Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

A/N: Je vous l'avais promise, voilà la suite de la rencontre Alice/Jasper, qui a reçu d'assez bons échos je pense. Ce chapitre a été un peu plus compliqué à écrire, mais dans l'ensemble il me plaît bien. J'espère que vous partagerez mon avis, et que vous lui destinerez le même accueil que les autres précédents! Alice va-t-elle céder à la tentation? Le portier va-t-il encore frapper? (oh elle est belle celle-là, faut que je la garde!!! portier/porte/frapper... Oui bon oubliez, il est tard et je raconte des bêtises! ^^) Il vous faudra lire pour le savoir! Bonne lecture!^^


Chapitre 12 – Sweet temptation

Aucun de nous ne parlait, il tenait ma main dans les siennes, si chaudes, et encore moites de la douche qu'il venait de prendre. Imaginer l'eau qui coulait le long de son visage, de ses épaules, de ses longues jambes musclées… Non Alice, non, on reprenait contenance, tout de suite !!! Je ne connaissais Jasper que depuis une quinzaine de jours… Nous n'avions passé que quelques heures ensemble, malgré nos nombreux messages et coups de téléphone… Alors pourquoi avais-je tellement envie qu'il m'embrasse ? Pourquoi cette sensation de besoin, de nécessité d'être dans ses bras ?... Dehors la pluie semblait tomber à n'en plus finir. Avant, lorsque j'étais avec James, je venais souvent me blottir contre lui pendant qu'il regardait son film alors que le temps était menaçant au dehors. Il passait alors paresseusement son bras autour de moi, et je me sentais mieux. Qu'est-ce que j'aurais aimé faire pareil avec Jasper ! Juste pouvoir poser ma tête contre son cœur, et sentir de nouveau son bras s'enrouler autour de ma taille…

Mais si je laissais mes désirs dicter ma conduite, je savais parfaitement que je finirais par faire quelque chose que je regretterais… Ou pas… Mais je ne voulais surtout pas qu'il croit que j'étais ce genre de fille… C'était juste que j'avais la sensation que tout ceci était normal, que nous étions destinés à être ensemble, sans nous préoccuper du qu'en dira-t-on… Mais lui, que pouvait-il bien penser en ce moment ? Etait-il aussi déchiré que moi ? Et surtout, ressentait-il lui aussi ces émotions si fortes et confuses ? Me désirait-il autant que je le voulais ?

Je reportai mon attention sur ma main, qu'il continuait de caresser doucement. J'aimais ce contact, si tendre, si chaste… Ses mains aussi étaient zébrées de cicatrices devenues presque blanches avec le temps. Elles contrastaient avec sa peau hâlée par des heures passées sous le soleil du Texas, ou d'Egypte… Il avait dû vivre des choses particulièrement difficiles pour en être marqué jusque sur son visage… je devinai que les mêmes cicatrices devaient recouvrir son torse, son ventre, son dos, ses reins… Peut-être même ses hanches et son bassin… Tout d'un coup j'eus envie de le serrer contre moi, et de lui dire que c'était terminé, qu'il ne souffrirait plus… Que j'étais là pour lui, que je prendrais soin de lui jusqu'à la fin de nos jours… Mais il m'aurait prise pour une folle si j'avais fait ça… Je me serais prise pour une folle à sa place… Pourtant d'une certaine façon oui, j'étais folle… Folle à lier… Follement éprise de lui, malgré toutes ces pensées contraires que semblait vouloir envoyer mon cerveau. Mais mon cœur, lui, ne battait déjà plus que pour lui, et instinctivement je savais que je lui appartenais toute entière.

C'était une étrange sensation… L'idée d'appartenir à quelqu'un… Tout d'un coup ce simple geste que de lui laisser ma main prenait une toute autre dimension. C'était comme la représentation symbolique de mon engagement envers lui. J'étais sienne, il pouvait me prendre pour toujours… Etrangement je n'eus pas peur de cette nouvelle émotion, au contraire, j'étais étonnamment en paix… C'était peut-être ça de trouver l'âme sœur… Trouver son autre moitié, celle qui ferait qu'on se sentait complet, heureux…

« Jasper, tu crois au coup de foudre ? »

« Non. »

« Moi non plus, jusqu'à aujourd'hui. »

