Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
MERCI pour toutes vos reviews et vos encouragements ! Merci ! ^_^
Pour les anonymes :
Sabrina :Je pense qu'effectivement tu as de bonnes raisons de ne pas sentir le géniteur d'Aaron, ne serait-ce que par ce qu'il a fait à son fils. Ce chapitre va encore apporter des réponses et Edward va continuer à avancer… En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! Passe une bonne semaine et à dimanche prochain pour la suite ! Bises.
Sabrinabella : Et oui ! Aaron est définitivement un gentil ! Tu penses qu'il y a un lien entre le passé d'Aaron et l'histoire d'Edward ? Intéressant… La relation d'Edward et Bella va un peu plus avancer dans ce chapitre… Merci beaucoup pour ta review ! Passe une bonne semaine et à dimanche prochain !
Ilonka : La réponse à ta question dans ce chapitre… Merci beaucoup pour ta review ! Je suis vraiment super contente que la fic te plaise toujours ! Bonne semaine et à dimanche prochain pour la suite !
Audrey : Merci énormément, je suis très touchée par ta review ! Je suis contente que ma fic te plaise et merci beaucoup pour tous tes compliments, je suis très touchée ! Je publie la suite tous les dimanches, j'espère qu'elle te plaira ! Passe une bonne semaine et à dimanche prochain ! Bises.
Emilie : Oui, j'ai décidé de faire s'accélérer un peu le temps pour des raisons de concordances… Bella représente énormément de choses pour Edward, elle est plus que sa moitié, il est donc normal pour lui de la gâter. C'est vrai qu'Edward a aussi gagné en assurance au cours de ces dernières semaines et ce n'est pas fini… L'histoire va effectivement commencer à se corser dans les prochains chapitres, le calme avant la tempête… Tu penses que les histoires d'Aaron et d'Edward sont liées ? Peut-être… En tout cas, tu trouveras dans ce chapitre de nouvelles réponses à tes questions. En tout cas, merci énormément pour ta review ! Passe une bonne semaine et à dimanche prochain !
Angel : Merci beaucoup pour ta review et tes encouragements ! J'espère que la suite te plaira tout autant ! Bonne semaine et à bientôt ! Bises.
Marion : Et oui, Aaron est vraiment un gentil ! Tu vas trouver d'autres réponses dans ce chapitre, j'espère qu'il te plaira. Bonne semaine et à dimanche prochain ! Bises.
Youyou : Hello ! Merci beaucoup, je suis ravie que ma fic te plaise ! Merci pour tes compliments qui me touchent énormément ! Non, l'écriture reste un hobby… Ce nouveau chapitre t'apportera quelques réponses, j'espère qu'il te plaira. Je publie un nouveau chapitre tous les dimanches dans le courant de la journée. J'ignore combien il y aura de chapitres, j'écris au fur et à mesure, donc, ça dépendra sûrement de mon inspiration. Encore merci ! Passe une bonne semaine et à dimanche pour la suite !
Moi : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis heureuse que mon histoire te plaise ! ^_^ Malheureusement avec le sujet que j'ai choisi de traiter, Edward et Bella risquent de souffrir à un moment ou à un autre, même si c'est déjà le cas. Je suis désolée que tu trouves ma fic trop prévisible. Passe une bonne semaine !
Sur ce :
Bonne lecture !
Chapitre 30 : Le mystère du chocolat…
Edward sortit de la salle de bain simplement vêtu de son boxer et d'un tee-shirt. Bella était déjà allongée dans leur lit et il pouvait sentir peser sur lui son regard inquiet. On toqua à la porte et il se dépêcha de se glisser sous la couette près de sa petite-amie. Il invita la personne à entrer et sa mère les rejoignit. Elle aussi était soucieuse, il le voyait sur son visage. Elle s'assit à ses côtés sur le lit et elle le fit s'allonger. Bella se blottit aussitôt contre son torse. Sa mère leur sourit tendrement, ravie de les voir si proches. Esmé se pencha vers sa petite-amie et déposa un baiser sur sa joue. Puis, elle l'observa quelques secondes repoussant les cheveux qui tombaient sur son front. La main douce de sa mère effleura sa joue, puis, elle posa un baiser sur sa celle-ci.
« -Je t'aime, mon cœur, murmura sa mère à son oreille.
-Moi aussi, maman.
-Dormez bien, mes amours. »
Sur ces mots, elle leur sourit une dernière fois avant de quitter la chambre. Bella se redressa sur ses avant-bras, ses lèvres se posèrent sur les siennes. L'une de ses mains se glissa dans la chevelure soyeuse de sa petite-amie pour intensifier leur baiser, leurs langues se caressèrent, se câlinèrent. La jeune fille dessina de petits cercles sur sa poitrine tout en le regardant avec attention. Elle déposa ensuite un bref baiser sur ses lèvres tout en lui souhaitant une bonne nuit. Il fit de même avant d'éteindre la lampe de chevet plongeant ainsi la chambre dans l'obscurité.
Edward écoutait la respiration régulière de sa petite-amie. Depuis quelques heures, la maisonnée était silencieuse, ses parents, Aaron et Lynda étaient couchés. Une nouvelle fois, il ferma les yeux espérant trouver le sommeil qui malgré sa fatigue le fuyait. Le jeune homme aurait aimé bouger, mais Bella était résolument accrochée à son corps. Ses petites mains enserraient fermement sa taille et sa tête reposait sur son torse, il aurait aimé quitter le lit, mais il ne souhaitait pas la réveiller. Le jeune homme ne cessait de repenser aux dernières heures écoulées, la détresse d'Aaron l'avait bouleversé, réveillant aussi ses propres démons. L'image de la photo revint le hanter, les autres n'avaient pas compris pourquoi une simple sucrerie avait autant d'effet sur eux, mais, malheureusement, Aaron et lui savaient ce qu'elle représentait.
A ce souvenir, il sentit l'air se raréfier dans ses poumons, un poids invisible comprimait sa poitrine. Tout en prenant garde de ne pas réveiller Bella, il inspira plusieurs fois profondément tentant ainsi de réfréner les larmes qu'il sentait arriver. Edward mordit sa lèvre inférieure, faisant tout son possible pour garder le contrôle. Des larmes coulèrent silencieusement le long de ses joues alors qu'il faisait son possible pour contenir les soubresauts qui secouaient son corps. Il étouffa maladroitement un sanglot, le jeune homme se figea quand il sentit Bella s'agiter entre ses bras. Il ne devait pas la réveiller, il devait se contenir ! Doucement, il dégagea l'une de ses mains qui était posée sur la taille de sa petite-amie. Edward serra son poing avant de le porter à sa bouche et de mordre dedans.
« -Edward ? Appela la voix ensommeillée de Bella. Edward, tu vas bien ?
Il aurait voulu répondre, mais sa gorge était nouée par ses sanglots retenus. Bella s'agita entre ses bras et il devina qu'elle cherchait à atteindre l'interrupteur de la lampe de chevet.
-Non, murmura-t-il.
-D'accord, dit-elle en passant ses doigts sur ses joues, tu pleures ? Edward, je suis là. Tout va bien, mon amour.
Bella se rallongea dans le lit tout en l'attirant à elle, elle essuya ses larmes avant de le serrer dans ses bras.
-Chut, Edward, tu as fait un cauchemar ?
Il secoua doucement la tête pour lui répondre. La main de Bella se glissa dans ses cheveux pour les caresser.
-C'est à cause de ce soir, comprit-elle, à cause de ce type et d'Aaron.
Le jeune homme acquiesça tout en étouffant un sanglot. Bella raffermit son emprise sur son corps, le serrant de toutes ses forces.
-Pleure, Edward, ça te fera du bien, mon cœur, chuchota la jeune fille, ne retiens pas ton chagrin.
