Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
MERCI pour toutes vos reviews et vos encouragements ! MERCI énormément !
Merci ! ^_^
Pour les anonymes :
Cyl59 :Merci beaucoup pour ta review ! C'est vrai que ce chapitre apportait des réponses et tout s'accélère. J'espère que la suite te plaira tout autant ! Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné ! ^_^
Sabrinabella : Bon, je vais aller me planquer le temps que tu lises le nouveau chapitre et j'ouvrirais ensuite prudemment ma boîte mail… lol. En tout cas, merci beaucoup pour ta review et tes compliments ! Merci ! Bonne soirée, bonne semaine et surtout bon ciné !
Ilonka : Bon, je dirais rien… Si ce n'est merci pour ta review ! J'espère que la suite te plaira ! Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné !
Sam : Merci beaucoup pour ta review ! ^_^ T'es pas sympa avec Bella ! Lol. T'inquiètes, l'un de tes souhaits sera exercé… Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné !
Lol : Je suis étonnée de te retrouver ! Je pensais qu'étant donné que ma fic était trop « évidente » pour toi et pas « très originale », tu ne perdrais pas ton temps à la lire ! Donc, je trouve ça très marrant car tu es une étonnante contradiction ! MDR.
Anne : Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! Je suis très heureuse que mon histoire te plaise et j'espère qu'il en sera tout autant de la suite ! Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné !
Marion : Oui, les choses se gâtent…. Les réponses à tes questions sont dans le chapitre qui arrive ! Merci, merci énormément pour ta review ! Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné ! Bises.
Charlène : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis heureuse que mon histoire te plaise ! J'espère que la suite te plaira tout autant ! Ce chapitre t'apportera pas mal de réponses. Encore merci. Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné !
Leo : Je suis désolée de te stresser, j'espère que cette suite t'apaisera. Merci énormément pour ta review ! Merci. Ton idée n'est pas mauvaise concernant le père de Crystal… La réponse dans quelques chapitres… Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné !
VirginieTN : Merci beaucoup pour ta review ! Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira ! Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné ! Bises.
Gogom : Merci beaucoup pour ta review et pour tes compliments ! Je suis très touchée ! Merci ! J'espère que la suite te plaira ! A bientôt ! Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné !
Angeoudemon50393 : Merci beaucoup pour ta review ! Merci ! La suite arrive et je l'actualise en général tous les dimanches ! Bonne soirée, bonne semaine et bon ciné ! A bientôt !
Sur ce :
Bonne lecture !
Chapitre 34 : Disparitions…
Après 25 ans de carrière au FBI, dont 20 années comme profileur, jamais l'agent David Green ne s'était senti aussi désemparé. Pour la première fois, il ne savait plus quoi faire. Tout volait en éclat autour de lui. Son impuissance face aux derniers évènements le rendait fou. Il aurait aimé pouvoir hurler sa colère, déverser sa rage sur les responsables de cette ignominie, mais il ne le pouvait pas, ils lui avaient échappé. Tout lui avait échappé. D'un pas lent, il s'avança vers la salle d'attente de l'Hôpital de Seattle. En tant qu'agent du FBI, il avait souvent annoncé la disparition, le décès d'un époux, d'une épouse, d'un enfant, mais là, il ne savait plus. Sa douleur était trop grande pour qu'il trouve les mots justes. Sa main se posa sur le battant de la double porte, à travers la vitre, il les vit. Ils étaient tous assis les uns auprès des autres, se soutenant, retenant plus ou moins leurs larmes. L'aîné avait une discussion assez violente avec le Chef de la Police de Forks qui tentait maladroitement de le calmer. Son regard balaya la salle pour apercevoir d'autres visages familiers qui étaient eux aussi rongés par l'anxiété, ses yeux se posèrent sur celle qu'il cherchait, elle triturait son mouchoir et dissimulait au mieux son angoisse. Soudain, le silence se fit. Ils l'avaient aperçu. Tous les regards étaient maintenant posés sur lui, ils attendaient tous qu'il leur donne des nouvelles. Inspirant profondément, il poussa le battant. Comment annonçait-on la disparition d'un proche quand vous étiez vous-même affecté par cette perte ? D'un pas tremblant, il s'approcha. Son regard se plongea dans celui noisette embué, sa voix ne fut pas sûre et réconfortante comme il l'aurait souhaité, elle était enrouée et tremblante.
« -Je suis désolé, les médecins ont fait leur possible, mais ses blessures étaient trop importantes. »
Il vit son visage devenir livide, un léger cri s'échappa de ses lèvres entrouvertes avant qu'elle ne sombre dans l'inconscience, il se précipita vers elle pour la rattraper avant qu'elle ne heurte le sol.
Jasper rattrapa sa mère alors qu'elle était victime d'un léger malaise, Emmett vint à son secours et ils l'installèrent dans un fauteuil pendant qu'Alice allait lui chercher un verre d'eau. Lentement, les joues de sa mère reprirent des couleurs, mais une expression soucieuse venait assombrir son beau visage. Imaginait-elle le pire pour leurs amis ? Jasper ferma les yeux comme pour chasser les idées noires qui menaçaient de l'envahir. En plus d'être inquiet pour les agents du FBI, il ne cessait de se demander qui avait pu commettre un tel acte ? Etait-ce Orion ? Si c'était le cas, cela voulait-il dire qu'ils étaient eux aussi en danger ? Edward. Ces cinglés allaient-ils encore s'en prendre à son petit frère ? Une sueur froide coula le long de son échine quand il réalisa qu'ils n'étaient toujours pas arrivés ! Où étaient Edward, Bella et Carlisle ? Alors qu'il allait prendre son téléphone portable, Emmett fut le plus rapide. Apparemment, il n'était pas le seul à avoir eu ce raisonnement.
« -Il est sur répondeur, annonça le grand brun.
-Essaye celui de papa, demanda Alice d'une voix tremblante.
-Ils vont bien, je suis sûre qu'ils vont bien, répéta Rosalie qui triturait nerveusement ses doigts. Ils ont sûrement fait une autre sieste crapuleuse avant de rejoindre papa à la villa, c'est pour ça qu'ils sont en retard, c'est sûr.
Alice passa un bras protecteur autour des épaules de sa sœur. Jasper caressa doucement les cheveux de sa mère qui semblait s'être murée dans un silence inquiétant.
-Papa ne répond pas non plus, annonça la voix anxieuse d'Emmett.
-Bella, non plus, leur apprit Charlie en raccrochant son téléphone. Je vais à la villa.
-Je vous accompagne, décida Emmett. Jasper ?
-Je reste ici, je veille sur elles, assura-t-il.
Charlie et Emmett se pressèrent de gagner la sortie, mais ils furent stoppés dans leur élan par l'arrivée de l'agent Clara Gomez. Celle-ci était accompagnée d'autres agents et leurs visages étaient étrangement neutres.
-Madame Cullen ? Je suis vraiment désolée de vous déranger, mais je vais vous demander de bien vouloir me suivre, vous ainsi que toute votre famille. Chef Swan, vous venez aussi.
-Que se passe-t-il ? S'enquit Esmé.
-Je suis navrée, je ne peux pas vous en parler, l'agent Green vous attend, il vous expliquera tout. Pour le moment, il est important que vous me suiviez tous.
-Mais… Mais Carlisle doit arriver avec notre fils ! Protesta Esmé. Et Bella aussi ? On ne peut pas les laisser sans nouvelles !
-Une équipe s'occupe déjà d'eux, murmura Clara. »
L'agent du FBI les entraîna alors à l'extérieur sous les yeux étonnés de leurs invités. Ils montèrent dans des Chevrolet Tahoe qui les conduisirent à un grand champ où deux hélicoptères patientaient. Leurs hélices tournoyaient déjà dans les airs et ils durent se baisser pour rejoindre les appareils. Une fois installés, les hélicoptères prirent leur envol. Il était avec Esmé, Alice et Clara était assise devant eux. Son regard ne cessait de se poser sur l'agent qui malgré son calme apparent était nerveuse. Il repensa aux propos de Clara, contrairement aux autres, il ne les avait pas trouvé rassurants, bien au contraire… Jasper avait un mauvais pressentiment.
Au bout de quelques minutes, il observa avec attention le paysage et il se rendit compte qu'ils se dirigeaient vers Seattle. Il se demanda où ils pouvaient aller, étant donné que le siège avait été détruit. Il fut tenté de demander une nouvelle fois à Clara s'il y avait des blessés dans leur équipe, mais elle l'avait déjà éconduit lors de leur sortie du restaurant, prétextant qu'il y avait plus urgent pour l'instant. Le comportement de l'agent du FBI l'interpella une nouvelle fois quand il la vit se saisir de jumelles pour scruter le paysage qui défilait sous leurs yeux. Clara parla au pilote qui fit un léger signe de tête allant de droite à gauche, il vit les mains de l'agent se crisper sur les jumelles alors que leur vitesse augmentait sensiblement.
