Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.


Merci énormément pour toutes vos reviews et tous vos encouragements ! MERCI !


Pour les anonymes :

Tounimiss :Désolée pour l'attente, j'espère que la suite t'a plu ! A bientôt !

Charlene : Ca va, merci, j'espère que toi aussi ! Je suis heureuse que la suite te plaise. Merci beaucoup pour ta review ! Merci !

Ilonka : Merci beaucoup pour ta review ! C'est vrai qu'avec mon travail et ma real life c'est pas évident, mais j'essaie de faire de mon mieux. Tu penses qu'Edward va faire médecine ? La réponse très bientôt. Encore merci ! Bonne semaine et à bientôt !

() : Merci beaucoup ! Une naissance fait toujours réfléchir et puis l'accouchement hors norme de Lynda y aide aussi. Merci encore pour ta review ! Bonne semaine et à bientôt !

Anne : Merci beaucoup pour ta review et tes encouragements ! Merci ! J'espère que la suite te plaira ! A bientôt et bonne semaine !

Lydie : Merci beaucoup pour ta review ! Ca y'est Emma est arrivée ! Encore merci ! Bonne semaine et à bientôt !


Voici un petit chapitre pour vous donner un avant-goût du dernier et pour vous remercier pour toutes vos reviews et vos encouragements !

Bonne lecture !


Chapitre 43 : Le spectre du mal

Aaron déposa sa tasse de café dans le lave-vaisselle. Il jeta un coup d'œil à la pendule de la cuisine et constata qu'il était temps pour lui de rejoindre son travail. Cependant, avant de partir, il gagna l'étage. Doucement, il ouvrit la porte de sa chambre. Lynda dormait paisiblement. Il s'approcha de son épouse et déposa un baiser sur son front, l'homme remit une de ses mèches de cheveux en place avant de laisser sa main glisser vers sa fille qui dormait paisiblement dans les bras de sa mère. Aaron l'embrassa à son tour. Il les contempla une dernière fois avant de quitter le cocon que représentait sa demeure. Emma avait maintenant 15 jours et il n'aurait jamais imaginé que la paternité puisse le combler autant. Il était heureux, heureux avec ses deux petites femmes.

Aaron monta dans sa voiture et aussitôt le père de famille disparut pour laisser place à l'agent du FBI, au profileur… Le procès de la secte avait débuté et il était éprouvant pour tous, d'autant plus pour les victimes. Un pli soucieux se dessina sur son visage quand il pensa à Edward. Son protégé tenait tant bien que mal le coup, mais il n'allait pas pouvoir lui éviter de témoigner. La veille, il avait assisté à l'interrogatoire d'Aro. L'homme lui avait paru plus fou que jamais, déblatérant ses divagations pour justifier ses actes impardonnables. Il croyait toujours dur comme fer à ses propos, il avait même hurlé devant la salle comble que la voix de l'Elu résonneraient encore pendant des jours, des mois, des années…

Aaron s'arrêta à un feu rouge. Il passa une main lasse sur son visage. Il était préoccupé et tentait de le dissimuler à Lynda, il ne voulait pas qu'elle s'inquiète pour rien. Deux jours plus tôt, Carla l'avait informé que de l'argent avait subitement disparu des comptes d'Orion, des millions de dollars s'étaient brutalement envolés alors qu'ils s'apprêtaient à les saisir après avoir bataillé avec les banques étrangères. Carla était une experte en informatique et elle avait été incapable de retrouver ces millions, personne n'en avait été capable. Quelqu'un appartenant à la secte, quelqu'un de bien placé avait récupéré ces fonds, quelqu'un qui ne se trouvait pas derrière les barreaux, hors, ils avaient arrêté tous les membres influents, il en était certain !

L'agent du FBI entra dans le parking sous-terrain de l'immeuble du FBI. Toujours perdu dans ses pensées, il descendit de son Tahoe et se dirigea vers l'ascenseur. Les portes se refermèrent sur lui alors qu'il appuyait sur le bouton de l'étage où se trouvait son bureau. Toujours aussi taciturne, il salua ses collègues et s'enferma. Son bureau disparaissait sous les nombreux dossiers concernant la secte, il s'assit et soupira ! Entre les nuits agitées d'Emma et son travail, il se sentait vraiment las.

« -Un café ?

Aaron releva la tête et vit son ami de toujours, David, dans l'encadrement de sa porte avec deux gobelets de café.

-Merci, dit-il.

-Alors, Emma vous en fait toujours voir de toutes les couleurs ?

-Oui, avoua Aaron avec un sourire, elle a un sacré caractère.

-Elle a de qui tenir, se fit plaisir de lui faire remarquer David.

-Oui, reconnut-il. Des nouvelles pour l'argent ?

