Pardon pour l'immense retard (à ce niveau-là ça s'appelle même plus du retard !!!) Je suis très prise par mes cours (quand on a un projet à faire en informatique et que votre programme s'obstine à ne pas fonctionner alors qu'il n'est même pas encore terminé c'est très frustrant !!). Et puis ma pauvre bêta aussi, j'espère qu'elle va bien, j'ai pas trop de nouvelles TT, je l'imagine bien en train d'agoniser en faisant ses devoirs et de se torturer mentalement parce qu'elle a un tas monstrueux de chapitres à corriger !!!
Bon, je vais quand même faire un petit résumé parce que même moi depuis le temps je suis un peu perdue ^^ : donc nos chers compères ont trouvé cette statue étrange, ils ont suivi un long et sombre escalier. Pansy (qui d'autre ^^) a glissé, Draco a réussi à la rattraper mais il s'est déséquilibré et est tombé à son tour ! C'est alors que Mélody parvint in extrémis à le rattraper, s'ouvrant le bras, perdant beaucoup de sang pour finalement tombé dans les pommes !
Bonne lecture !!!!
Chapitre 9 : Retour et départ
Mélody suivit les derniers évènements dans une sorte de brouillard. Ses oreilles tintaient comme des cloches et sa vision était floue. Elle sentit qu'on la soulevait et qu'on l'allongeait sur quelque chose de moelleux. La main de Draco qu'elle n'avait pas voulue lâcher se décrocha délicatement.
« Ne t'inquiètes pas, Mélody, tu es à l'infirmerie, au Caire. Nous avons créé un lieu spécial pour cette semaine pour soigner les éventuels blessés. Mme Pomfresh va s'occuper de toi pendant que je retourne chercher tes camarades, d'accord ? » C'était la voix du professeur Sarcor et elle aurait voulu acquiescer mais elle ne put bouger un seul muscle. Elle sentait qu'elle sombrait dans l'inconscience...
Ce fut d'abord des sons qui lui permirent de se rendre compte qu'elle était consciente. Elle n'avait pas encore assez de force pour ouvrir les yeux alors elle se concentra sur ses oreilles.
« M. Malfoy tenez-vous tranquille ! » Elle crut reconnaître la voix de l'infirmière, visiblement en colère.
« Mais puisque je vous dis que je n'ai rien ! Fichez-moi la paix ! » Ce timbre-là était celui de Draco bien sûr, lui aussi énervé.
« Vous avez peut-être subi un traumatisme crânien en vous cognant contre cette falaise ! Laissez-moi vous examiner ! »
Un grognement lui fit comprendre que Draco avait fini par capituler. Mélody se rendit compte que ses facultés revenaient petit à petit. Elle savait que tout son corps et son esprit avait lutté contre la blessure. Elle était dotée d'un instinct de survie supérieur à la moyenne car chaque membre de sa famille s'était battu d'une manière ou d'une autre pour que perdure la lignée des Gryffondor et ce besoin de continuer à vivre à tout prix était gravé jusque dans sa chair.
Avec la remarquable lucidité propre à sa famille en moment de crise, elle analysa la situation. Elle sentait que la douleur dans son bras s'était presque estompée. Un peu de chair arrachée ne devait être un bien grave souci pour l'infirmière. Le problème provenait plutôt de son sang perdu. Elle ne s'en était pas rendue compte sur le coup mais elle en avait perdu une grande quantité en se blessant. Elle avait mobilisé toutes ses forces pour tenir Draco et s'était épuisée. Elle devait le plus vite possible boire une potion qui lui rendrait son sang. Tant qu'elle était inconsciente, Mme Pomfresh n'avait pas pu faire grand-chose mais il fallait maintenant qu'elle se signale pour pouvoir être soignée.
Elle ouvrit les yeux lentement pour s'habituer à la douce lumière. Heureusement, ce simple geste fit réagir l'infirmière qui lui apporta aussitôt une potion au parfum infâme.
« Ah vous êtes réveillée ! Buvez ça, Mlle Black ! » Elle s'exécuta en grimaçant, le goût était encore plus abominable que ne le présupposait l'odeur. Mais déjà une douce chaleur se répandait dans son corps et elle retrouvait des forces. Elle se redressa sur son oreiller et observa les lieux.
Elle se trouvait dans une grande tente pâle éclairée magiquement. Dehors, il faisait nuit. Des lits aux draps blancs étaient alignés tout le long de la tente. Sur l'un d'eux elle vit Draco qui la regardait avec une étrange lueur dans le regard. Pansy était à côté de lui et Neville s'approchait d'elle avec un visage anxieux. L'infirmière avait visiblement disparu.
« Comment tu te sens, Mélody ? » Demanda le jeune homme.
