Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.

MERCI pour toutes vos reviews et vos encouragements ! Merci ! ^_^ Merci pour toutes mes mises en alerte! Merci!


Pour les anonymes :

Sabrina :Je pense que pas mal de monde est du même avis que toi, Edward n'est pas si parano que ça…Edward et Bella progressent bien et c'est pas fini… Merci beaucoup, je suis très heureuse que ma fic te plaise autant ! Merci beaucoup pour ta review et à bientôt ! Bonne semaine !

Ilonka : Edward et Bella progressent et ils vont encore franchir un cap… Merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !

Sabrinabella : Merci beaucoup ! Je suis heureuse que ma fic te plaise toujours ! Ton souhait sera exaucé alors bonne lecture ! Merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à plus !

Marion : Merci ! ^_^ J'espère que la suite te plaira tout autant ! Les rapports entre Bella et Edward vont s'intensifier dans ce chapitre… Merci encore pour ta review ! Bonne semaine ! Bises !

Angelik : Hello ! Merci ! Je suis très heureuse que l'histoire te plaise toujours autant ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira tout autant ! Merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !

Sur ce :

Bonne lecture !


Chapitre 32 : S'aimer

Aaron se tenait au milieu de la salle de conférence qui avait été transformée en véritable QG de traque de la secte Orion. Sur l'un des pans de mur, un organigramme retraçait la hiérarchie qu'ils avaient réussi à établir au sein de la secte, en face de certains noms, ils avaient pu afficher des photos. Il leur manquait quelques visages y compris ceux des dirigeants, sur eux, ils n'avaient pratiquement rien et cela l'énervait. Ils tournaient en rond, chaque piste les conduisait vers une voie sans issue, pourtant, il avait l'impression que la réponse était là sous leurs yeux, pourquoi n'arrivait-il pas à la voir ? Tout en buvant une gorgée de café il s'approcha d'un autre mur où ils avaient noté toutes leurs idées, leurs pistes. Il était en train d'essayer de chercher un indice quand il fut rejoint par son équipe. Son épouse l'enlaça rapidement avant d'aller s'asseoir. Il fronça les sourcils en voyant ses traits tirés, comme eux tous, Lynda était fatiguée, cependant cela l'inquiéta, elle était enceinte et avait besoin de repos. Il se promit d'essayer de la raisonner. Aaron passa une main dans ses cheveux avant de concentrer son attention sur son équipe.

« -Chase, Ryan qu'avez-vous trouvé ?

-Nous avons passé les dossiers du personnel au peigne fin, trois personnes ont attiré notre attention, répondit Chase.

-Ryan ?

-Celui-ci a attiré mon attention, Brandon Wenzel, admit son plus jeune agent en lui tendant un dossier, sa femme l'a quitté il y a quelques mois, j'ai discuté avec lui, il est influençable et pour un agent du FBI je trouve qu'il conteste facilement le gouvernement.

-Il a des idées plutôt extrémistes, reconnut Chase.

-Ne me le lâchez pas, si c'est lui notre taupe, il faut le faire parler. Carla, Emma ?

-J'ai réussi à obtenir les bandes de surveillance de l'Université de Port Angeles, annonça Carla, on les a visionné et j'ai lancé une reconnaissance faciale pour être sûre de ne passer à côté de rien.

-Et ?

-Rien, souffla Emma, soit Edward est victime de paranoïa, soit ces deux là savaient où se cacher pour éviter les caméras.

-Vous avez pu identifier les deux étudiants ?

-Oui, dit Carla, et l'un d'eux s'appelle effectivement Anthony.

-Demain, je veux que vous alliez les voir et que vous les interrogiez, je veux être certain qu'il s'agissait bien d'une coïncidence.

-On a essayé de les joindre, ils sont en pleine forêt avec leur classe de Biologie pour étudier des oiseaux migratoires, l'informa Carla, il n'y a pas de réseaux.

-Contactez les gardes forestiers, je les veux rapidement dans nos locaux, compris ?

-Oui, Boss, acquiescèrent Emma et Carla.

-Lynda, David ?

-On a étudié ton dossier concernant Bentley, l'avisa David, nous n'avons trouvé aucun lien avec Orion.

-Vous avez dû passer à côté quelque chose ! Ragea Aaron. Je suis sûr que cette ordure à un lien avec tout ça !

-Ecoute, on a tout étudié, ses relevés bancaires, ses relevés téléphoniques, on a demandé aux collègues de New-York de le suivre. Il n'y a rien Aaron. On fait fausse route, le prévint Lynda.

-Je suis sûr que non ! Il est mêlé à tout ça, je le sens ! Je…

-Calme-toi, Aaron, lui demanda David en se levant pour placer son regard dans le sien, je comprends ce que tu ressens, mais tu es en train de laisser tes sentiments prendre le dessus. Tu veux que justice soit rendue et je le comprends, mais…

-Arrête ! Ne me dis pas que je me trompe ! Je le sais ! Je le sens !

-Qu'en est-il de la famille de Bentley ? Questionna Ryan qui souhaitait apporter son soutien à son chef.

-Ryan a raison, dit Chase en attrapant le dossier pour y jeter un coup d'œil, il est écrit qu'il a un fils, mais il n'y a aucune information sur lui, pourquoi ?

-Je vais me renseigner, les informa Carla en pianotant sur ordinateur portable.

-Pas la peine, l'interrompit Lynda, son fils n'a rien à voir avec tout ça.

-Comment peux-tu en être certaine ? Questionna Emma.

-Je le sais, un point c'est tout, répondit Lynda d'un ton qui montrait que le sujet était clos.

-Son fils, marmonna Aaron, mais bien sûr ! C'est lui le lien !

-Quoi ? S'étonna David.

-Qu'est-ce qui relie Bentley à Edward ? Mais oui, c'est ça !

-Vous pouvez nous laisser ? Demanda Lynda.

Toute l'équipe leur lança un regard intrigué mais ils obéirent tout de même. Une fois seuls, Aaron sentit peser sur lui les regards réprobateurs de son épouse et de son mentor.

-Quoi ? S'énerva-t-il.

-Tu trouves pas que ton explication est un peu tirée par les cheveux ? Remarqua sa femme.

-Mais…

-Lynda a raison, appuya David en posant une main sur son épaule. Aaron, écoute-moi, que tu le veuilles ou non, tu n'es pas insensible. T'occuper d'Edward a réveillé des blessures et ta soif de justice. Je t'en prie, ne confonds pas ton histoire et celle d'Edward.

-Je ne confonds rien ! S'énerva Aaron qui était exaspéré qu'ils ne comprennent pas.

-D'accord, alors, donne-moi une preuve, une seule preuve et j'adhère à ta théorie, lança David.

-Vladimir ! C'est Bentley qui l'a fait exécuter et il a laissé son cadavre ici à Seattle pour que je comprenne bien le message !

-C'est exact, acquiesça Lynda, mais cela n'a rien à voir avec la secte. Cela fait des années que tu surveilles Bentley avec l'aide de Vladimir, Bentley s'en est rendu compte et il a réglé le problème tout en te donnant une piqûre de rappel pour que tu te tiennes éloigné de ses affaires !

-Lynda a raison, appuya David, as-tu autre chose que ça ?

-Je n'ai rien, avoua-t-il d'un ton amer, si ce n'est mon intuition et jusqu'à aujourd'hui cela vous suffisait !

-Oui, mais jusqu'à aujourd'hui tu n'as jamais été aussi impliqué dans une affaire ! Contra David.

-Bon, ça suffit ! Intervint Lynda en voyant qu'il allait répliquer. Il est tard et nous sommes tous fatigués ! Je propose que nous rentrions, on fera le point demain.

Aaron soupira avant de se laisser tomber dans un fauteuil et d'enfouir son visage entre ses mains. Il entendit Lynda se lever, mais avant qu'elle n'ait pu l'étreindre, il lui échappa et se dirigea vers la porte.

-Où vas-tu ? Demanda son épouse.

-Je vais organiser une surveillance autour d'Edward, les informa-t-il.

-On a aucune preuve qu'il soit en danger, souffla David.

-Son intuition me suffit, coupa Aaron en plantant son regard froid dans celui de son ami, même s'il essaie de se rassurer en mettant ça sur le compte du stress, moi, j'ai confiance en son instinct et jusqu'à preuve du contraire le chef ici, c'est moi ! »

Aaron sortit de la salle de conférence en claquant la porte de celle-ci. Il avait à peine atteint son bureau qu'il regrettait déjà de s'être énervé après son mentor et son épouse. Il s'assit dans son fauteuil, son esprit logique se rangeait aux arguments de ses deux meilleurs agents, pendant, que son cœur, lui, hurlait qu'il devait suivre son instinct. Il passa une main lasse sur son visage avant d'attraper son téléphone pour lancer la procédure de surveillance sur Edward et ses proches. Aaron raccrochait quand on frappa à sa porte. Son épouse entra sur la pointe des pieds tout en agitant un mouchoir en papier, il ne put retenir un sourire.

