Finalement ! Nous étions après des heures, à l'entrée d'Evanston. Ce voyage avait définitivement pris trop longtemps. La pire partie étant probablement la monotonie de notre traversé dans le Nebraska, que je n'avais personnellement jamais visité mais que j'avais détesté voir. La route avait été calme. Charlie et moi n'étions pas des personnes qui exprimaient leurs émotion. Mais il devait avoir ressenti le besoin d'un lien car il était, en un sens, en train de perdre sa petite fille. Il avait essayé de s'arrêter si souvent pour visiter différents sites, mais j'étais trop anxieuse d'arriver en Illinois.

« Bells, j'ai une surprise pour toi ». Je déteste les surprises. « Ta tante et ton oncle à Higland Park ont cette vieille camionnette qu'ils essayaient de vendre et quand ils ont découvert que tu serais si près de chez eux, ils te l'ont offert pour que tu l'utilises tant que tu seras là-bas. De plus, ils pensent qu'elle te donnera l'occasion de leur rendre visite et de mieux les connaitre. »

Je ne pus m'empêcher de noter le mot « vieille » dans cette phrase. « Vieille comment, papa ? ». je n'étais pas difficile. Je veux dire, je n'avais encore jamais eu de voiture à moi avant ! Mais j'étais nerveuse en imaginant ma voiture me lâchant d'un endroit désert autour de Chicago, sans aide possible.

« Ne t'inquiète pas Bells. Elle est en très bon état. Tu sais comment ton oncle John est avec les voitures. Elles sont presque ses maitresses. Sérieusement, je ne sais pas comment fait Jane avec lui ». Je riais sous cape. Je ne connaissais pas très bien mon oncle et ma tante. Ils vivaient si loin que je les avais seulement vu quelque fois à des réunions famille où Charlie m'avait emmené. J'aimais ce que je ne connaissais pas.

« waouh ! merci papa ! J'apprécie vraiment cette attention. Allons nous la chercher maintenant ? » Charlie sourit juste et approuva.

Alors que nous nous engagions dans l'allée de chez Jane and John, je vis pourquoi ils pouvaient avoir eu des problèmes pour vendre leur camionnette. Elle était de couleur rouge rouillée et semblait dater des années 50. J'adorais le sentiment de sureté qu'elle dégageait, sans mentionner sa solidité, elle semblait assez solide pour garder un manche comme moi en vie en cas de besoin. Je ne savais pas qu'ils vivaient dans un quartier très sympa, où une telle camionnette semblait déplacée. Les voitures devant les autres maisons semblaient toutes très chères, et leurs voisins aisés. Je vis une drôle de petite voiture jaune et une berline argentée garées devant. Comment ce serait dans l'une d'elles ?

« Charlie ! Isabella ! » Ma tante et mon oncle coururent dehors nous accueillir. Je les remerciai chaleureusement pour me permettre d'utiliser la camionnette.

« Promets –moi juste que tu traiteras Roxanne avec tout le respect que cette digne dame mérite ». John prononça ces mots avec tellement d'amour et de fierté. Je dus réprimer un rire quand je vis Jane rouler des yeux en me regardant.

Nous restâmes la nuit avec eux, profitant de la conversation et de la bonne nature. Quand il fut temps d'aller au lit, j'eus bien du mal a m'endormir. Je n'arrêtais pas de penser au lendemain, à comment serait ma colocataire, si j'aimerais les cours, etc, etc. Je remarquai un doux son provenant de l'extérieur. Je mis fin à mes pensées pour me concentrer sur le son. C'était un piano. Clair de Lune parvint à mes oreilles et je ne l'avais encore jamais entendu si bien joué. Avec la douce musique dans mes oreilles, je m'endormis, mes problèmes oubliés pour le moment.

Je me réveillai au son de crissements de pneu. Je sautais jusqu'à la fenêtre juste à temps pour voir les voitures jaunes et argentées jaillir hors du quartier comme si elles avaient le diable à leurs trousses.

