Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

MERCI pour toutes vos reviews et vos encouragements ! Merci ! ^_^


Pour les anonymes :

Ilonka :Merci beaucoup pour ta review ! ^_^ J'espère que la suite te plaira tout autant ! A bientôt ! Bonne semaine !

Sabrina : C'est vrai que c'est une bonne nouvelle pour Lynda et Aaron ! Edward prend confiance en lui, il se confie et avance. D'autres réponses arriveront bientôt… En tout cas, merci pour ta review ! A bientôt ! Bonne semaine !

Marion : Je suis contente que ce chapitre te plaise ! J'espère qu'il en sera tout autant de la suite ! Merci beaucoup pour ta review ! Bises et bonne semaine.

Angelik: Ca va, je te remercie, j'espère que toi aussi ! C'est pas cool quand Internet déconne, moi ça me donne envie de cogner sur la box ! lol. Tu penses que l'histoire d'Edward et celle d'Aaron sont liées ? Peut-être… En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! Bisous et bonne semaine !

Gogom : Merci beaucoup ! Je suis contente que mon histoire te plaise ! ^_^ J'espère que tu accrocheras aussi avec la suite ! Bonne semaine et à bientôt !

Sabrinabella : Voilà la suite ! J'espère qu'elle te plaira ! Leur relation va s'intensifier dans ce chapitre… En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !

Sur ce :

Bonne lecture !


Chapitre 31 : Paranoïa ?

Edward faisait résonner le dernier accord de la lettre à Elise lorsqu'il sentit un regard peser sur lui. Le jeune homme n'avait pas besoin de se retourner pour savoir que des yeux à la douce couleur chocolat l'observaient. Il releva la tête des touches noires et blanches du piano pour balayer la salle du regard, il la vit et lui sourit. Bella lui fit un petit signe de la main avant de s'asseoir au fond du petit théâtre avec Rosalie et Alice. Edward reporta son attention sur son professeur lorsque Caroline se racla la gorge, il allait s'excuser, mais son professeur lui sourit avec indulgence avant de saluer les trois nouvelles arrivantes. Tous les élèves présents au cours se tournèrent pour les observer et il put voir les joues de sa petite-amie s'empourprer pendant que ses sœurs souriaient aux étudiants.

« -Ta prestation était parfaite, Edward, tes notes sont toujours justes. Penses-tu qu'un jour j'arriverai à te mettre en difficulté ? Plaisanta Caroline.

-Je ne suis pas parfait, marmonna-t-il en baissant la tête pour cacher ses joues rougies.

-Menteur ! Soufflèrent plusieurs personnes tout en toussant.

Edward n'eut pas besoin de chercher qui avait parlé, le rire de ses sœurs suffit à prouver leur culpabilité.

-J'ai jeté un coup d'œil à ton cahier, continua Caroline imperturbable, peux-tu nous jouer l'une de tes compositions ?

-Je… Je suis pas sûr qu'elles soient écoutables, confia le jeune homme en insistant sur le dernier mot.

-Personne ne les a entendues ? S'étonna son professeur.

-Si ! Si ! S'écrièrent à nouveau ses sœurs ainsi que Bella.

-C'était si nul que ça ? Leur demanda Mademoiselle Rovetta.

-Non, assura Alice, mais Edward a tendance à se dévaloriser !

-C'est bien ce que je pensais, murmura Caroline en se tournant vers lui, choisis celle que tu veux et laisse-nous juger.

Edward soupira. Il feuilleta son cahier sous l'œil attentif des autres élèves et des trois filles. Le jeune homme savait que certains étudiants guettaient la moindre erreur qu'il pourrait commettre, ils n'appréciaient pas qu'un gamin, c'est ainsi qu'ils l'appelaient, ait plus de talent qu'eux.

-Celle-ci m'intrigue, avoua son professeur voulant ainsi l'aider dans son choix.

Le jeune homme rougit en voyant les lettres B.L. en haut de la partition, il n'était pas prêt à jouer cette musique devant tout le monde surtout que la principale intéressée ne l'avait pas encore entendue. Il désigna une autre mélodie à Caroline qui acquiesça, elle descendit de l'estrade pour s'asseoir dans la salle pendant qu'il commençait à jouer. Edward sentit un sourire se dessiner sur son visage alors qu'il repensait au moment où il avait composé la mélodie, il venait juste d'apprendre qu'Aaron et Lynda allaient avoir un enfant. Les notes exprimaient l'amour, l'espoir, la vie, il espérait avoir réussi à retranscrire ces trois sentiments dans ses notes. Sa respiration se bloqua dans sa poitrine lorsqu'il plaqua la dernière note. Un silence de plomb régnait dans le théâtre. Avec appréhension, il tourna la tête pour regarder son auditoire. Soudain, Bella et ses sœurs se levèrent pour l'applaudir, leurs joues brillaient légèrement laissant voir qu'elles avaient pleuré. D'autres personnes se joignirent à elles, son professeur se leva pour le rejoindre tout en essuyant une larme.

-Ne doute jamais de ton talent ! Lui ordonna-t-elle en plantant son regard dans le sien.

Edward ne put qu'acquiescer, l'émotion l'avait momentanément rendu aphone.

-Bien ce sera tout pour aujourd'hui, déclara Caroline en se tournant vers les étudiants. Merci à tous, on se retrouve demain à 15 heures.

Les élèves saluèrent leur professeur, certains, avec qui il avait échangé quelques mots, lui adressèrent un signe de la main. Bella et ses sœurs quant à elles se levèrent pour le rejoindre.

-Tu es sûr de ne pas vouloir venir travailler à temps plein au Conservatoire ? Lui demanda son professeur d'un air plein d'espoir.

-Merci, mais je t'ai déjà dit que…

-Que tu t'intéressais à trop de choses pour ne te consacrer qu'à la musique, je le comprends, c'est juste que le Doyen m'a demandé d'insister. Il souhaite aussi que tu sois le soliste pour le spectacle annuel.

-C'est génial ! S'écria Alice en lui sautant dessus.

-Félicitations ! Lança Rose qui imita le petit lutin.

-Merci, les filles, mais je ne peux pas accepter.

-Mais pourquoi ? Demanda Alice visiblement déçue.

-Je ne suis ici que quelques heures par semaine et encore parfois je ne viens pas, ce n'est pas juste vis-à-vis des étudiants qui sont assidus aux cours, expliqua-t-il.

-Je trouve ça très bien de ta part, approuva Caroline, mais tu sais, il y aura les agents de certains grands orchestres symphoniques, cela pourrait être déterminant pour ton avenir.

-Je ne sais pas, avoua-t-il, j'ignore ce que je veux faire plus tard, mais ce que je sais c'est que je ne veux pas quitter Forks, je ne veux pas quitter ma famille et Bella, je ne peux pas.

-Tu sais, tu as 17 ans, beaucoup de jeunes abandonnent le cocon familial pour construire leur avenir.

Edward passa une main nerveuse dans ses cheveux, c'était sans doute le cheminement normal pour les autres, mais pas pour lui, il ne se voyait pas quitter la villa, non, il avait besoin d'eux.

-C'est vrai, acquiesça Rosalie face aux propos de Mademoiselle Rovetta, mais je pense que c'est trop tôt pour Edward, après tout, il ne sait pas encore ce qu'il veut faire. En tout cas, merci pour vos conseils, mais nous devons y aller.

-Oui, nous devons rejoindre Emmett à son entraînement ! Ajouta Alice en prenant sa main.

-Je suis désolé, mais merci pour tout Caroline.

-Je t'en prie. A bientôt, les enfants !

-Au revoir, lança Bella en prenant son autre main.

Une fois hors du théâtre, Edward mit son blouson, puis, il reprit la main de sa petite-amie pour y déposer un baiser. Main dans la main, ils sortirent du Conservatoire pour monter dans sa voiture et prendre le chemin de l'Université. Une fois qu'il fut garé, ses sœurs sortirent précipitamment, pressées de retrouver leur moitié, Jasper était allé assister à tout l'entraînement car il souhaitait intégrer l'équipe.

-Allez-y, leur dit-il, je vais faire un tour au secrétariat pour voir si mes devoirs sont corrigés.

Cela faisait trois semaines qu'il assistait à quelques cours dans différentes spécialités, les cours du Lycée de Forks l'ennuyant, ses parents et ses professeurs avaient trouvé cette solution. Il travaillait sur des sujets universitaires tout en allant en cours avec des jeunes de son âge.

-Tu veux que je t'accompagne ? Demanda Bella qui raffermit sa prise autour de sa main.

-Oui, bien sûr que je…

-Oh, non ! Miss Swan, tu viens avec nous ! Déclara Rose. Tu m'as promis de voir mon équipe de Cheerleaders !

-Ca va être génial ! Sautilla Alice. Je pourrais encourager mon homme !

-Si tu es prise, glissa sournoisement Rosalie.

-Mais… Mais tu es ma sœur ! S'écria le petit lutin.

-Allez, venez, dit Rose en leur prenant la main, tu nous rejoints Edward ?