Jasper, tout comme sa famille, furent surpris d'atterrir sur le toit de l'Hôpital de Seattle. Toujours sans leur donné aucune explication, Clara les guida jusqu'à une salle d'attente. Emmett, qui commençait à être passablement énervé face au silence qu'on leur imposait, ne tarda pas à exploser criant haut et fort qu'il voulait des réponses. Son frère se calma quelque peu à sa demande quand ils se rendirent compte que la salle d'attente n'était pas déserte. Esmé se défit de son étreinte pour aller voir le plus jeune des agents, Ryan, qui avait une entaille sur le visage, sûrement due à l'explosion. Jasper rejoignit sa mère et fut soulagé d'apprendre qu'il n'était pas trop grièvement blessé, il les rassura aussi sur l'état de santé de l'agent Green, mais il n'en savait pas plus. Ryan s'excusa et rejoignit une femme d'âge mûr à qui il donna un gobelet de café. Jasper, aidé d'Alice, força Esmé à s'asseoir, l'inquiétude était en train de jouer avec ses nerfs. Rosalie, quant à elle, essayait de calmer aussi bien qu'elle le pouvait Emmett. Charlie qui jusqu'à présent était resté dans son coin se leva et demanda à l'aîné des Cullen d'arrêter de crier et de s'asseoir. Jasper vint au secours de sa sœur quand il vit que les choses allaient dégénérer. Emmett était rouge de colère et Charlie n'était pas en manque, Rosalie et lui se postèrent entre eux deux tout en leur faisant remarquer qu'ils n'étaient pas seuls, il y avait d'autres familles qui méritaient un peu de calme.
Soudain, Jasper vit le visage de son frère pâlir et se tendre. L'agent Green venait de les rejoindre. Un silence insupportable gagna la salle d'attente. Lentement, il s'avança vers eux. Il avait déjà vu des expressions différentes sur le visage de David depuis qu'il le connaissait, mais jamais il ne lui avait paru aussi grave et aussi âgé. Il semblait porter tout le poids du monde sur ses épaules. L'agent baissa la tête et il put voir sa poitrine se soulever, il était en train de prendre une profonde inspiration avant de se lancer, ce qu'il allait dire semblait énormément l'affecter. Sans qu'il ne s'en rende compte, ils s'étaient tous regroupés près d'Esmé, leurs mains s'agrippaient fermement les unes aux autres. Tout à coup, la voix enrouée et emplie de chagrin de l'agent Green résonna.
« -Je suis désolé, les médecins ont fait leur possible, mais ses blessures étaient trop importantes. »
Edward se sentait nauséeux. Il ignorait où il était, tout ce qu'il savait c'est qu'il avait mal. Les liens qui liaient ses mains et ses chevilles le faisaient souffrir. Le bâillon sur sa bouche l'empêchait de respirer correctement. Il voulut ouvrir les yeux, mais il se retrouva dans le noir, apparemment, ils avaient pris le soin de lui mettre une cagoule sur la tête. Le véhicule qui le transportait semblait rouler sur une route chaotique, son corps était balloté dans un sens ou dans l'ordre lui arrachant des gémissements de douleur en fonction de la violence du choc. Le jeune homme tenta de se calmer pour tenter de savoir où il se trouvait, il était sur une surface plus ou moins plane et légèrement rugueuse. Il en déduisit qu'il devait être dans le coffre d'un grand véhicule, peut-être un tout-terrain. Il tenta de tirer sur ses liens, mais rien ne se passa, au contraire, il aviva les douleurs sur ses membres. De dépit, il laissa tomber sa tête sur le sol rugueux.
Alors qu'il aurait dû s'inquiéter de son sort, toutes ses pensées étaient dirigées vers son père. Etait-il toujours vivant ? Avait-il été secouru ? Il espérait et priait pour que ce soit le cas. Des larmes glissèrent le long de ses joues alors que la scène se déroulait à nouveau sous ses yeux. Il réentendait le bruit de la détonation, puis, il revoyait la douleur sur le visage de son père avant qu'il ne s'effondre. Jusqu'au dernier moment, Carlisle avait tout fait pour le protéger, mais son père ne pouvait rien faire face à ces monstres ! Ses larmes redoublèrent alors qu'il se promettait d'être aussi courageux que son père, il ne le laisserait plus le toucher, non, il s'enfuirait et si cela lui était impossible, il rejoindrait Carlisle là-haut. Avant qu'Aaron et Lynda ne viennent le sortir de la secte, il y avait parfois songé quand tout devenait trop douloureux, il n'était jamais passé à l'acte car il avait peur, peur de l'inconnu. Après tout personne ne l'attendrait là-bas car il était sans famille. Cependant, maintenant, ce n'était plus vrai, son père, Carlisle, l'y attendrait. Edward se promit alors que quoi qu'il arrive, il ne se laisserait plus faire.
D'ailleurs, la fin allait peut-être arriver plus tôt qu'il ne le pensait… Sa poitrine devenait brûlante à cause de ses sanglots, son nez étaient lui aussi obstrué par ses pleurs, le bâillon l'empêchait de respirer correctement, il était en train de s'étouffer. Il ne chercha pas à endiguer ses larmes, de toute manière, il n'en aurait pas été capable. Sa respiration devint laborieuse, des points noirs se mirent à danser devant ses paupières pourtant closes, ses poumons réclamaient de l'air ! Soudain, il fut brutalement projeté contre le fond de la malle, un gémissement de douleur lui échappa et emmena avec lui le peu d'oxygène qu'il lui restait. Il entendit le bruit d'une porte qui claque, puis, un déclic, malgré sa cagoule, il distingua un peu de lumière. Des mains se posèrent sur ses épaules pour l'extirper de la malle. Il se retrouva assis sur le rebord de celle-ci et on lui ôta la cagoule.
« -Ca va aller, Anthony, assura doucement Maître Marcus, respire calmement.
Tout en lui parlant, le Maître lui ôta son bâillon, l'une de ses mains se perdit dans son dos pour le caresser en un geste apaisant.
-Je peux savoir pourquoi on s'arrête ? Gronda Maître Caïus en sortant d'un autre tout-terrain noir. Qu'est ce qu'il a encore ?
Edward ne put retenir un hoquet de frayeur et il se rapprocha de Marcus allant même à s'agripper à sa veste.
-Remonte dans ta voiture !
-Tu es en train de nous exposer pour satisfaire un de ses caprices ! Ce garçon a été trop couvé ! Gronda le blond qui remonta quand même dans sa voiture.
Marcus soupira avant de sortir un mouchoir propre de sa poche. Doucement, il essuya ses larmes et lui demanda de se moucher. Edward obéit. Maître Aro arriva ensuite avec une bouteille d'eau qu'il lui tendit.
-Bois, ce n'est que de l'eau, lui ordonna Maître Marcus.
-Ecoute, si tu promets d'être tranquille, nous pourrons te laisser monter à l'avant avec nous, seras-tu sage Anthony ?
-Oui, Grand Maître.
-Bien, sourit Aro en caressant sa joue.
-Grand Maitre, mes poignets et mes chevilles me font mal, pourrait-on desserrer les liens ?
Les doigts d'Aro se posèrent sur ses poignets, ses sourcils se froncèrent quand il vit les marques presque en sang qu'avaient laissé les liens. Sans attendre une seconde de plus, il sortit un couteau de l'étui qui pendait à sa ceinture pour couper les cordes. Le sang afflua à nouveau dans ses membres ankylosés, réveillant ainsi la douleur et des fourmillements désagréables.
-Quel est le crétin qui a autant serré ces liens ? S'énerva Aro. Comme si Anthony pouvait s'enfuir de la malle !
-C'est Caïus, souffla Marcus d'une voix dangereusement calme, peux-tu marcher jusqu'à la voiture ?
Edward acquiesça, mais à peine ses pieds eurent-ils touchés le sol qu'il chuta, Marcus le rattrapa et l'aida à monter dans le véhicule. Espérant que son état attire la compassion de ses geôliers, Edward décida d'en profiter.
-Maîtres ? Savez-vous… Savez-vous si pa…
Le jeune homme se tut, il ignorait pourquoi, mais il sentit qu'il n'obtiendrait rien s'il disait le mot papa. Tout en serrant les poings, Edward se concentra tout en essayant de paraître détaché.
-Savez-vous si le Docteur Cullen… s'il… si…
-J'ai appelé l'Hôpital, il a été transféré d'urgence à Seattle, répondit Marcus en essuyant une larme qui lui avait échappé.
-Tu ne dois plus penser à lui Anthony, rappelle-toi que nous sommes tes pères ! Il n'est rien, compris ?
-Oui, Grand Maître.
