Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

Un gigantesque MERCI pour vos reviews et pour votre soutien ! Merci ! Merci! Merci!


Pour les anonymes :

Patou :Merci beaucoup pour ta review ! C'est vrai qu'Aaron devient de plus en plus flippant… A + !

Ilonka: Aaron soulève toujours autant de questions… Et oui, tout le monde sait pour Edward, il faut espérer maintenant que ça ne change pas trop l'ambiance qui règne dans la famille. Merci encore et à bientôt !

Sabrina : Aaron est toujours aussi étrange… Toute la famille est maintenant au courant du passé d'Edward, cela lui permettra peut-être d'avancer. En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! A bientôt !

Marion: Merci énormément pour ta review ! Le comportement d'Aaron est très étrange, pour ne pas dire, suspect… Edward et Bella avancent lentement et il prend confiance en lui. Merci encore ! A bientôt ! Bises.

Emilie : Merci, merci, merci beaucoup ! Je suis heureuse que cette suite te plaise. Il était quasiment certain que notre petit couple serait harcelé par les autres pour savoir comment c'était passée la soirée ! En tout cas, un immense merci pour ta review qui me fait toujours super plaisir ! J'espère que la suite te plaira ! A bientôt !

Mélanie : Merci beaucoup je suis heureuse que ma fic te plaise et que tu y portes de l'intérêt. J'ai essayé d'aller faire un tour sur le blog, mais je n'y suis pas arrivée (je sais j'suis pas douée, sorry). Peux-tu me redonner l'adresse ? Merci. A bientôt !

Angelik : Merci, je suis contente que ce chapitre te plaise ! ^_^ Bella est très douce et attentive aux besoins d'Edward. Aaron, quant à lui, devient assez flippant… En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! A bientôt !

Sur ce :

Bonne lecture !


Chapitre 28 : Merry Christmas !

Edward était en train de déposer la dernière assiette sur la table lorsqu'il entendit des voitures se garer dans l'allée. Aussitôt, ses mains se mirent à trembler et il fit son possible pour rester maître de lui-même. Tout allait bien se passer, ne cessait-il se répéter, tout allait bien se passer. Il était perdu dans ses réflexions quand il sentit deux mains fines se poser sur ses hanches, Bella se blottit contre lui pour lui rappeler qu'il n'avait rien à craindre. La porte de la maison s'ouvrit et il inspira calmement. Des bruits de pas se firent entendre et ses parents ne tardèrent pas à entrer dans la cuisine.

« -Oh, mes chéris, vous n'auriez pas dû vous donner tant de mal ! S'écria Esmé en voyant la table mise et le repas qui mijotait.

Sa mère vint les étreindre à tour de rôle, elle déposa un baiser sur leurs joues avant de suivre Bella qui voulait lui faire goûter sa sauce tomate, sa petite-amie avait l'impression qu'il manquait un ingrédient. Son père s'approcha de lui, un sourire rassurant illuminait son visage et il le prit lui aussi dans ses bras.

-Tout va bien, mon grand, murmura-t-il à son oreille.

A peine son père s'était-il écarté de lui que le reste de la famille fit son entrée avec Charlie.

-Ca sent bon ! S'exclama Alice en sautillant jusqu'à la cuisine pour voir ce qui était prévu au menu.

Edward se raidit lorsqu'il vit son aîné. Son visage était déformé par des ecchymoses et un horrible bandage, aussitôt, Edward s'en voulut. Son frère lui adressa un sourire avant de suivre leur sœur à la cuisine, alors, qu'il essayait de chiper une pomme dauphine, Esmé lui tapa sur les doigts et l'envoya s'asseoir sous les rires des autres. Edward s'approcha alors de lui et malgré l'ambiance joyeuse qui régnait, il avait l'impression que chacun de ses gestes étaient épiés.

-Emmett, je suis désolé pour ton nez, s'excusa-t-il, je ne voulais pas vraiment te frapper.

-T'inquiète c'est pas grave, assura le grand brun, en plus ça fait pas mal… Enfin presque pas, rajouta-t-il, en tout cas je suis content !

-Vraiment ? S'étonna Edward.

-Oui, car sur mes deux frères, il y en a au moins un qui ne cogne pas comme une gonzesse !

Edward soupira de soulagement que son frère ne lui en veuille pas. Soudain, il entendit les filles pouffer pendant que les adultes échangeaient des regards amusés. Il repensa aux paroles d'Emmett et aussitôt il chercha du regard son autre frère.

-Une gonzesse ? Répéta Jasper d'une voix dangereusement calme, ses yeux lançaient des éclairs.

-Et encore, je suis sympa, je suis même sûr qu'Alice frappe plus fort que toi !

-Ca s'est sûr ! Acquiesça le petit lutin en sautillant.

-Tu vas voir si je frappe comme une gonzesse ! Grogna Jazz. »

La seconde suivante, Edward reculait d'un pas pour éviter d'être percuté de plein fouet par Jasper. Emmett qui s'était préparé à cette éventualité courrait déjà vers le salon. Craignant que ses deux frères ne se blessent, Edward leur emboîta le pas. Quand il arriva dans le salon, Emmett et Jasper se faisaient face, se jaugeant du regard. Tout à coup, Jasper grimpa sur le canapé pour se jeter sur leur aîné, mais celui-ci eut le temps d'ouvrir la baie vitrée et de s'enfuir dehors, les éclairages extérieurs s'allumèrent au fur et à mesure de leur course poursuite. Edward les rejoignit au moment où Jasper se jetait sur Emmett, tout deux roulèrent dans la neige.

Plus rapide que leur aîné, Jasper se redressa et fit rapidement une boule de neige qui atteignit Emmett en plein torse. Le grand brun se dépêcha de faire à son tour une boule et une bataille débuta. Un fin sourire étirait son visage alors qu'il voyait ses aînés se chamailler gentiment. Il entendit des pas derrière lui et il sut que le reste de la famille les observait depuis le salon. Soudain, Jasper envoya une boule de neige en plein dans le visage d'Emmett qui se mit à geindre.

« -Oh, arrête de te plaindre ! On dirait une gonzesse ! Ricana Jasper qui visa à nouveau son visage.

-Ca t'es pas venu à l'esprit, Blondie, que ça pouvait me faire mal ?

-Allons, Emmett, j'ai pas suffisamment de poigne pour te blesser, se fit un plaisir de lui rappeler Jasper, et puis ça fait du bien de la glace sur les ecchymoses, non ?

-Ouais, c'est vrai, accorda Emmett en haussant ses épaules, mais, il me semble que l'on oublie une variante dans notre équation ?

-Depuis quand tu parles comme un matheux ? Lança Jasper qui ne comprenait pas où leur aîné voulait en venir.

-Il faut croire que notre petit frère déteint sur moi, alors, tu penses pas qu'il nous manque un facteur ?

-Quel genre de facteur ? Insista Jazz qui sourit en comprenant les propos de l'aîné.

Edward observa leur échange tout en se demandant à quoi rimait ce charabia ? Soudain, il comprit. Alors qu'il évaluait la distance qui le séparait de la baie vitrée derrière laquelle les autres les observaient, il sentit peser sur lui deux regards. Il se tourna vers ses frères qui se jetèrent sur lui. Le jeune homme réussit tant bien que mal à se dégager, puis il ôta la neige de ses vêtements.

-Tu croyais pas que t'allais t'en tirer sans prendre une boule de neige ? Lui lança Emmett avant de lui envoyer un projectile sur le torse.