-Oui, j'en ai pour un quart d'heure.

-Pitié, Edward ! Chéri ! L'implora Bella. Je veux rester avec toi.

-Oh, non ! Tu viens ! Assura Alice qui avait oublié ses jérémiades.

Edward fit un petit sourire compatissant à sa petite-amie qui affichait une mine de suppliciée. Une fois qu'elles furent hors de sa vue, il se décida enfin à rejoindre le bâtiment administratif. Plus vite il aurait terminé, plus vite il serait près de Bella pour la protéger autant que possible de ses sœurs. Le jeune homme vit que la chance était de son côté car il n'y avait pas grand monde. Il attendit patiemment son tour, puis, il se rendit au bureau d'un homme d'âge mûr qui, après qu'il lui ait donné son nom, partit chercher ses devoirs corrigés ainsi que son prochain travail. Alors qu'il patientait sur sa chaise, son regard se posa sur une silhouette qui le fit frémir. Aussitôt, il tenta de se cacher, mais c'était trop tard elle l'avait vu !

-Salut, Edward !

-Bonjour, Tanya, dit-il à contrecœur.

-Tu es tout seul ?

-C'est évident non ? Lâcha le jeune homme d'un ton acerbe.

-On pourrait peut-être aller boire un café quand tu auras terminé ? Demanda la blonde en caressant son avant-bras.

-Merci, mais, non merci, répondit Edward, ma petite-amie m'attend.

-Oh, tu es toujours avec elle.

Le jeune homme serra les poings, il n'appréciait pas la manière dédaigneuse dont Tanya parlait de Bella. A ses yeux, la blonde n'arrivait même pas à la cheville de sa petite-amie !

-Oui, je suis toujours avec Bella, assura-t-il en insistant sur le prénom de sa compagne, et je resterai avec elle tant qu'elle voudra de moi.

Tanya haussa un sourcil et entrouvrit la bouche comme s'il venait de dire une énormité. Heureusement pour lui, l'homme de l'administration revint avec son dossier. Edward le remercia et se leva pour prendre congé, bien décidé à laisser Tanya derrière lui. Malheureusement, elle ne sembla pas l'entendre de cette oreille car elle lui emboîta le pas.

-Alors, dit-elle en attrapant son bras, on va boire ce café ?

-Dans combien de langue je vais devoir te le dire : non, je n'irais pas boire un café avec toi ! S'énerva Edward.

-Allez, Eddie, tu es un bel homme et tu as besoin d'avoir une vraie femme pour s'occuper de toi, je saurais prendre soin de toi, susurra-t-elle en se collant à lui.

-Tout d'abord, c'est Edward et pas Ed ou Eddie ! Et, même si cela ne te regarde pas, sache que Bella pourvoie parfaitement à mes besoins, cingla le jeune homme en la repoussant, maintenant, fous-moi la paix ! »

Il s'éloigna rapidement, priant pour qu'elle ne se lance pas à sa poursuite. Au bout de quelques mètres, il ralentit, heureux de voir que Tanya ne le suivait pas. Tout en marchant, il entrouvrit son dossier pour jeter un coup d'œil à ses notes. Il fut rassuré de voir qu'il avait la moyenne partout. Edward était en train de regarder sa liste de devoirs quand quelque chose attira son attention sur sa droite. Le jeune homme s'arrêta tout en sortant le nez de ses papiers, il balaya du regard les étudiants qui se tenaient sur sa droite.

Un frisson parcourut son échine lorsqu'il lui sembla apercevoir une silhouette familière. Il se mit à courir quand il vit la crinière hirsute et rousse disparaître derrière le bâtiment des Sciences, car malgré la peur qui grandissait en lui, il savait qu'il devait aller voir ! Il devait en avoir le cœur net ! Le souffle court, il surgit derrière le bâtiment. Ses yeux balayèrent aussitôt les alentours, la cherchant du regard, mais elle avait disparu. Avait-il rêvé ? Peut-être… Il inspira profondément pour tenter de retrouver une respiration sereine, aussitôt, un parfum capiteux envahit ses narines. C'était son parfum ! Sa senteur lui était insupportable, elle réveillait toujours ses maux de têtes. Néanmoins, cela ne voulait rien dire, elle n'était pas la seule à porter ce parfum…

Soudain, Edward réalisa que son comportement étrange avait éveillé la curiosité de plusieurs étudiants qui l'observaient. Après avoir examiné une dernière fois les alentours, il reprit le chemin du stade. Tout en marchant, il pinça l'arête de son nez. A vrai dire, il n'avait rien vu, juste une fille qui lui ressemblait et qui avait, elle aussi, les cheveux roux. Combien y'avait-il de rousses sur ce campus ? Beaucoup, rien que de là où il était, il en apercevait deux !

Rassuré par sa logique, il s'empressa de rejoindre sa famille, reléguant cet incident au fond de sa mémoire. Edward sourit quand il aperçut le stade, il allait enfin retrouver Bella !

« -Anthony !

Pour la deuxième fois en quelques minutes, il sentit une sueur froide couler le long de son échine. Ses yeux affolés balayèrent les alentours. Il connaissait cette voix !

-Anthony !

Edward dut serrer ses poings pour éviter que tout le monde ne voie ses mains trembler. Il inspira profondément pour essayer de se calmer. Tout comme les jeunes filles rousses, il devait y avoir beaucoup de garçons prénommés Anthony sur le campus. Cependant, quel était le pourcentage pour que ces deux évènements se produisent en si peu de temps sans que cela n'ait un rapport avec lui ?

-Anthony !

Cette fois la panique l'envahit. Edward tourna rapidement sur lui pour trouver la personne qui l'appelait, car c'était bien son attention qu'on essayait d'attirer ! Il reconnaissait sa voix grave, menaçante… Le jeune homme ferma les yeux pour tenter de calmer son angoisse, il ne risquait rien, il était au milieu des autres étudiants, même lui ne tenterait rien en plein jour et devant autant de témoins !

-Anthony !

Le jeune homme pivota sur la gauche et il le vit ! L'homme cria une autre fois son ancien prénom, Edward se figea. Soudain, quelqu'un le bouscula, le sortant de sa torpeur.

-Pardon, s'excusa un jeune homme en l'aidant à se redresser, je ne t'ai pas fait mal ?

Il voulut parler, mais les mots restaient bloqués dans sa gorge.

-Tout va bien Anthony ?

Il était là, juste derrière lui… Tout en serrant les dents, il se redressa, bien décidé à lui faire face et surtout à ne pas le laisser se délecter de sa peur !

-Oui, ça va.

Edward regarda d'un air ahuri le jeune homme qui l'avait bousculé répondre. C'était lui ? Il s'appelait Anthony ? Il se retourna pour voir à qui appartenait la voix, il se retrouva à la fois soulagé et confus. Ce n'était pas lui ! Pourtant leurs voix étaient étrangement similaires, mais physiquement, il ne lui ressemblait pas du tout !

-Tout va bien ? Lui demanda la voix qui l'avait terrorisé quelques secondes plus tôt.

-Oui, murmura-t-il encore un peu perdu.

-Je suis désolé de t'avoir bousculé, s'excusa une nouvelle fois Anthony.

-C'est rien, j'étais dans la lune.

Les deux jeunes gens le saluèrent avant de partir vers la grande bibliothèque.

-Tu as un don pour attirer les cas, Anthony, lâcha le jeune homme qui l'avait effrayé, ce type a vraiment l'air paumé ! »

Ces paroles firent sortir Edward de sa torpeur, machinalement, il reprit sa marche en direction du stade. Il devait absolument retrouver une expression neutre, il ne souhaitait pas inquiéter sa famille, surtout qu'il n'avait aucune raison de s'inquiéter. Il n'y avait aucun danger, c'était son imagination qui lui jouait des tours ! Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi son esprit ne s'était-il pas moqué de lui au tout début quand il était encore fragile ? Ses mains serrèrent le dossier contenant ses devoirs et il réalisa que la réponse se trouvait sous ses yeux. Il en faisait trop ! Entre le Lycée, le Conservatoire et maintenant l'Université, sans oublier les nombreuses sorties qu'il faisait avec Bella et sa famille, il n'avait pas réalisé qu'il en faisait trop. Il était fatigué et cela lui jouait des tours !

« -Tu vas bien ?

Edward sursauta, son cœur s'emballa dans sa poitrine avant qu'il ne croise le doux regard de sa moitié.

-Oui, murmura-t-il.

Sans un mot de plus, il jeta son dossier sur un des bancs pour enlacer sa petite-amie. Il enfouit son visage dans le creux de son cou respirant ainsi son doux parfum tout en laissant la chaleur du corps de la jeune fille l'envahir et le protéger.

-Tu es sûr que tout va bien ? Demanda la voix inquiète de Bella.

-Oui, je vais bien, répéta le jeune homme.

-Ah ! Te voilà enfin ! S'écria Alice. Tu as loupé notre mini-entraînement à Bella et à moi.

-Désolé, s'excusa-t-il la tête toujours enfouie dans le cou de sa compagne.

