Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

A/N: Tout d'abord désolée de ne pas avoir posté plus tôt, le chapitre était prêt depuis ce matin, mais je sais pas, le site doit bugger car impossible de charger mon document... Bref j'ai recours à des moyens détournés, espérons que ça marche quand même. Voilà donc le lendemain de la nuit torride entre Alice et Jasper, sans doute moins intense mais transition nécessaire. J'espère que vous aimerez, en tous les cas merci pour tous vos messages d'encouragement, vous avez battu des records de visite vendredi! Assez parlé, bonne lecture! :o)


Chapitre 13 – Retour à la réalité

Lorsque je rouvris les yeux, le soleil perçait de nouveau à travers les rideaux de la chambre. Il me fallut quelques instants pour me rappeler que je n'étais pas chez moi, et que les bras qui enlaçaient ma taille n'étaient certainement pas les miens. Et puis je sentis la chaleur de son corps pressé contre le mien, et la mémoire me revint, souvenir d'une nuit absolument inoubliable. Vraiment. Je n'avais jamais rien connu de semblable par le passé. Je pensais que ma relation avec James n'étaient basée que sur notre formidable alchimie sexuelle. Dieu que je me trompais… Si on m'avait dit un jour que je rencontrerais un homme capable de me faire ressentir un tel plaisir, de me faire sentir aimée de la sorte, alors sans doute aurais-je mieux employé les cinq dernières années !!!

Je restai immobile quelques minutes, savourant simplement la douceur et l'intimité de ce moment. J'avais peur qu'en me retournant il ne se réveillât et alors nous devrions discuter de ce qu'il s'était passé la veille. Je n'en avais pas vraiment envie. J'aurais voulu que le temps s'arrêtât pour nous, et que nous puissions rester ainsi dans les bras l'un de l'autre pour toujours. Je m'y sentais si bien… Je pouvais sentir son souffle dans mon cou, chaud et régulier… J'étendis mon bras pour attraper mon portable. Je voulais savoir l'heure qu'il était. Mais mon mouvement le fit resserrer son étreinte autour de moi, et je sus qu'il était à présent réveillé.

Il embrassa doucement ma nuque, et je me retournai dans ses bras pour lui faire face. Ses yeux étaient toujours fermés, mais il souriait. J'adorais son sourire. En fait j'adorais à peu près tout en lui, il ressemblait à la parfaite incarnation de l'homme idéal !

« Hey JazzBoy… »

« Mmm… »

Bon, monsieur n'était pas trop du matin non plus, on allait bien s'entendre. Sauf qu'il était dix heures et demies, et qu'il n'était plus temps de traîner au lit. Mais il semblait en avoir décidé autrement. Non que cela m'ennuie, bien au contraire ! Je ne remercierais jamais assez le ciel de m'avoir fait prendre cette nuisette dans mon sac ! Elle avait parfaitement joué son rôle, même si je doutais pouvoir la reporter un jour !! Pour l'heure je n'en avais pas besoin, j'avais ma propre bouillotte qui était en train de s'assurer que je n'attrape pas froid ! Ses mains étaient de nouveau partout sur moi, toujours suivies par ses lèvres avides et tendres à la fois. Aucun doute, monsieur était tout à fait réveillé à présent.

« Jazz, qu'est-ce que tu fais… »

« Ca me paraissait pourtant évident… »

« Je voulais dire, tu ne crois pas qu'on devrait en discuter avant ? »

Il soupira à la manière d'un petit garçon contrarié, puis vint s'asseoir contre la tête du lit. Il était adorable aussi quand il affichait cette moue boudeuse… Ses lèvres étaient pleines, appelant aux baisers, et ses cheveux, délicieusement en bataille… Allons Alice, pour une fois que je faisais preuve de bon sens, il n'était pas temps de craquer !!! Je récupérai alors la chemise de Jasper qui était tombée près du lit et l'enfilai, avant de venir m'asseoir sur lui. Aussitôt ses mains vinrent se poser sur ma taille m'attirant plus près de lui, mais je restais ferme sur mes intentions, aussi tentante soit la proposition. Nous allions discuter. C'était mon dernier mot.