-J'espère pour toi que ta cheville va mieux, petit-frère, car tu vas devoir courir !

A peine avait-il dit ces mots que Jasper lui envoyait une boule de neige, Edward l'évita de justesse. Il se baissa pour prendre un peu de poudreuse et façonner un projectile, mais ils étaient deux et il était seul. Il voyait déjà qu'Emmett s'apprêtait à l'attaquer ! Alors que son aîné allait lancer sa boule, Emmett reçu un projectile en pleine figure !

-Personne ne touche à mon homme ! Déclara Bella en se plaçant devant lui.

Edward se redressa, il avait eu le temps de faire deux projectiles, il en donna un à Bella et ils se mirent à courir après ses frères. Rapidement, Rosalie et Alice les rejoignirent et ils se lancèrent dans une bataille qui les laissa tous gelés, mouillés et affamés.

-Bon, je pense que vous vous êtes suffisamment amusés ! Déclara Carlisle depuis la terrasse. Venez vous réchauffer et vous changer !

Ils s'arrêtèrent immédiatement de jouer. Alors qu'ils marchaient tranquillement vers la terrasse, leur petit groupe se rapprocha.

-Trop loin pour moi, marmonna Alice.

-Et moi j'y vois pas des masses avec ce fichu pansement, maugréa Emmett.

-Et puis, t'es pas le meilleur viseur, ricana Jasper.

-Tu te crois meilleur ? Répliqua aussitôt Emmett.

-Ca suffit, gronda Rose, il se méfie de nous, mais…

-Pas de toi, chéri, termina Bella en lui mettant une boule de neige dans les mains.

Edward observa pendant quelques secondes le projectile que les autres dissimulaient tant bien que mal et son père qui se tenait toujours sur la terrasse pour être sûr qu'ils rentrent bien. Il comprit alors ce qu'ils attendaient de lui.

-Non ! Murmura-t-il en tentant de leur rendre la boule de neige.

-Allez, Edward, il ne s'attendra pas à ça venant de toi, insista Emmett.

-Il a raison, poursuivit Alice, et puis tu es le seul à ne pas l'avoir déjà fait !

-Vous… Vous lui avez déjà fait le coup ? S'étonna-t-il.

-Oh, que oui ! Acquiescèrent-ils.

Edward inspira avant de continuer à avancer avec les autres, la boule entre ses mains semblait peser des tonnes. Alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques mètres de la terrasse, leur petit groupe se dispersa sous l'œil étonné de Carlisle. Edward prit son élan et visa le torse de son père… La boule de neige l'atteignit en plein visage sous les rires du reste de la famille. Charlie qui était resté bien à l'abri derrière la baie vitrée dut se retenir au canapé pour ne pas s'écrouler de rire.

-J'avais enfin un enfant parfait, se lamenta Carlisle en prenant une pose exagérément dramatique, et il a fallu que vous me le…

Leur père ne put terminer sa phrase car ses frères, ses sœurs et Bella venaient de lui lancer une salve de boules de neige. Le rire de Charlie leur parvint encore plus distinctement.

-Et toi, ça te fait rire ? Lança Carlisle en fusillant le shérif du regard.

-Désolé… mais le respectable Docteur Cullen couvert de neige de la tête aux pieds, c'est… c'est trop…

Charlie continua de se moquer de leur père sous l'œil courroucé de ce dernier. Soudain, ils n'entendirent plus le rire du Chef de la Police de Forks, ils se rapprochèrent et virent que ce dernier ôtait de la neige de son visage.

-Comment as-tu osé, Cullen ?

-Comme ça ! Répondit son père en balançant une autre boule sur Charlie qui s'élança à sa poursuite.

Les deux hommes les rejoignirent et la bataille recommença de plus belle. Edward venait juste d'éviter un projectile de Rose quand il se retrouva nez-à-nez avec son père.

-Il me semble que nous avons un différent à régler, jeune homme.

Edward fut soulagé de ne ressentir aucune peur, il n'avait pas envie de fuir, simplement de ramasser un peu plus de neige pour la lancer sur son père. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsque Carlisle se jeta sur lui pour écraser une boule de neige dans ses cheveux.

-Non, mais qu'est-ce que c'est que ce désordre ?

La voix d'Esmé arrêta immédiatement les réjouissances. Elle était sur la terrasse et les observaient d'un œil amusé? Exaspéré ? Furieux ?

-Je vous ai demandé de leur dire de venir se changer pour le repas et qu'est-ce que vous faites, vous jouez ?

-La partie est terminée, murmura Emmett en passant près d'eux, faites tous profil bas. Edward passe en premier.

-Pourquoi moi ? Protesta-t-il.

-Le chouchou passe d'abord, tu l'attendriras, lui expliqua Alice en le poussant.

Edward avança en première ligne sous la pression des autres. Il était clair que l'ambiance avait radicalement changé, aucun de ses frères ou sœurs ne préparait une boule de neige dans son dos, personne ne s'y risquerait vue la tête de leur mère… Sauf, qu'il avait tort. La seconde suivante sa mère reçut une boule de neige en plein visage.

-Tu vas me le payer, Carlisle Cullen ! Prévint-elle en se lançant à la poursuite de leur père qui s'enfuyait en riant.

-Bien, les enfants, les appela Emmett, nous allons prendre une douche bien chaude et mettre des vêtements secs pendant que les enfants terminent de jouer. Charlie, il doit rester des vêtements à vous de votre dernière pêche avec papa.

-Beurk, c'est dégoûtant, lâcha Alice en attirant ainsi leur attention. »

Ils suivirent son regard et virent leurs parents tendrement enlacés qui échangeaient un baiser. Cette image réchauffa son cœur et il ne comprit pas les bruits de dégoûts qu'eurent ses frères et sœurs. Haussant les épaules, il suivit les autres à l'intérieur. Leurs parents les rejoignirent et après que tous se soient réchauffés, ils passèrent à table. Alors qu'ils mangeaient, Edward se dit qu'il avait eu tort d'appréhender leur réaction. Ils étaient une famille et ils s'aimaient quoi qu'il puisse arriver.

Lynda consulta rapidement sur son ordinateur la liste des appels passés par son mari, rien, il n'y avait rien d'intéressant. Cela la conforta dans son idée qu'il avait trouvé la puce et qu'il utilisait un autre téléphone. Elle avait essayé de fouiller son bureau, mais il ne lui en laissait jamais le temps. Par ailleurs, les quelques mots de la conversation qu'elle avait surpris la mettait mal à l'aise. Etait-ce elle la chose gênante dont il fallait se débarrasser ? Non, elle ne le pensait pas. Elle avait une foi inébranlable en son mari, jamais il ne ferait quoi que ce soit qu'il la mette en danger, n'est-ce pas ?... Au début, si elle avait joué les enquêtrices s'étaient surtout parce qu'elle pensait qu'Aaron était en danger et qu'il n'avait rien dit pour la protéger. Après tout, il avait commencé à être étrange après son agression ? Cependant, maintenant, elle se posait des questions…


Lynda sortit de ses pensées lorsque son cher et tendre entra dans la salle de réunion. Il était sur les nerfs, ils l'étaient à cause de l'opération qu'ils préparaient. Si tout se passait bien, dans quelques heures, Marco Piettreri serait dans leur salle d'interrogatoire. Elle se concentra sur les consignes de son mari concernant leur intervention, ils auraient l'appui du SWAT, car Monsieur Piettreri était un homme bien gardé. Une fois que chacun connut son rôle, ils se dirigèrent vers leurs voitures. Elle monta avec son mari, Chase et David. Dès qu'ils sortirent du bâtiment fédéral où ils avaient élu domicile, Lynda enfila ses lunettes de soleil. Le temps à Los Angeles était chaud et ensoleillé, tout le contraire de Seattle qu'ils avaient quitté plusieurs heures plus tôt.

