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Chapitre 4 – La Grande et Honorable Amelia
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Une langue râpeuse lécha sa joue. En grognant, Norah se retourna, fuyant les rayons du soleil qui venait lui caresser le visage et ce qu'elle supposait être la langue de son chien. Celui-ci lui mordilla la manche de sa veste et tira dessus, pour lui signifier de se lever tout de suite. Norah sembla alors réaliser quelque chose : pourquoi dormait-elle en portant sa veste ? Difficilement, la jeune fille ouvrit les yeux dans l'espoir de retrouver le plafond blanc de sa chambre : Eldarya ne pouvait qu'être le fruit de son imagination ! Lorsqu'elle se retrouva face aux parois de la grotte, Dodo la surplombant, Norah décréta qu'elle avait vraiment envie de rentrer chez elle.
« Bien dormi ? »
Norah sursauta presque en entendant la voix douce d'Héli, qui lui tendait un bol de chocolat chaud. Ou tout du moins, elle supposait qu'il s'agissait d'Héli. Car cette dernière avait de longs cheveux blonds raides et des yeux bleus... Non ? Alors qui était l'inconnue, tout aussi belle qu'Héli, aux yeux rouge sang et aux cheveux noirs courts ? Et les vêtements ? C'était une gothique... Même son maquillage collait à ce style ! Pourtant, la veille, Héli était tout en couleurs pastels... Cette demoiselle qui se tenait devant elle ne pouvait pas être la blonde aux airs d'ange, tout de même ?!
« … Euh... Héli, demanda Norah avec une note d'hésitation dans la voix en prenant le bol dans ses mains.
- Oui, répondit la gothique en l'observant avec de grands yeux interrogateurs.
- … Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
- Quoi ? Oh, mon apparence tu veux dire ? Ne t'inquiète pas, c'est normal : elle change à chaque jour de la semaine, déclara-t-elle en ponctuant chacune de ses phrases d'un sourire si lumineux que même colgate n'aurait pu obtenir un tel résultat. On s'y fait à la longue. »
Par la suite, Norah catégoriserait ce genre de changements impromptu de style en « chose inhabituelle pour n'importe qui d'autre mais tout à fait normal chez Héli parce que de toute façon, elle ne fait jamais rien comme tout le monde ». Mais sur le moment, la jeune fille ne trouva rien de mieux à faire que d'ouvrir la bouche comme un poisson hors de l'eau. La sensation de faire souvent cela ces derniers temps s'insinua dans son esprit mais elle l'ignora superbement : dans sa situation, il était tout à fait normal d'avoir ce genre de réactions.
« Alors, dis moi tout. Qu'est-ce que tu fais en pleine forêt, demanda Héli en s'installant à coté de Norah.
- Je me suis enfuie, répondit-elle en buvant une gorgée de son chocolat.
- Pour échapper à un mariage arrangé, c'est ça, s'enflamma aussitôt Héli. Je comprend tout à fait ! Moi aussi, j'ai dû faire ça ! Parce que tu vois, je suis orpheline depuis que mes parents ont été tué par mon oncle et ma tante parce qu'il voulait régner sur mon royaume. Et comme ils n'avaient pas réussi à me tuer, ils ont voulu me marier. Mais moi je n'étais pas d'accord parce que j'étais amoureuse de quelqu'un d'autre et que les mariages forcés, c'est mal. »
Éberluée, Norah fixa longuement Héli en se demandant vaguement quand sa vie avait-elle prit un tournant si surréaliste qu'elle se retrouverait à discuter avec une princesse qui avait fuit un mariage arrangé et qui était beaucoup trop belle pour que cela soit naturel ? Au bout de quelques instants, le cerveau de la jeune fille décida que depuis la veille, elle n'était plus à ça de près et qu'elle pouvait bien passer outre ce récit digne d'un mauvais shojo. Norah reprit une gorgée de son chocolat.