-T'as pas raté grand-chose, le rassura Bella, si ce n'est un grand moment de solitude pour moi.

-Je suis sûr que tu étais bien, protesta Edward.

-Bien tenté, mais tu sais que c'est faux Cullen, le sport et moi, nous ne sommes vraiment pas copains, plaisanta-t-elle.

-Tout va bien, Edward ?

-Oui, Alice, répondit-il toujours bien à l'abri dans sa cachette.

-Qu'est-ce qui se passe ? Questionna Emmett. Ca va pas Edward ?

-Si, grogna-t-il sans bouger d'un pouce.

-Tu en as mis du temps, remarqua doucement Rosalie.

Edward soupira ce qui fit frissonner Bella. Il déposa un baiser sur sa peau avant de se décider à sortir de sa cachette.

-Waw ! Ne nous dis pas que ça va parce que c'est faux, t'as vraiment pas l'air bien, dit Jasper en plongeant ses prunelles dans les siennes.

-Il a raison, renchérit Bella tout en caressant sa joue, tu es pâle.

-Je vous assure que c'est rien, je suis juste fatigué, avoua-t-il en s'asseyant sur un banc, je crois que j'en fais trop.

-Pas étonnant, tu n'arrêtes pas d'étudier ! Lui rappela Rosalie.

-Il faudrait que tu fasses un choix, ce serait plus sain pour toi, ajouta Emmett.

-Je sais, mais… J'ai tellement attendu de pouvoir faire ce que je veux, d'étudier, de découvrir le monde que maintenant que j'en ai la possibilité je ne veux rien rater, vous comprenez ? Je me dis que si j'omets de faire quelque chose, je le regretterai et je ne veux plus avoir de regrets ! Je veux vivre !

-Vivre ne signifie pas forcément suivre plusieurs cursus scolaires en même temps, raisonna Jasper.

-Et malgré tout ton acharnement, intervint Bella d'une voix douce, tu ne pourras pas rattraper le temps perdu. Alors, pourquoi ne te laisses-tu pas simplement vivre ?

-Oui, murmura-t-il, vous avez raison.

-Enfin, ta fatigue n'explique pas ton comportement de tout à l'heure, lui rappela sa petite-amie en s'asseyant à ses côtés et en prenant sa main, y'a-t-il autre chose ?

Edward ferma les yeux pour repousser l'angoisse qui l'avait étreint quelques minutes plus tôt. Il inspira calmement, ce n'était rien, il n'y avait aucun danger. Tout ceci n'était que le fruit de son imagination, se répéta-t-il.

-Edward ? L'appela Jasper en posant une main sur son épaule.

-Ce n'est rien, assura-t-il, j'ai croisé Tanya au secrétariat et j'ai eu du mal à m'en défaire.

-Je vais lui faire avaler ses faux-ongles à celle-là ! Grogna Rosalie.

-Et si nous allions lui dire ce qu'on pense de son comportement les filles ? Proposa Alice. Tu viens Bella ?

-En temps normal, je t'aurais dit oui, mais là, je pense que nous allons plutôt rentrer, répondit sa petite-amie tout en le couvant du regard.

-On devait aller manger une glace ! Leur rappela Emmett en prenant un air boudeur.

-Allez-y sans nous, nous on rentre.

-Non, c'est bon, Bella, intervint-il, mais on pourrait aller ailleurs que sur le campus ?

-Bien sûr, acquiesça Jasper, pourquoi ne pas aller à la crêperie à Forks, ils ont des glaces faites maison ?

-Ah, ouais ! S'exclama Emmett qui salivait déjà. »

Edward eut un rire plus discret que celui des autres face à la tête de leur aîné. Il se leva et Bella prit aussitôt sa main. Sans échanger un mot, ils gagnèrent sa voiture en compagnie de Jasper et d'Alice. Tout en marchant, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de surveiller les alentours. Une fois dans la voiture, Jasper s'installa à ses côtés pendant que les filles prenaient place à l'arrière pour papoter. Durant le trajet, Edward ne put s'empêcher de surveiller les voitures qui allaient dans la même direction qu'eux.

Ils arrivèrent devant la crêperie et sortirent de la Volvo pour attendre Emmett et Rosalie qui avaient dû aller récupérer la voiture de celle-ci avant de les rejoindre. Tout en enlaçant Bella, Edward ne put s'empêcher d'observer le ballet des voitures et des passants. Tout à coup, le ridicule de la situation lui apparut ! Il était en train de gâcher l'après-midi de toute la famille à cause de ses penchants paranoïaques ! Le jeune homme repensa aux évènements qui l'avaient tant troublé cet après-midi et une nouvelle fois, il se rendit compte que cela ne voulait rien dire. Rassuré et bien déterminé à laisser tout ça derrière lui, il sourit à sa petite-amie avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Bella passa un bras autour de sa nuque pour approfondir leur étreinte. Ils durent se séparer sous les moqueries d'Emmett qui venait d'arriver. C'est le cœur léger qu'il suivit les autres à l'intérieur de la crêperie.


Carlisle referma le dossier qu'il était en train de consulter, la journée de demain ne serait pas évidente, il n'aimait pas annoncer de mauvaises nouvelles à ses patients. Tout en s'étirant, il fronça les sourcils en se rendant compte que la villa était étrangement silencieuse, ce qui était anormal quand on connaissait ses enfants. Un coup d'œil à sa montre lui apporta la réponse à sa question, il était tard, les enfants étaient couchés. Bien décidé à rejoindre son épouse, il sortit de son bureau. Alors qu'il passait devant la chambre de son plus jeune fils, il stoppa ses pas. Carlisle se rapprocha doucement de la porte, son ventre se noua quand il entendit des gémissements et des sanglots.

Sans attendre plus longtemps, Carlisle ouvrit la porte et entra dans la chambre de son fils. Une fois arrivé près du lit, il alluma sa lampe de chevet. Ce qu'il vit déchira son cœur de père. Le visage de son cadet était déformé par la peur, des larmes coulaient le long de ses joues. Tout en prenant garde de ne pas l'effrayer, Carlisle l'appela doucement. Voyant que cela ne servait à rien, il posa sa main sur l'épaule d'Edward pour le secouer doucement. Aussitôt, son fils poussa un cri de détresse et partit se réfugier à l'autre bout du lit.

« -C'est moi, Edward, c'est papa, dit-il d'une voix douce et rassurante.

Edward posa sur lui un regard hagard, apparemment, il était toujours perdu dans ses terreurs nocturnes.

-Edward, mon grand, tu sais que je ne te ferai jamais de mal, n'est-ce pas ?

Carlisle soupira de soulagement quand il vit son fils acquiescer. Il lui tendit sa main et, après quelques secondes, Edward l'accepta. Il l'attira à lui. Une de ses mains attrapa un mouchoir en papier avec lequel il essuya ses larmes.

-Tiens, mouche-toi, dit-il en lui en donnant un propre.

-Merci.

Pendant que son fils reprenait ses esprits, Carlisle l'observa avec attention tout en caressant ses cheveux. Quand il était entré dans sa chambre et qu'il avait vu son visage tordu par la souffrance, Carlisle avait eu l'impression d'être reparti des mois en arrière. Cela faisait longtemps que son fils ne les réveillait plus en pleine nuit, Edward avait réussi à vaincre ses peurs nocturnes. L'angoisse l'étreignit quand il comprit que quelque chose avait dû perturber son cadet et réveiller ainsi ses craintes.

-Edward, tu veux me parler ?

-Je suis désolé, s'excusa-t-il, j'ai fait un cauchemar.

-Tu t'en souviens ?

Son fils secoua la tête pour lui signifier qu'il ne s'en rappelait pas, Carlisle prit sur lui pour ne pas insister car il était évident que son fils lui mentait.

-Veux-tu que j'aille te chercher un verre de lait chaud ? Lui proposa-t-il.

-Non.

-Bien, tu devrais essayer de te rendormir. Je pourrais peut-être rester avec toi le temps que tu t'endormes ? »

Carlisle lut l'hésitation dans le regard de son fils. Edward devenait un homme, mais une part d'enfant subsistait en lui, un enfant blessé qui avait besoin d'être rassuré par son père. Alors, sans attendre sa réponse, Carlisle retira ses chaussures et plutôt que de s'asseoir dans un fauteuil, il s'allongea près de son fils. Il éteignit la lampe de chevet et attira son fils dans ses bras. Aussitôt, les doigts d'Edward s'accrochèrent à sa chemise comme s'il avait peur qu'il l'abandonne. Carlisle prit une profonde inspiration pour chasser la peine et la souffrance qui l'assaillaient, il ne supportait pas de voir son enfant dans cet état. D'une voix tremblante, il commença à fredonner une berceuse, alors qu'une de ses mains enserrait fermement la taille de son fils, l'autre caressa doucement son dos. Au bout d'une demi-heure, Edward se détendit, un quart d'heure plus tard, il s'endormit. Carlisle, lui, ne parvint pas à trouver le sommeil. Son esprit ne cessait de penser à la fragilité de son cadet. Edward avait tellement progressé, peut-être était-il allé trop vite ? Il savait que certaines de ses blessures n'étaient pas refermées et qu'elles ne cicatriseraient probablement jamais, cependant, le fait qu'Edward refuse de parler l'inquiéta. Que pouvait-il bien se passer dans sa tête ? Il aurait tant aimé pouvoir le soulager…

Le soleil était levé lorsque Carlisle se réveilla. Une main douce caressait sa joue, il se tourna et croisa le regard inquiet d'Esmé. Doucement, il se défit de l'étreinte de son fils. Cependant, Edward ne semblait pas vouloir le lâcher. Le médecin fut surpris de sentir les doigts de son épouse sur son torse, elle défaisait les boutons de sa chemise. Une fois qu'elle fut ouverte, il l'ôta, ne gardant que son débardeur pour laisser sa chemise à Edward qui enfouit son visage dans le tissu. Sur la pointe des pieds, ils sortirent de la chambre et gagnèrent la cuisine où le reste de la famille déjeunait.

