Résumé : Lisanna et Natsu sortent ensemble depuis la terminale. Ils s'aiment à la folie et s'entendent à merveille sauf pour une chose : Natsu n'arrive pas à faire l'amour à sa petite-amie pour une raison que la jeune fille ignore. Ce qu'elle sait par contre, c'est que celui-ci la trompe avec une certaine blonde qui est, en plus de cela, une de ses amies les plus proches.

Auteur: Chifumi

Genre : Angst, UA, Lemon, OOC, Drame, Hurt/Comfort, Amitié, Romance

Pairing : Natsu x Lucy, léger Natsu x Lisanna

Disclaimer : Fairy Tail et ses personnages appartiennent à notre cher Hiro Mashima.

Hello ! Dés que j'ai vu les premières reviews rapides arriver je ne tenais plus en place et il fallait que je poursuive. Mais malheureusement, les cours ont reprit et il me faut donc toujours un peu de temps à chaque fois. Je vous prie donc de bien vouloir m'accorder votre pardon, la terminale est une année assez difficile. J'ai corrigé les fautes du premier et deuxième chapitre, il doit en rester bien sûr mais c'est compliqué de toutes les éliminer alors je m'excuse d'avance pour celles à venir. C'est pour cette raison que j'aimerai demander si quelqu'un connaitrait une personne qui pourrait m'aider à avoir un regard plus reculé sur mes écrits et me corriger les dernières fautes. Je suis nouvelle sur Fanfiction alors je ne sais malheureusement pas comment fonctionne le système des bêta-lecteurs ou correcteurs. Si vous avez des conseils je serais très heureuse de les écouter ! Une dernière petite chose aussi, je rappelle juste que cette fiction est O.C.C. donc euh… si les personnage sont pas comme dans le manga c'est normal. Sinon je vous souhaite une bonne lecture et à la prochaine. Chifumi.

Réponses aux reviews anonymes :

Weirdblondi. C'est gentil ! Je suis très heureuse d'entendre que j'aurai une lectrice certifiée et cela jusqu'à la fin. Ne t'inquiète pas, je suis aussi une fan inconditionnelle de NaLu et je ne vois pas Lisanna et Natsu ensemble du tout. Mais malgré cela, j'essaie de varié les plaisirs mais je t'assure que cette fanfiction est une fanfiction NaLu et ce couple sera le couple principal ici. Après, qu'ils finissent ensemble ou pas, c'est une autre histoire, je vais pas te spoiler la fin.

Esther. Pardon pardon pardon, je suis assez lente pardon ! Mais que tu attendes avec autant d'impatience la suite me fait chaud au coeur. Si le caractère inédit de mon écrit te plait, accroche toi bien, j'aime faire dans l'originalité. J'aimerai savoir ce que tu entends par « cliché » par contre ça m'intéresse grandement ! Si tu parles des school-fic guimauves je suis contente de sortir du lot. Mille mercis, je vais essayer de faire plus vite pour la suite.

Gest. Je suis extrêmement flattée, vraiment merci, c'est de loin le meilleur compliment qu'on peut me faire. J'essaie d'être assez originale quand aux personnages, à leur caractère et à leur relation, je suis contente que ça te plaise ! Je te remercie et je m'excuse de mettre autant de temps entre chaque chapitre, j'essaie surtout de les faire assez long à chaque fois c'est pour ça. Tu verras bien comment ça se termine, je suis quelqu'un de changeant alors on peut s'attendre à tout malheureusement. En tous cas merci beaucoup !


Chapitre 3 : « A deux, même coincés en enfers, c'est toujours mieux »

Je me trainai donc avec lenteur jusqu'à la porte d'entrée, ouvris avec délicatesse puis à peine l'eus-je aperçu, lui et sa tête pitoyablement baissée, que je lui foutus une claque spectaculaire sur la joue gauche. A moitié surpris, il baissa à nouveau son visage vers le sol, la pommette rouge et douloureuse. Je l'observais avec dédain ne me souciant même plus de l'heure et de mon train qui devait m'emmener me rafraichir les idées. Une seule question brûlait mes lèvres.

