Résumé : Lisanna et Natsu sortent ensemble depuis la terminale. Ils s'aiment à la folie et s'entendent à merveille sauf pour une chose : Natsu n'arrive pas à faire l'amour à sa petite-amie pour une raison que la jeune fille ignore. Ce qu'elle sait par contre, c'est que celui-ci la trompe avec une certaine blonde qui est, en plus de cela, une de ses amies les plus proches.
Auteur: Chifumi
Genre : Angst, UA, Lemon, OOC, Drame, Hurt/Comfort, Amitié, Romance
Pairing : Natsu x Lucy, léger Natsu x Lisanna
Disclaimer : Fairy Tail et ses personnages appartiennent à notre cher Hiro Mashima.
Hey ! Bonsoir à tous. Tout d'abord je tiens à dire un énorme merci à tout ceux qui ont laissé une review vous ne pouvez vraiment pas savoir comment j'ai été heureuse lorsque que j'ai vu, deux jours après la publication, les premières reviews apparaitre, j'étais au comble de la joie et ma motivation s'est décuplée en une seconde. Ensuite, je suis désolée d'avoir mis autant de temps, je crois aussi avoir vu quelques fautes qui restaient dans le premier chapitre… Bref, si j'ai le temps j'y reviendrai en attendant bonne lecture ! Chifumi
Réponses aux reviews anonymes : (la fierté)
Kimberlouxxx. Merci ! Tu as été la première personne a commenté mon histoire et à réussir à me faire pousser des ailes. Je ne pourrai jamais te remercier assez vraiment. Alors c'est vrai que le thème de la tromperie et de la trahison peut repousser et je t'avoue que même moi, ça me dégoute profondément mais j'avais envie à travers cette fiction d'exprimer quelque chose de très réaliste et terre à terre. De l'amourette adolescente que je ne critiquerai jamais assez, aux histoires de filles et gué-guerres de cours de récré. Ce sont des sujets assez difficiles car on les retrouve assez souvent dans la vie courante, quoi de mieux que le triangle amoureux pour illustrer les principes merveilleux qui bercent nos années collèges et lycées ? Et encore, des sujets bien plus sombres sont attendus… Mais j'espère tout de même te voir au prochain chapitre, hein ? Je veux pas t'effrayer surtout !
Luna. Tu as été la deuxième personne à me laisser ton avis et c'est dans la joie que je l'ai accueilli. Je suis très heureuse que tu apprécies ma vision de Lucy qui est très O.O.C je te l'accorde (c'est de l'UA aussi…). Je prends tes compliments très à coeur et j'espère être à la hauteur de tes attentes pour la suite. Merci beaucoup !
Sins-tueur. Merci beaucoup ! Heureuse que ça te plaise.
Une petite indication pour ce chapitre : j'aime beaucoup faire un PDV (point de vue) personnage et ici notamment, Lucy. Il faut savoir que lorsque je commence avec un point de vue je ne le lâche pas donc je vous n'aurez pas de PDV Lisanna ou Natsu ou n'importe qui d'autre. Par contre, je veux que vous soyez, en tant que lecteur, au courant de plus de chose que notre pauvre Lucy, donc, si le PDV Lucy se change en PDV général (ou plutôt omniprésent par rapport à moi, 'tention petit terme technique pour ceux qui voient de quoi je cause) c'est normal. Je fais les changements avec le moins de gênes possibles (t'inquiète ça fait pas mal), mais on ne sait jamais trop alors je m'excuse d'avance pour le piti décalage occasionné !