« Jazz, ce qu'il s'est passé hier soir… et ce matin… Enfin la nuit dernière quoi… Qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? »

Il déposa un baiser au creux de ma mâchoire, puis mordilla précautionneusement le lobe de mon oreille. Il ne faisait vraiment rien pour m'aider là, j'étais toute frissonnante, et je luttais de toutes mes forces pour conserver un semblant de raison. Voyant que je ne cédais pas, il se décida à répondre.

« La nuit dernière était magique pour moi, et j'espère qu'elle sera suivie de beaucoup d'autres aussi merveilleuses par le futur. »

« Tu veux dire que tu veux qu'il y ait un 'nous' ? »

« Pas toi ? »

Il s'était écarté un peu de moi, ses yeux plongés dans les miens, comme surpris. Apparemment, l'idée d'une relation entre nous coulait de source pour lui. Non que ça me dérange, c'était ce que je souhaitais plus que tout moi aussi, mais je ne me doutais pas qu'un homme puisse vouloir ça si rapidement… Folle de joie, je l'embrassai fougueusement, oubliant que j'avais décidé de rester sérieuse le temps de la conversation. Mais après tout, le reste n'était que détail non ? Mais cette fois-ci, ce fut lui qui me repoussa gentiment. Je repris donc mon sérieux, même si mon cœur semblait prêt à bondir hors de ma poitrine.

« Faisons les choses comme il faut alors. Nous sommes donc d'accord pour qu'il y ait un 'nous' ? »

« Oui. »

« Ca veut dire que tu seras mon petit ami, pour de bon ? »

« C'est en général ce que ça signifie oui… »

« Et que tu me seras fidèle ? »

« Je ne conçois pas les choses autrement… »

« Et que tu m'aimeras quand même, même si je suis fatigante ? Parce que tu sais, je peux vraiment être agaçante des fois… Bella et Edward te le confirmeront ! Une fois que tu auras dit oui, ce sera trop tard !»

Il me sourit tendrement, secouant la tête. J'adorais qu'il fasse ça, ses boucles blondes dansaient autour de son visage, faisant briller avec plus d'ardeur ses prunelles azures… Je ne pouvais pas croire qu'un homme aussi merveilleux puisse être mien, c'était comme de vivre un rêve… Il allait être mon petit ami, et pour une fois je serais fière de marcher à ses côtés dans la rue, et je savais déjà que mon père, Edward et Bella l'adoreraient ! Enfin pour mon frère, ça prendrait surement un peu plus de temps, mais il y viendrait lui aussi ! Après tout, ils étaient tout deux des 'scientifiques', ils ne pourraient que s'entendre !

« Ce n'est pas ce qui me fait le plus peur… »

« Alors quoi ? »

« Alice, je sais ce que je suis. Tu pourrais vite te lasser de moi, trouver un homme plus attirant que moi, et surement moins torturé… »

Encore une fois cette histoire de cicatrices… Il avait un véritable complexe là-dessus… Il allait falloir que je travaille à le rassurer sur le sujet. Vraiment, je les remarquais à peine ! Enfin, si bien sûr, il en était couvert des pieds à la tête, j'avais vérifié, mais ça ne me dégoûtait pas du tout ! Ca n'enlevait rien à son charme, à sa douceur, à sa gentillesse et à sa carrure plus qu'agréable… Non, jamais je ne pourrais plus regarder un autre homme de cette manière, il était celui que j'avais attendu toute ma vie. J'aurais voulu le questionner à ce sujet, mais j'estimai qu'il était trop tôt. Je le regardai sérieusement une nouvelle fois. Non, je ne voyais pas comment je pourrais décemment me lasser de lui alors qu'il me fallait toute ma détermination pour ne pas lui sauter dessus là tout de suite, et l'embrasser fougueusement…

« Impossible. »

« Je ne comprends pas. »

« Jazz, je ne pourrai pas me lasser de toi. Encore une fois je te trouve très beau, vraiment, et je me fiche que tu sois torturé, nous le sommes tous. Moi la première. Mais nous aurons tout le temps de discuter de tout ça… Prenons les choses l'une après l'autre et voyons ce qui arrive ! En plus, il faut que je te le dise… Au risque de t'effrayer et même peut-être de te perdre, sache que je suis à deux doigts de tomber follement amoureuse de toi… »

C'était risqué d'avouer ce genre de chose après seulement une nuit d'amour – et quelle nuit ! – et je savais qu'il pourrait très bien prendre peur et se sauver. Mais j'avais confiance, et je tenais réellement à le rassurer sur l'effet qu'il me faisait. Et pas seulement physiquement, tout en lui était fait pour me plaire !

