Hello ! Bonjour à tous en ce dimanche ensoleillé... Hum... (je dois avouer en avoir assez de ce temps pourri qui nous poursuit ces derniers temps... Qui est-ce qui m'avait dit qu'on se dirigeait vers une canicule, déjà ?)

Bref, temps idéal pour rester bien tranquille devant son ordinateur et envoyer un nouveau chapitre !

à la demande de Simon Potter, voilà un récapitulatif des OC (normalement je les ai tous mis, mais je ne suis pas sûre, et j'en rajouterai au fur et à mesure.)

Dans ce chapitre, vous trouverez les personnages :

Marie Caçador : C'est la première garde du corps d'Erèbe. Elle le suit depuis sa première vie. Son clan a été créé par les humains pour chasser les créatures sombres et il a été détruit. Son nom signifie « Chasseuse ». Erèbe lui a promis vengeance.

Alycia Cartney : Seconde garde du corps d'Erèbe, elle fait partie des démons du sixième cercle. Elle est aussi chargée des négociations avec Voldemort et est entrée sous couverture à Hogwarts en sixième année. Elle a été placée à Slytherin. Elle déteste les silences. Elle est amie avec Ginevra.

Crystalla Madgat : Crystalla n'est qu'un surnom. Elle est la première protégée d'Erèbe - les protégées étant des créatures sous la garde du Prince, destinées à siéger au Conseil - et sa race est vampire. Elle s'est infiltrée chez les Ravenclaw en troisième année pour suivre le plan d'Erèbe.

Lys : Suivante personnelle de Ginevra. Elle connaît bien son Prince car elle le sert depuis longtemps, et elle le respecte profondément.

Aglar : Jaguar, familier de Ginevra. Son nom signifie « Gloire ».

Acharn : Corbeau messager d'Erèbe. Son nom signifie « Vengeance ».

Sanye : Serpent (cobra) d'Erèbe. Gardienne du Coffre Royal, elle a été tuée quand l'Anneau Frontal de Morgane a été dérobé. Son nom signifie « Loi ».

Eru : Loup d'Erèbe, familier. Son nom signifie « Meurtre ».

Aria : Reine des Succubes et Incubes. Elle déteste Erèbe qu'elle connaît depuis sa première vie (la raison pour laquelle elle a pu rester en vie aussi longtemps sera révélée plus tard) pour une raison personnelle. Elle semble comploter quelque chose. Elle est membre du Conseil.

Les Membres du Conseil : Vampires : Nirar - Allié d'Erèbe (c'est Erèbe qui l'a mis sur le trône)

Succubes et Incubes : Aria - Elle hait Erèbe.

Elfes Noirs : Pydë - Alliée d'Erèbe.

Harpyes : Verini - Alliée d'Erèbe.

Démons : Asmodée - Allié d'Erèbe.

Lycans de l'Ouest : Fenrir

Lycans de l'Est : Houkou - Allié d'Erèbe (Erèbe lui a permis de conserver son titre d'Alpha après que Fenrir l'ai battu en duel).

Voilà, si j'en ai oublié et que vous désirez vous rappeler de qui ils sont, prévenez-moi !

Voilà le nouveau chapitre. Plus que deux et vous saurez à propos de Crystalla… Peut être… Huhu.

Bonne Lecture !

Et, j'y pense, je crois ne jamais vous avoir dit MERCI A TOUS pour vos review… J'ai un peu honte, c'est important. Je le redis, donc, MERCIIII !


Chapitre 8 – C'est vrai. Je suis un monstre.

Les vacances de Noël approchaient à grands pas, aussi, les élèves n'avaient guère la tête à travailler. Certains professeurs avaient même renoncé à enseigner correctement en ces derniers jours de classes.

Sauf pour les élèves de septièmes années bien sûr.

Les pauvres préparant leurs NEWTs, aucun ne pouvait se permettre la moindre détente avant les vacances, libération qui faisait saliver d'avance certains fainéants.

Erèbe bailla discrètement. Le cours de métamorphose n'était habituellement pas lassant, mais il avait veillé tard afin de trouver une solution au problème « Snape » et McGonagall ayant décidé de leur faire une séance de révision – une sorte de NEWT blanc en fait – il s'ennuyait à mourir (façon de parler, il était déjà mort) en attendant son tour.