« Beaucoup mieux. » Répondit-elle dans un grand sourire. « Et toi, Draco, ça va ? » Lança-t-elle à son camarade allongé en face.
« Évidemment ! » S'emporta-t-il. « Mais cette vieille chouette ne veut rien savoir et me force à rester au lit pour voir s'il n'y a pas des « complications ». Non mais je te jure ! »
Mélody rit doucement. Les épreuves semblaient les avoir énormément rapprochés. Draco et Neville ne se fusillaient plus du regard et Pansy avait presque un air aimable sur le visage (NDA : j'ai dit « presque »). Soudain un pan de la tente se souleva et l'infirmière rentra en compagnie du professeur Sarcor.
« Comment vous sentez-vous Mlle Black ? » Demanda-t-il.
« Très bien, merci professeur ! Mais que va-t-il nous arriver maintenant ? Pouvons-nous reprendre la compétition et essayer de gagner ? »
« Non, vous ne pouvez pas, les règles du jeu l'interdisent. On va vous rapatrier à Poudlard quand vous et Draco irez mieux. »
« Mais je vais très bien ! » Cria celui-ci.
« En revanche, je peux d'ores et déjà vous dire que vous serez probablement les grands gagnants de cette semaine. » Poursuivit le professeur sans tenir compte de l'interruption.
« Comment ça ? » S'exclama Neville. « Si nous ne pouvons pas finir nos épreuves, nous ne pourrons pas gagner ! »
« Le véritable but de cette sortie était de vous faire travailler en équipe, en s'adaptant aux aptitudes et au caractère de chacun. Et vous êtes un des groupes qui a le mieux réussi ! »
« Vraiment ? J'ai pourtant eu l'impression qu'on se disputait pas mal ! » Déclara Mélody.
« Comparés aux autres équipes, vous vous en êtes merveilleusement sortis ! Certains en sont venus aux mains et se sont battus, d'autres ont volontairement ralenti leur équipe pour embêter leurs camarades. » Soupira le professeur.
« Vous nous surveilliez ? » Demanda Draco.
« Oui, quasiment en permanence. Le professeur McGonagall vous avez prévenu, n'est-ce pas ? »
« Alors pourquoi n'êtes-vous pas intervenu quand je suis tombé ? » Relança le jeune Serpentard.
« Je réglais un différend dans une autre équipe. Une Gryffondor et un Serpentard se sont lancés dans un duel de sortilèges et j'ai dû les séparer. De toute façon, je savais que vous ne craigniez rien car il y avait un filet de protection magique au bas du gouffre en cas de chute. »
« Quoi ??? » S'exclamèrent-ils tous en cœur.
« Pourquoi ne nous avez-vous rien dit ? Nous avons eu très peur ! » S'écria Pansy.
« J'en suis désolé mais je n'en avais pas le droit, cela aurait été trop facile dans ce cas ! Le but était de mettre vos nerfs à l'épreuve pour voir comment vous réagissez en situation de stress ! En plus, je n'imaginais pas que Mlle Mélody aurait de si bons réflexes et parviendrait à rattraper Draco. D'après ce que vous m'avez raconté, vous avez tous agi à un moment ou à un autre pour le bien des autres, sans songer aux conséquences sur vous. C'est pour cela que vous méritez le plus la victoire ! »
Ce fut une professeur McGonagall très énervée qui les accueillit à Poudlard. Elle était en train de hurler sur un groupe de quatre étudiants rouges et verts qui, d'après ce qu'ils comprirent des cris de la directrice, s'étaient battus et avaient totalement manqué « d'esprit d'équipe ». Parvati Patil abordait un gros pansement sur la joue et un Serpentard que Mélody ne connaissait pas avait diverses coupures sur les bras. Visiblement, la directrice avait refusé que Mme Pomfresh les soignent totalement afin « qu'ils portent les traces de leur bêtise ».
Elle s'interrompit quelques instants afin de les féliciter mais elle était tellement hors d'elle qu'ils auraient préféré qu'elle les ignore. Ils se séparèrent et les deux Gryffondor montèrent dans leur tour tandis que les Serpentard rejoignaient les cachots.
« Finalement, ce n'était pas si terrible que ça. » Déclara Neville.
« Eh non ! » Répondit Mélody « Je trouve même qu'on s'en est plutôt bien sortis ! »
« Malfoy a beaucoup changé et il a l'air de t'apprécier. Sans toi, je ne pense pas qu'on aurait fait autre chose que de se disputer et se battre. »
« C'est gentil même si je ne pense pas que tu aies raison. Tout le monde a fait beaucoup d'efforts. Pour Draco, je pense qu'on peut presque dire que nous sommes amis. Je vais aller chez lui pendant ces vacances. »
« Ah bon ? Pourquoi ? » Demanda le Gryffondor.