« -Alors, on s'est endormi dans son bureau ? Railla Emmett en le voyant avec ses vêtements chiffonnés.

Ses enfants commencèrent à rire avant de stopper en voyant ses traits tirés. Un sanglot le figea, il se tourna et se précipita vers Esmé qui venait de craquer.

-Ca va aller, assura-t-elle en essayant de se débarrasser de son étreinte.

-Il n'y a aucune honte à craquer, ma chérie, dit-il en essuyant ses larmes.

Esmé cacha son visage contre son torse, il la serra fermement contre lui en la berçant. Au bout de quelques minutes, elle se recula et malgré la tristesse qui émanait d'elle, il savait que la crise était passée. Son épouse se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa tendrement. Carlisle rejoignit ensuite sa place autour de la table familiale et, avant qu'elle ne puisse se réfugier derrière ses fourneaux, il attrapa Esmé par la taille pour la garder sur ses genoux.

-Que se passe-t-il ? C'est Edward ? Interrogea Rosalie inquiète.

Carlisle acquiesça sous les regards soucieux de ses enfants qui se blottissaient les uns contre les autres.

-Edward a fait un cauchemar assez violent cette nuit, les informa-t-il, je suis resté avec lui.

-Je croyais que ça allait mieux ? S'étonna Alice.

-Oui, mais ce qu'il a vécu est très dur et même s'il prend beaucoup sur lui, il ne peut pas se débarrasser de tous ses démons. Pourtant…

-Qu'y a-t-il papa ? Demanda Jasper qui avait senti qu'il y avait plus.

-J'ai eu l'impression de revoir le Edward des premiers jours, avez-vous remarqué quelque chose qui aurait pu le perturber hier ?

-Non, répondit Emmett, on est allé au campus puis on a mangé une glace à Forks.

-Tanya ! Cracha soudain Rosalie.

-Tanya ? Répéta Esmé perdue.

-C'est une fille de la fac qui est abjecte et qui a décidé qu'Edward serait son petit-ami, chaque fois qu'elle le voit elle lui saute dessus et elle ne fait pas dans la finesse, leur expliqua Alice en faisant la grimace.

-C'est vrai qu'il avait l'air pas mal secoué quand il nous a rejoint au stade, se rappela Jasper.

-On aurait pas dû le laisser seul, se reprocha Emmett.

-Ce n'est pas votre faute ! Déclara Esmé. Edward s'est déjà promené seul et il n'a jamais eu de problèmes ! Cette fille a dû lui dire des choses qui l'ont effrayé !

-Elle a dû réveiller un mauvais souvenir, compléta Carlisle. »

Le médecin était rassuré d'avoir trouvé une explication au comportement de son fils, pourtant, il ne cessait de se demander s'il ne faisait pas fausse route. Tout en jetant un coup d'œil à la pendule, il demanda à ses enfants de se dépêcher sinon ils allaient être en retard en cours. Esmé leur précisa qu'elle appellerait le Lycée pour prévenir qu'Edward ne viendrait pas. Après avoir avalé son café et embrassé ses enfants, Carlisle regagna l'étage, il ne souhaitait pas que son cadet se réveille seul.


Edward avait passé la journée allongé dans son lit ou sur le canapé. Ses parents ne l'avaient laissé seul que pour de très rares minutes. Il ressentait leur inquiétude et il s'en voulait de leur causer autant de soucis. A l'heure du déjeuner, Bella l'avait appelé. A la voix de la jeune fille, il avait compris qu'elle était au courant pour son cauchemar. Ils avaient discuté autant qu'ils le pouvaient, Bella lui avait promis de venir le voir dès la sortie des cours et le seul fait d'avoir entendu sa voix l'avait réconforté. Edward était maintenant tranquillement installé sur le canapé de sa chambre en train de lire quand on frappa à sa porte. Il jeta un coup d'œil à sa montre et un sourire se dessina sur ses lèvres.

« -Entre !

-Salut ! Lança Bella en posant son sac de cours et en se précipitant vers lui.

-Bonjour.

Il eut à peine le temps de dire ce seul mot que Bella était déjà sur ses genoux et l'embrassait doucement.

-Ca va ? Lui demanda-t-elle inquiète.

-Oui, ce n'était qu'un cauchemar. Je vais bien.

La jeune fille l'observa quelques secondes, son regard chocolat plongea dans le sien comme si elle essayait de lire en lui. Au bout de quelques minutes, elle poussa un soupir avant de le serrer dans ses bras.

-Tu sais que tu peux tout me dire ? Murmura Bella.

-Oui, je t'assure qu'il n'y a vraiment pas de quoi s'inquiéter, je ne me souviens même pas de mon cauchemar ! Mentit-il avec toute l'assurance dont il était capable. Ta journée c'est bien passée ?

-Oui, sauf que tu m'as affreusement manqué ! Du coup, j'ai demandé à mon papa si je pouvais dormir ici et devine ce qu'il a dit ?

-Qu'a-t-il dit ? Demanda Edward en entrant dans son jeu.

-Pas de problème, donc, cette nuit, tu vas devoir me supporter, déclara-t-elle, et si jamais tu fais un mauvais rêve, je serais là pour toi.

-Merci, Bella.

-Je t'en prie, mon amour. »

La jeune fille lui sourit avant de se pencher pour s'emparer de ses lèvres. Ils profitèrent de quelques minutes de paix avant que ses frères et sœurs ne décident de tous venir dans sa chambre. Ils discutèrent, regardèrent un peu la télé jusqu'à ce que Carlisle vienne les informer que le repas était prêt.

L'heure du coucher était arrivée rapidement et Edward terminait sa toilette dans sa salle de bain, Bella était déjà allongée dans son lit. Il passa une nouvelle fois de l'eau froide sur son visage tout en se disant qu'il n'y avait aucune raison qu'il cauchemarde cette nuit, sa petite-amie avait toujours eu un effet apaisant sur lui. Le jeune homme finit par sortir de sa salle de bain et alla s'allonger près de Bella qui se blottit contre lui. Rapidement, leurs lèvres se trouvèrent et ils échangèrent plusieurs baisers. Ces derniers d'abord timides devinrent de plus en plus fougueux. Jamais Edward n'avait ressenti une telle urgence, il avait besoin de Bella, il voulait sentir son corps au plus près du sien, poser ses mains sur sa peau si douce, s'enivrer de son odeur. Sensuellement, ses mains caressèrent le corps de sa petite-amie avant de se glisser sous sa nuisette pour la lui ôter et la jeter hors du lit.

Edward fit allonger sa compagne sur le dos, puis, ses lèvres, ses mains partirent à la découverte de son corps. Bella gémissait sous ses tendres attentions, son corps dansait sous ses caresses. Une de ses mains glissa dans la culotte de la jeune fille pour tracer les contours de sa féminité déjà humide pour lui. Sa petite-amie retint difficilement un cri en mordant sa lèvre inférieure quand il effleura son clitoris de son pouce pendant que de ses doigts entraient en elle. Sa bouche couvrait ses seins de baisers, mordillant parfois ses pointes durcies pendant que ses doigts allaient et venaient de plus en plus vite en elle. Les mains de Bella s'accrochèrent à ses épaules, son corps tremblait contre le sien. Soudain, il cessa de choyer sa poitrine pour descendre le long de son corps. D'un geste rapide, il lui enleva son dernier vêtement et sa langue se joignit à ses doigts pour faire perdre la tête à la jeune fille.

Les gémissements de Bella électrisaient tout son être, ses reins étaient en feu et il savait que son érection déformait son boxer. Sa langue agaça le clitoris de sa compagne qui se cambra. Edward grimaça légèrement quand il sentit les doigts de la jeune fille s'accrocher à ses cheveux, elle sembla s'en rendre compte et relâcha son étreinte. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand les gémissements de Bella devinrent moins discrets, ses cuisses se refermèrent autour de sa tête et son bassin vint à la rencontre de sa bouche et de ses doigts. Tout à coup, il se rappela qu'ils n'étaient pas seuls et que la chambre de ses parents était au même étage que la sienne. Il releva la tête et sourit, Bella semblait avoir raisonné comme lui car elle avait enfouit son visage dans un oreiller pour étouffer ses cris. Satisfait, il reprit ses caresses. Il ne tarda pas à sentir la féminité de la jeune fille se contracter autour de ses doigts. Edward continua ses douces attentions jusqu'à ce qu'il sente le corps de sa compagne s'apaiser.

