Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
MERCI énormément pour toutes vos reviews et vos encouragements ! Merci ! ^_^
Pour les anonymes :
Sabrina :Il va y avoir de nouveaux rebondissements dans ce prochain chapitre avec pas mal de réponses ! J'ignore combien il reste de chapitres comme j'écris au fur et à mesure, je dirais qu'il doit en rester 10 de sûrs. En tout cas, merci énormément pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !
Sabrinabella : Merci beaucoup ! Tu pense que Crystal est la fille d'Edward ? C'est une éventualité, mais il y a un indice dans ce chapitre qui laisse entrevoir une autre possibilité… Ton idée est la bonne, cela expliquerait qu'Edward soit toujours vierge. Le « nettoyage » commence dans ce chapitre et n'augure rien de bon… Encore merci pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !
Gogom : Effectivement, il y a des possibilités qu'Edward soit le père de Crystal c'est du moins ce que pense Aaron tout en imaginant une autre possibilité… Tout va se précipiter dans ce chapitre qui va mettre en péril beaucoup de vies… Je suis contente que le rapprochement entre Bella et Edward t'ait plu ! Merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à plus !
Ilonka : Très bien, je ne te le dirai pas… lol. La réponse concernant l'éventuelle paternité d'Edward sera donnée dans quelques chapitres. Merci énormément pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !
Letmesign : Merci beaucoup pour ta review ! Ce chapitre va être très riche en rebondissements… Merci encore ! Bonne semaine ! Bises.
Audreyfriends97 : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis heureuse que mon histoire te plaise ! Il doit rester au sûr 10 chapitres, ensuite, ce sera en fonction de mon imagination. Je poste tous les dimanches, en général en soirée. Bonne semaine et à bientôt ! Bises.
Marion : Effectivement, les choses vont se corser, certaines vies vont être en danger… La réponse concernant l'éventuelle paternité d'Edward sera apportée dans quelques chapitres, mais il y a un indice concernant une autre possibilité dans ce chapitre… Bonne semaine et à bientôt ! Bises.
Audrey : Merci beaucoup ! Je suis heureuse que leur première fois t'ait plu ! D'autres réponses vont arriver dans ce chapitre où tout va s'enchaîner très rapidement… Encore merci ! Bonne semaine et à bientôt ! Bises.
Angelik : Ca va, merci, et toi ? Edward a enfin franchi le cap et il apprécie d'avoir vaincu ses peurs, lol. Tout va se précipiter dans ce chapitre avec l'arrivée des ennuis. J'espère qu'il te plaira ! En tout cas, merci beaucoup pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt ! Bises.
Sur ce :
Bonne lecture !
Chapitre 33 : L'ombre de la mort
Edward jeta un coup d'œil à sa montre avant de soupirer, cela faisait une demi-heure qu'elles auraient dû terminer, il comprenait maintenant pourquoi ses frères s'étaient désistés pour venir les chercher ! Il se rassit dans le fauteuil qu'il avait quitté cinq minutes plus tôt pour faire des va et viens dans la salle d'attente, il saisit un magasine avant de le reposer quand il vit qu'il ne parlait que de mode et de beauté. Son pied tapotait le sol de manière impatiente, il croisa alors le regard amusé de la jeune fille qui était à l'accueil, elle lui fit un sourire tout en lui annonçant qu'elle allait voir si ses amies en avait pour longtemps. Il remercia Rebecca après avoir lu son nom sur son badge et recommença sa déambulation dans le petit salon. La jeune fille ne tarda pas à revenir accompagnée de sa mère.
« -Je suis désolée, mon chéri, s'excusa Esmé à l'embrassant, ça fait longtemps que tu attends ?
-Non, ça va, éluda-t-il en lui souriant avant de la détailler. Tu es magnifique, maman.
-Merci, j'espère que ça va plaire à ton père, dit sa mère en observant sa nouvelle coupe de cheveux.
-J'en suis sûr, la rassura Edward.
-Les filles sont pratiquement prêtes et… Ah, tiens les voilà !
Edward se tourna vers le couloir où il vit arriver ses sœurs qui étaient en train de comparer leurs manucures. Le jeune homme prit sur lui lorsqu'elles lui mirent leurs ongles sous le nez en lui demandant laquelle il préférait. Ne souhaitant heurter la sensibilité d'aucune, il préféra changer de sujet.
-Vous êtes sublimes, les complimenta-t-il avant de déposer un baiser sur leurs joues, où est Bella ?
-Ta belle est en train de se disputer avec le coiffeur, elle refuse qu'il coupe ses cheveux, s'exaspéra Alice.
-Je les trouve très bien ses cheveux, protesta Edward.
-Le contraire aurait été étonnant, se moqua légèrement Rose en lui faisant un clin d'œil.
-Non, mais il ne veut pas lui faire la boule à zéro ! S'énerva Alice. Juste couper quelques centimètres pour leur donner plus de tonus ! Bref, avec tout ça, on va être en retard !
Edward se garda bien de faire remarquer à sa sœur qu'ils avaient déjà une demi-heure de retard, avec le temps, il avait appris à tenir sa langue quand Alice était dans cet état.
-Bon, voilà ce qu'on va faire ! Décida Alice sur un ton qui n'admettait pas de réplique. Tu vas nous amener récupérer nos robes et nos chaussures au magasin pendant que Bella finit de se faire coiffer, si quand on revient, elle n'a pas terminé, maman, Rose et moi on prendra un taxi et vous nous rejoindrez à la villa, d'accord ?
-Oui, acquiesça-t-il. »
Edward se garda bien de lui dire qu'il ne voyait pas pourquoi il fallait se dépêcher puisqu'il ne leur restait plus que leurs robes à enfiler étant donné qu'elles étaient déjà maquillées et coiffées. Après tout, elles venaient de passer la journée à ce spa ! Il laissa donc sa sœur informer Rebecca de leur départ pour qu'elle prévienne Bella. Ils prirent ensuite sa Volvo pour aller chercher les robes et revenir au salon de beauté. Bella n'ayant toujours pas terminé, sa mère et ses sœurs l'abandonnèrent une nouvelle fois dans le salon non sans qu'Alice lui ait expressément demandé de rejoindre la villa sans faire de détour ! Il rougit face à son exigence pendant que sa mère et Rose souriaient discrètement. Une fois qu'elles furent parti, il s'affala dans son fauteuil et chercha désespérément un moyen de faire passer le temps.
« -C'est bon, vous pouvez venir, appela Rebecca, elles sont parties !
Edward se redressa en entendant les paroles de la réceptionniste, il se tourna vers le couloir où apparut Bella. Ses yeux s'attardèrent sur son maquillage discret qui mettait en valeur sa beauté, ses cheveux avaient été relevés en un chignon élaboré d'où s'échappaient des boucles dont le ressort avait été accentué par les mains expertes du coiffeur.
-Tu es ravissante ! S'écria-t-il en se précipitant vers elle pour la l'embrasser tendrement.
-Hey ! Doucement, jeune homme ! Gronda un homme qui arrivait. Vous êtes en train de saccager mon travail !
-Pardon, s'excusa Edward penaud.
-Mais bon, comme ce serait dommage de ne pas profiter d'une aussi belle marchandise, murmura-t-il en le regardant avec insistance, tiens, ma chérie, tu en remettras quand tu auras terminé avec ce Dieu Grec !
Edward était rouge d'embarras pendant que Bella prenait le maquillage que lui tendait l'homme. Ce dernier s'en alla, non sans lui avoir lancé un dernier regard. Il raffermit sa prise autour de la taille de Bella tout en l'entraînant rapidement vers la sortie, la jeune fille le suivit sans rechigner tant elle avait du mal à retenir son fou-rire. Une fois à l'abri dans sa voiture, il se permit de souffler un bon coup.
-Il semblerait que tu sois plus au goût de Ricardo que moi ! Le taquina Bella.
-Ouais, j'ai vu ça, au fait, merci de ton soutien !
-Je t'en prie, mon Dieu Grec, dit la jeune fille en se penchant pour l'embrasser tendrement.
-Non pas que ça me dérange, mais il me semblait que tu en avais encore pour un moment ?
-J'ai demandé à Ricardo et Rebecca de dire ça pour que nous puissions avoir un peu de temps pour nous deux, confia-t-elle. Et si tu me ramenais à la maison ? Charlie doit déjà avoir été kidnappé par le lutin diabolique et être à la villa.
-Tu sais qu'elle va nous détester et nous le faire payer très cher ?