Edward hoqueta avant de laisser libre cours à son chagrin. Ses larmes coulèrent sur ses joues avant de glisser sur la peau de la jeune fille et de mouiller son tee-shirt, il tenta de se dégager pour ne pas la gêner, mais elle ne le laissa pas faire. Il ignora combien de temps il pleura, mais lentement ses larmes s'asséchèrent, le poids qui l'oppressait disparu. Pendant tout ce temps, Bella n'avait cessé de lui murmurer des paroles de réconfort et d'amour. Quand elle sentit qu'il s'apaisait, elle se détacha quelque peu de lui et tâtonna pour trouver quelque chose. Elle poussa un petit cri de victoire qui lui arracha un sourire lorsqu'elle posa son sac à main près d'eux. Bella sortit un paquet de mouchoirs qu'elle le lui tendit. Il la remercia, il essuya ses joues avant de se moucher. Quand il eut terminé, la jeune fille le fit rallonger. Il sursauta quand il sentit quelque chose de doux et d'humide sur son visage.
-Ce n'est qu'une lingette, le rassura Bella en déposant des baisers sur ses joues. Ca va mon amour ?
-Oui, je suis désolé de t'avoir imposé ça. Pardon de t'avoir réveillé, je…
-Edward, le coupa-t-elle en soupirant et il était certain qu'elle devait lever les yeux au ciel, crois-tu que j'aurais préféré dormir paisiblement pendant que tu te sentais mal ? Qu'aurais-tu fait si les rôles avaient été inversés ?
-J'aurais souhaité que tu me réveilles pour que je puisse être là pour toi, avoua-t-il d'une voix rendue rauque par ses sanglots.
-J'allume deux secondes, ferme les yeux.
Il lui obéit car ses yeux le brûlaient déjà à cause des larmes qu'il avait versées. A travers ses paupières closes, il perçut la lueur de la lampe avant que celle-ci ne s'éteigne tout aussi rapidement. Bella lui demanda de se redresser et il sentit contre ses lèvres le goulot d'une bouteille d'eau. Il put plusieurs gorgées avant de la remercier. Ils se rallongèrent côte à côte. Un léger silence s'abattit entre eux, Bella caressait toujours ses cheveux.
-Tu veux en parler ? Demanda-t-elle d'une petite voix.
La respiration d'Edward se bloqua dans son torse, souhaitait-il s'ouvrir à elle ? Oui. Allait-il le faire ? Sûrement pas. Jusqu'à présent Bella n'avait fait que supposer les actes dont il avait été victime, lui raconter certains détails rendrait tout ceci bien réel pour elle et il avait peur de l'effrayer ou qu'elle ne soit dégoûtée.
-Quoi qu'il se passe dans ta petite tête bien remplie, arrête immédiatement ! Gronda sa petite-amie. Edward, si tu souhaites me parler, je suis là, mais je ne veux te forcer en rien. Si tu as peur de ma réaction, alors, je te rassure, cela ne changera strictement rien pour moi.
-Tu ne sais rien, souffla-t-il, tu n'imagines pas…
-Je sais… Puis-je te poser une question ?
-Oui.
-Ne réponds que si tu le souhaites, je ne t'oblige à rien.
-Je t'écoute.
-Pourquoi Aaron a-t-il réagi aussi violemment à la vue d'une simple sucette ?
Edward se raidit. Elle le sentit et elle le prit aussitôt dans ses bras.
-Je suis désolée, s'excusa Bella, cela te perturbe. C'est pour ça que tu as quitté le salon ?
Il ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit, une nouvelle fois, il secoua la tête.
-Pardonne-moi, mon amour, je ne voulais pas raviver de mauvais souvenirs, murmura la jeune fille.
Edward ferma les yeux. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux et il fit son possible pour que ce soit les dernières qu'il verserait. Ses lèvres remuèrent, il voulait lui parler, lui expliquer, mais les mots lui manquaient. Il inspira profondément tout en serrant les poings.
-Je… Il… Quelques temps après… après qu'il ait commencé à… à… me…
Le jeune homme se tut, sa voix se brisa. Des sanglots secouèrent à nouveau son corps, il respira bruyamment tout en tentant de reprendre le contrôle.
-Chut, souffla sa petite-amie en continuant ses caresses, je suis là… Tout va bien.
-Je… Un… Un jour… Il m'a… Il m'a offert une sucette… Je… Je comprenais pas… Je croyais… Je me suis dis que c'était peut-être une… une manière de se faire pardonner… Les autres étaient… avec nous… Ar… Maître Ar…
-Edward !
Une violente douleur s'était soudain réveillée dans sa tête, ses mains se posèrent sur ses tempes où elles se crispèrent.
-Arrête ! Lui demanda Bella. N'essaie pas de dire leurs noms, je t'en supplie, tu sais bien que tu ne peux pas !
La voix inquiète de sa petite-amie le ramena à la réalité. Sans qu'il ne s'en rende compte, il avait quitté l'étreinte rassurante de la jeune fille pour se replier en position fœtale tout en se balançant d'avant en arrière. Edward sentit le corps de Bella se blottir contre le sien, épousant la position qu'il avait pris.
-Il… Il m'a autorisé… Il m'a dit que je… que je pouvais manger… la confiserie… que… que l'autre m'avait offert… J'ai… j'ai obéi… Il… Je me suis pas rendu compte qu'il… qu'il ne me quittait pas du regard le temps… le temps que je la mange… Son regard était… était…
-Tout va bien, le rassura Bella en déposant des baisers dans sa nuque et en se rapprochant un peu plus de lui.
-Il… Ensuite… Il m'a acheté régulièrement ce genre de sucettes… longues et colorées… leur base était toujours plus évasée que leur sommet… Elles ressemblaient à…, bafouilla Edward en mordillant sa lèvre inférieure tout en sentant les bras de Bella le serrer encore plus fort, il… il s'en servait pour… pour m'apprendre à… à le… Il me montrait comment bien faire pour… pour…
-Je suis désolée, mon amour, c'est fini, plus personne ne te fera du mal, je suis là, on est tous là pour te protéger, le réconforta la jeune fille, et je t'aime, rien ne pourra changer ça tu m'entends ? Je t'aime Edward Cullen. »
Edward eut un petit sourire qu'elle ne pouvait malheureusement pas voir. Il ne savait pas ce qu'il aurait fait sans elle, elle était tellement patiente et compréhensive avec lui. Il se retourna. Bella s'allongea sur le dos et la seconde suivante, leurs corps s'entremêlaient. Il enfouit son visage dans le creux du cou de la jeune fille, leurs mains étaient jointes sur le ventre de sa petite-amie, leurs jambes s'enchevêtrèrent. Le jeune homme releva quelque peu la tête pour lui murmurer son amour et la remercier. Leurs lèvres se retrouvèrent pour un baiser emplit de douceur. La main libre de Bella caressa pendant de longues minutes son dos. Le fait de s'être confié et d'avoir laissé libre cours à son chagrin l'avait en quelque sorte libéré. Ses larmes avaient asséché ses yeux qui lui semblaient maintenant en feu, il ferma ses paupières, apaisant ainsi quelque peu ses pupilles. Lentement, sa respiration devint régulière. Le sommeil qu'il avait tant recherché un peu plus tôt le gagna.
Aaron lança la cafetière avant de se diriger vers le frigo pour sortir les jus de fruits. Il était en train de déposer les viennoiseries qu'il avait achetées dans une petite panière lorsqu'il entendit des pas dans l'escalier. Il jeta un coup d'œil à la pendule et remarqua qu'il était encore tôt. Il attrapait des tasses quand vit Edward entrer dans la cuisine. Les yeux rougis de son protégé lui serrèrent le cœur. Aaron lui adressa un petit sourire auquel Edward répondit timidement. Chacun connaissait plus ou moins le passé de l'autre, mais hier soir, leurs démons les avaient rattrapés. Le jeune homme s'installa sur un tabouret et il posa ses coudes sur le bar avant d'enfouir sa tête entre ses mains. Alors qu'il allait lui servir une tasse de café, il se ravisa. Aaron sortit une casserole, du chocolat et un peu de lait et prépara un chocolat chaud qu'il lui servit.