Nos paroles ne semblaient pas faire sens comparées à l'intensité de nos regards. De nouveau mon cœur se mit à battre plus fort, conscient lui aussi que quelque chose était sur le point d'arriver. Jasper libéra une de ses mains pour la déposer sur ma joue, comme un peu plus tôt cet après-midi. Cette fois-ci, rien ne pourrait venir nous interrompre, ni un portier, ni la pluie, rien… Il se rapprocha de moi tout doucement, et j'étais complètement envoûtée par son regard océan…

« Je sais que je t'ai dit que je ne ferais rien… »

« Ca va Jazz… »

« Tout est tellement confus, je me reconnais à peine… »

« Je le veux aussi, tu n'as pas à culpabiliser… »

« Comment pourrais-tu le vouloir aussi ? Enfin regarde-moi Alice, je tiens plus du monstre de foire que de l'homme auquel tu as droit… »

« Ne dis pas de bêtises, je me fiche de tes cicatrices, à mes yeux tu es beau Jasper… »

Il me regarda avec stupeur, ses lèvres à quelques centimètres à peine des miennes. Nous mourrions d'envie de nous embrasser, c'était évident, et pourtant il doutait encore, je le sentais. Pourquoi lui était-il si inconcevable que je sois attirée par lui ? Me croyait-il si superficielle que je ne voyais pas à quel point il était magnifique et charmant, et intelligent ? Ou bien est-ce que je n'étais pas à la hauteur de ses espérances ? Peut-être était-il déçu de se trouver face à une fille comme moi, simple et exubérante, et passionnée de shopping, un peu moins par les livres ?

Une fraction de seconde, je détournai le regard. Mes dernières pensées m'avaient fait monter les larmes aux yeux. Pris de court, il cligna plusieurs fois des paupières, cherchant à savoir ce qu'il se passait. Et puis, avec douceur, il prit mon menton entre ses doigts et me força à le regarder dans les yeux. Je ne lisais plus aucun doute en lui, seulement de la tendresse et de la détermination. J'avais été bête, bien sûr que cette attirance était réciproque… Autrement nous ne serions pas ici tous les deux ce soir… Et autrement il ne m'aurait jamais amenée jusqu'à sa chambre d'hôtel… Instinctivement mes yeux se fermèrent, et j'attendis qu'il fasse ce dont je rêvais depuis la première seconde où nous nous étions rencontrés.

Ses lèvres se posèrent tout doucement sur les miennes, les touchant à peine. C'était si différent de tout ce que je connaissais, tellement plus tendre, plus respectueux, plus chaste, plus Jasper… Il était merveilleux, et je ne pus retenir le soupir de contentement qui s'échappa de ma gorge. J'avais tant rêvé de ce moment, et c'était encore plus fabuleux que tout ce que j'aurais pu imaginer – et pourtant j'avais beaucoup d'imagination. J'aurais voulu me rapprocher de lui, qu'il me prenne dans ses bras, mais je n'osai pas bouger de peur de rompre le charme. Notre baiser dura longtemps, du moins ce fut mon impression, et finalement il glissa ses bras autour de ma taille, m'attirant plus près de lui. Naturellement je nouai les miens autour de son cou, laissant mes mains trouver leur place dans ses boucles blondes encore humides.

Dès lors tout s'accéléra, et s'intensifia. Sans trop savoir quand ni comment, je me retrouvai à califourchon sur lui, mes lèvres scellées aux siennes comme s'il était ma bouteille d'oxygène. Ses mains caressaient avidement mes épaules, mon dos, mes reins, et cherchaient à se glisser sous mon pull. Il ne le fit cependant pas, conservant un minimum de distance et de self control. Et pourtant je ne lui rendais pas la tâche facile. Mes mains exploraient son corps d'athlète à travers sa chemise, et je m'émerveillais de la force de ses bras, de ses pectoraux, et n'avais guère de doute sur la fermeté de ses abdominaux. Il était absolument parfait. Je le voulais. Là. Maintenant. Dans cette chambre d'hôtel. Pourtant je savais que c'était mal. Que je n'aurais pas dû… Et il le sentit.