À ce moment-là, une bombe bleue déboula dans l'amphi et entendit résonner les paroles de la blanche. Les pleurs de celles-ci et mon air abattue lui fit comprendre qu'il se passait quelque chose. Elle me regarda d'un air suppliant de sortir quelques temps de la pièce. Et ordonna d'un coup d'oeil à la brune derrière elle de s'occuper de Lisanna toujours en pleurs. Ça ne pouvait être pire, qui sait ce que la blanche pourrait raconter à Cana, qui sait ce que Levy avait pu comprendre. Lisanna avait supporté cela toute seule depuis la terminale et était enfin prête à tout déballer au grand jour. Que dois-je dire à Levy alors ? Si elle doit l'apprendre par quelqu'un, je préfère que ça soit par moi. Demain Natsu, on aura ce qu'on mérite d'avoir depuis plus de quatre longues années.
Lentement, Levy s'approcha de moi. Elle avait l'air grave et je n'aimais pas ça. J'avais beau détourner le regard, je savais que ça ne me permettrait pas de fuir et d'échapper au sermon de ma meilleure amie. Qu'allait-elle dire ? Qu'allait-elle penser ? Une de ses plus proches connaissances, une fille qu'elle connaissait depuis plus de dix ans se tapait un mec déjà pris. Agaçant. Je ne voulais pas faire face au problème, je n'avais pas voulu pendant tout ce temps, mais l'air sombre et tanguant de la bleue me pétrifiait. Non, pas cette fois Lucy. La vérité doit éclatée et éclatera. Presque sereinement, Levy s'assit à la place qui juxtaposait la mienne et tourna la tête. Elle ouvrit la bouche, soupira et finalement se tut. Le cours commença. Y avais-je échappé ? Non, trop facile me dis-je lorsque mes yeux s'arrêtèrent sur le bout de papier que ma voisine venait de laisser tomber sur mon cahier. Au moins, j'éviterai peut-être les cris.
« Lucy, je ne sais pas ce qu'il se passe mais tu as du faire quelque chose d'horrible à Lis' pour qu'elle soit dans cet état. C'est bien la première fois que je la vois aussi énervée et triste. Que lui as-tu fait au juste ? Si tu ne veux pas en parler, je ne chercherais pas plus loin, mais Lisanna est mon amie, alors si elle a besoin d'en discuter je finirai par savoir. »
Oui, je ne veux pas t'en parler. Qu'aurais-tu fais exactement si je t'avais répondu ça ? Je levai la tête vers le bureau voisin et interceptai un regard flamboyant d'impatience, d'incompréhension et d'agacement. Je grimaçai. Je devais le dire, je devais être claire et concise. Sans faire de bruit, j'arracha un bout de page de mon cahier et pris un stylo. J'amena la bille sur la feuille et alors que je commençai à écrire le « J » de la phrase « J'ai couché avec Natsu. » ma main s'arrêta. Et si. Et si Lisanna ne disait rien finalement ? Et si elle décidait plutôt de continuer de faire comme si de rien était ? Elle avait explosé certes, mais cela ne voulait pas dire qu'elle me ferait sauter avec elle. Je sentis la tension monter d'un coup et mes doigts devenir moites. Levy persistait à me ronger du regard et à attendre comme un prédateur que sa proie se mette à se trahir. Que faire ? Je repensai à Natsu et à toutes ces nuits sans tendresse, je pensai à hier soir et à cette attention si spéciale qu'il avait porté à mon égard, je me souvenais alors de ce sentiment de chaleur qui avait entouré mon être alors que j'avais entendu retentir son rire lézardé les murs de ma salle-de-bain. Salle-de-bain. Douche. Nu. Sexe. Ah oui c'est vrai, j'ai couché avec Natsu. Et pas une seule seconde je ne pensai à Lisanna. Que faire alors ? J'avais l'impression d'avoir passé des heures devant cette page blanche et le regard de la bleue se faisait de plus en plus intense. Doucement, je sentis une larme de sueur sillonne ma tempe et mes jambes tremblaient. Je devais sortir quelque chose et vite, n'importe quoi, la vérité ou l'enfers. Quitte à choisir, je préfère l'enfers. Ma gorge est sèche, je peine à déglutir. J'ai envie de fumer.