« Parvati Patil ! »

Ah. On arrivait au « p ». Il était temps qu'il se ressaisisse. Il se redressa et jeta un coup d'œil contrarié à la prestation lamentable de la jeune fille. Bien que ses notes en Métamorphose soient tout à fait correctes, l'excitation des vacances à venir et le stress de l'évaluation – dont le bilan compterait lors des NEWTs – lui faisait rater certains exercices, pourtant élémentaires.

« Harry Potter »

Des murmures résonnèrent dans la salle de classe, rappelant désagréablement à Erèbe la Répartition lors de la première année. D'aucuns étaient admiratifs, faisant référence à ses excellentes notes dans la matière, d'autres l'étaient moins et des insultes fusèrent, rendant le Prince, hargneux.

Sa déconcentration s'évapora, lorsque le professeur lui tendit la fiche d'exercices qu'il devait accomplir dans un temps limité. Il y jeta un coup d'œil et soupira.

« Simple. »

McGonagall fronça les sourcils et d'un geste de main, l'enjoignit à réaliser les entraînements demandés. Il sourit, sarcastique, et sortit l'inévitable baguette, dont il ne pouvait évidemment que faire usage.

Je n'ai jamais compris pourquoi les sorciers voulaient utiliser ces bâtons… Étant donné que je ne peux leur parler, ils n'ont jamais su que, pour m'utiliser, il fallait faire corps avec moi, et que les « baguettes magiques » les affaiblissaient.

« Tu as raison mon Amie », répondit Erèbe en pensée. Puis il se concentra enfin et agita négligemment sa baguette. La manœuvre consistait à transformer une assiette en un quelconque objet animé. Avec amusement, le Prince transforma la sienne en un petit Mickey – il se souvenait qu' « Harry » l'avait vu en espionnant le gros muggle junior – qui, avec son chapeau de magicien, faisait bouger un minuscule balai. Il ponctua sa transformation d'un petit plus, puisque l'animation se tourna vers le professeur et la salua bien bas.

Minerva était étonnée et ne put que féliciter le jeune homme de sa performance. Avec cette transmutation, il pourrait facilement obtenir sa NEWT de métamorphose.

« Toutefois » Dit-elle « La seconde épreuve consistera à transformer une partie de vous-même. Qu'importe la manière, vous devrez être à même à la fin des vacances, de pouvoir voler durant au moins cinq minutes. »

Les élèves gémirent à l'entente de ce devoir. La difficulté de maintenir une métamorphose si complexe aussi longtemps, décourageait déjà les cancres. Erèbe se contenta de sourire.

Et son sourire s'élargit à l'entente de la sonnerie.

« VIVE LES VACANCES » Hurla Dean Thomas.

Il s'étonna toutefois de ne pas entendre son ami Seamus crier avec lui. Mais ce dernier avait la tête ailleurs, les yeux dans le vague, fixés sur Erèbe.

Qui ne lui adressa pas un regard.


Voldemort observa longuement le Prince de l'Ombre. Avec un soupçon de colère, il remarqua le masque qu'il portait, ne daignant toujours pas lui avouer sa véritable identité. Lorsqu'il lui fit remarquer ce détail, le Prince se contenta de lui assurer qu'il l'avait fait venir uniquement pour cela et ajouta, avec une joie enfantine :

« Croyez-vous au Père Noël, Voldemort ? »

Le Dark Lord s'étouffa d'agacement.


Pétunia Dursley jeta un coup d'œil à droite. Un autre à gauche.

Personne en vue.

Elle sourit et sortit des cuisines où on l'avait confiné depuis que ce sale mioche s'était rebellé. Elle était contre les châtiments corporels, mais ce Potter l'avait bien mérité. Il lui avait pris son mari, son enfant. Elle ignorait où ils se trouvaient, car elle venait à peine de réveiller son esprit et il était encore un peu embrumé. Mais elle était certaine qu'Il les retenait autre part, dans ce palais lugubre.