Avec autant de délicatesse et de tendresse qu'il lui était possible, il rompit notre baiser, me gardant toutefois sur ses genoux. Il reposa un instant son front contre le mien, reprenant son souffle. C'était dur pour lui aussi…

« Je crois qu'il serait plus raisonnable de s'en tenir là… »

« Je le sais… »

« Je ne sais même pas ce qu'il m'a pris, je ne fais jamais ça d'ordinaire, je- »

« Jazz, ça va, tu n'as rien fait de mal. Nous le voulions tous les deux… JE le voulais… »

« Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive. Je… Ca me semble si normal, et pourtant ça ne devrait pas… »

Il avait vraiment l'air perdu. Et il devait être bien plus correct et honnête que moi, parce que la seule pensée qui occupait mon esprit, c'était de savoir quand est-ce que je pourrais l'embrasser de nouveau… C'était tellement fort, et simple à la fois… J'avais réellement eu l'impression d'embrasser mon petit ami, comme si nous étions ensemble depuis une éternité… Je savais bien que d'un point de vue extérieur, ça devait paraître fou, on ne se retrouvait pas dans les bras d'un garçon quelques heures après une première rencontre, même James avait dû attendre quelques temps pour m'avoir… Alors pourquoi est-ce que j'avais tellement envie d'oublier toutes ces règles avec Jasper ? Pourquoi mon cœur battait-il si fort ? Pourquoi avais-je l'impression de le connaître depuis toujours ? Pourquoi me posais-je toutes ses questions ?

Je plongeai mes yeux dans les siens, essayant d'y puiser des réponses. Mais je n'y lisais rien d'autre que de la confusion, et de l'amour… Quoi ? De l'amour ? Etait-ce possible ? Sans trop avoir conscience de ce que je faisais, mes doigts tracèrent lentement les contours de son visage, de ses cicatrices. Il ferma les yeux, réprima un frisson. Il était si beau, me semblait si vulnérable soudain… Je me penchais à nouveau vers lui…

« Jazz… »

« Je sais… »

Il me reprit alors doucement par la taille, et me reposa à côté de lui sur le canapé, instaurant une distance qui me déchira de l'intérieur. Il se leva ensuite, rajusta ses vêtements avant de me tendre sa main.

« Allons dîner, ça nous aidera à y voir plus clair… »

Je souris, consciente qu'il avait raison et que je ne pouvais pas le laisser être le seul adulte raisonnable dans cette affaire, et pris sa main. Le temps d'attraper mon sac, et nous étions partis. Je ne lâchai surtout pas sa main, effrayée à l'idée de rompre cette connexion qu'il nous restait. Le restaurant de l'hôtel était luxueux, et je m'y sentis un peu mal à l'aise. Les tables étaient toutes habillées de nappes blanches en tissu, et la décoration de la salle était réellement divine et onéreuse. Les serveurs ne courraient pas dans tous les sens comme au Starbuck, non, ils évoluaient avec grâce jusqu'aux tables relevant de leur responsabilité, et énonçaient d'une voix claire les menus aux clients. Etait-ce une si bonne idée d'être venus ici? Je ne portais qu'un jeans tout simple après tout, pas une robe de couturier… Et je n'étais pas sure de me rappeler de tous les astuces que mon père m'avait apprises étant enfant. C'était lui le spécialiste en bonnes manières, pas moi! Nous arrivâmes à la réception, et tel un expert, Jasper demanda à nous faire installer, laissant sa main glisser dans mon dos pour me guider. Ce contact m'arracha un frisson, et il me sourit d'un air entendu. En bon gentleman il attendit que je fus assise pour en faire autant, et eut la délicatesse de me demander ce que je souhaitais boire. Je fus sensible à cette attention. James ne me laissait jamais choisir, ni la boisson, ni même le plat. Il estimait que c'était à l'homme de décider de ce genre de chose, et en jeune femme stupide je ne l'avais jamais détrompé. Le serveur nous amena une bouteille de vin, et après l'avoir goûté nous fûmes servis. J'insistai pour que nous trinquions à notre rencontre. Il leva donc son verre, et le fit heurter doucement le mien.