« -Merci, murmura son protégé en relevant enfin la tête.
-Je t'en prie, mais pas un mot à Lynda, d'accord ?
Les deux hommes se sourirent et la tension qui régnait jusque-là entre eux se dissipa. Aaron s'installa à ses côtés avec son café avant de pousser vers lui les viennoiseries.
-Je n'ai pas faim.
-Il faut que tu manges quelque chose, insista Aaron.
Tout en soufflant, Edward prit un pain aux raisins qu'il commença à émietter. Aaron soupira tout en lançant un coup d'œil équivoque à son protégé. Le jeune homme soupira et finit par prendre une bouchée de la viennoiserie.
-Tes conseils valent aussi pour toi, non ?
Aaron fronça les sourcils tout en tentant de comprendre à quoi Edward faisait référence. Avec un petit sourire narquois, son protégé poussa vers lui la panière. Ils mangèrent quelques secondes en silence avant qu'il ne se lance.
-Comment te sens-tu ?
-Ca va, répondit Edward en haussant les épaules.
-Je suis vraiment désolé que tu ais assisté à ça, David et Lynda auraient dû se rendre compte que ce n'était pas ta place.
-Non, ils ont eu raison. J'ai besoin de savoir et c'est pas parce que tu craques que je ne peux plus avoir confiance en toi. Tu es un homme bien, tout comme mon père, et j'espère que dans quelques années je serais à la hauteur de mes modèles. »
Aaron sentit son cœur s'emplir d'allégresse quand il entendit les paroles de son protégé. Tout en essuyant rapidement ses yeux humides, il serra le jeune homme dans ses bras. Ils se séparaient lorsque les parents d'Edward les rejoignirent pour le petit-déjeuner. Ces derniers s'arrêtèrent dans l'entrée et les observèrent durant quelques secondes, l'inquiétude était visible sur leurs visages. Aaron les rassura d'un sourire et d'un signe de la main. Carlisle et Esmé se dirigèrent vers eux tout en manifestant leur présence à leur fils qui ne les avait pas vus. Edward se tourna et leur sourit. Les parents enlacèrent leur fils avant de se joindre à eux pour le repas.
Bella sentit son cœur se serrer lorsqu'elle réalisa que la place à ses côtés était froide. Edward était levé. Aussitôt, elle repoussa la couette pour le rejoindre. La jeune fille se dépêcha de se préparer quand elle vit qu'il était déjà neuf heures du matin. Elle devait sûrement être la seule encore à dormir ! Pourquoi personne ne l'avait réveillé ? Pourquoi Edward ne l'avait-il pas réveillé lorsqu'il était descendu ? Bella se précipita vers la salle de bain pour se préparer rapidement. Une fois douchée et habillée, elle sortit de la chambre. Alors qu'elle allait rejoindre les escaliers, la jeune fille entendit un bruit de chute suivit de plusieurs gros mots. Elle reconnut sans mal la voix de Lynda et elle se dirigea vers sa chambre. Elle frappa doucement à la porte de celle-ci quand elle perçut les marmonnements de l'agent.
« -Lynda ? C'est Bella. Tout va bien ?
-Oui, entre ! L'invita la femme.
Bella entra et retint difficilement un sourire lorsqu'elle vit Lynda sautiller tout en essayant d'enfiler un jean.
-Mais c'est pas vrai ! S'énerva Lynda en tentant désespérément de le fermer.
-Pourquoi ne pas mettre autre chose ? Proposa doucement Bella en désignant la vaste penderie de son amie.
-Je veux mettre ce putain de jean ! Grogna-t-elle tout en s'allongeant sur le lit.
Lynda poussa un cri de victoire lorsqu'elle réussit enfin à fermer le vêtement ! Aussitôt, son amie voulut se redresser mais une grimace se peignit sur son visage.
-Tu vas arriver à respirer ? Ne put s'empêcher de demander Bella.
L'agent la fusilla du regard avant de défaire rapidement son pantalon tout en poussant un soupir de soulagement. Elle finit de l'ôter et le balança à travers la pièce d'un coup de pied rageur. Lynda se posta ensuite devant sa penderie, les mains sur ses hanches. Elle attrapa un nouveau jean et Bella grimaça en se disant que cela risquait d'être la même chose.
-Bon, ok, souffla Lynda, je vais peut-être freiner sur le chocolat.
-Je pense que c'est une bonne idée, approuva Bella en lui souriant.
-Tu trouves que j'ai beaucoup pris ? Marmonna son amie.
-Non, tu as du prendre un kilo ou deux. C'est vite perdu.
-Oui et puis maintenant qu'Aaron ne me prends plus la tête, j'aurais plus besoin de compenser avec le chocolat, sourit Lynda en attrapant un pantalon noir ample qui irait parfaitement avec son haut blanc qui moulait sa poitrine avant de s'évaser. Et toi, comment vas-tu ?
Bella fut surprise par la question de la jeune femme. Lynda l'observa en ressortant de la salle de bain tout en peignant ses longs cheveux.
-Bella ?
-Je vais bien. Pourquoi…
-Aaron a entendu Edward pleurer cette nuit et comme il s'est calmé, nous nous sommes dit que tu avais dû le consoler. Cela n'a pas dû être évident pour toi, dit son amie tout en se faisant une queue de cheval.
-Oui, avoua Bella, il… Il s'est confié…
Lynda s'installa sur le rebord du lit et lui fit signe de la rejoindre. Bella s'assit à ses côtés.
-Je sais que ce n'est pas facile pour toi, Bella, mais tu dois être forte. Ce qu'il t'a dit devait être horrible, néanmoins, je ne veux pas que tu penses à cet aspect.
-Que veux-tu dire ?
-Edward t'aime et il a confiance en toi. Jusqu'à présent, il ne s'est jamais confié spontanément à qui que ce soit, tu es la première. Tu dois te concentrer sur ça, c'est la preuve qu'il avance et essaie de se défaire de ses démons.
-Pourtant, parfois, j'ai l'impression qu'il souffre tellement que ce sera impossible. Ca me fait mal, j'aimerais tellement pouvoir le soulager.
-Je sais et tu l'aides.
-Non ! Si seulement, je savais comment faire pour…
-Il n'y a rien, la coupa Lynda, il n'y a rien que tu puisses faire. Il y aura des moments où son passé le rattrapera comme hier soir et tu ne pourras rien faire si ce n'est être là pour l'écouter et le rassurer. Seul ton amour pourra panser ses blessures, mais tu dois accepter de le voir chuter. Il est fort Bella, il se relèvera.
-Comment… Comment en être certaine ?
-Je…
Lynda se tut et la regarda avec attention. Bella fronça les sourcils quand elle vit les traits de son amie se déformer sous le coup de la tristesse.
-Aaron a chuté hier soir, confessa-t-elle dans un murmure, et tu vois, il s'est déjà relevé.
Bella ouvrit la bouche sous le coup de la stupeur, mais aucun son n'en sortit. Elle saisissait mieux le comportement étrange qu'avaient eu les adultes hier soir. La jeune fille comprit aussi pourquoi Aaron et Edward étaient aussi proches, il n'était pas seulement un ami, il était aussi un mentor, un exemple qu'il voulait suivre.
-Je comprends mieux pourquoi tu m'as donné tous ces conseils, pourquoi vous êtes aussi présents, admit Bella, merci.
-Oh, tu n'as pas à me remercier, ma chérie, c'est un plaisir de vous aider. Maintenant que tu sais, j'espère que tu n'hésiteras pas à me parler si ça ne va pas, j'ai été à la même place que toi il y a plusieurs années et si je peux t'aider je le ferais avec plaisir.
-Merci, Lynda.
