Bien, bien, bien... Voici donc le nouveau chapitre !
Bonne lecture !
Chapitre 13 - C'est juste un jeu. Et je suis gagnant.
« Aa ! Tes réunions sont de loin plus agréables que les miennes » Soupira Erèbe en se jetant sur son lit à baldaquin. « Au moins, tes Deatheaters ne s'opposent pas à toutes tes décisions, et ils ne se battent pas entre eux dès qu'un désaccord vient. »
Tom soupira et passa une main pâle dans les cheveux noirs de son vis-à-vis. Le Prince, allongé sur le ventre sur les draps noirs semblait nonchalant, presque endormi. Ses yeux vairons, à demi-fermés, fixaient un point invisible sur les murs rouge grenat. Les fines traces beiges, comme des éclairs, éclairent un peu la pièce dans une douce lueur et Tom se dit que son Prince avait bon goût. Sa main toujours égarée dans les mèches sombres tressaillit alors qu'un rire amer secouait Erèbe, laissant voir ses canines pointues.
« Dis-moi Tom… Pourquoi m'aimes-tu ? Je ne suis pas le genre de personne de personne qu'on aime habituellement… On me craint ou on me déteste. Ou on cherche à me manipuler… »
Le ton froid et acerbe piqua au vif la curiosité du Mage sombre qui ressentit un mélange de jalousie et de colère : qui avait abusé ainsi de la confiance d'Erèbe pour qu'il pense ainsi être si haïssable ? Mais il se rappela l'âge de l'adolescent - en apparence seulement - et se dit qu'il avait dû avoir, comme lui, son lot de trahison. Finalement, il répondit, murmurant presque, alors qu'il se couchait aux cotés de son amant, plongeant ses yeux carmins dans ceux bicolores de son homologue.
« Pour tout te dire, je ne sais pas vraiment. Jusqu'à il y a peu, je considérais l'amour comme une chose inutile et ennuyeuse, presque avec dégoût. Je ne me savais même pas capable d'éprouver autre chose que de la haine ou de la colère. »
« Tous les humains éprouvent autre chose » Remarqua Erèbe, « De la tristesse ou de la joie par exemple. Et je me souviens que lors de l'évasion des prisonniers, tu étais heureux. »
« Tu as raison. Mais l'amour est tout de même un peu plus complexe. De ce que je sais, j'aime beaucoup chez toi. Dans ton caractère comme dans ton physique. (son regard se modifia alors qu'il disait cela) J'aime tes cheveux, ta parfaite représentation. Souples mais rebelles. J'aime ton visage : ton front (il l'embrassa), ton nez (nouveau baiser), tes joues (encore), tes lèvres… »
Il les embrassa plusieurs fois, alors que ses mains partaient dans la chemise blanche de l'uniforme de l'école sorcière. Il déboutonna lentement le vêtement, chuchotant toujours son amour :
« J'aime aussi ton mental… Ta force de caractère, toujours prêt à me défier, ton courage, et ton innocence que tu conserves malgré les combats et les épreuves. Et bien sûr, j'aime beaucoup aussi tes sarcasmes et ta ruse… »
Erèbe se laissait faire, passif alors que ses pensées tourbillonnaient en une danse douloureuse… Bien sûr. Tom n'était pas son âme-sœur, il le savait. Alors pourquoi son cœur battait si vite ? Pourquoi était-ce si déchirant d'entendre son amant parler d'un corps qui n'était pas le sien, d'un caractère qui appartenant à l'enfant qu'il avait tué ?
Je suis navrée mon enfant… Navrée de tes souffrances…
Erèbe ne pouvait plus pleurer. Ses larmes s'étaient taries, il avait de cela bien longtemps. Pourtant sa détresse se vit dans ses yeux et son expression, car Tom s'arrêta, inquiet.
« Erèbe ? »
Le son tendre de son nom raviva l'indulgence d'Erèbe et il se fit violence pour ne pas céder à ses désirs.
