Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, y compris le portier si ça lui fait plaisir.

A/N: Attention mes amies roulements de tambours......... Voici venu le chapitre tant attendu et réclamé par vous toutes... La rencontre entre Alice et Jasper!!! J'espère réellement que vous aimerez autant que moi, parce que j'ai bossé dur pour le rédiger, et que je l'aime beaucoup tel quel, et que j'ai très envie qu'il vous plaise. Allez trève de bavardages, je vous laisse le découvrir! Bonne lecture! ^^


Chapitre 11 – La rencontre

J'étais intenable. Dans quelques heures, je me retrouverais en face de celui qui occupait à présent mes pensées, jours et nuits. J'étais en route vers Seattle, le sourire aux lèvres et le cœur battant. Jasper m'avait appelée la veille afin de déterminer comment nous reconnaître. Nous avions donc longuement débattu sur la question, pour finalement trouver le bon compromis. Il avait à faire à la bibliothèque principale de la ville jusque 14h, nous nous retrouverions donc au café qui faisait le coin de la rue. Il m'avait fait rire en me demandant si je voulais qu'il porte une rose à son veston pour que je le reconnaisse. Cela avait provoqué mon hilarité, et je m'étais excusée de peur d'avoir été impolie. Je n'avais pas idée que ce genre de coutume archaïque avait encore cours de nos jours… C'était si délicieusement romantique… J'avais cependant refusé sa proposition, persuadée que je le reconnaîtrais à la seconde où nos regards se croiseraient.

J'avais jouée la fille sure de moi au téléphone, mais là tout de suite dans ma voiture, je jouais moins la maline… Et si je ne le reconnaissais pas ? Et si je me ridiculisais en abordant un parfait inconnu alors qu'il se trouverait juste à côté ? Alice tu n'étais qu'une idiote ! Il avait refusé de me donner une description physique, et nous avions tacitement décidé de ne pas échanger de photographies. Tout ce que je savais, c'était qu'il avait vingt neuf ans, et que c'était un gentleman archéologue passionné par la Guerre de Sécession. Ca allait vraiment m'aider à le repérer hum… De son côté c'était bien plus facile, il savait que j'étais petite à cheveux noirs, et ça ne courait pas les rues !

J'avais eu de la chance, la météo était de mon côté, avec un beau ciel ensoleillé et une température agréable. J'avais donc pu mettre ma jolie robe grise et noire, et il me tardait de voir l'effet qu'elle produirait sur lui. Je souhaitais réellement lui en mettre plein la vue, mais sans trop en faire. Je voulais que tout comme moi il ne pense qu'à nous, ou du moins à la possibilité d'un nous si l'alchimie prenait. Alors j'avais mis le paquet. J'avais prévu d'arriver à Seattle vers une heure et demie, histoire d'avoir le temps de garer ma voiture quelque part, et de me rendre tranquillement au lieu de rendez-vous à pieds. Sauf qu'un bouchon à l'entrée de la ville me ralentit, et j'arrivai au parking avec une bonne vingtaine de minutes plus tard que prévu… Il me fallut rejoindre le café à pieds en vitesse, parce que je ne voulais pas arriver en retard. De quoi j'aurais l'air si j'arrivais un quart d'heure après pour un premier rendez-vous ! De moi-même direz-vous, j'étais toujours en retard, mais je ne voulais pas que Jasper se fasse une mauvaise image de moi, il aurait tout le temps de découvrir mes nombreux défauts une fois conquis !

J'arrivai finalement au café avec seulement deux ou trois minutes de retard, et après avoir scanné rapidement les lieux, je m'installai à une table. Même s'il était déjà là, j'aurais au moins l'air plus digne à le chercher… Je tournais le dos à l'entrée, mais c'était la seule table pour deux personnes de libre. Discrètement, je tentai d'observer les gens autour afin d'éventuellement repérer Jasper. Il n'y avait pas grand monde qui pouvait coller à la description que j'avais de lui dans la pièce… Au bar, il y avait ce type qui me regardait avec insistance, se pouvait-il qu'il s'agisse de Jasper ? Avec des yeux aussi fouineurs ? Non, impossible… Pourvu que ce ne soit pas lui, il avait l'air d'un pervers… Un peu plus à gauche, il y avait un grand type brun, plutôt maigre à l'air nerveux. Une dame d'une cinquantaine d'années, que j'assimilai à une serveuse, vint bientôt s'arrêter à ma table.