Marcus le fit asseoir au milieu et lui mit sa ceinture de sécurité, ses mains étaient encore trop engourdies pour qu'il puisse le faire. Le Maître jeta un coup d'œil à Aro qui s'était dirigé vers l'autre véhicule, il se pencha et murmura à son oreille.
-Je te tiendrais au courant, ne t'inquiète pas, Carlisle est un battant. Maintenant, sèche tes larmes et obéit, tu ne voudrais pas qu'ils te punissent ?
Edward lui fit signe que non, Marcus lui sourit tendrement avant de prendre ses mains pour les masser et faciliter leur récupération fonctionnelle.
-Ne commets pas d'imprudence, Anthony, poursuivit le Maître sur le ton de la confidence, tu n'es pas le seul à être avec nous. Alors, ne fais rien de stupide car ils pourraient s'en prendre à une personne que tu aimes et qui se trouve dans le coffre de l'autre voiture.
Le jeune homme se retourna pour fixer l'autre tout-terrain, même s'il ne pouvait rien voir. Qui était prisonnier avec lui ? Son sang se glaça dans les veines quand il comprit, qu'hormis son père, Bella était la seule à être avec eux à Forks ! Marcus dut sentir la panique qui l'avait soudain étreint car il passa un bras autour de ses épaules pour l'empêcher de sortir.
-Ne me fais pas regretter de t'avoir prévenu !
-Ne lui faites pas de mal ! Je vous en supplie ! Je ferais ce que vous voulez… Je… Je…
Des larmes coulèrent à nouveau sur ses joues. Marcus lui tendit un mouchoir pour qu'il les essuie avant de lui redonner la bouteille d'eau ainsi qu'un comprimé.
-Tu vas rester avec nous dans la voiture, mais tu dois être calme et je pense que dans ton état c'est impossible. Tu vas prendre ce calmant et je te promets que je vais tout faire pour veiller sur vous deux, d'accord ? »
Edward acquiesça, de toute manière, il n'avait pas trop le choix. Il prit le comprimé et l'avala avec une gorgée d'eau. Il aurait aimé supplier Marcus de délivrer Bella ou du moins qu'il les autorise à être ensemble car il imaginait l'état de frayeur dans lequel sa petite-amie devait être, mais il savait que ce serait la phrase de trop et ce n'était pas le moment de perdre son soutien. Il sursauta en entendant la portière claquer et en sentant la présence du Grand Maître à ses côtés, la voiture redémarra alors que le comprimé commençait à faire effet. Il aperçut la main de Marcus venir vers lui, sûrement pour l'étreindre et le réconforter, mais Aro fut le plus rapide. Edward ferma les yeux, l'étreinte du Grand Maître n'avait rien de réconfortante, il faisait uniquement ça pour lui rappeler qu'il lui appartenait …
Jasper aida sa mère à se redresser pour suivre l'agent Green dans une autre pièce où ils seraient plus tranquilles. Alice s'était rapprochée de lui et tenait fermement sa main pendant qu'il soutenait toujours Esmé. Rosalie s'accrochait désespérément à Emmett et Charlie avait passé un bras protecteur autour des épaules de son frère. Une fois qu'ils furent dans la salle, David leur fit signe de prendre place. Ils se tassèrent tous sur le canapé, ne souhaitant pas se séparer, ayant besoin les uns des autres pour affronter le malheur qui tombait sur eux.
« -Je suis vraiment désolé pour tous ces mystères, mais le secret est notre plus grand allié maintenant, leur expliqua l'agent Green. Les prochains jours vont s'avérer difficiles et nous allons devoir rester unis face à la menace d'Orion.
-Ce sont eux qui ont fait sauter l'immeuble du FBI ? Demanda Charlie.
-Même si pour le moment nous n'avons aucune preuve matérielle, je sais que ce sont eux. Nous étions en train d'interroger l'un de leurs adeptes qui était aussi l'un de nos agents. D'après les premières constatations, dès qu'il a commencé à nous trahir, il a fait entrer petit à petit dans les locaux tout ce qui pourrait lui servir pour fabriquer une bombe. Comme elle était de confection artisanale, les dégâts ont été moindres, l'immeuble a bien résisté à l'explosion, mais pas nos bureaux, tout a été détruit. Comme vous l'avez entendu, j'ai dû annoncer une mauvaise nouvelle à Madame Richardson, Emma est décédée dans l'explosion. Pour une raison que j'ignore, Lynda et elle sont retournées dans nos bureaux au lieu de suivre la procédure d'évacuation, elles étaient en train de courir hors de ceux-ci quand tout a explosé.
-Comment va Lynda ? Demanda Esmé d'une voix tremblante.
-A la télé, ils ont dit qu'il y avait trois morts, murmura Rosalie qui était blême.
-Elle est avec les médecins, je ne pense pas que son pronostic vital soit engagé, c'est une dure à cuire.
-Mais… Le bébé ? Demanda Alice.
-Les médecins sont plus incertains pour l'enfant. Il semblerait qu'au moment de l'explosion, elles se soient abritées dans un recoin pour se protéger des flammes et des éclats de verre et de bois. Quand les pompiers les ont retrouvées, Lynda était face au mur, sûrement pour protéger le bébé, et Emma était allongée sur elle. Emma a protégé Lynda avec son corps.
-Quelles sont les autres mauvaises nouvelles ? Interrogea Jasper qui était de plus en plus terrifié.
-Je suis navré. Nous… Personne n'avait imaginé ou pensé qu'ils avaient autant de moyens techniques ou même qu'ils pourraient frapper ainsi. Alors qu'une bombe explosait au siège du FBI, des membres de la secte se sont rendus à Forks.
-Oh, mon Dieu ! S'écria Esmé.
-Nous avions mis en place une alerte sur tous les réseaux concernant votre nom, notre analyste, Carla, m'a prévenu que juste avant l'explosion, elle avait reçu une alerte concernant la villa et un blessé par balle. Il semblerait que Carlisle ait été blessé en tentant de protéger Edward.
Un frisson les parcourut alors qu'ils cherchaient désespérément un élément rassurant sur le visage de David, mais il n'y avait rien. L'agent semblait faire tout son possible pour rester neutre.
-Chris est en train d'opérer votre mari, Esmé, il avait perdu pas mal de sang, mais le coup de fil aux secours et les premiers soins qui lui ont été donnés lui ont probablement sauvé la vie. Malheureusement, l'Hôpital de Forks n'était pas suffisamment équipé pour le prendre en charge, il a été aussitôt transféré ici. Une infirmière est venue me voir tout à l'heure pour me dire que pour le moment l'intervention se passait bien.
-Où…Où est Edward ? Questionna Emmett d'une voix tremblante.
-Nous ne l'avons pas retrouvé, avoua David, j'ai fait installer des barrages sur 50 kilomètres autour de Forks, tous les véhicules sont fouillés, tout est mis en œuvre pour le retrouver.
-Où est Aaron ? Pourquoi n'est-il pas là ? Demanda soudain Jasper avec colère. Il avait promis à Edward de le protéger ! Alors, où est-il ?
-Jasper, calme-toi, s'il-te-plaît, murmura Esmé en posant sa main sur la sienne.
-Peu avant l'explosion, Aaron a été convoqué par notre Directeur pour une réunion importante à Port Angeles. Il n'y est jamais arrivé. J'attends des renforts pour qu'ils sillonnent les routes à sa recherche car tous mes autres effectifs sont à la recherche d'Edward.
-Je suis désolé, s'excusa Jasper.
-Ce n'est pas grave, mon grand, moi-même je suis un peu sur les nerfs, lui sourit David. Il faut que vous gardiez confiance, tout est mis en œuvre pour sauver votre père et pour retrouver Edward.
-Bella, dit soudain Charlie, Bella était à Forks ! Où est-elle ? Où est ma fille ? L'un de vos agent est-il en train de l'emmener ici ou bien a-t-elle été elle aussi enlevée ? Blessée ? »
David allait répondre à Charlie quand la porte de la salle d'attente où ils se trouvaient s'ouvrit sur Chris. Les traits du médecin étaient tirés, ses mains trituraient nerveusement son calot de bloc alors qu'il s'avançait vers eux.
Le jour avait cédé la place à la nuit quand il s'éveilla. L'énorme tout-terrain roulait toujours, ses yeux balayèrent les alentours mais il ne vit rien d'autre que l'obscurité, les phares du véhicule lui permirent de distinguer des arbres qui longeaient le chemin plus ou moins dégagé sur lequel ils roulaient. Son esprit et son corps étaient encore groggys par le médicament que lui avait donné Maître Marcus. Ce dernier remarqua qu'il était réveillé et d'un regard, il lui fit comprendre qu'il devait rester tranquille. Edward ferma les yeux pour se laisser encore envahir par la douce torpeur que lui procurait le médicament. Le véhicule ne tarda pas à ralentir avant d'arrêter sa course. Il releva la tête et aperçut plusieurs petites maisons en bois cachées sous de hauts arbres. Peu de lueurs filtraient des petits édifices, apparemment, tout était fait pour qu'ils restent parfaitement camouflés aux yeux des personnes qui devaient les chercher. Edward pria pour qu'Aaron et Lynda les retrouvent au plus vite, ses amis devaient tout faire pour sauver Bella de leurs griffes, il se moquait de son propre sort, mais il ne supporterait pas que l'on touche à sa douce petite-amie, elle ne le méritait pas.