« -Votre équipe super courageuse envoie comme émissaire une femme enceinte, se plaignit-elle en contournant le bureau.

-Ils ne sont vraiment pas sympa ! Pourquoi crois-tu qu'ils aient fait ça ?

-Sûrement pour tenter d'apaiser le grand méchant Boss, lança-t-elle, tu es conscient que tu leur fous vraiment la trouille parfois ?

-Oui, répondit-il en l'attirant sur ses genoux pour la prendre dans ses bras et enfouir son visage dans sa poitrine.

-Avoue que ça te plaît ! Ricana Lynda. Tu adores leur faire peur !

-Que veux-tu ? On ne se refait pas !

-Je dois admettre que moi aussi ça me plaît quand tu joues au Boss, susurra son épouse à son oreille avant de se relever pour s'asseoir à califourchon sur lui, tu es hyper sexy quand tu es dans cet état.

Aaron déglutit péniblement quand Lynda mordilla le lobe de son oreille tout en débutant un léger mouvement du bassin.

-Lynda, grogna-t-il en stoppant son déhanchement, on est au bureau.

-J'ai toujours rêvé de le faire sur le bureau du Boss, confessa-t-elle à son oreille.

Aaron souffla bruyamment pendant que Lynda continuait d'attiser son désir. Les mains de son épouse descendirent le long de son torse tout en le caressant avant que l'une d'entre elles ne se pose sur son sexe.

-Ca suffit. Ok, on va rentrer et continuer à la maison, d'accord ? Proposa-t-il en voyant son air soudain renfrogné.

-S'il-te-plaît, mon amour, insista Lynda.

-Pourquoi ne veux-tu pas rentrer ?

-Il est possible que notre retour prématuré dérange nos tourtereaux, admit-elle.

Aaron passa une main sous son menton pour l'obliger à le regarder, il fronça les sourcils quand il la vit détourner les yeux.

-Ne me dits pas qu'ils sont en train de…

-Eux au moins, ils s'envoient en l'air ! Râla son épouse.

-Je croyais pourtant que tu étais comblée de ce côté-là, lui rappela Aaron, tu veux que je te rappelle combien de fois on l'a fait sur ces deux jours ?

-J'y peux rien, c'est les hormones ! Se défendit Lynda.

-Elles ont bon dos, murmura-t-il.

-Quoi ?

-Rien. J'aimerais vraiment rentrer à la maison, chérie, insista Aaron, la surveillance n'est pas encore mise en place et je suis nerveux de les savoir seuls. »

Lynda l'observa pendant quelques secondes avant de caresser sa joue et de se relever. A son tour, il se leva. Son épouse alla dans son bureau pour récupérer ses affaires pendant qu'il en faisait autant. Main dans la main, ils saluèrent leur équipe et prirent le chemin de leur demeure. Durant le trajet, il fit part à son épouse de sa décision de ne rien dire à Edward sur la surveillance dont il ferait l'objet, il tenait à ce que le jeune homme continue à vivre normalement.


Edward embrassa une dernière fois ses deux amis avant de monter avec Bella dans sa voiture. Il fit un dernier signe aux agents en démarrant la Volvo, puis, il s'engagea dans la circulation. Il roulait depuis une demi-heure quand il se rendit compte que Bella s'était endormie. Il caressa tendrement sa joue avant de se concentrer sur la route. Le jeune homme repartait de Seattle le cœur plus léger. Aaron l'avait rassuré en lui disant que ses agents avaient étudié avec attention les vidéos de surveillance de l'Université et qu'ils n'avaient rien trouvé. Il avait donc décidé de lever le pied et de prendre un peu de repos. Fier de sa résolution, un sourire se dessina sur ses lèvres en se disant que cela lui laisserait aussi plus de temps à passer avec sa petite-amie.

Quelques heures plus tard, Edward se gara devant la maison du Chef Swan. Il se tourna vers sa petite-amie et sourit de voir qu'elle était toujours endormie. Tendrement, il se pencha et posa ses lèvres sur les siennes. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand il sentit celles de la jeune fille bouger en harmonie avec les siennes.

« -Bien dormi ? Demanda-t-il.

-Oui, je suis désolée que tu ais fait le trajet tout seul.

-C'est pas grave, on est arrivé.

Le jeune homme sortit de la voiture et la contourna pour lui ouvrir la portière. Il prit la main de sa compagne et alla ensuite chercher son sac dans la malle. Bella ouvrit la porte de sa maison et l'invita à entrer. Ils étaient en train de boire un thé blottis l'un contre l'autre quand le téléphone sonna. Bella répondit. Edward comprit que Charlie avait du travail et qu'il ne rentrerait pas avant le lendemain matin.

-Mon papa aimerait savoir si tu accepterais de rester avec moi ? Lui demanda sa petite-amie en s'asseyant sur ses genoux. Il ne veut pas que je reste seule.

Edward sourit tout en hochant la tête.

-Oui, papa, Edward va rester. Travaille pas trop… A demain, dit Bella tout en raccrochant, alors, Monsieur Cullen, j'espère que vous n'êtes pas trop dépité de passer votre soirée ici ?

-Pas du tout, assura-t-il, par contre, je vais devoir t'abandonner pour aller à la villa. Il faut que je prévienne mes parents et que je prenne mes affaires de cours pour demain.

-D'accord, mais fait vite. »

Bella déposa un tendre baiser sur ses lèvres avant de le laisser partir. Edward lui sourit avant de remonter dans sa voiture pour rentrer chez lui. Ses parents ne firent aucune difficulté et Alice se fit un plaisir de choisir ses vêtements pour le lendemain pendant qu'il préparait son sac de cours.

Une demi-heure plus tard, il se garait à nouveau devant la maison de sa petite-amie. Le jeune homme grimpa les quelques marches et au moment où il allait frapper, Bella lui cria d'entrer. Il obéit et ferma à clef derrière lui. Edward déposa ses sacs dans l'entrée pour aller dans la cuisine où sa petite-amie s'affairait à leur préparer un succulent repas. Alors qu'il voulait l'aider, elle l'envoya à l'étage poser ses affaires dans sa chambre et prendre une douche.

Lorsque le jeune homme redescendit, Bella avait déjà mis la table et disposé leur repas dans leurs assiettes. Elle lui fit signe de s'asseoir et il goûta aux spaghettis à la sauce bolognaise de sa compagne. Il la complimenta et il put ainsi se délecter de ses rougeurs qu'il aimait tant chez elle. Tout en s'amusant, ils firent la vaisselle. A la fin, Bella le chassa de la cuisine pour passer la serpillère et ainsi éponger leurs bêtises. Edward l'attendit sur le seuil et dès qu'elle eut terminé, elle prit sa main et ils gagnèrent l'étage. Une fois dans la chambre de la jeune fille, celle-ci lui offrit un sourire sensuel tout en le faisant reculer vers le lit. Le jeune homme ne tarda pas à heurter ce dernier et il bascula. Bella s'installa à califourchon sur lui et sans attendre, elle ôta son pull. Il déglutit péniblement en voyant le soutien-gorge rouge sang qui contrastait avec sa peau et mettait en valeur sa poitrine.

Sans attendre plus longtemps, il se précipita vers ses lèvres pendant que ses mains se perdaient dans la chevelure de sa compagne. Leurs langues se trouvèrent et bataillèrent pendant un moment. Ses mains quittèrent les cheveux de sa douce pour descendre le long de son corps, l'une se dirigea vers l'agrafe de son soutien-gorge pendant que l'autre caressait l'un de ses seins. Bella gémit contre sa bouche et se cambra, faisant frotter sa féminité contre sa virilité qui s'éveillait. Enfin, il réussit à libérer la poitrine de sa petite-amie, sa bouche s'empara aussitôt d'un mamelon durci qu'il mordilla et lécha, les doigts de Bella se crispèrent dans ses cheveux. Au bout de quelques minutes, il délaissa le bout de chair pour s'occuper de son homologue pendant que ses mains atteignaient le bouton de son jeans qu'il détacha puis il abaissa la fermeture éclair. Ses mains se glissèrent dans le vêtement qu'il ne pouvait lui ôter étant donné qu'elle était toujours installée sur lui. Ses mains agrippèrent ses fesses pour presser le bassin de sa compagne contre le sien. Ils gémirent face à ce contact qui les électrisa.