« A notre rencontre, si magique fut elle… »

« A notre rencontre… Et à cette soirée si délicieuse… »

Je souris à mon tour. Oui, cette soirée promettait d'être agréable, j'en étais certaine. Le repas se passa comme dans un rêve, la nourriture était succulente, et le regard de Jasper détaillant chaque partie de mon visage était comme de la braise. J'avais réellement l'impression de me consumer chaque fois que je levais les yeux vers lui, et je savais qu'il ressentait ça aussi. Nous discutâmes de choses banales, de nos vies, de mon travail, du sien, des choses que nous aimions ou pas. J'appris ainsi qu'en bon texan il aimait la musique country, mais que sa préférence allait au rock, ou encore qu'il était croyant mais pas pratiquant. Sa couleur préférée était le rouge, et il avait les soirées mondaines en horreur. C'était vraiment agréable d'apprendre toutes ces petites choses, mais nous savions tous les deux que ce n'était qu'une façon détournée de cacher l'essentiel, à savoir notre attirance presque palpable l'un pour l'autre. J'en doutais de moins en moins, si je restais avec lui ce soir, je ne pourrais pas lui résister. Ca me serait physiquement impossible.

Pendant le dessert, prise d'une folle audace, je laissai mon pied frôler sa jambe sous la table. Il manqua de s'étouffer avec sa glace, avant de fermer les yeux et de respirer profondément à mesure que mon pied remontait le long de son mollet, de son genou, de sa cuisse. Il était au moins aussi troublé que moi. Avec une lenteur presqu'agaçante mon pied refit le chemin dans le sens inverse, lui causant bien des tourments, mais il ne formula aucune plainte. Je m'amusais terriblement de voir les différentes expressions traverser son visage. Je recommençai ce petit manège une fois ou deux, me délectant des émotions qu'il éprouvait, et qu'il faisait naître en moi malgré lui.

« Alice, s'il te plaît… »

« Oui ? »

J'avais décidé de jouer les parfaites innocentes. Après tout, personne ne voyait ce qu'il se passait sous cette nappe, nous étions les seuls à le savoir. Il respira une nouvelle fois, avant de finalement se reprendre. Il me demanda d'une voix rauque si j'avais fini mon dessert, ce à quoi je répondis malicieusement que je n'en étais pas sure… Il suggéra que je l'emporte, ou que nous recommandions ce que je voulais en room service plus tard. Il n'en pouvait plus, je le savais parfaitement, et il essayait de sauver les apparences de son mieux. J'eus donc pitié de lui, et le laissai aller régler l'addition puisqu'il avait refusé tout net que nous partagions. Ah, ces sudistes, délicieusement romantiques !

Il nous fallut remonter jusqu'à sa chambre, et prendre l'ascenseur. Huit étages, huit longs, très longs étages… Si nous avions été seuls à l'intérieur, j'étais persuadée que nous n'aurions jamais réussi à garder nos mains pour nous… Chaque frôlement était une délicieuse torture, et je savais bien qu'une fois dans sa chambre, je ne répondrais plus de rien. Tant pis pour les apparences, et les convenances, et la bienséance, ce soir il serait à moi, de gré ou de force. Encore qu'un petit gabarit comme moi ne pourrait certainement pas faire grand-chose contre quelqu'un de sa stature. Mais j'avais bon espoir de ne pas avoir à beaucoup le forcer pour le convaincre… Fort heureusement pour moi, les gens partageant l'ascenseur avec nous ne se doutèrent pas une seule seconde des pensées parfaitement inappropriées qui habitaient nos esprits, provoquant mon fou rire que je tâchai de garder discret.

Enfin nous arrivâmes à l'étage, et il nous fallut toute notre volonté pour ne pas courir jusqu'à la chambre. Néanmoins en homme poli il me tint la porte, m'invitant à entrer comme tout homme du monde le ferait. Je fis quelques pas à l'intérieur, et comme je me retrouvai devant le canapé qui avait vu notre premier baiser quelques heures plus tôt, je sentis deux bras musclés se refermer sur moi. Je les caressai de mes doigts, le laissant enfouir son visage dans mes cheveux. Il respira mon parfum, tandis que je laissai sa chaleur m'envelopper.