« Tu as vu comment il était déprimé en rentrant de chez lui aux dernières vacances ? C'est très difficile pour lui de retourner dans cette maison où il s'est produit tellement de choses horribles. Et puis, pense que sa mère est toute seule là-bas ! Un peu de compagnie ne leur fera pas de mal. »
« Mais il est d'accord ? »
« Oui bien sûr. Je ne vois pas pourquoi on les mettrait à l'écart ainsi. Ils ne sont pas responsables de ce qu'a fait Lucius Malfoy tout de même ! »
Les derniers jours passèrent tranquillement, ramenant chaque jour des équipes qui avaient échoué pour cause de blessures ou de disputes trop violentes et s'étaient retrouvées disqualifiées. Le dernier jour, tous les élèves se réunirent pour accueillir les dernières équipes et écouter le discours de McGonagall (qui promettait d'être virulent).
Les deux meilleures équipes composées de Serpentard et de Gryffondor (en réalité les seules qui ne s'étaient pas battues) étaient celles de Mélody Black et de Harry Potter. Bien entendu, aucun Serpentard n'avait osé lever le petit doigt contre le Survivant et celui-ci n'avait donc rencontré aucune difficulté particulière. Les deux groupes reçurent donc des félicitations, une médaille et une bonne note dans la matière de leur choix pour chaque élève. On remit aussi une médaille à l'équipe de Serdaigle et Poufsouffle qui était arrivée le plus vite à la fin des énigmes. Puis le discours se transforma comme prévu en un long sermon sur l'entre-aide et la coopération ainsi que sur la totale stupidité dont certains élèves faisaient preuve.
Le premier jour des vacances de Noël, Mélody fit ses valises avec une certaine appréhension. Elle n'avait aucune idée de l'accueil qu'elle allait recevoir. Certes, Narcissa Malfoy avait donné son accord pour qu'elle passe ses vacances au manoir mais la jeune fille ignorait si elle avait accepté par plaisir ou pour se faire bien voir ou même par peur de la réaction de Mélody (celle-ci se disait souvent que sa réputation était très surfaite).
Dans le train, Draco et elle s'installèrent dans le même compartiment pour ne pas avoir à se chercher sur le quai ensuite. Le fait qu'ils passent leurs vacances ensemble avait créé des rumeurs folles qui avaient fait le tour de l'école, encore peu habituée aux amitiés Gryffondor-Serpentard. Même les professeurs avaient émis une certaine réticence à laisser partir Mélody dans un ancien repère de Mangemorts, même s'ils étaient tous d'accords pour se dire que la jeune fille savait parfaitement se défendre.
« C'est très amusant. » Déclara-t-elle en regardant les élèves se coller à la vitre de leur compartiment pour vérifier qu'ils étaient bien tous les deux à l'intérieur et peut-être essayer de capter un détail susceptible d'alimenter les ragots. Elle était installée dans le sens contraire à la marche, la tête posée dans le creux de sa main.
« Moi je trouve ça plutôt pénible... » Grommela son camarade. Lui était avachi en face d'elle, pressé d'en avoir fini avec ce trajet.
« On devrait s'embrasser. » Poursuivit-elle.
« Pardon ?? » Il avait les yeux écarquillés comme deux soucoupes.
« Est-ce que tu imagines ce qui se passerait dans leur tête s'ils nous voyaient nous embrasser ? Ce sera à mourir de rire ! En cinq minutes, tous les élèves, même ceux qui sont restés à Poudlard, seraient au courant. De toute manière, les trois quarts sont déjà persuadés que nous sortons ensemble. »
« Je ne comprends vraiment pas pourquoi... »
« Draco, non seulement, nous sommes respectivement à Gryffondor et à Serpentard mais en plus tu es le fils d'un Mangemort et moi la descendante de Gryffondor. Il est pour eux absolument inconcevable que nous puissions simplement être ensemble et bavarder. Alors croire que nous sommes amis ! Ils se demandent juste lequel de nous deux est l'objet de l'autre. »
« Humm... Je me doute qu'ils ne puissent comprendre, je n'étais pas différent il y a quelques années. »
« Tu étais même pire d'après ce qu'on m'a dit. » Rigola-t-elle.
« Je ne me serais jamais déplacé en personne pour venir vérifier mais j'aurais sans doute envoyé plusieurs de mes « amis » à ma place. J'aurais détesté le Serpentard qui nous aurait ainsi trahi. Peut-être même que j'aurais fait quelque chose pour le punir. » Continua-t-il d'un ton un peu douloureux.
