Les jours qui suivirent étaient les mêmes, consultation au près du docteur Gorski et temps calme après. Sauf qu'Alice devait maintenant effectuer les tâches ménagères. Certes elle n'était pas très grande mais elle pouvait laver le sol et d'autre tâche que Blue lui imposa qui étaient à sa taille.
Alice était toujours aussi silencieuse et très discrète. Elle ne s'était pas faite d'amis préférant sa solitude aux autres personnes.
Elle était en train de frotter le sol, perdue dans ses pensées. Elle repensait à ce que le docteur lui disait. Mais à chaque fois qu'elle entendait le bruit sourd, elle perdait toute confiance, la peur montant rapidement.
-Tu as oublier le coin là.
Alice releva son regard vers l'homme.
C'était CJ, l'un des hommes de main à Blue.
-Blue sera pas très content tu sais ça petite ? Si tu fais mal ton travail.
L'enfant le regarda bêtement avant de mettre l'éponge dans l'eau et de la sortir en l'essorant et frotta là où elle avait oublier.
C'était devant la porte du bureau de l'infirmier.
-Alice tu peux venir me voir s'il te plais ? Demanda une voix de l'autre coté de la porte.
L'enfant regarda la porte. Elle se tourna vers CJ avant d'hésiter de porter sa main sur la clenche. Mais elle le fit quand même et entra dans le bureau de Blue en refermant derrière elle.
-Approches, n'es pas peur Leecy.
La gamine s'avança vers le bureau.
Blue la regarda.
-Alors, comment c'était avec Vera ? Demanda-t-il.
-Bien... Je crois.
-Tu peux me raconter si tu veux, si cela peux te soulager.
Elle trifouilla ses manches, levant sont regard vers lui.
-Je... J'étais dans une salle... Et... Y'avais... Plusieurs portes... Et... Une table au milieu de la pièce avec une clé... Et une fiole aussi.
Blue la regarda et l'écoutait.
-Et... j'ai bu ce qu'il y avait et...
-Tu as rétrécis ? Demanda Blue ironiquement.
La gamine hocha la tête d'un oui.
-Puis après, j'ai entendu un bruit sourd et...
Les larmes montèrent aux bords de ses petits yeux. Elle recommença à se mordre la lèvre à sang sous la panique et les sanglots.
Blue quitta sa chaise pour la prendre contre lui.
-C'est qu'un vilain rêve Alice, tu peux le battre. Tu le sais au fond de toi. La prochaine fois, quand tu retournera dedans, si tu vois un gâteau, n'hésite pas à le manger. D'accord ?
.
Blue la lâcha. Il recula avant de sentir quelque chose d'étrange envers cette gamine. Comme si elle l'attirait. Non pas parce qu'elle avait vécu l'enfer mais pour tout autre raison.
-Tu peux retourner faire tes occupations.
-J'ai fini de laver le sol, avoua Alice.
-Gorski doit t'attendre non ?
Alice haussa les épaules et fila dans le bureau du docteur.
Une fois devant la porte, elle toqua contre cette dernière jusqu'à entrer quand le docteur lui donna l'accord.
-Alice. Tout va bien ?
-Je voudrais recommencer... S'il vous plais.
-Si tu veux, mais après tu me parlera de toi, d'accord ?
L'enfant acquiesça. Elle était déterminée d'un sens.
Elle prit place sur le canapé, attendit que le docteur Gorski mette la musique.
-Souviens toi Alice, toi seul contrôle ce monde. Compris ?
-Oui !
Gorski sourit un peu. Puis, les petit yeux bleus se fermèrent et la revoilà partie.
Lorsque qu'Alice ouvrit les yeux, elle scruta autour d'elle. Elle pouvait y voir une dizaine de porte. L'endroit n'avait pas changé. Par réflexe, elle s'avança vers l'une d'entre elle et ouvrit la plus proche et tomba face à un mur de brique. Elle tenta la porte d'à coté mais celle-ci donnait également sur un mur. Elle ouvrit ainsi toutes les portes, tomba toujours sur le même résultat.
Elle se retourna vers le centre et vit un guéridon de verre.
Elle s'y approcha et remarqua la clé. Mais son regard fut captivé par la petite fiole qui ornait aussi la table. Elle reposa la clé et saisit la petite bouteille de verre avec l'étiquette : Buvez-moi.