« Je ne te dirais pas que je t'aime. Ce serait mentir et j'ai horreur de cela. »
C'est à toi que tu mens…
« Mais je serai tien et je ferai de toi mon Roi lorsque cette guerre futile sera finie. Aujourd'hui, je te le jure, je serai à toi, autant que ton amour te pousse à être à moi. »
Il se releva, rajustant son col, et se dirigea vers la commode de ses trésors, là où il conservait ses plus chères possessions. Il posa un instant son regard sur la petite image posée à même le bois, prenant la poussière au fond du tiroir. D'un geste sûr, il la poussa et sortit deux pendentifs noirs qu'il glissa sur deux chaînes argentées. Il retourna vers le lit où s'était assis Tom.
« Ces deux objets sont de la même matière que les bagues que j'ai offert à Ginevra et Draco. Je ne me marierai jamais, je m'y refuse, mais considère ceci comme une marque de possession. Ma mère me les avait fait faire pour ma fiancé et moi. Elle est morte avant que nous n'ayons pu officialiser le mariage… »
Il esquissa un sourire mélancolique et Tom sentit une nouvelle fois le tiraillement de la jalousie.
« Tu l'aimais ? Est-ce pour cela que tu refuse le mariage ? »
« Non ! Elle était l'une de mes plus précieuses amis, mais je n'ai jamais éprouvé ce genre de sentiments pour elle. Elle non plus d'ailleurs… Quant à mon refus sur les épousailles, c'est, disons, une conviction personnelle. »
« Hm. Je vois. »
« Mais je ne suis pas contre profiter de la nuit de noces… »
Un sourire pervers étira les lèvres de Voldemort qui fit basculer le Prince de l'Ombre sur la couverture, plaquant ses mains contre le matelas, au-dessus de sa tête. Il susurra, pareil à un serpent…
« Et la lune de miel ? »
Erèbe fit mine de réfléchir malgré le sourire identique qui adoucissait son visage et il rit un peu, soufflant sa réponse contre les lèvres désirées :
« Pourquoi pas… ? »
Tom rit franchement et appuya sa bouche contre celle de son amant, son cher Erèbe. Ce dernier ferma les yeux, savourant la sensation apaisante de la langue de Tom tournoyant avec la sienne dans un baiser passionné et ignora la plainte de la Magie.
Ne te fais pas souffrir inutilement Erèbe…
« Ma reine… Je vous en prie, reprenez-vous. »
Aria était furieuse, encore une fois. Ces temps-ci, elle perdait souvent son calme. Mais tout ceci était de la faute d'Erèbe !
Ce gamin arrogant qui voulait tout.
Un grognement de colère s'échappa de sa gorge, alors que ses griffes s'enfonçaient dans sa paume dans une tentative douloureuse de se calmer. Sa servante personnelle lui épongea le front, couvert de sueur, et soupira, paraissant peinée de sa colère.
« Altesse, j'ai un cadeau pour vous. »
Aria était trop perdue dans son indignation pour réagir aux étranges paroles de la fillette et à son expression triomphante. Elle saisit la boite d'un geste saccadé et l'ouvrit machinalement. Elle écarquilla les yeux en voyant le contenu et hoqueta.
« Que… ? »
« Alors mon cadeau vous plaît-il ? »
Un sourire victorieux naquit sur la face de la Reine des Succubes et Incubes.
Elle était gagnante.
« Han, faire l'amour est quand même la manière la plus agréable de se détendre » Sourit Erèbe en étirant ses muscles endoloris.
Tom ne releva pas la remarque, mais le prince rougit quand même, gêné de l'appellation qu'il avait laissé échapper. Heureusement, son amant semblait plongé dans son travail, penché sur le bureau en bois de cyprès, l'arbre des Enfers. La lumière de la lampe magique qui éclairait son visage de profil lui donnait un air surnaturel presque effrayant et Erèbe sentit un léger soupir passer la barrière de ses lèvres gonflées de baisers. Son amant était définitivement beau et s'il ne regrettait pas de lui avoir offert la virginité de ce corps, il songeait avec remords à « Harry » et à l'amour que lui portait Tom, inconsciemment.
