Chapitre 6 – Dans les étoiles de ma nuit éternelle
Hello ! Tout va bien ? Je vous ramène un nouveau chapitre. Je suis d'excellente humeur parce que je très productive en ce moment. Il semblerait que mon inspiration ait décidé de me tarauder jusqu'à ce que je finisse cette histoire ! Ce qui est une excellente nouvelle pour vous. Dès que j'aurai fini d'écrire l'histoire, j'accélérerai le rythme de parution, donc vous aurez un par semaines au lieux d('avoir deux semaines d'attentes !
Mais ce n'est pas encore le cas, encore un peu de patience, désolée ! Par contre, la note de fin de chapitre est assez importante pour une fois donc n'oubliez pas de la lire s'il vous plaît - moue suppliante - !
Bonne Lecture !
Erèbe serra compulsivement ses poings, le visage livide. Il ne pouvait y croire.
Devant lui, gisaient la totalité de la garde de Elerinna.
Qui avait fait ça ? Qui. Avait. Osé. Faire. Un. Tel. Affront ? Ses yeux se fermèrent de rage lorsqu'il aperçut l'air suppliant de l'un des enfants. Abasourdi, il s'avança de quelques pas, repoussant la main de Hagrid, qui se voulait réconfortant. L'adolescent se pencha et lentement, ferma les yeux de Aranrùth.
« Reposes en paix, toi qui as loyalement défendu les tiens. » Murmura-t-il en haut elfique.
Hagrid eu un sursaut en entendant le doux langage, mais ne dit rien, tout à ses mouchoirs. Un oiseau descendit de sa branche et gazouilla à l'oreille du Prince.
Un monstre était venu.
Un ancien humain.
Venu du château.
Albus Dumbledore était derrière tout cela. Erèbe rejeta sa tête en arrière, alors que les premières gouttes de pluie venaient saluer la mort de l'une des plus anciennes personnalités elfiques. Il ouvrit la bouche, recueillant l'eau froide.
Puis hurla sa rage et sa douleur.
Pourquoi n'avait-elle rien vu ? Avait-elle laissé mourir les siens ? Ou bien, avaient-ils tenté de s'enfuir, mais avaient échoué ? Tant de questions se bousculaient dans son esprit. Mais une chose était certaine à ses yeux, qui se rouvrirent, rouges de haine.
La guerre était déclarée. Pas de quartiers.
Marie ouvrit la lettre envoyée par son Prince. L'écriture était hachée, comme s'il tremblait. Le mot était bref.
Marie. Déclenche les attaques prévues. Erèbe.
Le sceau ornant l'enveloppe fut soigneusement conservé afin de convaincre le Conseil. Il était temps pour Marie de sortir de l'ombre et de montrer ses talents de chasseuse.
La perspective du festin d'Halloween le lundi soir rendait les étudiants fiévreux et surexcités. Bien que le week-end soit accueilli avec une joie intense, beaucoup espéraient que le dîner en l'honneur de la fête des Morts arriverait rapidement.
Ginevra ne partageait le bonheur de ses condisciples que pour une seule raison : elle rentrait chez elle pour le week-end – merci Hogsmead – et le bal donné en l'honneur de son intronisation se déroulerait le samedi soir. Le lendemain donc.
Certains s'étonneront peut être de l'emploi de l'expression « chez soi » dans le cadre de l'Enfer, mais Ginevra avait reçu une lettre – une beuglante très exactement – de sa mère lui annonçant très poliment (soi, avec un vocabulaire d'injures des plus variées) son reniement de la famille Weasley pour trahison. Aussi considérait-elle désormais l'Enfer comme son foyer.
Elle grimaça en constatant que la journée du vendredi s'annonçait très ensoleillée. Pas qu'elle n'aimât pas le soleil, mais elle préférait l'ombre. C'était une autre des raisons pour laquelle elle aimait le Dessous.
En bas, régnait une nuit éternelle.
Plus que deux heures. Draco soupira. Il partait ce soir avec ses parents. Direction l'Enfer.