« Qu'est-ce que je vous sers ma p'tite dame ? »

« Euh… J'attends quelqu'un, mais je vais prendre un expresso s'il vous plaît… »

« Nerveuse hein ? Premier rendez-vous ? »

« Oui, et peut-être avec l'homme de ma vie ! »

« Elles disent toutes ça ! »

« Non non vraiment, Jasper est un gentleman, et je crois bien qu'il pourrait être le Prince Charmant après la paire de crapauds que j'ai rencontré ! »

La serveuse eut un rire franc et bruyant, et discuta encore un moment avec moi. Je lui en fus gré, car elle me mit de bonne humeur et m'aida à me détendre. A la fin elle savait presque toute l'histoire, et me promit de me faire signe si elle voyait quelqu'un pouvant correspondre à Jasper. Elle repartit ensuite au comptoir, tandis que je scrutais les alentours. Un monsieur d'un certain âge, un jeune garçon d'à peine treize ou quatorze ans, un homme en visible surpoids, et –

BIP BIP BIP.

Un message. Je l'ouvris avec impatience. Jasper.

« Je suis dans le café, y es-tu ? »

Ahhhh !! Il était là ! Il était parmi la foule !!! Bon, il me fallait reprendre mon analyse minutieusement. D'abord à gauche. Le monsieur d'un certain âge, impossible, Jasper m'avait dit qu'il avait vingt neuf ans. Ensuite, le jeune, non, impossible. Il pouvait bien être mon petit frère… Celui en surpoids n'avait pas l'air très vif, et n'avait pas son téléphone à portée de main. Ouf… Non je n'étais pas superficielle, juste que je ne tenais pas à me retrouver écrasée dans une étreinte… En plus il avait de la barbe mal entretenue, j'avais horreur de ça. Même plus âgé, un homme se devait d'avoir l'air propre, comme mon père. Oui, c'était ça, exactement comme lui. La quarantaine élégante, bien entretenu, et séduisant. Hum pas de panique, j'avais bien compris que je ne l'épouserais jamais…

Et soudain, quelque chose de doux sur mon épaule. Je me retournai brusquement, une rose. Je levai les yeux, pour croiser une paire d'iris azurs absolument à couper le souffle. Il était là, c'était lui. Il était immense ! Blond – quelle coïncidence !!! – et plutôt beau garçon… Mais… Mon Dieu toutes ces cicatrices le long de son beau visage, de son cou, de ses mains…

« Tu m'as fait attendre JazzBoy… »

« Vous m'en voyez désolé Madame. »

Je souris. Cette voix, si chaude, et cet accent si sexy… C'était bien lui, aucun doute… Mon cœur s'emballa quand il esquissa un sourire. Je ne pouvais pas résister à ces petites faussettes aux coins de ses joues… Je le lui rendis, l'invitant à s'asseoir à ma table. Jasper, mon Jasper… Enfin il se tenait devant moi, en chair et en os. Nous restâmes quelques instants silencieux, s'observant mutuellement. Soudain j'espérai que ma robe me mette réellement en valeur, et que mes cheveux ne soient pas trop indisciplinés. Lui était absolument superbe. Il portait un pantalon de lin beige, et un polo de bonne fabrique blanc. Ses cheveux blonds tombaient en de jolies boucles autour de son visage, et par habitude, je regardai ses mains. Longues, fines, mais fortes. Des mains d'homme, masculines. Le genre de mains qui savaient manipuler les choses, sans pour autant les briser… Mais toutes ces cicatrices…

« Je te l'avais dit, je n'ai rien d'un Apollon… Toi en revanche, tu m'avais caché être si jolie… »

Malgré moi, mes joues s'empourprèrent violemment. Un instant je compris le genre d'épreuves que traversait Bella chaque fois qu'elle se trouvait face à Edward. J'avais même du mal à soutenir son regard. Et lui, pourquoi se dénigrait-il tant ? A cause des cicatrices ? C'était tellement secondaire que je les voyais à peine. Ses yeux m'hypnotisaient complètement, confirmant l'attirance éprouvée depuis le début.