-Non, admit son ami, peut-être devrions-nous interroger une nouvelle fois Edward ?

-Nous l'avons déjà interrogé et je ne veux pas le perturber plus que nécessaire.

-Le perturber ? Edward m'a semblé aller bien avant-hier.

-C'est une façade.

-Il est fort, Aaron, tu… Qu'y-a-t-il ? Questionna David en se redressant dans son fauteuil pour le fixer avec intensité. Aaron ? Qu'as-tu ?

-Non, rien… Je suis fatigué…

-Aaron ! Je connais ce regard ! Parle-moi.

-Je ne sais pas, j'ai comme… J'ai comme un mauvais pressentiment… Une intuition…

-Tes intuitions t'ont rarement trompé, souffla doucement David.

Aaron se leva et arpenta nerveusement son bureau sous le regard patient de son mentor. Comment avouer qu'il avait été interpellé par certains regards qu'il avait surpris ? Comment un adolescent blessé, humilié, pouvait avoir un tel regard ? Et ce sourire ? Il n'avait pas rêvé, un sourire railleur, moqueur… Qu'est-ce que cela voulait dire ?

-Aaron ? L'appela David.

-Non, rien, je me fais des idées et…

-Aaron ! David !

Les deux agents se tournèrent vers Chase qui venait d'entrer en courant dans son bureau, son visage inquiet les alerta.

-Que se passe-t-il ? Lui demanda Aaron.

-Je… Je viens d'avoir la Police de Forks au téléphone… C'est… C'est…

-Quoi ? S'impatienta le chef des profileurs.

-Ils sont morts… Ils sont tous morts !

-Quoi ? S'écria David. »

Aaron ne les écoutait plus. Ses pensées défilaient dans son esprit, son pire cauchemar était en train de se réaliser. Il s'était attaché à lui, il l'avait aimé comme un frère, comme un fils, ils avaient tant en commun. Cependant, il avait été bien plus blessé que lui, il avait subi des années de conditionnement, de sévices… Le jeune homme avait vu la faille en lui, il avait vu sa faiblesse et l'avait exploité, il s'était servit de leur passé commun pour l'attendrir, l'affaiblir. Il avait réussit à lui faire oublier qu'il était différent des autres adolescents de part son passé, mais aussi de part son intelligence hors du commun, cela devait être un jeu d'enfant pour lui de détourner ces millions et de les faire disparaître…

« -Aaron !

Le cri de David le fit sortir de sa torpeur. Ses deux agents attendaient sa réaction, ils attendaient qu'il ordonne leur départ pour Forks, mais il ne fit rien. Aaron contourna lentement son bureau et s'assit dans son fauteuil.

-Boss ! Il faut y aller ! S'énerva Chase. Des membres de la secte ont dû…

-Non ! Le coupa-t-il avant d'allumer son ordinateur.

-Aaron, commença David avant de se taire. Oh, mon Dieu…

Du coin de l'œil, il vit son ami se laisser tomber dans un fauteuil. Au fur et à mesure qu'il voyait son visage se décomposer, il comprit que David avait eu le même raisonnement que lui.

-Que… Je ne comprends pas ! Pourquoi vous ne bougez pas ? S'énerva Chase. »

Aaron ne prit pas la peine de répondre, il venait d'ouvrir sa boite mail et l'un des courriers électronique attira son attention. Il cliqua dessus. Aaron ferma les yeux, refusant de le lire, refusant d'avoir la confirmation de ses peurs les plus secrètes.

Cher Aaron,

Je te remercie pour ton aide et pour tout ce que tu as pu faire pour moi. La seule chose que je regrette c'est de ne pas pouvoir te délivrer, ta famille et toi, comme j'ai pu le faire avec les miens. Maintenant, ils sont en paix et moi aussi, ils ne me chercheront plus, je vais enfin pouvoir accomplir ma Destinée.

Comme tu l'auras compris, il est temps pour moi de prendre mon envol et de me libérer de la coupe de mes pères ainsi que de celle de tous ceux qui ont voulu me cantonner à l'image d'un jeune homme banal.

Car voilà ton erreur, je ne suis pas banal, je ne l'ai jamais été… Tu n'aurais pas dû me sous-estimer.

Encore une fois, je te remercie sincèrement de m'avoir rendu ma liberté en emprisonnant mes pères.

Ce n'est pas la peine de me chercher, nous avons disparu, avec tous ces millions quoi de plus facile ?

Sincèrement.

Anthony.

Aaron ferma les yeux. Des larmes de rage glissèrent le long de ses joues, la trahison faisait mal, il avait l'impression de recevoir un coup de poignard en plein cœur et la douleur ne fit que s'amplifier quant il devina que c'était pour cela qu'Edward lui avait envoyé ces quelques mots d'adieu. Edward était mort, Anthony avait été le plus fort.