« Qu'est-ce-que tu fous encore là, Natsu ? »

Il leva les yeux vers moi d'un air perdu. Je crains le pire. Depuis mon annonce de ce matin j'avais réfléchi à toutes les possibilités et tous les achèvements possibles à ce merdier. Mais je n'aurai jamais penser à retrouver mon souci le plus préoccupant devant chez moi. Dans tous les cas, il aurait dû être avec Lisanna ou alors chez lui bien au chaud et caché. Mais non, trop facile. Il fallait qu'il se pointe avec une allure de clochard au bord du gouffre à vingt-deux heures passées. Franchement Natsu, tu penses vraiment que c'était le bon

« Je t'ai posé une question. Réponds-moi, insistais-je.

- J'ai cassé avec Lisanna.

- C'est pas trop tôt.

- Tu te rends compte de ce que tu dis…

- Clairement oui. Et je pense même que c'était ce qu'il pouvait lui arriver de mieux. Elle ne mérite pas de supporter un mec aussi indécis que toi.

- Elle te faisait confiance en tant qu'amie.

- Oh arrête ! Elle est au courant depuis si longtemps que ça fait un bail qu'elle ne me fait plus confiance et que nous ne sommes plus amies. Je me suis laissée faire certes mais pour un type casé et amoureux, tu n'avais rien à faire devant la porte d'une fille célibataire à minuit passé.

- Je n'avais pas le choix, c'était plus fort que moi…

- Tu te fous de ma gueule ?

- Tu n'as même pas résisté !

- N'essaie pas d'insinuer que c'est de ma faute ! Ce jour-là, j'ai été honnête envers moi-même. Lorsque je me suis rendue compte que le faire avec toi ne me dérangeait pas plus que ça je suis allée voir Loki et j'ai rompu avec lui. Toi tu n'as rien fais et tu as fais souffrir Lisanna.

- Mais je l'aimais, je ne voulais pas la perde !

- Oh oui ! Tu l'aimais tellement qu'elle ne valait même pas la peine que tu sois franc avec elle, que tu discutes, que tu t'excuses et que tu passes à autre chose. Tu m'en as dis des bonnes Natsu, mais celle-la est de loin la meilleure. Tu n'aimes pas Lisanna. Tu as été amoureux d'elle, cela, c'est indéniable, mais ne confond pas ton amour d'enfance avec de la pitié. Aujourd'hui, tu ne ressens plus rien. L'année dernière aussi. Quand elle s'est confessée tu ne ressentais rien. Tu avais seulement le vague souvenir d'avoir espérer qu'un jour, tu te serais marié avec elle et que vous auriez eut les plus beaux enfants du monde. A d'autres, Natsu. On a tous eut ce rêve d'adulte lorsque nous étions gosses. Un beau ramassé de conneries si tu veux mon avis. Grandis un peu. Assumes et fiches-lui la paix. »

Il se tut. Conscient que j'avais tout à fait raison et surtout qu'il ne pouvait rien trouver à redire. Enfin. Comprendre que le type qu'il était devenu était resté le gamin immature et égoïste qu'il avait toujours été. En restant coincé dans les souvenirs heureux qu'il avait partagé avec une Lisanna souriante, il s'était imaginé une vie qu'il avait cessé de rêver depuis longtemps. Agacée par son silence, je tournai les talons en m'engouffrant dans mon salon laissant la porte d'entrée ouverte, signe qu'il pouvait me suivre s'il le désirait. Je m'approchai de ma commode, ouvrant un paquet de light avec rage. J'attrapai une cigarette violemment puis m'écroulant sur le canapé j'allumais la cigarette en forçant sur mon briquet qui se refusait de fonctionner. Arrivée à ma fin, je pris une grande bouffée et me fis mine de me décontracter. Natsu était rentré et avait refermé la porte en silence. Il m'observait d'un air incompréhensible.

« Si tu veux mon avis, tu es un gros salaud. Incapable de faire un choix et de savoir ce qu'il veut. »

Il hocha de la tête. Une honnêteté bien tardive et grotesque. Comme si cet aveu pouvait rattraper ses bêtises.

« Et donc, pourquoi es-tu venu ici au juste ? Tu te sentais obliger de venir m'annoncer la bonne nouvelle avant les autres ?

- Et si je te disais que oui.

