Merci à Alamane-kun , audelie, didinou, de m'avoir laissé un commentaire sur le chapitre précédent. Merci encore et j'espère que vous allez aimé celui-ci. Allé bonne lecture...
Chapitre 13
- Merlin… Merlin, tu peux m'entendre ?
- Donne-lui du temps. Il vient juste de se réveiller.
La voix d'une douce femme peu familière lui dit.
- Je ne peux pas croire ça, dit cette fois une voix familière en chuchotant, - après tout ce temps. Merlin, fils ouvre les yeux pour moi.
Il essayait vraiment, mais ses yeux étaient comme collés ensemble. Il ouvrit la bouche pour parler avec eux.
- Non Merlin, ne parle pas. Tu as un tube dans ta gorge et nous ne l'avons pas encore retiré, dit la femme avant de continuer, - si tu parles, tu vas plus endommager ta corde vocale avant que nous le retirons.
Merlin gloussa. Sa gorge était sèche et irritante, ça faisait mal juste lorsqu'il respirait. Est-ce qu'elle venait de dire un tube respiratoire ?. Merlin sentit soudainement une main poser sur le sien.
- Merlin, serre mes doigts si tu m'entends.
Cette voix, il se sentait nerveux à l'intérieur. Il a besoin d'entendre cette voix, il ouvrit les yeux mais les ferma rapidement. La lumière de la chambre brûlait ses yeux.
- Vous pouvez éteindre la lumière ? Dit docteure Glade à Balinor. Celui-ci a rapidement fait ce qu'elle lui demandait.
- OK, Merlin...ouvre les yeux.
Très doucement Merlin ouvrit les yeux. Il regarda directement le plafond au-dessous de lui avant de regarder la personne qui avait pris sa main. Il maudit sa vue qui n'était pas terrible. Il savait qui était là, il voulait juste voir son visage. Merlin plissa les yeux. Il entendit une voix heureuse.
- Par ici, chéri.
Merlin reconnut instantanément la voix de sa mère. Il sentit la main chaude caresser son visage, il pouvait voir clairement et regarda directement Arthur qui était assis sur une chaise à côté de son lit en tenant toujours sa main.
- Merlin, c'est si bien de te voir finalement réveiller.
Merlin se tourna vers la voix et vit Morgana qui était assis à sa gauche.
- J'étais tellement inquiète. Je pensais que tu ne te réveilleras pas.
Merlin le regarda confus. Se réveiller ?. Qu'est-ce qui s'est passé ?. La docteure marcha jusqu'à lui en suivant les pensées de son patient. Elle commença à examiner ses yeux avec une petite lampe.
- Merlin, tu te souviens de ce qu'il s'est passé ?. Ne parle pas, hoche juste la tête ou secoue le, elle ajouta rapidement. Merlin pensa un moment avant de hocher la tête doucement. Morgana regarda inquiet docteure Glade.
- Ne vous inquiète pas. C'est parfaitement normal après un traumatisme d'oublier ce qu'il s'est passé, mais ses souvenirs vont revenir dans quelques jours, elle dit doucement. Elle se retourna et fit signe à Hunith et Balinor, - je vais vous donnez quelques minutes avec lui. Je vais chercher un plateau repas pour qu'il puisse manger. C'est important qu'il mange après une si longue période, elle dit en marchant vers la sortie de la chambre. Merlin était encore plus confus. Il allait parler.
- Merlin… dit Arthur en le réprimandant, - tu sais ce que la docteure à dit à propos de parler.
Merlin le regarda avant de hocher la tête. Son regard partit vers son bras. Il cligna des yeux et leva son bras gauche qui était bandé. Confus, il regarda les personnes autour de lui.
- Merlin, fils, tu étais dans un incendie, expliqua son père. Le regard du garçon passa de son père à Arthur lorsqu'il parla.
- à l'école. Ils disent que quelqu'un t'a enfermé dans le gymnase et que tu ne pouvais pas t'échapper.
Merlin commença à respirer fortement et secoua la tête.
- Ils ont trouvé des indices, Merlin, chuchota Morgana, - le gymnase était verrouillé de l'extérieur avec une chaîne et il y avait de l'essence quasi tout sur le troisième étage qui menait vers la salle de sport. Heureusement que la salle du gymnase n'avait pas d'essence sinon le feu aurait pris quelques secondes pour tout brûler.
Merlin regarda cette fois sa mère qui pleurait.
- La police était venue ici tout le temps, chéri, elle regarda la porte, - tu es sous surveillance jusqu'à ce que la police trouve qui a voulu te tuer.
Arthur lécha sa lèvre inférieure et respira
- Est-ce que… je peux avoir un moment seul avec Merlin ?
Balinor regarda le blond.