-Seulement si elle le sait… »
Le sourire de Bella finit de le convaincre, il démarra la Volvo et prit la direction de la maison Swan. Le jeune homme était concentré sur la route quand tout à coup il sursauta en sentant la main de sa petite-amie se poser sur sa cuisse. Il lui jeta un coup d'œil et elle lui lança un regard gourmand qui éveilla son désir. Bella continua de caresser sa cuisse tout en remontant toujours plus vers son aine, elle poursuivit son manège jusqu'à ce qu'ils arrivent devant chez elle. Une fois le moteur coupé, il se détacha et se rua sur les lèvres de sa compagne, leurs langues se retrouvèrent avec passion. Cependant, ils se détachèrent vite et gagnèrent la maison.
Une fois que la porte de celle-ci fut refermée, Bella se jeta sur lui pour un baiser fougueux. Sa petite-amie prit appui sur ses épaules pour se soulever et entourer sa taille de ses jambes. Etroitement enlacés, ils continuèrent de s'embrasser. La jeune fille se dépêcha de le débarrasser de son manteau qui tomba sur le sol de l'entrée rapidement rejoint par le sien. Tout en tentant de reprendre ses esprits et de porter sa compagne jusqu'à sa chambre, Edward oublia de retenir un gémissement de douleur. Aussitôt, Bella se détacha de lui pour s'excuser.
« -Je suis désolée, j'avais oublié, dit-elle en touchant doucement son épaule, ça ne fait que deux jours que tu n'as plus l'attelle.
-C'est rien, c'est juste encore un peu douloureux, assura Edward.
Bella lui sourit et prit sa main pour le guider jusqu'à sa chambre. Une fois qu'ils furent dans cette dernière, les mains de sa compagne se dépêchèrent de déboutonner sa chemise pendant qu'il faisait glisser la fermeture de sa robe bateau. Il lui ôta rapidement le vêtement et il constata aussitôt qu'elle était encore bien trop habillée. Bella avait enfilé sous sa petite robe grise un leggin et un col roulé noir qu'il observa en grimaçant.
-Qu'y a-t-il ? Demanda-t-elle en arrêtant de caresser son torse.
-Comment je fais pour t'enlever ça, dit-il en désignant son pull, sans abîmer ça !
Bella posa sa main sur sa coiffure élaborée, elle se mordilla la lèvre tout en réfléchissant au problème.
-Il doit bien y avoir une solution, marmonna-t-elle, je dois encore enfiler la robe qu'Alice m'a choisi !
-Je me vois mal appeler ma sœur pour lui demander comment te l'ôter, l'avertit Edward.
-Je me demande si elle ne l'a pas fait exprès, grogna Bella en posant sa main sur l'une des nombreuses pinces qu'elle retira.
-Qu'est-ce que tu fais ? S'écria-t-il.
-Je règle le problème !
-Alice va nous tuer !
-Et ça te pose un problème ? Demanda Bella avec un sourire sexy tout en lui balançant son col roulé au visage.
Edward ne répondit pas, il était trop occupé à observer les courbes graciles de la déesse qui se tenait devant lui. Tout en continuant de lui sourire, et sûrement ravie de voir l'effet qu'elle lui faisait, la jeune fille ôta lentement son leggin. Elle ne portait plus que son boxer et son soutien-gorge bleu nuit qui ne cachaient pas grand-chose de sa féminité. Il déglutit péniblement. Bella s'approcha de lui d'une démarche féline avant de poser ses mains sur son jean.
-Tu es bien trop habillé à mon goût ! »
Sur ce, elle s'empressa de le débarrasser de ses derniers vêtements, tant et si bien qu'il fut le premier à se retrouver nu. Un gémissement lui échappa quand la main de sa compagne se posa sur sa virilité pour la caresser doucement. Cependant, il recouvra rapidement ses esprits. Ses doigts partirent à la recherche de l'attache du soutien-gorge qu'il lui ôta avant de se ruer vers ses bourgeons de chair tendus pour lui. Il les lécha et mordilla à tour de rôle pendant que la main de Bella s'affairait sur son sexe, son autre main alla cajoler ses fesses. Edward se dépêcha d'enlever la dernière barrière de tissu qui l'empêchait de contempler sa compagne dans sa splendide nudité. Lorsqu'ils furent enfin nus, ils s'observèrent pendant quelques minutes, se repaissant ainsi de la beauté de l'autre avant que le désir ne l'emporte et qu'ils ne se précipitent dans les bras de l'autre.
Edward sentit les mains de sa compagne se poser sur son torse, doucement, elle le poussait vers le lit, ses mollets ne tardèrent pas à rencontrer ce dernier. Sans lui laisser le temps de protester, il échangea leurs rôles et la poussa sur le lit sur lequel elle s'étendit un brin surprise. Edward ouvrit le tiroir de la table de nuit pour y prendre un préservatif avant de venir s'installer entre les cuisses de sa petite-amie qui l'attendait avec impatience. Tout en gardant le petit sachet dans sa main, il partit à la découverte du corps de sa douce, léchant, mordillant sa poitrine avant de descendre toujours plus bas. Il déposa un baiser sur sa féminité et allait approfondir sa caresse lorsque Bella empoigna fermement ses cheveux pour le forcer à remonter, d'un regard, elle lui rappela qu'ils n'avaient pas beaucoup de temps.
Bella ouvrit sa main pour lui prendre le préservatif, elle déchira l'emballage et prit la protection entre ses doigts. Edward s'agenouilla sur le lit attendant avec impatience que ses doigts fins viennent toucher son membre en feu, il gémit à leur contact. Quelque chose de doux et humide lui arracha un léger râle, il baissa la tête pour voir la langue rose de Bella jouer doucement avec son gland, cette image affola ses sens. La jeune fille dut le comprendre car elle cessa sa caresse et se dépêcha de lui enfiler le préservatif. Elle se rallongea aussitôt, l'entraînant avec elle, l'emprisonnant ensuite de ses jambes qu'elle noua dans son dos. Edward plongea son regard dans celui de sa compagne tout en s'introduisant lentement en elle. Bella mordilla sa lèvre inférieure d'impatience et ses talons s'enfoncèrent légèrement dans ses fesses pour le forcer à aller plus vite. Il buta enfin au fond de son antre, leur arrachant un gémissement de plaisir.
Edward aurait aimé lui faire l'amour avec tendresse et douceur, mais une certaine urgence s'était emparée de son être. Il lut le même sentiment en Bella quand elle bougea son bassin l'incitant ainsi à se mouvoir rapidement en elle. Leurs corps étroitement enlacés se lancèrent dans une danse débridée au son de leurs gémissements qui étaient parfois étouffés par leurs baisers fiévreux. Edward pouvait sentir son plaisir gronder en lui, faisant trembler tout son être. Bella était dans le même état que lui, ils n'allaient pas tarder à atteindre la délivrance. Pourtant, à la grande stupeur de Bella, il se retira. La jeune fille ne put s'empêcher de grogner de frustration tout en lui lançant un regard lourd de reproche. Il lui sourit et tout en priant pour qu'elle ne le prenne pas mal, il lui fit signe de se retourner. Bella comprit son désir et lui obéit dans un sourire, ses mains allèrent même s'accrocher aux barreaux de son lit pendant qu'il s'introduisait à nouveau en elle. Il ne sut si c'était elle ou lui qui gémit le plus fort. Il comprenait pourquoi les livres disaient que cette position permettait de décupler le plaisir. Bella lui paraissait plus étroite ainsi, son intimité se contractait tout autour de sa verge l'enserrant de manière exquise.
Le désir qui l'habitait devint alors brutal. Ses mains agrippèrent fermement les hanches de la jeune femme pendant qu'il plongeait toujours plus vite et plus fort en elle. Pendant un instant de lucidité, il se demanda s'il n'était pas trop brutal, mais les cris de jouissance de sa compagne le détrompèrent ainsi que ses mains qui paraissaient s'accrocher désespérément aux barreaux du lit pour ne pas perdre pied. Edward accéléra encore la cadence, il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps. Sa main glissa vers la féminité de la jeune fille, ses doigts caressèrent son clitoris. Les parois de Bella tressaillirent autour de sa virilité. Sa compagne haleta son prénom. Puis soudain, il sentit son intimité chaude et humide se contracter violemment autour de son sexe. Bella cria son plaisir en hurlant son prénom pendant qu'il la rejoignait dans l'orgasme en se déversant dans la protection tout en répétant sans cesse le nom de sa douce.