« Non non, je n'allais pas être forcée à me marier, commença Norah tandis qu'Héli prenait un air interrogatif. C'est juste que... Que... Tu rigoles pas hein ? Après coup, je me rend bien compte que c'était stupide mais... Mais je me suis enfuie parce qu'à Eel, ils disaient que j'étais inutile.
- Qui ça, « ils » ?
- Ezarel, Nevra et Valkyon. Surtout Ezarel, en fait... Cet abruti, grogna Norah en fusillant du regard son chocolat comme s'il s'agissait de l'elfe. Et puis ils en ont de bonnes eux aussi ! Pour quelle raison est-ce que je saurais me battre ?! Et pourquoi ont-ils l'air d'attendre à ce que je m'adapte rapidement ?! Ça prend du temps ces choses là ! Et pourquoi est-ce que je serais forcément inutile sous prétexte que je suis humaine ?! J'ai fais sept ans de tir à l'arc moi ! Je suis sûre que j'aurais pu me rendre utile s'il m'avait donné un arc ! Mais nooooon ! Je suis humaine alors je suis forcément inutile ! Et puis si ça ne leur plaît pas, ils n'ont qu'à se débrouiller pour trouver un moyen de me renvoyer chez moi, finit par exploser la jeune fille. »
A coté d'elle, Dodo haussa les épaules qu'il n'avait pas : ce discours là, sa maîtresse le lui avait déjà tenu la veille. Il le connaissait. De son coté, Héli fronça les sourcils avant de couper son interlocutrice dans sa tirade anti-chefs de garde.
« Tu veux dire que tu n'es pas originaire d'ici ?
- Non ! Je ne suis pas née à Eldarya... Je viens d'un autre monde et j'aimerais bien y retourner. »
Sur le moment, Héli ne répondit pas. Puis, elle fit signe au Coffre de s'approcher. Elle l'ouvrit et fouilla dans ses vêtements pour finalement en retirer son bracelet cliquetant comme une horloge. En se demandant ce que l'autre fabriquait, Norah haussa un sourcil interrogateur.
« Tu n'es pas la seule ici à venir d'un autre monde. Nous-mêmes, nous ne sommes pas d'ici. Comme tu as pu l'apprendre hier, Ali vient d'un pays appelé « grande bretagne ». Au moment où on l'a rencontré, il venait d'être diplômé d'une école nommée... Poularde ou quelque chose comme ça.
- Poudlard, corrigea automatique Norah.
- Oui c'est ça. Poudlard. Cumin lui, venait d'un autre univers nommé Albion. Quant au Coffre, il vient du Disque-Monde. Et encore, on a visité les mondes que je viens de te citer mais on en a vu tellement plein d'autres... Tout ça pour dire qu'on pourra peut-être t'aider à rentrer chez toi.
- … C'est vrai ? Comment, demanda Norah qui n'osait pas y croire : c'était trop beau pour être vrai.
- Grâce à ça, déclara Héli en lui montrant le bracelet. C'est un transporteur inter-dimensionnel. Indispensable pour n'importe qui ayant envie de visiter d'autres mondes. Je possède un des seuls exemplaires existants... Pour le reste, même si je sais m'en servir, je serais bien incapable de t'expliquer comment il fonctionne. »
Norah hocha la tête, trop heureuse d'avoir peut-être trouvé son ticket pour rentrer à la maison. Mais son expérience dans un arbre au pied duquel attendait une bestiole affamée lui avait apprit une chose : fuguer afin de trouver un moyen de rentrer chez soi, sans savoir ce qui nous attendait dehors était particulièrement stupide, surtout si c'était pour finir perchée dans un arbre. En un mot, Norah avait apprit la prudence et la méfiance.
« C'est très bien tout ça mais... Ça ne vais pas poser de problème, ton histoire de transporteur ?
- Non... Ça fait des siècles et des siècles que ces transporteurs existent et ils n'ont jamais posé de problèmes. Seulement...
- Seulement quoi ?
