éteigne ?
Edward ne répondit pas tout de suite, il était trop distrait par le plaisir qui tenait encore son corps aux aguets.
-Edward ?
La voix chargée de désir de sa petite-amie envoya une décharge dans ses reins. Sans qu'il ne le veuille réellement, il amorça un mouvement du bassin, son membre gorgé de désir vint caresser le sexe de sa petite-amie dont il put percevoir l'humidité, ils gémirent à l'unisson.
-Edward, tu préfères que j'éteigne ? Lui redemanda Bella d'une voix sensuelle.
Le jeune homme se retrouva une nouvelle fois incapable de lui répondre, il était trop occupé à l'observer. Bella était magnifique avec ses longs cheveux tombant en cascade dans son dos, seule une mèche effleurait sa poitrine. Edward ne put résister à l'envie de la toucher, caressant par la même occasion le sein de sa compagne qui se mordilla la lèvre.
-Edward ?
-Je m'en fiche, arriva-t-il finalement par murmurer. »
Bella lui sourit et ils s'embrassèrent une dernière fois avant qu'elle ne se laisse glisser à nouveau le long de son corps. Ses doigts, sa langue s'appliquèrent à enflammer une nouvelle fois ses sens. Soudain, Edward retint son souffle. Son sexe palpita quand la jeune fille le caressa à travers son boxer, le désir s'amplifia en lui. Ses doigts se crispèrent sur les draps alors que son corps réclamait toujours plus d'attentions, son bassin alla à la rencontre des doigts de Bella.
Un hoquet de stupeur échappa à Edward lorsqu'il sentit les doigts de Bella sur sa verge sans la protection de son boxer ! Il pouvait sentir leur chaleur, leur douceur se promener le long de son érection. Une plainte rauque secoua son torse alors que Bella referma ses doigts sur son membre pour commencer à le caresser. Tout son être trembla quand il sentit les lèvres de Bella déposer un baiser sur le sommet de son pénis. Le ventre d'Edward se noua, sa respiration se bloqua dans son torse lorsqu'elle laissa sa langue parcourir sa longueur.
« -Non, souffla-t-il.
Bella continua à le cajoler, ne l'avait-elle pas entendu ou bien l'ignorait-elle ? Edward ressentait de moins en moins de plaisir face aux tendres caresses de sa petite-amie. Une sueur froide coula le long de son dos, des images, d'autres sensations, venaient remplacer ce qu'il était en train de vivre. Il se revoyait à genoux, soumis, tremblant de peur…
-Bella, stop, s'il-te-plaît.
Des larmes lui échappèrent alors qu'il tentait désespérément de chasser les mauvais souvenirs qui le hantaient. Il sentit son sous-vêtement frôler son sexe qui se ramollissait. La seconde suivante, Bella le prenait dans ses bras et essuyait tendrement ses larmes.
-Tout va bien, murmura-t-elle, ça va aller, ce n'est rien. Respire calmement.
-Je… Je suis désolé…
-Ce n'est rien, le rassura Bella, je t'ai dit de m'arrêter si ça n'allait pas et tu la fais, c'est ce que j'attendais de toi.
-Oui, mais…
-Il n'y a pas de mais, Edward, je te promets que tout va bien. Edward ? Je… J'ai une question, mais tu n'es pas obligé de me répondre. Tu…Tu semblais apprécier, non ?
-Je… Oui, mais… il… il… Je… je ne veux pas que… Je ne veux pas que tu fasses quelque chose… d'aussi dégoûtant, confessa-t-il dans un murmure, d'aussi humiliant.
-Edward, avais-je l'air de me forcer à le faire ?
-Euh, non, admit-il après avoir réfléchi.
-J'avais envie de le faire, de te faire plaisir, de connaître ton goût, ta saveur, confia Bella à son oreille. Faire une fellation à la personne que l'on aime n'est pas une humiliation et je peux t'assurer que l'on prend beaucoup de plaisir à le faire. Sinon, pourquoi l'aurais-je voulu ? Surtout que tu ne m'as rien demandé.
Edward acquiesça face aux arguments de Bella. Il savait qu'elle avait raison, il avait lu dans le livre que son père lui avait offert que c'était une pratique normale, un acte d'amour et non de soumission.
-Veux-tu réessayer ? Demanda-t-elle.
Le jeune homme pouvait sentir son regard peser sur lui, Bella étudiait attentivement chaque émotion qui se lisait sur son visage.
-Non, répondit Bella à sa place, tu n'es pas prêt.
-Dés…
-Attention, si tu dis que tu es désolé, je te mords ! Prévint-elle.
Ils éclatèrent de rire avant de se sourire tendrement. Edward caressa la joue de la jeune fille avant de l'attirer vers lui pour échanger un baiser. Bella les fit doucement basculer, elle se retrouva prisonnière sous son corps. Tout en approfondissant leur baiser, la jeune fille remonta ses jambes le long de son corps permettant ainsi à leurs intimités de se rapprocher. Edward sentit le plaisir couler à nouveau dans ses veines.