Tous les quatre, nous pûmes apprécier un calme petit déjeuner et ensuite Charlie et moi partîmes. Il suivit dans sa voiture de patrouille, tandis que je conduisais la camionnette. John m'avait rappelé de faire attention à la limitation de vitesse. John suggéra que je reste loin de l'autorout, ou je souffrirai du trafic. Mais il n'y avait pas besoin d'un tel avertissement cependant. L'autoroute semblait et sonnait comme un piège mortel pour moi.

Avant que je m'en aperçoive, nous nous garions devant mon dortoir. Charlie et moi attrapâmes quelques affaires et nous nous dirigeâmes vers le bâtiment. Dieu merci, ma chambre était au premier étage. Je subissais un impact alors que j'ouvrais la porte. Avant que je puisse bien regarder autour, je vis une stupéfiante, petite jeune femme dans mon champ de vision. Elle me surprit tellement que je ne vis presque pas où je me dirigeais et évitais de justesse de m'emmêler avec mon pied gauche.

« Oh mon dieu, tu dois être ma colocataire ! Je suis Alice, Alice Cullen » le nom semblait vaguement familier. « Je suis tellement contente de te rencontrer ». Waouh, elle parlait réellement vite.

« Salut, je suis Bella et c'est mon père Charlie ». Charlie fit un signe de tête poli et dit bonjour en entrant dans la chambre. Alors qu'il décroisait ses bras, je pris le temps de regarder Alice. Elle était minuscule, probablement moins d'un 1,50 mètre. Elle avait des cheveux noirs d'encre coupés courts et coiffés en pique du style le plus cool que j'ai jamais vu. Elle portait aussi des vêtements de créateur. Et alors que je laissai mes yeux balayer la pièce, je remarquai que tout ce qui lui appartenait semblait très cher. Elle avait même un écran LCD de son côté bon sang !

« alors Bella, est-ce que tu aimerais de l'aide ? Mon frère est en train de ramener le dernier de mes cartons ». Où est-ce que cette fille avait trouvé la place dans cette petite boite qu'était notre chambre ? « Lui et moi pouvons t'aider si tu veux ».

« oui, ça a l'air super. Merci ». Je pouvais voir du soulagement dans les yeux de Charlie. Si ce n'avait été pour ma mère, Charlie et moi aurions pu tout apporter en un seul voyage. Néanmoins, l'addition de mes affaires signifiait beaucoup de voyages. A ce moment là, le mec le plus massif et musculeux que j'ai jamais vu, entra avec un énorme carton dans les bras.

« Emmett, pose juste ça par terre n'importe où. J'aimerais te présenter ma colocataire Bella et son père Charlie ». Emmett devait avoir remarqué le choc sur mon visage parce que son sourire semblait montrer qu'il se retenait de rire. Mon visage montrait toujours mes émotions trop clairement.

« Bonjour Bella, Charlie, ravi de vous rencontrer. »

« Salut. »

« Bonjour ». Charlie semblait un peu circonspect envers Emmett.

« J'espère que ça ne te dérange pas Emmett, mais j'ai offert tes services à Bella et Charlie. Ils pourraient vraiment avoir besoin de ton aide. » Il rit et nous dit combien il aimerait nous aider. Il semblait si sincère.

Cela prit seulement deux voyages pour monter toutes mes affaires grâce à Emmett. Plus tôt que je m'y attendais, je disais au revoir à Charlie. Emmett souhaita un bon voyage à Charlie et me dit qu'il serait ravi de me voir plus tard, puis quitta la chambre.

« Bells, fais attention, mais amuse toi bien aussi. L'université est censée être les meilleures années de ta vie. »

« Merci pour tout. Appelle-moi quand tu arrives à Forks pour que je sache que tu vas bien ». Il me prit rapidement dans ses bras puis sortit de ma chambre, ma nouvelle maison pour cette année.

« Bien Bella, on est juste toutes les deux. On a beaucoup de choses à apprendre l'une de l'autre et j'ai le truc parfait pour briser la glace, manucure-pédicure ! ». J'espérais vraiment que ce n'était pas un signe des choses à venir.