Elle regarda le tableau dans ce qui ressemblait à une salle du trône. La muggle se fit la réflexion que ce ne devait pas être très gai pour les invités de voir en premier lieu l'exécution d'une quelconque personne. Bien que ce soit agréable pour elle qu'il ressemble à son damné neveu.

La porte principale s'ouvrit.


Erèbe grimaça en constatant l'impatience de ses invités. Même s'il savait que le Lord allait emmener ses principaux serviteurs, il aurait préféré évité de devoir se dévoiler devant Bellatrix Lestrange et Fenrir Greyback.

Il ne s'agissait pas des plus civils et pacifiques Deatheaters. Et Erèbe avait donc estimé préférable de se retirer avec dans la Salle du trône, là où ses sujets et domestiques proliféraient toujours.

Mais la servante qu'il rencontra fut celle qu'entre toutes, il aurait préféré éviter.

Pétunia Dursley.

Ses poings se serrèrent et son visage se tordit dans une grimace de rage.

« Par les Titans, que fait-elle là ? » Rumina-t-il

A cet instant il aurait même jugé mieux de se trouver face à Dumbledore. Au moins devant lui, savait-il comment réagir. Devant sa tante, il ignorait ce qu'il convenait de faire. Surtout qu'à le scruter ainsi…

« Mon garçon ! Où sont mon mari et mon fils ? Où est ma famille ? »

… Elle allait finir par le reconnaître.

« Je suis maudit ces derniers temps » Marmonna-t-il.


Ginevra étouffa un cri. Lorsqu'elle avait aperçu la désagréable silhouette de la tante de Erèbe – enfin, de « Harry », mais là n'était pas le problème – elle avait cru à une hallucination. Erèbe après tout, s'était débarrassé définitivement des Dursley, n'est ce pas ?

Il semblerait que non.

Elle cracha légèrement en entendant le son hautain de la femelle humaine. Qui était-elle pour s'adresse au Prince ? La jeune princesse sentit également des tensions venant des domestiques et des courtisans.

Erèbe était un dictateur. Mais un dictateur aimé.

Ginevra regarda le Prince. Morne, il ne bougeait pas… Il attendait que la muggle fasse le premier pas. Que ce soit elle qui l'agresse.

Ginevra réalisa qu'elle allait dévoiler l'identité d'Erèbe. Et que ce dernier ne savait pas comment éviter cela.


« Réponds ! »

Sous des protestations de plus en plus véhémentes, Pétunia se rapprocha de son monstre de neveu. Elle le prit par le col et commença à le secouer. Des sanglots commençaient à venir au fur et à mesure que les souvenirs remontaient. Elle planta son regard dans celui de don homologue, et frissonna. Il avait des yeux mornes, vides de vie. Le gauche rougeoyait et elle le lâcha alors q'un cri d'effroi s'échappait de sa bouche.

« Qu'est ce que c'est que cet horrible œil ? ! Stupide garçon, répond-moi ! Réponds Potter »

Et avec une force qu'elle ne se connaissait pas, elle le gifla.


Ginevra serra les poings. Elle aurait voulu intervenir – comme la plupart des créatures présentes – mais un léger geste du Prince les avait arrêtés. Elle grimaça en voyant le masque voler à quelques mètres de son propriétaire.

Elle s'approcha d'Erèbe lorsqu'elle vit les baguettes sorties de Voldemort et de ses comparses. L'air furieux que chacun affichait la convainquit que la confrontation était inévitable. Jetant un regard derrière elle, elle aperçut son fiancé et ses amis. Draco avait en effet invité les jeunes Zabini, Parkinson et Nott à venir avec lui afin de faire plus ample connaissance avec elle et Erèbe. Aucun d'eux ne savait pour Erèbe et s'ils n'avaient pas l'air en colère, leur expression valait le détour.

Faisant fi de son éducation, Blaise avait la bouche ouverte et les yeux exorbités. Pansy tentait tant bien que mal de retrouver son équilibre et Théodore… Et bien, il était égal à lui-même, impassible. Quoiqu'il tremblait un peu. Et une lueur stupéfaite dansait dans ses prunelles.