« Je pense que je suis amoureuse de Natsu. »
J'ai menti à ma meilleure amie. Devant cette révélation odieuse je m'effondrai sur ma table. Du coin de l'oeil, j'observai le visage de Levy se figer en lisant mon papier, puis s'écarquiller et enfin s'éclaircir. Elle soupira d'un air rassurant et me sourit.
« Alors c'était ça… »
J'affirmai silencieusement et détourna le regard vers le cours qui continuait sans se préoccuper de notre échange. J'avais menti, c'était tout, impossible de revenir en arrière et puis de toute manière je pourrai toujours rattraper la mise en m'excusant de brefs sentiments passagers qui avaient mis mal à l'aise le rose, ébranlé le couple et abattu la blanche. Oui, ça passait crème…
« …Mais ça ne mettrait jamais notre Lisanna dans un tel état. »
Ou pas. Pour la énième fois, je dévisageai ma meilleure amie. Elle était intelligente et pour une fois, j'aurai voulu qu'elle laisse passer mon mensonge peu crédible, mais bien sûr ça aurait été trop beau. Que je puisse déjà tomber amoureuse, moi, la fille la plus célibataire de la ville et ça depuis la seconde fut déjà un exploit, mais ça ne pouvait pas suffire au chagrin immense que Lisanna ressentait. Difficilement, j'essayai de trouver une nouvelle réponse, plus crédible cette fois-ci que la première. Mais je venais de m'engager dans un dilemme compliqué. Levy peinait à croire que je puisse ressentir l'amour car elle savait pertinemment que c'était moi même qui me l'interdisais. Franchement Lucy, si tu t'embarques plus loin, il n'y aura pas de retour possible.
« Je me suis déclarée. »
La bleue afficha un air idiot et surpris. Elle était totalement choquée si bien que j'aurais pu en rire si je n'étais pas dans une situation aussi délicate. Levy fit un signe de la tête qui ne voulait rien dire et m'invita à poursuivre.
« Et… Enfin tu vois Natsu il… »
Je faillis m'étrangler. J'allais vraiment dire ça. J'allais vraiment sortir cette connerie plus grosse que moi. Cette idée monstrueuse, improbable et répugnante.
« Il ne sait plus où il en est du coup. Il a voulu être franc avec Lisanna et je crois qu'ils se sont disputés à cause de ça. Enfin bref, je pense qu'elle a juste un manque de confiance en elle. Tu sais Natsu - - l'aime vraiment même si…
- Son coeur balance entre deux filles.
- Ouais.
- Quel connard. »
Et quel merdier. J'avais envie de partir en courant, de vider mon appartement et de me casser dans une autre ville, non un autre pays. Ô oui, que l'idée semblait belle ! Belle et surtout irréalisable.
« Mais tu sais, poursuivis-je, je n'ai en aucun cas l'intention de sortir avec lui.
- Ah.
- Ouais. Je voulais juste qu'il le sache c'est tout, m'enfonçais-je, qu'il me rejette et que j'en finisse pour pouvoir passer à autre chose.
- Je comprends.
- Ils sont fous l'un de l'autre en plus.
- Ouais.
- Tu ne me crois pas ?
- Lu-chan, je te connais depuis combien de temps ? »
Le monde autour de moi s'écroula. Elle avait vu claire en moi depuis le départ et m'avait regardé m'enfoncer dans le mensonge lamentablement.
« Pardon. Je ne veux pas en parler, c'est une histoire très compliquée, trop sans doute…Ou plutôt, non en fait, y'a que moi qui suis compliquée. Et conne aussi. Une p-
- Ça va, c'est bon je pense.
- Non ce n'est pas bon, Levy. Ce ne sera plus jamais bon. Si Lisanna a craqué, c'est à cause de moi, de nous. Et si elle en est arrivée là c'est qu'on ne peut plus s'enfuir.
- Tu parles de toi et Natsu ? »
Je souris tristement. Toujours aussi perspicace.