Rassurant.
Il avait trouvé sa tenue, le Lord était de bonne humeur ces derniers temps. Il n'y avait aucun problème ? N'est-ce pas ? Pourtant, il avait un peu peur.
Bon. Cessons les mascarades
Il était terrorisé à l'idée même de rencontrer le légendaire Prince de l'Ombre. Mais qui ne le serait pas ? De plus, son père lui avait dit que la crème de la crème des créatures serait présente à ce bal. Donc, pas de faux-pas afin d'éviter de discréditer les Veelas aux yeux des Créatures Sombres.
Salazar lui vienne en aide.
Ginevra vérifia une dernière fois sa robe. Parfaite. Son masque était en place. Elle redressa la tiare d'or que lui avait offert Erèbe, pour prouver sa royauté. Lys brossa légèrement ses longs cheveux, bouclés pour l'occasion. Puis elle lissa le bas de sa robe victorienne. Adressa un sourire d'encouragement à sa princesse.
Et écarta le rideau qui la cachait à l'aristocratie démoniaque.
Ginevra se demanda si à chaque fête elle aurait droit à ce genre d'ovation. Par le Tartare, elle détestait cela.
Erèbe se leva dès lors que Ginevra apparut. Saluant d'un sourire ses invités d'honneur, qui s'étaient placés un peu à l'écart de la foule, il leva les bras, demandant le calme.
« Chers loyaux sujets. Ce soir est un grand soir puisque c'est le premier bal auquel participe ma nouvelle protégée Ginevra Neko. Et puis, n'oublions pas que c'est notre fête, à nous créatures de l'Ombre (des rires fusèrent) ! N'oubliez pas de saluer également notre alliance avec Lord Voldemort, afin que nos droits soient enfin respectés (des acclamations furent dites) !
Et à présent… Envoyez la musique, comme disent les humains ! (nouveaux ricanements) Que le bal commence ! »
Le bal commença.
Ginevra descendit lentement les marches, tendant la main à Erèbe, son cavalier pour la valse jouée. Elle lui sourit derrière son masque et se laissa doucement entraîner au rythme des flûtes et des violons. Sa robe virevolta doucement lorsqu'il la fit tournoyer et elle rencontra soudain un regard gris orage abasourdi.
Draco Malfoy.
Elle avait oublié qu'ils seraient là. La famille Malfoy et Lord Voldemort. Elle se mit à ronronner en pensant qu'elle pourrait peut être danser avec Draco.
Une minute.
Ronronner ? Pour ça ? Oh ! Par le Tartare ! Ce ne pouvait être… ? Elle vit le sourire triomphant d'Erèbe et gronda :
« Tu le savais n'est-ce pas ? Qu'il était mon âme sœur ! »
« Je te l'ai dit. Je vois les liens d'âme. Il m'a été facile de voir le vôtre. Il est puissant. » Murmura-t-il puis il ajouta avec un sourire narquois. « Peut être vais-je te laisser afin d'aller souhaiter la bienvenue à nos invités. »
Elle voulut protester mais il était déjà loin. Elle soupira. Parfois, il était un peu impoli tout de même. Entendant un ricanement, elle vit les incubes.
Et se dit que ce n'était pas sa journée.
Draco n'en croyait pas ses yeux. Ginevra Weasley et Ginevra Neko ne faisait qu'une. Son Veela en était sûr. Devait-il le dire au Lord ? Après tout, il comptait déjà des Weasley dans ses rangs alors pourquoi pas ?
Pourtant, il sentit que ce n'était pas une bonne idée.
« Bien le bonsoir ! » Chantonna une voix.
Draco sursauta. Il connaissait cette voix. Il savait qu'il s'agissait du Prince, mais en même temps, elle lui évoquait autre chose…
Le Prince le dévisagea quelques minutes. Puis un grand sourire éclaira la face blanche de vampire.
« Ravi de te voir Draco Malfoy ! »
Draco en resta bouche-bée. Cet adolescent railleur et au sourire joueur, était réellement le monstre craint des sorciers ?
