Voici le seizième chapitre. J'espère qu'il vous plaira.

A propos, est-ce moi ou il y a de moins en moins de reviews ? L'annonce de la fin imminente vous fait déprimer (à moins que ce ne soit la rentrée…) ?

Bonne lecture !


Chapitre 16 - Que les masques tombent !

Était-il possible de se tromper entièrement de voie et de partir à la dérive dans un choix de vie irrémédiablement inutile ? Fenrir Greyback pensait qu'oui.

Il aurait vendu femme et enfants pour du pouvoir, et des enfants à dévorer.

Et il avait choisi de se battre aux cotés du Dark Lord, pensant obtenir ce qu'il voulait. Il avait écopé d'une dizaine d'année à Azkaban, avait été rabaissé au rang de Loup-Garou, cette descendance d'humains maudits par la lune, quand il était un Lycan, une race à part entière. On lui avait supprimé tous ses pouvoirs, et le Prince de l'Ombre, attaché va savoir pourquoi aux bambins, lui interdisait de dévorer des enfants. Et par souci de garder sous contrôle le nombre de Loups-Garous et Lycans, il ne pouvait pas transformer ces mêmes gamins.

Alors oui, il regrettait son choix.

Et c'était pour ça qu'il avait tué sauvagement, les gosses de Sang-Pur, qui le prenaient de haut et qu'il s'était allié avec le pire ennemi du camp Sombre.

Il s'était allié avec Albus Dumbledore.


Le corbeau fondit sur l'ennemi. Un peu plus loin, Eru tentait de joindre Erèbe avec leur lien télépathique. Des fois, l'oiseau regrettait de ne pas avoir un lien aussi privilégié. Mais là, il n'avait pas le temps, il devait détruire le plus possible de succubes. Ses yeux rouges parcoururent le champ de bataille et trouvèrent une cible facile. En un clin d'œil, il fut sur elle.

A tort.

Il ne vit pas venir le rayon. Pas plus qu'il ne sentit la vie le quitter. Il était un corbeau après tout. Son intelligence était plus présente que les autres animaux, mais il restait un oiseau normal. Il eut juste le temps d'atteindre Eru et de déposer devant lui le drapeau de leurs ennemis. Un drapeau qui ne pouvait plus cacher les rebelles aux d'Erèbe. Si toutefois ils arrivaient à le joindre.

Aria ne pourrait bientôt plus se cacher.


Erèbe voguait dans un univers sombre, celui de l'inconscience. Il avait encore surestimé ses forces et s'était évanoui après avoir conjuré de nouvelles armes ensorcelées pour ses armées. Il sentit un lien se tendre, puis se briser, sans vraiment y prêter attention. Pourtant, quand il s'éveilla enfin, la Magie pulsait dans ses veines, le poussant dans une nouvelle crise.

Un nouveau mort !

Encore un familier !

Tant de morts !

Il tenta d'ignorer cet appel à la tuerie, avec difficulté, parce qu'il n'avait vraiment pas besoin de détruire un peu plus de personnes en tuant des innocents. Et pourtant…

Acharn était mort. Son messager, son intermédiaire était mort.

C'était étrange.

Erèbe ne prit pas conscience de l'urgence de la situation, appelé par Ginevra pour la dernière réunion avant le dernier combat.

Erèbe ! Ne vois-tu pas ce que cela veut dire ?

EREBE !


La salle de réunion était remplie, une fois n'est pas coutume. Y fourmillaient les nombreuses créatures en attente d'ordre, leurs familiers, des Deatheaters qui patientaient jusqu'à l'arrivée de leur chef…

Ils attendaient leurs dirigeants.

Quand Erèbe entra dans la salle, le silence se fit et chacun se tourna vers le légendaire Prince. Les Créatures Sombres s'écartèrent pour se mettre en rang et les Deatheaters se regroupèrent en le regardant avec défiance.