« Ne dis pas de bêtises… Attends de me voir debout, tu verras je suis ridiculement petite. Et tu exagères, tu es tout à fait séduisant. En tout cas à mes yeux… Je ne suis absolument pas déçue par ce que je découvre. »

« Et moi aussi. Tu es magnifique Alice… Je le pense vraiment… »

« Merci… »

Le silence se fit sur notre table, mais ce n'était pas un silence gênant, du genre où l'on n'a plus rien à se dire. Non, c'était plutôt une sorte de silence respectueux, et intense, mêlé à une sorte d'excitation sur ce qui va suivre. Lentement, il avança sa main vers la mienne, nos doigts se frôlant presque. Je fis l'autre moitié du chemin, avant de caresser du bout des mien sa peau marquées en de nombreux endroits. J'aurais voulu lui demander ce qu'il lui était arrivé, et si c'était douloureux, et qu'est-ce qui l'avait conduit à être si cruellement touché par le sort, mais je ne le fis pas. Ce n'était pas le moment, pas encore, ni l'endroit. Ne comptaient plus que nos mains, et la chaleur qui s'en dégageait, et l'envie presqu'irrépressible que j'avais de venir me jeter dans ses bras. Bien sûr je ne le ferais pas, je n'étais pas ce genre de fille. J'avais des valeurs, et ne pas s'abandonner dans les bras d'un garçon – aussi séduisant fut-il – en faisait partie.

Je commandai un nouveau café, lui aussi, et la serveuse nous quitta sur un clin d'œil à mon intention. J'étais sur un petit nuage. Tout était trop parfait, c'en était presqu'irréel.

« Alors, quelles nouvelles m'apportes-tu ? Ton amie a-t-elle finalement conquis ton frère ? »

« On progresse, lentement mais surement ! Suite à leur rendez-vous de l'autre jour, je suis allée parler à Edward. Et heureusement que je l'ai fait car il était parti sur l'idée qu'elle fréquentait toujours Jacob. Ce qui est ridicule, car elle a quitté Jake il y a des mois de ça. Alors j'ai dû lui avouer qu'elle en pinçait pour lui depuis super longtemps, et qu'il devait faire le premier pas. Ca a mis le temps, mais je crois qu'il a enfin compris ! Non vraiment, parfois je me demande s'il est aussi intelligent que tout le monde le dit… Quand il est les mains dans un corps alors là je ne dis rien, mais dès qu'il s'agit de la vraie vie, monsieur n'en mène pas large ! »

« Alice, tu devrais respirer entre deux phrases… »

Je piquai un nouveau fard. Ca se voyait donc tellement que j'étais nerveuse ?... Je baissai les yeux, un peu embarrassée. Aussitôt son sourire s'évanouit et il pressa affectueusement ma main.

« Non, ne sois pas gênée, ce n'était pas une critique ! A vrai dire je trouve ça adorable… Enfin chez toi… J'avais un peu peur en te rencontrant que tu sois déçue, ou que nous n'accrochions pas autant que par mail ou téléphone, mais je suis content de n'avoir pas renoncé… Tu es encore mieux que tout ce que j'avais pu imaginer… »

« Merci… Je peux en dire à peu près autant tu sais. Je ne suis pas du tout déçue, au contraire. Tu as l'air très fidèle à l'image que je m'étais faite de toi. Pas étonnant que tu sois blond… »

« Je te demande pardon ? »

« Oh, euh, non rien… Juste une constatation… J'ai toujours eu un faible pour les blonds… »

Mon dieu mais quelle idiote ! Pourquoi j'étais allée dire ça tout haut ?! Maintenant j'étais encore pire que Bella, cent fois pire ! Je parlais sans réfléchir, et il allait me prendre pour une écervelée, superficielle par-dessus le marché ! Ah bravo ! Mais, contre toute attente, il laissa échapper un petit rire tout à fait divin, faisant briller ses magnifiques yeux bleus. Je relevais les miens, indécise, me mordant la lèvre.