Edward réussit enfin à échanger leurs places, il en profita pour lui retirer son jeans. Le jeune homme resta quelques secondes à observer sa petite-amie uniquement vêtue de son boxer en dentelle rouge, ses doigts jouaient doucement avec la couture de celui-ci. Ils se sourirent avant qu'il ne plonge vers sa bouche pour l'embrasser avec passion. Il allait lui ôter son boxer quand Bella l'en empêcha en donnant un coup de rein pour renverser la situation, Edward grogna de frustration.

« -Je trouve que tu es encore beaucoup trop habillé à mon goût ! Expliqua-t-elle. »

Edward sourit et il n'eut pas le temps de répliquer qu'il sentait déjà les mains de sa compagne déboutonner sa chemise pour la lui enlever. Son vêtement ne tarda pas à rejoindre ceux de la jeune femme sur le plancher de la chambre. Bella caressa son torse tout en y déposant des baisers, puis, alors que sa bouche jouait avec son nombril, ses doigts s'affairèrent à défaire son jeans qu'elle lui ôta emportant avec lui son boxer. Tout comme il l'avait fait quelques minutes plus tôt, Bella l'observa. Il se sentit rougir sous son regard, il voulut s'y soustraire mais elle l'en empêcha en posant sa main sur son sexe turgescent qu'elle caressa tendrement. Edward ferma les yeux, submergé par le plaisir qui coulait dans ses veines. Les lèvres de sa petite-amie se posèrent sur le sommet de son membre, il gémit. Ses doigts se crispèrent sur le drap quand elle lécha la longueur de sa verge.

Le jeune homme rouvrit les yeux quand il ne sentit plus les douces attentions de sa compagne. Leurs regards se croisèrent et ce qu'il lut dans ses prunelles chocolat enflamma son désir pour elle. Doucement, il hocha la tête répondant ainsi à la question muette de sa petite-amie qui lui sourit. Bella s'allongea entre ses jambes, son sexe rencontrant l'humidité de sa culotte, pour un baiser passionné. Leurs lèvres ne se séparèrent que quand l'air vint à manquer à leurs poumons, Bella se leva alors pour aller éteindre le plafonnier et allumer sa lampe de chevet qui diffusa une douce lueur dans la chambre. La jeune fille lui tendit la main qu'il accepta, il sortit du lit. Tout en continuant de lui sourire et en caressant son avant-bras, elle ouvrit le lit. Bella prit un préservatif dans le tiroir de sa table de nuit avant d'ôter son dernier vêtement. Totalement nue et offerte à son regard, elle s'allongea sur le lit. Edward l'observa, n'osant plus bouger, ne sachant plus ce qu'il devait faire.

« -Viens, murmura Bella en lui tendant à nouveau la main.

Edward lui fut reconnaissant d'être toujours là pour le guider et le rassurer. Un peu hésitant, il s'installa entre ses cuisses. Bella ramena la couette sur leurs corps étroitement enlacés, créant ainsi un doux cocon autour d'eux.

-On est pas obligé, lui rappela-t-elle en percevant son hésitation.

-J'en ai envie, avoua-t-il.

-Tout va bien se passer, promit Bella.

La jeune fille passa une main rassurante dans ses cheveux avant de l'attirer à lui pour l'embrasser tendrement. Leurs mains partirent à la découverte du corps de l'autre, attisant leur désir. Leurs respirations devinrent rapidement erratiques, leurs bassins bougeaient doucement l'un contre l'autre.

-Edward ! Gémit Bella quand sa langue traça les contours de sa poitrine.

Il continua sa douce torture, grisé par les gémissements de sa compagne. Un son rauque secoua son torse quand il sentit les mains de la jeune fille empoigner ses fesses, ses ongles s'enfoncèrent légèrement dans sa peau.

-Je peux plus attendre ! Avoua Bella en plongeant son regard dans le sien.

-Moi non plus, confessa-t-il.

Edward se redressa et prit le préservatif que la jeune fille lui tendit. Ses gestes étaient maladroits, c'était la première fois qu'il mettait la protection, d'habitude, Bella s'en chargeait pour lui, en plus, le stress ne l'aidait pas.

-Je… Je suis désolé, bafouilla le jeune homme quand il sentit les mains de sa compagne lui prendre le préservatif.

-C'est rien, assura-t-elle, tout va bien, Edward.

La jeune fille se rallongea l'entraînant dans son sillage. Edward déglutit quand sa petite-amie releva l'une de ses jambes à la hauteur de sa hanche. Son gland frôla l'entrée de l'intimité de sa compagne, les faisant tout deux trembler, pourtant, il hésitait.

-Viens, dit-elle simplement.

Edward en crevait d'envie, son corps tout entier le désirait, mais la peur de la blesser grandissait en lui. Il sursauta quand il sentit les mains de la jeune fille appuyer sur ses fesses, lentement, il commença à s'enfoncer en elle. Edward oublia ses doutes. Il progressa en elle, se délectant des nouvelles sensations qui s'éveillaient dans son corps. Bella l'avait déjà pris dans sa bouche, ce qu'il avait ressenti était incroyable et il s'était secrètement dit qu'il ne pouvait rien y avoir de meilleur. Il avait tort. Etre en elle était cent fois meilleur ! Il aimait sa douceur, sa chaleur et sentir son intimité frémir autour de son sexe était tout simplement merveilleux !

-Ca va ? Lui demanda la voix chargée de désir de Bella quand il buta au fond de son antre.

-Oui, dit-il. Je t'aime.

-Je t'aime aussi, assura sa petite-amie, bouge, s'il-te-plaît.

Edward acquiesça craignant que son immobilité n'apporte de l'inconfort à sa partenaire. Doucement, il commença à se mouvoir. Ses frères lui avaient dit que le sexe était quelque chose de puissant et de fabuleux, mais jamais il n'avait pensé qu'il ressentirait autant de plaisir. Bella gémit quand il revint buter en elle. Ses lèvres se posèrent dans le cou de la jeune femme pour y déposer des baisers. Ses poings se crispèrent sur les oreillers, il essayait par tous les moyens de se contrôler, de réfréner ses pulsions pour ne pas la blesser.

-Plus fort !

Edward aurait aimé accéder à sa requête, mais il avait peur de perdre le contrôle. Son corps tremblait sous la violence de son désir. Un râle lui échappa quand la jeune fille enfonça ses talons dans ses fesses pour qu'il s'enfonce toujours plus en elle.

-Edward ! Plus vite ! S'il-te-plaît ! Plus fort ! Haleta Bella tout en resserrant son étreinte sur son corps.

-Je… Je veux pas te… te faire mal !

-Edward, tu ne me fais pas mal ! Par contre, cette langueur devient insupportable, lâche-toi ! Je te promets que tu ne risques pas de me blesser !

Le jeune homme l'observa avec attention et comprit qu'elle était sincère, qu'elle ne cherchait pas à le rassurer. Edward se laissa donc aller, augmentant la cadence de ses va et viens, s'enfonçant toujours plus en elle, toujours plus vite, toujours plus fort. Les mains de Bella s'agrippèrent à ses épaules, les gémissements de sa compagne devenaient de plus en plus bruyants augmentant son propre désir.

-Oui ! Edward ! L'encouragea Bella.

-Bella ! Grogna-t-il.

Edward augmenta la cadence, leurs lèvres se trouvèrent pour un baiser passionné. Le jeune homme sentit une chaleur d'une violence inconnue envahir son corps. Ses muscles tendus tressaillirent sous l'assaut du plaisir qui déferla en lui. La chaleur du corps de sa compagne, ses parois frémissantes autour de son pénis gorgé de désir firent exploser la boule qui s'était formée dans son bas ventre.

-Bella ! Cria-t-il.

L'orgasme traversa tout son être, son sexe frémit dans la protection et il s'y déversa. Il continua pendant quelques secondes ses va et viens pendant que son corps, son esprit se remettaient du violent orgasme qu'il venait d'avoir. Alors qu'il reprenait sa respiration, il enfouit son visage dans le creux du cou de sa petite-amie qui caressait doucement son dos. Soudain, il réalisa ce qui venait de se passer. Aussitôt, il sortit du corps de Bella. Des larmes de rage embuèrent ses yeux alors qu'il se débarrassait du préservatif, comment avait-il pu gâcher ce moment qui aurait dû être parfait ?

-Edward ? L'appela doucement Bella.

-Pardon, murmura-t-il, je suis désolé.

-Edward ! Arrête ça immédiatement !

