Cette fois, je suis à l'heure !!! A une demi-heure près mdr mais bon pas de chichis ^^

Bonne lecture ! Désolée, je ne suis pas très bavarde en ce moment mais entre les blocus, les manifs, les cours qui reprennent et les DS à rattraper... Tafiguée ^^

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Chapitre 5 : Curiosité

POV Draco

Cela faisait déjà plusieurs semaines que les cours avaient repris. On était au beau milieu du mois de novembre. Poudlard me faisait du bien. Le calme de la bibliothèque et les études me permettaient d'oublier qui j'étais et tous les soucis que j'avais. Je culpabilisais de moins en moins en passant devant la statue qui avait été érigée dans le hall en l'honneur de Dumbledore (McGonagall ne l'avait acceptée qu'à contre-cœur car elle pensait, et elle n'était pas la seule, que l'ancien directeur n'aurait jamais voulu de ce monument).

Les élèves s'étaient lassés de me jeter des regards assassins et je me fondais maintenant dans la foule. Je leur parlais peu, voire pas du tout mais cela me convenait très bien. Pansy continuait à me harceler mais la bibliothèque était devenue ma seconde maison. Goyle parlait peu mais sa présence me réconfortait car elle me rappelait que je n'étais pas le seul fils de Mangemort à m'en être sorti.

Je n'avais pas eu de conversations avec Mélody, sauf pour parler de cours, depuis la dernière fois. Mais, chaque jour ou presque, elle s'asseyait en face de moi, à ma table habituelle dans la bibliothèque, et travaillait. J'évitais toujours ses yeux scrutateurs. Elle m'aidait parfois en botanique, matière que je trouvais ridicule et inutilement compliquée.

Un samedi soir où j'avais passé des heures sur un devoir de potions particulièrement ardu, je sortis de la bibliothèque un peu avant le couvre-feu. Plutôt satisfait de moi-même mais fatigué, je me dirigeai vers les cachots quand je surpris une conversation. C'était Pansy, à en juger par la voix perçante, et sans doute une de ses copines de gloussement.

« Mais je m'en fiche qu'il soit le fils d'un Mangemort ! Je VEUX Draco ! Il est riche, intelligent, séduisant, drôle... Il est fait pour moi, c'est évident ! »

« Drôle ? Je ne l'ai pas vu rire souvent ces derniers temps ! » répondit la dite copine.

« Mais c'est parce qu'il est malheureux... Il a besoin qu'on le réconforte le pauvre ! Je t'assure qu'il me faisait mourir de rire en sixième année ! Et puis il est tellement beau... » soupira Pansy.

« Bon, admettons ! Mais comment vas-tu t'y prendre ? Il a l'air de t'éviter ces derniers temps, non ? »

« Il a besoin d'être un peu seul, c'est tout ! De toute façon, j'ai quelque chose pour... l'aider à faire le premier pas. Il est un peu timide, tu comprends ? Regarde ! »

À en juger par le ton de la jeune fille et le léger tintement du verre, elle devait avoir réussi à se faire amener un filtre d'amour ou quelque chose dans le genre.

« Je vais l'attendre ici et je lui proposerai simplement à boire. S'il n'a pas soif, j'insisterai un peu ou j'en mettrai dans son jus de citrouille demain matin. Et là, nous vivrons le parfait amour ! »

Tiens, qu'est-ce que je vous avais dit ? Un filtre d'amour ! Complètement cinglée, cette fille ! Le parfait amour, elle et moi ?! Bon filons d'ici en douce. Je vais un peu dépasser le couvre-feu ce soir ! Je reculai prudemment et revins vers le hall. Qu'allais-je bien pouvoir faire en attendant qu'elle rentre au dortoir ? Je m'assis, après avoir regardé l'état du sol qui était parfaitement nettoyé, en attendant de trouver une idée.