Mélody laissa tomber le sujet, préférant se concentrer sur le paysage qui défilait. Au bout d'un moment de silence, Draco déclara : « Tu m'as fait peur quand tu as parlé de s'embrasser, j'ai cru que tu étais sérieuse. »
« Si je l'avais été, je ne te l'aurais pas dit de cette manière et je ne t'aurais pas proposé de le faire devant tout le monde. » Dit-elle en souriant.
Une idée traversa Draco : « Tu es déjà sortie avec un garçon ? » Demanda-t-il brusquement.
« Ouh ! Voilà une question bien indiscrète ! »
« Si tu y réponds, je répondrai à une des tiennes, n'importe laquelle. »
« Humm... marché conclu. Non je ne suis jamais sortie avec un garçon et je n'en ai jamais embrassé. Moi, je voulais te demander comment ta mère allait m'accueillir. »
« Zut je pensais que tu allais me demander si j'étais déjà sorti avec une fille. »
« Pff, je connais déjà la réponse ! »
« Pour mère, je ne sais pas trop. Au début, elle n'avait pas trop l'air contente mais quand je lui ai racontée comment tu m'as sauvé... »
« Comment je t'ai blessé plutôt. » L'interrompit-elle.
« Hein ? »
« Eh bien oui, si je n'étais pas intervenue, tu serais juste tombé dans le filet au lieu de quoi tu t'es cogné contre la paroi. »
« Enfin, c'est quand même parti d'une bonne intention ! Et puis tu as été plus blessée que moi au final. Bon je disais ? Ah oui donc quand je lui ai raconté comment tu m'as sauvée, j'insiste sur le mot, elle a un peu changé d'attitude. Et puis elle est contente que je te tienne compagnie parce qu'elle veut rendre visite à plein de soi-disant amies à elle qui l'ont invitée. Tu te rends compte, elle est la sauveuse du Sauveur. »
Mélody rit. Elle se dit qu'elle adorait discuter avec Draco. Quand il était de bonne humeur et qu'il s'en donnait la peine, il avait une conversation pétillante, bien qu'un peu teintée de mélancolie. Il prenait beaucoup de choses avec ironie et la jeune fille aimait bien cela même si elle savait que ce n'était qu'une manière de se protéger. Le fils de Mangemort souffrait toujours autant mais il n'était plus aussi renfermé sur lui-même. Il ne parlait certes pas à grand-monde et se méfiait encore des autres mais, avec elle, il était de plus en plus confiant et se dévoilait petit à petit.
Draco se disait, quant à lui, qu'il aimait bien le rire de Mélody, il s'était même surpris une ou deux fois à chercher des idées de blagues à lui raconter, juste pour entendre son rire et voir ses yeux pétiller de malice. Leur amitié lui faisait plaisir mais il se méfiait. Il avait perdu tant de choses d'un seul coup qu'il faisait attention à ne pas trop s'attacher à elle, pour ne pas être blessé si un jour elle le laissait tomber, ce qui devrait forcément arriver tôt ou tard, d'après lui. Pourtant, il s'en rendait compte, il était déjà allé trop loin dans ses sentiments. Il tenait chaque jour un peu plus à elle. Elle avait ce don extraordinaire de lui faire croire qu'il était comme les autres. Quand il était en sa compagnie, il se sentait un adolescent, ou plutôt un adulte, presque normal et il oubliait dans son rire qui était son père et ce qu'il avait fait. C'était dangereux, pensait-il, mais, pour le moment, ça lui convenait et s'il la perdait, il s'en remettrait comme il s'était remis du reste. Il tenait toujours debout non ?
Non, se dit-il en s'assombrissant. Non, il ne tenait pas debout, il faisait semblant. Il pouvait vaciller comme la flamme d'une bougie au premier incident. Déjà, revenir chez lui était une épreuve et il sentait son caractère s'assombrir au fil des kilomètres. Il voulait déjà retourner à Poudlard, et surtout à la bibliothèque et dans sa chambre personnelle, les seuls lieux où il se sentait vraiment en sécurité et où personne ne lui jetait d'étranges regards qui hésitaient entre la pitié et le dégout. Il sentit le regard de Mélody sur lui et leva les yeux. Elle était la seule à ne pas le regarder comme ça. Dans ses yeux à elle, il y avait de la curiosité, de la douceur et une grande détermination. Il ne savait pas très bien à quoi elle était déterminée mais, quand il croisait ses yeux, il était persuadé que, d'une manière ou d'une autre, elle arriverait à ses fins.
Voilà c'est fini pour aujourd'hui ! Le chapitre prochain verra les liens de Mélody et Draco se renforcer malgré quelques petites mésaventures au manoir Malfoy...
Bisous !!! Merci beaucoup !!!