« Je ne t'oblige à rien Alice… »

« Je sais. »

« Si tu souhaites partir, je ne te retiendrai pas, je n'en ai aucun droit… »

« Je ne veux pas partir. »

« Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment que si je te laisse partir cette nuit, je ne pourrai plus jamais dormir en paix… »

Je ne répondis pas, heureuse de voir qu'il partageait les mêmes sensations que moi. Il savait donc que ce n'était pas mon genre de faire ça. Que je n'étais pas une fille facile, que c'était différent dans notre cas. Déjà ses mains se glissaient sous le fin tissu de mon pull, me faisant frissonner. Le contact de sa peau rendue râpeuse par les cicatrices, contre la mienne m'amena très près du point de rupture. Il ne comprit pas quand je rompis notre étreinte, mais se rassura quand je lui demandai de me donner seulement quelques minutes. Il alla s'asseoir en silence sur le grand lit pendant que je me réfugiai à la salle de bain. Je savais bien que cette nuisette me servirait à un moment ! J'avais été bien inspirée de l'emmener malgré toutes mes excellentes raisons de ne prendre qu'un simple pyjama de coton. De quoi j'aurais eu l'air une fois entre ses bras avec ma tenue d'adolescente ! Repliant avec soin mes affaires, j'enfilai la nuisette rouge satinée qui je le savais saurait faire son effet. Surtout dans l'état dans lequel il était, maintenant qu'il avait eu mon approbation, aucun doute qu'il apprécierait l'attention !

Je jetai un dernier coup d'œil à mon reflet dans le miroir. Mes cheveux avaient séché et semblaient à peu près en place, et j'avais essuyé mon maquillage pour éviter les dégâts au réveil. Je me félicitai encore d'avoir choisi cette pièce de ma garde-robe une fois de plus, elle était parfaite ! Je l'avais assez fait attendre, il me fallait le rejoindre à présent… Je sortis donc de la salle de bain, cherchant timidement son regard. Il avait mis de la musique douce et tamisé les lumières pour créer une ambiance, et se retourna vers moi lorsque j'entrai.

Médusé. C'était le terme qui le qualifiait le mieux. Il resta là un instant sans rien dire ni faire, n'aidant pas à dissiper mon malaise. Avais-je mal évalué ma capacité de séduction ? Il avait pourtant dit aimer le rouge… Et cette nuisette était vraiment l'une des seules qui me mettait à mon avantage ! Puis il sembla reprendre contenance, et tendit une main vers moi. Je la pris, et il m'attira à lui, toujours assis sur le lit. Arrivée à sa hauteur, je réalisais que je n'étais pas beaucoup plus grande que lui. Cela me fit sourire, et l'encouragea à continuer. Ses mains frôlèrent avec délicatesse le tissu satiné, s'émerveillant de ce doux contact. Pour ma part je laissai mes doigts à nouveau explorer ses envoûtantes boucles blondes, avant de finalement venir entourer son visage avec tendresse.

« Si je t'embrasse maintenant, il n'y aura plus de retour en arrière possible… »

« Mon JazzBoy… »

« Ma Pixie Girl… »

Nos lèvres s'unirent, enfin, avides de se retrouver à nouveau. Si le paradis existait réellement, alors ce devait être ça, j'y étais probablement déjà… Il retira maladroitement ses chaussures et m'attira avec lui sur le lit, consciencieux de ne pas briser notre étreinte. Il m'enlaça avec – oserais-je le dire – amour, me serrant contre lui. La sensation était merveilleuse, et de sentir son corps brûlant contre le mien, cela suffisait à me faire perdre la raison. Il était trop tard pour reculer, nous l'avions bien compris, cette nuit serait la nôtre.

« Alice je- »

« Shhh… »

Ce furent les derniers mots que nous échangeâmes de la soirée. Du moins les seuls mots cohérents. Le reste ne fut que douceur, bonheur et volupté. Comme je m'en étais doutée, Jasper resta un gentleman jusqu'à la dernière minute, déterminé à faire passer mon plaisir avant le sien… Si cet homme était réellement ainsi en permanence, alors aucun doute, j'en tomberais désespérément amoureuse en moins de deux, pour peu que ça ne fut pas déjà le cas…


Et voilà! J'aurais pu rallonger le chapitre, car je voulais mettre le récit de leur nuit ensemble, et puis je me suis rappelée les règles du rating... Et oui, c'est une fic notée T, donc pas de lemon... Et je n'a pas envie de limiter l'accès à ma fic pour juste un chapitre. Alors tant pis, il vous faudra imaginer toutes les choses que Jasper et Alice ont pu faire nyark nyark! ^^

N'oubliez pas de me faire partager vos impressions via les reviews, vous n'avez pas idée à quel point ça me booste de rentrer à la maison et de voir 20 nouvelles reviews à lire! :)

A très vite pour la suite!