Alors qu'il déposait des baisers dans le creux de son aine, il sentit les doigts de Bella tirer sur ses cheveux. Docilement, il suivit le mouvement pour se retrouver à sa hauteur. Sa petite-amie l'embrassa fougueusement avant de le repousser pour le faire allonger sur le dos. Bella le chevaucha et commença à déposer des baisers sur son torse tout en entamant un léger mouvement du bassin qui les fit gémir tous deux. Tout en traçant des sillons de feu sur sa peau, les doigts de sa compagne atteignirent la bordure de son boxer qu'elle lui ôta. Ne souhaitant sûrement pas rompre le contact avec son corps, Bella n'avait pas souhaité se lever et elle se tortilla pour lui enlever le vêtement, il tenta de l'aider, mais ils se retrouvèrent dans un équilibre précaire qui les fit chuter. Ils retinrent des grognements de douleurs avant de se figer, priant pour que personne ne vienne voir ce qui se passait.

Au bout de quelques minutes, ils rires discrètement, rassurés que personne ne les aient entendu. Edward se releva et aida Bella à en faire de même. Il frémit quand il sentit leurs deux corps nus blottis l'un contre l'autre. Soudain, les mains de Bella se posèrent sur son torse où elle appuya de toutes ses forces pour le faire tomber sur le lit. Elle le rejoignit, mais il se figea en voyant sa tête près de son membre douloureusement tendu. Bella souffla doucement dessus et il gémit, pourtant, il se raidit quand il la vit se pencher vers son sexe. La jeune fille comprit son trouble et se recula. Tout en plantant son regard dans le sien, elle lécha consciencieusement sa paume. Edward était hypnotisé par sa langue qui s'appliquait à humidifier sa main. Il sursauta quand il sentit cette dernière glisser le long de son érection. Bella commença à le caresser, la douceur de sa peau et l'humidité facilitant le glissement exacerbaient son désir. Rapidement, son bassin vint à la rencontre de la main de la jeune fille qui accentua ses caresses, l'un de ses ongles griffa doucement le sommet de son membre. Edward mordit violemment dans son poignet pour étouffer un cri. Bella ne lui laissait aucun répit, la jeune fille raffermit sa prise sur son membre pendant que son autre main caressait ses boules. Le jeune homme sentit son corps trembler et s'arquer. Le plaisir déferla dans ses veines, un orgasme violent le terrassa et il se répandit dans la main de sa compagne. Encore haletant, il entrouvrit les yeux et vit avec stupeur sa petite-amie lécher avidement ses doigts. Cette image envoya une décharge dans ses reins ravivant le feu du désir.

Bella ne put réprimer un petit cri de surprise quand il la saisit par la taille pour l'installer à califourchon sur lui. Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent quand elle le sentir durcir à nouveau contre sa féminité. L'urgence les étreignit tous les deux. Bella prit appui sur ses jambes pour suivre les mouvements du bassin qu'il imposait en tenant fermement ses jambes. Edward ne parvenait pas à arracher son regard du corps de la jeune femme, il voyait sa poitrine se soulever au rythme de leurs déhanchement, son corps s'arquait pour se frotter contre sa virilité, elle était magnifique. Le jeune homme tressaillit quand soudain son sexe entra doucement en elle. Bella mordilla sa lèvre inférieure tout en plongeant son regard dans le sien sûrement pour savoir s'il se sentait prêt. C'était la première fois qu'il avait autant envie d'elle, pourtant, quelque chose l'en empêcha, ce n'était pas le bon moment. Il stoppa sa progression et reprit ses frottements, laissant son sexe caresser les plis intimes de sa compagne. Tout à coup, Bella le stoppa. Elle se pencha et prit quelque chose dans sa table nuit. Edward fronça les sourcils quand il se rendit compte que c'était un préservatif, depuis quand y'en avait-il dans son chevet ? Il cessa de se poser la question quand il sentit les doigts de sa compagne installer la protection sur son sexe.

Une fois la protection en place, ils reprirent leurs caresses. Edward laissa le contrôle à Bella, il avait pleinement confiance en elle. Leurs mains se joignirent pendant que leurs corps se rapprochaient au plus près. Tout à coup, Bella les fit basculer. Il se retrouva entre ses jambes qu'elle noua autour de sa taille pour l'avoir au plus près d'elle. Une nouvelle fois, il s'immisça un peu en elle avant d'aller caresser de son gland son clitoris. La sensation était divine et elle leur fit perdre la tête. L'orgasme les transperça alors que leurs corps s'enchevêtraient pour être au plus proche de l'autre, souhaitant ne faire qu'un. Ils étouffèrent leur cri de délivrance dans un baiser passionné.

Doucement, Bella se dégagea de son étreinte. La main de la jeune fille glissa le long de son ventre pour ôter le préservatif de son membre. Elle revint s'allonger près de lui et ils échangèrent un tendre baiser avant qu'il n'attrape la couette pour recouvrir leurs corps. Il était bercé par une douce torpeur et surtout par l'amour de la jeune fille. Lentement, ses paupières s'abaissèrent et il se laissa glisser dans le sommeil.

Il courait à travers les rues sombres de Forks. Les ruelles étaient désertes. Il tapait à des portes, il appelait à l'aide, mais personne ne venait à son secours ! Le cœur battant à tout rompre, la peur nouant son ventre, il continua sa course, n'ayant qu'une idée à l'esprit : rejoindre la villa et son cocon familial ! Soudain, elle fut devant lui, il stoppa ses pas avant de reculer. Elle lui offrit un sourire digne d'un prédateur. Sa crinière rousse encadrait son visage qui aurait pu être beau s'il ne reflétait pas autant de cruauté. Sans oser la quitter du regard, il fit quelques pas en arrière. Soudain, son dos heurta un corps.

« -Alors, je t'ai manqué mon cher Anthony ? »

Sa voix le paralysa et au même instant un voile noir tomba sur lui. Lorsqu'il se réveilla, ils étaient tous là, autour de lui. Il pouvait sentir leurs regards peser sur sa personne. Il portait un pantalon blanc et une chemise de la même couleur. Il frissonna à cause de la légèreté de ses habits qui ne parvenaient pas à le préserver de la fraîcheur ambiante. Les chants s'élevèrent tandis que le Maître tendait sa main vers lui, réprimant ses tremblements, il l'attrapa. Le Maître le guida vers une dalle en pierre où il le fait allonger. Les adeptes se rapprochèrent et se prosternèrent devant eux, devant lui. Le Maître sortit quelque chose de brillant de sous sa longue aube blanche. La peur noua son ventre, il ignorait comment, mais il savait que sa fin était proche…

Edward hurla ! Des mains l'agrippèrent pour tenter de le maintenir en place. Il se débattit ! Les voix devinrent insistantes, elles crièrent après lui ! Il tenta de leur échapper, mais elles étaient trop nombreuses ! Il griffa, frappa avant de recevoir une violente gifle. Un lourd silence s'abattit ensuite et il ouvrit les yeux.

« -Pardonne-moi, je suis désolée, mon bébé, s'excusa sa mère qui le prit dans ses bras.

Il comprit à cet instant que sa mère l'avait giflé pour le sortir de son cauchemar. Par-dessus son épaule, il aperçut son père, une seringue à la main, puis, de chaque côté de son lit se tenaient Emmett et Jasper, Alice et Rosalie soutenaient Bella qui était enroulée dans le drap. A ce moment-là, il se rappela de sa nudité, il rougit et voulut se dégager de l'étreinte de sa mère. Ses frères et ses sœurs se détournèrent pendant que sa mère se levait pour prendre un pyjama dans son placard, son père l'aida à l'enfiler.

-Ca va ?

Il hocha la tête ne se sentant pas capable de répondre à son père. Du coin de l'œil, il vit Bella disparaître dans la salle de bain et revenir avec une nuisette. Elle le rejoignit sur son lit et avec sa mère, elles l'entourèrent.

-Edward, ton cauchemar était vraiment violent, nous avons mis plusieurs minutes à te réveiller, l'informa son père.

-Tu nous as vraiment fait peur, on t'a entendu crier comme si tu étais dans notre chambre, révéla Emmett.

-Je suis désolé, s'excusa Edward.

-Non, ce n'est rien, dit Jasper, on s'inquiète juste pour toi et je parle au nom de nous tous : on s'en fout que tu nous réveilles, si ça va pas, on veut être près de toi.

Edward hocha doucement la tête en leur offrant un petit sourire reconnaissant.

-Te souviens-tu de ton cauchemar ? Lui demanda son père.