A bout de souffle, il se retira d'elle et ils se laissèrent tomber sur le lit qui avait accueilli leur ébat. Bella vint se blottir contre lui. Ses joues étaient rougies, mais un sourire de bonheur s'étalait sur son visage. Elle déposa des baisers sur son torse tout en lui murmurant qu'il avait été merveilleux. Edward passa une main gênée sur son visage ce qui la fit rire. Il lui lança alors un regard brûlant de désir qui fit immédiatement stopper son hilarité. La jeune fille se redressa pour s'emparer fougueusement de ses lèvres tout en s'installant à califourchon sur lui réveillant par la même occasion sa virilité. Ils allaient approfondir leur étreinte quand la sonnerie du portable de Bella résonna, ils l'ignorèrent, mais quelques secondes plus tard se fut le sien qui sonna. Ils s'en moquèrent et reprirent leur baiser. Cependant, le portable de la jeune fille sonna à nouveau suivit du sien. Tout en soupirant, ils se détachèrent difficilement l'un de l'autre, Edward attrapa son téléphone et grimaça quand il vit le nom de l'appelant.
« -J'en étais sûre ! Hurla Alice dès qu'il eut décroché. Je peux pas vous faire confiance !
-Je suis désolé, commença-t-il à s'excuser avant que Bella ne lui prenne le téléphone pour enclencher le haut-parleur.
-On est pas désolé du tout et si mon réveil fonctionne bien on a encore le temps !
-Pff ! Soupira le petit lutin. Bon, vous avez de la chance qu'on ait un contretemps !
-Un contretemps ? Répéta Edward.
-Oui, papa est retenu à l'Hôpital. Donc nous sommes en route pour aller au restaurant accueillir les premiers invités. Toi, tu vas rentrer à la maison pour te préparer et attendre papa. Ensuite, tu montes un bobard à papa pour qu'il s'habille et discrètement tu l'embarques, expliqua le petit lutin.
-C'est vrai qu'il va pas trouver bizarre qu'on mette tout les deux un costard, railla-t-il, il ne va vraiment pas se douter qu'on lui organise une fête surprise pour son anniversaire !
-Arrête d'autre aussi pessimiste, je suis sûre que tu trouveras une excuse ! Bon, Bella tu te prépares chez toi, Edward et papa passeront te prendre ensuite. Par contre, tout rentrera dans l'ordre SI VOUS VOUS RHABILLEZ DE SUITE ! Hurla Alice. »
Edward raccrocha avant de se tourner vers sa petite-amie. Ils se sourirent et s'embrassèrent tendrement avant de se séparer à regret. Le jeune homme se rhabilla sous l'œil concupiscent de sa compagne ce qui ne l'aida pas à garder les idées claires. Il était en train de remonter son boxer et son jean quand il sentit la main de sa douce caresser ses fesses. Il la gronda du regard avant de refermer son pantalon sous l'œil dépité de sa compagne. Bella enfila un peignoir et l'accompagna jusque dans le hall. Il courut jusqu'à sa voiture pour récupérer la housse dans laquelle était enfermée la robe de sa compagne. Il revint ensuite pour la lui donner et ils échangèrent plusieurs derniers baisers avant de trouver la force de se séparer. En soupirant, il regagna sa voiture.
Carlisle sortit de sa voiture pendant que les portes du garage se refermaient. Il déverrouilla la porte qui menait du garage à la buanderie de la maison. Il referma celle-ci derrière lui et gagna le salon qu'il trouva étrangement vide. Où était le reste de la famille ? Un étrange silence régnait dans la villa qui paraissait être déserte. Il regarda sur le meuble de l'entrée où ils avaient l'habitude de se laisser des mots, mais il n'y avait rien. Alors qu'il allait téléphoner à Esmé pour savoir où ils étaient tous, la sonnette résonna. Il se dirigea vers la porte qu'il ouvrit. Il resta quelques secondes figé sur le seuil.
« -Bonjour, Carlisle ! Le salua l'homme qui lui faisait face.
-Aro ? S'étonna le médecin. Aro Volturi ? Quelle agréable surprise! Que fais-tu ici ?
Carlisle ouvrit les bras pour enlacer son mentor, Aro l'avait pris sous son aile pendant son internat en médecine, il avait été son résident et ils étaient proches jusqu'à ce qu'Aro parte en Europe pour ouvrir une Clinique avec deux de leurs confrères.
-Laisse-moi deviner ! Poursuivit Carlisle en le relâchant. C'est pour la petite surprise de mon anniversaire ? On dirait qu'il y a eu un cafouillage cette année, tu n'aurais pas dû rejoindre les autres au restaurant ?
-Désolé, nous avons du nous tromper, s'excusa Aro.
-Nous ?
-Bonjour, Carlisle !
-Marcus ! S'écria-t-il en le saluant ravi de le retrouver. Entrez, ne restez pas dehors.
-Laisse-moi te présenter, mon fils, Alec et Duncan son ami, dit Aro.
-Enchantez, les salua Carlisle en serrant les mains des deux jeunes gens, venez, entrez.
Carlisle les guida jusque dans le salon où ils s'installèrent. Il leur proposa une boisson avant de disparaître dans la cuisine pour tout préparer. Lorsqu'il revint, Aro était face au manteau de la cheminée et observait leur dernière photo de famille. Carlisle déposa son plateau sur la table basse et servit du café à tous ses visiteurs. Du coin de l'œil, il observa Aro. Son ami avait vieilli, mais ce n'était pas flagrant, il avait toujours cette prestance et cette aura qui l'avaient séduit quand il était jeune. Marcus était le plus âgé de leur bande, il émanait toujours de lui un calme qui s'accentuait avec son air nonchalant, peu de choses le perturbaient et il était d'une sagesse peu commune.
-Alors, racontez-moi tout, comment se passe la vie en Europe ? Vous avez pu ouvrir votre Clinique ?
-A vrai dire, nous avons ouvert plusieurs centres, l'un en Italie, l'un en France et un en Espagne, nous sommes en train de travailler sur un projet en Alaska.
-Et bien ! Vous voyez les choses en grand ! J'ignorais que vous aviez autant de fonds !
-Nous avons récolté pas mal de dons, avoua Aro.
-Et toi, Carlisle, je suis étonné de voir un médecin de ton envergure exercer dans un petit Hôpital comme Forks ? S'étonna Marcus.
-Je sais que Forks ne peut par rivaliser avec les Hôpitaux dans lesquels j'ai travaillé précédemment, mais j'aime la vie ici et puis c'est bien mieux pour les enfants. Au fait, Caïus n'est pas avec vous ?
-Non, il a été retenu par une affaire urgente, répondit Aro d'un ton évasif. En parlant de ta famille, tu as eu un autre enfant ?
-Non, c'est Edward.
-Edward ? S'étonna Aro.
Carlisle allait répondre, mais son attention fut retenue par l'attitude de Marcus, ce dernier se trémoussa sur son siège, il parut, pendant quelques secondes, être mal à l'aise avant de reprendre un air stoïque. Le médecin se disait qu'il avait rêvé et il fut sorti de ses pensées par Aro.
-Carlisle ?
-Oui, pardon. Pour notre plus grande joie, Edward est rentré à la maison.
-C'est merveilleux, applaudit Aro, j'ai hâte de rencontrer ton petit dernier. »
Carlisle lui sourit avant de se tourner vers Alec pour lui demander ce qu'il faisait dans sa vie. Il ne fut pas surpris d'entendre que le jeune homme suivait les traces de son père. Alors qu'ils discutaient, Carlisle se demanda ce que son épouse et ses enfants avaient préparé pour sa surprise, il était étonné qu'aucun d'entre eux ne l'ait encore appelé.
Aaron raccrocha son téléphone après avoir discuté avec Chase qui était allé faire un tour à Forks pour vérifier la surveillance mise en place. Rien n'avançait et il était en train de perdre patience. Quelques heures plus tôt, avec l'aide de David et de Lynda, il avait interrogé deux étudiants mort de peur de se retrouver face à des agents fédéraux. Ils ne leur avaient rien appris de plus, si ce n'est que maintenant, ils savaient qu'Edward était surveillé. Les deux jeunes gens avaient été contactés par mail par un homme qui souhaitait faire une blague à un ami. Ils avaient joué le jeu et Dylan avait actionné un petit magnétophone avec une voix préenregistrée, il lui avait suffit de bouger ses lèvres. Edward avait été tellement paniqué qu'il ne s'était rendu compte de rien. Les deux étudiants avaient trouvé une enveloppe avec du liquide en guise de paiement de leur petite blague à l'endroit où ils avaient trouvé le magnétophone, les instructions ainsi qu'une photo d'Edward. Carla avait tenté de remonter l'adresse mail avec laquelle James les avaient contacté mais rien et à aucun moment les étudiants n'avaient été en contact direct avec Victoria et son complice.