-Je t'en prie, ma belle. Allez et si nous allions les rejoindre pour le petit-déjeuner ? »
Bella acquiesça et la minute suivante, elles dévalaient les escaliers pour rejoindre la cuisine où tous étaient déjà attablés. Après les avoir salués, elle s'installa près d'Edward et déposa un rapide baiser sur ses lèvres. Le jeune homme l'observa et elle lui offrit un sourire sincère pour lui montrer que tout allait bien. Leurs mains se trouvèrent sous la table et ils restèrent ainsi durant tout le repas. L'épisode de la veille semblait avoir été oublié et tous faisaient leur possible pour que ce soit effectivement le cas, une ambiance légère et joyeuse flottait sur le petit groupe. Bella se promit de tout faire pour que le sourire qu'Edward arborait ne le quitte pas.
Carlisle gara sa voiture dans l'une des ruelles de Forks. Il descendit et tendit la main à sa chère épouse. Esmé s'en saisit et vint se blottir contre lui. Ils avaient eu dû mal à dormir, la détresse qu'ils avaient perçu chez leur fils les avait tenu éveillés une bonne partie de la nuit. Il avait aussi dû parler d'Aaron à sa femme, celle-ci avait été intriguée par son comportement et par la souffrance qui émanait de l'agent. Carlisle n'aimait pas trahir les confidences qu'on lui faisait, mais son épouse avait sans difficulté reconnu le mal qui rongeait leur propre enfant dans le regard torturé d'Aaron, il n'avait fait que confirmer ce qu'elle avait déjà deviné. Ils avaient été soulagés ce matin au réveil quand ils avaient trouvé Edward et Aaron dans la cuisine, tous deux semblaient bien décidés à tirer un trait sur la soirée. Ils en avaient fait autant.
Le médecin sortit de ses pensées quand le reste de leur petit groupe les rejoignit. Ensemble, ils marchèrent vers la place où différents stands étaient installés malgré le froid. Des enfants avaient investi une partie de la place pour participer au concours du plus beau bonhomme de neige. Il ne put retenir un sourire lorsqu'il vit que ses propres enfants étaient là-bas, apparemment, ils étaient en train de dissuader Emmett de participer au concours. Une fois qu'ils furent tous réunis, ils s'avancèrent parmi les stands. Ses filles avaient de suite embarqué Bella et il admirait silencieusement le courage de la jeune fille qui allait devoir faire face à leur interrogatoire concernant son rendez-vous. Esmé entraîna Lynda vers un stand d'étoffes pendant qu'il rejoignait Aaron et ses fils qui s'étaient arrêtés devant un stand de tir.
« -Alors, qui osera défier le grand Emmett ? Lança son aîné en paradant et en leur lançant un regard moqueur.
Même s'ils n'avaient aucun lien de sang, Jasper et Edward se ressemblaient, ils avaient le même caractère calme et un brin réservé. Ses deux plus jeunes fils fixaient leur aîné avec sollicitude tout en remuant la tête d'un air navré.
-Ben quoi ? Grogna Emmett mécontent de leurs réactions.
-Tu es stupide ou tu le fais exprès, souffla Jasper exaspéré, tu proposes à un agent du FBI de te défier au tir ?
L'air victorieux d'Emmett se fana quand il regarda Aaron qui dissimulait un sourire.
-Bon, alors, je défis tout le monde sauf Aaron ! S'exclama Emmett heureux d'avoir trouvé une solution.
-Et si tu retournais faire un bonhomme de neige avec les enfants ? Lança Jasper mesquin.
-Fais gaffe, blondie, si je me souviens bien, la dernière fois que tu m'as cherché c'est toi qui as fini en bonhomme de neige ? Se fit un plaisir de lui rappeler Emmett.
-Les garçons ! Intervint-il avant que les choses ne dégénèrent. Et si nous allions rejoindre nos dames ?
Aussitôt, ses fils cherchèrent leurs compagnes du regard. Son cœur se remplit de joie quand il vit les yeux de son cadet briller lorsqu'il trouva enfin Bella. Les filles avaient rejoints Esmé et Lynda qui regardaient des bijoux fait mains par les indiens de la réserve.
-Bonjour, Billy, le salua-t-il en s'approchant.
Le vieux Quileute les salua et pendant que les filles choisissaient des bijoux, ils discutèrent. Un groupe de jeunes indiens arriva, Carlisle remarqua que ses fils se crispèrent quand ils virent que le jeune Black était parmi eux. Tout en continuant de parler avec Billy, Aaron et lui gardèrent un œil sur Jacob, mais ce dernier ne fit rien, il échangea même quelques paroles aimables avec Edward. Soudain, les filles déclarèrent qu'elles avaient tout ce qui leur fallait, ils saluèrent les Quileute avant de reprendre leur déambulation. Il marchait près d'Aaron quand celui-ci se figea et se tourna vers son épouse avec un air moqueur.
-Chérie, l'interpella-t-il tout en désignant un stand de gaufres et de crêpes, je t'offre une douceur au chocolat ?
Carlisle leva les yeux au ciel tout en mordant violemment sa langue, Lynda n'avait pas suivi ses conseils et leur ignorance était en train de le rendre dingue !
-Non, ça ira, marmonna Lynda en accélérant le pas.
Tous observèrent avec surprise la jeune femme qui les dépassa, il pouvait voir une légère rougeur sur ses joues.
-Lynda, le prend pas mal, je suis désolé, s'excusa Aaron en tentant de la rattraper, Lynda ! Reviens ! Je vais m'en acheter une et on partagera ! Chérie ! Mais qu'est-ce qu'elle a ?
Aaron se tourna vers eux en posant cette question. Les autres haussèrent les épaules alors qu'il se retenait toujours de parler, soudain, Bella s'approcha doucement d'Aaron.
-Elle a pris quelques kilos, lui murmura-t-elle.
-Il fallait s'y attendre avec tout le chocolat qu'elle mange, soupira Aaron avant de se tourner vers son épouse qui se tenait à quelques mètres d'eux, chérie ! Reviens, tu sais que je t'aime et tes rondeurs n'y changeront rien !
Un lourd silence s'abattit sur leur groupe quand ils virent les joues de Lynda se colorer et son regard furieux se poser sur son mari, ce dernier laissa échapper une légère plainte en se rendant compte de ce qu'il venait de déclamer tout haut. Lynda revint vers eux d'un pas pressé et Aaron eut un geste de recul tout en levant les mains en signe de paix. Bien entendu, Emmett et Jasper ne purent retenir un léger fou-rire qui fut vite étouffé par les regards assassins de leurs compagnes. Tout à coup, il vit une bande d'enfants arrivés en courant vers la jeune femme, cette dernière était trop occupée à foudroyer son mari pour les voir arriver. Ils passèrent près d'elle et la bousculèrent.
-Attention ! Cria Aaron.
Cependant, il était trop tard. Lynda se déporta sur le côté pour les éviter et son pied se posa sur une plaque de verglas, elle s'étala violemment de tout son long sur la chaussée. Ils se précipitèrent vers elle.
-Ca va ? S'inquiéta son mari.
-Ouais, maugréa-t-elle, j'ai cogné avec la tête.
-Ne bouge pas ! Lui ordonna Carlisle en s'agenouillant et en commençant à l'examiner.
-C'est rien, assura Lynda, ce n'est pas ma première gamelle ! Quoi que je dois bien admettre que ça fait mal.
-Rien d'étonnant, tu t'es bien cogné la tête, murmura Aaron soucieux.
-Non, j'ai mal au ventre. J'aurais pas dû déjeuner ce matin, marmonna-t-elle, j'ai la nausée.
Carlisle pâlit quelque peu, ses mains palpèrent le ventre de la jeune femme qui gémit.
-Ok, on va à l'Hôpital ! Déclara-t-il.
-C'est rien, ça va passer, protesta Lynda.
-Tu peux la porter ? Demanda le médecin à Aaron. Je ne tiens pas à ce qu'elle marche.