Le jeune homme baissa la tête ne souhaitant pas croiser ses prunelles émeraudes qui essayaient de lire la vérité dans ses yeux.

-Bien, souffla Carlisle. Je vais te donner un somnifère pour que tu puisses avoir un sommeil sans rêves. »

Il hocha la tête et prit le comprimé que son père lui tendait. Il avala et Carlisle l'obligea à s'allonger. Un à un ses frères et sœurs s'approchèrent pour déposer un baiser sur son front avant de sortir de sa chambre. Ses parents restèrent jusqu'à ce que ses paupières se ferment, il s'endormit en tenant Bella blottit dans ses bras.

La matinée était bien avancée lorsqu'Edward se réveilla. Bella était appuyée contre son torse et le couvait du regard. Elle se redressa quand elle vit qu'il était réveillé, elle caressa doucement sa joue avant d'effleurer ses lèvres avec les siennes.

« -Bonjour, bel endormi.

-Bonjour, je suis…

-Si tu t'excuses pour cette nuit, ça va barder pour toi ! Le menaça-t-elle.

-Très bien, mais merci quand même. Quelle heure est-il ?

-10 heures.

-Oh… Et les cours ?

-Ton médecin particulier vous a fait un certificat médical, lui apprit son père en entrant. Petit-déjeuner au lit pour notre petit couple.

Son père déposa le plateau sur le rebord de leur lit. Edward rougit quand il se rappela qu'ils étaient nus lorsque toute la famille avait débarqué dans sa chambre.

-Si tu penses à votre tenue d'hier soir, lui murmura son père d'un ton complice, pense qu'Emmett est ton aîné, nous avons perdu toute candeur avec lui.

-Ton père a raison, assura sa mère. Allez profitez de votre petit-déjeuner, vous avez encore le temps avant de partir.

-Partir ? Répéta Edward perdu.

-Oh, tu n'as pas eu le temps de lui en parler, souffla sa mère.

-Non, Lynda et Aaron ont téléphoné, ils souhaitent que vous passiez le week-end avec eux, apparemment, Aaron aurait besoin d'aide pour la chambre du bébé et il s'est dit que tu pourrais lui donner un coup de main.

-Et moi, j'irais acheter des affaires pour le bébé avec Lynda ! S'enthousiasma un peu trop Bella. »

Edward n'était pas dupe. Il savait que ce n'était pas un hasard si les deux agents réclamaient sa présence au moment où ses cauchemars réapparaissaient. Cependant, il ne protesta pas. Peut-être que changer d'air lui ferait du bien ? Aaron pourrait aussi sûrement l'aider à gérer sa nouvelle tendance paranoïaque.

C'est ainsi que plusieurs heures plus tard, il se garait devant la maison des Gibson à Seattle. A peine étaient-ils sortis de sa voiture que Lynda se précipita vers eux pour les étreindre. Edward fut étonné par la silhouette de la jeune femme, sa grossesse se voyait parfaitement surtout qu'elle arborait un pull qui moulait son ventre. Après les avoir embrassé, elle les conduisit à l'intérieur où Aaron leur préparait une boisson chaude. Ils le saluèrent avant de gagner rapidement l'étage où ils laissèrent leurs sacs. Une demi-heure plus tard, Bella et Lynda quittaient la maison pour aller voir un film et faire des emplettes.

D'un pas lourd, Edward suivit son mentor à l'étage. Le jeune homme savait que l'interrogatoire allait commencer et il n'avait aucune envie de parler. A contrecœur, il suivit Aaron dans son bureau.

« -On va commencer par vider la bibliothèque avant de la démonter, lui annonça son protecteur.

-Pardon ? Mais… Je croyais… C'est ton bureau, on devait pas travailler à la chambre du bébé ?

-Si, mais Lynda a décrété que mon bureau ferait une bien meilleure nursery que l'une de nos chambres d'amis, alors, je déménage.

-Elle te chasse ? S'étonna Edward incrédule.

-On ne se moque pas jeune homme ! Lynda a déjà un sacré caractère et je t'assure qu'enceinte c'est encore pire !

Malgré la mise en garde de son mentor, un léger rire lui échappa. Aaron se joignit à lui avant d'attraper un carton qu'il lui lança. Edward commença alors à vider les étagères. Ils travaillèrent pendant un moment tout en parlant de choses anodines, pourtant, il avait l'impression d'être étudié.

-J'ai entendu dire que tu en faisais trop, lâcha soudain Aaron, et que du coup, tu étais fatigué. On m'a aussi dit que tu faisais à nouveau des cauchemars et selon ce que tu as affirmé à ton père les deux seraient liés ?

-Les cours de l'Université sont plus difficiles, mais c'est plus intéressant.

-Esmé m'a dit que tu étudiais la sociologie et la psychologie en plus d'autres matières plus conventionnelles, pourquoi ? Demanda Aaron.

Edward ne comprenait pas pourquoi son mentor avait abandonné aussi facilement le sujet. Tout à coup, il sentit sa colère se réveiller, ses barrières cédèrent, les mots franchirent ses lèvres sans qu'ils ne puissent les retenir.

-Je dois comprendre, il faut que je trouve la réponse, il doit sûrement y avoir une explication à leur comportement… Quelque chose ou quelqu'un doit pouvoir me dire pourquoi ils m'ont enlevé ? Pourquoi ils m'ont choisi moi ? Je ne suis pas le seul enfant à être venu au monde ce jour là et à la même heure, j'ai fait des recherches, rien que dans l'Hôpital où je suis né, nous sommes trois ! Et, je ne parle même pas de la ville, de l'état ou du pays ! Alors pourquoi moi ? Pourquoi ?

Aaron se leva et posa une main rassurante sur son épaule. Son mentor lui laissait quelques minutes pour se calmer.

-Malheureusement, je n'ai pas de réponse. Comme tu as dû le voir dans tes cours, les actes des hommes ne sont pas toujours glorieux. Cependant, j'aimerais que tu sois honnête avec moi Edward, je te rappelle que tu n'as toujours pas répondu à ma question. Penses-tu réellement que ta fatigue soit la cause de tes cauchemars ? Sincèrement, penses-tu que je vais te croire ? Tu as toujours été franc Edward, pourquoi n'est-ce plus le cas ? Que caches-tu ?

-Je ne cache rien, je te l'assure. Je… C'est moi… Je deviens paranoïaque, confia le jeune homme.

-Comment ça ?

Contrairement à ce qu'il pensait, Aaron sembla prendre la chose avec sérieux, il s'assit en face de lui.

-Explique-moi, pourquoi serais-tu paranoïaque ?

-Sur le campus de l'Université, j'ai cru voir des adeptes, mais ce n'était que le fruit de mon imagination.

-Tu en es certain ? Questionna Aaron d'une voix tendue.

-Oui, je les ai cherchés, je l'ai poursuivi et il n'y avait personne, je…

-Attends ! Le coupa son mentor soudain sévère. Tu l'as suivis ?

-Je voulais savoir si c'était bien elle, se justifia-t-il.

Edward essaya de se recroqueviller dans un coin, ce n'était pas la première fois qu'il voyait Aaron en colère, mais c'était la première fois que son protecteur était furieux après lui.

-Tu as suivi des adeptes ? Des adeptes qu'a priori tu trouvais menaçants puisque ce sont eux la cause de tes cauchemars, n'est-ce pas ? Non, mais qu'est-ce que tu as dans la tête ? Imagine qu'ils aient été réellement là ! Qu'aurais-tu fait ? Crois-tu qu'ils n'auraient pas essayé de t'isoler pour t'enlever ? Non, mais j'y crois pas ! Et en plus, tu leur facilites la tâche en te jetant dans leurs bras !

-Je suis désolé.

-Je m'en fous que tu sois désolé, Edward, réfléchis un peu ! Cria une dernière fois son mentor avant d'inspirer profondément pour se calmer. Bien, on oublie ta stupidité, mais si jamais tu me refais un coup comme celui-ci je te promets que je serais vraiment en colère, compris ?

Edward acquiesça avant d'afficher une moue penaude. Aaron passa une main nerveuse dans ses cheveux tout en le regardant. Au bout de quelques secondes, il le serra dans ses bras.

-Y'a pas de doute, t'es bien le frère d'Alice, marmonna l'agent. Bon, avant de tirer un trait sur cette histoire, que feras-tu si jamais ça se reproduit ?

-Je reste dans un endroit où il y a beaucoup de monde ?

-Ou ?

-Ou, je vais dans un poste de police s'il y en a un à proximité.

-Très bien, ensuite ?

-Je t'appelle ?

-Parfait ! Assura Aaron en lui souriant et en rangeant l'un des cartons. On va laisser tomber le déménagement pour le moment.

Edward regarda son mentor s'installer à son bureau et se connecter à un site réservé aux agents du FBI, après avoir entré de nombreux codes, Aaron lui fit signe de s'asseoir près de lui.

-Comme tu le sais certains adeptes ont profité de notre descente pour se délivrer de la secte, grâce à eux, nous avons pu répertorier certains membres qui se sont échappés. D'autres adeptes, par contre, sont encore parfaitement endoctrinés et vivent pour le moment dans des centres sous surveillance.