« J'ai couché avec lui.
- J'ai déjà très moyennement apprécié ton premier dérapage Lu-chan, alors pourrais-tu s'il-te-plait me dire la vérité maintenant ?
- Et pas qu'une fois en plus.
- Lucy ! s'énerva la bleue
- Ce mois-ci et le mois d'avant. »
Je sentis le regard de braise de Levy qui ne semblait pas encore réaliser.
« Et le mois encore d'avant, et encore avant, et l'année d'avant aussi, et celle d'avant, celle encore avant, avant même que Natsu et Lisanna se mettent ensemble. Oui, bien longtemps avant. »
La bleue était tétanisée. Je n'osais plus la regarder et mes yeux s'amusaient à fixer le crâne chauve du professeur d'histoire des sociétés sans vraiment le voir. J'étais absorbée et incontrôlable. Je ne pouvais plus m'arrêter et tant pis si je perdais tout car avouer mon pécher, notre pécher au grand jour me faisait le plus grand bien.
« Lisanna l'a appris. Non en fait, elle l'a toujours su. Son mec, aussi doux qu'attentionné, n'arrivait pas à la baiser. Pauvre Lisanna, je me demande si c'est parce qu'elle se plante au lit ? Pourtant elle est plus que bien foutue. Alors quoi ? De la chasteté. Non, elle n'aurait pas laissé son mec aller voir ailleurs pour un peu de pudeur. Je me demande comment elle a fait pour continuer à sortir avec Natsu pendant tout ce temps. C'est vraiment qu'un connard ce mec, je peux plus le voir en peinture, même sauvagement enfoui en moi et brûlant de désir pour la bombe que je suis, il me dégoûte. C'est dommage en plus, parce qu'il est carrément bien membré, et il est propre aussi. Je t'avoue que j'ai toujours retrouvé la douche clean après son passage. Je me demande souvent pourquoi il n'a jamais laissé sa brosse à dent chez moi d'ailleurs ? C'est vrai qu'à force de tromper Lis', ses escapades dans mon lit revenaient nombreuses. Ah mais remarque, ce genre d'attentions ça fait trop couple, faut faire la part des choses entre amante et amoureuse. Je suppose que tu veux savoir pourquoi j'ai fait une connerie pareille ? Tu vas réellement me tuer si je te sors que c'est parce que je m'ennuyais ? »
Coupant court à ma tirade, la sonnerie retentit dans les couloirs. Je me levais précipitamment en ramassant avec le plus de rapidité possible mes affaires. La bleue n'avait rien dit, trop choquée je suppose. J'avais parlé sans m'arrêter toujours hypnotisée par la tête luisante du vieillard sur l'estrade. Sans un regard pour mon ex-meilleure amie je mis mon sac sur mon épaule, m'apprêtais à m'en aller quand une poigne de fer me retint le bras. Je sursautai et tournai la tête vers la bleue horrifiée. Elle plongeai son regard dans le mien. Dedans, je voyais incertitude, incompréhension, tristesse, horreur, rage, haine et désespoir. Il fallait que je finisse ce que j'avais commencé et cela jusqu'au bout. Au final, Lis', tu n'auras pas été la seule à craquer aujourd'hui.
« Ah oui, au fait, j'ai repris. »
Et je partis. Ni trop lentement ni trop vite, normalement, comme si rien ne s'était passé. L'habitude sûrement. Mais au moins je me sentais légère, j'avais tout perdu certes, mais je ne ressentait plus la pointe de l'épée de Damocles me cisailler la nuque. Un poids au fond de mon coeur avait disparu. Il avait tout embarqué avec lui, mais au moins, il avait disparu.