Erèbe sentait la brûlure de la claque sur sa joue. Il y porta une main et, lentement, essuya le sang qui coulait de lèvre, ouverte par le coup. Il se redressa, son œil plus rouge que jamais, tandis que l'autre s'assombrissait jusqu'à devenir presque noir.

« Humaine… »

Il vit la femelle se raidir sous le nom. Elle cracha peu après :

« Où sont-ils ? Je veux ma famille ! »

Furtivement, une lueur de colère passa dans le regard d'Erèbe. Il sentait à chaque instant la douleur qu'avait éprouvé « Harry » alors que ce qui lui restait de famille le traitait comme un moins que rien. Et lui, Erèbe, en souffrait encore plus.

Car toujours, ceux qui appartenaient à sa famille, l'avait traité ainsi.

Pauvre Enfant… Ne ressasse pas le passé…

Et punis cette humaine !

Pour que même la Magie l'y autorise, c'est qu'elle le méritait. Erèbe doucement, se mit à sourire. Et c'est ce sourire, plus que tout, qui poussa Pétunia à dépasser les limites.

« DIS-LE POTTER ! DIS Où ILS SONT ! RENDS-MOI MA FAMILLE ET MA VIE ! J'AURAI MIEUX FAIT DE TE NOYER ALORS QUE TU N'ETAIS QU'UN BéBé ! MONSTRE ! »

Le sourire s'agrandit.


Tom Riddle ne pouvait y croire. Son pire ennemi serait en réalité celui qui devait devenir son meilleur allié ? Impossible. Il pourchassait depuis seize ans Potter, ce n'était pas maintenant qu'il allait changer d'avis.

C'était un adversaire. Pas un ami.

Alors pourquoi sentait-il comme de la compassion lorsqu'il entendait la femme hurler devant la tête baissée du Prince. Non. De Potter.


Erèbe remonta la tête, dévoilant son visage à la face démente. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas expérimenté de transformation. Il restait la plupart du temps dans sa peau humaine. Dans la peau de « Harry ».

Mais il était temps de montrer à ses alliés une partie de son pouvoir. Et de sa cruauté.

Ses oreilles s'effilèrent, atteignant la longueur de celles d'un Elfe Noir. Ses crocs blancs et avides de sang étaient ceux d'un Vampire de Sang Pur – ce qu'il était. Ses pupilles devinrent celles d'un Démon du septième cercle. Pareilles aux serpents.

Il se courba un instant, ployant sur le poids soudain qui s'était rajouté dans son dos.

Lorsqu'il se releva, d'immenses ailes se déployaient dans son dos. De la couleur des ténèbres, elles battaient lentement, attendant de pouvoir faire s'envoler le Prince. Alors que des griffes remplaçaient ses ongles, il parla. Son élocution était un peu difficile à comprendre, à cause des crocs qu'il avait perdu l'habitude d'avoir.

« Humaine. Tu ose me donner des ordres ? Tu m'en as donné suffisamment lorsque j'étais encore en sommeil et que celui à qui tu t'adressais était « Harry » ! Et puis… (il ricana) c'est vrai, je suis un monstre. Mais, il est déconseillé de me tenir tête comme tu le fais depuis tout à l'heure… Et puis, tu as osé… Me frapper… Sais-tu que les seuls l'ayant fait ne sont plus de ce monde ? »

Pétunia trembla. Son mari… Son cher époux… Vernon… Il avait frappé le garçon… Elle devint livide et vacilla, tombant à genoux.

« Non… »

Erèbe s'approcha d'elle et lui prit le menton, approcha sa bouche de l'oreille de la femme désespérée. Et il murmura, savoura chacun de ses mots :

« Et si… Et il est mort en maudissant chacun de ses actes… »

Se redressant, il éclata de rire. Un rire glaçant chaque membre de la pauvre femme. Brisant son avenir. Détruisant les dernières miettes de sa raison. Lorsqu'un garde s'approcha afin de l'emmener, elle hurla et, saisissant l'épée qui pendait aux cotés du soldat, l'abattit sur son neveu haï et détesté. Il disparut lorsque la lame l'effleura.