Ce dernier acquiesça avant de prendre son épouse dans ses bras pendant que celle-ci râlait et lui demandait de la déposer.
-Les enfants, vous n'avez qu'à continuer votre balade, on se retrouve tout à l'heure. Esmé veux-tu…
-J'aperçois là-bas Madame Weber, je vais aller l'aider à tenir le stand qui récolte des fonds pour les enfants défavorisés, le coupa-t-elle. »
Carlisle sourit à son épouse et déposa un rapide baiser sur ses lèvres tout en remerciant le ciel de lui avoir donné une femme aussi compréhensive. Il rejoignit le couple Gibson et monta dans leur voiture. Lynda était déjà installée à l'arrière et maugréait toujours après eux. Aaron démarra et prit la direction du petit Hôpital où il exerçait. Tout en roulant vers l'établissement, il demanda au couple le nom de leur médecin, prétextant qu'il souhaitait l'informer de l'état de la jeune femme. Lynda soupira d'exaspération pendant qu'Aaron, beaucoup plus coopératif, lui répondait. Il sourit en se rendant compte qu'il connaissait bien leur médecin, il n'aurait aucun mal à obtenir leurs dossiers.
Edward marchait entouré de ses frères, les filles les avaient abandonnés pour faire un peu de shopping. Enfin, c'était plutôt le contraire… Dès qu'Alice avait prononcé le mot shopping, ses frères l'avaient fermement empoigné et entraîné au loin. Il avait tenté d'emmener Bella avec lui, mais le petit lutin diabolique ne l'avait pas laissé faire et sa petite-amie était restée avec les filles. Rosalie avait passé un bras autour des épaules de Bella pour la rassurer ou l'empêcher de fuir, il hésitait encore. Tout en marchant, il se demandait pourquoi son père avait insisté pour que Lynda aille à l'Hôpital, après tout, la jeune femme ne semblait avoir que quelques contusions et la manière dont elle rouspétait montrait qu'elle allait bien, non ?
« -Et si on rentrait ? Proposa soudain Emmett. Il fait froid et je rêve d'une bonne partie de console.
-Les filles ne vont pas apprécier, lui rappela-t-il.
-On est venu avec la voiture de Rose, on a qu'à partir avec celle d'Edward, poursuivit Emmett. Jasper, appelle-les !
-Pourquoi moi ? Grogna Jazz.
Ses deux aînés se défièrent du regard pendant quelques secondes avant que le blond ne cède. Edward était sûr qu'il devait y avoir une histoire de pari là-dessous. Tout en inspirant profondément pour se donner du courage, Jasper composa le numéro d'Alice.
-Oui, c'est moi mon cœur… Oui, je sais… Ecoute… Oui… Il fait froid, les gars et moi on rentre se mettre au chaud… Je… Alice ? Alice ? Elle m'a raccroché au nez !
-Aïe, elle est si furieuse que ça ? S'inquiéta Emmett en pensant sûrement à la colère de Rosalie.
-Euh, je sais pas… Elle m'a dit que je la dérangeais et quand je lui ai dit qu'on rentrait, elle s'est énervée parce que je l'appelais juste pour dire ça alors qu'elle était très occupée. »
Tous trois secouèrent la tête en se disant qu'ils ne comprendraient jamais rien au comportement des filles, Edward se rassura en se disant qu'heureusement pour lui, Bella semblait être moins lunatique que ses sœurs !
Une heure plus tard, ils étaient installés dans leur salon. Edward avait préparé des boissons chaudes pendant que ses frères se disputaient pour choisir un jeu. Une fois qu'ils se furent mit d'accord, ils lui proposèrent de jouer, mais il refusa. Pendant qu'Emmett et Jasper jouaient tout en se disputant, son esprit vogua vers la nuit dernière. Il n'en revenait pas d'avoir parlé à Bella et surtout il était vraiment heureux que la jeune fille l'aime toujours autant. Ils en avaient parlé dans la voiture et tout en lui tenant la main, elle l'avait rassuré sur son amour. Il était sur un petit nuage et n'avait qu'une envie, lui prouver à son tour tout son amour. Ses frères étant occupés, il gagna discrètement sa chambre. Une fois seul, il sortit un livre caché dans le tiroir de son bureau et s'assit sur son canapé. Il était en train de chercher le chapitre qui l'intéressait quand la porte de sa chambre s'ouvrit violemment. Il sursauta et se dépêcha de planquer le livre dans son dos.
« -Je l'ai écrasé ! Hurla Jasper d'un ton victorieux. Viens voir sa tête ! Battre Emmett à son propre jeu c'est jouissif !
-Arrête de fanfaronner ! Gronda Emmett en les rejoignant tout en traînant des pieds. Et viens plutôt m'affronter dans une revanche !
-Emmett, tu veux vraiment prendre une autre raclée ? Le provoqua Jazz.
-Ecoute-moi bien, commença Emmett avant que son regard ne se pose sur lui, Edward n'aima pas ce qu'il lut dans son regard. Qu'est-ce que tu faisais ?
Son frère s'approcha de lui, les yeux brillant d'amusement, Emmett contourna rapidement le canapé pour se poster dans son dos. Il tendit une main pour se saisir du livre qu'il cachait, mais il le retint. Ils tenaient chacun un côté du livre, malheureusement, Emmett eut le temps de lire le titre qui ornait la couverture. Aussitôt, il lâcha le livre pour éclater de rire. Edward sentit ses joues s'empourprer et il partit se réfugier sur son lit.
-Emmett ! Gronda Jasper.
-Désolé, s'excusa son aîné en cessant de rire.
Edward avait ramené ses jambes contre son torse et y avait enfoui son visage. Il sentit le lit s'affaisser sous le poids de ses frères.
-Tu sais, ce livre est pas mal, marmonna Emmett et il entendit des pages être tournés, mais rien ne vaut les véritables conseils de tes frères. Allez, parle-nous.
Le jeune homme sentit ses joues s'enflammer, il chercha un peu plus à se dissimuler à leurs regards.
-Ca me fait mal de dire ça, mais Emmett a raison, plaisanta Jasper pour alléger l'atmosphère. Que veux-tu savoir ? »
Un léger silence s'abattit entre eux et il pria pour que ses frères aient abandonné leur idée et le laissent tranquille. Au lieu de ça, il comprit qu'ils étaient en train de lire l'article qu'il parcourait quand ils étaient arrivés car à peine quelques secondes plus tard ils commencèrent à lui parler. Au fur et à mesure qu'ils racontaient leur propre expérience, il se détendit, reconnaissant ses propres craintes dans leurs propos. Lentement, il releva la tête et croisa leurs yeux qui n'étaient ni rieurs ou moqueurs, seulement, attentifs à ses réactions. Oubliant sa gêne, il les écouta avec attention avant de participer un peu timidement à la conversation.
Carlisle sortit rapidement du laboratoire où il venait de déposer la prise de sang qu'il avait faite à Lynda tout en demandant à ce que l'analyse soit réalisée au plus vite. Alors qu'il regagnait son bureau où le couple patientait, une infirmière l'interpella pour lui donner les dossiers de ses amis. Il fit une halte par la salle de repos pour les consulter tranquillement, ce qu'il y lut l'aida à comprendre pourquoi le couple ne se doutait de rien. Le médecin salua quelques uns de ses collègues avant de rejoindre son bureau. Lorsqu'il y entra, il sourit. Aaron tentait désespérément de faire respecter son unique consigne à Lynda : qu'elle reste allongée !
« -C'est pas trop tôt ! Maugréa la jeune femme en le fusillant du regard.
-Lynda ! Souffla Aaron d'un ton exaspéré.
-Pardon, s'excusa Lynda, puis-je me lever ?
-Non et j'aimerais que tu restes calme, lui demanda-t-il, c'est mieux dans ton état.
-Dans mon état ? Répéta Lynda perdue.
-A quand remonte tes dernières règles ? Questionna le médecin de but en blanc.