Heureusement, Emma et Ryan venaient de revenir avec l'agent Brandon Wenzel menotté. Ils étaient en route pour le ramener et il comptait bien le cuisiner jusqu'à ce qu'il parle. Contrairement à Marco Piettreri, il ne devait pas être endoctriné depuis aussi longtemps, il pourrait donc facilement le faire plier. Il sortit de son bureau pour aller dans celui de son épouse. Il frappa et entra. Lynda était installée derrière son bureau en train de lire un rapport, il passa derrière son siège pour l'enlacer et déposer un baiser sur son front.
« -Tout va bien, mon amour ? Demanda-t-il en caressant son ventre arrondi.
-Ca va, j'ai appelé Esmé pour lui dire qu'on avait trop de travail et qu'on pourrait pas être là ce soir.
-Ce n'est que partie remise, la consola-t-il en raffermissant son étreinte.
Lynda se redressa pour pouvoir se blottir dans ses bras. Il caressa ses cheveux avant de se pencher pour ravir ses lèvres. Leurs langues se rencontrèrent au moment où on frappa à leur porte. Tout en poussant un grognement de frustration, ils se séparèrent et invitèrent le gêneur à entrer.
-Oui, Carla ? Demanda Aaron en gardant son épouse dans ses bras.
-Ryan et Emma viennent de rentrer avec Wenzel.
-Très bien, dit-leur de l'installer dans la salle d'interrogatoire 4. J'arrive.
Carla hocha la tête avant de les laisser seuls. Aaron embrassa doucement les lèvres de sa compagne.
-Je peux venir ? Lui demanda Lynda.
-Je dois l'interroger avec Emma, mais tu peux rester derrière la vitre sans teint.
-Sans vouloir dénigrer Emma, je suis meilleur interrogatrice qu'elle et j'ai aussi plus d'expérience.
-Je préfère te savoir dans une autre pièce.
-Aaron, soupira son épouse, je ne risque rien ! Il est menotté dans une salle d'interrogatoire, il y a des gardes derrière la porte, je serais avec toi et sans oublier David et Emma qui observeront tout derrière la vitre sans teint. Tu veux peut-être qu'on l'enchaîne à la chaise ?
Il allait répliquer, mais il fut interrompu par la sonnerie de son téléphone. Tout en posant son index sur les lèvres de son épouse pour qu'elle se taise, il prit l'appareil dans sa poche et décrocha.
-Agent Gibson, j'écoute.
-Bonjour agent Gibson, ici le Directeur Adler, j'aurais besoin de vous à Port Angeles.
-Je suis désolé, Monsieur le Directeur, mais je suis sur une enquête qui prend tout mon temps et…
-Je crois que vous n'avez pas bien compris, Agent Gibson, je suis avec la commission et nous discutons des budgets alloués aux différents services du FBI et vous savez que votre division est toujours sur la sellette.
-Nos résultats sont pourtant non négligeables, protesta Aaron.
-Je le sais, mais ils souhaiteraient vous rencontrer et je pense que ce serait un plus pour nous tous ! Alors, vous déléguez immédiatement à vos agents dont vous vantez tant les mérites et vous me rejoignez immédiatement à la salle de conférence de l'Hôtel Belcroix de Port Angeles !
-Bien, Monsieur le Directeur, je me mets en route, accepta-t-il à contrecœur.
Il raccrocha et passa une main lasse dans ses cheveux. Il croisa alors le regard brillant de son épouse qui n'avait pas perdu une miette de la conversation, elle devait déjà sauter de joie de pouvoir interroger Wenzel.
-Que te voulait le Directeur Adler ?
-Il faut que j'aille défendre notre budget devant des bureaucrates à la noix ! S'énerva Aaron. Comme si je n'avais que ça à faire !
-C'est malheureusement une partie désagréable du travail qui incombe au génial agent superviseur que tu es.
-C'est ça moque-toi de moi ! Dis plutôt que tu es heureuse car avec mon départ tu auras le champ libre ?
-Je ne le nierai pas, avoua-t-elle en passant ses bras autour de son cou, mais admets que je ne risque rien ?
Aaron pinça ses lèvres, il savait qu'elle ne risquait rien, ici, entourée d'agents, mais il n'arrêtait pas de craindre que le cauchemar de sa première grossesse ne se reproduise. Bien qu'il ne l'admettrait pas, il savait qu'il la couvait trop et que Lynda commençait à étouffer, il devait lâcher du lest avant que son épouse ne prenne les devants sans le consulter et se mette inconsciemment en danger.
-C'est d'accord, tu interrogeras Wenzel, capitula-t-il, mais je ne veux pas que tu te retrouves seule avec lui.
-Merci ! Allez, maintenant, file retrouver ces ronds de cuir !
Il sourit avant de serrer à nouveau son épouse dans ses bras, il l'embrassa tendrement avant de s'agenouiller et de déposer un baiser sur son ventre.
-A bientôt, vous deux ! »
Lynda lui sourit, Aaron savait qu'elle était attendrie à chaque fois qu'il embrassait ou parlait au bébé. Après un dernier baiser, il sortit pour aller récupérer ses affaires. Avant de rejoindre sa voiture, il prit David à part, lui confiant les rennes de l'équipe tout en sachant que son mentor veillerait sur son épouse. Une fois dans son Chevrolet Tahoe, il tapa l'adresse de l'hôtel dans le GPS qui afficha rapidement l'itinéraire. Il sortit du siège du FBI et prit la direction de Port Angeles. Aaron se demanda pourquoi ces grattes papiers étaient allés se perdre à là-bas, sûrement avaient-ils envie de profiter du charme bucolique de la petite ville ? Rapidement, il sortit de Seattle et s'engagea sur la voie rapide.
Bella sortit de la douche enroulée dans sa serviette. Elle avait fait son possible pour ne pas mouiller ses cheveux, Alice serait déjà suffisamment en colère après elle pour avoir gâché son maquillage, elle jeta un coup d'œil à sa tête et fut ravie de voir que ses boucles rebondissaient parfaitement autour de son visage. Elle se maquilla légèrement avant d'aller dans sa chambre pour enfiler la robe qu'Alice lui avait choisi. La jeune fille observa pendant quelques secondes son lit défait par leur étreinte et sourit au souvenir de l'audace dont avait fait preuve Edward. Son amoureux prenait de l'assurance tout en restant doux et attentionné, son innocence la touchait aussi énormément. Bella refit rapidement son lit, un sourire collé aux lèvres.
Une fois sa chambre rangée, son regard se posa sur la housse qui pendait à son armoire. Tout en soufflant, elle descendit la fermeture éclair révélant la robe de soirée bleue nuit. La longue robe frôlait le sol, elle était faite en un tissu fluide qui captait la lumière et virevoltait autour de ses jambes. La robe se resserrait au niveau de sa taille pour mouler sa poitrine. Un col en V mettait en valeur son décolleté, les deux bandes de tissu qui formaient le V s'attachaient dans son cou. Son dos était dénudé et la robe couvrait tout juste le haut de ses reins. Heureusement, Alice lui avait trouvé une étole qu'elle pouvait draper autour de ses épaules pour dissimuler ses parcelles de peau dévoilées par la robe. Elle la sortit prudemment de la housse et la posa sur son lit. Elle grimaça quand elle attrapa les chaussures, magnifiques, mais à hauts talons qui l'inquiétaient quelque peu, quoique ça lui donnerait une bonne excuse pour rester accrochée à Edward !
Bella ôta sa serviette pour enfiler son boxer de la même teinte que la robe avec son soutien-gorge brassière qui permettrait à ses épaules de rester dénudées. Elle attrapa la robe et se mit devant son psyché pour nouer correctement les deux bouts de tissu derrière son cou. Sa première tentative ne fut pas concluante, elle avait trop remonté le décolleté. Elle était en train de faire une nouvelle tentative quand un bruit attira son attention. Bella se dirigea lentement vers sa fenêtre, intriguée par le vacarme d'un moteur.