Ou portait-il deux masques, l'un physique, l'autre psychologique ?
Lord Voldemort, Tom Riddle de son vrai nom, commençait à douter de son interlocuteur. Depuis dix minutes qu'il parlait à cet homme que déjà par six fois, celui-ci avait réussi à faire un sous-entendu pervers. Il n'avait rien contre les hommes, mais se méfiait de la race de son homologue.
Son âme à peine reconstituée, il n'avait pas envie de la perdre lors d'une partie de baise avec un incube.
Aussi, lorsque le Prince s'approcha, il se sentit inexplicablement radieux et signifia l'incube qu'il ne prêterait plus attention à lui. La créature, vexée, s'en alla en jetant un regard farouchement haineux à son dirigeant. Voldemort s'en étonna quelque peu.
Apparemment, le Prince n'était pas aimé de tous ses sujets.
Erèbe pencha la tête sur le coté en détaillant Lord Voldemort. Pas de doute, il s'agissait bien de Tom Riddle. Le Dark Lord avait choisi de conserver une apparence juvénile et apparaissait comme un jeune adulte de 18/19 ans. Il portait une longue cape noire et une chemise rouge. Son pantalon était couleur bordeaux et de longues bottes en cuir de dragon – Magyar à pointes au vu de la forme – complétaient la tenue. Ses cheveux noirs, coupés court, étaient ébouriffés et lui donnaient un air de jeune voyou.
Erèbe sourit un peu plus. Ce qu'il voyait lui plaisait. Beaucoup.
« Ce que tu vois te plaît, Prince ? »
Grillé.
Son sourire s'agrandit encore si c'était possible. Et se teinta d'ironie.
« Hm. Tout à fait, Tom Riddle. Je suis certain que travailler avec toi sera des plus agréables. »
Il tourna sur lui-même, écartant les bras dans une position exagérée.
« Bienvenue dans mon Royaume de la Nuit éternelle ! »
Ginevra était furieuse. Erèbe l'avait laissé aux prises avec ce groupe d'incubes pervers et désagréables. Avisant une chevelure blonde platine – caractéristique des Malfoy – elle se dirigea à grands pas vers le groupe et faisant de grands gestes avec les mains, cria le premier nom qui lui vint à l'esprit.
« Harry ! »
Erèbe se crispa imperceptiblement. Le nom que Ginevra avait crié s'était perdu dans la foule, mais avec de la malchance – qui semblait le poursuivre en ce moment – Voldemort ou l'un des Malfoy avait entendu. Heureusement, l'infortune semblait être partie ce soir-là, car aucun de ses homologues ne réagit. D'ailleurs, Ginevra se reprit bien vite et ajouta, mettant ses poings sur ses hanches :
« Erèbe ! Tu m'as laissé avec une bande de sales petits incubes pervers et ivrognes ! C'est tout juste s'ils ne m'ont pas manqué de respect ! »
Le sourire d'Erèbe se crispa. Des incubes ? Encore ? Le peuple d'Aria ne se lassait pas d'insolences et d'insubordination. Surtout depuis qu'il avait remis leur reine à sa place lors de la cérémonie de l'été.
Draco serra les poings. De stupides créatures manquaient de respect à son âme sœur ? Ils allaient le regretter. Ginevra remarqua alors les compagnons de son Prince et s'inclina profondément devant Voldemort, puis devant le couple Malfoy.
« C'est un honneur de rencontrer le Dark Lord Voldemort, ainsi que le Roi et la Reine du peuple Veela. »
Si Lucius ne broncha pas devant la prestation, Narcissa répondit avec un sourire et inclina légèrement le buste à son tour. Draco, quant à lui, dévorait des yeux Ginevra qui s'en rendit compte et s'inclina devant lui également.
Comprenant la demande tacite, il lui offrit son bras et lui proposa une danse. Elle accepta et se laissa guider, adressant un salut de la main à Erèbe.