-C'est toi qui mène la danse, le prévint Bella tout en caressant son dos.
Edward hocha doucement la tête avant de suivre son exemple. Il déposa une multitude de baisers dans le creux du cou de sa petite-amie avant que ses lèvres ne partent à la découverte de sa poitrine. Il sentit le corps de Bella s'arquer contre le sien lorsqu'il donna un coup de langue à une de ses pointes durcies. La jeune fille se frotta un peu plus fort contre lui. Edward augmenta ses va et viens tout en suçotant l'un des mamelons de Bella pendant que l'une de ses mains caressait son autre sein. Les doigts de la jeune fille se crispèrent sur ses épaules, ses gémissements s'intensifièrent et il put sentir son humidité caresser sa verge à travers leurs sous-vêtements.
-Edward, lâcha-t-elle dans une plainte.
Il pouvait sentir son corps se crisper contre le sien pour quémander encore plus d'attentions. Elle n'allait pas tarder à atteindre la délivrance.
-Viens avec moi, murmura Bella avant de mordiller le lobe de son oreille. »
Edward sentit une décharge de plaisir parcourir son échine pour terminer sa course dans sa virilité qui frémit. Les mains de Bella suivirent le même chemin, mais elles arrêtèrent leur course sur ses fesses qu'elles pressèrent, raffermissant le contact entre leurs sexes. Leurs gémissements peuplèrent sa chambre, leurs bassins se rencontraient avec frénésie. Soudain, Bella resserra son emprise sur son corps tout en criant son prénom. Sa respiration chaude et saccadée balaya sa peau pendant qu'il la rejoignait dans sa jouissance. Le prénom de la jeune fille passa la barrière de ses lèvres quand il se répandit dans son boxer.
Le jeune homme avait du mal à retrouver une respiration normale, tout son corps tremblait encore sous le choc de la vague de plaisir qui l'avait envahi. Il voulut rouler sur le côté pour délivrer Bella du poids de son corps, mais sa petite-amie le maintint fermement contre elle. Pourtant, au bout de quelques minutes, il réussit à rouler sur le côté et à l'entraîner avec lui. Bella posa sa tête sur son torse, ses doigts jouaient avec sa fine toison et dessinaient le contour de ses muscles. Alors qu'il se penchait vers elle pour quémander un baiser, son regard se posa sur son radio réveil, ils n'allaient pas tarder à rentrer.
Lynda tournait distraitement sa cuillère dans le chocolat fondu. Elle n'arrêtait pas de repenser à la conversation qu'elle avait eue avec Carla. Dès qu'elle avait eu un instant de libre, elle avait rejoint l'informaticienne pour étudier des bandes vidéo. Pour mener à bien son enquête sur Aaron, elle devait d'abord identifier l'homme qui lui avait porté le dossier de Marco Piettreri. Elle avait donc demandé à Carla de lui montrer les images enregistrées par les caméras de surveillance du hall, mais elles n'avaient rien pu en tirer, soit l'homme était de dos, soit, il les évitait. Lynda demanda alors à voir les enregistrements des caméras extérieures, mais là aussi il n'y avait rien, l'homme contournait leur champ d'action et il était arrivé à pied, donc pas de plaque d'immatriculation ou de taxi à interroger. Carla avait bien entendu posé des questions sur cet homme surtout lorsqu'elle l'avait aperçu avec le boss, mais Lynda avait habilement détourné la conversation.
Lynda sortit de ses pensées quand elle sentit une légère odeur de brûlé, elle ôta rapidement sa casserole de sur le feu. Après avoir réparé les dégâts, elle continua la préparation de son gâteau. Cependant, elle n'arrêtait pas de se poser une question. Comment cet homme avait-il fait pour éviter tous les champs d'action des caméras ? Il n'y avait qu'une seule réponse et celle-ci l'effrayait, Aaron. Aaron avait du lui dire où elles étaient placées et comment les éviter. Tout en cherchant une autre explication, elle mit son gâteau au four. Soudain, elle ne put retenir un cri de surprise lorsqu'elle sentit des lèvres se poser dans le creux de son cou.
« -Désolé, je ne voulais pas te faire peur, s'excusa Aaron.
-C'est rien, j'étais perdue dans mes pensées.
-Tout va bien ? S'enquit son époux en l'observant avec attention.
-Oui, tu m'as juste surpris.
Lynda pria pour que son ton soit juste, elle prit le plat vide pour le nettoyer, elle pouvait sentir le regard de son époux peser sur elle. Il était doué, très doué comme profiler et en plus il était son mari, elle devrait se montrer très prudente. Lynda se figea quand elle sentit les mains d'Aaron se poser sur sa taille.
-Encore du chocolat ? Chuchota-t-il à son oreille.
-Oui, admit-elle avec un petit rire.
-Tout va bien, mon amour ? Je te trouve étrange.