Alors que la blonde venait de sortir de la salle, la bleue ne revenait pas du choc que Lucy venait de lui imposer. Elle ne savait pas par où commencer. Elle avait envie de partir mais ne savait plus bouger, elle avait envie de hurler mais ne savait plus parler. Elle était impuissante face à tout, face à elle-même autant que face à l'erreur ineffaçable de sa meilleure amie. Meilleure ? Lorsqu'elle repensa à la scène qui venait de se passer, ses yeux s'embuèrent. Meilleure ? Non ce n'était même pas ça. La question qu'il fallait se poser était encore pire. Lucy était-elle encore considérée comme une amie ? La tête de la jeune fille lui criait que non, que cette fille était abominable, horrible et tous les noms d'oiseau y passaient. Oui, la tête de Levy était emplie de colère. Alors que sont coeur, lui, était empli d'inquiétude. Parce que de toutes les conneries qu'avait pu sortir la blonde, il y avait bien une chose qui avait marqué Levy, c'était ses derniers mots. Elle avait repris. Quoi direz-vous ? Rien, elle avait juste repris. Repris cette mauvaise habitude de fourrer encore et encore une cigarette entre ses lèvres, de ne même plus savoir ce qu'elle avait bien pu mettre dedans, de ne plus reconnaitre une seringue propre d'une seringue usagée, de confondre la farine avec d'autres substances, de fuir cette maladie contagieuse qu'était la vie en avalant un « médicament » d'une marque inconnue. Voilà ce que signifiait « J'ai repris » pour Lucy. Levy avait mille et une raisons de s'inquiéter autant qu'elle en avait pour éclater à son tour. Lisanna, puis Lucy. Une de plus que personne ne verrait la différence. Ses larmes sillonnaient déjà son cou et coulaient à flot quand une main apaisante se posa sur son épaule. Elle quitta des yeux la porte par laquelle sa meilleure amie s'était échappée et tourna sa tête ruisselante vers l'origine de la pression chaleureuse et rassurante. Et n'y tenant plus, elle explosa. Doucement, le jeune homme la prit dans ses bras et la pressa contre son torse. Il ramassa silencieusement les affaires de sa petite-amie qui pleurait à chaudes larmes contre sa nuque, prit son sac et entreprit de leur faire quitter les lieux. La bleue ne s'arrêtait pas, elle avait envie de parler, de crier sa haine, son incompréhension, d'insulter la blonde, la blanche et surtout Natsu, de taper, de frapper, de tout oublier mais elle ne bougeait pas. Gajeel savait pertinemment que son ange ne sortirait pas un seul mot intelligible avant d'être entièrement calmée. Il avait très envie de savoir ce qu'il se passait mais se retint en serrant son poing. Les responsables payeraient.
Je longeai les couloirs et, ce chemin qui semblait pourtant si habituel et bref me parut interminable. Je veux me casser d'ici. Prendre une semaine de vacances pour aller hurler ma peine à la campagne au milieu des champs ou au sommet d'une falaise, qui sait peut-être qu'une autre idée de génie me passerait par l'esprit. Je grimaçais en y pensant. Ma vie était merdique mais j'en étais l'unique actrice alors peut importe que je saute ou pas ma vie restera telle quelle. Autant mourir avec plus de classe, non ? Plus qu'un virage et j'atteindrai l'escalier, je fonce à toute allure, je tourne et tombe nez à nez avec le diable. Blasée, je le salue brièvement et fais attention à bien le contourner pour pouvoir continuer ma fuite. Quand je passe près de lui, je sens le froid de sa veste. Il vient d'arriver. Donc il ne sait encore rien et Lisanna ne s'est sûrement pas pressée pour le prévenir. Je m'arrête après l'avoir dépasser d'un mètre. Il se retourne vers moi et attend d'entendre ce que je vais lui sortir car il est certain que je ne me serai pas stoppée dans mon élan sinon. Ma bouche se fend dans un sourire mauvais. J'avais presque oublier qu'on était deux fautifs dans cette histoire, faudrait pas qu'il rate ça non ?
« Lisanna a craqué, Natsu. »
Il intensifia son regard sans comprendre.