-Je suis vraiment navré, je ne voulais pas… je voulais qu'on… J'ai tout gâché, pardon !

-Tu n'as rien gâché, Edward ! Déclara Bella en plongeant son regard dans le sien. Tu as apprécié, n'est-ce pas ?

-Oui, répondit-il, mais toi… Tu… Tu n'as pas joui, murmura-t-il d'une voix désolée.

-Edward, regarde-moi ! Ordonna-t-elle. C'était ta première fois et tu t'en es drôlement bien sorti, crois-moi, j'ai pris énormément de plaisir et ce n'est pas grave si je n'ai pas eu d'orgasme, ce sera mieux la prochaine fois. Tu sauras à quoi t'attendre et tu gèreras mieux, d'accord ?

-Tu es sûre ?

-Oui, Edward tu es un petit-ami doux, attentionné et tu es déjà un merveilleux amant.

Edward rougit en entendant ses compliments. Bella caressa tendrement sa joue tout en déposant des petits baisers sur ses lèvres.

-Viens, dit-elle en l'invitant à revenir s'allonger.

Le jeune homme la rejoignit. Il sourit en se disant qu'il pouvait toujours terminer ce qu'il avait commencé. Sa main descendit vers la féminité de sa petite-amie, il était bien décidé à ce qu'elle prenne son plaisir !

-Non, l'arrêta-t-elle en stoppant sa main.

-Mais…

-Allonge-toi ! Le coupa Bella.

Edward fronça les sourcils, mais il lui obéit. Bella s'installa sur ses cuisses, ses doux doigts caressèrent son torse réveillant lentement le désir qui sommeillait encore à lui. Sa main fine s'enroula autour de sa virilité qu'elle cajola avec ses doigts et sa bouche jusqu'à ce que son membre retrouve toute sa vigueur. Edward était au supplice sous ses caresses, il ne cessait de gémir alors qu'elle prenait un plaisir plus qu'apparent à tester ses limites. Décidant sûrement qu'elle avait suffisamment joué avec ses nerfs, Bella attrapa un second préservatif qu'elle déroula sur son membre. Toujours adossé aux oreillers, il la regarda prendre son sexe en main pour le diriger vers sa féminité, elle s'empala sur lui et rien qu'à cette image, il faillit faire perdre le contrôle.

-Bella ! Gémit-il.

Sa petite-amie sembla comprendre son dilemme car elle stoppa tout mouvement. Edward inspira profondément tentant ainsi d'apaiser le feu qui ravageait son corps. Doucement, Bella commença à bouger sur son membre. Leurs gémissements s'unirent en même temps que leurs mains, la jeune fille prenait appui sur les siennes pour amplifier ses va et viens. Tout en tentant de contrôler son désir, il se redressa, Bella laissa échapper une plainte quand il donna un coup de rein plus puissant que les autres. La jeune fille crocheta ses jambes derrière son dos et s'appuya sur ses épaules pour avoir un appui stable. Edward posa ses mains sur ses hanches pour l'aider et la guider, lui permettant ainsi d'atteindre son point sensible à chaque pénétration. Le jeune homme faisait son possible pour repousser l'orgasme qui grandissait en lui, souhaitant cette fois arriver à faire jouir sa compagne. Comprenant qu'il ne tiendrait guère longtemps, il glissa une main entre leurs deux corps pour aller titiller le clitoris de sa petite-amie.

-Edward ! Cria-t-elle.

Le jeune homme serra les dents quand il sentit les parois de la jeune fille se contracter autour de sa verge, la sensation était divine.

-Bella… Bella… Viens, je t'en prie, supplia-t-il en intensifiant ses coups de reins et sa caresse sur son bouton de plaisir.

Il sentit l'une des mains de la jeune fille se poser sur son menton pour l'obliger à relever la tête, Bella s'empara avidement de ses lèvres. Leurs gémissements de plaisir étaient étouffés par leur baiser. Tout à coup, Bella s'écarta, il la sentit trembler entre ses bras, ses ongles s'enfoncèrent dans la chair de ses épaules, son sexe se resserra violemment autour du sien et elle cria son nom

-Oh, mon Dieu ! Edward !

Jamais il n'avait vu le visage de sa compagne irradier de la sorte, elle était magnifique dans sa jouissance, le bonheur et le plaisir brillaient dans ses prunelles. En quelques coups de reins, il la rejoignit dans les brumes du plaisir tout en criant une nouvelle fois son prénom.

-Bella !

La jeune fille se laissa lourdement retomber sur lui, leurs corps toujours étroitement emboîtés, ils s'allongèrent. Le souffle court, le cœur battant à tout rompre, ils redescendaient lentement sur Terre. Il fut le premier à réagir en sentant son membre toujours enfouit en elle se ramollir. Il se retira ce qui fit grogner Bella, il sourit en entendant ce son de protestation. Edward se dépêcha de se débarrasser du préservatif pour la reprendre dans ses bras. Tout en caressant le dos de sa compagne, Edward se dit que ses frères n'avaient pas trouvé les mots justes pour lui dire ce qu'il ressentirait en faisant l'amour, il n'existait pas de mot assez fort pour décrire ça ! Il déposa un baiser dans les cheveux de sa compagne qui s'amusait à tracer les contours des muscles de son torse.

-Je t'aime, murmura-t-il.

-Je t'aime, Edward et je peux t'affirmer haut et fort que tu es un amant admirable.

Edward rougit et dissimula son visage dans l'épaisse chevelure de sa petite-amie qui eut un léger rire.

-Tu sais que tout garçon paraderait en entendant ces mots ? Mais je préfère mille fois ta réaction, mon amour, assura-t-elle en caressant son visage.

-Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, avoua Edward.

-Tu serais en train de courir pour éviter de tomber dans les filets d'une Tanya, d'une Lauren ou d'une Jessica.

-Beurk, merci pour cette image hyper flippante.

-Désolée, s'excusa-t-elle, ça va aller ?

-Oui, mais je crois qu'il va falloir que tu m'enlèves ces horribles images de la tête !

-Que pourrais-je faire pour t'ôter ces horreurs de la tête ? Et puis pourquoi ferais-je cela ? Le taquina-t-elle.

-Je te rappelle que c'est toi qui à parlé de ces… Désolé, je trouve pas de mot adéquat.

-Garces ? Proposa sa petite-amie.

Edward haussa les épaules, à vrai dire, il n'avait pas envie de parler d'elles.

-Bien si je dois te distraire, cela veut-il dire que le petit Edward serait prêt pour un troisième round ? Demanda-t-elle un brin étonnée.

Il s'empourpra une nouvelle fois lorsqu'il la vit écarquiller les sourcils quand sa main effleura sa virilité qui réagissait déjà au contact du corps de sa compagne.

-Et bien, petit Edward est en forme !

-Arrête, n'appelle pas mon… Enfin, ne lui donne pas de nom, c'est bizarre, bredouilla-t-il gêné.

-Excuse-moi, je passe trop de temps avec Emmett et puis c'est vrai qu'il n' a rien de petit ! »

Edward se demanda si ses joues allaient retrouver une couleur normale, cependant, il arrêta de se poser des questions quand Bella l'attira à lui tout en lui lançant un regard mutin. Elle se pencha à son oreille et lui murmura qu'elle allait lui faire oublier les garces.

Bella avait tenu sa promesse, ils avaient partagé une nouvelle étreinte qu'il apprécia encore plus car il se sentait de plus en plus à l'aise cette nouvelle intimité. Avant qu'ils ne s'endorment, il avait insisté pour qu'ils enfilent chacun leur pyjama. La jeune fille avait protesté prétextant qu'elle voulait sentir son corps contre le sien, il lui avait répliqué qu'il ne tenait pas à avoir un nouveau réveil comme à la villa. Bella lui objecta que Charlie ne devait pas rentrer et qu'en plus il n'avait plus fait de cauchemar depuis qu'il avait parlé avec Aaron. Edward ne céda pas, il réussit à se défaire de son étreinte pour enfiler un boxer et un tee-shirt. Même si Bella n'avait pas tort et qu'il y avait aucune chance qu'on vienne les déranger, il ne voulait surtout pas prendre le risque de se retrouver nu devant le Chef Swan ! Même s'ils s'entendaient bien, cet homme était armé et il tenait à sa peau ! Bella finit par enfiler une nuisette avant de retourner se blottir dans ses bras. Ils ne tardèrent pas à s'endormir.