Le regard hagard, les cheveux sales, les habits froissés et le teint blême, Erèbe avait vraiment mauvaise mine. Le suivant, comme à son habitude, Ginevra entra, pâle comme un zombie, et au regard vide. Aglar, le jaguar familier, trottinait à ses cotés, la fourrure mate et le poil tombant. L'animal gémit plaintivement et se colla contre les jambes de sa maîtresse adorée qu'il ne pouvait consoler. Elle passa sa main sur les oreilles, les grattant d'un air absent.

Marie entra à son tour, tenant sa blessure obtenue lors d'un raid qui avait mal-tourné, des Créatures Alchimiques les attendant. Ses deux sabres qu'elle garait perpétuellement dans son dos étaient couverts de sang qu'elle n'avait pas eu le temps de retirer.

L'effervescence régnait, car la Dernière Bataille arrivait.

« Il est temps, soldats ! » S'écria Tom en entrant lui aussi dans la salle, entouré de Lucius et d'un Fenrir boitillant.

Une ovation répondit et, pour la première fois, Ginevra grimaça. Les bruits forts étaient la seule chose qui la faisait réagir. Puis elle se figea. L'odeur de Draco et de son sang flottait dans l'air, une flagrance qui la grisait autant qu'elle la mettait dans une fureur sans limites.

Le tueur était là.

Discrètement, sans donner de signes de vie, elle renifla l'air ambiant. Aucune des Créatures ne portait son odeur et elle passa aux Deatheaters. Tom avait l'odeur d'Erèbe et Lucius sentait presque comme Draco mais ils n'avaient pas la bonne.

Fenrir Greyback, le seul survivant de l'attaque, si.

Il avait l'odeur de Draco. Il en était imprégné et pour ça, il aurait fallu qu'il le voie, il y a peu ou qu'il… Ou qu'il le dévore.

« Meurtrier. » Gronda-t-elle.

Erèbe lui jeta un étrange regard, entre la folie et la tristesse et posa nerveusement la main sur l'épaule de la rousse. Sa main tremblait.

« Traître. » Dit-elle un peu plus fort, son regard ne quittant plus le Lycan.

Il finit par remarquer l'attention dérangeante dont il était l'objet et tourna ses yeux vers la jeune princesse. Il aperçut le jaguar au pelage hérissé et eut une moue dédaigneuse. Un chat. S'en fut trop pour Ginevra, qui bondit toutes griffes dehors, l'écume au bord des lèvres et crachant sa haine.

« Vous les avez tués ! Vous êtes le meurtrier ! Vous l'avez dévoré ! Assassin ! Traître ! »

La compréhension se fit dans l'esprit embrumé d'Erèbe et il secoua sa main, ordonnant silencieusement aux Elfes de saisir le délateur. Il s'approcha et murmura :

« La trahison a toujours fait partie de mes vies. Il semblerait que je ne puisse accorder ma confiance à quiconque sans qu'elle ne soit bafouée. »

Le rebelle hurla des insanités, crachant au visage du Prince et se débattant dans les bras de ses futurs bourreaux. Pour toute réponse, Erèbe le gifla et ricana :

« Tu n'es qu'un traître ! Tu as tué mes amis et le fiancé de l'une de mes protégés ! Tu as vendu des informations pour de la puissance et des enfants à mordre ! Comment ose-tu redresser ainsi la tête, alors que sur tes épaules pèsent bien plus de crimes que sur les nôtres ! ? »

Il s'arrêta un instant, puis reprit avec autant de haine dans la voix que de fiel :

« Ton châtiment te sera offert par Ginevra, celle à qui tu as retiré son âme. Puisse-tu moisir dans le Tartare et y regretter tes actes immondes ! »

Il s'écarta et ordonna aux Elfes de le conduire dans une salle isolée où la princesse aurait tout le loisir d'exprimer son courroux. Puis il se tourna vers son amant. Voldemort avait suivi, interloqué, l'échange et la sentence, voyant l'un de ses meilleurs Deatheaters être en réalité un traître. Il se reprit et s'assit sur l'un des sièges accolés à la longue table rectiligne.

« A présent, il est temps de commencer la réunion. Prenez place. »

L'ordre se refit et tous obéirent à l'injonction.

Plus que trois jours.


Aglar se faufila silencieusement hors des murs de la forteresse de Voldemort. Il avait une mission.