- Quel connard, murmurais-je, pourquoi tu te fais ça Natsu. Tu aurais pu vivre normalement. Mais ce soir, je me demande ce qu'il t'ait passé par la tête. Est-ce que tu penses qu'il ne serait pas temps de me le dire ?

- Je te dis que j'en sais rien ! »

Je me lève d'un bon écrasant avec rage ma cigarette dans le cendrier qui était sur la table basse du salon. Je m'approche de lui rapidement les sourcils froncés, me plantant devant lui en le prenant par le col.

« Arrête ça Natsu, combien de fois je vais devoir te le dire, criais-je, si tu continues comme ça, plus personne, ne t'adressera la parole, pire que ça, tout le monde te détestera. Réfléchis merde ! Pose toi deux minutes et remets les idées farfelues qui flottent dans ton esprit en place. Parce que les types aussi changeants, moi j'appelle ça des petits cons ! »

Son visage se déforma en une grimace de colère. Il me prit violemment par les épaules, me secouant avec force. Il plongea son regard perdu dans le mien, fou de rage d'être incompris et laisser tomber. Oui parce que je le laissais tomber, je l'abandonnais dans sa merde. J'en ai assez.

« Comment oses-tu me parler comme ça, hurla-t-il, oui je ne sais pas ce que je veux mais je refuse de me faire traiter de petit con par une pétasse comme toi. Oui parce que c'est ce que tu es, une pute que tout le monde se tape, je suis sûre d'être pas le seul à profiter de ton 95D ! Fais pas comme si j'étais le seul en faute dans l'histoire ! »

Ma tête se releva dans une expression de haine. Je le plaquai de toutes mes forces sur le mûr et bien qu'il se laissa faire, il répliqua d'un croche-patte puissant qui me fit basculer sur le côté. Dans ma chute, je fis attention à m'accrocher à son cou et la violence de ma descente le fit trébucher à son tour. Il tomba avec lourdeur sur moi puis il s'étouffa de douleur. J'avais volontairement relevé mon genou de sorte à ce qu'il se le prenne en plein abdomen. Il roula sur le côté en se tenant le ventre et j'en profitai pour échanger nos position.

« Tu me traites de pute ?! Tu me traites de pute ?! Mais Natsu tu ne sais absolument rien de moi ! Comment un salaud comme toi pourrait comprendre de toute manière, dis-je avec puissance des sanglots nouant ma gorge. Tu n'es pas le seul fautif dans l'histoire ? Le problème n'est pas là Natsu putain ! Tu veux juste tout avoir pour toi sans te poser de questions. Tu veux Lisanna en petite-amie et Lucy en bon coup une fois par mois, tu veux des amis souriants la journée et surtout aucun problème avec personne. Tu as cru que la vie était aussi belle ? Tu n'es qu'un égoïste, tu ne peux pas tout avoir ! Oh, tu peux m'insulter si tu veux, tes arguments ne feront pas le poids et si tu es aussi énervé c'est sûrement parce que tu te rends comptes que j'ai parfaitement raison. Tu as la haine mon petit, parce que je te force à grandir un peu et que tu ne veux pas. T'as quel âge merde pour faire ce genre de caprice ?! »

Il cessa de se tenir l'estomac et rendit le coup avec rapidité au même endroit. Sous la puissance du choc, ma respiration s'arrêta. Il ne retient pas ses coups cet enfoiré. Je souris. Pourquoi ça m'étonne, après tout je suis pas sa copine.

« Ferme-la ! Ferme-la, ferme-la, ferme-la ! Une toxico dépressive comme toi qui ose me parler de responsabilités, elle est bien bonne salope ! Tu ne sais même pas t'occuper de toi-même et tu oses la ramener. T'as repris je suis sûr, y'a que sous cette merde que tu peux sortir des phrases aussi absurdes de toutes manières ! »

Ces mains montèrent à ma gorge et l'empoignèrent férocement laissant une grosse trace rouge.

« J'ai r-rien rep-pris…

- Menteuse !

- J-je te dis que non ! …

- Et la clope alors !

- O-ui mais p-pas…

- Pas ces déchets ? Tu me dis ça mais la dernière fois, tu avais aussi commencé par une simple cigarette, ça ne tient pas ton mensonge ! Tu comptes faire pleurer tes amis encore une fois ?!