- Je crois que le mien a besoin de quelques réparations, répondit elle avec un sourire contrit. On s'est fait attaquer par un serpent de mers géant dans le dernier monde que nous avons visité et le transporteur a été endommagé pendant l'attaque. Et ne me regarde pas comme ça, ce n'est pas de ma faute : si Cumin n'avait pas insulté ce serpent, il nous aurait laissé tranquille. »
Norah se laissa retomber au sol en soupirant de désespoir. Le silence s'installa dans la grotte tandis que la jeune fille remarqua l'absence de Cumin et Ali. Lorsqu'elle demanda à la gothique où ils étaient passés, celle-ci lui répondit que le nain et le sorcier étaient partis à la recherche de nourriture : leurs réserves ne tiendraient pas éternellement, selon Héli. Soudain, cette dernière sembla se rappeler de quelque chose et, après avoir remit le transporteur à sa place dans le Coffre, sortit un pantalon de toile marron, un chandail noir et une veste vert bouteille pour les tendre à Norah.
« Nous allons beaucoup marcher aujourd'hui. Et crois moi sur parole, il n'y a rien de moins adapté à la marche dans un monde nouveau qu'une petite robe et une veste blanche, dit-elle en hochant la tête comme le ferait un grand sage révélant les secrets de l'univers à son disciple. »
Norah jeta un regard sceptique aux bottes à talons de dix centimètres que Héli portait. Elle songea que ces chaussures là non plus, ne devaient pas être adaptées à la marche. Et en croisant le regard de l'autre fille et son sourire lumineux, Norah décida que ce n'était pas son problème. Tant pis pour Héli si elle souffrait. Elle prit les vêtements.
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Eel n'était pas la seule cité encore debout d'Eldarya. Il y en avait une autre, tentaculaire et beaucoup plus ancienne, qui s'étalait sur des kilomètres et des kilomètres. Les bâtiments les plus anciens de cette ville étaient en jade, en beryl, en émeraude et se concentraient tout autour d'un palais tout aussi vert qui les surplombait. Le reste de la ville, plus récent, était en briques et en bois. Les cheminées d'usines digne du Londres victorien pointaient droit vers le ciel et recrachaient d'épais nuage de fumée. Le bruit et l'agitation y régnaient en maîtres incontestés depuis des années. Le fleuve qui barrait la ville en deux était surplombé par un pont titanesque d'acier sur lequel des marchands avaient installé leurs échoppes et se battaient (au sens propre comme au figuré) entre eux pour rameuter le plus de clients. L'odeur qui régnait à cet endroit de la ville était insoutenable pour quiconque n'y était pas habitué : les égouts se vidaient dans le fleuve. Et quel était le pire dans cette histoire ? Eh bien c'était que les habitants de la ville étaient incapable de l'imaginer sans cette puanteur. Personne n'avait jamais cherché à commencer des travaux d'assainissement. Ou plutôt si. Mais la personne qui avait eu cette idée s'était douloureusement heurtée au refus des habitants : « Cette odeur, cette crasse, c'est un peu l'âme de la cité. Enlevez là, et c'est plus chez nous, c'est plus notre ville », vous aurait expliqué Olden « Cassedents » Makria, vampire, vendeur de pinces de crabe et casseur de dents sur le pont surplombant le fleuve depuis 1889.
Il fut un temps où cette cité était aussi belle, propre, ordonnée et magique que celle d'Eel. A l'époque, on surnommait même cette ville « la Cité d'Émeraude ». Ce temps n'était plus depuis bien longtemps. A Eldarya, Alanathème était désormais diamétralement différente de tout ce qui avait bien pu se construire par le passé.
Depuis le balcon de sa chambre, Amelia inspira une grande bouffée de l'air pollué d'Alanathème. Un grand sourire étira ses lèvres tandis qu'elle entendait le bruit des conversations des passants et observait le paysage qui s'étendait en contrebas. Les gens pouvaient bien dire ce qu'ils voulaient à propos d'Alanathème. Qu'elle était sale, laide, putride. Mais Amelia elle, adorait sa ville. A quiconque lui aurait fait la remarque que les rues étaient justement « sales, laides et putrides », elle aurait répondu que c'était ce qui faisait le charme d'Alanathème.