Au bout d'un moment, j'entendis des bruits de pas. Je me levai, me dissimulai derrière la haute statue de Dumbledore et jetai un coup d'œil. Mélody ?! Que faisait-elle ici après le couvre-feu ? Je la croyais dans son dortoir depuis plusieurs heures ! Elle marcha d'un pas décidé vers la porte, l'ouvrit et sortit, sans un bruit.

Je brulai d'envie de la suivre mais mourrai de peur de me faire prendre par un professeur... ou par elle. L'image de Pansy avec sa bouteille à la main et un sourire enjôleur aux lèvres s'imposa à moi. Je chassai cette image. Que pouvait faire Mélody, si tard, dehors ? Avait-elle un rendez-vous ? Je me décidai brusquement et sortis à la suite de la jeune fille, espérant être aussi discret qu'elle.

L'air froid me fouetta le visage. Bien sûr, je n'avais pas ma cape, contrairement à la lointaine silhouette devant moi. Elle se dirigeait droit vers la Forêt Interdite mais allait sans doute bifurquer bientôt ou alors s'arrêter à la lisière, il ne fallait pas que je la perde de vue. J'accélérai le pas, grelottant dans le vent glacial.

Elle finit par arriver à la lisière du bois et, sans hésiter, y pénétra. Je stoppai net. Pas question que j'entre à nouveau là dedans ! Ne savait-elle pas toutes les immondes bestioles qui y vivaient ? Sans doute pas, vu qu'elle était nouvelle ! Mais à quoi jouait-elle ? Je me rendis soudain compte que j'étais au beau milieu du parc, que j'avais perdu Mélody de vue mais que, par contre, j'étais parfaitement visible depuis le château.

Sans réfléchir, je me remis à marcher, presque courir, pour la rattraper avec la vague idée de la prévenir du danger et de lui hurler dessus parce qu'elle m'avait forcé à m'y exposer. Avec tous ses pouvoirs elle ne risquait peut-être pas grand-chose mais il valait quand même mieux la mettre au courant, ne serait-ce que pour me donner bonne conscience. Attendez un peu, depuis quand j'écoutais ma conscience moi ?

Bon, c'était un peu tard pour y réfléchir, j'étais déjà engagé sur le petit sentier que je l'avais vu emprunter. Sous le couvert des arbres, il faisait beaucoup moins froid mais il faisait aussi beaucoup plus sombre, heureusement que j'avais allumé ma baguette. Je marchai ainsi plusieurs minutes, qui me parurent des heures, sursautant au moindre bruit.

Je finis pas entendre une voix... non plusieurs ! Et des bruits de sabots ! Les centaures l'ont attrapée ! Je me mis à marcher plus doucement, cherchant un plan pour la sortir de là ou m'enfuir et prévenir quelqu'un sans me faire punir quand j'entendis le timbre clair de sa voix.

« Savez-vous au moins s'il existe une solution ? Vous lisez les astres, non ? Que disent-ils ? »

Un silence lui répondit.

« S'il vous plaît... » supplia-t-elle.

Une voix grave s'éleva : « Il existe un moyen. Mais nous ignorons lequel et si tu le découvriras jamais, toi ou tes descendants. »

« D'accord. C'est déjà bien ! Merci beau... »

« Taisez-vous ! Quelqu'un nous espionne, j'ai entendu un craquement ! » s'écria une voix.

Je m'immobilisai en comprenant qu'ils parlaient de moi et tentai de reculer silencieusement. Il y eut des piétinements furieux et quelque chose de très léger m'effleura, un sortilège sans doute. Mélody s'écria : « Draco ?! » avec un mélange de surprise et de colère. Je cessai de tenter de m'enfuir. En un instant, au moins vingt centaures au visage sombre m'encerclèrent et la jeune fille arriva, hors d'elle.

« Que fais-tu ici ? Tu m'as espionnée ? Et suivie ! »

Je balbutiai quelques mots pour m'expliquer. Je ne comprenais même pas ce que je disais. Elle finit par m'interrompre avec un geste agacé.