Une fois arrivé dans le quartier mal famé où se trouvait leur homme, ils descendirent de leur voiture pour enfiler leurs gilets pare-balles. Lynda était en train de s'énerver après le sien quand Aaron la rejoignit.

« -Calme-toi, murmura-t-il en attachant son gilet pour elle, si tu es trop nerveuse, tu restes ici.

-Non, ça va, souffla-t-elle, et je ne suis pas nerveuse, mais énervée.

-Pourquoi ? Demanda Aaron en l'observant avec attention malgré ses lunettes noires.

-Parce que ce fichu gilet n'est pas à ma taille ! Il me serre !

-C'est le tien, pourtant, lui fit remarquer son époux. Tu devrais peut-être arrêter le choc…

-Je te conseille de ne pas terminer ta phrase parce que je suis armée ! Le menaça Lynda.

-Il faut y aller ! Leur lança Chase.

-Sois prudente, lui demanda Aaron en effleurant ses lèvres.

-Toi aussi. »

Ils se séparèrent et tout en mettant en place leurs oreillettes, ils rejoignirent leurs équipes respectives. Lynda dirigeait celle qui prenait d'assaut l'immeuble du côté Nord, elle avait avec elle Chase et trois hommes du SWAT. A son signal, ils défoncèrent la porte et entrèrent. La seconde suivante des balles pleuvaient dans leur direction, Chase la poussa derrière un mur avant qu'ils ne se mettent en position pour riposter. D'autres coups de feu retentirent dans l'immeuble, lui apprenant qu'ils n'étaient pas les seuls à être en difficulté.

Lynda se pencha prudemment pour voir où étaient positionnés leurs agresseurs. Chase l'attrapa par la ceinture de son pantalon pour la tirer en arrière quand une nouvelle volée de balles arriva dans leur direction. Elle compta jusqu'à 5 avant de s'élancer sans laisser le temps à Chase de la retenir. Leurs assaillants furent déstabilisés pendant quelques secondes et elle en profita, touchant leurs agresseurs qui chutèrent lourdement. Malheureusement l'un des hommes parvint à la toucher, Lynda tomba en arrière.

« -Eloignez leurs armes ! Ordonna Chase pendant que les hommes du SWAT maîtrisaient leurs assaillants. Lynda ! Lynda, ca va ?

-Ouais, maugréa-t-elle en se redressant, la balle m'a juste effleuré.

Chase examina sa cuisse et appliqua un mouchoir sur sa plaie qui saignait pendant que les hommes du SWAT sécurisaient les lieux.

-Situation maîtrisée, suspect appréhendé, lança la voix de son mari dans leur oreillette, nous tenons Marco Piettreri. J'attends vos rapports !

-Ici, Emma, la situation est sous contrôle, tout va bien pour nous.

-Ici, Chase, pour nous aussi tout va bien, sauf que Super Lynda a fait des siennes.

-Tout va bien ? Demanda la voix inquiète d'Aaron.

-Ca va, assura Lynda, rien qu'une égratignure.

-J'arrive !

Les secouristes, qui avaient attendu à l'extérieur au cas où, étaient en train de l'installer sur un brancard malgré ses protestations quand Aaron les rejoignit.

-Laissez-moi descendre !

-Tu restes allongée et tu la fermes ! Ordonna Aaron, il paraissait furieux.

-Je vais bien, ce n'est qu'une égratignure ! Répéta-t-elle pendant que son mari l'examinait. Un pansement et c'est bon !

Aaron soupira pendant que l'urgentiste tentait de lui faire enlever son pantalon. Face à son refus, le médecin sortit une paire de ciseau.

-Hors de question que vous touchiez à ce pantalon avec vos ciseaux !

-En quoi ça vous dérange, il est déjà fichu ?

Lynda lui lança un regard assassin et l'homme recula d'un pas nerveux.

-Bon, ça suffit ! S'énerva Aaron en prenant les ciseaux et en coupant son jean. »

L'urgentiste le remercia avant de se rapprocher pour examiner sa cuisse. Comme elle l'avait prédit, il désinfecta la plaie, rapprocha les berges par des Stéristrips avant de lui faire un pansement. Quelques minutes plus tard, elle reprenait sa place dans la voiture que conduisait son mari. Ils retournèrent ensuite au siège du FBI où leur prisonnier fut installé dans une salle d'interrogatoire. David, Chase, Aaron et elle descendirent l'interroger pendant qu'Emma préparait leur retour à Seattle. Elle s'assit derrière la vitre sans teint avec Chase pendant que David et son mari allaient interroger Marco Piettreri.


Edward observait avec un sourire le sapin qui ornait le salon. Bella était blottie dans ses bras et ils regardaient Alice en train d'houspiller ses deux frères qui déplaçaient pour la énième fois l'immense sapin qu'ils avaient choisi. C'était bien la dixième fois qu'elle modifiait sa place depuis qu'ils avaient décoré l'arbre. Esmé aidée de Rosalie étaient en train de dresser la table pour le repas du réveillon. Carlisle vint les rejoindre et s'installa avec eux sur le canapé. Lorsqu'Alice eut enfin trouvé la place qui convenait au sapin, elle sautilla partout et alla chercher l'étoile qu'ils ne plaçaient que le jour du réveillon.

« -Alice, l'arrêta leur père, il me semble que c'est à Edward de la placer ?

Le petit lutin afficha une moue boudeuse avant de s'avancer vers lui pour lui donner l'étoile.

-Non, fait-le, lui demanda-t-il.

-Non, papa a raison, tu ne l'as jamais fait.

Edward déposa un baiser sur le front de sa petite-amie avant de se lever. Il s'approcha de sa sœur et lui prit l'étoile de la main. Il se posta devant l'arbre et attira le petit lutin contre lui. Il entoura sa taille et la souleva tout en tenant toujours l'étoile de sa main libre. Ensemble, ils posèrent l'étoile sur le sapin. Alice déposa un baiser sur sa joue avant d'aller brancher la guirlande électrique.

-C'est magnifique les enfants, lança Esmé en les rejoignant.

-Bon, vous crachez le morceau ? Leur demanda Emmett tout en désignant la pile de cadeaux qui dissimulaient mal un immense paquet cadeau.

-Pas avant que le Père Noël ne soit passé, répliqua Carlisle. Allez, il est temps de vous préparer avant que nos invités n'arrivent. »

Rosalie et Alice s'élancèrent dans les escaliers pour aller se préparer, Bella alla donner un coup de main à Esmé en cuisine pendant que son père, ses frères et lui allèrent allumés les lumières extérieures. Quand il eut terminé, Edward regagna sa chambre pour se préparer. A peine avait-il franchi la porte de celle-ci, qu'il se retrouva plaqué contre le mur, Bella s'empara avidement de ses lèvres. Ses mains se posèrent sur les hanches de la jeune fille pour la presser contre lui pendant que leurs langues se câlinaient. Bella délaissa ses lèvres pour mordiller le lobe de son oreille. Le jeune homme frémit quand il se rendit compte que sa petite-amie ne portait qu'une serviette, ses mains se glissèrent dessous pour caresser sa peau. Bella gémit contre son cou, une de ses mains descendit le long de son torse pour caresser la bosse qui déformait son jean. Edward entraîna la jeune fille vers le lit où ils seraient mieux pour continuer leur étreinte. A peine s'étaient-ils installés que de violents coups furent frappés à la porte de sa chambre.

