Bêta : oui
Traduction fait par Herenia
Merci encore pour vos commentaire et bonne lecture
Chapitre 16
(Deux jours plus tard)
Arthur maintient le bras de Merlin et l'aida à s'allonger sur le lit dans la chambre de Hunith et Balinor.
- Attention avec ton bras, murmura le blond.
Merlin sourit.
- Je vais bien, Arthur, dit-il d'une voix éraillée.
Arthur sourit et embrassa le haut du crâne de son copain.
- Je serai dans la cuisine avec Hunith. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n'as qu'à m'appeler."
Merlin gloussa.
- Je vais bien, Arthur. Mais je le ferai, ajouta-t-il lorsque le blond le fixa soudainement avec sérieux.
Quand tout le monde quitta finalement la chambre, un Balinor riant s'assit sur le bord du lit et posa une main sur le genou de Merlin.
- Comment te sens-tu vraiment, fils ?
Merlin rit.
- Je ne peux rien te cacher, n'est-ce pas, papa ?
Balinor secoua négativement la tête.
Merlin humidifia ses lèvres et s'appuya contre le lit.
- Mon bras me fait toujours mal et j'ai toujours des vertiges et des nausées.
Balinor hocha tristement la tête, il a perdu immédiatement son sourire.
- Ton bras souffre toujours des brûlures, et les effets secondaires viennent des médicaments que le médecin t'a donné.
Merlin sourit une nouvelle fois et reposa sa tête contre le panneau du lit.
- Je ne veux juste pas qu'ils le sachent, dit-il en indiquant d'un geste où Hunith, Morgana et Arthur préparaient le dîner. Balinor rit à moitié chaleureusement avant de se rapprocher sur le lit.
- Tu es très fort, Merlin, tu le sais ça ? Mon très courageux garçon, tu grandis, peut être as-tu déjà trouvé ton premier amour. Je n'approuve peut être pas son père mais…. Arthur est quelqu'un de très attentionné, nous pouvons tous le voir. Et le fait que tu es choisi quelqu'un d'attentionné montre que tu es ouvert d'esprit, que tu fais attention aux autres. Et tu t'es accroché à Arthur peu importe ce que nous disions.
Merlin le fixa.
- Tu as choisi de te fier à ton instinct, Merlin et je suis fier de toi.
Le garçon sourit, baissant soudainement son regard sur ses mains posées sur ses genoux.
- Tu sais, Arthur n'a jamais été mauvais pour moi, pas même lorsqu'il s'est présenté à moi à l'école.
Balinor hocha la tête de compréhension.
- C'étaient ses amis, vraiment, dit doucement Merlin, un petit sourire se formant sur ses lèvres, - il n'a plus traîné avec eux une seule fois depuis que l'on s'est rencontré.
Balinor fronça les sourcils.
-….Arthur a tourné le dos à ses amis pour ton bien ?
Merlin acquiesça et son père sourit de nouveau.
- Maintenant c'est le grand amour.
Merlin sourit encore. Balinor sourit soudain narquoisement.
- Donc…. à quand le mariage ?
Les yeux de Merlin s'ouvrirent en grand et il bredouilla :
- Q-q-quoi….?
L'homme tendit le bras et attrapa la bague accrochée autour du cou de Merlin. Celui-ci baissa les yeux et saisit l'anneau en riant.
- Oh, il secoua la tête en rougissant, - ce n'était pas une demande.
- Tu es sûr ? insista son père. Merlin rit plus fort et confirma.
- Oui, absolument. C'était juste un façon pour lui de dire « Je t'aime et je serais toujours là ».
Balinor hocha la tête. L'homme se leva du lit, tapotant le genou de Merlin une dernière fois.
- Repose-toi, fiston.
Il marcha vers la vitre et ferma le rideau, assombrissant légèrement la pièce. Puis il marcha vers le mur où l'interrupteur de la lumière se trouvait.
- Laisse-la allumée, protesta rapidement Merlin. Balinor acquiesça puis s'en alla, fermant la porte doucement. Le sourire de l'homme se fana soudainement et il se dirigea vers la cuisine. Il vit Morgana et Arthur discuter sur le canapé alors que Hunith était dans la cuisine en train de mettre du pain dans le four. Balinor fronça les sourcils.
- Nous avons assez pour du pain à l'ail ?
Sa femme sourit gentiment, avec gratitude.
- Arthur l'a acheté.
Balinor acquiesça.
- Je pense qu'on devrait l'amener en thérapie.
Hunith fronça les sourcils à son tour.
- Nous allons amener Arthur en thérapie parce qu'il a acheté le pain ? dit-elle confuse. Balinor ne put s'empêcher de rire.
- Non, chérie, je parle de Merlin.
Hunith soupira et referma le four.
- Tu sais que nous ne pouvons pas le permettre, Balinor. Spécialement depuis qu'ils ont pris l'assurance.'' Elle se dirigea vers la cuisinière où une marmite était en train de bouillir. Balinor secoua la tête.
- De la soupe ?
- C'était l'idée d'Arthur. Il a acheté du ragoût de bœuf donc nous n'aurons pas à manger le riz pur.
L'homme sentit soudainement son cœur voler en éclats. Il ne pouvait pas prendre soin de sa famille et soudainement ce…. garçon arrivait et commençait à obtenir tout ce que Balinor souhaitait avoir. Il ne s'était jamais sentit aussi impuissant, si insulté, puis finalement reconnaissant et d'un coup déterminé.