« C'est bon, tais-toi. » Elle se tourna vers ses... amis ? « Je m'occupe de lui et le ramène à l'école, merci pour tout et pardon de vous avoir dérangé si tard. »

« De rien. Bon courage pour ta quête. Au plaisir de te revoir, Mélody Black. »

Elle fit un léger signe de tête, un sourire et m'attrapa brusquement par le bras, m'entraînant sur le chemin. C'était plutôt humiliant de se faire ainsi traîner par une fille mais je n'avais pas vraiment le choix, elle avait toujours sa baguette à la main.

Au bout d'un moment, elle finit par me lâcher le bras et ralentir. Elle se concentrait sur sa respiration pour se calmer. Elle finit par rompre le silence pour me redemander ce que je fichais ici. Je reprenais tout du début, plus à l'aise seul avec elle qu'entouré par trente centaures (comment ça, j'ai dit vingt au-dessus ? Ils étaient plus proches de trente... ou même quarante si ça se trouve !). Brusquement, elle s'arrêta au milieu de mon récit et me regarda, stupéfaite.

« Tu as fui parce que tu pensais que Parkinson avait un filtre d'amour et qu'elle voulait s'en servir contre toi ? »

Elle éclata de rire et je me rendis compte (il était temps ! allez-vous me dire) du ridicule de la situation. Je tentais de me justifier.

« Je ne le « pense » pas, j'en suis sûr ! Et tu imagines si j'en bois ? Je vais être totalement à ses pieds ! Et puis j'ai voulu te mettre en garde des dangers de la forêt ! »

Son fou rire redoubla.

« Ok. » dis-je « C'était très stupide de ma part de vouloir mettre en garde quelqu'un qui connaît plus de sorts que tous les sorciers réunis et qui, de plus, est super ami avec les centaures. Mais je ne pouvais pas deviner ! »

Ma tirade la calma un peu. Elle répondit :

« Mais Draco, il te suffisait de lui dire que tu l'avais entendu et que tu ne voulais pas sortir avec elle, non ? Elle aurait fini par laisser tomber ! »

« Tu ne connais pas Pansy. » marmonnais-je.

« C'est vrai, mais dans ce cas-là, il ne te reste plus qu'à surveiller ton jus de citrouille le matin ! Et puis, pour l'histoire de me protéger, c'est gentil mais pas très utile. »

« Ouais, bon, j'ai compris. On y va ? »

Nous recommençâmes à avancer. Tout à coup, je demandai : « Et toi ? Pourquoi tu es venue ici ? »

Elle s'immobilisa de nouveau et me scruta du regard. Elle ne paraissait pas fâchée, on aurait plutôt dit qu'elle jugeait si j'étais fiable ou non.

« Je ne suis pas sûre que ça te regarde mais je n'ai rien à cacher. Je cherche un moyen de réintégrer la Mémoire dans le Grimoire. »

Alors, toutes ces rumeurs sur la Mémoire étaient vraies...

« Mais pourquoi ? » demandais-je « C'est pourtant très utile de l'avoir dans la tête, non ? »

Elle poussa un long soupir. « Oui, bien sûr, mais c'est très désagréable. Les souvenirs me volent ma vie. J'ai passé un an dans le coma avant d'arriver à les maitriser et, encore aujourd'hui, ils remontent et prennent possession de ma tête sans que je ne puisse rien faire. Cela me provoque des crises de douleurs et des migraines épouvantables... Ma mère n'a pas eu ces désagréments car elle l'a reçu plus tard que moi mais la Mémoire l'a affaiblie et a grandement contribué à sa mort. »

Ah, c'est sûr que vu sous cet angle, ça ne fait pas très envie ! Gêné, je ne savais plus quoi dire. Elle reprit.