-Quoi ?
-Réponds-moi, s'il-te-plaît, insista-t-il.
-Je ne sais plus, elles n'ont jamais été vraiment régulières. Passe-moi mon agenda, demanda-t-elle à son mari.
Aaron s'exécuta et fouilla dans le sac à main de son épouse. Carlisle pouvait voir les mines interrogatives des deux jeunes gens.
-Je sais que mes questions sont personnelles, mais comprenez que là c'est le médecin qui s'exprime, alors, quel moyen de contraception utilisez-vous ?
Carlisle vit le couple se figer. Ils se dévisagèrent pendant plusieurs secondes, leurs regards s'étaient voilés. Aaron fut le premier à reprendre ses esprits.
-Il y a quelques années, nous avons essayé d'avoir un enfant. Lynda est tombée enceinte et suite à un accident, elle a fait une fausse couche…
-Depuis, on ne peut plus en avoir, termina la jeune femme quand la voix de son mari s'était brisée.
-J'ai votre dossier, les informa Carlisle, je l'ai lu. J'ai vu que vous aviez fait plusieurs essais qui se sont révélés infructueux. Votre médecin vous a ensuite fait passer un test de fertilité qui est loin d'être négatif.
-Quoi ? S'écria Lynda.
-Je pense que mon collègue s'est mal exprimé et qu'il n'a pas compris que vous pensiez que votre couple était stérile, c'est bien ça n'est-ce pas ?
-On l'a pas revu après qu'il nous ait annoncé qu'on devait faire des tests, on les a fait. Nous avions pas mal de travail à l'époque, il nous a laissé un message disant qu'il souhaitait nous voir, que la conception d'un enfant serait difficile, expliqua Aaron, mais…
-Difficile, mais pas impossible, termina Carlisle. Je pense que la difficulté résidait plus dans un blocage psychologique que dans un problème physique.
-Psychologique ? Releva la jeune femme.
-Oui, vous avez perdu un bébé, cela a dû vous affecter et plus particulièrement toi, Aaron. Je pense que ton passé et cette perte t'ont bouleversés. Serait-il possible que tu ais pensé que tu n'avais pas le droit d'être père ?
Son ami avait blêmi en entendant ses propos, Carlisle savait qu'il était dur, mais il devait faire réaliser à Aaron que sa manière de penser n'était pas la bonne.
-Qu'est-ce qui te permet de croire ça ? Questionna Aaron d'un ton froid.
-La conception.
-Quoi ? S'exclama le couple surpris.
-Je pense que tu dois être enceinte de presque 4 mois, autrement dit, vous l'avez conçu à la période où Edward allait mieux. A mon avis, le fait d'aider mon fils, de le rassurer et de l'entourer t'a en quelque sorte libéré. Inconsciemment, tu as compris que tu pouvais être un bon père.
-Aaron, l'appela Lynda les yeux embués et en lui faisant signe de venir près d'elle, je suis désolée… J'aurais dû voir, comprendre…
-Non, arrête ça, la coupa Aaron, je t'interdis de dire ça ! Carlisle a raison, c'est… c'est ma faute et…
-Et si vous arrêtiez de vous fustiger ? Les interrompit le médecin en s'approchant d'eux. Vous devriez plutôt vous concentrer sur l'arrivée d'un nouveau membre dans votre famille. Que diriez-vous de faire sa connaissance ?
-Pardon ? Murmura Aaron.
-Avant, j'aimerais savoir si tu as toujours des douleurs Lynda ?
-Non.
-Je vais tout de même demander au gynécologue de garde de t'examiner. Peux-tu te déshabiller et enfiler cette chemise pendant que je vais chercher quelque chose ?
-Oui, acquiesça Lynda.
Carlisle leur sourit et sortit de son bureau. Les deux futurs parents semblaient encore sous le choc, il espérait ne pas s'être trop avancé et surtout que le bébé allait bien malgré la chute de la jeune femme. Ils ne supporteraient pas une mauvaise nouvelle. Carlisle se rassura en se disant que toutes les constantes de Lynda étaient bonnes. Avant de revenir dans son bureau avec l'échographe, il appela le Docteur Landry qui était de garder dans le service de gynécologie, sa collègue promit de le rejoindre rapidement.
-Je peux entrer ? Interrogea-t-il en entrouvrant la porte de son bureau.
-Oui, dit Lynda.
Carlisle sourit en percevant la joie de la jeune femme. Il entra et vit qu'Aaron était dans le même état que son épouse. Ils étaient heureux mais avaient encore un peu de mal à croire à leur bonheur. Il s'approcha et prit un drap qu'il étala sur les jambes de la jeune femme. Le médecin s'installa sur un tabouret, Aaron se rapprocha de son épouse et prit sa main. Carlisle releva la blouse de la jeune femme pour dévoiler son ventre. Il y versa un gel froid qu'il étala avec la sonde de l'échographe. Le couple sursauta en entendant un battement et en distinguant difficilement une forme sur l'écran.
-Tout a l'air parfaitement en ordre, les rassura-t-il, il est là, leur indiqua-t-il. Je ne suis pas gynécologue, mais je pense que mon estimation est la bonne, tu dois être dans ton 4ème mois.
-Oh, mon Dieu ! Souffla Lynda dont les larmes coulaient le long de ses joues. Comment… comment ai-je pu ne pas m'en rendre compte ?
-Ces derniers mois ont été plutôt chargé, lui rappela le médecin.
-C'est… C'est son cœur que l'on entend ? Interrogea Aaron ému.
-Oui, confirma le médecin avant de lancer d'un ton plus léger, je pense que l'on peut donc innocenter le chocolat ?
-Ah ! S'écria Lynda. Aaron, dès qu'on sort d'ici, tu iras m'acheter une crêpe et aussi une gaufre au chocolat !
-Tout ce que tu veux mon amour, assura son époux en déposant un baiser sur son front.
-Il va tout de même falloir surveiller ton diabète, lui rappela-t-il ce qui arracha une moue à la jeune femme.
Ils étaient en train de rire de son air quand on frappa à la porte de son bureau. Une femme d'une cinquantaine d'années les rejoignit.
-Bonjour, Carlisle, le salua-t-elle avant de se tourner vers le couple, bonjour, je suis le Docteur Landry, alors, on dirait qu'un heureux évènement se prépare, dit-elle en observant le moniteur. Tout m'a l'air parfait, néanmoins, une échographie endo-vaginale serait plus indiquée pour tout vérifier.
-Je vous laisse, annonça Carlisle, tu me fais biper lorsque tu as terminé Margaret ? Je vais aller récupérer ses résultats au labo.
-Bien sûr, Carlisle.
-Oh, et prends bien soin d'eux, ils sont de la famille ! »
Sa collègue acquiesça, de toute manière, il savait qu'il les laissait entre de bonnes mains. Le médecin allait sortir du bureau lorsqu'Aaron le rattrapa pour l'étreindre et le remercier. Il lui sourit et lui donna une tape dans le dos avant de sortir. Il rejoignait le laboratoire quand son téléphone vibra dans sa poche, il le sortit et vit que c'était son épouse. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle lui dit ce qu'elle était en train de faire, décidément, elle le connaissait vraiment bien !
Bella poussa un soupir de soulagement quand elle entra dans la villa des Cullen. Elle se laissa lourdement tomber sur le canapé sous l'œil amusé des deux aînés de la famille. Elle les fusilla du regard en se disant que eux ils avaient eu la chance de pouvoir s'enfuir !
« -Oh, allez, Bella ! Soupira Alice face à son air de martyr. On dirait que tu viens d'être torturée !
La jeune fille fusilla sa meilleure amie du regard tout en lui désignant les différents sacs qu'elle avait lâchés à ses pieds.
-Je suis sûre que tu trouveras une utilité à nos achats quand tu seras seule avec notre cher Edward, lui rappela Rosalie.
