Ceci n'est pas une suite, mais raconte l'imprégnation de Jacob, leur rencontre en quelque sorte !
Edward avait gagné.
Jacob avait d'abord prit sa forme de loup, pour fuir le plus loin possible de la villa des Cullen.
Bientôt, bien trop tôt, sa Bella allait être l'une d'entre eux.
Sa souffrance était terrible.
Bella l'avait repoussé, avait laissé son espoir renaître, elle l'avait aimé, le lui avait avoué, l'avait embrassé, mais, pour en finir elle avait choisi l'autre.
Pour lui, elle avait renoncé à tout, même à l'amitié qui était la seule chose que Jacob pouvait encore espérer.
Il avait couru jusqu'à la frontière du Canada.
La souffrance et la rage lui étreignaient le cœur.
Il imaginait la souffrance de Bella, ses hurlements d'horreur, les spasmes atroces qui allaient étreindre son corps, si longtemps.
Pour cesser de vivre.
Pour être l'égale de l'autre.
De celui qu'elle aimait, celui pour qui elle était prête à tout.
Il avait alterné sa forme de loup et celle d'humain deux jours durant.
Par moments il lui semblait qu'être homme était préférable, pour regarder ses mains, qui avaient caressé Bella, ses bras, qui l'avaient étreinte, ses cuisses, sur lesquelles elle s'était assise, et même son torse, sur la quelle elle avait posé sa tête pour dormir.
Il revoyait encore, à la perfection l'effet de ses mèches chocolat sur sa peau brune.
Et à d'autres moments il prenait sa forme de loup, espérant souffrir un peu moins.
Le 3° jour, subitement, il décida de rentrer.
La colère désormais, emplissait tout son cœur.
Il devait la voir.
Telle qu'elle était à présent. Une vampire. Son ennemi naturel.
Celle envers qui plus aucun sentiment autre que la haine n'était possible.
Il courut le long de sentiers humides, traversa des forêts denses et inhospitalières, avant de reconnaître avec animosité la région de Seattle.
Seth avança à sa rencontre, à moins de 200 kms de la villa.
Il était porteur de mauvaises nouvelles.
Les volturis, ainsi qu'Alice l'avait prédit, avaient perdu patience et envoyé deux émissaires pour se rendre compte de la situation de Bella.
Ils étaient presque arrivés à la villa des Cullen.
Jacob se sentit un peu mieux.
Il allait pouvoir s'en prendre à quelqu'un, finalement.
...
Jane obéissait aux ordres.
Venir chez les Cullen l'indisposait.
Démétri n'était pas un compagnon plaisant.
Mais c'était la présence d'Edward Cullen qui la dérangeait.
Il lisait dans ses pensées et bien entendu elle savait ce qu'il y voyait.
Jane était une vampire froide, dure et hypocrite.
Mais elle n'était pas dépourvue de sentiments, et la beauté d'Edward ne la laissait pas indifférente.
Elle n'en était pas amoureuse, Jane n'aimait PERSONNE, mais elle ne pouvait s'empêcher de le désirer.
Elle le détestait pour cela, mais se haïssait encore plus.
Démétri, de plus, ne lui convenait pas du tout sexuellement.
Caïus était son amant préféré, mais il ne faisait pas partie du voyage.
Ils entendirent les cris très longtemps avant d'arriver.
C'était des cris qui ne laissaient pas place à interprétation, néanmoins ils se devaient de vérifier de visu.
Les hurlements atteignaient leur paroxysme lorsqu'ils se postèrent devant la porte d'entrée de la villa.
Edward Cullen se trouvait sur le perron, entouré de deux vampires qu'ils ne connaissaient pas.
Edward souffrait.
Jane, dont la souffrance était la meilleure amie, pouvait dire que la douleur morale qui habitait le vampire était une des plus difficile à supporter.
Les hurlements de femme, à l'étage, étaient ceux d'un vampire en mutation.
Les battements du coeur étaient effrénés...
Plus pour longtemps.