Le Prince, voyant sa protégée entre de bonnes mains, se retourna vers ses invités. Il sourit narquoisement et dit :
« Je suppose qu'il est d'usage de préparer leurs fiançailles à présent que nos deux tourtereaux sont ensembles. »
Voldemort ne dit rien, scrutant le jeune homme. Lucius approuva d'un signe de tête et Narcissa rouvrit son éventail pour y cacher un pouffement. Il fallait dire que les créatures magiques allaient vite en besogne dès lors qu'il s'agissait d'âme sœur. En l'occurrence, Draco et Ginevra ne pouvaient se marier au vu de l'âge « humain » de cette dernière, mais les fiancer éloignerait les indésirables séducteurs/rices humains/nes de l'école.
De plus, pour Erèbe, il s'agissait là d'un bon prétexte pour s'éloigner et révéler sa véritable identité. Il y avait longuement réfléchi et avec l'aide de Marie, Crystalla et Alycia, en avait conclu que la meilleure solution serait de ne rien cacher à son potentiel allié, quitte à le mettre en colère, l'assommer (s'il devenait trop violent – et connaissant l'homme, cela n'y manquerait pas - les Crucio étaient définitivement douloureux), pour tout lui expliquer ensuite.
Bref. Le compte à rebours était lancé.
Hermione cherchait Harry et Ginny. Ils étaient allés ensemble Hogsmead, ce qui pour deux amoureux était tout à fait normal, mais depuis, ils étaient introuvables. Elle envisagea un instant d'aller trouver le professeur Dumbledore. Mais, songeant à la relation entre Harry et ce dernier, elle renonça. Déjà que, pour une raison inconnue, Harry ne leur parlait plus à Ron et elle, inutile de rajouter de l'huile sur le feu.
Rebroussant chemin, elle heurta violemment Cartney, la nouvelle à Slytherin. Elle s'étonna un peu, quand d'une main tendue vers elle, la jeune fille l'aida à se relever. Puis sans un mot, elle continua son chemin, n'adressant aucun regard à la Gryffindor.
Hermione se demanda pourquoi cette étrange fille fréquentait Harry. Puis se dit qu'elle s'était suffisamment mêlé des affaires du garçon et qu'elle n'était pas sa mère. S'il voulait de l'aide, il savait où les trouver, Ron et elle. Restait à convaincre le roux de cesser d'embêter le Survivant.
Effrayante perspective.
Draco leva la tête, observant les étoiles artificielles. Le clou de la soirée était en effet un feu d'artifice créé par le Prince de l'Ombre lui-même. Les lucioles bleues, rouges, violettes, oranges ou blanches scintillaient dans le ciel noir. Formant parfois des figures ou des créations.
C'était beau.
Une main gantée se posa sur la balustrade, à coté de la sienne. Ginevra s'approcha de lui et sourit.
« Dire qu'il y a peu, nous ne pouvions pas nous supporter… Étonnant comme les gens changent au contact d'Erèbe. »
Draco approuva. Peut être n'aurait-il jamais eu la chance de fréquenter Ginevra – une ancienne Weasley – si Erèbe n'avait pas été là. Parlant de sa chance, il se demanda si la jeune file le laisserait lui prendre la main… Qui ne tente rien n'a rien.
Erèbe ricana en se demandant quelle tête ferait Ginevra en apprenant ses fiançailles avec Draco Malfoy. Sûrement qu'elle lui crierait dessus. Ce serait amusant.
Il pencha la tête sur le coté dans une mimique enfantine et rit doucement.
A cet instant précis, il n'avait pas l'air d'être le Prince Monstrueux, sanguinaire et cruel.
Tom Riddle se demanda pourquoi Erèbe affichait une mine aussi réjouie à l'idée d'annoncer le futur mariage des deux jeunes gens.
Il fallait reconnaître que c'était un événement heureux, mais son enthousiasme débordant de sarcasme était très légèrement dérangeant et… Effrayant.