« Tom ? Que fais-tu ? »
« Je réfléchis à des plans de bataille pour notre dernier combat contre Dumbledore… »
« Oh. Je pense que tu ne dois pas t'en faire… Mes armées sont puissantes et nombreuses. Jamais je n'ai encore été battu dans une guerre. Et puis, il y aura tes Deatheater les plus puissants. Contre une maigre armée d'aurors, l'Ordre du Phénix dont la puissance décroît en même temps que celle du directeur et une poignée d'élèves, qui désignerais-tu comme vainqueur ? »
Tom se retourna vers Erèbe, le regard agacé de tant de légèreté.
« Ce n'est pas un jeu Erèbe ! Je dois vérifier que mes hommes ne mourront pas inutilement ! »
« Ce ne sont que des humains ! Mis à part Lucius Malfoy et sa femme et la nouvelle génération que mes soldats protègeront, il n'y aura que des pertes sans gravité… »
Tom ouvrit la bouche, prêt à rétorquer qu'il était aussi humain (au contraire de ce qu'il avait affirmé tant de fois auparavant, comme quoi, il n'y a que les idiots qui ne change pas d'avis) mais le Prince de l'Ombre, retrouvant sa morgue et son indifférence au sort des insectes lui coupa la parole :
« Tom, n'oublies pas qui je suis. J'ai donné ma parole à « Harry » de mettre fin à cette guerre, je le ferais, par égard pour lui, et pour toi. Cependant, penses à ce que je t'ai dit tantôt. Je ferais de toi mon égal, mon Roi. Respecte ça et songe que mes Créatures ne voudront pas d'un Roi faible ou trop laxiste avec les humains. Je ne peux pas tous les contrôler… Et la plupart détestent les humains même si toi tu as gagné leur respect. » Dit-il, les yeux flamboyants.
Un silence suivit sa tirade avant qu'il ne reprenne la parole, souriant cette fois-ci, narquois et cruel.
« Et puis… Tom. Je suis le Prince de l'Ombre. Pour moi, ce n'est qu'un jeu. Un jeu dont je ressortirai gagnant. »
Pour la première fois, Tom réalisa vraiment qui il avait en face de lui.
La plus dangereuse et imprévisible de Créatures Sombres.
La plus folle aussi.
Dans le grand Hall du manoir Malfoy se tenait une assemblée, afin de savoir qui restait dans la monde des Humains et qui repartait aux Enfers. L'immense salle aux murs et au sol argentés était emplie de personnes et de créatures en tous genres. Se côtoyaient tous ceux qui allaient participer de près ou de loin à la bataille. Erèbe réfléchissait, choisissant mentalement ceux qui repartiraient pour finir les préparations et les premières lignes qui s'installeraient quelques semaines au manoir, avant la Bataille Finale.
Tout d'abord, une quinzaine d'Elfes Noirs, affiliés à la fois aux attaques à distance et à l'espionnage, deux dizaines de Harpyes, quelques Démons de rang supérieur, les Lycans de Houkou, une douzaine de vampires et des Bersekers. Oui, tout serait parfait ainsi.
« Marie, tu resteras ici, pour surveiller les soldats. Qu'ils ne s'en prennent pas aux humains surtout. »
« Bien sûr. »
« Alycia, je trouverais une excuse pour Hogwarts, rentre protéger le Palais. »
« A tes ordres, Prince. »
« Pydë, tu voulais me parler ? »
« En privé s'il vous plaît, Majesté. »
« Bien. Suis-moi. »
Erèbe l'amena dans un vestibule, vide de toute présence et protégé par des sorts d'intimité. Il se tourna vers la reine des Elfes Noirs, l'une de ses plus anciennes amies, et sans doute l'une des Créatures qu'il respectait le plus. Il porta son regard vers le miroir qui faisait office de mur et lui demanda la raison de sa demande.