-Evidemment que je vais te boire ! Dit-elle en souriant.
Elle décapuchonna le flacon puis porta le goulot à sa bouche. Elle bu la moitié du liquide et reposa la fiole sur la table.
Elle recula de plusieurs pas en regardant le plafond qui soudain, lui paraissait plus loin et plus haut qu'avant.
Elle rigola comme une enfant suite à cette sensation qui lui était agréable.
Mais plus elle rapetissait, plus les vêtement qu'elle portait devinrent rapidement trop grand. Et ce fut sous une canopée de tissu que l'enfant se retrouva ensevelit.
Quand elle sortit de ce dernier, elle ne faisait plus que vingt-cinq centimètre. Autrement dit la taille idéale pour passer la porte.
Elle vit la porte et se mit à courir vers celle-ci.
Une fois devant, elle essaya de l'ouvrir mais impossible !
Soudainement, elle se rappela qu'il y avait la clé. Puis, un bruit sourd surgit, un bruit de pas et un fracas de porte. C'était lui, son père.
-Aliiiice c'est Papa ! Ou tu te caches petite garce !
La petiote ne devais pas flancher, pas maintenant. « Contrôle toi Alice... Rappelles-toi ce que t'as dit Blue... ». Elle regarda la pièce du regard et vit une petite boîte. Elle ne put s'empêcher de courir vers elle et elle s'arrêta devant. La gamine l'ouvrit et prit le gâteau. Mais au même moment...
-Je te tiens ! Fit la voix de l'homme. Cette fois-ci tu rejoindra ta chère mère que j'aurais jamais du rencontrer !
Alice luttait, criait de douleur.
Elle combattait contre la souffrance de ses os broyés pour porter le gâteau à sa petite bouche.
Elle sentait ses os se casser sous la poigne qui se refermée sur son petit corps.
« Encore un effort... », pensa-t-elle.
-Tu sais ma Licee, tu m'as fait mal l'autre jour avec ton jouet. Mais cette fois ci Maman pourra pas venir te sauver. Tu es Toute Seule !
Avec tant bien que mal, l'enfant réussit à croquer dans la friandise. Elle en avait croqué un bon gros morceau. Enfin elle avait mangé tout le gâteau ayant des miettes autours de la bouche.
-Faites que ça marche... marmonna-t-elle.
-Que racontes-tu, tu as perdu la tête ! Comme ta mère ! Aussi folle !
Mais le corps d'Alice commençait à changer.
En effet, les secondes passèrent.
Soudainement la morphologie de l'adolescente grandissait encore et encore que la main de son père eu du mal à la retenir que ses doigts se craquèrent.
Son grand pied toucha le sol ainsi que l'autre. On aurait dit un titan.
La situation était inversée. Alice était devenu Grande et son père Petit.
Car, à cet instant précis, sa tête heurta le plafond de la salle qui lui parût plus petite. En faites, elle mesurait désormais plus de deux-mètre soixante-quinze.
D'un geste brute, elle attrapa son père dans sa main, resserrant sa poigne.
-Je n'ai plus peur de toi... dit-elle en continuant de serrer l'emprise. Tu n'es que le monstre de mes cauchemars !
Soudainement, la silhouette disparu laissant Alice dans cette étrange situation.
Elle se rappela de la clé et la fit tombé d'un coup sec et attrapa le reste de la fiole buvant ce qui restait.
Elle rapetissait à vue d'oeil et elle était assez grande pour enfin passé la porte.
Elle attrapa la clé qui était au sol et courut vers le rideau.
Elle inséra la clé dans la serrure, la tourne et ouvrit la porte la laissant face à un immense jardin magnifique.
Alice ouvrit les yeux. Elle regarda autour d'elle avant de voir le docteur Gorski arrêter la musique.
-Comment te sens-tu ?
-Mieux.
-Bien, je vois que tu as passé ta première étape car tu souris.
Alice fut surprise. C'était bien la première fois qu'elle souriait dans cet endroit.
-Alors, racontes-moi Alice, pourquoi et comment tu es arrivée ici.
L'enfant se mit à expliquer ce qui c'était passé. Elle expliqua que son père la battait et qu'un soir elle l'avait... Tué et après voilà. Bon c'était que le début car le docteur se doutait qu'il y avait encore des chose plus antérieur à ça.