Il fut sortit de ses pensées par Maître Marcus qui attendait qu'il sorte du tout-terrain. Il chancela ses membres étaient toujours engourdis et le médicament n'avait rien arrangé. Un bras s'enroula autour de sa taille pour le maintenir stable et le guider vers l'une des maisonnettes. Le Grand Maître eut un mouvement de tête appréciateur alors que son esprit était en train de réaliser qui le tenait ! De part sa condition privilégiée, les Maîtres et Ana avaient été les seuls à être autorisés à le toucher sans autorisation. Il leva la tête et croisa le regard concupiscent de Caïus, il déglutit péniblement et serra les poings pour réfréner son envie de prendre ses jambes à son cou. Il devait se contrôler, il ne devait surtout pas attirer leur attention et ainsi ils le laisseraient peut-être rester avec Bella.
Ils entrèrent dans l'une des bâtisses où des fidèles les attendaient, ils s'inclinèrent respectueusement autour d'eux. Le Grand Maître les autorisa à se redresser et il sentit les regards de ces privilégiés se poser sur lui, il détourna la tête ne supportant pas la lueur de vénération qui brûlait dans leurs prunelles.
« -Comme vous pouvez le constater, mes Chers Amis, nous avons terrassé les infidèles qui avaient osé enlever notre Sauveur. Notre ange est pour le moment fatigué et très éprouvé par les épreuves qu'il a subies, je vous demanderais donc de le laisser tranquille pour qu'il puisse retrouver toutes ses forces et soit prêt à nous emmener tous vers Orion.
-Je pense que nous pourrions commencer par un bon bain et des vêtements propres, proposa Caïus ce qui le fit trembler, cela aiderait ce cher Anthony à se détendre.
Plusieurs fidèles firent un pas en avant pour avoir l'honneur de l'assister, Edward serra les poings, il n'avait pas besoin d'aide et surtout il voulait être seul ! Il allait ouvrir la bouche pour déverser sa colère, mais il croisa le regard de Maître Marcus qui lui rappela tacitement leur petit accord. Edward ravala sa rage et baissa la tête. Il se focalisa sur Bella pour ne pas commettre l'irréparable et qu'elle en subisse les conséquences.
-William.
La voix de Maître Caïus résonna terriblement à ses oreilles. William était l'un des seconds des Maîtres et plus précisément de Caïus, sûrement parce qu'ils se ressemblaient. Jamais, cet homme n'avait osé le toucher, mais il voyait bien les regards qu'il lui lançait et chaque fois que Caïus lui rendait visite, il n'était jamais bien loin… William s'approcha de lui et s'inclina légèrement avant de lui offrir son bras pour qu'il s'y appuie. Tout en se concentrant sur Bella, il posa sa main sur son avant-bras.
-Je vous accompagne.
Edward faillit sauter au cou de Marcus pour l'embrasser quand il l'entendit prononcer ces quelques mots.
-Il me semble que William a largement mérité cet honneur, protesta Caïus. »
Le jeune homme se figea en entendant ses propos, sa phrase ne lui semblait pas anodine, bien au contraire, il frémit en pensant au sous-entendu que pouvaient contenir ces mots. Il tenta de croiser le regard de Marcus, mais ce dernier se disputait discrètement avec le Grand Maître qui semblait de l'avis du blond. Caïus fit un signe de la main à William qui l'entraîna sans plus attendre vers un couloir faiblement éclairé. Bien trop rapidement à son goût, ils arrivèrent dans une petite salle de bain. L'homme s'approcha de la baignoire qu'il boucha avant de verser des sels de bain et d'ouvrir les robinets. Edward le regarda ensuite se redresser et s'approcher lentement de lui. Ses mains froides se posèrent sur les boutons de sa chemise, il recula. Cela ne sembla pas décourager William qui fit une nouvelle approche. Cette fois, sa réaction fut plus violente car, contrairement aux autres adeptes, il n'y avait pas de soumission dans le regard de William, non, il l'observait de la même manière que Caïus avec convoitise et désir. Il réprima un frisson de dégoût avant de bousculer l'homme et de partir se réfugier à l'autre bout de la petite salle d'eau. La colère luisait maintenant dans le regard onyx de l'homme. Edward se figea quelques secondes, ce regard sombre, furieux, lui rappelait quelque chose… Il n'eut pas le loisir de s'interroger d'avantage que l'homme s'approchait à nouveau de lui.
« -Je ne vous ai pas donné l'autorisation de me toucher ! Gronda-t-il d'une voix qu'il espérait assurée.
-Pour qui te prends-tu espèce de petit morveux ? Je ne suis pas comme tous ces autres crétins qui t'adulent ! Alors, maintenant, tu vas te laisser faire ou je te promets que…
-Que se passe-t-il ici ?
Une nouvelle fois, Edward fut soulagé de voir Marcus, apparemment, le Maître semblait vouloir le garder à l'œil. Edward se décala de quelques pas pour venir se placer à ses côtés, il ne supportait plus le regard de William sur lui.
-Maître, il me semble que je suis assez grand pour me laver seul, murmura-t-il doucement à son oreille.
-C'est un honneur pour nos fidèles de prendre soin de toi, rétorqua Marcus, cependant, il me semble que William ne s'est pas adressé à toi avec le respect qu'il te doit.
-Maître Marcus, je…
-Tais-toi ! Je ne suis pas Caïus ! Sors immédiatement de cette pièce et ne t'avise plus jamais de parler de la sorte à Anthony, peut-être que tu as l'appui de Caïus, mais n'oublie pas que tu es loin d'avoir celui du Grand Maître ou le mien !
Sur cette remarque cinglante, William sortit. Il était visiblement hors de lui et faisait son possible pour se contrôler car l'homme était malin et il savait qu'il ne devait pas s'en prendre à un Maître.
-Tu vas te laver et enfiler des vêtements propres. Nathaniel t'attendra derrière la porte, il te conduira à ta chambre, j'ai réussi à convaincre Aro pour que tu ne sois pas seul reste cette nuit. Si vous ne faites rien de stupide, je te promets que je ferai mon possible pour veiller sur vous deux, d'accord ? »
Edward acquiesça et le Maître sortit. Une fois qu'il fut seul, il arrêta l'eau de son bain. Il se dépêcha de se dévêtir et entra dans l'eau tiède. Il se lava rapidement souhaitant rejoindre au plus vite Bella. Une fois qu'il fut propre, il se rinça, se sécha et revêtit la tenue blanche qu'il portait toujours dans la secte. Dès qu'il fut prêt, il ouvrit la porte derrière laquelle Nathaniel l'attendait. Le disciple s'inclina respectueusement devant lui avant de le guider à l'étage. Il s'effaça quand ils furent arrivés à la hauteur d'une porte. Edward le remercia d'un signe de tête, sa main se posa sur la poignée qu'il tourna, impatient de retrouver son ange, de s'assurer qu'elle allait bien et surtout de lui demander pardon pour l'avoir entraîné dans toute cette folie. Edward espérait de tout son cœur qu'un jour Bella lui pardonnerait.
Bella ouvrit péniblement un œil. Elle se sentait nauséeuse et elle avait mal partout. Elle essaya de bouger, mais elle n'en trouva pas la force, pourtant, elle entendait des voix autour d'elle, une main douce caressait tendrement sa joue essuyant par la même occasion ses larmes. La jeune fille tenta de rassembler ses derniers souvenirs pour savoir où elle était. Elle se revit dans sa chambre avec Edward, puis, devant sa maison où elle l'avait longuement embrassé avant de le laisser partir. Elle se rappelait aussi avoir regardé depuis la fenêtre du salon sa voiture disparaître au détour de la rue. Bella se souvint qu'elle était remontée à l'étage pour se préparer et ensuite c'était le trou noir.
Sans qu'elle ne le veuille, une image s'imposa soudain à son esprit, une moto noire avec des flammes rouges, une tête de mort sur le phare avant… La secte ! Orion ! Des images toutes plus violentes les unes que les autres défilèrent dans son esprit sans qu'elle ne puisse les retenir.