Un vampire blond fit alors son apparition et Jane elle même sentit une profonde sérénité s'emparer d'elle.
Pour la première fois depuis très longtemps, elle sourit.
L'un des vampires qui entouraient Edward s'avança vers eux.
Très grand, brun, il affichait un air menaçant.
La femme l'interpella:
« Emmett...Soit poli envers nos invités! »
« Ne t'en fais pas maman... »
Il regarda Jane et Démétri:
« Qu'est ce que vous voulez? »
« Voir Bella »
Répondit Démétri, sur le même ton froid et trop poli.
« Les cris ne vous renseignent-ils pas sur son nouvel état? »
Jane prit la parole:
« Nous devons constater de visu... »
Edward se détacha des bras d'Esmée:
« Laisse les monter Emmett, qu'ils nous fichent la paix! »
Jane fit son possible pour ne pas regarder Edward, et ne pas laisser son esprit vagabonder en direction des sa mâchoire, ou des ses abdominaux.
Un seul coup d'oeil de celui-ci lui prouva qu'elle n'y réussissait que très partiellement.
Ils montèrent à l'étage et entrèrent dans la pièce ou la transformation de Bella avait lieu.
Edward se laissa tomber à coté du lit ou elle se tordait.
Alice et Carlisle regardèrent les Volturis.
Le regard de Jane se posa sur Bella.
La transformation touchait à sa fin.
Bella avait déjà toute l'apparence d'un vampire.
Jane l'admira silencieusement quelques instants.
Bella, ainsi qu'Aro l'avait prévu, allait faire un vampire exceptionnel.
Carlisle se fit mondain:
« À présent que vous avez pu constater que Bella est l'une des nôtres, sans doute avez-vous hâte de rejoindre Volterra... »
Ni Jane ni Démétri ne répondirent.
Mais ils descendirent les escaliers à révolution rapidement.
A peine avait-elle posé le pied sur la dernière marche, que Jane fut assaillie par l'odeur.
...
Jacob et Seth, sous leur forme humaine, attendaient sur la terrasse, prêts à se battre si la nécessité s'en faisait sentir.
Les cris de Bella déchiraient le coeur de Jacob, qui serrait les poings de fureur.
Il releva la tête en entendant un groupe de personnes arriver sur la terrasse.
Il vit d'abord Rosalie, avec laquelle il échangea un regard glacial, puis Esmée qui lui sourit avec gentillesse.
Un vampire inconnu fit alors son apparition.
Il portait une tenue étrangement décadente et son regard rouge se fit dédaigneux en apercevant les deux Quileutes.
Jacob ouvrait la bouche pour le provoquer, quand l'impensable se produisit.
Jane arriva sur la terrasse, le capuchon de sa cape rouge rabattu sur son dos, son expression plus maussade encore qu'à l'ordinaire.
Elle regarda tout d'abord Seth et eu un rictus méprisant.
Puis son regard rencontra celui de Jacob.
Jacob, avant même que Jane n'entre dans son chant de vision avait ressenti une étrange chaleur émaner de derrière le mur.
Son coeur se mit à battre plus vite et ses mains devinrent moites.
Une étrange sensation s'empara de lui. La certitude que sa vie était sur le point de changer irrémédiablement s'immisça dans son esprit.
Et elle apparut.
Il la vit pourtant telle qu'elle était.
Une vampire de très petite taille, plus petite même qu'Alice, pour toujours figée dans le corps trop maigre et enfantin d'une adolescente de 13 ans.
Ses cheveux blonds, coiffés en arrière, et la jeunesse de ses traits lui donnaient un air innocent que démentait l'éclat presque cruel de son regard rouge.
Jacob, par dessus tout, détestait la pâleur diaphane des vampires.
Mais la peau de porcelaine de Jane le toucha en plein coeur.
La chaleur qui émanait de la petite vampire pourtant aussi glaciale que ses congénères avait atteint le loup garou qui sentit une paix incroyable s'emparer de lui.
Enfin les choses étaient à leur place.
