Bêta: oui et bonne lecture

Chapitre 18


Morgane et Hunith marchaient jusqu'à l'immeuble tandis que Balinor attrapait les derniers sacs de courses. L'homme pouvait les entendre plaisanter sur le fait qu'elles portaient chacune un sac et qu'elles avaient laissé les trois derniers pour lui. Il ferma la porte de la voiture avec un coup de pied puis, marcha.

- Oui, oui. Vous êtes très drôles,'' dit il sarcastiquement mais ne pouvait pas effacer son sourire,- vous pouvez au moins me tenir la porte d'entrée, non ?'' dit-il en les charriant et se dirigeant vers le bâtiment. Il entendit les rires. Hunith se retourna pour ouvrir la porte. Une fois qu'ils furent à l'intérieur, leurs sourires se perdirent en voyant des policiers bloqués les escaliers menant à leur appartement.

Balinor remit le sac à Hunith et l'autre à Morgane avant que les deux ne puissent protester puis il marcha jusqu'à l'escalier en sautant quelques marches. L'inquiétude le percuta en pensant à Merlin. Son fils avait vécu trop en si peu de temps, il ne voulait pas perdre son fils unique, même si Morgane était sa fille unique, mais il y avait une différence. Une fille était plus spéciale à sa mère qu'un fils était toujours spécial à son père.

Là encore, quelles étaient les chances que Merlin soit blessé ?

- Excusez-moi!Excusez-moi!''cria Balinor, désespéramment, en voyant la police qui bloquait l'entrée de leur appartement. Il se figea sur place en voyant sa maison détruite avec des trous de balles et Merlin assit sur le canapé. Un ambulancier s'occupait de nettoyer la blessure sur son front. Balinor fit son chemin et poussa le médecin à côté pour arriver où était Merlin. Le brun, en voyant son père, se jeta sur lui, l'entourant de ses bras.

- Sh...Sh, ça va.

Balinor ferma les yeux de colère et tenait la tête de son fils en embrassant les cheveux du brun.

- Oh mon...qu'est-ce qui s'est passé ?!

Hunith et Morgane réussirent, finalement, à arriver à l'étage et couraient toutes les deux à l'intérieur de l'appartement en laissant tomber négligemment les sacs sur la table à café, sur le chemin de Merlin.

Balinor recula lentement et essuya les larmes de son fils.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Le garçon secoua la tête.

- C'est arrivé si vite. Il est sorti de nul part.

- Qui ?''demanda Balinor avec colère,'' le côté paternel prenait un coup, il n'était pas là pour le protéger.

- Je ne sais pas, je ne l'ai pas reconnu.

Les sourcils de Balinor rétrécirent, sa colère était palpable. Merlin renifla.

- Mais je sais qui est derrière tout ceci.

Les sourcils de Balinor s'adoucirent tout doucement mais, au lieu de cela, elles augmentèrent.

- Dites-moi!'' murmura-t-il.

- La police font déjà quelque chose.

La famille leva les yeux pour voir Arthur qui sortait de la cuisine avec deux agents de police.

- Vous êtes monsieur Emrys ?'' demanda un policier.

- Oui'' l'homme ne voulait pas paraître grossier, mais sa colère ne laisserait aucune gentillesse.

- Nous faisons tout notre possible pour obtenir monsieur Pendragon en garde à vue pour les attaques qu'il a fait à votre fils. Nous voudrions juste que vous…

- Quoi ?'' Balinor se leva sur ses pieds lentement,- que vous venez vous de dire ?

- Monsieur Emrys,'' dit le blond faiblement mais Balinor ne prêtait plus attention à ce qu'il entourait. Le policer regarda Arthur puis Merlin puis, à nouveau, Balinor.

- Je pensais que votre fils vous l'avait dit. Uther Pendragon était derrière les attaques sur Merlin.

- Les attaques avec un S cela signifie plusieurs,'' dit Balinor. Il regarda Arthur avec dégoût.

- Je ne savais pas jusqu'à ce que Merlin me l'ait dit, il y a environ une heure, après que quelqu'un ait essayé de nous tuer.

Hunith courut jusqu'à Merlin et jeta ses bras autour de lui en sanglotant bruyamment.

- Est-ce que tu vas bien ?'' demanda Morgane avec inquiétude. Merlin hocha la tête.

- Uther Pendragon a essayé de tuer mon fils ?!

Le policier soupira.

- Écoutez, Pendragon a fait cela pendant un bon moment. Arthur nous a certainement dit certaines choses qui pourraient aider sur ce cas. Tout ce que nous pouvons faire est de l'attraper en flagrant délit et l'enfermer pour de bon.

Hunith s'énerva.

- Ce n'est pas assez de preuves. La vie de Merlin n'a pas été menacée une fois mais deux fois par cet homme.

- Je suis désolé madame Emrys mais avoir seulement la parole de Merlin ne va pas tenir devant les tribunaux d'autant que Uther a des bons avocats de son côté. De plus, il pourra trouver un accord pour le soit disant assassinat.

Balinor secoua la tête avec colère et se tourna pour frapper le fauteuil le plus proche et le retourna. Tout le monde regardait la famille.

Arthur se dirigea vers l'homme et leva une main pour toucher son épaule mais se ravisa à la place.

- Balinor, je ferais tout en mon pouvoir pour aider.

Le père n'était pas juste en colère.

- Tu veux aider, sort d'ici'' Merlin regarda son père en état de choc.

- On était tranquille jusqu'à ce que tu rentres dans notre vie Pendragon, Sort d'ici et ne revient jamais. Ne regarde pas Merlin, ne lui parle pas ni pense même pas à lui.

Arthur cligna des yeux en état de choc et ça faisait mal. Ses yeux regardaient Merlin qui secoua la tête en état aussi de choc.

- Balinor,'' dit tout bas sa femme, - ne fait pas…

L'homme leva la main.

- Hunith, ne commence pas. Ceci est mon travail, protégez ma famille.

- Ce n'est pas la faute d'Arthur ! Dit tout bas Morgana.

- Morgana ! Va dans ta chambre.

La fille cligna des yeux, son visage était tendu.

- Non.

Balinor le regarda et apporta sa main sur sa ceinture et commença à la retirer.

- Tu es sur le point de prendre ta première fessée, Morgana,'' dit-il tout bas,- va dans ta chambre.

Elle s'est recroquevillée derrière sa mère.

- Non, non'' Arthur leva la main dans la défaite,- je partirai. Ne faites pas ça...Ne les attaquez pas alors que tu as besoin d'eux plus que tout,'' il se retourna et marcha jusqu'à la porte.

- Arthur ? Chuchota Merlin alors qu'il sautait du canapé.

- Mer…

- Arrête Balinor,'' avertit Hunith.

Merlin saisit la veste du blond avant qu'il atteigne la porte.

- Arthur ? Ne t'en va pas, s'il te plaît.

Le blond se retourna et soupira en regardant Merlin. Il se pencha et captura les lèvres du brun quelques secondes avant de se retirer brusquement.

- Je t'aime Merlin.

Les mains du blond partirent vers sa veste où Merlin lui tenaient et le fit lâcher.

- Arthur,'' il regarda le blond descendre les escaliers sa main sur la porte.

- Merlin, revient ici.

Les yeux du brun étaient humides, il regarda derrière et vit Balinor qui était debout, les mains dans ses poches. Merlin secoua la tête.

- Pourquoi le ferais-je ?

- Merlin,, aucun garçon ne vaut ta vie, peu importe s'ils sont riches.

- Mais il vaut le coup, je l'aime.

- Merlin… ?'' Balinor soupira quand le garçon partit de l'appartement.


à suivre...