Flash-back :
Bella sentit une main se poser sur sa bouche pour lui intimer le silence pendant qu'une autre encerclait fermement sa taille pour l'entraîner dans la chambre de son père. La jeune fille tenta de se débattre, mais cela ne semblait pas perturber son agresseur. Des larmes vinrent obstruer sa vue, elle entendait sa voix, il chuchotait à son oreille tout en se dirigeant vers la fenêtre, mais Bella était tellement paniquée qu'elle ne comprenait pas ce qu'il lui disait. Son agresseur la tirait toujours vers la fenêtre qui donnait sur l'arrière cour de la maison, elle vit une échelle appuyée contre celle-ci. Voulait-il la forcer à descendre par là? Alors qu'elle allait à nouveau se débattre, une voix glaciale résonna dans la maison, elle ne put s'empêcher de trembler en l'entendant.
« -Bella ? Bella, mon chaton, viens donc dire bonjour à tonton James. Je sais que tu es là, chaton, pas la peine de te cacher.
La jeune fille était perdue, pourquoi la cherchaient-ils alors qu'ils l'avaient déjà trouvé ?
-Bella, je t'en prie, écoute-moi, je ne te ferais pas de mal.
Encore et toujours la même voix qui murmurait à son oreille, ses paroles prirent enfin un sens. Elle cessa immédiatement de se débattre pour relever la tête et croiser le regard rassurant de l'agent Chase Moore.
-Ecoute-moi bien Bella, je veux que tu passes par la fenêtre et que tu descendes grâce à l'échelle, ensuite, tu cours à ma voiture, elle est garée au coin de la rue.
-Ne me laissez pas toute seule, supplia-t-elle.
-Je te suis, ma belle, mais il faut que tu te calmes, lui demanda doucement Chase en lui donnant les clefs de son tout-terrain, c'est juste au cas où, d'accord ? Quoi qu'il arrive, je veux que tu montes dans ce véhicule et que tu rejoignes le poste de police.
Bella acquiesça et il fourra ses clefs dans ses mains. La jeune fille glissa le trousseau dans sa poche et inspira profondément pour tenter de reprendre ses esprits.
-C'est bien, l'encouragea Chase, maintenant, je veux que tu enjambes la fenêtre et que tu descendes.
La jeune fille s'approcha de la fenêtre, elle était en train de chercher le premier barreau de l'échelle avec son pied lorsqu'elle se figea. La voix menaçante qui résonnait dans la maison depuis tout à l'heure se rapprochait d'eux.
-Je commence à m'impatienter, Isabella ! Menaça l'homme. Alors, je te conseille de sortir de ta cachette. »
Un impressionnant craquement retentit à l'étage, elle comprit que l'homme venait de donner un violent coup de pied dans la porte de sa chambre pour l'ouvrir. Chase lui fit signe d'accélérer, mais elle était paralysée par la peur. Soudain, la porte de la chambre de Charlie subit le même sort, elle ne retint pas un cri de frayeur lorsque son regard croisa celui ténébreux d'un homme noir avec des dreadlocks. Tout se passa ensuite très vite, même si elle avait l'impression que la scène se déroulait au ralentit. L'homme l'observa pendant quelques secondes d'un air mauvais qui l'effraya. Une lueur de colère brilla dans son regard quand il vit qu'elle n'était pas seule, aussitôt, il pointa son arme sur Chase et tira. Cependant, l'agent réagit aussi vite que lui et une balle partit de son arme. L'homme chuta lourdement sur le sol en laissant échapper une plainte. Elle se tourna vers Chase qui était sain et sauf, l'agent se précipita vers l'homme et posa sa main dans le creux de son cou, apparemment, leur agresseur était mort.
Alors que Chase fouillait les poches de l'individu à la recherche d'indices, il lui ordonna à nouveau de partir. Bella allait se diriger vers la porte, quand elle fut stoppée par des bruits de pas. Ils étaient deux ! Chase lui désigna la fenêtre et avant qu'ils n'aient pu faire un pas, un homme assez grand avec de longs cheveux blonds abattit violemment la crosse de son arme sur la nuque de Chase qui s'effondra. Une lueur sadique brillait dans le regard du nouvel arrivant et il lui parut bien plus effrayant que l'autre ! Bella recula jusqu'à ce que son dos heurte le mur de la chambre de son père. L'une de ses mains se posa sur une chaise dont elle s'empara bien décidée à se défendre !
« -Allons, chaton, pose ça tu vas te blesser.
Bella reconnut aussitôt la voix de l'homme, elle était terrifiante et promettait mille et une tortures. L'homme sourit face à sa dérisoire tentative de protection avant de soupirer.
-Je suis fatigué de te courir après, Isabella, pose cette chaise et viens ! »
Bella tressaillit. Ce James incarnait le mal à ses yeux et elle n'aimait pas du tout la manière dont il la regardait, mais, contrairement à ce qu'il souhaitait, elle n'allait pas se laisser faire ! Heureusement, alors qu'elle allait le frapper avec sa chaise, elle vit Chase se relever, il était chancelant, mais il paraissait avoir déjà repris ses esprits. Il se jeta sur son agresseur et ils tombèrent lourdement sur le sol, le revolver du dénommé James glissa sous le lit de son père. Les deux hommes se battirent un moment sans qu'aucun ne prenne le dessus. Bella avait pensé abattre la chaise sur le blond pour aider Chase, mais ils bougeaient tellement vite qu'elle avait peur de blesser l'agent !
Soudain, un bruit sourd la fit frémir tout en lui arrachant un hoquet d'horreur. Les deux hommes qui étaient étroitement enlacés dans leur corps à corps brutal se figèrent alors qu'elle réalisait qu'il s'agissait d'une détonation. Comme au ralentit, elle vit le corps de Chase s'affaisser. Ces yeux se posèrent alors sur le revolver encore fumant que tenait en main James, ce dernier avait apparemment réussi à s'emparer de l'arme de l'agent pour la retourner contre celui-ci. Bella laissa échapper un léger gémissement de peur quand elle le vit avancer vers elle. La jeune fille rassembla son courage et ses forces pour lui jeter la chaise au visage. Un grognement sourd et menaçant s'échappa du torse de l'homme alors qu'il chutait sur le sol. Bella en profita pour courir vers la fenêtre et l'enjamber. A peine avait-elle posé un pied sur l'échelle qu'elle aperçut James se relever. Elle se dépêcha de sortir, elle commençait à descendre quand elle le vit se pencher par la fenêtre, un sourire cruel déforma son visage quand il posa ses mains sur l'échelle pour la déloger. Bella se sentit partir un arrière, un cri franchit la barrière de ses lèvres alors qu'elle atterrissait brutalement sur le sol avant de perdre connaissance.
Fin du flash-back.
Bella tentait péniblement de reprendre connaissance, tout son corps était douloureux, le noir l'envahissait et la panique s'accrut en elle quand elle comprit qu'elle n'avait aucune idée de là où elle se trouvait. Une main douce caressa à nouveau son visage tout en lui murmurant des paroles réconfortantes, cette voix ne lui était pas inconnue, mais elle n'arrivait pas à la reconnaître tant elle lui paraissait lointaine et faible. Bercée par des paroles réconfortantes, elle ne lutta plus contre les ténèbres qui l'envahissaient et sombra à nouveau dans l'inconscience.
Jasper avait l'impression qu'il allait devenir dingue, il aurait aimé se lever et secouer le Docteur Matthews pour qu'il se décide enfin à parler. Il sentit qu'il n'était pas le seul à être dans ce cas, toute la famille était sur les nerfs.
« -Nous avons réussi à endiguer l'hémorragie et à réparer les blessures causées par la balle, Carlisle va s'en sortir.
Un immense sentiment de joie l'envahit, il lui semblait avoir un poids en moins sur sa poitrine. Esmé se dégagea de ses bras et de ceux d'Alice pour aller embrasser le Docteur Matthews. Ce dernier la garda dans ses bras tout en lui assurant que tout irait bien. Jasper prit son petit lutin contre lui pour essuyer ses larmes et déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Emmett et Rosalie s'étreignaient eux aussi. Charlie laissa échapper un soupir de soulagement avant de planter son regard dans celui de David, il n'avait toujours pas eu la réponse à sa question concernant Bella et il ne l'oubliait pas. Charlie allait ouvrir la bouche quand la porte de la salle d'attente s'ouvrit violemment. Ils entendirent une infirmière crier suivit de plusieurs grognements. Carla entra ensuite en poussant un fauteuil roulant sur lequel était installée Lynda. La future mère tenta une nouvelle fois de se lever, mais l'infirmière et Carla la forcèrent à se rasseoir.
-Mais vous allez me foutre la paix ! Cria Lynda visiblement plus qu'énervée. Je pense qu'on a autre chose à faire que de surveiller mes moindres faits et gestes, non ?
-Bon, ça suffit ! D'abord, tu vas commencer par te calmer ! Ce n'est pas bon pour toi ! S'énerva Chris.
-Je vais parfaitement bien, donc, dit à ton infirmière à la noix de me laisser tranquille !