Un sourire se dessina alors sur ses lèvres ce qui arracha un rire moqueur à ses amis. Bella réalisa alors qu'il y avait un absent dans le salon.
-Où est Edward ?
-Dans sa chambre, lui répondit Jasper.
Bella le remercia avant de gagner la chambre de son petit-ami. Elle toqua à la porte et entra, la chambre était vide. La jeune fille déposa ses sacs sur le canapé au moment où la porte de la salle de bain s'ouvrait. Edward entra dans la pièce, une serviette nouée autour de sa taille pendant qu'avec une autre il essuyait ses cheveux. Bella sursauta quand il se racla doucement la gorge pour la sortir de sa contemplation. Elle rougit lorsqu'elle vit son sourire en coin, il était vraiment sublime. La jeune fille s'approcha de son petit-ami, elle passa ses mains autour de son cou pour s'emparer fougueusement de ses lèvres.
-Alors, tu as fait beaucoup d'achats ? Demanda-t-il en désignant les sacs.
-Quelques petites choses, murmura Bella en caressant son torse dénudé.
Son petit-ami frémit sous sa caresse avant de se pencher pour déposer une pluie de baisers dans son cou. Bella allait une nouvelle fois ravir ses lèvres quand elle se figea en entendant un bruit de voiture.
-Qu'est-ce qui se passe ? L'interrogea-t-elle.
-Ils sont allés faire un tour, lui confia le jeune homme.
-Un tour ? S'étonna Bella.
-Oui.
-Alors, nous sommes seuls ?
-Il semblerait, acquiesça-t-il en souriant devant son air mutin.
-Donc, nous sommes seuls dans la villa… Aurais-tu une idée sur ce que l'on pourrait faire ?
-Sûrement…
Bella sourit lorsqu'elle vit qu'ils pensaient à la même chose. Elle déposa un rapide baiser sur ses lèvres avant de se saisir de l'un de ses sacs.
-Vas donc t'allonger sur le lit et surtout ne te vêtit pas plus que tu ne l'es déjà, ordonna la jeune fille avant de s'enfermer dans la salle de bain. »
Bella s'observa quelques secondes dans le miroir. Elle ignorait combien de temps ils avaient. Rapidement, elle se déshabilla et fila sous la douche que son petit-ami venait de quitter. En allant tout aussi vite, elle se sécha et prit son sac. Elle observa un instant son contenu en espérant qu'Edward apprécierait. Bella s'observa une dernière fois dans le miroir, elle n'avait pas le temps de faire mieux. La jeune fille entra dans la chambre et fut surprise de voir que son petit-ami ne s'était pas contenté de l'attendre sagement sur le lit. Les rideaux avaient été tirés, des bougies étaient parsemées dans la pièce et une légère musique complétait ce tableau romantique. Ses yeux se posèrent alors sur un tas de serviettes qui gisaient au pied du lit. Ses joues s'empourprèrent lorsqu'elle comprit qu'Edward était nu sous le drap.
D'un pas sensuel, Bella s'avança dans la pièce et elle eut le plaisir de voir que le jeune homme la dévorait du regard. Elle portait uniquement un soutien-gorge bleue nuit avec une bordure en dentelle noire qui mettait en valeur sa poitrine et un string assortit. Bella s'approcha du lit sans le quitter du regard. Doucement, elle monta sur le lit et s'avança à quatre pattes vers lui tout en mordillant sa lèvre inférieure. Edward déglutit péniblement quand elle continua son ascension le long de son corps qu'elle frôla. Leurs lèvres s'effleurèrent au moment où elle laissa leurs corps entrer en contact, la jeune fille gémit quand elle sentit la virilité de son compagnon contre son ventre éveillant le feu qui sommeillait en elle.
Leurs lèvres se trouvèrent, leurs langues bataillèrent pendant que Bella amorçait un mouvement du bassin, un gémissement de plaisir leur échappa. La jeune fille laissa ensuite ses lèvres se balader le long de la mâchoire du jeune homme pendant que ses mains caressaient son torse. Soudain ses doigts entrèrent en contact avec un bout de tissu qu'elle ne pensait pas trouver. Elle repoussa le drap et observa d'un air mécontent le boxer d'Edward.
« -Je croyais t'avoir demandé de ne pas mettre de vêtement ? Lui rappela-t-elle en caressant son torse.
-Je sais, mais j'avais autre chose en tête.
-Oh, soupira-t-elle tout en faisant tout pour ne pas laisser transparaître sa déception.
-Oui, reprit son petit-ami, j'aimerais essayer quelque chose. »
Bella allait l'interroger, mais d'un coup de rein, il échangea leurs places. Edward la surplomba, bien installé entre ses jambes, il commença à déposer des baisers sur sa poitrine. La jeune fille se concentra sur les attentions que lui procurait son compagnon, cependant, elle se demandait toujours ce qu'il avait en tête. Elle décida qu'elle s'en moquait lorsqu'il repoussa la dentelle de son soutien-gorge pour suçoter l'un de ses mamelons pendant que l'une de ses mains caressait son autre sein. La jeune fille laissa ses mains glisser le long du dos d'Edward avant de caresser langoureusement ses fesses et de les étreindre pour accentuer le frottement de leurs bassins.
Un grognement de frustration lui échappa quand le jeune homme délaissa sa poitrine, ses mains s'étaient glissées dans son dos pour défaire son soutien-gorge qu'il balança dans la chambre avant que ses mains et ses lèvres ne reprennent d'assaut ses seins. Bella gémissait. Son corps s'enflammait. Elle pouvait sentir sa féminité s'humidifier face à la puissance de son désir qui devenait presque douloureux. Edward sembla le comprendre car quelques secondes plus tard, elle sentit ses doigts s'immiscer dans son sous-vêtement qui ne tarda pas à disparaître. La jeune fille s'accrocha aux épaules de son compagnon quand il entra un doigt dans son intimité tout en caressant son clitoris. Edward était en train de la faire mourir de plaisir. Elle ne contrôlait plus ses halètements, ni ses cris. Bien décidée à ne plus être la seule à prendre du plaisir, ses mains se posèrent sur le boxer de son petit-ami, mais celui-ci repoussa ses doigts.
« -Sois sage ! Gronda-t-il.
-Je suis sage, protesta Bella.
-Tu sais que je t'aime ?
-Bien sûr, Edward, moi aussi, je t'aime.
-Bella, je… j'ai envie de faire quelque chose… mais… mais tu dois me promettre que… que si je m'y prends mal, tu me le diras ?
-Oui, promit-elle intriguée.
Edward lui sourit avant d'ôter ses doigts de sa féminité pour les porter à sa bouche. Bella sentit une vague de plaisir l'envahir face au geste de son petit-ami. Ce dernier lui adressa un nouveau sourire avant d'écarter doucement ses jambes. La jeune fille cessa soudain de respirer. Il n'allait pas faire ça ! Si ? Une longue plainte lui échappa quand elle sentit sa langue caresser ses plis les plus intimes, ses doigts se crispèrent sur le drap. Bella mordit violemment sa lèvre pour retenir un cri, Edward s'amusait à titiller son clitoris. Le désir embrasait ses sens, elle avait l'impression que son bas ventre était en feu. Son corps s'arqua quand tout en suçant son bouton de plaisir, son petit-ami glissa deux doigts en elle.
-Edward ! Cria-t-elle tout en glissant ses doigts dans ses cheveux.
Il lui sembla sentir un sourire contre son intimité alors que le jeune homme redoublait de ferveur à lui faire perdre la tête. Ses hanches allèrent d'elles-mêmes à la rencontre de la bouche du jeune homme. Ses mains se crispèrent dans ses cheveux, pressant un peu plus la tête de son compagnon contre sa féminité. Son corps tremblait de plaisir, ses gémissements étaient de plus en plus bruyants, elle pouvait sentir son désir s'écouler et Edward se faisait un devoir de récolter. Tout à coup au milieu de ce tourbillon de délice, un éclair de lucidité la frappa.