- J'étais en train de penser peut être que je devrais reprendre l'école.
Hunith cessa ce qu'elle faisait puis se tourna lentement, dévisageant son mari.
- L'école ? Comme en…. candidat libre ?
Balinor acquiesça. Il prit une profonde inspiration, ne voulant pas vraiment suggérer ses pensées
- Nous pourrions utiliser les économies universitaires des enfants, murmura-t-il doucement. Les cours ne durent que quelques mois, et je sais où ils donnent des leçons gratuites d'informatiques. Avant que qu'ils n'entrent à l'université, j'aurai récupéré l'argent.
Hunith secoua soudainement la tête.
- Chérie, ce serait un pas en avant !
- Non, dit fermement sa femme.
- Je veux prendre soin de cette famille, Hunith. Je ne peux pas faire ça avec un niveau scolaire de la classe de seconde, se défendit-il.
Hunith secoua encore la tête.
- Nous ne pouvons pas. Même si tu es capable de récupérer l'argent….
- Pourquoi pas ?
La femme garda le silence un moment alors qu'elle contemplait le ragoût dans la marmite.
- Parce qu'il n'y a pas d'économies.
Balinor cligna rapidement des yeux, choqué.
- Pas d'économies ?
Hunith acquiesça tristement, les larmes se formant dans ses yeux.
- Ce sont nos enfants, Balinor. Il faisait froid et tu essayais de trouver un travail, mais personne ne voulait t'engager'' elle secoua la tête, - je ne pouvais pas les laisser mourir de faim, dit-elle tout bas, - alors, j'ai utilisé une partie de l'argent quand tu ne travaillais pas, et j'en ai utilisé une autre partie pour la facture du chauffage, renifla-t-elle, - et le reste pour les frais d'hôpital de Merlin.
Balinor expira et se pencha sur le comptoir les yeux fermés.
- Combien reste-t-il ?
Hunith déglutit d'un ton sec.
- 27$.
Balinor soupira.
- Il manque 2000, constata-t-il. Il secoua encore sa tête et se tourna vers sa femme, l'attira dans une forte étreinte. Il embrassa le haut de sa tête.
- Les choses vont s'arranger, je te le promets.
Arthur se tenait près de l'angle de la cuisine, observant tristement. Il fit lentement marche arrière et se retourna, fixant le sol. Il regarda en direction de la chambre des parents dont la porte était légèrement ouverte et pu voir Merlin dormir. Le blond sourit lorsqu'une idée vînt à lui et il se dirigea vers la porte.
- Arthur ? interrogea Morgana, confuse.
- Je reviens. Donne moi une demi-heure. Ne commencez pas sans moi, s'il te plaît. Puis il se tourna et partit.
XOXOXOXOXOXOX
Arthur frappa à la porte du bureau de son père puis entra sans attendre de réponse.
- Père, puis-je te demander quelque chose…. en tant qu'adulte ?
Uther gloussa.
- Tu es à peine un adulte, fils, mais tu peux essayer.
Arthur alla directement au but.
- Que dirais-tu d'acheter un immeuble ?
Uther se moqua et partit dans un éclat de rire.
- fils, réalises-tu le nombre d'immeubles que je possède ? Bien trop pour les compter.
Arthur hocha la tête.
- Pourquoi ne pas en acheter un autre…. dans la basse ville ? Où les pauvres…. les infortunés vivent ?
Uther posa le stylo qu'il tenait.
- Ne me distrais pas, Arthur.
- Je suis sérieux ! Il s'approcha du bureau. Pense à toute l'attention que tu vas en tirer, les médias ne vont pas reculer devant un riche homme qui fait tout ce qu'il peut pour sauver une pauvre.
Uther fronça les sourcils.
- Une famille ?
Arthur se figea un long moment, avant d'acquiescer, déterminé.
- Oui…. pas seulement une famille, mais toutes les autres familles de l'immeuble.
Uther le fixa.
- Tu as parlé des médias, père. C'est ce que tu dois faire. Aider la famille de Merlin à joindre les deux bouts, parler de ce que tu fais quand tu n'es pas en face des caméras, personne ne va s'opposer à toi quand ils entendront ce que tu as fait. Tout ce que tu voudras sera à toi, essaya Arthur.
Uther sourit.
- Donc…. la famille Emrys est vraiment si pauvre, chantonna-t-il en baissant les yeux sur son bureau. Un sourire suffisant apparu sur son visage, - dis-moi fils, où vivent-ils ?
Arthur sourit joyeusement et attrapa un bout de papier sur le bureau de son père pour y noter l'adresse. Il la glissa devant Uther qui le saisit en souriant.
- Je m'en occupe.
- Merci, souffla Arthur, puis il se tourna et partit annoncer la bonne nouvelle à son amour.
Uther fixa le papier les sourcils froncés et sortit son téléphone. Après deux sonneries….
- Êtes-vous prêt pour le boulot ?
- Oui. Dîtes moi, où est-ce que je le trouve ?
à suivre
à bientôt et passer un joyeux Halloween^^.
ça devient de plus en plus intéressant.
Et Herenia j'ai changé quelques trucs et j'espère que tu ne m'en veux pas.