- Ah-ah, ricanais-je avec difficulté, de qu-quels amis t-tu p-parles Natsu… ? »

Sa poigne se relâcha et ses bras se baissèrent. Je me relevai doucement en toussant tout en m'écartant de cet abruti.

« Toi comme moi, nous n'avons plus le droit de les appeler comme ça.

- Tais-toi.

- Tu as eut ce que tu méritais à ne pas savoir faire de choix précis.

- Tais-toi !

- Réponds-moi Natsu !

- Je t'ai dis de te taire ! »

Il se dirigea vers moi les yeux pleins de larmes et le poing prêt à frapper. Je me levai rapidement. Ça fait tellement mal. De tout ses coups, ce sont bel et bien ses mots qui m'ont tué mille fois. Je vois la scène comme au ralentis, évitant son coup de justesse.

« Tout serait allé très bien si tu n'avais pas été là ! »

Ouais, ça fait bien plus mal que je ne le pensais. Ça déchire le coeur en des milliers de morceaux, surtout venant de lui.

« Tout est de ta faute de toute manière, si seulement tu n'avais jamais existé ! »

Son visage ruisselle de larmes. Hurle Natsu. Vas-y, lâche-toi.

« Je te hais, je te hais, je te hais. Je te déteste plus que tout ! »

Elle est partie. Sèche et claquante. Une gifle bien placée qui remet les idées en place.

« Dégage Natsu. »

Ses pleurs se sont arrêtés, ses hurlements aussi. Il me regarde maintenant d'un air horrifié en se tenant la joue.

« Je…

- Va t-en.

- Lucy…

- Va t-en. Je ne peux plus te supporter. »

Il baissa la tête et se mit debout. Lentement, il se dirigea vers la porte et au moment il passa le pas, il se retourna, murmurant un dernier « pardon » que je pressentis comme sincère. Mais c'est trop tard pour être désolé Natsu, c'est trop tard. Dans l'obscurité, j'entendis la porte claquer. Les lumières étaient restées éteintes durant tout notre échange et pourtant j'avais lu son visage, ses expressions, sa haine comme en plein jour. Le silence revenu bourdonna dans mes oreilles. J'avais froid. Dehors, la pluie tombait et tapotait ma vitre dans une cadence berçante. Je soupirai en relevant la tête vers ma télévision et plus précisément le décodeur qui se trouvait juste en dessous. Avec un sourire je lu l'heure. 23h54. J'ai raté mon train.

Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé par la suite mais ce qui est sûre, c'est qu'à mon réveil je n'avais pas bougé. Toujours étendue sur le sol dans mon salon, j'observais les dégâts que ma dispute avec Natsu avait engendré. Par chance, rien n'avait été cassé, il y avait juste quelques meubles qui s'étaient déplacés et pour qui je n'avais pas assez de courage pour les remettre à leur place. Assise en tailleur , la faim et la fatigue me tiraillait le ventre, il était encore tôt mais la lumière s'engouffrait déjà péniblement dans mon salon. C'était un de ces jours où nous voudrions qu'il pleuve mais où le soleil tape plus qu'à la normale. Dans un coup rageur je fermai tous les rideaux et laissai la pénombre reprendre place. Je me sens mieux ainsi. La flamme de mon briquet brilla dans le noir. Je cherchai à tâtons mon portable et constat avec mépris qu'il n'avait plus de batterie. Il m'avait fallu un courage surhumain pour me résigner à regarder mes messages et il fallait que ce con me rende la tâche encore plus difficile. Avec maladresse je le branchai et attendis. Quand une lumière intense éblouis la pièce, je m'emparai de l'objet infernal et pris une profonde inspiration.