« Tu es tellement différente des autres femmes que j'ai pu rencontrer dans ma vie… Cette fraîcheur et cet enthousiasme que tu affiches en permanence, je dois reconnaître que je n'y suis pas insensible… »

« Jazz, si tu continues à me dire des choses aussi gentilles, je ne vais pas pouvoir tenir toutes mes résolutions… »

Je lui souris alors, tendrement, et me levai de mon siège. Il me regarda sans comprendre, penchant légèrement la tête sur le côté. Je lui tendis ma main pour qu'il me suive, et il la prit sans poser de question, comme s'il s'en remettait totalement à moi. De le voir ainsi debout à mon côté, il était si grand, si imposant, j'en étais toute retournée, et il me fallut toute la force de ma volonté pour ne pas laisser mes jambes se dérober sous moi. Je l'entrainai alors à l'extérieur après qu'il ait insisté pour régler nos consommations. Le petit vent frais qui balaya mon visage me fit le plus grand bien, et ce fut avec ravissement que je constatai que Jasper n'avait pas lâché ma main. Ce contact était si agréable, si doux… J'aurais voulu ne jamais la lâcher…

Lorsqu'il me demanda où nous allions, je lui répondis honnêtement que je n'en avais pas la moindre idée, que je voulais simplement marcher un peu, profiter de sa compagnie. Il acquiesça en silence, entremêlant ses doigts aux miens. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, comme s'il allait s'en échapper à chaque instant.

« Alors, tu m'as dit habiter près de Seattle, où exactement si ce n'est pas trop indiscret ? »

« J'habite à Forks, à 140 miles d'ici. »

« Ca fait une longue route quand même, tu es venue en voiture ? »

« Oui, ça m'a pris environ deux heures. Ce n'est pas si terrible, je le faisais souvent quand j'étais étudiante et que je rentrais voir mes parents. »

« Tes parents vivent aussi à Forks ? »

« Oui, mais j'habite dans l'ancienne maison de ma mère. J'ai grandi chez Esmée, la mère d'Edward après qu'elle se soit mariée avec mon père, et quand j'ai eu terminé la fac, je suis revenue habiter dans la vieille maison. C'est sentimental, et en plus ça m'économise un loyer. »

« Tu as raison. Et ça aurait été dommage de la laisser à l'abandon. J'habite aussi une maison à Houston, un peu en dehors du centre. Mais elle n'appartenait pas à ma famille…»

« C'est bien d'avoir une maison à toi, tu vas pouvoir y construire tes propres souvenirs ! »

Il sourit, pressant ma main dans la sienne. A un moment, une fille que je dois reconnaître comme séduisante nous croisa. Elle jeta un regard plus qu'équivoque à mon compagnon, et je sentis une pointe de jalousie m'envahir. Mais contre toute attente, alors qu'elle avait lancé un sourire plus qu'aguicheur à Jasper, ce dernier eut une réaction pour le moins inattendue. Il glissa un bras autour de ma taille, et m'attira plus près de lui. J'étais aux anges, et encore sous le choc. Il avait vraiment fait ce que je croyais qu'il avait fait ? J'étais là, tout contre lui, pouvant sentir la chaleur de son corps contre le mien, sa main posée sur ma hanche comme un couple d'amoureux… Etait-ce ce que nous étions ? Des amoureux ? Alors que nous n'avions encore même jamais échangé le moindre baiser ?

Un peu plus loin, je pensais qu'il allait me relâcher. Après tout la fille en question n'était plus en vue, rien ne l'obligeait plus à jouer les gentlemen. Pourtant il ne retira pas son bras, et je ne fis rien pour l'y contraindre. Nous arrivâmes à proximité d'un parc, et sans trop réfléchir, nous y entrâmes pour continuer notre promenade.