« C'est à propos de Dumbledore. J'ai de bonnes raisons de croire que sa folie a été créé par sa trop grande confiance en lui, son amour inconsidéré pour Gellert Grindelwald et… Un sortilège de ce dernier. »
Erèbe tourna la tête et fixa les yeux gris de sa général. Il y vit la sincérité et détourna à nouveau les yeux.
« Continue. »
« De plus, la Pierre Philosophale qu'il possède est bel et bien celle de Nicolas Flamel, la seule à ce jour. Il devait la détruire lorsque ce corps avait onze ans mais il est évident qu'il ne l'a pas fait. »
« Sais-tu ce qu'il compte en faire ? »
« Créer des soldats ultimes. Il se sert des enfants humains comme cobayes. Et c'est bien lui qui a ordonné le meurtre de votre protégée. »
Erèbe serra les poings et ferma les yeux, se concentrant pour évacuer sa rage. Il fit un signe de tête à Pydë pour qu'elle continue malgré la violence qu'on pouvait observer dans ses traits figés.
« Il semblerait qu'il songe à faire la même chose que les sorciers portugais d'autrefois. »
« Nous n'avons pas besoin de nouveaux hybrides comme Marie ! Quel imbécile de jouer ainsi avec les âmes ! Au moins, les portugais n'avaient pas enlevé trop de leur libre-arbitre aux Caçador ! »
« J'ai également la liste des nouveaux élèves dont il a trafiqué l'ADN. » Rajouta la Reine.
Il saisit le papier blanc qu'elle lui tendait et parcourut avidement la liste des yeux. Il se crispa devant sa longueur. Ce n'était plus quelques élèves par-ci, par-là, mais une véritable armée.
« Salopard. »
Albus relut une nouvelle fois sa liste d'esclave et sourit avec satisfaction. Fawkes lui jeta un regard qui lui sembla teinté de tristesse et de déception mais il n'y prêta pas attention, concentré sur ses nouveaux jouets.
Belbie Marcus - Ravenclaw
Bones Susan - Hufflepuff
Brown Lavande - Gryffindor
Bulstrode Millicent - Slytherin
Finch-Fletchley Justin - Hufflepuff
Finnigan Seamus - Gryffindor
Goldstein Anthony - Ravenclaw
Kirke Andrew - Gryffindor
Patil Padma - Ravenclaw
Robins Demelza - Gryffindor
Bien sûr, ce n'était pas tout, mais c'était ses « généraux » comme il se plaisait à les appeler. Ils étaient les premiers après tout, à avoir été transformés. Il avait été si facile de les convaincre, si facile de les détruire. C'en était jouissif, cette puissance que lui offrait la Pierre. Il en voulait plus, beaucoup plus.
Il les avait juste convoqués, les uns après les autres et leur avaient offert une tasse de thé drogué. Une fois endormis, il lui avait suffi de les ensorceler pour qu'il ne bougent pas pendant l'opération, douloureuse, de destruction de leur âme…
Ca avait été si simple qu'il en voulait encore.
Erèbe se dirigea vers Lord Madgat et sa femme. Les deux vampires de Sang-pur n'étaient pas aussi vieux qu'Erèbe - personne ne l'était - mais ils avaient à leur actif quelques siècles puisque lorsqu'ils avaient accueillis Crystalla comme leur fille adoptive, ils étaient mariés depuis cent ans et des poussières et cherchaient à avoir un enfant. Chez les Vampires, seuls les Sang-Pur pouvaient avoir un enfant, puisque la transformation par la Morsure empêchait le Nouveau Né de grandir et que les femmes ne pouvaient avoir de grossesse dans leur corps figé par le temps.