-Je suis juste un peu fatigué, confessa Lynda en se tournant pour lui faire face, et si tu allais prendre ta douche pendant que je termine de préparer le repas ?
-J'ai une meilleure idée, dit son mari en glissant ses mains sous son pull, si tu venais prendre une douche avec moi ?
-Laisse-moi programmer la minuterie du four et je te rejoints. »
Lynda lui sourit avant de l'embrasser. Ses mains caressèrent le torse de son mari avant de se poser sur sa cravate qu'elle délaça. Aaron raffermit son emprise sur ses hanches pour la plaquer contre son corps, lui montrant ainsi l'étendue de son désir. Lynda s'arracha difficilement à son étreinte. Son mari l'observa pendant qu'elle programmait le four. Soudain, elle ne sentit plus son regard peser sur elle.
Dès qu'elle entendit le bruit de la douche, elle se précipita dans le bureau de son mari. Elle sortit une petite puce de la poche de son jean pendant que son autre main attrapait le téléphone portable de son époux. Elle se dépêcha de retirer la batterie ainsi que la carte Sim. Tout en surveillant la porte, elle colla la puce qu'elle avait en main à la carte Sim. Une fois qu'elle eut terminé, elle rangea le portable dans la poche de la veste où elle l'avait trouvé et se dépêcha de rejoindre Aaron sous la douche. Lorsqu'elle entra dans la salle de bain, une main enlaça sa taille et elle se retrouva sous le jet de la douche.
« -Aaron ! S'écria-t-elle en observant ses vêtements mouillés.
Lynda releva la tête en entendant le rire de son mari, c'est alors qu'elle se rendit compte que cela faisait quelques jours qu'elle n'avait pas entendu ce son merveilleux. Son homme s'approcha d'elle, plaquant son corps nu contre le sien encore recouvert de ses vêtements humides.
-Je t'aime, murmura Aaron.
Son cœur vacilla. Qu'était-elle en train de faire ? Comment pouvait-elle surveiller, épier l'homme qui partageait sa vie ? Elle avait toujours eu une confiance aveugle en lui. Tout en répondant au baiser de son époux, elle repoussa ses doutes et ses questions. Ces derniers temps, elle se laissait submerger par ses sentiments, elle n'avait pas l'impression d'être objective. Pourtant… Lynda cessa de se poser des questions quand elle entendit les jurons de son mari qui peinait à lui ôter ses vêtements.
-C'était pas une si bonne idée que ça, maugréa-t-il en faisant glisser son jean le long de ses jambes.
-Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, répliqua Lynda en riant, il ne fallait pas être aussi pressé ! »
Son mari se redressa après avoir balancé son jean et sa culotte hors de la douche, ses mains se posèrent sur son chemisier qu'il ouvrit brutalement faisant voler les boutons. Lynda plongea son regard dans le sien et perdit pied lorsqu'elle y vit tout l'amour qu'il ressentait pour elle. Elle chercha le chemin de ses lèvres et, tout en prenant appui sur ses épaules, elle enroula ses jambes autour de la taille d'Aaron qui émit un grognement sourd.
Aaron essuyait tendrement les cheveux de son épouse quand celle-ci sortit en courant de la salle de bain lorsqu'elle entendit la sonnerie du four. Il ne put s'empêcher de sourire, sa femme semblait avoir une étrange obsession pour le chocolat ces derniers temps. Il fronça les sourcils quand il se rappela que ce n'était pas le seul changement qu'il avait noté en elle. Lynda semblait être à fleur de peau ces derniers temps tout comme elle avait pris la fâcheuse habitude de surveiller le moindre de ses gestes.
Tout en nouant une serviette autour de sa taille, il se dirigea vers son bureau. Il attrapa sa veste et en sortit son téléphone portable. Il ôta la batterie et examina l'appareil. Aaron n'aima pas ce qu'il vit. Lynda le surveillait, elle avait même mis une puce dans son téléphone, sûrement pour tracer et écouter toutes ses conversations. Il rangea l'appareil dans sa veste avant d'attraper un autre téléphone qui se trouvait caché dans le faux fond d'un tiroir de son bureau. Il composa son numéro, il devait le prévenir.
« -C'est moi… Je sais… Non, n'appelez plus sur l'autre, ma femme l'a mis sur écoute… Je… Non ! Je m'en charge…. Je vous dis de ne pas la toucher, je me charge d'elle ! »
D'un geste furieux, il raccrocha le téléphone et s'empressa de le faire disparaître quand il entendit des pas dans le couloir. Il attendit quelques secondes avant de s'approcher de la porte qui était entrouverte. Le couloir était désert. Avait-il imaginé ces bruits de pas ? Ou bien son épouse avait-elle entendu sa conversation et elle s'était éclipsée avant qu'il ne puisse la surprendre ? Aaron grimaça en pensant aux conséquences que pourraient avoir sa deuxième hypothèse…
