La jeune enfant, une fois prête, ouvrit la porte. Elle était vêtue d'un ensemble gris à manche courte. Son regard était comme d'habitude : vide de vie.
-Bon suit moi p'tite, j'te fais visiter et je te donnerais ton boulot à faire.
Alice ne répondit pas. Enfin elle ne voulait pas.
Elle se mordit la lèvre inférieur et comme elle le faisait, un léger filament de sang coula le long de sa petite lèvre.
Blue arqua un sourcil. Il s'avança vers elle la saisissant par les épaules.
-Ne fais pas ça... Je suis là pour t'aider à te soigner.
Alice leva son regard vers lui et lâcha la pression que ses dents exercèrent sur sa lèvre.
-N'ai pas peur... D'accord ? Dit Blue en fixant l'enfant.
-Je n'ai pas peur...
C'était la première fois que Blue entendit la petite voix faible d'Alice. Il fut étonné intérieurement de la lenteur de la voix.
Normalement une enfant devrait avoir cette « joie » de vivre. Mais ce n'était pas, enfin plus, le cas d'Alice.
-Alors suit-moi.
L'homme commença à marcher et l'enfant le suivit.
Alice regarda autour d'elle. Ils passèrent devant la cuisine.
-Si jamais tu as faim, tu me demande. Compris ?
Elle hocha la tête pour dire « oui »
Puis, Blue continua sa visite. Il expliqua à Alice ce qu'il fallait.
-Bien sur il en va de soit que tu entame une nouvelle ici et qu'il faudra que tu participes aux tâches.
Il ne savait pas s'il parlait dans le vide ou non. Mais en regardant l'enfant à ses côtés il compris dans son regard qu'elle l'écoutait.
Il s'arrêta et se retourna vers elle, se mettant à sa hauteur, posant sa main sur la joue de la petite.
-Dommage que tu n'est que treize ans.
Les yeux bleu d'Alice le fixait. Elle ne comprenait pas encore le sens de cette phrase.
Elle savait que sa vie ici serait « mieux ».
Puis, Blue se remit à sa taille et lui prit la main pour l'emmener dans le théâtre pour la laisser avec sa collègue polonaise.
-Elle, c'est Vera Gorski, c'est elle qui s'occupera de ton suivi psychologique.
Puis, il regarda le docteur.
-Vera ! Tu peux venir ?!
Le Docteur Gorski qui était en train de remplir des formulaires profitant que les autres filles soient occupées à faire leurs tâches.
-Oui Blue ?
-Je te présente la petite nouvelle.
-Quel âge ?
-Treize ans, répondit l'homme.
Vera regarda la petite qui s'était cachée derrière Blue.
-A croire qu'elle vous aime bien, lança le docteur sur un ton moqueur.
-Justement, qu'elle s'attache pas trop.
Blue s'écarta et partit dans son bureau laissant la petite Alice face au docteur.
Alice regarda le Docteur et la suivit vers la scène. Elle était déjà venu au « Théâtre », quand Blue avait fais une courte visite.
-Comment t'appelles-tu ?
-Alice, répondit l'enfant.
-Existe-t-il un lien avec le roman du même nom ?
La petite blonde secoua la tête de « non ». Mais peut-être qu'elle se trompait.
-Qu'elle âge as-tu ?
-Treize ans... et demi, répondit-elle en mimant avec ses doigts.
Le docteur nota sur une feuille. Puis, elle se leva.
-Je vais profiter qu'on soit que toutes les deux. Je vais te mettre une musique qui sera Ta Musique. Laisse toi aller d'accord ?
Gorski se dirigea vers l'espèce de magnéto et enroula la bande son autour de plusieurs petit cône cylindré avant de mettre la fameuse musique.
-Dans ce monde que tu imagines, tu as les clés Alice. Tu contrôle ce monde. Tu contrôle ce qui te fais peur.
La petite regarda le docteur.
Elle ferma ses petit yeux et écouta la musique avant de se laisser allée.
Lorsque que Alice ouvrit les yeux, ce n'était plus dans l'Asile que son esprit était mais dans l'histoire que lui contait sa mère : « Alice au pays des Merveilles ».