Réapparaissant derrière elle, il lui saisit les cheveux et souffla, triomphant :

« Bravo, vermine. Tu as su porter une épée. C'est très bien. Mais sais-tu que tu aggrave ton cas ? Moi qui voulais te donner une mort douce… J'ai changé d'avis. Lorsque j'en aurais fini avec toi, tes restes iront nourrir les Erinyes, créatures vengeresses et avides de douleur et de sang. $ Et souffre à jamais au fin fond du Tartare, misérable immondice ! $ »

Personne à part Voldemort n'avait compris la malédiction lancée à l'encontre de la femelle, le parseltongue (nda : fourchelang) n'étant pas une des langues parlées au Palais. Ginevra avait frissonné en entendant la langue des serpents.

Erèbe faisait vraiment peur.


Bellatrix Lestrange observait, abasourdi, le Prince de l'Ombre régler son compte à la stupide muggle. Elle ne pouvait croire qu'il s'agissait de Potter, ce gamin au cœur trop tendre et à la chance insolente. Pourtant, lorsque les gardes emmenèrent la femme évanouie, et qu'il se retourna vers eux, Bellatrix put observer la fine cicatrice en forme d'éclair sur son front. Son œil droit scintillait, de la couleur de l'émeraude, couleur qu'elle avait entraperçu une fois, sur une seule personne. Lily Evans.

Le sourire aux lèvres, Erèbe se rapprocha des Deatheaters et de leur Lord. Il ne craignait pas vraiment Greyback. Parce qu'il était un Lycan. Or, les Lycans faisaient partie des créatures qui lui devaient obéissance. D'ailleurs, si Fenrir avait obtenu tant de pouvoir chez les loups-garous, c'était grâce à sa capacité à se transformer à volonté.

En revanche, Bellatrix et le Dark Lord étaient plus inquiétant. Bellatrix parce qu'elle le détestait – quoique, peut-être que cette petite démonstration lui avait fait gagner son respect – et Tom… Et bien, parce que c'était Tom. Quand bien même « Harry » et lui était des âmes-sœurs, ça ne les avaient pas empêchés de se battre durant… La vie entière de « Harry ». Quel dommage ! Surtout que non, Erèbe n'avait pas l'intention de se laisser séduire. Il ne voulait pas se laisser distraire avec la guerre.

Et puis, il s'était promis de ne plus se faire avoir.

« Désolé de devoir vous l'annoncer ainsi. Cette idiote m'a gâché l'effet de surprise ! Mon identité actuelle est belle et bien Harry Potter. »

Il força un sourire

Son cœur devait rester fermé.


Severus pesta encore, une fois n'est pas coutume, contre Potter. Cet idiot lui avait faussé compagnie dès leur arrivée dans cet étrange palais. En revanche, la dénommée Marie, celle qui les hébergeait soi-disant, ne le quittait pas d'une semelle. Il avait bien tenté de s'en débarrasser mais impossible. Elle était plus collante que la bave d'un Flobberworm (nda : veracrasse) et ce n'était pas peu dire !

« Nous sommes arrivés, Mr Snape. »

Il grimaça. Tout dans sa voix montrait sa désapprobation quant à sa présence, depuis le vouvoiement forcé, au « Mr » mielleux. Il lui semblait qu'elle ne portait de véritable respect qu'à Potter et à la petite Weasley. Quant aux autres… Et bien soit, elle les tolérait, soit, il apparaissait qu'elle avait envie de leur jeter plusieurs maléfices plus ou moins répréhensibles. A première vue.

Marie haussa les sourcils en constatant le regard noir de l'invité du Prince. Elle soupira discrètement. Alycia était plus douée qu'elle pour les missions diplomatiques. Son rôle à elle était de protéger le Prince envers et contre tout et de maîtriser les éventuelles créatures félonnes. Lorsque Erèbe lui avait demandé de s'occuper de Mr Snape, elle avait intercepté son air amusé.

Il l'avait fait exprès, l'idiot.

Elle remarqua de suite, en entrant dans la Salle du trône que la situation était tendue. Ginevra se tenait droite, rigide comme si on lui avait tiré la tête vers le haut. Elle n'arborait ce genre d'attitude que lorsqu'elle était mal à l'aise. Marie l'avait remarqué lors de la cérémonie d'intronisation.