Carlisle observait discrètement la pendule du salon tout en se demandant pourquoi rien ne se passait. Il reporta son attention sur la conversation. Avec bonne grâce, il parla de sa famille et de ses enfants, chacun étant source d'une grande fierté pour lui. Ils évoquèrent ensuite leurs débuts à l'Hôpital de Chicago, lui en tant qu'interne d'Aro qui faisait de la chirurgie d'urgence, Marcus dirigeait le service de neurologie et Caïus était psychiatre. Des trois hommes, ce dernier était celui avec lequel il avait le moins d'affinité, il y avait toujours eu quelque chose chez lui qui le dérangeait, même s'il n'avait jamais su dire ce quoi.
« -Ah, nous étions jeunes et fous, soupira Aro.
-Oui, acquiesça Carlisle.
-Nous avions aussi des idéaux…
-C'est vrai que vous aviez formé cet espèce de club où se regroupaient des noms prestigieux ainsi que les meilleurs étudiants de différentes promotions, se rappela Carlisle, ces soirées étaient enrichissantes. Cependant, vers la fin, cela vous avait un peu échappé. Je me souviens que certains exprimaient des idées assez extrémistes.
-Oui, idées auxquelles tu n'as malheureusement jamais adhéré, soupira Aro.
Carlisle fronça les sourcils, jamais il n'avait imaginé que ses amis avaient des idées aussi arrêtés, d'ailleurs, il lui semblait que leurs petites réunions s'étaient arrêtées quand il leur avait fait la remarque que tout partait en vrille. A l'époque, il lui semblait que ses amis partageaient son opinion. A moins qu'ils n'aient poursuivi ces réunions dans son dos ? Aro se leva et fit quelques pas vers la cheminée, son ami prit entre ses mains un cadre où se trouvaient une photo d'Edward bébé et une prise récemment. Il ignorait pourquoi, mais Carlisle n'aima pas la manière dont il regarda son fils.
-Vous avez continué ces réunions ? Demanda-t-il avec anxiété.
-C'est même devenu un mode de vie, déclara Aro en plongeant son regard dans le sien, toi qui est brillant et qui a un charisme exceptionnel, tu te plairais parmi nous.
Carlisle fit son possible pour adopter l'attitude nonchalante de Marcus pendant que son esprit fonctionnait à plein régime. Il revoyait les gestes, le soutien que lui avaient apporté Aro et Marcus après la disparition d'Edward. Ses amis étaient restés à leurs côtés, jour et nuit, les aidants, les réconfortants, menant avec eux les recherches. Il leur avait même confié Emmett et Alice quand Esmé et lui avaient dû partir d'urgence à New York où une femme avait été arrêtée pour l'enlèvement d'un nourrisson dont la description ressemblait à celle d'Edward. Malheureusement, c'était une mauvaise piste. Jusqu'à leur départ pour San Francisco, Aro et Marcus avaient été là pour eux, ils les avaient soutenus !
-Quel dommage que tu n'ais jamais voulu être mon frère, murmura Aro en l'observant avec peine, tu aurais été mon préféré, j'avais de grands projets pour toi. J'aimerais tant que tu revois tes positions et que tu nous suives, je peux t'offrir tellement mieux que Forks !
-J'ai toujours été très flatté par l'amitié que tu me portais, avoua Carlisle tout en faisant son possible pour rester naturel et en se levant, mais j'ai une grande famille et je ne tiens pas à les déraciner. Les enfants ont leurs amis, leurs écoles, leurs habitudes et je dois admettre qu'Esmé et moi, nous nous sommes habitués à cette petite vie calme. Maintenant, excusez-moi, mais je vais aller passer un coup de fil à Esmé pour savoir pourquoi c'est si long. Je vous en prie, ne lui dites pas que vous êtes venus ici, ma fille, Alice, serait déçue que sa surprise n'ait pas marché.
Carlisle leur sourit avant de se diriger vers l'escalier. En un sens, il était heureux d'être seul, au moins sa famille était à l'abri du danger qu'il soupçonnait. Il décida de gagner rapidement son bureau et de s'y enfermer le temps de prévenir Aaron, il appellerait ensuite Esmé pour qu'elle garde les enfants loin de la villa. Alors qu'il allait atteindre la première marche de l'escalier, il fut stoppé par Alec et Duncan.
-Tu es intelligent, trop intelligent pour ton propre bien, lâcha Aro d'une voix désolée, comprends-tu à quel point je te voulais parmi nous ? Heureusement, le ciel m'a offert une alternative et il faut bien admettre que le fils est tout aussi prometteur que le père.
Carlisle allait répliquer quand il se figea en entendant une voiture se garer devant la maison. Son regard affolé se posa vers le couloir, priant égoïstement qu'il ne s'agisse pas d'un membre de sa famille. La porte s'ouvrit et il voulut se précipiter vers celle-ci, mais il fut retenu par la poigne ferme d'Alec et de Duncan qui le bâillonna avec sa main.
-Papa ! T'es là ?
Carlisle ferma les yeux et se débattit comme un beau diable quand il reconnut la voix d'Edward.
-Papa, dépêche-toi de te doucher et de mettre le smoking qui est sur ton lit. Fais vite et ne pose pas de questions, sinon, Alice va me tuer !
Son fils était toujours dans le couloir, il devait ôter son manteau et le ranger dans la penderie tout en faisant de même avec ses chaussures. Il remercia silencieusement le Ciel qu'Edward soit le seul de ses enfants à observer les règles de son épouse lui laissant ainsi encore une chance de s'enfuir. Il se débattit une nouvelle fois, ses dents s'enfoncèrent dans la main de Duncan qui hurla de douleur.
-Edward ! Va-t-en ! Cria-t-il. Fuis ! »
Aaron quitta la voie rapide pour s'engager dans les petites routes sinueuses qui conduisaient à Port Angeles. Il jeta un coup d'œil à son téléphone portable, il hésitait à appeler le siège pour savoir comment se passait l'interrogatoire de Wenzel. Il se ravisa en se disant que tout devait aller bien et que tout ce qu'il récolterait serait une engueulade de Lynda ! Il se concentra sur la route quand son attention fut attirée par un 4x4 qu'il apercevait depuis quelques kilomètres dans son rétroviseur. Tout en suivant les indications du GPS, il bifurqua à gauche à un croisement, les voitures qui le séparaient du tout-terrain prirent des directions différentes laissant le 4x4 noir se rapprocher de lui. Il accéléra et le tout-terrain fit de même. Ignorant les recommandations du GPS, il prit différentes directions aux trois suivants carrefours et aux ronds-points, le gros véhicule noir était toujours sur ses traces.
Les doutes d'Aaron furent confirmés, il était suivit ! Son regard acéré se posa sur la plaque d'immatriculation du véhicule bien décidé à la transmettre à Carla pour qu'elle identifie ses poursuivants. Avant qu'il n'ait eu le temps de composer le numéro de Carla, il entendit le rugissement du 4x4 qui le suivait. Violemment, le tout-terrain percuta son Chevrolet Tahoe. Ses mains se crispèrent sur le volant pour tenter de stabiliser son véhicule après le choc. Il y parvint et accéléra pour éviter d'être à nouveau percuté. Il négocia un virage très serré et fut heureux que personne n'arrive en face car sinon il n'aurait pu l'éviter. Aaron savait qu'il n'avait pas beaucoup de solutions, le mieux qu'il puisse faire s'était de semer ses poursuivants. Il accéléra une nouvelle fois, son véhicule était bien plus puissant que l'autre. Son taux d'adrénaline chuta quelque peu quand il vit qu'il distançait le 4x4.
Soudain, une camionnette conduite par deux adolescents sortis d'un chemin de terre et lui barra le passage. Aaron freina de toutes ses forces pour arrêter son véhicule. Ses yeux étaient fixés sur les deux jeunes gens qui semblaient être paralysés par la peur, tout comme eux, il savait qu'il allait trop vite et qu'il ne pourrait pas s'arrêter à temps. En désespoir de cause, il braqua pour les éviter. Le Chevrolet Tahoe fit une embardée et il fonça vers le fossé. Il dévala une pente tout en tentant de freiner la course folle de son véhicule qui s'arrêta lorsqu'il percuta un rocher. Son airbag se mit en marche amortissant le choc de sa tête contre le volant.