- S'il vous plaît, dit-il faiblement, - C'est important. J'ai attendu tout le mois.
Mois ?. Les yeux de Merlin posèrent sur Arthur. Hunith fit signe qu'elle avait compris et dit:
- Prends tout le temps que tu as besoin.
Elle agrippa gentiment l'épaule de son mari et le poussa vers la sortie.
- Vient Morgana, finit-elle.
Elle regarda sérieusement un moment Arthur. C'était ce regard qui avait toujours tendance à lui faire peur. Ce regard disait « si tu le fais du mal, je te tue ». Elle les laissa. Arthur vérifia si la porte était bien fermée avant de revenir s'asseoir.
- Merlin, je…, il se tut quand soudainement il sentit sa main être pris par celui de son amoureux en le faisant lever de son siège et se pencher vers lui. Il regarda Merlin dans les yeux et prit une brève respiration. Quand Merlin ouvrit ses yeux, des larmes apparurent.
- Je…
- Ne parle pas Merlin, chuchota Arthur urgemment mais Merlin secoua la tête obstinément.
- C...ui…, sa voix était rauque. Il baissa les yeux alors que sa gorge était sèche. Il essaya de reparler à nouveau, mais sa voix ne sortait pas.
- Merlin, calme-toi. Repose ta gorge. C'est n'est pas le moment, tu me le diras plus tard. Mais maintenant, j'ai envie de te dire quelque chose.
Merlin cligna des yeux. Il hocha la tête pour que le blond continue. Arthur se pencha légèrement en faisant en sorte de s'asseoir à côté de Merlin.
- Tu sais à propos de tes anciens camarades… tu sais
Merlin fit signe lentement mais toujours confus. Arthur ramena la main de Merlin sur ses lèvres.
- J'aurais dû te le dire tout à l'heure, Merlin. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait. Mais ta mère m'a convaincu que tu comprendrais'', ses yeux étaient toujours posés sur Merlin, - elle m'a dit tout à-propos de nous, il continua, - mais ça n'a plus d'importance. Tu m'as donné l'occasion de parler avec quelqu'un d'autre. Et si ce n'était pas à cause d'elle, je ne t'aurai pas dit ça.
Merlin caressa lentement la joue de son amant lorsque ses larmes tombèrent. Merlin savait qu'importe ce que son amoureux voulait dire, il ne changera pas la perception de ce qui faisait Arthur lui. Arthur se racla la gorge.
- Willard et moi… nous sommes sorties ensemble...pendant deux ans.
Merlin fronça les sourcils. Arthur continua.
- Au début, il était parfait, tu sais. Je pense qu'il m'aimait, mais tout avait changé lorsque je l'ai surpris avec quelqu'un d'autre. Le jour suivant, j'ai voulu rompre avec lui, Arthur prit une longue respiration avant de continuer, - il m'a enfoncé et a essayé de…, le blond secoua la tête avec rage, - j'ai pris l'objet le plus proche et j'ai frappé sa tête avec une plaque de verre. Ça m'a donné le temps de m'enfuir.
Merlin fronça les sourcils en tenant Arthur. Il secoua la tête.
- A...mi.., il dit confusément parce que Arthur restait toujours avec ce connard après ce qui lui est arrivé. Arthur lui donna un triste sourire
- Willard m'a menacé de dire à mon père à propos de cette relation si je le laissais de côté. Il s'est quel genre d'homme est mon père donc il sait très bien que ce n'est pas bon pour moi s'il l'apprend.
Merlin était en colère. Alors, Willard utilisait Arthur depuis tout ce temps comme un...Merlin soupira et il mit la tête d'Arthur sur sa poitrine, il sanglotait. Qu'est-ce qu'il pouvait faire ?. Ce n'était pas tous les jours qu'il pouvait dire à la personne qu'il avait vécu la même chose.
- Il était ici, dit lentement Arthur, - il m'a dit de choses, je ne l'ai pas cru.
Merlin tira Arthur doucement pour voir son visage
- Il m'a dit que tu sortais avec lui
Merlin secoua la tête de dégoût.
- Je ne l'ai pas cru, Arthur répéta plus doucement en ramenant sa tête près de la poitrine de Merlin, - je sais que tu es meilleur que ça. Je ressens comme si je connaissais ton cœur et ton âme. Comme je sais que tu es meilleur que moi-même.
Merlin hocha la tête et emmena la tête d'Arthur vers lui doucement pour l'embrasser sur les lèvres, puis sa joue, puis son front. Il se sentait bizarre, c'était lui qui d'habitude devait être protégé et maintenant, il ressentait la nécessité de le protéger. C'était agréable.
À suivre…
Chapitre 14 bientôt.
J'espère que vous avez aimé...