« Jazz, est-ce que ça te paraît naturel ce qui se passe ? »

« Oui. Est-ce que mon geste t'a offensé ? Auquel cas je- »

« Tu rien du tout ! Tu ne m'as pas offensée voyons ! Non, je me disais juste, ça me paraît si normal, dans l'ordre des choses, alors que je ne te connais que depuis quelques jours… »

Il resta muet, hochant la tête en signe d'accord. Lui aussi était partagé quant à l'attitude qu'il nous fallait adopter, c'était normal… Nous restâmes encore un moment à marcher sans but, nous arrêtant quelques minutes sur un banc public. Je laissai ma tête s'appuyer contre son épaule – enfin plutôt le haut de son bras car j'étais trop petite pour atteindre son épaule – et il posa sa joue sur ma tête. Nos mains étaient toujours jointes, et il caressait ma paume de son pouce avec douceur. Pour un passant ordinaire, nous devions avoir l'air d'un couple de longue date, appréciant seulement un moment de tendresse, et de calme. En vérité, mon corps tout entier était en ébullition, prêt à se consumer au moindre geste plus intime.

« Alice, je crois qu'il tombe quelques gouttes… »

« Impossible, ils ont annoncé du beau temps pour tout le week-end… »

« Je te dis qu'il commence à pleuvoir, nous devrions bouger d'ici. »

« Mais non ce doit être un nu- »

Pas le temps de finir ma phrase, une averse démentielle se déversa sur nos têtes. Et elle ne semblait pas prête de se calmer. Serrant ma main dans la sienne, Jasper m'invita à le suivre pour nous mettre à l'abri sous un porche le temps que la pluie cesse. C'était une situation incroyablement romantique, exactement comme dans les films dont je raffolais depuis des années et des années. N'ayant bien sûr pas de parapluie, ma coiffure et ma robe furent ruinés en moins de deux, pourtant Jasper ne fit aucun commentaire. A la vérité, je le trouvai encore plus séduisant avec ses cheveux mouillés qui lui collaient au visage. Et son polo trempé révélait une musculature des plus intéressantes…

Nos regards se croisèrent un instant, et comme les héroïnes de mes feuilletons, je me pris à me mordre la lèvre sans le quitter des yeux. Délicatement, il m'attira plus près de lui, nos visages se rapprochant dangereusement. Je pouvais presque déjà entendre la musique jouer en arrière plan… Son visage était si proche… Du bout des doigts, il dégagea mon front d'une mèche qui s'y était collée. Une chance que mon maquillage fut waterproof, autrement bonjour les dégâts… Je frissonnai au contact de ses doigts sur ma peau. Sa main glissa ensuite de mon front à la joue, me faisant fermer les yeux…

Le moment était parfait. Tout était parfait. Toute trace de raison envolée, il pouvait faire ce qu'il voulait de moi, j'étais simplement heureuse. Je pouvais même sentir son souffle chaud sur ma joue, mes lèvres. Encore quelques millimètres et…

« Excusez-moi messieurs dames, vous ne pouvez pas rester ici, vous gênez le passage des clients… »

Bon sang de bonsoir de triple andouille !!! Ce portier venait de ruiner MON moment ! Celui là même où après une scène digne des plus grands films de l'histoire du cinéma, Jasper allait m'embrasser passionnément sous la pluie ! Et à cause d'un abruti vêtu comme un pingouin, la magie s'était envolée et nous n'étions plus que deux personnes trempées sous un déluge d'eau… J'en aurais pleurée tellement j'étais furieuse et frustrée…

« Alice, tu es trempée, tu vas attraper froid… Mon hôtel n'est pas très loin d'ici, si tu veux on peut passer à ta voiture prendre tes affaires, et remonter à ma chambre pour que tu prennes une douche et que tu te mettes au sec ? »

« Tu veux que j'aille dans ta chambre d'hôtel ?... »

« En tout bien tout honneur, je te le promets. Je ne voudrais pas que tout ce que tu retiennes de ce week-end soit l'énorme rhume qui te guette si tu restes dans ces vêtements mouillés… »