Le réveil le lendemain matin avait été difficile, Bella frappa violemment le radioréveil pour qu'il se taise avant de rabattre la couette sur leurs têtes et d'enfouir son visage dans le creux de son cou. Edward dut s'y prendre à plusieurs reprises pour que sa compagne daigne ouvrir un œil. Il lui rappela qu'ils avaient cours et qu'en plus aujourd'hui ils avaient une sortie scolaire, cela ne l'aida pas à faire bouger sa petite-amie. Finalement, Charlie était venu frapper à la porte de la chambre en leur rappelant qu'ils avaient cours. Bella se redressa dans le lit pour grommeler à l'encontre de son père. C'est donc accompagné d'une Bella de mauvaise humeur qu'il avait rejoint Charlie pour prendre son petit-déjeuner. Il avait discuté avec le Chef Swan tout en jetant des coups d'œil à Bella qui observait d'un œil noir son café. Une fois leur repas prit, ils montèrent dans sa Volvo pour se rendre au Lycée. Edward se gara près de la voiture de Jasper qu'il n'avait pas vu la veille.

« -Salut vous deux ! Dit son frère en embrassant Bella et en l'étreignant. C'était bien Seattle ?

-Oui, répondit Bella, mais je crois qu'on attendra que le bébé soit né pour y retourner.

-Pourquoi ? Demanda Jasper.

-Lynda est déjà caractérielle, mais enceinte c'est assez flippant, avoua Edward, je sais pas comment Aaron fait.

-Hey ! Vous êtes arrivés ! S'écria Alice en leur sautant dessus. Waouh, vous avez l'air crevé ! Mon petit doigt me dit qu'il y en a deux qui ont profité de leur soirée étant donné que le Chef Swan n'était pas là !

-Je te rappelle qu'on a fait pas mal de route, hier, dit Bella, c'est normal qu'on soit un peu fatigués !

-Alors pourquoi mon frère est tout rouge ? Railla Alice. »

Bella se tourna vers lui et il lui offrit un sourire d'excuse. Alice se mit à sautiller et à taper dans ses mains, Edward se précipita vers elle pour la faire taire, il n'avait aucune envie que toute l'école sache ce qui s'était passé ! C'était déjà assez gênant que sa sœur et son frère aient deviné ! Bella vint à sa rescousse en demandant à Alice de l'aider à se maquiller car elle n'avait pas eu le temps ce matin. Jasper en profita pour passer un bras autour de ses épaules et il l'entraîna loin du petit lutin. Ils s'installèrent sur un banc près des bus qu'ils devaient prendre pour leur sortie. Jasper ne lui posa pas de questions et s'est ce qu'il appréciait chez lui, les autres auraient déjà tout fait pour lui tirer les vers du nez ! Il n'osait même pas imaginer ce que ferait Emmett s'il venait à l'apprendre ! Un simple sourire de satisfaction éclairait le visage du blond et il était certain que c'était uniquement parce qu'il était content pour lui. Jasper lui donna une tape dans le dos et se leva tout en lui faisant signe qu'il était temps de monter dans le bus. Edward voulut s'installer près de sa petite-amie pour la sortir des griffes du lutin, mais Alice le fusilla du regard et il se retrouva assis à côté de Jasper qui rit discrètement face à sa mine déconfite.

Pendant tout le trajet qui les menait au Musée, il assistait impuissant aux tentatives de fuites de Bella. Alice était redoutable quand elle s'y mettait ! Finalement, sa sœur dut mettre un terme à son interrogatoire car ils étaient arrivés. Ils descendirent du bus et attendirent que tous leurs professeurs les rejoignent. Alice s'avança vers lui et l'enlaça tout en lui disant qu'elle était fière de lui ! Edward rougit et Jasper éclata de rire. Il fusilla du regard son aîné avant de se tourner vers Bella qui s'excusa, apparemment les méthodes d'interrogatoire de sa sœur étaient plus efficaces qu'il ne le pensait. Il rassura sa petite-amie en passant un bras autour de ses épaules, comment aurait-il pu lui en vouloir ?

L'après-midi était bien avancée lorsque le bus reprit le chemin de Forks. Edward était assis à côté de Bella, Alice avait donné son accord pour qu'ils s'assoient côte à côte, leurs mains étaient enlacées et ils écoutaient de la musique chacun ayant l'une des oreillettes de son MP3. Edward avait les yeux à moitié clos, il se sentait apaisé et appréciait la simplicité de l'instant présent. Soudain, un flash le sortit de sa torpeur. Encore aveuglé, il vit sa sœur à genoux sur le siège qui se trouvait devant lui en train de regarder la photo qu'elle avait prise avec son téléphone. Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit qu'un nouveau flash l'aveugla. Un grognement s'éleva sur sa gauche et la seconde suivante, Bella essayait d'attraper l'appareil de sa sœur.

« -Donne-moi ça immédiatement, Alice !

-Non ! Bon, c'est vrai que celle-là, elle est pas terrible, vous avez l'air de deux tueurs…

-On se demande pourquoi, maugréa-t-il alors qu'il voyait toujours des points noirs valser devant ses yeux.

-Sur la première vous êtes trop mignons ! Déclara sa sœur.

-Alice, laisse-les un peu tranquille, intervint Jasper en tentant de la faire asseoir correctement, et assieds-toi comme il faut ! C'est dangereux comme tu te tiens !

-Oui, papa ! Grogna Alice en le fusillant du regard mais sans pour autant bouger.

Jasper allait répliquer quand le bus freina brutalement. Il se sentit son corps être projeté vers le siège de sa sœur qui partait en arrière. Edward attrapa ses mains et il vit Jasper entourer la taille d'Alice avec les siennes pour éviter au petit lutin de se fracasser la tête contre la vitre.

-Ca va ? Demanda-t-il à sa sœur.

-Non, mais ça va pas de freiner comme ça ! Hurla Alice à l'encontre du chauffeur alors qu'ils se tassaient dans leurs sièges. Vous l'avez eu où votre permis ? Dans une pochette surprise !

-Calmez-vous et asseyez-vous Mademoiselle Cullen ! Gronda Monsieur Jacobson.

-Pourquoi on est arrêté ? Demanda Alice, les mains sur les hanches. J'espère qu'on ne va pas avoir trop de retard, j'avais prévu de…

Jasper posa sa main sur la bouche de sa compagne tout en l'obligeant à se rasseoir lorsqu'il vit les visages passablement énervés de leurs professeurs.

-Restez sagement assis, leur demanda Monsieur Molina leur professeur de Biologie, je vais voir ce qui se passe.

Edward se pencha vers la fenêtre et vit qu'effectivement ils n'étaient pas les seuls à être arrêtés, apparemment, l'accès au pont était bloqué. Il remarqua des voitures de police ainsi que des Chevrolet Tahoe noirs qui lui étaient maintenant familiers. Il aperçut Monsieur Molina et Madame Jefferson, professeur de littérature qui voyageait dans l'autre bus, discuter avec un officier. Edward fronça les sourcils quand il vit des journalistes affluer vers les barrières de sécurité.

-Hey ! S'écria Tyler en attirant leur attention. Y'a quelqu'un qui veut sauter du pont !

-Qu'est-ce que tu racontes ? Demanda Jasper.

-C'est déjà à la radio ! Assura leur condisciple en montrant son MP3. Il paraît qu'il y a même le FBI !

Alice, Jasper et Bella se jetèrent sur lui pour tenter de voir quelque chose par sa fenêtre qui était la mieux placée. Ils se reculèrent rapidement quand ils virent qu'ils l'étouffaient.

-J'ai vu l'une de leurs voitures, leur avoua-t-il.

-Tu as vu quelqu'un qu'on connaissait ? Interrogea Jasper.

-Non.

-C'est bizarre tout de même que le FBI se déplace pour une tentative de suicide, leur fit remarquer Bella.

-Pourquoi tu n'essaies pas de les appeler ? Proposa Alice.

-Je ne vais pas les déranger juste pour avoir des infos sur…

-Restez assis ! Cria soudain Monsieur Jacobson. Personne ne sort du bus !

Edward leva les yeux vers leur professeur qui tentait de faire se rasseoir plusieurs élèves qui s'étaient levés pour pouvoir descendre du bus et voir ce qui se passait.

-Revenez ici ! S'énerva Monsieur Molina en passant devant eux.

Edward se pencha vers la fenêtre pour voir passer devant le bus plusieurs élèves qui étaient sortis par la porte arrière du bus. Monsieur Jacobson se retrouva rapidement submergé par les protestations de leurs condisciples qui voulaient rejoindre les badauds. Il remarqua alors que le chauffeur de bus avait lui aussi quitté sa place.

-Pourquoi on serait les seuls à rester ici ? Questionna Alice en se levant.