Alice se rappelait des mots suivant « Si jamais tu n'es pas bien ma Alice, ferme les yeux et imagine s-toi un monde comme Alice! »
Elle regarda ses mains, elles étaient habillées de mitaines blanches et noires. Ensuite, son regard se porta vers ses pieds ou des petits souliers anglais noir les ornés. Ses jambes, quant à elles , étaient vêtus d'un collant blanc. Son corps était recouvert d'une petite robe bleue avec un tablier blanc attaché à l'aide d'un gros nœud papillon dans son dos. Ses cheveux étaient plus long, ondulés. Son teint toujours aussi pâle laissant ressortir ses petits yeux bleu.
La petite regarda autour d'elle, elle pouvait y voir une dizaine de porte.
Elle s'avança vers l'une d'entre elle et ouvrit la plus proche et tomba face à un mur de brique. Elle tenta la porte d'à coté mais celle-ci donnait également sur un mur. Elle ouvrit ainsi toutes les portes, tomba toujours sur le même résultat.
Elle soupira de frustration, les joues gonflées et se retourna voyant un rideau. Elle s'avança vers ce dernier et le tira vers la gauche pour l'ouvrir. Elle remarqua que la taille de la porte était largement plus petite que les autres.
-Comment je vais faire... C'est fermé à clé et puis j'suis bien trop grande pour passé la porte. Si seulement j'étais aussi petite qu'une souris !
Elle se retourna vers le centre et vit un guéridon de verre. Elle s'y approcha et remarqua la clé. Mais son regard fut captivé par la petite fiole qui ornait aussi la table. Elle reposa la clé et saisit la petite bouteille de verre avec l'étiquette : Buvez-moi.
-Je veux bien mais Maman me dit toujours de vérifier s'il n'y a pas marqué poison.
Elle inspecta la bouteille de font en combe.
-Il y a rien alors...
Elle haussa les épaules avant de décapuchonner le flacon puis porta le goulot à sa bouche. Elle buva la moitié du liquide et de reposer le fiole sur la table.
Elle recula de plusieurs pas en regardant le plafond qui soudain, lui paraissait plus loin et plus haut qu'avant.
-Qu'est ce que ! S'étonna-t-elle. Je rétrécis !
Elle rigola comme une enfant.
Elle en avait rêvait et son rêve devenait réel !
Mais plus elle rapetissait, plus les vêtement qu'elle portait devinrent rapidement trop grand. Et ce fut sous une canopée de tissu que l'enfant se retrouva ensevelit.
Quand elle sortit de ce dernier, elle ne faisait plus que vingt-cinq centimètre. Autrement dit la taille idéale pour passer la porte.
Alors, elle se mit à courir vers celle-ci.
Une fois devant, elle essaya de l'ouvrir mais impossible !
Soudainement, elle tilta qu'il y avait la clé sur la table.
Puis, un bruit sourd surgit.
Un bruit de pas. Un fracas de porte
C'était lui, son père.
Alice commença à paniquer.
-Alice ! Résonna la voix du docteur. Ce monde, seulement Toi tu le contrôle. Il ne peux rien t'arriver.
Elle bougeait dans tout les sens et criait de peur.
Blue entra dans la pièce ayant vu grâce aux caméras et essaya de garder le contrôle sur Alice en la plaquant contre le matelas.
-Alice ! Réveilles-toi maintenant !
Mais les geste de défense de l'enfant sont encore présent que sans faire attention, elle griffa l'homme.
Blue ne tiqua pas. Il se devait pas la gifler pour la réveiller brusquement et la faire paniquer d'avantage.
Il la gardait contre le matelas jusqu'à son réveil.
Et une fois qu'Alice fut calmée, Blue la relâcha et rejoint Gorski.
Quand l'enfant fut totalement réveillée de son rêve, les larmes aux bord des yeux..
La bande son s'était arrêter et les cauchemars étaient revenus.
-Ça va aller ?
Elle ne répondit pas, mutée dans un silence.
-Tu peux retourné dans ta chambre, on reprendra demain.
Alice ne tarda pas à descendre du lit et de sortir du « Théâtre » pour regagner sa chambre. Non loin dans la pièce, Blue était présent.
-Alors ? Demande-t-il.
-C'est encore trop récent. Il lui faudra du temps pour qu'elle reprenne le contrôle. Je recommence demain. Il c'est passé quoi au juste pour... Enfin tu vois.. ?
-Elle a tué son père sous une crise de démence. Mais je pense qu'il y a plus profond que cela. Je te laisserais t'en occupée.
Vera acquiesça et le regarda partir.
Elle regarda la fiche que Blue lui avait confié sur la petite avant de retiré ses lunettes.
Elle se leva et regagna le poste musical et rembobina la bande son et la rangea en marquant le prénom « Alice » dessus.