« Cela te plaît-il tant, Prince, d'annoncer à cette jeune fille son futur mariage ? »
« Mmh… Je dirai que oui. Et mon nom est Erèbe. Nous serons alliés. Il n'y a aucune raison que tu ne m'appelles pas par mon prénom, Tom. »
L'homme se crispa. Va savoir pourquoi, son prénom prononcé par le prin - Non Erèbe - lui donnait des sueurs froides. Ou chaudes, selon le point de vue. Ce dernier d'ailleurs s'était mis à tournoyer joyeusement au son étouffé de la musique. Ils se trouvaient dans un salon, à coté de la salle de bal. Dans sa danse fictive, Erèbe riait comme un enfant, brisant l'image qu'il donnait de lui. Dans un accès de folle joie, il attrapa les mains du Dark Lord et le força à danser avec lui. Tom sourit légèrement en voyant l'immense sourire-banane de l'adolescent et, soupirant mentalement à l'idée de l'image que cela donnerait de lui devant son bras droit, il se laissa entraîner.
Lorsque, lentement, la musique stoppa, signant la fin de la danse, Erèbe, dans un sursaut de folie douce, se releva et rapidement, déposa un smack sonore sur les lèvres rouges du Mage Noir.
Qui avait arrêté tout mouvement, abasourdi de l'audace.
Draco regardait Ginevra, qui le regardait tout aussi fortement. Leurs visages se rapprochèrent, lentement. Il tendirent leurs lèvres, pour un premier baiser aussi doux que la soie, aussi tendre que la crème. Alors que le contact se faisait, un même sourire étira leur bouches unies quand…
« SURPRISE ! »
Ginevra sursauta violemment, s'écarta de son Veela et darda un regard furieux vers Erèbe qui les regardait avec un immense sourire fier.
Parce qu'il était content de lui en plus ?
A ses cotés se tenait des Malfoy plutôt… abasourdis, et un Voldemort gêné.
Minute. Gêné ?
Ginevra comprit qu'il y avait quelque chose de louche.
Le rire d'Erèbe s'intensifia lorsqu'il vit l'air confus de Draco et celui furieux de sa chère protégée. Le visage rougi de Ginevra ne fit qu'accentuer son hilarité et il reçut un léger coup sur la tête de la part d'une rouquine plus qu'agacée.
« Si tu nous disais pourquoi tu es venu nous déranger avent que je ne t'écharpe. »
« Si tu réagis comme ça, je ne te le dirais pas. » Bouda Erèbe, en gonflant les joues d'indignation - feinte.
Ginevra leva les yeux au ciel et se détourna de son gamin de Prince. Comment penser que l'adolescent aux airs d'enfants capricieux pouvait être le monstrueux, le cruel Prince de l'Ombre ?
Voldemort sourit. Au vu des réactions enfantines du Prince, il avait pris la décision de considérer le baiser volé comme un simple coup de folie, sans réelle importance. Voyant que le jeune homme ne semblait pas près d'annoncer l'événement et étant donné qu'il n'avait pas que cela à faire - quand bien même il restait pour la nuit, il en avait assez - il se décida à avouer la vérité au couple :
« Vous avez mes plus sincères félicitations pour vos fiançailles Mrs Neko et Mr Malfoy(1). »
« PARDON ?! »
Deux voix stupéfaites résonnèrent dans l'espace du balcon.
Ginevra soupira. Erèbe avait encore fait des siennes. La fiancer sans lui demander son avis lui semblait… Osé. Mais après tout, il était son Prince et elle lui devait obéissance. De plus, n'étant pas encore montée sur le trône qui lui était promis, Elle se devait de respecter chaque décision la concernant. Même celle-ci.
Mais elle avait quand même envie de lui donner un bon coup sur la tête pour qu'il arrête de rire.
Les fiançailles des jeunes gens semblaient avoir décidément mis le Prince d'excellente humeur, car il ne s'en prit même pas à Aria lorsque celle-ci lui souffla narquoisement que le Lord Voldemort était un morceau de choix. Il ne s'offusqua pas, mais n'en nota pas moins les mots afin de les lui renvoyer dès que possible.
Minuit sonna. Il était temps de cesser les festivités.