« -Bella ! Sors immédiatement de cette chambre et viens me rejoindre pour que je puisse te préparer ! Ordonna Alice.

-J'arrive dans un instant ! Répondit Bella en basculant sur lui pour l'embrasser.

-Je sais que mon frère est dans sa chambre, alors, si vous ne voulez pas que j'entre, rejoins-moi !

-Je vais la tuer, marmonna sa petite-amie en se détachant difficilement de lui.

-Vas-y, sinon, je pense qu'elle est vraiment capable de venir te chercher de force.

-Oui, soupira la jeune fille avant de poser son regard sur son entrejambe, désolée de te laisser…

-C'est rien, murmura-t-il en rougissant.

Bella déposa un rapide baiser sur ses lèvres et se dépêcha de traverser la chambre sous les coups impatients qu'Alice frappait à sa porte.

-Pense à moi sous la douche, lui conseilla-t-elle en sortant. »

Edward sentit son visage s'enflammer quand il pensa à ce que Bella lui avait suggéré. Il soupira en rappelant que depuis plusieurs semaines ils n'avaient pas eu de moment à eux, à chaque fois, ils avaient été interrompu et il devait bien admettre qu'il était quelque peu frustré. Doucement, sa main se dirigea vers son jean, jamais il n'avait fait ça et il hésitait un peu. Ses doigts tremblant se posèrent sur les boutons de son pantalon lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit.

-Laisse-le ! Entendit-il Bella hurler.

-Ben quoi, il est pas à poil ! Cria Alice qui se tourna ensuite vers lui. Tiens, voilà tes vêtements pour ce soir.

Il hocha la tête tout en s'allongeant sur le ventre pour dissimuler son petit problème… Sa sœur allait sortir lorsqu'elle se ravisa.

-Pourquoi t'es tout rouge ? Demanda-t-elle en l'observant les sourcils froncés.

-Alice si tu ne reviens pas immédiatement dans cette chambre, je te promets que je vais me mouiller les cheveux pour réduire à néant le travail que tu as commencé !

-Edward ? Insista le petit lutin en s'approchant lentement de lui.

-Alice ! Hurla Rose. Bella s'est enfermée dans la salle de bain !

-Bella ! Non ! Si tu fais ça, tu vas me le payer ! Prévint Alice en sortant en trombe de sa chambre. »

Edward se laissa tomber sur ses oreillers, remerciant sa compagne de l'avoir sortit de ce mauvais pas. Lentement, il se releva et ôta ses vêtements pour aller prendre sa douche. Il entra dans sa salle de bain et verrouilla la porte au cas où… Le jeune homme se glissa sous le jet d'eau chaude et attrapa son gel douche. Alors qu'il allait s'en servir, il se figea. Il inspira une nouvelle fois et fut assailli par le parfum de Bella. Le jeune homme se rappela alors qu'elle venait juste d'utiliser sa salle de bain. Cette pensée réveilla encore plus son désir. Edward serra les dents et ferma les yeux. Non, il ne pouvait pas…

Il attrapa son gel douche et en versa dans sa main, il commença à se laver tout en essayant de penser à autre chose. Pourtant, lentement dans son esprit, ses mains devinrent celles de Bella. Ses doigts glissèrent jusqu'à sa virilité qu'ils enserrèrent. Edward posa une main sur le carrelage froid de la douche pendant que son autre main caressait avec plus de vigueur son membre palpitant. Son souffle devint rapidement saccadé, sa main accentua ses va et viens. Son pouce effleura son gland et une décharge de plaisir parcourut son corps. Il serra les dents pour étouffer son gémissement alors qu'il se déversait dans sa main.

Tout en reprenant son souffle, il termina de se laver, faisant disparaître au plus vite les traces de sa jouissance. Il ne se sentait pas encore très à l'aise avec cette partie de la sexualité. Il s'essuya et gagna sa chambre pour enfiler les vêtements qu'Alice avait laissée sur son lit. Il mit le pantalon noir et la chemise en soie noire qui l'accompagnait. Il était en train d'essayer de coiffer ses cheveux lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit.

« -Wow !

Il se tourna pour faire face à Bella. Son cœur manqua un battement, elle était magnifique. Sa petite-amie portait une robe droite moulante en soie noire, le tissu s'arrêtait juste au-dessus de ses genoux, le devant de sa robe arborait un drapé retenu par une broche scintillante. Ses cheveux étaient relevés un en chignon d'où quelques anglaises s'échappaient. Elle ne portait pas de collier, cela aurait gâché son décolleté. De magnifiques boucles d'oreilles ornaient ses lobes et frôlaient ses épaules.

-Tu es ravissante, parvint-il enfin à dire.

-Et toi ! Edward, tu es… Tu es…

-Trop sexy ! Termina Rose depuis le seuil de la chambre.

-Je savais que le look ténébreux lui irait à merveille ! Déclara Alice. En plus, ça fait vraiment ressortir tes yeux.

-Merci, les filles, leur dit-il, vous aussi vous êtes magnifiques.

Edward le pensait vraiment, Rosalie portait une robe rouge longue qui mettait sa silhouette en valeur, Alice, elle, arborait une petite robe courte verte. Il aperçut ses frères qui portaient des tenues assorties à celles de ses sœurs. Ces derniers leur firent un petit signe avant de descendre non sans leur avoir rappeler que leurs invités allaient arriver.

-C'est moi ou ils se moquent de nous ? Lui demanda Bella.

Edward haussa les épaules préférant ne pas discuter de sa famille, mais utiliser le peu de temps qu'ils avaient pour embrasser sa petite-amie.

-Tu as fait ce que je t'ai demandé ? Murmura Bella à son oreille.

Le jeune homme rougit et dissimula son visage dans son cou. Bella le força à sortir de sa cachette et plongea son regard dans le sien.

-Tu n'as pas à avoir honte, le rassura-t-elle avant de se mettre elle aussi à rougir, moi aussi je l'ai déjà fait en pensant à toi.

Edward se sentit un peu moins gêné en entendant sa confession. Ils se sourirent avant de s'embrasser à nouveau. Ils ne se séparèrent que quand ils entendirent une voiture s'arrêter dans l'allée. Ils se dépêchèrent de gagner le rez-de-chaussée pour saluer les invités.

-Bonjour, mon grand, le salua Aaron en le serrant dans ses bras, tu vas bien ?

-Oui, merci Aaron. Et toi ? Ca à l'air d'aller ?

-Ca va, sourit-il.

Son mentor le libéra de son étreinte pour aller saluer Bella. Lynda s'arrêta face à lui et le détailla avec attention avant de sortir son téléphone pour le prendre en photo.

-Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Edward surpris par le flash.

-C'est juste pour faire râler Emma et Carla, lui répondit-elle avant de se tourner vers son mari, rappelle-moi de t'acheter une chemise en soie noire.

-Je vais finir par me vexer, soupira Aaron.

-Tu es à tomber, Edward, assura Lynda en l'embrassant.

-Merci, tu es très belle toi aussi.

-Y'en a marre, y'en a que pour Edward, râla Emmett.

-Mais vous aussi, vous êtes magnifiques les garçons, assura Lynda en embrassant ses frères.

