Bêta: oui. Bonne lecture
Chapitre 19 :
Balinor était assis sur le canapé, sa jambe bougeait frénétiquement dans l'inquiétude. Il était maintenant minuit pile et Merlin n'était toujours pas rentré chez eux. L'homme soupira et se pencha en arrière sur le dos du canapé… en fait c'était le soi disant lit de son fils, il cueillait des petits bouts de pelote en l'envoyant vers le haut.
- Balinor ? Mon cœur,'' Hunith s'assit à côté de son mari et posa sa main doucement sur le genou de son mari, - où que Merlin soit, j'en suis sûre qu'il va bien,'' murmura-t-elle tout bas.
- C'est de ma faute. Si je n'avais pas envoyé Arthur,...'' il ne termina pas sa phrase, ne voulant pas penser aux conséquences de ce qui arrivera ou non à son fils. Hunith soupira.
- Arthur s'occupe de lui. J'en suis sûre.
Balinor secoua sa tête.
- S'ils ne…
- Non, Balinor'' Hunith secoua sa tête dans le déni en sachant les pensées négatives de son mari,- Arthur ne mettrait jamais Merlin en danger. Il ne va pas aller voir Uther en sachant que Merlin pourrait être blessé à nouveau.
- Je souhaite juste savoir où il peut être.
Balinor se leva du canapé et marcha vers la fenêtre en espérant que Merlin viendra vite. Hunith s'est penchée en arrière du canapé et prit une longue respiration.
- Chéri, Merlin sai…'' à ce moment-là, le téléphone sonna dans la cuisine. Hunith leva les yeux pour voir son mari qui le fixait légèrement inquiet mais tout de même soulagé. Elle s'était levée quand Balinor était allé dans la cuisine pour répondre. Quand elle arriva ses mains vinrent se poser sur les bras supérieurs de son homme.
- Merlin,'' dit le père avec espoir.
- Oui.
Comme son corps le retenait, Balinor prit une longue respiration.
- Fils, où es tu ?
- Je suis en sécurité,''ajouta Merlin après une courte pause.
Balinor hocha la tête.
- Dite moi où vous êtes, je viendrais et..
- Non, père ne fait pas ça. Je suis avec Arthur, je vais bien.
- Merlin, tu dois venir à la maison,''dit le père tout bas et aussi calmement qu'il pouvait. Il n'était pas d'humeur à se fâcher. Alors, il dit quelque chose qu'il ne voulait pas vraiment mais qui faisait le bonheur de son fils,- tu peux ramener Arthur, il peut passer la nuit ici et nous pouvons parler.
Balinor ne pouvait pas voir le sourire de Merlin lorsqu'il les prononça.
- Est-ce que tu l'aimes ?'' demanda Merlin.
- S'il te rend heureux alors pourquoi ne serais-je pas ?!.
Merlin fit quelque bruit, maintenant Balinor pourrait littéralement entendre le sourire sur le visage de son fils.
- Vous pouvez venir à la maison, maintenant ?
- C'est bon papa parce qu'il est ton gendre maintenant.
Balinor sourit lentement dans un froncement de sourcils.
- Quoi ?
- Nous allons vous voir demain, je te le promets,''dit Merlin avant de raccrocher. Balinor tira le téléphone alors que sa bouche était légèrement entre ouverte.
- Balinor, mon chéri qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?'' Hunith sourit en sachant que son mari était heureux d'avoir entendu la voix de son fils.
- Ils se sont mariés.
Le sourire d'Hunith était vite tombé.
-… Quoi ?'' Balinor regarda dans les yeux bleus de sa femme.
- Merlin et Arthur se sont mariés.
Hunith porta sa main à sa bouche, son souffle coupé ne sachant pas de quelle façon réagir, elle courut vers leur chambre.
XOXOXOXOXOXOX
Merlin déglutit nerveusement en raccrochant le téléphone de l'hôtel. Sa nervosité s'effaça rapidement lorsqu'il sentit deux bras entourer son bassin.
- Comment c'était ?'' murmura Arthur.
Merlin lui fit un petit sourire et leva les yeux vers son mari.
- Il n'y a pas eu de cris''dit-il comme indication. Arthur sourit et hocha la tête,- quand vas-tu le dire à Uther ?'' dit Merlin faiblement.
- Il ne compte pas. Il n'acceptera jamais la personne que j'ai choisi et je m'en fiche. Le fait est que personne ne peut nous séparer maintenant.
Arthur embrassa le brun sur les joues. Merlin sourit et se tourna pour lui faire fasse.
- Qu'allons-nous faire maintenant ?
Arthur lui sourit doucement.
- Eh bien, après notre mariage vient notre lune de miel.
Merlin suça ses lèvres, ses joues rouges. Arthur se pencha vers l'oreille du brun.
- Mais j'ai une meilleure idée.
Il saisit la main du brun et le tira vers la porte.
XOXOXOXOXOXOX
Uther était assit à son bureau quand le téléphone sonna. Il était dans un bon jour avec la mort de Merlin dans sa tête.
- Pendragon.
- Bonjour, je vous appelle au sujet de votre retrait mensuel de votre carte de crédit,'' une femme le parlait. Uther fronça les sourcils,- vous avez retiré de l'argent pour ce mois-ci sauf si vous effectuez un paiement intégral de 50 000 $ (46 151,01 EUR ). Vous voulez faire ce paiement maintenant ou un virement plus tard.
Uther se leva de sa chaise.
- Quoi ! Qu'est-ce que vous racontez ?! Je n'ai jamais fait aucun retrait pendant ce mois-ci !.
- Je suis vraiment désolée monsieur, mais nous avons une transition qui indique clairement un retrait de 50 000$ le jeudi 28 mars 2013.
Les sourcils Uther se rétrécit, un tique nerveux apparut sur le coin de sa bouche.
- Quelqu'un a prit de l'argent dans mon compte hier ?!
- C'est exact, monsieur. Et au moins que le paiement a été payé intégralement par…
Uther raccrocha le téléphone et regarda fixement l'image de son fils en colère.
- Petit bâtard.
Il grogna en marchant vers la porte. Arthur l'a probablement fait pour attirer l'attention. Uther lui fera payer chaque centimes déboursés même si cela signifiant le faire se plier et marcher comme un chien.
Le jour suivant
Merlin frappa doucement la porte de l'appartement, une seule fois, qui a été rapidement ouverte. Il vit Morgana en face de lui et la jeune fille pencha sa tête sur la porte pour lui indiquer de rentrer. Arthur marchait juste derrière le brun, tenant sa main comme si sa vie en dépendait.
Morgana ferma la porte et se tient prête en regardant les garçons se diriger vers la cuisine où Hunith et Balinor étaient.
- Mon chéri tu vas brûler les spaghettis,'' se plaint Hunith alors qu'elle marchait pour parvenir à son mari. Merlin déglutit et serra automatiquement plus fort la main d'Arthur.
- Maman, Papa ?!
Les deux se tournèrent rapidement vers le seuil menant à la cuisine. Et pendant longtemps, personne ne dit un mot ou même se déplaça.
à suivre...