Il y avait quelque chose qui clochait.


« Crystalla ! Attends ! »

La petite albinos de troisième année se retourna pour apercevoir Michael Corner qui lui courrait après. Cet élève de sixième année – qu'elle ne connaissait pas plus que ça d'ailleurs, mais il semblerait qu'elle soit appréciée dans sa maison – avait toujours tendance à la suivre un peu partout sans qu'elle comprenne pourquoi. D'après Erèbe, les humains appelaient cela… L'instinct fraternel ou quelque chose comme ça (en vérité, Erèbe s'était moqué de Corner et avait parlé d'instinct maternel, mais Corner n'étant ni une fille, ni une mère, et n'ayant pas compris la plaisanterie, Crystalla avait adapté ses paroles. Elle n'avait pas compris pourquoi Ginevra avait éclaté de rire lorsqu'elle lui avait rapporté ce fait.) …

« Ou vas-tu ? Je peux t'accompagner si tu veux ! » Il avait l'air très enthousiaste. Crystalla se sentit presque coupable de ruiner ses espoirs. Presque.

« Non, merci. Je vais juste à la bibliothèque. J'ai… » Répondit-elle, l'air toujours aussi impassible.

« Ah ! » La coupa-t-il « Tu as besoin d'aide pour tes devoirs ? Tu veux que je t'assiste ? »

« Non. Je vais juste parler à Mrs Pince. Je n'ai besoin, ni d'accompagnateur, ni d'un gêneur. Et tu appartiens à la seconde catégorie. »

Crystalla savait qu'elle était froide. Mais, par Cerbère, les seules personnes avec qui elle était amicale étaient Erèbe et Ginevra. Elle n'aimait pas être importunée de la sorte, et cet humain correspondait plus à l'idée de la nourriture, qu'à celle d'un camarade. Elle huma l'air un instant, son odeur était… Très agréable. Elle donnait faim.

Elle rétracta ses crocs, sortis par instinct.

Ce n'était pas le moment.

« Oh… Bon, si tu as envie de parler, je serais dans la salle commune. » Son sourire s'était un peu fané. Il était déstabilisé.

« Très bien. Au revoir. » Conclut-elle.

Elle s'éloigna, la fragrance de l'humain planant dans l'air alors qu'il partait vers le heurtoir en forme d'aigle qui servait d'entrée à sa maison. Maison. Elle n'aimait ce mot que lorsqu'il s'agissait des Enfers. La Surface n'était pour elle qu'un vaste plateau de jeu.

Un jeu auquel elle était toujours gagnante.

Elle croisa Luna Lovegood, la fille à l'air toujours rêveur. Elle sentait un mélange de potion et la senteur parfumée des pins. Crystalla fronça le nez. Elle n'aimait pas la nature.

Peut être était-ce parce qu'elle avait dans le nez l'odeur d'une forêt, mais il lui sembla sentir l'odeur mouillée d'une fourrure, en même temps qu'elle reconnut l'arôme propre aux serpents. Étonnant mélange. Tout à son analyse, elle entraperçut Padma Patil, une autre élève de sixième année.

Avant qu'elle n'ait pu esquisser le moindre geste, le coup s'abattit sur sa nuque.

Elle eut juste le temps de penser que l'étrange parfum venait du groupe d'élèves qui l'avait attaqué par derrière. Celui dont faisait partie Patil.

Noir.

Fin du chapitre


Hm. Voilà donc le nouveau chapitre. Je crois que c'est le plus court que j'ai écrit (il fait, en tout, 3 587 mots. C'est peu TT)

Enfin, j'espère qu'il vous a plu. Je suppose que certains doivent commencer à comprendre pourquoi j'ai pris Crystalla pour l'interlude... Aurai-je droit à des review pour vos hypothèses quant à la suite ?

Et, promis yamia, la suite sera un peu plus... "chaude"! Huhuhu....

Bref, la suite dans deux semaines, comme d'habitude, le 29 mai 2010.

Kiss

Asuka Tanku