Aaron tentait de reprendre ses esprits, tout son corps était douloureux et il pouvait sentir quelque chose de chaud et visqueux glisser le long de sa tempe. Il leva difficilement sa main pour la passer sur son front avant de la porter à ses yeux, elle était couverte de sang. Il se rappela alors de ce qui venait de se passer, sa main se posa sur son flanc pour sortir son arme de son étui. Puis, péniblement, il se détacha avant de s'acharner sur sa portière qui refusait de s'ouvrir. Tout en serrant les dents pour retenir un cri de douleur, il se déplaça sur son siège et il replia ses jambes contre son torse avant de les propulser contre la portière qui céda sous le choc. Il sortit péniblement du véhicule, l'une de ses mains serraient son arme tandis que l'autre tenait ses côtes douloureuses. Il n'avait réussi à faire que quelques pas quand il entendit des voix se rapprocher. Alors qu'il avançait prudemment, un coup de feu retentit, au même instant, il ressentit une violente douleur. Aaron s'effondra lourdement dans l'herbe et la neige, son visage heurta le sol, un rouge carmin commença alors à souiller la blancheur immaculée de la neige…
Lynda était assise face à leur suspect, elle avait décidé de laisser Emma le cuisiner. Sa collègue réussissait à le déstabiliser, mais il était encore sur ses gardes. La future mère dessinait distraitement sur son bloc note pour occuper ses mains qu'elle crevait d'envie de poser sur son ventre. Jamais elle n'avait ressenti un tel besoin de contact avec son enfant, mais elle faisait tout pour ne pas y céder, en cet instant, elle était un agent et non une future mère. Pendant que son crayon dessinait des arabesques sur la feuille de papier, elle observait discrètement le comportement de Wenzel, l'homme lui semblait bien trop arrogant et calme vu la situation dans laquelle il se trouvait. Une légère lueur de folie brillait dans son regard, quelque chose le réjouissait mais quoi ? Elle se tourna vers le miroir tout en tapotant discrètement l'oreillette qui était dissimulée par ses cheveux, demandant ainsi silencieusement l'avis de David.
« -Je pense comme toi, il cache quelque chose, mais j'ignore quoi. »
Lynda jeta un dernier regard au miroir avant de reporter son attention sur leur suspect. Celui-ci avait cessé d'écouter les propos d'Emma pour la dévisager, Lynda resta stoïque face à son regard et ne détourna pas les yeux. Wenzel fut le premier à baisser la tête, elle avait gagné cette manche.
« -En tant qu'agent fédéral, commença doucement Lynda, vous savez qu'elles sont les peines encourues pour avoir trahi le bureau et détourné des preuves ? Répondez à nos questions et je vous promets de faire en sorte que vous évitiez les pénitenciers où la durée de vie pour un ancien agent est de quelques heures.
-Où est-il ?
-Où est qui ? Demanda Lynda étonnée par la froideur de sa voix.
-Où est l'agent superviseur Gibson ?
-Je ne vois pas en quoi cela vous concerne, dit Emma.
-Pourquoi n'est-ce pas lui qui m'interroge ?
-Vous n'êtes pas important au point que notre chef se déplace pour vous interroger, le provoqua Lynda.
-Où est l'agent superviseur Gibson ? Répondez-moi et je vous dirais la vérité.
Emma lui lança un regard interrogateur pour savoir si elle devait répondre ou non. La voix de David retentit dans son oreillette lui conseillant de donner une réponse, elle fit un léger signe à sa collègue.
-L'agent superviseur Gibson est actuellement en mission à l'extérieur, annonça Emma. Et maintenant, nous vous écoutons.
-Vous allez mourir, annonça-t-il d'une voix froide et étonnement sûre.
-Quoi ? Laissa échapper Emma déstabilisée.
Lynda jeta un coup d'œil à sa collègue pour lui signifier de se reprendre, elles devaient rester impassibles face aux suspects.
-J'espère que vous avez embrassé une dernière fois votre époux, lâcha Wenzel en ne la quittant pas des yeux, Lynda perdit sa maîtrise et posa ses mains sur son ventre, dommage que le fruit de votre amour ne voit jamais le jour.
-Sortez ! Ordonna David dans son oreillette.
La voix de son ami la tira de sa torpeur. Lynda se leva et posa une main sur l'épaule d'Emma pour la guider vers la sortie. Une fois dans le couloir, elles retrouvèrent David pendant que les gardes entraient dans la salle d'interrogatoire.
-Il bluffe, n'est-ce pas ? Demanda Emma anxieuse.
-Il faut faire évacuer le bâtiment, dit Lynda.
-Oui, j'ai déclenché l'alarme.
-Vous ne pensez pas que c'est prématuré ? Questionna Emma. Après tout, il peut vouloir qu'on l'évacue pour que ses complices l'aident à s'évader.
-Ca m'étonnerait, la contredit Lynda, c'est juste un pion bon à être sacrifié. Ils ne vont pas se mettre en danger pour lui.
-Je vais me charger de Wenzel, suivez la procédure et sortez du bâtiment ! Ordonna David.
L'alarme du bâtiment se mit en marche, les agents sortaient des différents bureaux respectant la procédure d'évacuation. Emma et elle se mêlèrent à eux avant qu'elle ne quitte le groupe.
-Où vas-tu ? L'interpella Emma.
-Il faut récupérer notre travail concernant Orion ! Dit Lynda en se précipitant vers leurs bureaux. »
Les ascenseurs ne fonctionnaient plus. Elle s'élança dans les escaliers, une main sur la rambarde, l'autre posée sur son ventre. Elle ignorait si le bébé sentait son stress, mais c'était la première fois qu'elle le sentait bouger autant ! Lynda atteignit enfin leur étage désert et se précipita vers le bureau d'Aaron, elle savait qu'il gardait des CD-Rom sur lesquels étaient gravées toutes leurs recherches. Elle était en train de fouiller le bureau de son mari quand Emma la rejoignit pour l'aider. Lynda savait qu'elles devaient se dépêcher, le regard de Wenzel l'avait effrayé.
Bella fixa avec horreur la moto qui était garée devant chez elle. La jeune fille se souvenait parfaitement de la description du monstrueux engin que conduisait l'un des membres de la secte. Elle doutait qu'il y ait beaucoup de motos noires avec des flammes d'un rouge flamboyant et dont le phare serait orné par une tête de mort. La peur monta doucement en elle quand elle comprit que l'un des membres de la secte était devant chez elle ! Bella se précipita vers son téléphone portable, elle retint un cri quand elle vit qu'elle n'avait plus de batterie ! La jeune fille ôta rapidement sa robe pour passer un jean et le premier pull qu'elle trouva. Elle enfila ses baskets et tout en inspirant profondément elle tourna lentement la poignée de la porte de sa chambre. Une fois dans le couloir, elle avança prudemment vers l'escalier.
Son cœur battit violemment dans sa poitrine quand elle entendit du bruit au rez-de-chaussée. Les lattes du hall craquèrent sous le poids de pas. Bella inspira discrètement pour calmer les tremblements qui parcouraient son corps. Elle devait garder l'esprit clair et réfléchir ! Charlie ! Son père avait un téléphone fixe dans sa chambre pour toujours être en rapport avec le poste de police ! Tout en évitant les lattes qui grinçaient, elle gagna la chambre de son père. Elle pesta qu'il ne soit pas possible de fermer celle-ci à clef ! Elle s'approcha du téléphone et décrocha le combiné. Des larmes embuèrent ses yeux quand elle n'entendit pas de tonalité, ils avaient coupé la ligne ! Bella inspira profondément, elle mordilla nerveusement sa lèvre inférieure. La salle de bain ! C'était le seul endroit où elle pourrait s'enfermer étant donné qu'il ou ils étaient au rez-de-chaussée ! La jeune fille sortit en surveillant les alentours, alors qu'elle repassait devant sa chambre, elle hésita quelques secondes. Elle entra à nouveau dans son sanctuaire et attrapa son téléphone ainsi que son chargeur. Une fois enfermée dans la salle de bain, elle pourrait brancher l'alimentation de son téléphone et appeler les secours.
Bella entrouvrit doucement la porte de sa chambre pour vérifier que la voie soit bien libre. Quelques mètres seulement la séparait de son unique refuge, elle inspira profondément avant de s'élancer. Avant qu'elle n'ait pu atteindre la salle d'eau, une main s'abattit sur sa bouche pendant qu'un bras musclé entourait sa taille pour l'entraîner vers la chambre de Charlie. Bella se débattit, mais son agresseur la tenait fermement. Des larmes inondèrent ses joues alors que la peur nouait son ventre. La seule chose qui la consola c'était de savoir qu'Edward était en sécurité à la villa. Elle adressa une brève prière pour que les hommes de la secte soient partis avant qu'Edward et Carlisle ne passent la chercher…
Edward se gara dans l'allée. Il sortit précipitamment de la voiture, il avait pris du retard, il avait dû s'arrêter pour faire le plein et il avait croisé Ben et Angela, ils avaient un peu discuté avant qu'il ne se rappelle de l'heure. Avant d'entrer dans la villa, il jeta un coup d'œil au garage, son père était bien rentré. Il gagna la maison et commença à ôter son manteau.