« Je n'ai pas pu suivre ma première année à Poudlard parce que j'étais encore trop faible. En plus, avec le Basilic, Dumbledore n'a pas voulu que je vienne... »

« Attends un peu, tu n'as que 17 ans ? »

Elle me sourit. « Eh oui, j'ai un an de moins que toi ! Mais j'ai une mémoire de plusieurs centaines d'années ! En deuxième année, je n'ai pas pu venir à cause de Sirius Black. Oui, c'est mon père biologique mais à l'époque, j'étais partagée entre les souvenirs de ma mère qui pensait qu'il était innocent et ceux de ma grand-mère qui disait que c'était le plus horrible des monstres. Cette fois, c'est mon père, Daniel Garend, qui n'a pas voulu que je vienne à Poudlard.

Et, à partir de ce qui aurait dû être ma troisième année, mon père est mort et les Mangemorts et Voldemort sont réapparus. Adieu liberté ! Dumbledore m'a fait prêter serment sur la tombe de mon père, un Serment Inviolable bien sûr, pour que je ne mette jamais ma vie en danger. »

Elle s'interrompit pour soupirer à nouveau, tristement.

« Sirius est mort, puis Dumbledore. Donc le Serment Inviolable a été levé et j'ai pu rejoindre l'Ordre et faire ce que je pouvais pour les aider. Voilà tu sais tout maintenant ! »

Elle avait dit ça très vite comme si elle voulait se débarrasser de cette tâche pénible. J'acquiesçai et ne répondis pas car nous arrivions à la lisière de la forêt. Nous traversâmes le parc le plus silencieusement possible et rentrâmes dans le château. Dans le hall, je m'apprêtai à la remercier et lui dire au revoir.

« Attends Draco ! Je vais te raccompagner jusqu'à ta Salle Commune et j'inventerai une histoire si tu te fais prendre. »

« Qu'est-ce qui te fait croire qu'ils te croiront et ne nous puniront pas tous les deux ? »

« Ils me croiront, ne t'inquiètes pas. »

Je haussai les épaules et pris la direction des cachots. J'étais fatigué et le couvre-feu était largement dépassé. Heureusement, personne ne se baladait dans cette zone. Une fois dans le couloir de ma Salle Commune, je m'arrêtai, indécis. C'était une Gryffondor après tout, pas question qu'elle puisse entendre le mot de passe !

« Bon... ben c'est ici. » dis-je.

« Oui je sais. » me fit-elle avec encore un de ses sourires « Bonne nuit Draco et évite désormais de me suivre, s'il te plaît ! »

« Oui, oui, d'accord ! » j'acquiesçai vivement. Des excuses auraient été appropriées mais un Malfoy ne s'excuse pas devant une Gryffondor, aussi gentille puisse-t-elle être. « Merci... » murmurais-je. Ça, je pouvais le dire, pas trop fort quand même, mais il n'y avait personne dans les alentours.

« De rien, à plus tard ! »

Elle me fit un signe de la main dans un dernier sourire et fit demi-tour. Je la regardai s'éloigner, l'esprit trop fatigué et embué pour seulement réfléchir, attendit que ses pas s'éloignent, murmurai le mot de passe et m'engouffrai dans ma Salle Commune.

J'entendis soudain des ronflements sonores qui réveillèrent mon esprit. Allongée sur le canapé, Pansy s'était endormie, un verre à la main. Je le vidai dans le feu puis fouillai son sac et y trouvai une fiole d'une abominable couleur rose. Je l'ouvris puis remplaçai le liquide translucide par de l'eau et remis la fiole dans le sac à main de Pansy. Ainsi j'étais protégé, au moins pour quelques temps.

Je montai dans mon dortoir, entrai dans ma chambre (j'avais eu droit à une chambre personnelle pour éviter les... incidents) et m'écroulai sur mon lit.

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Moi j'irai bien dans son lit avec lui ^^ mdr

Dîtes-moi ce que vous en avez pensé !!!

Bisous tout le monde !