Lui, que les doutes, les remords, la haine et surtout la colère rongeaient depuis plusieurs jours, sentit un sentiment terriblement nouveau prendre toute la place dans son coeur.
Il était bien.
Heureux et détendu.
Les cris de Bella cessèrent de lui tordre le ventre.
Il lui sembla que le soleil brillait plus, que les arbres étaient plus verts, que le ciel était d'un bleu plus pur.
Mais ce n'est que quand il remarqua que la petite vampire devant lui sentait bon qu'il comprit.
Il venait de s'imprégner.
Une imprégnation impensable et contre nature.
Mais qui, à lui, paraissait totalement naturelle.
Il la trouva belle.
Il vit une faille dans son regard.
Une faille que seuls Aro et peut-être Edward soupçonnaient.
Et, dans le silence lourd de menace qui régnait sur la terrasse, même plus troublé par les cris de douleur qui venaient de cesser, un rire retentit.
Celui de Jacob.
...
Jane vit le regard de fou que Jacob faisait peser sur elle.
Jamais elle n'avait vu un regard d'une telle intensité.
La peur, sentiment qu'elle n'avait plus expérimenté depuis sa transformation, s'empara brusquement d'elle.
Puis, Jacob se mit à rire en la fixant.
Ignorant les autres qui se figèrent en entendant le rire, elle sentit la peur se transformer en colère.
Elle voulu envoyer une décharge de douleur à l'indien qui semblait se moquer d'elle.
Elle en fut incapable.
L'incompréhension se lut sur ses traits et le loup garou se figea :
« Ça va ? »
Demanda-t-il.
Jane essaya encore.
En pure perte.
Elle fit un pas en avant.
Puis un autre.
Arrivée à moins de 2 pas de lui elle s'aperçut simultanément de 2 choses.
Le loup garou ne puait pas, et elle était incapable de lui faire du mal.
Ebahie, elle resta les bras ballants, cherchant à comprendre.
Jacob lui sourit et franchit les derniers mètres qui les séparaient l'un de l'autre.
La chaleur intense qui émanait de lui alluma un désir puissant dans le ventre de la petite Jane.
Elle arrivait tout juste à l'avant bras de Jacob et elle dut relever la tête pour fixer son regard noir.
Il posa ses mains brûlantes sur ses épaules et elle le laissa faire.
Un grondement se fit entendre, mais ni Jacob ni Jane ne se rendirent compte que Seth s'était transformé.
Démétri regardait la scène sans comprendre.
La puanteur lui faisait perdre ses capacités de concentration.
Rosalie et Esmée s'étaient rapprochés l'une de l'autre, et Emmett et Jasper se placèrent devant elles.
Jacob ne voyait plus rien d'autre qu'elle.
Jane plissa le regard et il se pencha vers elle.
Lorsque les lèvres du loup garou se posèrent sur celles de Jane, Démétri sortit de sa transe et voulut se jeter sur Jacob.
Emmett et Jasper l'immobilisèrent immédiatement.
Jane, contre sa propre volonté, se dressa sur la pointe des pieds et passa ses bras autour de cou de Jacob.
Leur baiser, d'emblé, fut passionné.
Rosalie fut la première à comprendre :
« Il…il s'est imprégné d'elle ! Et même Jane ne peut pas résister à ça… »
A ce moment là, Edward, Carlisle et Alice arrivèrent, avec Bella enfin transformée.
Mais lorsqu'ils sortirent sur la terrasse, nul ne leur accorda le moindre regard.
Edward, incrédule, ne put que se résoudre à la violence de l'amour que Jacob portait désormais à Jane.
Les pensées de Jane étaient moins simples, et, surtout, beaucoup moins pures.
Chez elle, c'était le désir sexuel qui prédominait.
Bella, malgré la soif qui parcheminait sa gorge, fut la première à parler :
« Jacob ? Mais qu'est ce qui t'arrive ? »
Jane et Jacob rompirent leur baiser et Jacob accorda un bref regard à son ancien amour :
« Salut Bella, ça va ? »
Je terminerai bientôt avec un dernier chapitre^^