Il devait contacter les Créatures Blanches.

Il portait, attaché à son cou, une lettre bénéficiant de la Rune de l'Ombre, demandant pour la Bataille, une alliance contre Albus Dumbledore. C'était d'une importance capitale, et c'était pourquoi Ginevra avait accepté de se séparer de lui.

Il n'avait que trois jours.


La bataille faisait rage, les Dryades et les Banshees luttaient contre les Succubes et les Incubes. Et Erèbe qui était coincé dans le monde des humains. Eru, avec l'énergie du désespoir, envoyait constamment des signaux de Magie à son maître, tout en se battant. La bataille finale n'allait plus tarder, et la garde rapprochée du Prince n'avait pas le temps d'ouvrir un portail pour rejoindre leur Prince. Les Succubes, eux, n'avaient aucuns scrupules. Explosions, tueries, elles se battaient pour tuer, non pour vivre. Nombre d'entre elles tombaient en emportant leurs ennemis avec elles.

Eru hurla pour rassembler les troupes. Le loup noir gronda, et se jeta à son tour dans la mêlée. Il savait qu'il allait mourir. Les succubes avaient moins d'incertitudes qu'eux et elles étaient plus nombreuses. Un coup de griffe lui ouvrit le ventre. Il saignait. Beaucoup même. Une morsure à l'œil l'empêchait de voir ses adversaires.

Les Alliés tombaient comme des mouches. Une dernière fois, le loup hurla.


Le jeune homme était entré avec le vendeur dans l'arrière-boutique. Le louveteau le regarda, craintif : il dégageait tant de magie…Mais il avait un air triste et seul. Comme s'il n'avait jamais eu d'amis !

Le louveteau se retrouvait dans lui. Il jappa, pour remonter le moral de l'adolescent. Celui-là, il n'était pas plus humain que lui.

« Tu m'as l'air bien seul petit… Veux-tu venir avec moi pour m'aider et me protéger ? »

A nouveau, il jappa. Il le voulait bien. Il avait déjà protégé. Sa meute avait fait de lui un tueur d'humain pour aider ses frères et sœurs. Et sa mère. Jusqu'à l'incendie qui avait décimé leur forêt.

« Je m'appelle Erèbe. Et toi, ce sera Eru, jeune loup. Cela signifie meurtre. Montres-toi-en digne et tues pour moi. »

« Eru » remua la queue. Si son nouveau maître le voulait, il irait jusqu'à se tuer pour lui.

Pour sa meute.


Il s'écroula, épuisé. La douleur lui coupait le souffle. En plus de son ventre à présent, des coupures traversaient son dos, sa queue, et son museau. Il en avait tué beaucoup pour Erèbe. Maintenant, il devait se reposer. Oh ! Juste un peu, puis il reprendrait le combat.

Son souffle s'éteignit. Il ne restait plus aucun survivant.

Good Night Eru.


Dans le monde des Humains, Erèbe se réveilla en sursaut. En sueur il dit, un sourire triste aux lèvres…

« Merci petit loup… Et navré… »


La mort de son familier avait eu au moins le mérite de réveiller Erèbe. Il ignorait la raison pour laquelle son cher louveteau était mort, mais nul doute que ce ne devait pas être dû au hasard, alors que l'échéance se rapprochait. Tous ces morts le lassaient et il n'imaginait pas perdre à nouveau des êtres chers.

Tom y compris.

Il avait cessé de se voiler la face. Après tout, l'âme de « Harry » était en lui. Et puis, on pouvait tomber amoureux de quelqu'un d'autre que son âme-sœur. Sans oublier que la sienne était morte. Depuis longtemps.

Il ferma les yeux, sentant sa vieille douleur s'éveiller à nouveau. Seules pouvaient comprendre Marie et… Aria. Elles étaient les seules à être encore vivante, les seules de cette époque de souffrance, de mensonge et de trahison.

Il avait survécu, et il voulait oublier, enfin, tout cela.

Tom serait son Roi, serait celui à qui il offrirait son âme et son cœur en plus du corps qu'il avait déjà. Erèbe était prêt à tourner la page, mais il voulait d'abord finir cette mascarade, finir le jeu et pouvoir ranger les pièces.