« Ils savent pour tes petites escapades nocturnes. »
Je vis les couleurs de son visage blêmir en un instant.
« Tu-tu veux dire Lisanna le sait ? »
Je ris doucement.
« Bonne journée, Natsu. »
Et je repris mon chemin. Alors que je descendais les escaliers je pu apercevoir Luxus, Grey et Gajeel qui eux arrivaient par l'étage du dessus. J'entendis un bref « Casser la gueule » venant du brun aux percings particuliers et me promis de prier pour la survie du rose qui se remettait tout juste de ma révélation. On était deux dans la même merde, du moins c'est ce que je pensais, et d'une certaine façon ça me rassurait. Mon sourire vengeur s'effaça très rapidement. Je m'étonnais vivement de trouver encore de quoi rire.
Sans plus attendre, je couru à l'arrêt de bus pour l'attraper et sortis mon téléphone pour avertir Yajima-san que je ne pourrai pas venir travailler pendant quelques jours. Avec une gentillesse qui me réchauffa le coeur, il me signala de ne pas trop forcer avec les études avant de raccrocher. Si seulement ce n'était que ça.
Une fois dans le véhicule, je cherchai sur le net si un train ne partait pas ce soir pour la mer où je ne sais trop quoi. Malheureusement, tous les trains étaient complets jusqu'au dernier qui était celui de 23h54. Je ne lu même pas la destination, qu'importait l'endroit où j'allais je voulais juste m'en aller quelques temps histoire de faire passer notre connerie monumentale. Est-ce-que ça servira à quelque chose ? Non, certainement pas, je pense même que ça risque de les empirer mais je m'en tape, cette histoire, elle est surtout entre Natsu et Lisanna. En réalité je ne suis que la fille lambda qui a interféré dans un couple soi-disant soudé. Je pense que tout irait mieux si seulement, je n'avais pas été là. Ouais… Ça aurait été tellement mieux. Il y a tout de même une raison pour laquelle je souhaite partir. Déjà, je veux que Natsu et Lisanna se parlent, qu'ils discutent et si je ne suis pas chez moi, Natsu ne risque pas de trainer sa carcasse dans mon lit. Il ne pourra pas se défiler. Je ne sais pas si le rose trouvera le moyen de se faire pardonner et d'arrêter ses écarts ou si Lisanna arrivera enfin à couper les ponts avec lui mais, dans tous les cas, ça les aidera à avancer. Et ensuite seulement, je reviendrai. Oui, je reviendrai et je m'inclinerai. Parce que je suis la pire des filles que je n'ai jamais rencontré.
La pluie commença à tomber sur la vitre du bus, le ciel était sombre et je ne savais pas si la nuit était tombée où si c'était les nuages qui emplissaient trop le ciel. Je devrais vraiment, juste leur foutre la paix. Et si… Et si je partais… Et si je partais pour de bon ? Je ris doucement. Est-ce ma peur d'affronter le cauchemar que j'ai engendré qui pense ou la fille qui souhaite réellement rattraper les choses ? Je me demande s'il y a encore quelque chose à rattraper.
Arrivée en bas de chez moi, j'ouvre la porte machinalement ne sachant plus vraiment de quelle manière je devrais observer les choses. Perdue, j'étais totalement perdue. Je balançais mes affaires sur le canapé de mon salon et me dirigeai vers ma chambre d'un pas décidé. J'ouvris mon placard en grand et sortis un sac de taille moyenne d'au-dessus de mon armoire. Sans regarder, j'enfouissais des vêtements en oubliant soigneusement de faire attention aux couleurs et à l'épaisseur à prendre. Ce n'est qu'une fois le sac rempli en entier et prêt à craquer que je m'arrêtai et fermai en vitesse celui-ci pour le laisser choir sur mon lit. Poursuivant mon escapade, je fis de même avec ma trousse de toilette et mes autres affaires, trouvant un endroit ou les cacher entre les culottes dépareillées et les pull de grand-mère que je ne mettais plus depuis des siècles mais qui m'avaient l'air très sympathiques dans mon état actuel.