« -Papa, t'es là ?
Edward attendit quelques secondes sans bouger, attendant une réponse de son père qui ne vint pas. Celui-ci devait sûrement être à l'étage en train d'étudier le dossier d'un de ses patients.
-Papa, dépêche-toi de te doucher et de mettre le smoking qui est sur ton lit. Fais vite et ne pose pas de questions, sinon, Alice va me tuer !
Il rangea son manteau dans la penderie, puis, il enleva ses baskets qu'il rangea dans un meuble avant de s'avancer vers le salon. Il allait une nouvelle fois appeler son père quand il entendit la voix paniquée de Carlisle.
-Edward ! Va-t-en ! Cria son père. Fuis !
Son sang se glaça dans ses veines, en un instant il comprit, ils étaient là ! Il recula de quelques pas, prêt à prendre la fuite quand il entendit son père gémir de douleur. Il ne pouvait pas l'abandonner ! Edward se précipita dans le salon, il se figea quand il les vit.
-Anthony ! Mon cher enfant, te voilà enfin ! L'accueillit Maître Aro.
L'homme lui ouvrit ses bras sûrement pour qu'il s'y précipite, mais il n'en fit rien. Au lieu de ça, il s'agenouilla près de son père qui était allongé sur le sol et peinait à retrouver son souffle.
-Ca va, papa ? S'inquiéta-t-il.
-Tu aurais dû partir, murmura son père en se redressant.
-Je pouvais pas te laisser, avoua Edward.
Carlisle se releva et passa un bras protecteur autour de ses épaules tout en les faisant reculer dans un coin de la pièce les éloignant le plus possible des 4 membres de la secte qui les observaient avec attention. Son père le fit doucement passer derrière lui, servant ainsi de barrière entre ses kidnappeurs et lui.
-Anthony ! S'impatienta Aro. Viens saluer ton Maître comme il se doit!
Edward allait accéder à sa demande, mais son père le retint contre lui.
-Il s'appelle Edward ! Et je t'interdis de toucher à mon fils Aro ! Comment as-tu pu ? Comment avez-vous pu me faire ça ? Je croyais que vous étiez mes amis !
-Je savais que jamais tu ne nous rejoindrais, souffla Aro, mais quand j'ai vu ton fils, quand tu me l'as si fièrement présenté, j'ai su, j'ai su que ce serait lui qui guiderait notre mouvement !
-Tu me dégoûtes ! Vous êtes des monstres ! Comment as-tu osé toucher mon fils ? Comment…
-Que veux-tu dire ? Demanda Maître Marcus.
Pour la première fois de sa vie, il vit l'homme perdre un peu de son légendaire flegme. Marcus fixa son père avant de poser son regard sur lui, Edward baissa la tête.
-Anthony, j'attends !
La voix du Grand Maître le fit trembler, son père dut le sentir car il prit sa main tout en se postant bien devant lui.
-Aro, mon frère, ne vois-tu pas que tu effraies Anthony ? Laisse-lui du temps.
Maître Aro baissa ses bras tout en continuant à le couver du regard. Au bout de quelques minutes, Marcus se tourna vers Alec et Duncan.
-Accompagnez Anthony pour qu'il prenne quelques unes de ses affaires, demanda le Maître.
Edward voulut bouger pour lui obéir au plus vite, mais son père l'en empêcha.
-Edward n'ira pas chercher ses affaires, car il n'ira nulle part ! C'est mon fils ! Et il doit rester avec sa famille !
-Tu sais, si tu le souhaites, tu peux venir avec lui ? Proposa Aro. Je suis sûr que tu serais séduit par notre mode de vie. »
Le jeune homme sentit son père se tendre. De toute évidence, Maître Aro tenait réellement à ce que Carlisle les rejoigne. Il savait que son père était en train de réfléchir à leurs options même s'il connaissait déjà la décision qu'il allait prendre, il allait les suivre, cependant, Carlisle ne savait pas dans quoi il s'engageait ! Au moment où son père allait répondre, ils entendirent la porte de la villa s'ouvrir. Ils se tournèrent tous les deux vers le couloir, priant pour que ce ne soit pas un membre de leur famille.
Edward sentit son cœur se serrer, la peur envahit tout son être quand il reconnut les pas familiers sur le carrelage de l'entrée, il avait tant de fois redouté de les entendre dans la nuit qu'il connaissait ce son par cœur. Enfin, son pire cauchemar entra dans le salon, son regard froid balaya la pièce. Automatiquement, il se rapprocha de Carlisle, collant son torse tremblant contre le dos de son père. Ce dernier se retourna pour lui jeter un coup d'œil, la colère gronda alors dans les prunelles émeraude de son père si semblables aux siennes. La main de Carlisle serra fermement la sienne alors qu'il lançait un regard meurtrier au nouvel arrivant.
« -Carlisle ! Mon ami ! S'écria Caïus qui ignorait la colère de son père.
-Anthony ! Vas chercher tes affaires, lui rappela le Grand Maître, Carlisle étant donné que tu vas, je pense, te joindre à nous, je te demanderais de réunir ce que tu souhaites emporter.
-Quoi ? Gronda Caïus qui avait perdu son sourire. Il vient avec nous ?
-Oui, acquiesça Aro en lançant un regard noir au blond, Carlisle va enfin se joindre à nous !
-C'est hors de question ! S'emporta Caïus.
-Nous avons toujours voulu qu'il nous rejoigne, lui rappela Marcus, je ne vois pas en quoi cela te dérangerait ?
-En quoi cela le dérangerait ? Hurla soudain Carlisle.
Edward resserra son emprise sur la main de son père pour le retenir alors que celui-ci avançait d'un pas menaçant vers Caïus.
-Je vais te tuer Caïus ! Cria soudain Carlisle qui s'échappa de son emprise pour se jeter sur le blond.
Edward tenta de rattraper son père, mais il n'y parvint pas. Carlisle se jeta sur le troisième Maître pour le frapper, le poing de son père atteignit le visage de Caïus qui sous la violence du coup tomba en arrière. Carlisle continua à le frapper jusqu'à ce qu'un coup de feu retentisse. Edward hurla tout en se précipitant vers son père. Ses yeux ne pouvaient se détacher de la fine tâche rougeâtre qui grandissait sur la chemise blanche de Carlisle.
-Papa ! Papa ! Non !
Edward ne cessait de crier, ses mains se posèrent sur la poitrine de son père pour essayer de stopper l'hémorragie.
-Edward…
-Parle pas, papa ! Ca va aller ! Assura-t-il.
Sa vue se brouillait, son chagrin et ses larmes l'empêchaient de respirer calmement. Il appuyait désespérément sur le torse de son père ses mains étaient couvertes de sang.
-Aidez-moi ! Hurla-t-il à ses anciens bourreaux. Aidez-moi !
A travers ses larmes, il vit Maître Marcus courir vers l'extérieur. Il revint quelques minutes plus tard avec une sacoche noire. Il s'agenouilla à ses côtés et ouvrit la mallette, il écarta ses mains pour mettre plusieurs compresses sur la plaie avant de lui ordonner de rappuyer fortement. Edward lui obéit. Soudain, il sentit la main froide et douce de son père se poser sur la sienne, il releva la tête et croisa son regard émeraude voilé.
-Je… Je t'aime.
-Je t'aime aussi papa, mais ça va aller ! Tu vas t'en sortir !
-Ed… Edward… pardonne-moi… je n'ai… je n'ai pas su te protéger.
-Ne dis pas ça, ne parle pas comme ça ! Je t'interdis de me laisser, papa ! PAPA ! Hurla Edward quand il vit le regard de son père se figer. PAPA ! »
Des bras enserrèrent fermement sa taille, Alec l'écartait tant bien que mal de son père. Marcus avait pris sa place et continuait de s'activer sur le corps de Carlisle. Edward se débattit, se raccrochant à tout ce qui était à sa portée, laissant des traces de sang un peu partout, il voulait le rejoindre, il voulait s'assurer qu'il était toujours vivant. Soudain, un coup de feu retentit le faisant se figer. Alec et lui se tournèrent vers le coin du salon où Aro tenait l'arme qu'il avait arraché des mains de Duncan. Il vit avec horreur le corps de Duncan s'effondrer sur le sol, une balle entre les deux yeux. Passé l'instant d'effroi, il se débattit et cette fois, il réussit à se dégager de l'étreinte d'Alec qui était encore sous le choc de la mort de son ami. Edward courut vers son père, mais avant qu'il n'ait pu s'agenouiller, Caïus le ceintura.