Ginevra se hâta de rejoindre Lys, qui devait la conduire à sa chambre. Après un dernier baiser d'adieu à son fiancé - elle allait le revoir dès le lendemain, mais les âmes sœurs avaient toujours du mal à se séparer les premiers jours… - elle entreprit de fendre la foule pour retrouver sa servante. Sans y prendre garde, elle heurta un inconnu, sans doute un courtisan aussi pressé qu'elle. Elle s'excusa rapidement et il lui sourit, dévoilant ses crocs acérés de vampire. Elle frissonna. Il avait des yeux de tueur.
Puis elle repartit et oublia cet homme.
Lundi matin, dans la Grande Salle, le silence était pesant. Dumbledore, était debout, devant la table des professeurs, et attendait une réponse à sa question.
« Je le répète une dernière fois. Où est Harry Potter ? »
Blaise Zabini, à sa table, nota avec rancœur que l'absence de Draco ne suscitait pas le même intérêt. Malgré lui, il remarqua aussi que celle, plus discrète encore, de Ginny Weasley, n'avait même pas été remarqué. Cette fille avait donc si peu d'importance, même aux yeux de sa propre famille ? C'en était risible. Et ils se prétendaient ouverts d'esprit et gentils.
La porte s'ouvrit. Tous retinrent leurs souffles.
Et suffoquèrent presque lorsqu'ils virent le groupe insolite qui se profilait.
« Bonjour à tous ! On vous a manqué ? » Lança joyeusement Erèbe.
Blaise se demanda s'il plaisantait ou s'il pensait vraiment que le fait qu'il soit en compagnie de Ginny et Draco enlacés ne lui faisait rien.
Fin du Chapitre
(1) Mrs et Mr : J'utilise les diminutifs anglais puisque ils sont en Angleterre. D'ailleurs, j'ai aussi usé des noms anglais pour pas mal de choses (ils sonnent tellement mieux que les traductions françaises…) !
LISEZ CETTE NOTE, C'EST IMPORTANT !!!
Tout d'abord, j'espère que ce chapitre vous aura plus ! Enfin la rencontre entre Tom et Erbue - encore qu'il faudra du temps pour la seconde, navrée (sourire parce que l'auteur aime les trucs compliqués et que la relation entre ces deux-là est complexe) !
Bref, j'aurai un petit défi à vous proposer. Actuellement, le nombre de review s'élève à 39. Je ne m'en plains pas - pour le nombre de chapitres entiers que j'ai fait je trouve que c'est plutôt pas mal - même si je reste un peu perplexe par rapport au nombre d'alert. Rassurez-vous, je ne mords pas ! Et donner son avis à l'auteur est important pour ce dernier parce que ça lui - me - permet d'évoluer.
Mais je ne suis pas là pour ça. En fait dans 4 chapitres (celui-ci compris) entre le chapitre 9 et 10, j'ai fait une interlude basée sur le personnage de Crystalla (pourquoi elle, vous verrez ! Huhuhu) et je me proposais donc de vous en faire proposer. D'où mon défi : si au moment de poster le chapitre 10 j'ai 100 review - donc si par rapport à ce que j'ai actuellement, 61 review (ou plus) se sont ajoutées - alors je vous offrirais en plus du nouveau chapitre le bonus.
Je suis CONTRE le chantage à review. C'est juste un petit jeu et l'interlude n'apporte que quelques renseignements sur Crystalla qui, étant un personnage très secondaire, n'a pas une grande importance.
Si je n'ai pas le nombre mais qu'on s'en approche, je posterai quand même. Si on en est loin, vous ne l'aurez qu'à la fin de la seconde partie. Dans longtemps donc.
Bref, voilà donc le challenge : 61 reviews (ou plus - sourire narquois - je n'ai rien contre le zèle huhu) dans quatre chapitres. Au vu du nombre de personnes lisant la fiction, je ne suis pas sûr que ce soit si difficile.
Fin de l'annonce. Prochain chapitre dimanche 02 mai !
Kiss
Asuka Tanku