6 Nouveaux messages, Message 1 à 17h43 : Allo, Lucy ? Je… C'est Levy… Cette situation enfin, ce problème… Je ne voudrai pas qu'il gâche tout, tu comprends. Il doit bien avoir une explication. Je sais qu'il y en a une ! J'en suis sûre… Parce que Lucy, tu ne ferai pas cela s'il n'y en avait pas une bonne. N'est-ce-pas ? Je.. J'aimerai te parler, s'il te plait. Tu ne réponds pas aux messages ni au téléphone donc je suppose que tu l'as éteint. Je n'ai pas envie de te perde L- Message effacé, 5 nouveaux messages, Message 1 à 18h32 : Lucy ? C'est encore moi… Je ne sais pas si tu vas aller en cours demain, mais si tu y vas j'aimer- Message effacé, 4 nouveaux messages, Message 1 à 18h58 : Hey Lucy ! C'est Erza, écoute, je ne sais pas ce qu'il se passe mais tout le monde est complètement abattu et je sais que le problème est entre toi et Natsu. Lisanna en paye les conséquences alors tu as int- Message effacé, 3 nouveaux messages, Message 1 à 20h16 : Hey ma chérie, c'est Cana, qu'est-ce qu'il se p- Message effacé, 2 nouveaux messages, Message 1 à 21h23 : Lucy, c'est Mirajane… Il faut vraiment qu'on parle c'est très important, je te promets d'êt- Message effacé, 1 nouveaux messages, Message 1 à 01h14 : C'est encore Levy… Lu-chan… S'il te plaît… J'ai vraiment besoin de te voir, je t'en supplie, parlons ensemble. Demain, je t'attendrai en cours et si tu ne viens pas, je serai au parc près du grand arbre à 17h… J'espère que tu viendras. Fin des nouveaux messages, si vous voulez les réecout-

A la fin de son message, Levy pleurait. Lucy soupira. Elle irait, pour Levy. Parce qu'elle lui devait plus d'explications que les conneries qu'elle lui avait balancée à la figure hier. Pour les autres, ce n'est pas qu'ils n'en valaient pas la peine, c'est juste qu'elle sentait qu'elle n'aurait pas le courage de faire son discours plusieurs fois. Elle verrait Levy et juste elle. Si à 17h, Levy l'attendait avec Mirajane ou quelqu'un d'autre, il n'y aura pas d'explication.

De faim, Lucy se dirigea vers la cuisine. En passant devant l'entrée elle entendit un drôle de gargouillis. Pensant d'abord à son ventre capricieux, elle se rendit vite compte que cela ne venait pas d'elle. La blonde se rapprocha alors de la porte et colla son oreille sur le bois. Lucy réussit à entendre un homme tousser à travers et sursauta un instant. Elle regarda dans le judas pour être certaine qu'il s'agissait bien du rose et bien sûr c'est avec une grimace qu'elle se recula. Franchement, elle avait tout sauf la patience de le supporter après ce qu'il s'était passé hier. Que faisait-il là de toute façon ? Ne la détestait-il pas ?

D'un coup, elle ouvrit la porte et se planta devant le jeune homme d'un air agacé. D'abord surpris, Natsu reprit rapidement ses esprits et s'accrocha aux habits de la blonde d'une façon pitoyable.

« Lucy ! S'il te plait, laisse moi m'excuser pour hier soir !

- Pourquoi voudrais-tu t'excuser…

- Lucy ! Je t'en supplie, crois moi… J'étais trop énervé pour réfléchir et j'ai vraiment dit de la merde. Jamais, ô grand jamais je n'aurais pu dire ce genre d'horreur de n'importe qui dans un état normal. Je te demande pardon sincèrement.

- Natsu, te rends-tu compte du ridicule de la situation quand même ? »

Et il explosa de rire. Un rire nerveux sans doute. Vite doublé par de lourds sanglots. Il me fait pitié, on dirait un reflet de moi-même et je déteste ça. C'est pour cette raison que je le comprend parfaitement. Moi ou Natsu, ça ne change rien, on est aussi con l'un que l'autre. Quitte à se retrouver seuls, autant se retrouver seuls à deux. On fait vraiment la paire. Je ris à mon tour, un rire horrible et désespéré sans doute mais agréable. Et les pleurs sont venus tous seuls entrecoupant notre rire indomptable et continu. Ça soulage le coeur de la meilleure façon qui soit. Et … Ça réveille les voisins aussi.