« -Lâche-moi ! Lâche-moi, salaud !
-Comment oses-tu ? Gronda Caïus. »
Edward ne vit pas le coup venir, la main de Caïus atterrit violemment sur sa joue envoyant valser sa tête contre le mur qui se tenait sur sa gauche. La violence du coup le sonna. Il tomba lourdement sur le sol. Alors qu'il luttait pour reprendre ses esprits, il sentit que l'on posait un bout de tissu sur sa bouche et son nez. Une forte odeur gagna son système respiratoire alors qu'il inspirait dans le tissu, un léger picotement s'empara de sa gorge et de son nez, ses larmes redoublèrent alors qu'il sombrait dans le néant.
A l'instant où Caïus était entré dans le salon, Carlisle avait compris, il avait su que c'était ce salaud qui avait abusé de son fils ! Comment avait-il pu un jour le considérer comme un ami ? Comment avait-il pu laisser ces monstres approcher sa famille ? Edward tremblait, il le sentait, son fils s'était rapproché de lui pour qu'il le protège. Carlisle ne savait pas comment, mais il ne laisserait pas ce monstre toucher à nouveau à son enfant, à cet instant, il était prêt à tout abandonner, Esmé, ses enfants, il les laisserait tous s'il pouvait avoir une chance de protéger Edward. Carlisle faisait son possible pour garder son calme, ils étaient piégés, ils n'avaient pas d'autre choix que de les suivre. Cependant, quand il entendit Caïus s'opposer à sa venue, la fureur grandit en lui, bien sûr, le dernier arrivant ne souhaitait pas qu'il soit là pour veiller sur Edward ! Carlisle regarda Caïus et son sang bouillit dans ses veines quand il vit la manière dont il observait son cadet.
La rage l'aveugla. Il cria sa haine à l'encontre du blond avant de se jeter sur lui, Edward tenta de le retenir, mais sa poigne était bien faible par rapport à la colère qui l'habitait. Les yeux de Caïus s'écarquillèrent de surprise quand son poing percuta sa mâchoire l'envoyant au sol. Malgré le fait que son adversaire soit à terre, il se jeta sur lui pour continuer à lui asséner des coups. Alors qu'il allait à nouveau abattre son poing sur le visage du blond, un bruit assourdissant retentit, il sentit ensuite une violente douleur au niveau de sa poitrine. La voix paniquée d'Edward lui fit alors réaliser qu'on venait de lui tirer dessus. La douleur devint rapidement insupportable, il allait s'écrouler sur le sol quand les bras de son fils se refermèrent autour de son corps pour amortir sa chute.
Carlisle entrouvrit péniblement les yeux, il avait l'impression que sa poitrine était en feu. Son regard un peu flou croisa celui embué de son fils. Il sentit les mains chaudes de son cadet appuyer fermement sur son torse pour tenter d'endiguer l'hémorragie. Les larmes maculaient le beau visage d'Edward, il pouvait lire la peur sur son visage et il s'en voulait de ne pas être capable de le protéger. Avec difficulté, il posa sa main sur celle d'Edward. Il lui murmura des mots d'excuses, il s'en voulait de ne pas être assez fort pour le protéger.
Tout à coup, il sentit le froid qui engourdissait lentement ses membres gagner tout son corps. L'obscurité l'envahissait alors qu'il entendait les cris de son fils. Que lui faisaient-ils ? Son inquiétude pour Edward s'accroissait alors que ses forces le quittaient. Il sombrait. Tout devint froid, noir. Il se sentait seul, terriblement seul et impuissant.
Dans les relents de l'inconscience, il lui sembla entendre un coup de feu. Carlisle pria pour que son fils n'ait pas été blessé. Il perçut vaguement des bruits de pas, puis, il lui sembla que des lèvres se posèrent sur son front puis sur les siennes, leur chaleur brûla sa peau glacée.
« -Ne t'inquiète pas, mon frère, je prends soin de ta descendance. J'aurais tant aimé que tu viennes avec nous, murmura Aro à son oreille, c'était toi l'Elu à mes yeux. Heureusement, le fils semble surpasser le père…»
Carlisle eut envie d'hurler. Il aurait aimé avoir suffisamment de force pour se relever, il aurait aimé être invincible pour pouvoir le défendre, il aurait aimé être capable de protéger son fils ! Sa respiration était difficile et chaque inspiration était douloureuse. Alors qu'il sombrait, il lui sembla entendre une voix…
« -Envoyez de toute urgence une ambulance à la villa Cullen à la sortie de Forks, il y a un blessé par balle, dépêchez-vous où il mourra. »
Une main douce souleva sa tête et il sentit que l'on installait un masque sur son visage. Il respira avec plus d'aisance. Il sentit l'aiguille d'une seringue s'enfoncer dans son bras, mais il ne perçut rien d'autre si ce n'est une sensation de chute dans un puit sans fin, obscur et froid.
Esmé était en train d'accueillir l'un des collègues de son mari qui lui apprit à quelle heure Carlisle était parti de l'Hôpital. Après avoir discuté quelques minutes avec lui, elle rejoignit ses enfants qui se tenaient près du bar avec Charlie. Tout en marchant vers eux, elle regarda l'horloge qui indiquait déjà 20 heures, malgré le retard de Carlisle, ils auraient déjà dû être là !
« -T'inquiète pas maman, la réconforta Jasper en la prenant dans ses bras. Ils vont arriver.
-C'est tout de même étrange qu'ils ne soient pas là, non ?
-Non, maman, ils…
Jasper fut coupé dans sa phrase par Alice qui venait de raccrocher violemment son téléphone tout en pestant.
-Je suis sûre qu'ils en ont profité pour remettre ça ! Grogna le petit lutin.
-Remettre quoi ? Demanda Emmett.
-Edward et Bella doivent encore s'envoyer en l'air !
-Quoi ? S'exclamèrent les autres pendant que Charlie s'étouffait avec sa bière.
-Alice ! Gronda Jasper.
-Ben quoi, ils sont retard, ils avaient qu'à être à l'heure et je n'aurais pas vendu la mèche ! Et puis, ils sont tellement collés l'un à l'autre que c'est évident ! Et Emmett, demande au barman d'éteindre la télé !
-Mais, je regarde le match et…
-Eteints cette télé !
-Alice, mon cœur, respire et calme-toi ! Lui demanda Esmé.
Elle adorait sa petite fille, mais quand tout ne se passait pas comme elle le souhaitait son caractère hyperactif ressortait et son désir de tout contrôler prenait le dessus. Heureusement, Jasper était là pour l'apaiser.
-Hey, regardez, il y a un flash spécial ! S'écria Emmett en désignant l'écran.
Le barman monta le son de la télévision quand des images inquiétantes défilèrent sur l'écran, le silence qui avait envahi la salle fut seulement rompu par la voix du journaliste qui se trouvait sur les lieux du sinistre.
-Ici, Peter Mac Fly, pour NBC, je me trouve devant le siège du FBI à Seattle où une violente explosion a ébranlé l'édifice fédéral. Il semblerait qu'une bombe de fabrication artisanale aurait explosé dans les bureaux d'une section bien particulière, les agents appartenant au service d'analyse du comportement semblaient être visés. Ces agents sont plus facilement connus sous le nom de profiler et leur unité à aider à appréhender des criminels de grande envergure.
-Avez-vous une estimation sur le nombre de blessés et sur les dégâts occasionnés ? Demanda la voix du présentateur.
-D'après les premières déclarations du FBI, 3 personnes sont décédées, 11 ont été grièvement blessées et transportées à l'Hôpital.
Esmé s'accrocha à la main de Jasper qui s'était rapproché d'elle quand il l'avait vu pâlir.
-C'est… C'est l'unité d'Aaron et Lynda ? Demanda-t-elle à ses enfants d'une voix blanche. »
Ces derniers ne purent qu'acquiescer, elle pouvait sentir leur inquiétude. Elle aurait aimé les rassurer, mais elle en était incapable. Un étrange sentiment l'envahit. Les bras de Jasper entourèrent sa taille pour lui éviter de chuter, elle avait l'impression que tout était en train de s'écrouler, qu'elle allait tout perdre…