Dans le fond, il avait raison. J'étais trempée, et risquais réellement d'attraper froid, et avec l'interview dans quelques jours, je ne pouvais pas me le permettre. Mais je savais aussi qu'en acceptant son offre, il y avait de fortes chances que je cède à la tentation, malgré toute ma bonne volonté de ne pas tout gâcher trop vite…

« Tu as ma parole que je ne ferai rien qui entache ta vertu Alice… Je comprends tout à fait tes réticences. Je ne veux pas non plus ruiner ce qu'il y a actuellement entre nous, quoi que ce soit… »

« Bien… Je te fais confiance… Au point où j'en suis… »

Il ne répondit pas et je l'emmenai jusqu'au parking couvert où j'avais rangé ma voiture pour le week-end. Une chance que je ne l'ai pas laissée à l'extérieur ! J'attrapai donc mon sac de voyage et avant même que je ne le soulève, Jasper se faisait mon chevalier servant en se chargeant de le porter. Par chance son hôtel était effectivement tout près, et il ne nous fallut pas longtemps pour le rejoindre. Un autre portier nous accueillit avec déférence, mais j'étais encore trop en colère après celui de tout à l'heure pour apprécier l'attention. Un autre nous accompagna dans l'ascenseur, et nous fûmes conduits dans la chambre de Jasper. Ou plutôt devrais-je dire la suite. Car c'était tout bonnement immense. Je me serais crue dans Pretty Woman pour le coup, la partie prostituée en moins.

Jasper disparut un instant pendant que je retirais mes chaussures mouillées, pour revenir avec peignoirs et serviettes. Il me les tendit gentiment, et m'invita à utiliser la douche si je le souhaitais. Il me promit une nouvelle fois de ne rien faire d'inconvenant, alors je finis par accepter et m'enfermai dans la salle de bain. Je profitai pleinement de la baignoire en marbre rose, sans parler des sels de bain et tout le tintouin…

Je ressortis un moment plus tard, pomponnée, séchée, parfumée, et surtout dans une tenue plus confortable. Vive l'inventeur du jeans ! Jasper était installé dans un fauteuil à lire son courrier, et il leva la tête en m'entendant arriver.

« Existe-t-il une tenue qui ne te sublime pas ? »

« Tu es gentil, mais ce n'est pas la peine de me flatter, je suis déjà sous le charme… »

Il rit doucement, avant de se rendre à la salle de bain à son tour. Qu'est-ce que je n'aurais pas donné pour être une petite souris et me glisser là-dedans ! Le vague aperçu de sa carrure m'avait enchantée cet après-midi, mais je me doutais que ce n'était que la partie émergée de l'iceberg !!! Je profitai cependant de son absence pour envoyer un message à Bella pour la rassurer. J'aurais tellement de choses à lui raconter à mon retour !!!

« Vu le temps qu'il fait, je pense que nous ne pourrons pas sortir manger dehors ce soir… Est-ce que ça te convient si nous allons au restaurant de l'hôtel ? Il paraît qu'il est très bon et qu'ils ont un nouveau chef tout droit venu de France ! »

Je me retournai pour lui répondre, mais les mots restèrent coincés dans ma gorge. Devant moi se tenait la parfaite incarnation d'Apollon… Il avait troqué son pantalon de lin contre un jeans visiblement de marque, et son polo avait été remplacé par une chemise noire très élégante. J'aurais tout à fait pu lui sauter au cou là, tout de suite, sans avoir à trop tergiverser. Mais au lieu de ça je le regardai s'asseoir à mon côté dans le canapé de cuir, et prendre ma main dans les siennes.

Mon moment était-il de retour ?


Et voilà!!! Désolée de la coupure un peu méchante, mais tout de même, je vous ai pas mal gâtées avec le presque baiser, et la quasi totalité de la journée. J'espère que vous allez me poster plein de reviews sur ce chapitre pour me dire ce que vous en pensez, et ce que vous croyez qu'il va arriver ensuite! ^^ Alice cèdera-t-elle à la tentation? ^^

A très vite!