Au bout de quelques secondes, elle se détourna de ce paysage pour tourner son regard à l'intérieur de sa chambre. Sur la table était posée une lettre qu'elle venait de recevoir. Non loin de là, gambadant joyeusement dans la pièce, il y avait un crowmero : le familier et messager personnel de Miiko. Une fois de plus, Amelia relu la lettre avant de la chiffonner et la lancer rageusement dans la poubelle la plus proche.
« Dame Amelia Draconis,
Tout d'abord, laissez moi vous dire que j'espère que vous vous portez bien et que votre magnifique cité est toujours aussi florissante. J'espère avoir l'honneur de vous revoir au prochain Tournois qui opposera Alanathème à Eel. Mais trêve de politesse, ce n'est pas pour cela que je vous envoie cette missive.
Pardonnez moi de vous déranger ainsi, votre Seigneurie, mais il m'est apparu évident que je devais vous entretenir de certaines choses importantes.
Depuis quelques temps, un individu s'infiltre régulièrement dans nos locaux. La dernière fois qu'il est venu, il a dérobé certains restes de l'un des membres de votre famille. Comme vous le savez, les écailles de dragon sont extrêmement rares et utiles en alchimie. Mais ces ingrédients deviennent encore plus puissants lorsqu'ils sont prit sur un dragon encore vivant. Pour cette raison, je vous conseille d'être prudente.
Il m'a aussi été rapporté qu'un groupe de personnes chevauchant un coffre avait jailli d'un vortex. J'ai déjà envoyé des gardiens à la recherche d'informations sur cette étrange apparition mais je souhaitais demander à votre Seigneurie si celle-ci pourrait nous communiquer quoi que ce soit à leur propos si ces gens venaient arriver dans la région d'Alanathème ?
Enfin, une de nos plus jeunes gardiennes s'est récemment échappée de notre cité et là encore, j'aimerais, votre Seigneurie, que vous nous teniez au courant si vous aviez la moindre information à son sujet. J'imagine votre surprise en lisant cette dernière phrase : une gardienne, même si celle-ci n'a intégré la garde que tout récemment, saura forcément se débrouiller. Mais il n'est pas question d'une gardienne ordinaire. Il s'agit d'une humaine, comme pouvez vous en doutez, du monde des humains. Elle est apparut dans la salle du cristal et afin de la rendre utile, nous l'avons fait rentrer dans la garde. Mais il semble qu'elle ait mal prit les remarques de certains de nos membres, ce qui a conduit à sa fugue. En cette époque troublée, vous comprendrez donc que la moindre information à son sujet soit importante afin que nous puissions la retrouver et la mettre en sécurité.
Son nom est Norah. Comme je vous l'ai déjà dit, il s'agit d'une humaine aux cheveux blond cendré et aux yeux lilas. Elle porte une robe rose ainsi qu'une veste blanche et doit avoir entre dix-sept et vingt ans.
Je vous serais gréée, dame Amelia Draconis, d'accepter l'expression de mes sentiments les plus respectueux envers votre personne et votre respectable famille.
Miiko Stavlos, chef de la Garde Étincelante. »
Sans doute parce qu'elles se ressemblaient beaucoup, Miiko et Amelia se détestaient cordialement depuis leur première rencontre. Toutes deux avaient de la poigne, dirigeaient une organisation avec tous les « petits » soucis que cela risquait d'engendrer, chacune étaient respectées dans leurs villes d'origine. La différence majeure entre ces deux femmes, c'était la frustration. Miiko était tout à fait satisfaite de sa situation, tandis qu'Amelia ne pouvait s'empêcher de ruminer sur le fait que la kitsune ait plus d'influence sur tout le pays qu'elle. La chef de la garde d'Eel n'était même pas noble à la base ! Elle avait juste été adoptée par la bonne famille ! Et Amelia, elle, dernière représentante de la famille royale déchue d'Eldarya, avait droit à moins de respect et de pouvoir que Miiko ! La seule partie du pays sur laquelle elle avait véritablement une influence, c'était la région d'Alanathème !