-Bonsoir, tout le monde ! Lança Charlie en arrivant. »

Après que tout le monde se soit salué, ils prirent place dans la salle à manger qui n'avait rien à envier avec les décorations des grands restaurants. Le dîner se passa dans la joie et la bonne humeur. Il fut ponctué par les pitreries de ses frères et sœurs qui s'offusquèrent des anecdotes plus ou moins embarrassantes que leurs parents racontaient. Charlie ne tarda pas à se joindre à eux et Bella prit une belle teinte rouge. Edward riait avec les autres, mais peu à peu sa gorge se serra. Au bout de quelques minutes, il s'excusa prétextant une envie pressante. Alors qu'il atteignait l'escalier pour rejoindre sa chambre, une main ferme se posa sur son épaule et l'entraîna de force à l'extérieur. L'air frais lui fit du bien.

« -Laisse-toi aller, lui conseilla Aaron en le forçant à s'asseoir et en le prenant dans ses bras.

-C'est rien, c'est stupide…

-Non, ça ne l'est pas. Allez, pleure un bon coup et ça va passer.

Edward enfouit son visage contre la veste de son ami, laissant libre court à son chagrin.

-Ca va aller, répéta Aaron en lui caressant le dos.

-Je… Je suis un vrai salaud…

-Pourquoi dis-tu ça ?

-J'ai tout gâché, murmura-t-il en essuyant rageusement ses larmes, et en plus, je suis jaloux d'eux.

-Et c'est normal, mais rappelle-toi que c'est maintenant que tu écris ton histoire ! Tu sais, la mienne aussi à commencé à 17 ans et depuis je me suis créé de merveilleux souvenirs. Fais-en autant !

-J'ai l'impression de patauger, de ne pas avancer. Regarde, je viens de craquer…

-Putain, qu'est-ce qu'il faut pas entendre ? Lança Lynda en les rejoignant.

-C'est quoi ton excuse à toi ? Lui demanda son mari.

-Une envie de nicotine, avoua son épouse en sortant une cigarette de son paquet et en l'allumant. Bon, sinon, revenons-en à toi, Edward. Je veux juste que tu regardes ça et qu'ensuite tu oses me dire que tu stagnes !

Lynda lui tendit son téléphone portable et regarda la photo qu'elle avait affichée. Il frémit en se reconnaissant quelques heures avant qu'ils ne l'emmènent dans sa famille. Une fois qu'il l'eut regardé, elle afficha la photo qu'elle avait prise tout à l'heure. Un sourire se dessina sur son visage quand il vit ses traits détendus et souriant.

-Je préfère ça, avoua Aaron. Ne baisse pas les bras, tu es sur la bonne voie.

-Ils… Ils vont voir que j'ai pleuré ? S'inquiéta-t-il.

-Tiens, dit Lynda en sortant un tube de la poche de son manteau pour le donner à son mari.

-Et je fais quoi moi avec ça ? Interrogea Aaron perdu.

-C'est du fond de teint, tapote avec ton doigt et dépose-le ensuite sous ses yeux, le froid fera le reste.

-Et pourquoi tu le fais pas ? Demanda son ami en observant le tube d'un œil mauvais.

-Je fume !

-Eteints-la !

-Dépêche-toi de le faire sinon ils vont croire qu'Edward a une gastro et que toi tu es accro au travail… Quoi que c'est pas faux.

Edward ne put retenir un sourire lorsqu'il entendit Aaron soupirer et ouvrir le tube de fond de teint. Il suivit les conseils de son épouse et appliqua le produit sous ses yeux. Tout à coup, un flash les fit sursauter.

-Lynda ! Gronda Aaron en se redressant. Efface ça immédiatement !

-Désolé, mon chéri, mais cette photo va se vendre très cher !

Lynda éteignit sa cigarette avant de s'engouffrer rapidement dans le salon, les deux hommes sur ses talons.

-Donne-moi immédiatement ton téléphone ! Ordonna Aaron. Aide-moi, Edward ou on va en baver !

Ils essayèrent de l'attraper, mais elle fut plus rapide et retrouva rapidement sa place autour de la table. Aaron et lui stoppèrent leur course en entrant dans la salle à manger, tous les regards se tournèrent vers eux et ils se dépêchèrent d'aller s'asseoir.

-Tout va bien ? Demanda Carlisle un brin soucieux.

-Oui, répondit Lynda avant qu'ils n'aient pu ouvrir la bouche, ils étaient en train de parler maquillage.

Edward piqua un fard pendant qu'Aaron fusillait son épouse du regard.

-Très drôle, maugréa Aaron, alors, Charlie, j'ai appris que vous pêchiez ? Vous connaissez de bons coins ?

-Ne change pas de sujet ! Le coupa Emmett qui avait bien entendu flairé qu'il n'y avait pas que du faux dans ce qu'avait dit Lynda. Alors, vous parliez rouge à lèvre ou fard à paupières ?

-Emmett, dit tranquillement Aaron en plongeant son regard dans celui de l'aîné des Cullen, nous ne parlions pas de maquillage, Lynda voulait simplement s'amuser.

A la grande surprise de toutes les personnes présentes, Emmett acquiesça et se remit à manger.

-Comment tu fais ? Demanda Jasper en le regardant d'un air béat. Il faut que tu m'apprennes, pitié !

Ils éclatèrent de rire et Emmett sembla alors sortir de sa torpeur et les observa tous pour comprendre pourquoi ils riaient. Edward et Aaron se raidirent quand Lynda sortit son portable.

-Chérie…

-Mon cœur ? Répliqua Lynda en papillonnant des cils.

-Pourquoi j'ai l'impression qu'on a manqué quelque chose ? Demanda Bella.

-Range ton portable, ma douce, c'est malpoli de téléphoner à table.

-Dis le gars qui s'est levé y a quelques minutes pour passer un coup de fil urgent à son travail, se fit un plaisir de lui rappeler son épouse.

Edward sut qu'il fallait intervenir, si Lynda poursuivait, il n'osait imaginer le nombre de fois où ses frères feraient allusion à la petite séance de maquillage.

-Au fait, je ne vous ai rien dit parce que je n'étais pas sûr du résultat, seuls papa et maman étaient au courant, mais ça y'est je l'ai, annonça Edward en sortant une petite carte plastifiée de sa poche.

-Tu as eu ton permis ? S'écria Bella en le serrant dans ses bras. C'est génial !

-Pourquoi on était pas au courant ? Râla Emmett.

-Pour que tu évites de lui mettre la pression, répondit Esmé.

-Félicitations, je suis fière de toi, garantit Rose en se levant pour déposer un baiser sur sa joue.

-Bravo, petit-frère, lança Alice en lui sautant dessus.

-Je suis fier de toi, assura Jasper en lui faisant un clin d'œil, je te prête ma voiture quand tu veux.

-Idem pour moi, lâcha Emmett, du moins pour la fierté, pour ma bagnole, tu peux toujours courir !

-Et si nous allions fêter ça en mangeant le dessert au salon ? Proposa Esmé. Nous serons plus à l'aise.

Tous acquiescèrent et ils se rendirent au salon en prenant leurs verres et leurs assiettes. Esmé et Lynda ne tardèrent pas à les rejoindre avec les desserts. Lynda alla s'asseoir près de son époux pendant que sa mère découpait les gâteaux.

-Lynda, que veux-tu ? Gâteau au chocolat ou tiramisu aux fruits rouges ?

-Le tiramisu de Bella est excellent, lui conseilla Charlie.

Edward haussa un sourcil quand il entendit Aaron étouffer discrètement son rire pendant que son épouse rougissait.