-Pourquoi ?

-Ils ont perdu tous leurs repères et ils pourraient être dangereux pour les autres, mais aussi pour eux. Bref, tout ça pour te dire que nous avons répertorié à peu près une cinquantaine de personnes. Peut-être que les gens que tu penses avoir vu se trouvent dans cette base de donnée ? Cependant, si jamais, tu te sens mal, on arrête. »

Edward hocha la tête en signe d'acquiescement. Aaron ouvrit un fichier et fit défiler différents visages sous ses yeux. Le jeune homme ne pensait pas que son blocage l'empêcherait de les identifier, après tout, ils étaient proches des Maîtres, mais ils n'étaient pas eux. Tout à coup, un dessin en noir et blanc attira son attention. Il la désigna du doigt. Aussitôt, il vit les sourcils d'Aaron se froncer.

-D'après ce que nous avons pu apprendre sur l'organisation d'Orion, il semblerait qu'elle soit l'un des bras armés des gourous. Les anciens adeptes avaient peur et ont eu énormément de mal à faire son portrait.

-Je l'ai pas vraiment vu, murmura Edward, ce sont ses cheveux roux ébouriffés qui m'ont interpellés, puis, j'ai senti son parfum. Et lui aussi était là, enfin, je crois.

Le regard d'Aaron se posa sur le dessin, lui aussi au fusain, d'un homme aux cheveux longs attachés en queue de cheval.

-Même pedigree que pour la femme. D'après ce que j'ai pu comprendre, ils sont très dangereux.

Edward acquiesça de la tête. Voir leurs visages sur des avis de recherches lui fit froid dans le dos, la peur grandit en lui quand il réalisa que peut-être leur présence n'avait pas été le fruit de son imagination.

-Et lui, comment l'as-tu aperçu sur le campus ?

-Je ne l'ai pas réellement vu, avoua-t-il, j'ai entendu sa voix… Elle m'a toujours fait peur.

-Mais ce n'était pas lui ?

-Non, c'était un étudiant qui appelait un de ses amis qui se nommait Anthony.

Edward vit le regard de son protecteur se durcir et à cet instant, il aurait aimé pouvoir entendre ses pensées. Aaron cliqua sur plusieurs liens avant de se tourner vers lui.

-Je pense qu'il s'agit peut-être d'une petite crise de paranoïa de ta part, tu as subi beaucoup de stress et tu es fatigué, le rassura son mentor, cependant, si jamais tu revenais à les voir ou à les apercevoir, je compte sur toi pour appliquer mes consignes. Je m'en fiche de me déplacer pour rien, je veux que tu m'appelles si tu te sens épié, d'accord ?

-Oui.

-Sinon, pour te rassurer complètement, sache que ces deux là ont été aperçu au Canada il y a 5 heures, l'informa-t-il.

-James et Victoria.

-Pardon ?

-Ils s'appellent James et Victoria, j'ignore s'il s'agit de leurs vais noms ou de leurs noms d'adeptes, expliqua Edward.

-Merci, cela pourra peut-être nous faire avancer, y'a-t-il autre chose qui te revienne à l'esprit ?

-Il avait une moto, il y tenait beaucoup. Il l'avait personnalisé pour qu'elle lui ressemble.

-C'est-à-dire ?

-Noire avec une tête de mort autour du phare avant, cela créait une ombre effrayante dans la nuit. Il y avait aussi des flammes rouges sur la carrosserie, il disait que c'était pour rappeler la couleur de cheveux de sa douce et les flammes de l'Enfer.

-Tu connais le modèle ?

-Non.

-Cela te dérange si on essaie de le trouver ? »

Edward lui répondit que non et Aaron chercha de suite un site sur les motos. Ils avaient déjà réduit le champ de leurs recherches à quatre motos. Ils étaient tellement pris dans leurs recherches qu'ils n'entendirent pas la porte à l'arrière de la maison s'ouvrir.


Bella avala une gorgée de soda tout en se disant qu'elle ne devrait pas, elles étaient bloquées dans les embouteillages et elle était sûre que sa vessie allait lui jouer un tour ! Pour la énième fois de l'après-midi, la jeune fille attrapa discrètement son portable, pourtant, Lynda s'en rendit compte et elle le rangea aussitôt avec un soupir de frustration.

« -Il va bien, assura Lynda.

-Juste un coup de fil, s'il-te-plaît ?

-Non, s'il est en train de parler avec Aaron, je ne veux pas que tu les interrompes. Et puis, on est bientôt arrivé !

Bella soupira une nouvelle fois sous l'œil amusé de Lynda. Elle se demandait comment son amie pouvait encore la supporter ?

-Allez, relax, Edward est entre de bonnes mains et je suis sûre que ce n'est pas si grave que ça !

-J'espère, murmura-t-elle en mordillant sa lèvre inférieure.

-Bon, je vois qu'il faut te distraire. Alors, voyons quel sujet pourrait te passionner et te faire oublier soucis…. Tout va bien avec Edward ?

-Euh, oui. Tu ne voulais pas me faire penser à autre chose ?

-Si, mais je ne parlais pas de votre couple, ça crève les yeux que vous êtes raide dingue l'un de l'autre, je parlais d'une partie plus privée…

Bella sentit ses joues s'empourprer et elle redoubla de vigueur pour martyriser sa lèvre. Elle se rappela alors que Lynda savait par quoi elle passait, cependant, elle n'osait pas lui poser des questions.

-J'ai entendu parler d'une chute assez bruyante et d'une absence de vêtements, plaisanta Lynda pendant qu'elle rougissait de plus belle.

-Emmett ? Grogna-t-elle.

-J'appelais juste pour prendre des nouvelles et il a répondu, ce garçon est une véritable commère ! Enfin, je me dis que vu ses propos, tout va bien ?

-Oui, enfin…

-Quelque chose te frustre ?

-C'est gênant…

Lynda lui lança un regard signifiant qu'elle était prête à tout entendre. Bella inspira profondément avant de se lancer.

-Edward apprécie… enfin… il aime bien s'occuper de moi, balbutia la jeune fille, mais… il ne veut pas que moi… je enfin… le truc… Tu vois ?

-Euh, je suis un peu perdue, ton histoire est un peu confuse, s'amusa Lynda, alors, si j'ai bien saisi, nous allons dire qu'Edward aime bien s'occuper de ton hémisphère sud (expression : Sex and the City 2), mais que toi tu n'as pas le droit de toucher au sien ?

Bella jeta un rapide coup d'œil à son amie avant de secouer la tête pour lui signifier que ce n'était pas le cas.

-Ok, tu peux toucher avec tes doigts, mais pas avec ta bouche ? Ok, pas de réponse, je t'ai perdu et tu es écarlate, je vais donc imaginer que j'ai juste. Ce que je vais te confier est très privé, mais Aaron ne m'a pas laissé le toucher de cette manière avant un bon moment, pourtant, il avait confiance en moi, nous avions déjà fait l'amour, cependant, il n'était pas prêt.

-Je pense… Je pense qu'Edward l'est presque, mais qu'il a encore certains a priori et… on a toujours pas fait le grand saut.

-Tu penses qu'il en a envie ?

-Oui, répondit-elle après un instant de réflexion.

-Alors, prends les devants !

-Je ne veux pas le forcer.

-Ce n'est pas ce que j'ai dit Bella, tente le truc et si tu vois qu'il prend du plaisir continue, sinon, arrête. Parfois, il suffit d'un coup de pouce pour surmonter une épreuve. »

Bella acquiesça. Elle appréciait les conseils de Lynda, cependant, elle était soulagée que la conversation soit terminée. Malheureusement pour elle, son amie ne s'arrêta pas là et alors que la circulation se débloquait enfin, elle entreprit de lui donner des conseils. Enfin, elles arrivèrent à la maison. Bella aida Lynda à sortir leurs différents achats du coffre. Son amie sortit sa clef qu'elle introduisit dans la serrure. Bella fut étonnée de voir Lynda froncer les sourcils. Son amie lui tendit ses sacs tout en lui ordonnant de retourner dans la voiture et d'aller se garer au coin de la rue. Bella l'observa avec inquiétude d'autant plus quand elle la vit sortir son arme. Apparemment, la porte était ouverte alors qu'elle aurait dû être fermée à clef ! Bella voulut protester, mais l'agent du FBI la poussa fermement vers la voiture.


Aaron était en train de refermer le réfrigérateur après avoir sorti deux sodas quand il fit un bond en voyant une arme pointée sous son nez.

« -Qu'est-ce que j'ai encore fait pour que tu me menaces avec ton arme ? S'énerva-t-il. Je te jure que je n'ai pas mangé la dernière mousse au chocolat, j'ai retenu la leçon la dernière fois !

-La porte de derrière était ouverte, c'est toi ?

-Non, je ne suis pas sorti.

-Où est Edward ?

-Seul à l'étage !