La pièce allait se terminer.


Ginevra aiguisa une nouvelle fois ses griffes et s'observa dans le miroir, l'œil morne. Lys l'aurait sûrement gentiment grondée de ne plus prendre soin de son apparence. Mais pour qui ?

Erèbe ? Non. Il n'y ferait pas attention.

Draco était mort, et son monde avait disparu avec lui. Sa vengeance accomplie envers Albus Dumbledore, Ginevra savait déjà qu'elle allait partir. Après tout, Erèbe s'était repris et revenait vers Tom, craintivement.

Ginevra soupira, puis se dit que, pour le dernier jour, elle pouvait bien être coquette. Une jolie tenue de combat, une coiffure agréable et propre. Cela ne la tuerait pas.

Elle se releva de son siège et se tourna vers la baignoire blanche, qu'elle remplit d'un sort.


Il était prêt. Erèbe était prêt.

Il portait sa tenue de combat préférée, à savoir une tenue en peau de magyar à pointes, de couleur brune. Le cuir lui collait à la peau agréablement, et le protégeait de manière plus sûre qu'une armure. Les enchantements empêcheraient les sorts mineurs de le toucher, et les sorts majeurs seraient absorbés par sa propre puissance pour être renvoyés à l'envoyeur.

Il n'y aurait qu'une manière de le tuer.

Ses éventuelles blessures guériraient en quelques minutes, dix au maximum et son sang de démon détruirait les poisons. Les sorts seraient arrêtés et la Magie le protégerait.

Sauf des sorts de son pays natal.

La langue grecque possédait des sortilèges extrêmement puissants, autant que les sorts latins, et certains d'entre eux s'attaquaient non pas au corps, mais à l'âme. Si ses adversaires connaissaient certains d'entre eux, particulièrement à tête chercheuse, alors il était mort.

Il ricana. Aucune chance.

Deux jours avant le Combat.


« Tom ? »

Erèbe entra avec une timidité qui ne lui était pas habituelle. Il jeta un coup d'œil autour de lui, observant avec admiration les peintures faites à même le sol, les murs et le grand miroir qui constituait le plafond. Le manoir Malfoy était vraiment magnifique.

Dommage qu'il n'ait plus d'héritier.

Narcissa était stérile, et Lucius, contre la tradition, refusait de la répudier pour prendre une femme plus jeune. Son fils était mort, mais il était prêt à offrir à Ginevra, sa belle-fille, le manoir et ses autres possessions.

Une générosité qui ne leur rendrait pas le bonheur perdu.

Le Dark Lord tourna la tête vers son aimé et lui offrit ses beaux yeux écarlates. Leur couleur était plus foncée que celle de l'œil d'Erèbe et leur éclat n'était pas ou peu, ternie par la folie. Il sourit, heureux de voir le Prince chercher sa compagnie.

« Erèbe ? »

Erèbe se mordit la lèvre, perçant la fine peau de ses crocs qu'il ne quittait plus. Son apparence inquiétante terrorisait ses ennemis et en cette époque, il valait mieux qu'il ne quitte plus son apparence réelle. Ou presque réelle. La vraie les tuerait tous. Alliés comme ennemis.

« J'ai… Quelque chose à te demander. »

Tom pencha la tête, interrogatif. Erèbe qui hésitait ? Que Ginevra n'accompagnait pas ? Voilà une chose bien étrange.

« Et… ? » Demanda-t-il.

« Hum. Je désirerais être marqué. »

Tom ouvrit de grands yeux. Marquer le Prince de l'Ombre ? ! Etait-il en train de rêver ?

« Ne fais pas cette tête, j'ai l'esprit (à peu près) clair ! » S'agaça Erèbe.

« Excuse-moi. Disons que c'est inattendu. Quand je te l'ai demandé, tu as refusé net. »

« Les choses ont changé et le scénario a dévié, Tom. Je veux être certain de pouvoir enfoncer Dumbledore plus bas que terre. La folie n'excuse pas tout. »

Tom posa sa main sur la joue d'Erèbe, les yeux brillants.