A peine eus-je fini que mon téléphone vibra, signe qu'un message venait d'être reçu. Mon coeur tambourina dans ma poitrine. Qui que ça puisse être, c'était forcément une mauvaise nouvelle. Regardant mon réveil, je pu observer qu'il était déjà presque vingt heure et c'est la faim au ventre et en oubliant volontairement la sonnerie de mon téléphone qui se réitérait que je me dirigeai vers la cuisine afin de me cuisiner un plat rapide. Ceci étant fait, je mangeai dans le noir et dans le calme observant juste la pluie se déverser sur les trottoirs et délaver les rues. Les pétales de fleurs roses qui coloraient le monde derrière ma fenêtre s'étaient toutes envolées et l'eau grise de la rivière reflétant le ciel nuageux n'exprimait plus joie mais tristesse.
Après avoir débarrassé mon repas rapide, j'ouvris une petite ouverture en vitre qui se situait dans mon salon et, adossée à des coussins confortables j'allumai une cigarette laissant pendre mon avant bras au dehors. Il ne tarda pas à être trempé par la pluie mais je m'en foutais, l'air frais me calmait. Je sortis mon téléphone de ma poche et regardai avec nonchalance qui avait été l'heureux élu pour me gueuler dessus. Avec étonnement je constatai que ce fut Levy, sans l'ouvrir je lu avec facilité l'intégralité de son message composé d'uniquement quatre mots. « Demain, on doit parler. » Je m'en doute Levy, mais ça sera sans moi.
Sur les coups de vingt-deux heures, je pris ma douche et me changeai en vitesse puis lorsque je m'apprêtai à sortir de chez moi en direction de la gare, j'entendis résonner la sonnette de ma porte d'entrée. Je n'osais plus bouger. Qui ? Qui ? Qui ? J'avais beau me répéter inlassablement ce mot dans ma tête, une seule personne voulait bien m'apparaitre à l'esprit. Je voulais me gifler de ne penser qu'à lui. Pourquoi serait-il venu au juste ? Pour m'engueuler ? Pour régler enfin les choses ? Allait-il enfin les dire ? Ces mots qu'il aurait du prononcer depuis bien longtemps. Mettre les choses au clair, tout oublier et passer à autre chose. Malgré cela je ne pu m'empêcher de lui en vouloir parce qu'il n'aurait pas du être ici. Lâche comme il est il n'aurait même pas osé venir de lui même me faire la morale, me raisonner et tout oublier. Il n'était pas là pour ça et ça je ne pouvais pas l'accepter, en aucun cas.
Je me trainai donc avec lenteur jusqu'à la porte d'entrée, ouvris avec délicatesse puis à peine l'eus-je aperçu, lui et sa tête pitoyablement baissée, que je lui foutus une claque spectaculaire sur la joue gauche. A moitié surpris, il baissa à nouveau son visage vers le sol, la pommette rouge et douloureuse. Je l'observais avec dédain ne me souciant même plus de l'heure et de mon train qui devait m'emmener me rafraichir les idées. Une seule question brûlait mes lèvres.
« Qu'est-ce-que tu fous encore là, Natsu ? »
Chifumi : Enfin !
Lucy : Si tu n'avais pas passé tout ton temps à élaborer tes OS tu aurais déjà fini.
Chifumi : Oui mais c'est plus fort que moi, dés que j'ai une idée j'ai envie de la développer.
Lucy : Et au final, tu laisses tout en plan.
Chifumi : Non c'est faux, je fais un peu de tout en même temps, nuance !
Lucy : Ouais, au final t'avances pas quoi…
Natsu : Et en plus elle a fait plein de fautes !
Chifumi : Je veux pas entendre ça de toi *pleure*
Lisanna : Reviews ?