Cependant, la Magie des Sang-Pur était spéciale par bien des points et la grossesse vampirique en était un. De plus, la Morsure des femmes Sang-Pur sur un enfant permettait au nouveau vampire de grandir jusqu'à ce que son corps se stabilise, après l'adolescence. Malheureusement, Lady Jillian Madgat n'était pas tout à fait une Sang-Pur, empêchant de ce fait la grossesse ou la transformation.
L'arrivée de Crystalla les consola largement, même si la petite n'était pas très chaleureuse et même si sa croissance s'était stoppée lors de son changement, la condamnant à rester à ses treize ans pour le reste de sa longue vie. Ils s'étaient accommodés avec son caractère et avaient même accepté de quitter leurs Terres pour rejoindre le Prince à se capitale afin de faire plaisir à leur fille. Jillian et Terrel aimaient profondément Crystalla, ne l'appelant jamais par son vrai prénom - synonyme de souffrance - à sa demande.
Mais ce bonheur n'était plus. Brisé.
Erèbe adressa un regard réconfortant chez les deux parents éplorés et leur demanda à mi-voix, le brouhaha du Hall s'atténuant à présent que les créatures partaient soit par le Portail, soit vers les chambres qui leur avaient été attribués :
« Pourriez-vous venir à Hogwarts pour anéantir un peu plus un réputation de Vieil imbécile heureux de Dumbledore. »
« Je plongerais volontiers mes crocs dans sa chair pour ce qu'il a fait à ma fille, oui, je le ferais. » Répondit Terrel, grondant.
« Retiens-toi Vampire. Il est ma proie et celle de Lord Voldemort. » Répondit Erèbe en refroidissant sa voix.
Les deux vampires acquiescèrent puis se retirèrent, attendant leur heure. La voix d'Erèbe résonna une dernière fois :
« En revanche, rien ne vous empêche de vous amuser au dépens de ses nerfs. »
Le lundi arriva comme le glas pour les élèves de cinquième et de septième année d'Hogwarts. En effet, février arrivant, les révisions pour les examens commencèrent et plus une seule minute de repos ne leur fut apporté. Même leurs distraction préférée, le Quiditch, ne put suffire, puisque la saison se terminait bientôt.
Le seul instant de paix qu'ils eurent fut lors de la pause de dix heures, quand Harry Potter arriva accompagné de deux personnages - nobles, vu leur port altier rivalisant avec celui des Malfoy - au teint pâle et à l'air pincé. A leur dents, blanches et pointus, et à leur charme presque malsain, Albus Dumbledore reconnut en eux des vampires. Il déglutit.
La confrontation avec les parents de la jeune fille arrivait.
« Tu peux te retirer mon garçon. » Dit-il sans regarder Harry.
Ce dernier se contenta d'un reniflement méprisant et en bougea pas. Le directeur de l'école de Sorcellerie tourna enfin son regard vers son Golden Boy et tomba dans les yeux vairons. Il y distingua de la haine, de la colère et une once de pitié. De l'indifférence aussi.
Et dans son esprit, une lumière s'alluma.
A quand remontait le changement de son protégé ?
Au retour du Prince de l'Ombre.
« PAS D'ENQUÊTE ? CCOMMENT CA PAS D'ENQUÊTE ? QU'EST-CE QUE CELA SIGNIFIE ? VOUS OSEZ INSINUER QUE NOTRE FILLE, PARCE QU'ELLE N'ETAIT PAS COMME VOUS PEUT MOURIR SANS QUE PERSONNE NE S'EN SOUCIE ! »
« Calmez-vous madame. Je n'insinue rien du tout, je dis simplement les faits. Le ministre de la Magie n'a pas jugé utile d'ouvrir une enquête sur la première victime... En revanche, la seconde... »
« Tout le monde sait que le Prince n'a pas pour habitude de laisser ses sujets se faire tuer sans réagir. Même votre ministre stupide doit savoir cela. Le Prince a juste vengé notre petite Crystalla » Renifla le père d'un air méprisant « D'ailleurs, il me semble qu'il doit venir vous dire deux mots à propos de quelque chose comme la sécurité des élèves... »
Erèbe sentit un sourire naître sur son visage. Un sourire vainqueur. Il susurra, par défi.