« C'est pas bientôt fini vos conneries ! Depuis hier soir que vous gueulez, si ça continue j'appelle police ! »

Nous nous stoppions d'un coup. Je tendis la main à Natsu dans un sourire triste. Si nous n'avions pas été là, rien de tout cela ne serait arrivé. C'est ce que Natsu avait peur d'imaginer et qui nous avait fait perdre la raison cette nuit sans doute. Natsu n'était en effet pas le seul fautif, hier soir, il a pété les plombs, si cela n'avait pas été lui, ça aurait été moi. Nous nous faisons mal mutuellement maintenant que nous avons fait du mal à tous ceux qui nous entouraient. C'était la pire chose à faire dans notre situation et c'est pourquoi, le rose était resté et avait supplié son pardon. Je n'aurai plus rien si je ne lui accordais pas. Lorsqu'il fut debout, je défis mon mon sourire et l'amena contre moi.

« Je ne te pardonnerai pas de suite Natsu.

- Je sais, répondit-il.

- Allez viens, rentre, je vais faire un petit-déjeuner et je suis sure que tu en veux.

- Merci Lucy. Si j'avais du supporter ça tout seul je ne-

- Si nous avions été seuls, nous n'aurions jamais eut à supporter ça, mais maintenant que nous sommes arrivés là, autant trouver une solution ensemble, plutôt que de se taper dessus.

- Je trouverai la réponse.

- Quelle réponse ?

- À ta question, Lucy.

- Comment t'es-tu retrouvé là tu veux dire.

- Oui celle-la.

- J'espère pour toi, ça serait un bon début pour obtenir le pardon de nos amis.

- Tu reste sur le mot « amis » finalement ?

- Oui. Si ce n'était pas le cas, tu aurais bien plus amoché que ça. »

Natsu pouffa. C'est presque irréel. C'est ridiculement surréaliste mais je suppose que c'est le résultat de ce trafic d'amour. Je suis vraiment tombée amoureuse d'un imbécile, ce qui fait de moi la pire des idiotes. Rapidement, je servis à Natsu un bon petit-déjeuner et nous nous mîmes à ta table. Juste comme ça, les rideaux fermés, une petite lampe allumée et le chauffage éteint. Dans un silence mortel, nous mangeâmes puis débarrassâmes.

« Tout à l'heure, je vais voir Levy. »

Natsu stoppa tout mouvement de rotation sur l'assiette qu'il tenait fermement au-dessus de levier.

« Que vas-tu lui dire, fit-il en poursuivant sa vaisselle.

- Je pense que la meilleure des choses à faire pour pouvoir avoir la chance de me faire pardonner un jour, serait de commencer par être honnête.

- Honnête tu dis…, répondit Natsu d'un air songeur.

- Oui, as-tu déjà été honnête Natsu ?

- J'ai du mal à garder quelque chose pour moi généralement.

- Ça n'a rien à voir avec l'honnêteté tu sais ?

- Ah bon ?

- Oui. Tu peux savoir garder un secret, tout en étant honnête avec les autres et surtout, avec toi-même… Je n'ai jamais été ni l'un ni l'autre. Je suppose qu'à partir du moment où tu n'es pas honnête envers toi-même ce n'est pas possible de l'être avec les autres.

- Et donc ?

- Je vais raconter à Levy ce que j'ai sur le coeur depuis si longtemps et que je n'ose pas m'avouer.

- De quoi s'agit-

- Je ne te le dirai pas.

- Je suppose… Merci Lucy.

- De ?

- M'avoir laisser rentrer.

- Hm, répondis-je simplement, enfin je l'ai surtout fait pour moi, chuchotais-je.

- Quoi ?

- Rien. Tu vas en cours.

- La bonne blague.

- Natsu, tu devrais checker ton téléphone.

- J'ai peur.

- Toi ?

- Les mecs sont vachement effrayants quand ils le veulent !

- Fais-le, rigolai-je. »

Sur ces mots, il prit mon chargeur et alluma l'écran de son téléphone. Une bombe bruyante de messages apparue en un coup et il ne su plus où donner de la tête. J'observai la scène en souriant, le regardant lire avec frénésie les nombreux SMS de ses amis. Puis d'un coup, il prit sa veste et sortit un trombe de l'appartement.

« Il n'y a pas de quoi, souris-je péniblement. »

Oui, c'est bien mieux comme ça.

17 heures sonnèrent beaucoup plus vite que je ne le pensais. Je m'étais préparée en vitesse, oubliant presque de prendre mes médicaments que j'avais omis de prendre hier par inadvertance ou plutôt par manque de moral. C'est donc sans maquillage et sûrement les joues un peu rougeoyantes que je me dirigeai vers le parc. Lorsque j'arrivai au pied du grand arbre, la lumière passant à travers les pétales déjà bien présentes malgré la période de l'année m'éblouissait le visage.