-Alice, il y a quelqu'un sur ce pont qui veut mourir, ce n'est pas un jeu et je trouve ça malsain et macabre de vouloir aller voir ! Lui reprocha Bella.

-On est pas obligé d'aller au pont, mais s'il-vous-plaît, sortons au moins du bus ! Insista le petit lutin.

Ils s'observèrent pendant quelques secondes avant d'accéder à la requête d'Alice. Ils descendirent du bus, mais contrairement aux autres élèves, ils s'installèrent sur la rambarde de sécurité. Bella vint s'appuyer contre son torse, bien calée entre ses jambes. Le jeune homme lui sourit tendrement avant de se pencher pour ravir ses lèvres. Ils s'embrassaient tendrement, ignorant le tumulte qui les entourait, quand soudain des cris les firent sursauter.

-Tu crois qu'il a sauté ? S'inquiéta Alice en tordant ses doigts sous le coup de la nervosité.

-Non, la rassura Jasper en passant un bras autour de ses épaules.

-Comment peux-tu en être sûr ? Le pauvre et si on s'approchait juste pour savoir comment ça se passe ?

Jasper déposa un baiser sur la joue de sa sœur avant de le regarder, Edward savait qu'il allait rejoindre la foule pour rassurer Alice et qu'après ils reviendraient ici. Il jeta un coup d'œil à Bella qui elle aussi paraissait inquiète du sort de l'inconnu. C'est donc ensemble qu'ils accompagnèrent leurs petites-amies pour se renseigner sur la situation. Ils rejoignirent Tyler, Ben et Angela. Le premier se fit un plaisir de leur raconter ce qu'il savait, apparemment, c'était une femme qui s'apprêtait à faire le grand saut, mais le plus horrible c'est qu'elle avait avec elle un bébé !

« -Je trouve ça horrible que tu sois tout excité par cette histoire, lâcha Ben à Tyler, viens, Angie, allons ailleurs.

-Mais on pourrait peut-être aider ? Dit la jeune fille.

-Oui, il doit y avoir une solution. Elle peut pas sauter avec un enfant, non ?

Tout en disant cela, Bella le regardait cherchant un peu d'espoir dans son regard.

-Personnellement, je pense que cette folle va sauter ! Déclara Jessica.

-C'est vrai, elle est complètement barge, elle parle même pas notre langue, rajouta Lauren.

-Mesdames et messieurs, reculez, s'il-vous-plaît ! Cria une voix familière. Officier, je vous ai déjà dit de repousser ces badauds !

Plusieurs policiers s'exécutèrent repoussant le cordon de sécurité, ils ne pouvaient apercevoir qu'un bout du pont, en fait, ils ne voyaient que les secouristes et les voitures du FBI.

-Allez, ça suffit ! Remontez immédiatement dans les bus ! Ordonna Monsieur Molina qui venait de les retrouver.

Edward allait obéir quand une main agrippa la manche de sa veste, l'obligeant ainsi à se retourner.

-Qu'est-ce que tu fais là ? Je devrais plutôt dire qu'est-ce que vous faites là ? Rectifia Lynda en les apercevant tous.

-On était en sortie scolaire et notre bus s'est retrouvé bloqué, lui expliqua-t-il.

-Passez sous le cordon de sécurité, murmura-t-elle en soulevant le ruban jaune et en reprenant à haute voix. Non ! Mais je vous y prends ! Depuis quand vous faites l'école buissonnière quand je vais dire ça aux parents ils vont être fou de rage ! Et pourquoi faire ? Pour traîner avec vos petites-amies ? Allez m'attendre dans ma voiture et tout de suite ! Et vous aussi mesdemoiselles ! Non, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Y'a plus aucun respect chez ces jeunes !

Edward entraîna leur petit groupe vers la voiture d'Aaron qui était à l'abri des regards. Ils avaient compris que Lynda tenait à leur parler mais qu'elle ne pouvait pas le faire devant la presse tout comme elle devait trouver un moyen pour que les journalistes ne se posent pas de questions. Ils rentrèrent dans son jeu et gagnèrent le Tahoe en traînant des pieds et en maudissant leur sœur aînée. Ils montaient dans le véhicule quand ils virent Lynda échanger quelques propos vifs avec Monsieur Molina tout en lui mettant sa carte d'agent fédéral sous le nez. Leur professeur finit par s'éloigner non sans les avoir cherchés du regard. Lynda ne tarda pas à les rejoindre dans la voiture.

-Pourquoi tu nous as fait venir ? Demanda Jasper.

-Disons que je préfère juste vous avoir à l'œil plutôt que sans surveillance dans la foule, marmonna Lynda en essayant de voir où en était les négociations sur le pont.

-Pourquoi t'es pas là-bas ? Questionna Bella.

-Parce que mon crétin de Boss trouve que c'est trop dangereux, donc, je me retrouve à faire dégager les badauds, râla Lynda en ouvrant une boîte de bonbons, vous en voulez ?

-Je croyais qu'il fallait que tu surveilles ton taux de ...

Edward se tut quand il vit le regard noir de son amie se planter dans le sien. Il la remercia et prit un bonbon, rapidement imité par les autres qui ne souhaitaient pas la contrarier.

-Alors, qu'avez-vous visité ?

-Ne me dis pas que tu nous as fait venir pour qu'on te tienne compagnie ? Comprit soudain Edward.

Lynda rougit quelque peu tout en réfutant mollement sa théorie. Alors qu'il allait répliquer, elle lui enfonça un bonbon dans la bouche pour le faire taire. Il était en train de mâcher ses deux bonbons quand Chase les rejoignit, Edward abaissa sa vitre pour qu'ils puissent leur parler.

-Tiens, je ne savais pas qu'on avait des stagiaires ? Dit Chase en les voyants. Salut les gosses, alors, qu'est-ce que vous faites ici ?

-On était bloqué avec notre bus, expliqua Jasper, puis, Lynda nous a kidnappés.

-Je vois, murmura Chase amusé.

-Les choses avancent ? Demanda Lynda.

-Non, elle est de plus en plus hystérique et on comprend rien à ce qu'elle dit. Aaron et David n'arrivent pas à la raisonner, pas plus que son psy.

Edward se figea en entendant crier. Chase leur expliqua que la femme ne cessait d'hurler des mots sans queue, ni tête. Avant que quiconque n'ait pu l'en empêcher, Edward descendit de la voiture et courut vers le pont. Son cœur s'emballa lorsqu'il reconnut la fragile silhouette qui se tenait de l'autre côté de la rambarde, un bébé d'à peine deux ans dans les bras qui pleurait. Elle paraissait paniquée et perdue, elle passa une main dans ses longs cheveux blonds que le vent renvoyait sur son visage. Il trembla quand il la vit dans quel équilibre précaire elle se tenait. Le jeune homme allait courir vers elle quand une poigne ferme le stoppa.

-Qu'est-ce que tu fais là ? Questionna Aaron qui ne semblait pas heureux de le voir.

-Je la connais, répondit-il simplement.

-Ce n'est pas étonnant, c'est l'une des adeptes d'Orion, rappela David à son mentor qui lui lança un regard noir, elle s'est échappée du centre psychiatrique avec son enfant.

-Vos en soplegatz ! Pietat ! Nos guerpiment pas ! Venètz nos cercar ! (Je vous en supplie ! Pitié ! Ne nous abandonnez pas ! Venez nous chercher !)

-Elle n'a jamais parlé autrement que dans ce charabia, l'informa Aaron, sais-tu comment elle s'appelle ?

-Jane et sa fille c'est Crystal.

Aaron lâcha finalement son bras quand Chase et Lynda arrivèrent avec Jasper, Alice et Bella. Son mentor en compagnie de David appelèrent la mère suicidaire par son prénom, mais elle ne réagit pas. Elle était perdue dans un univers qui leur était inconnu, il leur était impossible de l'aider, ils étaient tous impuissants, sauf lui. Lui, il savait, il comprenait son monde et il en avait même été le centre. Avant que Chase n'ait pu l'arrêter, il courut dans la direction de Jane, s'arrêtant seulement à quelques mètres d'elle. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire, tout ce qu'il savait c'est qu'il devait les aider, après tout, Jane avait toujours été gentille avec lui. Edward ouvrit plusieurs fois la bouche, mais aucun son n'en sortit, que devait-il faire ? Il devait agir, Jane n'allait pas rester indéfiniment sur ce parapet !

-Jane ? Jane, escuta-me ! (Jane ? Jane, écoute-moi !)

Les mots étaient venus spontanément, c'est alors qu'il comprit qu'ils avaient toujours été là, il lui fallait juste trouver comment les utiliser à nouveau. Il sortit de ses pensées en sentant peser sur lui le regard de Jane. Edward oublia tout ce qui l'entourait, il n'y avait qu'elle qui comptait, elle et Crystal.