-Edward ?
La bouche de son petit-ami quitta sa féminité, elle rougit en voyant son visage entre ses jambes, cette image lui fit regretter de l'avoir interrompu car elle attisa encore plus son désir.
-J'ai fait quelque chose de mal ? S'enquit-il soudain inquiet.
-Non ! S'écria-t-elle. C'est parfait ! Mais… Toi, ça va ?
Edward lui sourit tout en secouant la tête. Il lui fit un clin d'œil avant de souffler doucement sur sa féminité ce qui lui arracha un gémissement. Sans attendre, le jeune homme reprit ses douces tortures. Bella sentit son corps se tendre, elle n'allait pas tarder à venir s'il continuait comme ça. Ses yeux roulèrent dans ses orbites quand les doigts s'enfoncèrent plus loin en elle touchant son point sensible.
-Oui ! Hurla-t-elle.
Aussitôt les doigts de son compagnon revinrent heurter son point si sensible, faisant des va et viens de plus en plus rapides. La jeune fille faisait son possible pour contrôler son corps.
-Tu es délicieuse, murmura Edward d'une voix rauque qui la rendit folle.
Le jeune homme reprit ses caresses, elle pouvait sentir ses doigts s'agiter en elle. Bella se cambra quand elle sentit la langue de son compagnon s'insinuer en elle. C'était trop pour elle. Elle ferma les yeux sous le coup de la jouissance pendant que ses parois intimes se contractaient autour des doigts de son petit-ami.
-Edward ! Cria la jeune fille.
Son corps frémit entre les bras de son petit-ami, le plaisir déferla dans tout son être, ses doigts se crispèrent dans les cheveux du jeune homme qui lapa le fruit de son désir avant de remonter lentement le long de son corps tout en déposant des baisers humides. Une fois qu'il fut à sa hauteur, elle l'attira à elle pour l'embrasser fougueusement.
-Merci, murmura-t-elle contre ses lèvres, c'était merveilleux, tu es très doué. »
Son petit ammi rougit en entendant ses compliments, il enfouit son visage dans le creux de son cou et elle le laissa s'y cacher. Ses mains caressèrent tendrement ses cheveux, alors qu'elle se remettait lentement du merveilleux orgasme qu'il venait de lui donner. Jamais elle n'avait ressenti quelque chose d'aussi fort, son corps s'embrasa en repensant aux doigts, à la langue de son compagnon... Un sourire se dessina sur son visage alors qu'elle se rappelait du comportement de Jacob après leurs étreintes, Edward était totalement différent. Alors qu'il avait réussi à lui faire atteindre les sommets du plaisir, il ne fanfaronnait pas, il se cachait près d'elle et avait besoin de réconfort, d'être rassuré… Bella l'enlaça et ferma les yeux quelques secondes pour profiter de l'instant.
Edward sentit que ses joues étaient encore en feu à cause des compliments de sa petite-amie, il enfouit son visage dans le creux du cou de la jeune fille pour les dissimuler à sa vue. Il avait aimé la caresser et la toucher ainsi. Alors qu'il avait commencé à se calmer, ses rougeurs revinrent quand il se souvint de sa conversation avec ses frères. Cependant, il était heureux d'avoir réussi à leur parler et surtout il avait pu se rendre compte que les peurs qu'il ressentait, ses frères les avaient éprouvés. Grâce à leurs expériences, ils l'avaient rassuré et conseillé. Le jeune homme sortit de ses pensées quand il sentit les doigts de Bella caresser tendrement son dos, sa virilité toujours douloureusement tendue se rappela alors à lui. Avant qu'il n'ait pu esquisser un geste ou dire quoi que ce soit, il se retrouva plaqué sur le dos. Bella s'installa à califourchon sur lui, ses sens s'enflammèrent à la vue de son corps nu.
« -Monsieur Cullen, susurra-t-elle, il semblerait que vous ayez un problème ?
-Il semblerait, convint le jeune homme.
Bella lui sourit avant de se pencher vers son torse qu'elle embrassa et caressa. Ses mains descendirent le long de son corps avant d'attraper son boxer qu'elle abaissa.
-Non, protesta-t-il.
Sa petite-amie se redressa et lui lança un regard inquisiteur. Bella savait qu'il acceptait qu'elle lui ôte son sous-vêtement et qu'elle le caresse, elle devait donc se demander pourquoi il la repoussait.
-Les autres ne vont pas tarder à rentrer, lui expliqua le jeune homme. Je vais prendre une douche.
-Edward ! Laisse-moi te soulager, lui demanda-t-elle en se blottissant contre lui sa main glissa vers son entrejambe.
-Bella, ma douce, il faut… il faut que…
-Que quoi ? Murmura la jeune fille qui semblait ravie de lui faire perdre la tête.
-Non ! Bella, je vais prendre une douche.
-Alors, je viens avec toi ! Décida-t-elle.
Edward ne put le lui refuser. Ils sortaient du lit quand ils entendirent des voitures se garer devant la maison. Bella l'observa d'un air dépité.
-Je crois que je vais prendre ma douche seul, annonça le jeune homme.
-Je vais ranger ta chambre.
Il acquiesça avant d'aller s'enfermer dans la salle de bain. Il se glissa dans sa douche et tout en serrant les dents, il ouvrit le robinet d'eau froide. Rapidement, la tension qui habitait son corps s'apaisa. Il se dépêcha de se laver et sortit pour se sécher. Il s'enveloppa dans une serviette et rejoignit sa chambre pour prendre des vêtements. Edward frissonna et comprit que Bella avait aéré la pièce. La jeune fille vint vers lui dès qu'elle le vit.
-Oh, mon Dieu ! Tu es gelé ! S'écria-t-elle avant de frictionner ses bras.
-Bella ! Grogna le jeune homme en s'écartant d'elle.
-Désolée, murmura Bella en comprenant son trouble. »
La jeune fille s'éloigna de lui pour se diriger vers son armoire où elle attrapa des vêtements propres. Edward les prit et alla s'habiller dans la salle de bain. Quand il revint, Bella l'embrassa tendrement avant que la voix d'Emmett ne les fasse sursauter. Apparemment, ils étaient tous attendus au salon. Main dans la main, ils rejoignirent le rez-de-chaussée où toute la famille ainsi qu'Aaron et Lynda les attendaient. Le couple paraissait être sur un petit nuage. A la demande de Carlisle, ils s'assirent. Edward fit son possible pour éviter les regards en coin que ses frères lui lançaient. Tous haussèrent un sourcil quand ils virent Esmé arriver avec un plateau chargé de coupes ainsi que d'une bouteille de champagne.
« -On fête quelque chose ? Demanda Jasper qui tout comme eux était perdu.
-Toi aussi tu l'avais deviné ? Questionna Lynda en regardant leur mère.
-Oui, répondit Esmé, j'avais des doutes, mais Carlisle lui était quasiment sûr.
-Bon, on peut savoir ce qui se passe ? Interrogea Emmett qui n'aimait pas ne pas être au courant de tout.
-On a une bonne nouvelle à vous annoncer ! Déclara Lynda en les observant.
-Qu'est-ce que c'est ? Interrogea Alice.
Le couple se regarda avant que Lynda ne fasse un clin d'œil à son mari. Ce dernier se tourna alors vers eux, un sourire aux lèvres.
-Nous allons avoir un enfant ! Annonça Aaron. »
Après un moment de surprise, il se leva et se jeta sur le couple pour les enlacer, Edward savait qu'ils rêvaient d'avoir un enfant. Il s'écarta en entendant le bouchon de champagne sauter. Bella prit sa place pour féliciter le couple rapidement suivie par le reste de la famille. Tous s'embrassèrent avant de porter un toast aux futurs parents et au bébé. Edward enlaça tendrement Bella, ils s'embrassèrent, heureux de voir le bonheur régner sur sa famille.