« Et puis, le ministre m'a pourtant interrogé lorsqu'il est venu, pour savoir si je connaissais bien Crystalla. Il m'a assuré qu'il enquêterait... Et il n'a pas menti. »
Albus Dumbledore se mordit la lèvre avec rage. Ce sale...
« Vous en entendrez parler, Albus Dumbledore. Cela ne restera pas ainsi, humain. Les Vampires ne laisseront pas les sorciers s'en tirer. » Assena avec haine la femelle.
Echec au Roi.
Draco soupira. Il n'avait pas l'habitude de faire des missions en solo – comprendre sans mentor à ses cotés pour le guider et lui éviter de se faire tuer – et même la présence de Blaise, Pansy et Théodore ne suffisait pas à le rassurer entièrement. Bien sûr, étant un Malfoy, il ne le montrait pas.
Un Malfoy ne montre jamais qu'il a peur, il reste toujours impassible.
Le Lord comptait sur eux, et leur mission était très importante. Il leur fallait vérifier que le terrain pour la Bataille Finale serait propice à la sortie des Créatures et qu'il ne serait pas trop dur de se battre dans ces conditions. Pour cela, le Seigneur des Ténèbres avait choisi plusieurs plaines et autres et leur avait ordonné d'aller voir chaque terrain. Bien sûr, les professeurs fidèles à Erèbe excuseraient leur absence...
Draco jeta un regard vers ses compagnons. La mission exigeant la discrétion, ils étaient seulement accompagnés de deux Lycans et de Bellatrix Lestrange. Il frissonna. La belle femme aux Crucio dévastateurs n'avait pas vraiment apprécié la tournure de la relation entre le Prince et le Lord. Si elle ne craignait pas tant la réaction des Créatures, elle aurait conspiré depuis longtemps contre Erèbe.
Draco pria pour qu'elle ne rencontre jamais Aria.
« Draco ! Attention ! »
Draco leva la tête et aperçut Bellatrix qui lui montrait quelque chose, derrière lui. Il se tourna et écarquilla les yeux.
« Qu'est-ce que... ? »
Noir.
Ce mardi-là, Ginevra se leva tout guillerette. Draco rentrerait sans doute dans la soirée, et il lui avait promis de la voir avant d'aller dîner. Elle frissonna d'impatience à l'idée de le serrer dans ses bras.
Elle devenait mièvre.
« Ginevra, depuis quand porte-tu des bagues noires ? » Lui demanda l'une des filles de son année.
Ginevra fronça les sourcils et observa ses doigts.
Toute couleur quitta son visage.
L'armée s'avança, lentement. Forces sombres s'avançant vers le Palais. Aria regarda en ricanant ses soldats et guerrières en marche. Sa vengeance allait enfin s'accomplir. Caressant tendrement la bague à son annulaire elle murmura :
« Je te tuerais… Pauvre microbe… Je vengerais Hypnos et tous ceux dont tu as pris la vie par ton existence Erèbe ! PRINCE DE L'OMBRE JE TE TUERAI ! »
Et sur ces mots, elle s'élança, suivit par ses troupes armées jusqu'aux dents. Les yeux brillaient de haine et, avides de représailles, d'autres races se joignirent au peuple de la Reine Infidèle.
A son front brillait l'améthyste de Morgane.
Fin du Chapitre
Je sens que je vais me faire tuer de couper là alors que c'est le jour où je pars en vacances... Haha (s'éloigne en parlant)
Ne m'en veuillez pas... Je n'aurais sans doute pas accès à Internet - montagne je te hais - mais il y aura un ordinateur et je pourrai donc écrire !
(gouttes de sueur sur le front et rire nerveux)
A dans trois semaines...
Kiss
Asuka Tanku