« Tu es venue. »

Je reconnu tout de suite la voix de ma meilleure amie. Elle était assise au pied de l'arbre et fermait un gros livre qu'elle devait avoir lu jusqu'à maintenant. La bleue me sourit faiblement et je baissai la tête de honte. Je me demande comment a-t-elle vécu cette journée. L'ambiance a dû être horrible. Levy se décala un petit peu, me demandant silencieusement de m'asseoir près d'elle. Je m'assis sans un mot, n'osant la regarder dans les yeux.

« Comment vas-tu Lu-chan, demanda t-elle poliment.

- Tu n'es pas obligée de te forcer tu sais, Levy. »

Le sourire maintenu de la bleue s'effaça alors et la peine profonde qu'elle afficha sur son visage me déchira le coeur. Elle aussi, avait dû pleurer toute la nuit. Tant de souffrance par notre faute Natsu. Nous sommes impardonnables et pourtant, ils nous donnent encore une chance. Je ne sais pas où tu es parti mais j'espère que tu arriveras à trouver les mots.

« Tu-

- Je sais, je vais te raconter, ne t'inquiète pas.

- Lucy ! Avant je voulais tout de même que tu saches que quoiqu'il arrive tu seras toujours mon amie ! »

Je me tournai vers elle étonnée. Elle me regardait intensément les yeux humides. Je lui sourit. Levy avait toujours été vraiment vraiment vraiment très gentille. Malgré mon comportement d'hier, elle avait su prendre du recul et au lieu de faire une croix sur moi pour l'éternité, elle m'avait donné une chance de me rattraper, de m'expliquer. Pour tous nos bons souvenirs sûrement. Vraiment, Levy, tu es une personne trop gentille.

« Merci Levy, lui souris-je, merci. »

Je repris mon sérieux et baissai mon regard vers l'herbe qui tanguait au gré de la brise.

« Levy, je ne te demande pas de pardonner notre bêtise, ni à toi ni aux autres d'ailleurs… Tu vois, il s'est passé beaucoup de choses et je suppose que nous n'avons pas beaucoup réfléchis à ce que nous faisions dans un premier temps. Nous avons été inconscients et nous avons profité que Lisanna fasse comme si de rien jusqu'à qu'elle craque. Je suppose qu'on peut nous traiter de gros salauds et je suis la première à être d'accord parce que c'est ce que nous le sommes. Tu vois, Natsu et moi, nous ne savons absolument pas ce que nous voulons. Pire encore, notre indécision fait souffrir les gens autour de nous. Tu es venue aujourd'hui pour entendre une raison. Ne sois pas trop déçue, Levy, de ma raison pitoyable qui ne fait pas du tout le poids face à la douleur qu'a dû ressentir Lisanna tous ces derniers mois. Je suis longue à la détente, égoïste et idiote. Quand je t'ai fais mon speech hier, j'ai été horrible avec toi. Mais de tout ce que je t'ai dis, pour la première fois depuis longtemps j'avais l'impression d'être honnête envers toi mais aussi envers moi-même. La situation était critique et ni moi, ni Natsu n'agissions, coincés dans notre routine immonde. Et mon discours d'hier a fait comme un déclic. Ça a dû te paraitre terrible mais pour moi c'était une libération car tout ce que je t'ai dis était vrai. »


Chifumi : Me tuez pas s'il vous plait.

Lucy : Le chapitre qui sert à rien.

Chifumi : Il-il était nécessaire !

Natsu : C'est beaucoup de mots pour pas grand chose moi je trouve.

Chifumi : -pleure- Vous êtes vraiment pas cool, si ça continue je vais continuer d'autres histoires plutôt que celles-ci.

Lucy : Ugh ! Pleure pas c'est dégoutant !

Chifumi : Je vous hais ! -pars en courant-

Natsu : Review pour ce cas désespéré s'il vous plait, elle manque de motivation ces derniers temps.

(PS : L'auteure aimerait savoir si ses lecteurs préfèrent des chapitres plus courts mais plus fréquents ou des chapitres comme maintenant .)