Ils sortirent précipitamment de la cuisine. Il stoppa son épouse au pied de l'escalier le temps qu'il prenne son arme dans le meuble du rez-de-chaussée. Au moment où ils montaient l'escalier, il entendit une voiture démarrer.

-J'ai dit à Bella de prendre la voiture et d'attendre au bout de la rue, murmura son épouse.

Aaron acquiesça et sans lui laisser le temps de protester, il passa devant elle dans l'escalier. Une fois à l'étage, il fit signe à son épouse qu'ils allaient en premier lieu dans le bureau. Edward sursauta quand il les vit entrer arme à la main. Aaron fit signe à Lynda de rester avec lui le temps qu'il visite le reste de la maison. Après plusieurs minutes de fouilles, il revint dans son bureau. Lynda était en train de rassurer Edward.

-Il n'y a personne, les informa-t-il.

-Je suis sûre d'avoir fermé cette porte quand je suis partie avec Bella ! Assura Lynda en prenant son téléphone et en appelant la jeune fille pour qu'elle rentre.

-Il parait que les femmes enceintes ont des oublis, murmura Aaron à Edward.

-J'ai entendu ! Grogna sa femme en le fusillant du regard et en raccrochant. Je vais aider Bella à décharger nos achats.

Aaron hocha la tête avant de reporter son attention sur son protégé qu'il trouva un peu pâle.

-Ce n'est rien, Edward, le rassura-t-il, je suis sûr que Lynda a oublié de fermer à clef. Il y a deux jours, elle est partie au travail avec ses chaussons et hier, elle est partie avec ses clefs de voiture ainsi que les miennes. J'ai dû prendre un taxi pour aller au bureau.

-C'est pas moi la coupable ! Répéta son épouse en entrant dans le bureau.

Aaron sourit quand il vit Bella lâcher ses sacs pour venir enlacer Edward, ils s'embrassèrent doucement avant de se tourner vers eux, toujours blottis l'un contre l'autre.

-La femme de ménage avait oublié son portable et elle est revenue le chercher, il y a 5 minutes. Elle vient de m'appeler pour me prévenir qu'elle avait oublié de fermer la porte, expliqua Lynda d'un ton victorieux. J'attends tes excuses mon coco !

-Mon coco ? Railla Aaron.

-Dépêches-toi, sinon…

-Je suis désolé, c'est moi qui suis de mauvaise foi, tu n'oublies jamais rien ces derniers temps !

Aaron s'avança vers sa tendre moitié qu'il enlaça, l'une de ses mains se posa sur son ventre qu'il caressa tendrement.

-Pourquoi ai-je l'impression qu'il y a du sarcasme dans tes excuses ? Releva Lynda.

Il déposa un doux baiser sur les lèvres de sa femme avant de se pencher et d'embrasser son ventre.

-A ce que je vois, vous n'avez pas fait grand-chose ? Soupira Lynda en voyant le bureau.

Aaron grimaça en se disant qu'effectivement ils n'avaient fait que trois ou quatre cartons.

-Désolée, nous sommes de vraies pipelettes, s'excusa Aaron, d'ailleurs, il faut que je retourne au travail. Tu te sens de gérer nos deux tourtereaux toute seule ?

-A vrai dire, j'ai envie de t'accompagner et puis à deux on ira plus vite ! Assura Lynda. Vous vous sentez capables de rester quelques heures seuls ? »

Aaron sourit lorsqu'il vit les joues de Bella s'empourprer, apparemment, les deux femmes avaient elles aussi profiter de leur après-midi pour discuter. Ils saluèrent les deux jeunes tout en les informant qu'ils en auraient pour deux ou trois heures.


Edward et Bella avaient décidé d'attendre Lynda et Aaron pour dîner. Ils avaient un peu cuisiné avant de gagner l'étage. Edward était allongé sur leur lit avec un livre pendant que Bella prenait une douche. Il y avait été quelques minutes plus tôt pendant que sa petite-amie finissait de préparer ses lasagnes. Une douce odeur de freesia parvint à ses narines, lui signalant ainsi que Bella sortait de la salle d'eau. Soudain, son livre lui fut arraché des mains, son regard brilla quand il se posa sur le corps de sa douce. Bella portait une petite nuisette bleue nuit qui lui arrivait au-dessus du genou. Une fine dentelle recouvrait sa poitrine, laissant deviner les formes parfaites de sa douce. Sa main agrippa la dentelle qui terminait la nuisette pour attirer la jeune fille à lui. Bella grimpa sur lui et alors qu'il tendait de ravir ses lèvres elle le repoussa. Les mains de sa douce caressèrent son torse avant de s'arrêter sur la bordure de son pull qu'elle lui enleva, puis, elle fit sauter le bouton de son jeans.

« -Bella, gémit-il quand il sentit les doigts de sa petite-amie caresser la bosse qui déformait son boxer.

-Tu me fais confiance ? Lui demanda sa compagne.

-Oui.

-Alors, tu vas être un gentil garçon, d'accord ?

-Promis.

-Je vais juste m'en assurer, murmura-t-elle en se penchant pour attraper deux foulards.

Edward fronça les sourcils en voyant les deux bouts de tissu, il n'avait pas d'appréhension, il se demandait juste ce que Bella voulait faire avec. La jeune fille lui fit relever les bras et la minute suivante, il était attaché aux barreaux du lit.

-Bella, souffla-t-il.

-Tout va bien se passer, le rassura Bella.

Sans qu'il ne puisse rien faire, il sentit son pantalon disparaître ainsi que son boxer. A cet instant, il comprit ce que la jeune fille avait en tête. Il déglutit.

-Je sais que tu as compris, murmura-t-elle, et on va essayer. Je veux que tu te détendes et que tu profites.

Edward hocha doucement la tête pour lui signifier qu'il était d'accord.

-Je veux bien essayer, mais peux-tu me détacher ?

-Non, car sinon, je suis sûre que tu ne seras pas sage. »

Edward voulut argumenter, mais la main de Bella se referma sur son sexe qu'elle commença à caresser. Il ferma les yeux, submergé par les sensations que la jeune fille faisait naître en lui. Le jeune homme gémit quand il sentit les lèvres de sa compagne se poser sur son gland qu'elle aspira doucement. Edward tira sur ses liens souhaitant caresser sa douce, mais il ne pouvait pas à cause des liens. Un son rauque lui échappa quand Bella lécha sa longueur pendant que ses mains jouaient avec ses boules. Edward se cambra, la jeune fille redoubla d'attentions à son égard. Son souffle se bloqua dans sa poitrine quand il sentit son sexe s'enfoncer dans la bouche de sa petite-amie. Il fit son possible pour ne pas boucher son bassin, ne voulant pas l'incommoder, mais Bella glissa ses mains sous ses fesses pour le guider.

La sensation était enivrante, sentir la bouche chaude et humide de sa compagne autour de son membre le rendait dingue. Bella se servit de ses dents pour mordiller doucement son membre. Ses doigts se crispèrent autour des barreaux. La jeune fille déglutit, sa salive caressant de manière délicieuse son sexe. Bella activa les va et viens sur son membre, il haletait et se tordait de plaisir sous ses tendres attentions.

« -Bella ! Gémit-il. Bella... Je … Je ne vais pas tenir… Bella ! »

Edward tira sur ses liens pour tenter de se détacher. Il ne voulait pas jouir en elle, il ne voulait pas lui imposer ça. Bella releva la tête pour croiser son regard.

« -Bella ! Je veux pas…

-Laisse-moi te goûter, supplia-t-elle. »

Edward sentit une bouffée de désir couler dans son corps en entendant ces mots. Bella sourit, heureuse d'avoir gagné la partie. Elle redoubla d'ardeur à lui faire perdre la tête. La jeune fille l'aspira toujours plus dans sa bouche, il sentit son sexe buter au fond de sa gorge et Bella choisit cet instant pour raffermir l'emprise de sa bouche sur son membre. Edward trembla. Il atteignit l'orgasme et cria le prénom de sa compagne qui avala sa jouissance. Encore haletant, il sentit la langue de Bella caresser son membre avant qu'elle ne remonte le long de son corps.

« -Tu es délicieux, murmura-t-elle à son oreille le faisant rougir. »

Edward se pencha pour ravir les lèvres de sa compagne, il fut surpris de sentir sa saveur sur les lèvres de la jeune fille, mais cela ne lui déplut pas. Une fois que leurs bouches se séparèrent, Bella se dépêcha de le détacher. Il la reprit une nouvelle fois dans ses bras et tout en la remerciant pour le plaisir qu'elle venait de lui donner, il glissa une main sous sa nuisette. Ses doigts rencontrèrent sa culotte humide, si jamais il avait eu des doutes sur l'envie de Bella à lui faire une fellation, ces derniers venaient de s'envoler. Il allait approfondir leur caresse quand ils entendirent une voiture se garer dans le garage. Aaron et Lynda étaient rentrés. Tout en réprimant un soupir et en échangeant un dernier baiser, ils se dépêchèrent de se vêtir pour rejoindre le couple au rez-de-chaussée