-Elle va prendre du gâteau au chocolat, répondit Aaron en souriant franchement.

-Merci, murmura Lynda en acceptant l'assiette et en se cachant derrière ses cheveux.

-C'est quoi l'histoire ? S'empressa de demander Emmett.

-Rien de bien grave, Lynda a développé, ces derniers temps, une addiction au chocolat, répondit Aaron. »

Leur attention fut détournée par Esmé qui reprit son service, pourtant, Edward remarqua le regard que son père posa sur Lynda. Un léger sourire effleurait les lèvres du médecin, Carlisle dut sentir qu'il l'observait car il se tourna vers lui et lui adressa un clin d'œil. Qu'avait remarqué son père ? A la dérobée, il observa à son tour Lynda tout en essayant de trouver une réponse, mais rien ne lui apparut.

Le jeune homme sortit de ses pensées quand Bella lui chipa une part de son gâteau. Il fit les gros yeux à sa petite-amie avant d'essayer de lui voler une part du sien, mais elle mit son assiette hors de sa portée et déposa à la place un baiser sur ses lèvres. Bella se rapprocha ensuite de lui pour s'asseoir sur ses genoux, ils partagèrent finalement leurs desserts et restèrent dans leur bulle jusqu'à ce qu'Alice ne les fasse sursauter en sautillant et criant que c'était l'heure des cadeaux ! Le petit lutin commença sa distribution.

Edward retint sa respiration quand Alice remit son cadeau à Bella. La jeune fille ouvrit le paquet et la minute suivante elle lui sauta au cou, les faisant tomber sur le sol tant elle y avait mis tout son cœur. Sous les rires des autres, Bella couvrit son visage de baisers avant de l'embrasser passionnément, oubliant un instant qu'ils n'étaient pas seuls.

« -Hum ! Hum ! Toussota Charlie.

Edward sentit son visage rougir pendant que Bella se redressait en affichant un sourire d'excuse pour son père.

-Je n'ai pas besoin de te demander si le cadeau d'Edward te plaît ? Railla Charlie.

-Comment tu as fait ? L'interrogea sa petite-amie en caressant la couverture du livre. C'est une édition originale !

-C'est mon secret, répondit-il en se redressant, mais, s'il-te-plaît, ne corne pas les pages.

Bella le remercia une nouvelle fois et Alice reprit sa distribution de cadeau. Il ouvrit les siens et remercia chaleureusement ses frères, ses sœurs ainsi que Charlie qui lui avait offert une canne à pêche. Il prit le cadeau que lui tendait Bella et sourit en voyant les partitions des œuvres de Debussy. Le jeune homme remarqua ensuite des feuilles vierges.

-C'est pour que tu notes tes compositions, expliqua-t-elle.

-Merci beaucoup, c'est exactement ce que je voulais, la remercia-t-il en l'embrassant.

-Bon, c'est à nous, maintenant ! Annonça Esmé en se levant et en l'entraînant avec lui. C'est de la part de ton père, d'Aaron, de Lynda et de moi.

Sa mère le posta devant l'immense cadeau qui les avait tous intrigué durant la journée. Ils ignoraient comment il était arrivé là, ils l'avaient juste trouvé ce matin en se réveillant. Ils avaient bien tenté plusieurs approches, mais leurs parents les avaient surveillés de près.

-Allez, ouvre, l'encouragea Lynda.

Il s'approcha doucement de l'immense paquet et tira sur le gros nœud rouge qui entourait le papier doré. A peine avait-il tiré que l'emballage tomba révélant un magnifique piano noir à queue. Edward resta quelques secondes sans voix face à l'instrument, ses yeux brillaient alors qu'il osait à peine le toucher.

-C'est… C'est pour moi ? Demanda-t-il incrédule.

-Je pense qu'il est grand temps que tu puisses jouer quand tu en as envie, lança son père.

-Merci ! Merci beaucoup ! Les remercia Edward en les embrassant avant d'aller étreindre Lynda et Aaron. Merci !

-Je t'en prie, dit Lynda en lui rendant son étreinte.

-Et bien, il ne te reste plus qu'à nous jouer quelque chose, lui demanda Aaron.

-Avec plaisir, dit-il en se dirigeant vers le piano, entraînant Bella dans son sillage pour qu'elle s'asseye à ses côtés sur le banc.

-Un instant, l'arrêta Alice, il reste un dernier paquet.

Le petit lutin sortit une petite boîte pas plus grande qu'un écrin à bague ou à boucles d'oreilles.

-Y'a pas de nom, remarqua Rosalie en l'observant. C'est pour qui ?

-Edward, répondit son père.

Le jeune homme haussa un sourcil et prit le cadeau en interrogeant son père du regard. Il avait déjà été très gâté qu'est-ce que ce petit paquet pouvait contenir ? Il l'ouvrit et fut surpris de voir une clef. Il se tourna vers son père, son cœur battait à tout rompre.

-Après que tu ais eu ton permis, nous sommes allés récupérer ma voiture qui était chez le garagiste, lui rappela Carlisle, j'ai vu comment tu la regardais.

-C'est trop, murmura-t-il, je ne peux pas accepter. C'est trop, papa, maman.

-Oh, tu vois ça avec ton père, lui dit Esmé, je ne suis au courant de rien.

-Papa…

-Ecoute, je pense que c'est un juste retour des choses, donc, pas de protestations.

-Merci, souffla-t-il en allant l'étreindre.

-C'est quoi ? Ne put se retenir de demander Emmett.

-Une Volvo C 30 argentée, répondit Carlisle, ils doivent nous la livrer après-demain. »

Edward remercia encore une fois tout le monde avant que Bella ne le traîne jusqu'au piano. D'une oreille attentive, il écouta la première note, craignant que pendant le transport l'instrument n'ait été désaccordé, mais ce n'était pas le cas. Tout en se penchant pour déposer un baiser sur la joue de Bella, ses doigts commencèrent à poser les premières notes du Clair de Lune. Rapidement, le silence se fit dans le salon. Edward fut surpris que même Emmett soit captivé par ce qu'il jouait. Le jeune homme s'arrêta au bout d'une demi-heure et la veillée reprit de plus belle, mêlant rires et bonne humeur, surtout quand Jasper et Emmett décidèrent que tout le monde devait participer au karaoké.

La nuit était bien avancée quand ils regagnèrent leurs lits. Lynda et Aaron étaient installés dans la chambre d'amis et Charlie dormait sur le canapé lit du bureau de Carlisle. Edward s'assit sur le rebord de son lit pendant que Bella balançait à travers la chambre ses chaussures dont les talons lui avaient causé des soucis durant toute la soirée. Le jeune homme secoua lentement la tête et rit discrètement face à l'air extatique de sa compagne. Il se releva et ramassa ses chaussures qu'il posa près des siennes. Lorsqu'il se tourna vers sa petite-amie, celle-ci l'observait d'un œil amusé, les mains sur les hanches.

« -Serais-tu maniaque ? Plaisanta-t-elle à moitié.

-Non, je ne pense pas.

La jeune fille fit le tour de sa chambre qui était impeccablement rangée, elle passa un doigt sur le rebord d'une des étagères avant de le lui montrer d'un geste équivoque, il n'y avait aucune trace de poussière.

-Ma chambre est propre et alors ? Et puis si c'est bien rangé, je retrouve facilement toutes mes affaires.