-Sias tu ? (C'est toi ?) Demanda Jane incrédule.

-Oc, es ieu. (Oui, c'est moi.) Dit-il en s'approchant un peu plus.

-Escuta-me, Jane, t'ordena de m'escutar ! (Ecoute-moi, Jane, je t'ordonne de m'écouter) Ordonna-t-il d'une voix qu'il espérait sûre.

-Sias tu? Lo meu àngel ? Anthony? (C'est toi ? Mon ange ? Anthony?)

-Oc, es ieu, balha me la teu man ! (Oui, c'est moi, donne-moi ta main)

Edward s'approcha un peu plus, il était juste à côté d'elle. Il tendit sa main vers Jane. La jeune femme observa sa main tendue avec incrédulité, elle ne semblait pas vraiment réaliser qu'il était là. Par contre, Crystal, elle, l'avait reconnu. Il avait beaucoup joué avec la petite fille, il aimait s'en occuper. Crystal gigota dans les bras de sa mère tout en lui tendant ses petits bras pour qu'il la prenne. Edward grimaça, Crystal déstabilisait l'équilibre précaire de sa mère !

-Balha me la teu drolha ! Jane, escuta-me ! Balha-me Crystal ! T'en prega ! (Donne-moi ta fille ! Jane, écoute-moi ! Donne-moi Crystal ! Je t'en prie !)

Jane croisa enfin son regard, elle sembla alors comprendre qu'il était bien là à ses côtés.

-Cresiai que èretz partit per Orion sens nosautres, (je croyais que vous étiez partit pour Orion sans nous), avoua-t-elle. Perdona-me d'aver dopta (Pardonne-moi d'avoir douté).

-Soi aqui, fai-me fisança, soi vengut vos cercar per vos emmenar al cèl, al Orion ! (Je suis ici, fais-moi confiance, je suis venu vous chercher pour vous emmener au ciel, à Orion !)

-Emmenam-me, Crystal e ieu, pren-nos ! (Emmène nous, Crystal et moi, prends-nous !)

-Voli pla vos emmenar, mas te cal me balhar la teu drolha (Je veux bien vous emmener, mais tu dois me donner ta fille).

Edward poussa un léger soupir de soulagement quand Jane lui tendit Crystal. La petite fut ravie de le revoir, ses petits bras s'accrochèrent autour de son cou, elle déposa des baisers humides sur ses joues tout en roucoulant son prénom.

-Anthony ! Anthony !

-Calma-te, Crystal, (calme-toi, Crystal), lui demanda-t-il doucement avant de se tourner vers la mère de la petite, balha-me la teu man ! (Donne-moi ta main !)

Edward sentit son cœur s'alléger quand il saisit la main de Jane, il se rapprocha de la jeune femme pour l'aider à enjamber la rambarde, Crystal bien calée sur son autre bras. Soudain, l'un des pieds de Jane glissa entraînant la jeune femme vers le ravin qui se trouvait sous eux ! Edward serra les dents et raffermit sa prise sur la main de son amie. Une violente douleur dans son épaule lui arracha un cri de souffrance. Avec horreur, il sentit la main de Jane lâcher prise sur la sienne.

-Arrapinha-te ! (Accroche-toi !) Hurla-t-il. Me lasques pas ! (Me lâche pas !) Te sopligui, Jane, arrapinha-te! (je t'en supplie, Jane, accroche-toi !)»

Le jeune homme paniqua quand la douleur dans son épaule devint plus vive, il réunit toutes ses forces et réussit à tirer Jane vers lui. Malheureusement, Crystal resserra son étreinte autour de son cou le gênant dans sa manœuvre. Alors qu'il allait lâcher, une main s'enroula autour de la sienne et une autre vint saisir l'avant-bras de Jane. Deux bras le ceinturèrent pour l'obliger à reculer. Edward, Crystal toujours blottie contre lui, se retrouva dans l'étreinte rassurante d'Aaron. Son mentor lui murmura des mots rassurants tout en essuyant ses joues humides.

Soudain, des cris le firent sursauter, Jane se débattait pour échapper à l'étreinte des secouristes. Elle l'appelait désespérément à l'aide, mais il ne pouvait rien faire pour elle. L'un des secouristes réussit à planter une seringue dans le bras de la jeune femme qui s'effondra sur un brancard. Il vit alors une ambulancière s'approcher de lui pour prendre Crystal, Edward raffermit sa prise autour du corps de la petite fille. Personne ne tint compte de ses protestations, la femme lui prit Crystal pendant qu'Aaron tentait de le calmer. Edward sentit son cœur se déchirer en mille morceaux quand la petite fille cria son nom au milieu de ses pleurs, ses mains tendues vers lui. Le jeune homme se laissa tomber à genoux sur le goudron, ses mains se crispèrent dans ses cheveux. Ses sanglots l'empêchaient de respirer correctement, son corps lui faisait mal, une douleur lancinante se réveillait dans sa tête, la nausée le saisit, il se pencha et rendit son repas du midi.

« -Chut, tout va bien, murmura Aaron.

Edward sentit que son ami l'enveloppait dans une couverture, il remarqua à cet instant que son corps était parcouru par de violents tremblements.

-Allez, lève-toi, dit son mentor en le soutenant, ce n'est rien, tu es en état de choc. Nous sommes proches de Forks, on va aller voir Carlisle à l'Hôpital, d'accord ?

Edward hocha la tête pour lui faire signe qu'il était d'accord. Aaron le guida vers sa voiture qui était étrangement vide. Où étaient les autres ? Il les aperçut dans un autre Tahoe sous la bonne garde de Lynda. Bella lui fit un petit sourire encourageant, il aurait aimé lui sourire en retour pour la rassurer, mais il n'en n'avait pas la force. Une fois assit, il ferma les yeux. Aaron attacha sa ceinture avant de prendre le chemin de Forks.

-Que va-t-il leur arriver ? Demanda-t-il au bout de plusieurs minutes.

-Jane va retourner dans l'Institut où elle était enfermée, des psychiatres essayent de lui faire reprendre contact avec la réalité. Quant à Crystal, elle va être prise en charge par les services sociaux pour être placée dans une famille. Elles vont aller bien, Edward, je te le promets. Je sais que tu n'as sûrement pas envie d'en discuter, mais j'ai besoin de savoir quelle est cette langue ? Ryan qui est un véritable puit de savoir n'a pas su l'identifier.

-Je ne sais pas… Je… Je l'ai appris quand nous étions dans le Sud de l'Europe. Je ne sais plus si c'était en Italie, en France ou en Espagne.

-C'était il y a combien de temps ?

-Dix ans peut-être, il me semble que j'avais une dizaine d'années quand on a déménagé en Alaska avant de revenir aux Etats-Unis.

-Très bien et Jane qui est-elle ?

-Une amie, on a grandi ensemble avec Alec, mais j'étais plus proche d'elle.

-Quel était son rang dans la secte ?

-Je l'ignore, elle était proche du Grand Maître, je pense qu'ils avaient un lien de parenté, sa fille ou sa nièce, je ne sais pas.

-Et ce Alec ?

-C'est son frère jumeau.

-Edward comment te sens-tu ?

-Ca va mis à part quelques douleurs.

-Ta tête ?

-J'ai un peu mal, pourquoi ?

-Te rends-tu compte que tu es en train de surmonter le verrou psychologique qu'ils ont mis en place ? »

Edward sourit. Il se sentait délivré, aussitôt, il voulut lui parler des Maîtres, mais son mal de tête s'amplifia et sa vue se troubla. Aaron s'en rendit compte car il lui demanda d'arrêter immédiatement tout en posant une main rassurante sur son épaule. Ils arrivèrent enfin à l'Hôpital où son mentor se dépêcha de l'emmener voir Carlisle qui paniqua légèrement quand il les vit. Edward se dépêcha de le rassurer avec l'aide d'Aaron, une fois que son père eut retrouvé son calme, il l'examina.

La journée touchait à sa fin lorsqu'il rentra à la villa. Le reste de sa famille ainsi que Bella l'attendaient avec anxiété. Il les rassura, tout allait bien, il avait juste une luxation de l'épaule et devrait porter une attelle durant quelques jours. Voyant qu'il tentait de dissimuler sa fatigue, son père lui demanda d'aller s'allonger avant le dîner. Bella l'accompagna. Il se laissa aller dans ses bras, revoir Crystal et Jane avait réveillé sa souffrance, lui rappelant qu'il avait aussi laissé derrière lui des gens biens. Edward s'en voulait d'avoir contribué, même indirectement, à l'endoctrinement d'honnêtes gens.