-Toi, tu vas bien, mais le stress est mauvais pour ton bébé ! Alors, tu vas immédiatement la fermer et retourner t'allonger ! Ordonna le médecin lui aussi à bout.
-Je…
-Ca suffit ! Coupa David en se postant entre les deux amis. Chris, admettons que Lynda promette de rester calme, de rester dans son fauteuil et de s'allonger régulièrement, y-a-t-il une quelconque contre-indication pour qu'elle reste avec nous ?
-Hors de question que je reste assise dans ce…
-Tais-toi ! Gronda David en lui lançant un regard noir.
-Ca marche, mais je veux que tu laisses Peggy te remettre ta perfusion et surtout que tu restes à l'écoute de ton corps, demanda Chris en s'agenouillant face à elle, tu as eu énormément de chance que le bébé aille bien, il a besoin de repos et de calme, tu ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose n'est-ce pas ?
-Bien sûr que non, mais entre Edward, Aaron et… Emma… Je ne veux pas rester sur la touche, il faut que je fasse quelque chose.
-Je vais rester auprès d'elle pour la surveiller, promit Carla.
-Très bien, accepta le Docteur Matthews.
-Pardonnez-moi, les interrompit Charlie d'un ton impatient, mais où est Bella ?
-Elle est ici, le rassura David.
-Des hommes se sont présentés chez vous pour l'enlever, mais heureusement Chase était en patrouille dans le coin et il a remarqué la moto que nous avait décrite Edward. Il est entré dans la maison en passant par une fenêtre et je n'ai pas tous les détails, expliqua David, tout ce que je sais c'est que Bella s'enfuyait par la fenêtre et que l'un des membres de la secte a fait basculer l'échelle sur laquelle elle se trouvait.
-Bella n'a rien, si ce n'est quelques contusions, les rassura Chris, elle est dans une chambre. Je vais vous y conduire.
-Elle dort, les informa Carla, j'étais avec elle jusqu'à ce que les cris de Lynda et de l'infirmière ne m'attirent dans l'autre chambre.
La porte de la salle d'attente s'ouvrit une nouvelle fois sur Ryan qui passa une main nerveuse dans ses cheveux, Chase le suivait de peu. Jasper remarqua qu'il semblait souffrir et que sa démarche était un peu curieuse.
-Je viens de raccompagner Madame Richardson à son hôtel, leur annonça Ryan.
-Elle n'est pas seule ? S'inquiéta aussitôt Lynda.
-Non, ses autres enfants sont arrivés. L'enterrement d'Emma aura lieu après-demain.
-Chase quelles sont les nouvelles ? Demanda David.
-Les deux hommes qui se sont présentés chez les Swan sont morts. On vient de m'informer que le dénommé James n'a pas survécu à son intervention, répondit Chase.
-Vous avez tiré sur les deux seules personnes qui auraient pu nous apprendre quoi que ce soit ? Gronda Charlie.
-Je sais qu'il aurait mieux valu que nous les prenions vivants, mais j'ai trouvé plus judicieux de protéger votre fille, cingla Chase.
-Je suis désolé, mes nerfs lâchent, s'excusa le Chef Swan.
-C'est pas grave, assura l'agent Moore.
-Que s'est-il passé ? Demanda Lynda.
-L'un des hommes est entré dans la chambre et a pointé son arme sur moi, j'ai dû tirer, il est mort sur le coup. James est ensuite arrivé, il m'a assommé. Puis, nous nous sommes battus, il m'a pris mon arme et a tiré. Heureusement, la balle n'a fait que m'effleurer. Quand je me suis relevé, il était dans le jardin et pointait son arme sur Bella. Je ne pense pas qu'ils aient voulu l'enlever, ils voulaient la supprimer pour punir Edward.
-Et la villa ? Questionna David.
-L'équipe scientifique a terminé à la villa, ils n'ont trouvé aucune empreinte, ils ont fait le ménage. A première vue le sang qui se trouvait sur les murs seraient celui du Docteur Cullen et…
Un hoquet d'horreur avait échappé à Esmé, il se dépêcha de retourner auprès de sa mère en compagnie de ses frères et sœurs.
-Je suis désolé, Madame Cullen, je ne voulais pas vous effrayer, s'excusa Chase, les empreintes tâchées de sang sont celles d'Edward, il a dû tenter de stopper l'hémorragie de son père et quand ils ont voulu l'emmener il a dû s'accrocher à tous les objets qui étaient à sa portée pour ne pas les suivre. Pour ce qui est des barrages, pour le moment, ils n'ont rien donné. Les gardes forestiers sont sur le coup au cas où ils auraient emprunté des chemins de terre.
-Il y en a énormément, Forks est perdu en pleine forêt, leur rappela Jasper, c'est comme chercher une aiguille dans une meule de foin !
-On va le retrouver, lui assura Lynda en le plongeant son regard dans le sien.
-Pour ce qui concerne Aaron, nous n'avons toujours pas retrouvé son véhicule, annonça Chase en posant une main rassurante sur l'épaule de Lynda. Le Directeur l'a bien appelé, j'ignore comment ils ont été au courant pour ce rendez-vous qui a été pris à la dernière minute.
-Serait-il possible qu'il soit impliqué ? Hésita à dire Ryan.
-Je ne pense pas, souffla David en réfléchissant, rappelez-vous, Aaron était surveillé, nous avons bêtement cru que ce n'était plus le cas, mais de toute évidence, nous nous trompions... En plus, nous avons perdu tous les résultats de nos investigations.
-Non, j'étais parti chercher les doubles qu'Aaron avait fait quand… Enfin, si mon sac est venu ici avec moi, les CD-Rom sont à l'intérieur.
-Je vais le chercher, prévint Ryan en sortant de la pièce.
-Vous n'allez jamais le retrouver, murmura soudain Esmé qui était étonnement pâle, vous ne savez rien… Je ne reverrai jamais mon petit et Dieu sait ce qu'ils vont lui faire…
-Tout va bien se passer, Esmé, déclara farouchement Lynda en s'avançant vers elle avec son fauteuil, Chris, rends-toi utile et note sur le tableau ! On reprend tout !
-Tu as raison, appuya Chase, reprenons là où nous en étions.
-Non, nous ne reprenons pas là où on s'était arrêté, le coupa Lynda, on reprend à zéro.
-Mais…
-Aaron avait raison et nous aurions dû l'écouter ! Les gourous de la secte ont un lien avec la famille Cullen !
-Tu ne peux pas l'affirmer, riposta Ryan en revenant avec son sac et un ordinateur qu'il donna à Carla.
-Si ! Réfléchissez un peu, pourquoi prendre le risque de soigner Carlisle et d'appeler les secours alors que ça les mettait en danger ? Raisonna Lynda. De plus, nous avons la confirmation de tout cela avec l'exécution du jeune homme que vous avez trouvé là-bas. Je pense que c'est lui qui a tiré sur Carlisle et qu'il a été exécuté pour son geste.
-Ce n'est pas faux, murmura David. Résumons, vous organisiez l'anniversaire de Carlisle ce soir ?
-Oui, acquiesça Rosalie.
-Il nous faudrait la liste des invités, réclama Ryan.
-Je l'ai, dit Alice en sortant un papier de son sac à main pour le donner à l'agent.
-Quand je suis à la villa, j'ai vu qu'un service à café était nettoyé et posé sur un plateau dans la cuisine, est-ce dans vos habitudes ? Demanda Chase.
-Comment était le service ? Questionna Esmé.
-Des tasses blanches en porcelaine avec des anses dorées, répondit Chase en regardant ses notes.
-Je ne m'en sers que lorsque nous recevons, il était rangé dans le placard, se souvint sa mère.
-Ca voudrait dire que papa leur a ouvert et leur a offert à boire ? Comprit Emmett qui dissimulait mal sa fureur.
-Des invités sont-ils arrivés en retard ou ont répondu de manière positive à l'invitation et ne sont pas venus ? Demanda Lynda.
-Non, répondit Jasper au bout d'un moment de réflexion.
Jasper, tout comme sa famille, réfléchissait pour savoir qui parmi leurs proches auraient pu faire autant de mal à leur famille, mais il ne voyait personne.
-Papa pourra nous répondre quand il se réveillera ? Lança Alice avec espoir.
-Carlisle a reçu une balle dans l'abdomen et même si elle n'a pas fait beaucoup de dégâts, il a perdu beaucoup de sang. Pour qu'il n'y ait aucune complication, il lui faut un repos total. Je suis désolé, mais il va rester dans un sommeil artificiel pendant 24 heures, annonça le Docteur Matthews.
-Nous avons besoin de son témoignage, 24 heures c'est trop long, souffla David.
-Je sais, mais si je n'agis pas de cette manière, il signera une décharge pour sortir et il se lancera à la recherche d'Edward, je suis désolé d'agir ainsi, mais votre mari, dit-il en regardant Esmé avant de se tourner vers eux, votre père, risque de graves complications s'il ne passe pas ces prochaines heures dans le calme et le repos.