Bella continua de le regarder sans rien dire, un air légèrement moqueur se dessinait sur son visage, du bout de son pied dénudé, elle releva un des coins du tapis. Edward l'observa faire en se mordillant les lèvres, il avait envie d'aller le remettre à sa place, mais il se retint. Voyant qu'il ne bougeait pas, sa petite-amie s'approcha de lui pour l'embrasser. Pendant que leurs lèvres bougeaient à l'unisson, Edward en profita pour faire tourner légèrement Bella et se retrouver dos au tapis. Tout en tâtonnant, son pied remit en place le tapis. Aussitôt, sa petite-amie éclata de rire.

-Tu es maniaque, Edward, lâcha-t-elle avec un faux sérieux.

-Bon, peut-être un peu, convint le jeune homme, mais c'est juste que c'est la première fois que j'ai un endroit à moi, alors, je veux que tout reste parfait. C'est bête, non ?

-C'est tout sauf bête, le rassura Bella en caressant sa joue.

Edward lui sourit avant de déposer un nouveau baiser sur ses lèvres. Tendrement enlacés, ils gagnèrent le lit. Sa petite amie se dépêcha de déboutonner sa chemise pour pouvoir caresser son torse, il ne put retenir un gémissement quand il sentit enfin ses doigts parcourir sa peau. La seconde suivante, sa chemise atterrissait sur le sol. Les mains de Bella caressaient son dos, pendant qu'il s'appliquait à la faire frémir en embrassant son cou. Tout à coup, il se figea en sentant les doigts de la jeune fille se poser sur la ceinture de son pantalon.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Bella en percevant son hésitation.

-Nos parents ne sont pas loin, souffla-t-il.

Les seules fois où ils avaient pu se câliner, ils avaient eu la maison pour eux seuls. Il ne tenait pas à ce que ses parents l'entendent et encore moins Charlie ! Rien qu'à cette pensée, il sentit toute trace de désir quitter son corps.

-Edward, entends-tu quelque chose ?

-Quoi ?

-Entends-tu des bruits bizarres ?

-Euh, non, mais où…

-Que crois-tu que les autres font ? Coupa-t-elle.

-Ils sont à l'étage.

-Crois-moi, si toutes les pièces n'étaient pas insonorisées, nous les entendrions !

Edward réfléchit quelques secondes avant de se ranger aux arguments de sa petite amie. Sans attendre plus longtemps, il s'appropria à nouveau ses lèvres pendant qu'elle défaisait les attaches de son pantalon. Rapidement, il se retrouva en boxer. Ses doigts cherchaient la fermeture de la robe de Bella, mais il ne parvenait pas à la trouver.

-La broche, souffla-t-elle avant de l'embrasser fougueusement.

Le jeune homme trouva sans difficulté le mécanisme d'ouverture de la broche qu'il actionna. Sa main partit à la découverte de la poitrine de sa compagne lorsqu'une nouvelle fois, il se figea. Edward releva la tête, ses joues se colorèrent quand il vit que sa petite-amie ne portait pas de soutien-gorge et qu'une fois la broche ôtée, la robe s'ouvrait entièrement. Bella se tenait ainsi devant lui, vêtue seulement de sa culotte en dentelle noire, le tissu obscur de la robe sur laquelle elle reposait faisait ressortir la pâleur nacrée de sa peau. La jeune fille se redressa quelques secondes le temps d'envoyer sa robe rejoindre les vêtements d'Edward sur le sol.

-Tu es magnifique, chuchota le jeune homme qui avait du mal à la quitter du regard.

-Viens.

Bella l'attira dans ses bras. Leurs lèvres se trouvèrent pendant que leurs mains caressaient avidement le corps de l'autre. La jeune fille tressaillit contre lui quand ses doigts effleurèrent sa culotte. Souhaitant renouveler l'expérience, il laissa sa main glisser lentement le long du bout de tissu qui était déjà humide. Bella gémit, ce son se répercuta directement dans son sexe qui durcit un peu plus. Doucement, sa main continua de découvrir cette région si sensible et qui déclenchait des éclairs de plaisir sur le visage de sa compagne.

-Apprends-moi, murmura-t-il d'une voix rauque à l'oreille de Bella.

La jeune fille posa sa main sur la sienne, entamant un léger mouvement de frottement. Il pouvait sentir le bassin de sa petite-amie se lever en rythme pour accentuer la caresse. Tout à coup, Bella fit passer sa main à l'intérieur de son sous-vêtement.

-Tout va bien ? Demanda-t-elle d'une voix tremblante.

Edward ne put qu'acquiescer, il était subjugué par le spectacle qu'elle lui offrait. Lentement, Bella repris ses caresses, leurs mains travaillant toujours à l'unisson. Le jeune homme était surpris par la douceur et la chaleur de l'intimité de sa compagne. Au fur et à mesure, ses doigts se firent plus actifs, il avait envie de la faire gémir seul. Bella retira sa main de sur la sienne en comprenant son désir. Edward reprit ses caresses, effleurant le clitoris de sa compagne qui haleta. Le jeune homme se rappela ce qu'il avait lu dans les livres, tout en se demandant s'il allait bien faire, l'un de ses doigts se glissa dans l'intimité de la jeune fille qui se cambra et gémit bruyamment. Le jeune homme s'empressa de la faire taire d'un baiser tout en reprenant plus doucement ses caresses, rassuré par les gémissements de sa compagne.

-Plus vite, Edward, le supplia Bella.

-Alors, sois discrète, ordonna-t-il avec un petit sourire.

Le jeune homme reprit ses caresses. Il s'arracha difficilement à la contemplation du corps emplit de désir de sa petite-amie, ses lèvres glissèrent le long de son cou avant de s'arrêter sur l'un de ses seins. Tendrement, il prit l'une de ses pointes durcies dans sa bouche, jouant avec pendant que sa main s'activait sur la féminité de sa compagne. Alors qu'il déplaçait ses lèvres vers son autre sein, il introduisit un deuxième doigt en elle. Edward sentit Bella se crisper, ses poings se serraient nerveusement autour des draps. Alors qu'il s'appliquait à lui faire perdre la tête, le jeune homme eut un mouvement de surprise lorsqu'il sentit l'une des mains de Bella se refermer sur sa virilité après qu'elle l'ait glissé dans son boxer. Un gémissement lui échappa, le déconcentrant quand sa petite-amie titilla son gland.

-Ensemble, murmura sa compagne d'une voix essoufflée.

Edward reprit ses caresses au même rythme que celles de Bella sur son membre. Le jeune homme sentit son corps s'embraser, le plaisir coulait dans ses veines et ses gémissements se mêlaient à ceux de sa compagne. Tout à coup, il sentit la féminité de Bella palpiter autour de ses doigts, son pouce malaxa doucement son clitoris et il sentit ses muscles intimes se resserrer. La main libre de la jeune fille qui était posée sur son épaule se crispa, ses ongles s'enfoncèrent dans sa chair alors qu'elle gémissait son prénom. Cela fut suffisant à Edward pour la rejoindre dans l'extase, il se répandit dans sa main. Au bout de quelques minutes, toujours à bout de souffle, ils s'allongèrent l'un contre l'autre.

-Ne bouge pas, lui demanda Bella.

Sa petite-amie se pencha et prit quelques mouchoirs en papier pour le nettoyer. Puis, elle se leva pour changer de sous-vêtement et enfiler une nuisette. Edward ne réfléchissait plus, il ne pouvait faire qu'une chose : la dévorer du regard. Bella revint vers lui pour lui tendre un boxer propre. Elle se tourna le temps qu'il se change avant de revenir avec lui au lit, bien au chaud sous la couette, elle vint se blottir dans ses bras.