« Je suppose que ma simple marque ne te suffira pas ? »

« Exact. Garde ta tête de mort. Mets donc un phénix – mon symbole – à la place. »

Tom rejeta la tête en arrière et rit joyeusement. Les occasions étaient rares, mais Erèbe restait une source de sourire et d'allégresse inépuisable.

« Très bien mon amour. »

Erèbe sourit et l'embrassa.

Plus qu'un jour.


L'armée se tenait devant les portes d'Hogwarts, devant leur destin. Certains Deatheaters, affrontant pour la première fois l'Ordre, tremblaient de peur et d'excitation à la fois.

L'heure était venue.

Erèbe sautillait presque d'exaltation morbide à l'idée d'affronter enfin ses ennemis, ceux qui étaient responsables de la mort de « Harry ». Son ivresse était contagieuse car une lueur de vie dansait dans les yeux de Ginevra dont les mains griffues tremblaient. Tom, lui, était impassible, mais un léger frisson le prenait parfois.

C'était la fin.

la Faucheuse va se régaler d'innocents et de meurtriers…

Les paroles de la Magie révélaient à quel point il était temps, car même les enfants de l'Ecole avaient perdu leur naïveté, ils étaient tous prêts à se battre pour leur vie et leurs convictions malgré le danger, malgré la mort.

Malgré leur terreur.

Erèbe se mit sur la pointe des pieds et posa sa main sur l'épaule de Tom, murmurant à son oreille :

« Après… Après, j'aurai à te dire quelque chose d'important. »

Si Voldemort s'en inquiéta au début, le sourire retrouvé de son amant le rassura. L'air malicieux autant qu'impitoyable, Erèbe sortit le Bâton de Merlin, prêt à invoquer la Porte des Enfers, d'où sortirait le reste de ses Créatures Noires. Le combat serait inégal et mis à part la violence des Jouets Alchimiques de Dumbledore et le directeur lui-même, ils n'auraient aucun problème à gagner.

Gagner la guerre.


Alycia souffla, observant avec désespoir la Porte restant fermée malgré ses supplications. Elle s'adossa à l'Arche de Pierre et grimaça en comprimant sa blessure au ventre.

Ils avaient perdu.

Erèbe n'avait pas prévu la défection d'Aria, qui tombait au plus mauvais moment. Avec ce qui restait de l'armée, Erèbe avait une chance de vaincre, mais bien plus minime de ce qu'il avait prévu.

Et Aria les avait vendus.

Elle avait donné à Dumbledore le moyen de tuer le Prince, elle avait offert au fou le moyen de renverser le cours de la Bataille. Alycia ignorait pourquoi elle avait fait ça mais elle ne pouvait lui pardonner.

Les Créatures Sombres allaient périr, détruites par cette succube avide de revanche caduque.

Sa vue se brouillait et Alycia plissa les yeux, cherchant à distinguer le tourbillon bleu qui la mènerait au Prince de l'Ombre. Ce furent deux silhouettes sombres et floues qui se dressèrent devant elle. Elle gémit de douleur, compressant un peu plus la plaie.

« Tu as perdu, Démon. »

Cette voix…

« Pauvre de toi, si triste. Erèbe ne te le pardonnera pas. »

C'était celle…

« Qui sait, peut être se taira-t-il, comme tes défunts parents. »

Alycia se crispa à la mention de ses géniteurs abhorrés. Mais elle avait compris, malgré la faucheuse s'approchant à grands pas.

Aria allait trahir une nouvelle fois.

Elle allait envoyer à Erèbe son armée presque intacte. Elle allait renverser une nouvelle fois l'ordre établi.

Erèbe et Tom ne s'en remettraient pas.

« Je… Je suis… Navrée… Mon Prince… »

Une lame s'abattit sur sa gorge, et sa dernière vision fut celle du sourire triomphant de la servante.


Fin du Chapitre

Je songe sérieusement à mettre "Tragedy" au lieu de « Drama »…

La suite dimanche prochain, le 05 septembre (oh, joie, la rentrée... Bouhou... snif)

Review ?

Kiss

Asuka Tanku