Aaron raccrocha son téléphone, il venait de discuter avec son protégé, il aurait aimé être à Forks pour pouvoir parler de vive voix avec Edward, mais son travail le retenait à Seattle. Il savait que ce qui s'était passé sur ce pont avait ébranlé Edward, il avait senti la culpabilité de son protégé et il avait fait son possible pour lui faire comprendre qu'il n'était responsable de rien. Heureusement, le jeune homme était bien entouré que ce soit par ses parents ou par Bella. Il pouvait aussi compter sur le reste de la fratrie pour changer les idées du cadet. Un brin rassuré, il quitta son bureau pour rejoindre la salle de réunion.

« -Alors, quelles infos ont filtrés ? Demanda-t-il à ses agents.

-Les plus précis sont les journalistes de la radio de Port Angeles, KBM, ils ont donné une description assez précise de Jane et ils ont précisé qu'elle tenait sa fille dans ses bras, rapporta Emma. Ils ont aussi dit que quelqu'un parlant la même langue étrangère qu'elle l'avait empêché de sauter.

-Ils n'ont rien précisé d'autre ? S'enquit Aaron.

-Non, rien de plus.

-Merci, Emma. Ryan ?

-J'ai fait des recherches pour identifier la langue qu'ils ont parlé et grâce aux informations d'Edward j'ai pu identifier un dialecte utilisé dans le sud de la France avec des dérivés dans le Sud-Est de l'Espagne et le Nord-Ouest de l'Italie.

-J'ai fait des recherches au niveau International, poursuivit Carla, une aussi grande communauté que la leur ne passe pas inaperçue, j'ai donc pu identifier certains d'entre eux, malheureusement, je n'ai pas pu avoir de noms ou de photos des dirigeants.

-Il faut pourtant trouver un moyen de les identifier ! S'énerva Lynda.

-J'ai l'impression que nous passons à côté de quelque chose, murmura Aaron en observant leurs notes.

-Nous avons planché durant des heures, lui rappela David, nous n'avons négligé aucune piste. Tu…

-Si ! S'écria soudain Aaron. Edward a raison !

-Que veux-tu dire ? Demanda Lynda en le fixant avec curiosité.

-Edward se demandait pourquoi lui et s'est ça la clef !

-Je peux y répondre, le coupa son épouse en feuilletant un dossier, Edward était le bébé le plus mignon !

-Je confirme, dit Emma qui regardait les photos avec sa femme.

-Non, réfléchissez, Edward était le bébé d'un des médecins les plus respecté de cet Hôpital. Les infirmières, les aides-soignantes, tout le monde avait plus ou moins un œil sur lui et pourtant c'est lui qui a été enlevé !

-C'est vrai, accorda David, de tous les enfants, il était le plus difficile à emmener.

-Alors pourquoi lui ? S'exclama Aaron. Et si ce n'était pas un hasard ? Et si tout avait été prémédité ? Nous avons toujours pensé qu'il s'agissait du hasard, que cela aurait pu être un autre enfant, mais si ce n'était pas le cas, s'ils avaient tout organisé parce qu'ils savaient qu'il viendrait au monde ce jour-là.

-Tu penses à quelqu'un qui aurait été proche d'Esmé et de Carlisle ? Questionna Lynda.

-Oui, je veux que vous repreniez la liste de l'entourage qui avait été réalisée par l'agent Mayer, elle est très détaillée.

-Papa avait interrogé leurs proches et…

-Je sais Lynda, l'interrompit-il, mais ton père était seul et il n'était pas profiler, il a pu passer à côté de quelque chose. Je veux que vous creusiez la vie de tous ceux qui ont fréquenté les Cullen, c'est compris ? »

Ses agents acquiescèrent et quittèrent rapidement la salle. Lynda allait imiter ses collègues, mais il la retint. Aaron avait besoin de sentir sa présence, de la serrer dans ses bras ce qu'il fit. Il l'embrassa doucement et lorsque leurs lèvres se séparèrent ses yeux se posèrent sur les cernes de son épouse. Tout en passant un bras autour de sa taille, il l'entraîna vers son bureau où il la fit allonger sur le canapé pour qu'elle se repose. Après avoir protesté pendant quelques minutes, elle finit par obéir consciente qu'elle était fatiguée et que sa grossesse l'obligeait à être à l'écoute de ses besoins. Aaron recouvrit son épouse avec une couverture, Lynda était déjà sur le point de s'endormir, puis, il s'assit sur un fauteuil pour relire le dossier qu'il avait emmené avec lui. Ses yeux se posèrent sur la photo qui accompagnait les quelques notes. Jane tenait dans ses bras sa petite fille de deux ans. L'enfant avait les mêmes cheveux blonds que sa mère, cependant, elle n'avait pas hérité de ses yeux. Les prunelles de Crystal étaient d'un vert étincelant où l'on voyait des petites pépites ambrées, ce vert si particulier et unique lui était tellement familier que cela l'avait intrigué.

Aaron se leva, il embrassa le front de son épouse et son ventre avant de se rendre dans la salle des pièces à conviction. Il retira quatre cotons tiges à l'air anodin qui étaient sous scellés et les emmena avec lui. Tout en gagnant l'étage, il prit son téléphone et composa le numéro de son ami.

« -Chris ! Bonjour, c'est Aaron.

-Tu vas bien ? La future maman ne te mène pas trop la vie dure ?

-Non, ça va, je te remercie. Dis, j'aurais besoin d'un service ainsi que de toute ta discrétion.

-Très bien.

-As-tu toujours ton accréditation pour les analyses de laboratoire ?

-Oui, répondit le médecin.

-Très bien, je vais t'envoyer quatre prélèvements d'ADN.

-Que veux-tu que je recherche ?

-Pour l'un, je veux que tu extraies l'ADN et que tu voies si tu as une quelconque ressemblance avec l'un de ceux qui sont répertoriés dans nos bases de données. Je vais demander à Carla qu'elle t'ait une accréditation pour Interpol et la CIA.

-Et pour les trois autres ?

-Je veux un test de paternité.

-Ok, je te fais ça au plus vite.

-Merci, Chris. »

Aaron arriva enfin à l'étage où se trouvaient leurs bureaux. Un de ses collègues l'arrêta pour l'informer discrètement de l'absence d'un de leurs agents. Aaron apostropha alors David et Ryan pour qu'ils partent à la recherche de l'agent Wenzel qui ne s'était pas présenté au bureau aujourd'hui. S'il était bien leur taupe comme ils le soupçonnaient, il ne tenait pas à le laisser s'échapper !


D'un pas nerveux, il attacha ses longs cheveux blonds avant d'enfiler sa cape à l'effigie de l'ordre et d'entrer dans la salle. Ses deux frères étaient déjà là, l'un était assis dans un fauteuil et l'autre se tenait debout devant une fenêtre, il lui tournait le dos, mais il pouvait sentir sa colère. Bien qu'étant en haut de la hiérarchie, son frère le dominait et il s'avait que ce dernier avait eu vent de l'affaire du pont, sinon, pourquoi l'aurait-il convoqué ? Son frère daigna enfin se retourner, ses disciples qui l'entouraient s'agenouillèrent, alors qu'il ne lui offrait qu'un bref hochement de tête.

« -Je croyais que tu avais la situation en main ? Gronda-t-il visiblement furieux.

-Je l'ai, assura l'homme aux longs cheveux blonds.

-Vraiment ? Excuse-moi, mais il me semble qu'il a parlé notre langue, non ? ! Cela ne signifie-t-il pas à tes yeux qu'il est en train de surmonter le verrou psychologique ?

-Je le récupèrerai avant qu'il ne parle !

-C'est certain et pour être sûr que tu n'essuies pas un nouvel échec, je vais m'en occuper personnellement !

-Quoi ?

-Oui, on va agir à ma manière ! Démétri, prend avec toi Félix et Victoria pour récupérer la récompense de notre ami, il la mérite bien, il nous a fourni de si précieux renseignements. James, Laurent, faites le ménage à Forks. Alec, mon fils, Chelsea et toi, allez récupérer ta sœur et sa fille. Moi, je vais aller chercher mon précieux Anthony. »


Pour ceux qui l'auront reconnu la langue qui était parlée dans la secte était l'Occitan (et oui, je suis du Sud! lol), je le parle et le comprends, mais j'ai beaucoup plus de mal à l'écrire, donc je m'excuse pour les fautes que j'ai pu commettre! Bonne soirée à tout le monde et à dimanche prochain!