-Joyeux Noël ! Murmura-t-elle en effleurant ses lèvres.

-Joyeux Noël ! Répéta le jeune homme avant d'ajouter. Je t'aime.

-Je t'aime. »

Bella entremêla leurs jambes avant de poser sa tête contre son torse. Rapidement, il entendit le souffle régulier de sa petite-amie qui s'était endormie. Il ne tarda pas à la suivre, un sourire heureux dessiner sur ses lèvres.


Lynda se dégagea doucement de l'étreinte de son mari. Marchant sur la pointe des pieds pour ne pas le réveiller, elle se dirigea vers la salle de bain. Une fois qu'elle eut soulagé sa vessie, elle allait revenir se coucher quand elle se rendit compte qu'elle n'avait plus sommeil. Elle prit rapidement quelques vêtements décontractés qu'elle enfila avant de sortir doucement de la chambre pour ne réveiller personne. Lynda descendit le grand escalier menant au rez-de-chaussée. Alors qu'elle pensait être la seule à être éveillée, elle sentit l'odeur du café frais. Elle gagna la cuisine où elle trouva Carlisle en train de lire le journal devant une tasse de café.

« -Bonjour, Carlisle, le salua-t-elle.

-Bonjour, Lynda, tu es bien matinale.

-Je ne suis pas la seule, rétorqua la jeune femme, et puis, il n'est pas aussi tôt que ça, il est presque 10 heures.

-Oui, mais nous nous sommes couchés assez tard. Je te sers un café ?

-Ne te dérange pas, je vais le faire.

Carlisle lui sourit pendant qu'elle prenait une tasse dans le placard et se servait. Elle vint ensuite s'asseoir à ses côtés sur un tabouret et posa sa tasse sur le bar américain de la cuisine.

-Sport, international ou national ? Lui demanda le médecin en partageant son journal.

-National, répondit-elle en prenant les feuilles, merci.

-Je t'en prie.

Lynda parcourut frénétiquement les pages du journal, jusqu'à présent, ils avaient pu garder secrète l'arrestation de Marco Piettreri et elle espérait que c'était toujours le cas. Une fois qu'elle fut rassurée, elle repensa à l'arrestation de l'ancien médecin. Il était clair qu'ils étaient attendus, les petits malfrats qui avaient servi de garde du corps à Piettreri savaient qu'ils étaient là pour buter des agents fédéraux. La question qui les interpellait tous, et la faisait frissonner, était qui ? Qui avait bien pu les prévenir de leur descente ? Et pourquoi si la secte était au courant avaient-ils laissé l'un de leur pion en place ? Il leur aurait été facile de mettre Marco Piettreri en sécurité, à moins qu'ils n'aient pas pensé qu'ils en réchapperaient…

-Tout va bien ? Lui demanda Carlisle la faisant sursauter.

-Oui, pardon, j'étais perdue dans mes pensées.

-Bonjour vous deux, lança Esmé en entrant dans la cuisine et en se dirigeant vers le frigo. Vous voulez des œufs ? Du bacon ?

-Pour tout avouer, Esmé, je n'ai pas très faim, admit Lynda, le repas d'hier soir était succulent et plus que copieux.

-C'est pareil pour moi, ajouta Carlisle.

Lynda s'interrogea quand elle vit Esmé préparer tout de même un petit-déjeuner, la mère de famille le remarqua et sourit.

-Je n'ai pas non plus faim, mais je suis sûre qu'Emmett sera affamé, Jasper grignotera et Edward… Je ne sais pas. Peut-être aura-t-il faim ?

Lynda acquiesça tout en se demandant comment Emmett pourrait encore avaler quelque chose après tout ce qu'il avait mangé hier soir ? Soudain, la jeune femme sentit son estomac se contracter, une violente odeur assaillit ses narines. Elle jeta un regard dégoûté au bacon que faisait frire Esmé avant de descendre précipitamment de son tabouret pour se précipiter vers les toilettes du rez-de-chaussée.

-Tout va bien ?

Elle ne prit pas la peine de répondre à Esmé et claqua la porte. Lynda s'était à peine agenouillée devant la cuvette des toilettes qu'elle rendit tout ce que son estomac contenait. Elle était en train de se redresser lorsque trois petits coups furent frappés à la porte avant que celle-ci ne s'ouvre sur Carlisle.

-Doucement, lui dit-il en l'aidant à se relever.

Le médecin rabaissa le couvercle des toilettes et ouvrit le robinet du petit lavabo. Il prit un linge dans le placard qu'il humidifia avant de le lui tendre.

-Merci, murmura Lynda.

-Ca va passer, assura Carlisle, viens, on va prendre l'air, ça va te faire du bien.

Le blond passa un bras autour de sa taille et l'accompagna à l'extérieur. Carlisle avait raison, l'air frais lui fit du bien. Elle inspira profondément avant de s'asseoir sur la balancelle. Le médecin la rejoignit.

-Ca va ?

-Oui, ça va mieux, assura-t-elle. Je pense que j'ai vraiment trop mangé hier soir.

-Peut-être, murmura Carlisle, Lynda puis-je te demander quelque chose ?

-Oui.

-Promets-moi d'aller voir ton médecin quand tu rentreras.

-Ce n'est qu'une indigestion, Carlisle.

-Fais-moi plaisir et va le voir.

-D'accord, promit-elle. »

Ils restèrent encore quelques minutes dehors avant de rejoindre Esmé dans la cuisine. Lynda fronça les sourcils quand elle vit qu'Esmé refermait la baie vitrée de la cuisine. Cependant, elle n'eut pas le loisir de s'interroger d'avantage car Emmett venait de faire une entrée remarquée dans la cuisine en déclarant qu'il mourrait de faim.


L'homme entra d'un pas pressé dans le bar et se dirigea vers l'arrière salle où l'autre homme l'attendait à une table à l'abri des regards. A peine s'était-il installé qu'une serveuse s'approcha d'eux, il la congédia d'un geste impatient avant de lancer un regard noir à son interlocuteur.

« -Ils ont été puni.

-Leur incompétence risque de nous coûter très cher ! Cracha l'homme en passant une main nerveuse dans ses cheveux noirs qui étaient coupés assez courts.

-Non, il a la situation en main. Faites-moi confiance, laissez-le faire et vous aurez ce que vous nous avez demandé.

-Vous avez des photos ?

-Tenez.

L'homme prit l'enveloppe qu'il lui tendait et se dépêcha de l'ouvrir. Une lueur meurtrière mêlée d'envie éclaira ses prunelles sombres. Aussi rapidement qu'il l'avait ouverte, il rangea l'enveloppe dans sa veste.

-Par contre, nous avons un problème, ils ont Marco.

-Je m'en occupe. Ne deviez-vous pas me débarrasser de mon problème lors de cette descente ?

-Si, il devait s'en occuper, mais il l'a sous-estimé, cependant, ne vous inquiétez pas cela viendra en temps et en heure.

-Contrairement à vous, j'ai eu plus de résultats, lui annonça l'homme en lui lançant un regard froid, voilà des clichés.

-Qui est cette fille ? Gronda le blond aux cheveux mi-longs en observant la première photo. »

Au fur et à mesure que son interlocuteur observait les clichés, il pouvait voir la colère grandir en lui. Une photo plus que les autres sembla accroître la fureur de son collaborateur, il vit ses doigts se crisper sur le papier glacé le déchirant, réduisant en miette le couple tendrement enlacé. Sans un mot de plus, l'homme se leva et quitta le bar d'un pas furieux.