Et comme à chaque fois que ce manque flagrant de pouvoir traversait son esprit, Amelia dériva sur son grand-père, le dernier roi qu'Eldarya ait connu. « Cet incompétent... S'il était pas devenu un dictateur aussi... Il n'y aurait pas eu de révolution, j'aurais pu devenir reine d'Eldarya et cette petite impertinente de Miiko n'aurait rien eu à me dire », rageait Amelia à chaque fois que ces pensées lui traversaient l'esprit.
Alors, avec toute l'immaturité dont elle pouvait faire preuve dans cet état d'esprit et toute la frustration qu'elle ressentait en repensant à tous ces décrets que les révolutionnaires avaient votés afin que plus jamais un Draconis ne puisse diriger Eldarya, Amelia prit une feuille et une plume pour répondre à Miiko.
« Miiko,
1- Je sais bien que les Draconis ne sont pas les mieux vu dans votre « charmante » cité (par ailleurs, je sais très bien que tu n'en penses pas un traître mot lorsque tu écris qu'Alanathème est magnifique) mais tout de même ! Vous n'avez pas honte à Eel ? Vous profanez les tombes de mes ancêtres pour leur prendre ce qu'il reste de leurs écailles pour vous en servir d'ingrédients d'alchimie ? Je me sens horrifiquement horrifiée ! Est-ce que moi, je m'amuse à la aller profaner des tombes de kitsunes ? Non ! C'est une honte !
2- « Des gens qui chevauchaient un coffre ». Cette phrase (ainsi que cette situation) n'a aucun sens dans ce plan de l'existence. Mais bon, admettons que cela soit possible. Si des gens s'amusent effectivement à monter un coffre, comment veux-tu que je le sache ? Ton ancêtre adoptif (qu'il ne ressorte jamais de sa tombe, celui-là) a décrété que les Draconis pouvaient garder leurs chevaliers mais que ceux-ci n'avaient pas le droit de patrouiller hors d'Alanathème... Tu te souviens ?
3- Là encore, je te renvoies au décret de ton ancêtre. Mais sinon, c'est promis juré, si nous retrouvons ton humaine, nous t'enverrons sa tête joliment emballée dans du papier cadeau bleu à pois avec du joli ruban doré. :D
Bisous bisous, Amelia. »
La Draconis relu une dernière fois sa réponse puis lâcha un rire de mégalomane avant de l'attacher au crowmero qui s'en alla presque aussitôt. Amelia observa quelques instants le familier s'éloigner jusqu'à devenir un petit point indistinct au travers de la fumée d'Alanathème. Soudain, le vrombissement d'une mouche capta son attention. Les yeux dorés à la pupille fendue d'Amelia repérèrent presque instantanément l'insecte. Un sourire immense étira ses lèvres tandis qu'elle partait à la poursuite de la mouche à travers les couloirs de son palais pour essayer de l'attraper.
Lorsque l'on voyait Amelia (ou n'importe quel autre Draconis du temps où Amelia n'était pas leur dernière représentante) chasser ainsi de pauvres insectes, on comprenait aisément pourquoi les habitants d'Eldarya avaient tant de mal à prendre au sérieux les dragons.
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Anecdote inutile : Alanathème est inspirée de la cité d'Ankh-Morpok dans les Annales du Disque-Monde.
Anecdote inutile (bis) : Contrairement à ce que l'on pourrait croire venant d'une Mary Sue, Héli n'a pas 36000 secrets. Elle n'en a que trois. Je vous laisse deviner lesquels. :p