-Très bien, je pense comme Chris, il faut laisser Carlisle reprendre des forces, décréta Lynda, nous l'interrogerons à son réveil. En attendant, il ne faut pas perdre espoir, les barrages sont nombreux et nous avons de grande chance de les coincer.
Jasper savait que la jeune femme faisait tout son possible pour les rassurer, mais il n'y croyait plus. Il sursauta quand Emmett se leva pour donner un violent coup de pied dans le mur avant de sortir précipitamment de la pièce. Rosalie esquissa un geste pour le suivre, mais il la stoppa et partit rejoindre son frère. Une fois dans le couloir, il accéléra sa course pour rattraper son aîné qu'il trouva à l'extérieur en train de se défouler sur une poubelle. Il s'arrêta à quelques mètres de lui et attendit qu'Emmett ait fini de déverser sa colère.
-Ca y'est t'as fini ?
-Qu'est-ce que tu veux ? Grogna Emmett en se tournant vers lui, ses poings serrés.
-Tu veux me frapper, c'est ça ? Lança Jasper en s'approchant de lui et en le bousculant. Vas-y ! Qu'est-ce que t'attends ?
-Me cherche pas, Jazz ! Car je te promets que je t'en colle une !
-Vas-y !
Les deux frères s'observèrent pendant quelques secondes, ils se fusillaient du regard, leurs poings se serraient et se desserraient au rythme de leurs respirations saccadées. Les secondes, les minutes passèrent sans qu'ils ne bougent avant qu'ils ne fondent soudain l'un sur l'autre. Le poing de Jasper percuta la mâchoire d'Emmett pendant que celui de son aîné atteignait son estomac. Ils prirent quelques secondes pour reprendre leur souffle, ils se jetèrent un nouveau regard avant de se relancer dans un corps à corps quand tout à coup ils reçurent de l'eau froide en plein visage. Comme un seul homme, ils se tournèrent vers Charlie qui les regardait d'un air furieux une bassine vide à la main.
-Ca y'est ! Vous avez terminé de faire les idiots ! Parce que j'espère que vous vous rendez compte de votre stupidité ? Votre mère, vos sœurs ont besoin de vous, et vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous jouez des poings ? Vous avez quoi dans la tête ?
-Putain, Charlie ! Grogna Emmett. Mêlez-vous de vos oignons ! Vous n'avez rien à…
-Emmett, arrête ! Le coupa Jasper.
-Les garçons, reprit Charlie sur un ton plus doux, je sais que c'est dur pour vous. Votre père est blessé et Edward a disparu.
-Vous oubliez Bella, murmura Jazz qui s'en voulait de tenir le père éloigné de sa fille.
-Chris m'a assuré qu'elle dormait pour le moment à cause des médicaments et je pense que nous pouvons dire que nous sommes tous de la même famille, non ?
-Oui, assura Emmett. Je suis désolé, pardon, Charlie, je n'aurais pas dû crier sur vous.
-C'est oublié, mon grand.
-C'est juste que ça me rend dingue ! Ils font que discuter, putain, qu'est-ce qu'ils ont glandé pendant tous ces mois ?
-Ils ont travaillé, Emmett, ils ont bien avancé, mais ces gens sont bien organisés et surtout ils vivent dans le secret, expliqua Charlie.
-Ouais, mais ça me rend dingue de les voir là ! On est qu'une enquête de plus pour eux !
-Tu es injuste, Emmett ! Le critiqua Jasper. Ils nous ont tous beaucoup aidé, Aaron et Lynda ont fait plus que leur travail auprès d'Edward. En plus, tu oublies qu'ils ont eux aussi été touchés. Emma est morte ! Aaron a disparu et Lynda a failli perdre son bébé ! Tu te rends compte qu'elle est en train de diriger l'équipe depuis son fauteuil roulant pour retrouver notre frère en essayant de ne pas se laisser affecter par la disparition de son mari ! Elle ne dit rien, mais as-tu vu de quelle manière elle caresse son ventre ? Elle est morte de trouille !
-Je suis désolé, répéta Emmett, mais j'en peux plus ! J'aimerais tellement pouvoir faire quelque chose ! Putain, s'ils touchent à un seul cheveu d'Edward, je vais les tuer ces mecs !
-Et nous t'y aiderons, promit Charlie, allez, venez les enfants, Esmé, Rosalie et Alice ont besoin de vous.
Ils acquiescèrent et regagnèrent l'étage pour rejoindre leur famille et leurs amis. Avant d'entrer dans la salle, ils croisèrent Chase qui discutait au téléphone. L'agent fit signe à Chris qui étaient en train de remplir des papiers, le médecin soupira en les voyants. Il appela une infirmière qui les entraîna vers un vestiaire où elle leur donna des serviettes et des pyjamas de bloc pour qu'ils se changent le temps que leurs vêtements sèchent. Lorsqu'ils entrèrent dans la pièce leurs compagnes leur jetèrent un regard réprobateur, leur mère était très pâle et elle n'avait pas besoin qu'ils en rajoutent. Ils la rejoignirent et l'embrassèrent tout en s'excusant. Chase les rejoignit, ses traits étaient tirés et Jasper pressentait qu'il allait leur annoncer une mauvaise nouvelle.
-Une équipe vient de retrouver le Tahoe du Boss, apparemment, il a quitté la route et est allé s'écraser contre des rochers en bas d'un champ. L'arrière du 4x4 a été percuté par un autre véhicule. Ils ont trouvé des traces de sang, une arme, sûrement celle d'Aaron, mais aucune trace du Boss.
-C'est étrange, marmonna Ryan, ils l'auraient enlevé ? Pour quelle raison ?
-Peut-être veulent-ils savoir où nous en sommes dans nos recherches ? Proposa Chase.
-Non, déclara soudain Lynda. Chase, Ryan, mettez en place une surveillance autour de William Bentley et de ses hommes de main !
-Lynda, je ne pense pas que ce soit nécessaire, contra Chase. Malgré le fait que Bentley soit la pire des ordures, on n'a trouvé rien qui les reliait.
-Aaron pensait le contraire, lui rappela Ryan.
-Bentley a un lien avec toute cette affaire, lâcha Lynda, Aaron est son fils.
Un lourd silence s'abattit dans la pièce alors que tous assimilaient l'information que Lynda venait de leur donner.
-Pourquoi n'y a-t-il aucune trace de leurs liens ? J'ai passé au crible le dossier de Bentley et le nom de son fils est Aaron Bentley, pas Gibson, je n'ai trouvé nulle part le nom de Gibson !
-Gibson était le nom de jeune fille de sa nourrice quand il avait douze ans, elle a été la seule a vraiment s'intéresser à lui. Elle a mystérieusement disparu après avoir tenu tête à Monsieur Bentley, expliqua Lynda
-Lynda, le soir où Vladimir est mort, Aaron a dit que Bentley avait signé ce meurtre en lui laissant un message. Je me souviens qu'Edward a réagi assez violemment, sais-tu pourquoi ? Demanda David.
-Je l'ignore, avoua Lynda, mais Aaron a eu la certitude après cette soirée que leurs deux affaires étaient liées.
-Aaron ne t'a rien dit ? Insista David.
-Il était perturbé, je n'ai pas voulu insister, avoua Lynda, mais je sais qu'Edward a parlé à Bella. Je lui parlerais dès qu'elle sera réveillée. Ryan, trouve-moi un juge qui me signera un mandat d'arrêt pour Bentley. Carla, je veux que tes logiciels magiques traquent les moindres mouvements qui pourraient être en rapport avec Bentley ou la secte. David, peux-tu faire le point sur nos recherches ? Esmé, je vais récupérer la liste que mon père avait faite à l'époque de toutes vos connaissances et je souhaiterais que tu essaies de te souvenir si l'un d'entre eux t'interpelle.
-Ce n'était pas le cas à l'époque, comment pourrais-je y arriver aujourd'hui ?
Lynda fit rouler son fauteuil jusqu'à elle et prit ses mains dans les siennes.
-Tu ne feras pas ça seule, les enfants vont t'aider, Emmett et Alice étaient peut-être petits, mais j'aimerais qu'ils se penchent avec toi sur les noms et sur les photos, je veux que vous notiez tout, même ne serait-ce qu'un pressentiment, d'accord ? Charlie, je sais que vous voulez sûrement passer du temps avec Bella, mais j'aurais besoin de vous ainsi que de vos hommes, vous connaissez bien la région, j'aurais besoin que vous guidiez nos hommes à trouver des chemins ou des endroits où la secte pourrait établir un campement provisoire.
-J'embrasse Bella et je m'en occupe.
-Bien sûr, merci pour votre aide Charlie.
-C'est normal, j'appellerais les Quileute, ce sont eux qui connaissent au mieux la région.
-Avant de commencer, pourrais-je voir Carlisle ? Demanda Esmé au Docteur Matthews.
-Oui, nous aimerions nous aussi le voir, appuya Jasper au nom de toute leur fratrie.
-Je sais, mais pour le moment il est aux soins intensifs, leur apprit Chris, il devrait encore y rester quelques heures, mais je vous promets que dès qu'il sera en chambre, je vous permettrais de le voir.
Lynda embrassa sa mère et elle les serra tous dans ses bras tout en leur murmurant des paroles réconfortantes. Ils allaient tous quitter la pièce lorsque Chris les retint.
-Il y a quelque chose que vous ignorez, admit le jeune médecin mal à l'aise, et je ne sais pas si je peux en parler… »
Jasper ignorait pourquoi, mais la gêne de Chris était perceptible et il se demandait ce qui allait encore frappe leur famille…
Bella s'éveilla difficilement, son corps était douloureux. Elle se redressa dans son lit et reconnut sans peine une chambre d'Hôpital. Une infirmière arriva rapidement à son chevet et, tout en la rassurant sur son état, elle vérifia ses constantes. Bella ne se rappelait pas comment elle était arrivée là, elle se souvenait juste que James avait poussé l'échelle sur laquelle elle se trouvait après ça avait été le trou noir. L'infirmière lui expliqua que l'agent Moore l'avait emmené ici. Elle apprit aussi que la famille Cullen et son père étaient ici avec des agents du FBI. Bella voulut se lever pour aller les voir, mais l'infirmière l'en empêcha, elle lui promit de les prévenir de son réveil et lui garantit qu'ils allaient venir lui rendre visite. Une fois que la porte de sa chambre fut refermée, la jeune fille fut à nouveau assaillit par ses peurs ? Pourquoi son père, ses amis, Edward n'étaient-ils pas à ses côtés ? S'ils étaient avec les agents du FBI cela signifiait que les choses allaient mal ! Ne supportant pas de rester ainsi dans l'ignorance, Bella arracha la perfusion avant de descendre doucement du lit. Elle s'accrocha à ce dernier en attendant qu'elle se sente stable sur ses jambes. Lorsqu'elle fut suffisamment sûre sur ses pieds, elle s'avança vers la porte. La jeune fille entrouvrit celle-ci et une fois que la voie fut libre, elle sortit. Elle arrivait au bout du couloir quand elle reconnut les voix de Jasper et de Lynda. Elle s'approcha de la porte qu'elle entrouvrit, tous fixaient avec attention Chris et ils ne remarquèrent pas son arrivée.
« -Qu'y a-t-il ? Demanda Lynda.
-Aaron m'a appelé pour que je fasse une recherche ADN, confessa le Docteur Matthews, enfin, plus précisément un test de paternité.
-Un test de paternité ? Répétèrent les agents surpris.
-Oui, il m'a fait parvenir plusieurs ADN. Le premier était celui de Jane, la jeune femme qui a tenté de se suicider, d'après les propos d'Edward, elle était apparentée aux dirigeants de la secte, pour le moment la recherche d'un ADN similaire dans les bases de données du FBI, de la CIA et d'Interpol est nul.
-Tu parlais de test de paternité ? Lui rappela Lynda.
-Oui, il y avait trois autres ADN celui d'un enfant et ceux de deux géniteurs possibles. L'un des prélèvements était trop ancien, je n'ai rien pu en tirer. Par contre, les premiers résultats des deux autres ADN ont été plutôt concluants.
-Donc, il y a une concordance entre ces deux ADN et cela nous apporte quoi ? Demanda David qui s'impatientait. Je ne comprends rien !
-Je suis vraiment navré. L'ADN de l'enfant est celui de la petite Crystal, la fille de Jane, Aaron voulait que je recherche son père, la petite fille l'avait interpellé…
-Et ? Le pressa Chase.
-Je suis désolé, mais au vue des premiers résultats, les probabilités pour qu'Edward soit le père de Crystal sont de 80%.
-Quoi ? S'écria Bella. »
Tous les regards convergèrent sur elle, la jeune fille sentit ses jambes faiblir et une sueur froide couler le long de son échine. Père ? Edward était le père de la petite fille qu'ils avaient vu sur le pont ? Non ! Ce n'était pas possible ! Il… Il n'avait jamais couché avec qui que ce soit ! Il était vierge ! Les mots du Docteur Matthews tournaient sans fin dans sa tête alors qu'elle repensait à ses gestes maladroits et pourtant doux, non, il ne pouvait pas lui avoir menti ! Il n'avait pas pu mentir ! La tromper… Une nouvelle fois, elle sentit l'obscurité l'envahir. Avant qu'elle ne chute, elle entendit la voix de son père crier son prénom pendant que les bras musclés d'Emmett l'empêchaient de s'écraser sur le sol.
Edward entra dans la chambre, il alluma la lumière avant de se précipiter vers la forme recroquevillée sur le lit. La stupeur se dessina sur son visage quand il comprit que ce n'était pas Bella, mais Aaron. Le jeune homme l'appela, son mentor était inconscient et il ne semblait pas l'entendre. Edward s'activa à défaire ses liens quand il vit ses mains bleuies. Il pesta contre ces derniers qui étaient trop serrés. N'y parvenant pas, il se dirigea vers la porte pour interpeller Nathaniel pour qu'il aille lui chercher un couteau ou une paire de ciseaux. Une fois que le jeune homme eut disparu, il revint dans sa chambre et prit une bouteille d'eau, il humidifia un mouchoir en tissu et s'appliqua à nettoyer la plaie sur le front de son ami. Aaron commença à reprendre lentement conscience.
« -Edward ? Murmura son mentor d'une voix rauque.
-Tout va bien, le rassura-t-il même s'il savait que c'était un mensonge. Tu as mal quelque part ?
-Un peu, marmonna Aaron en se redressant et il fronça les sourcils en voyant les liens qui l'entravaient. Mince, moi qui croyais que c'était un cauchemar. Tu n'as rien ?
-Non, ça va, chuchota Edward.
-Je suis désolé, mon grand, je te promets que je vais faire tout ce que je peux pour te protéger et…
-Ca va aller, le coupa-t-il, j'ai demandé à Nathaniel d'aller chercher quelque chose pour t'ôter ces liens.
-D'accord, sais-tu où nous sommes ?
-Non, ils m'ont donné des calmants, mais on a pas mal roulé et on est toujours en forêt.
-Forks est entouré de centaines de kilomètres de forêt, soupira Aaron.
Edward hocha la tête, il savait que son mentor pensait à la même chose que lui, ce ne serait pas facile pour les secours de les retrouver et s'ils réussissaient à s'enfuir, ils mettraient des jours avant de trouver ne serait-ce qu'une route ! Le jeune homme chassa ses idées noires pour aider son ami à boire un peu d'eau avant de se réattaquer à ses liens qu'il réussit à desserrer, Aaron l'aida en tirant sur ces derniers qu'ils réussirent enfin à défaire. Ils venaient juste d'y parvenir quand la porte s'ouvrit violemment. Edward sauta de sur le lit pour se tenir debout, Aaron, bien qu'encore un peu sonné, l'imita et se plaça devant lui. Face à eux se tenaient Maître Caïus et William qui les observaient d'un œil noir. La lumière se fit dans son esprit, il comprit alors ce qu'il avait sous les yeux depuis le début. Il leva les yeux vers Aaron qui avait blêmi. La ressemblance, bien que non flagrante, existait entre les deux hommes.
-Je te remercie d'avoir tenu ta promesse Caïus et de m'offrir enfin une revanche sur mon rejeton de fils !
-Je t'en prie, après tout, c'est grâce à toi que nous avons retrouvé ce cher Anthony. »
Edward ne supportait pas le regard que Caïus posait sur lui et il remarqua avec horreur que William observait Aaron de la même manière. Comme son père l'avait fait pour lui, Aaron le dissimula à leur vue en le cachant derrière lui. Aaron le força à reculer quand les deux hommes s'approchèrent d'eux. Edward ne put s'empêcher de trembler et de laisser échapper un gémissement de terreur…
Je tenais à vous prévenir que je ne pourrais peut-être pas publier dimanche prochain, ni le suivant, rassurez-vous, les nouveaux chapitres seront publiés au plus tard le lundi soir.
Je suis désolée pour ce changement, mais je vais avoir pas mal de travail cette semaine et après je vais partir quelques jours en vacances.
Bon sur ce, je vous souhaite une bonne séance ciné ! Je pense que vous devez avoir autant hâte que moi de découvrir Eclipse !
Pour ma part, j'ai de la chance, j'ai réussi à avoir des places pour l'avant-première le 6 juillet, donc J-2 ! A bientôt et bonne semaine à tous !