Estimant que la conversation était restée sérieuse bien assez longtemps, je laissai mes doigts parcourir son visage, son cou, son torse avec douceur. Il passa une main derrière ma nuque et m'attira à ses lèvres pour un baiser plein de passion. Je vins aussitôt me plaquer contre lui, sidérée d'avoir réussi à tenir si longtemps sans se blottir contre lui.

« Ca ne me fait pas peur Alice, je suis même content que tu me l'ais dit… »

Après quoi il abrégea la conversation en reprenant les choses là où il les avait laissées quelques minutes plus tôt, pour n'y mettre fin près de deux bonnes heures plus tard. J'étais en effet lovée dans ses bras, ma tête contre sa poitrine. C'était officiel, c'était mon nouvel endroit préféré. Je pouvais entendre les battements réguliers et apaisants de son cœur, tandis qu'il tirait les couvertures sur nos deux corps nus enlacés. Je n'avais jamais rien ressenti de tel par le passé. Ce calme, cette sérénité, comme s'il était parfaitement naturel que je me trouve là, et que plus rien n'avait d'importance. Je restai là sans rien dire de longues minutes, savourant ce silence si paisible.

Un peu après, Jasper suggéra que nous sortions finalement du lit pour prendre une douche, et que nous allions déjeuner en ville. Il était déjà passé midi, et je n'avais rien dans le ventre depuis la veille au soir, j'acceptai donc la proposition avec enthousiasme. Après m'être lavée, coiffée et remaquillée, j'étais prête à repartir, et ne put m'empêcher de trouver mon Jasper encore plus séduisant que la veille à la lumière du jour. Il prit ma main dans la sienne et m'entraîna donc à l'extérieur de l'hôtel où nous profitâmes un peu du retour du soleil.

Mon compagnon m'emmena dans une petite brasserie qu'il connaissait bien, et nous pûmes bavarder une fois installés. Car il restait encore bien des questions à aborder, et pas forcément des plus agréables…

« Jazz… Comment on va faire ? »

« Faire quoi ? »

« Comment on va pouvoir gérer notre relation, avec la distance et tout ça ? »

« Nous allons tout faire pour que ça fonctionne Alice… Je viendrai te voir aussi souvent que possible, et tu viendras me voir quand tu le pourras. Et peut-être qu'un jour l'un de nous deux pourra se rapprocher… »

« Ca va être difficile… J'espère que nous y arriverons… »

« Je le souhaite de tout mon cœur. Parce que j'ai la conviction que tu pourrais bien être celle que j'ai longtemps cherchée… »

Je souris, touchée par cette déclaration si spontanée. Jasper n'était pas le genre à s'ouvrir facilement, j'avais bien pu m'en rendre compte, et il avait bien des difficultés à accepter la vitesse à laquelle nous avancions tous les deux. Moi aussi bien sûr, mais j'avais moins de mal à me faire à l'idée que j'étais en train de tomber amoureuse de lui. Mais c'était surement parce que j'étais une fille, doublée d'une incorrigible romantique ! Lui semblait bien plus terre-à-terre, bien plus raisonnable.

Le repas se poursuivit sur un ton plus léger, plus détendu, seul moyen de cacher notre malaise à l'idée de devoir se séparer dans quelques heures. Lui avait son avion le lendemain, mais moi je devais rentrer à Forks pour retourner bosser. J'avais réussi à me faire remplacer pour le samedi, mais il me faudrait être à mon poste le lundi, et rattraper mes heures manquées tout au long de la semaine… Bah, ça en avait valu la peine, et maintenant que nous étions d'accord pour former un couple Jasper et moi, j'aurais une bonne motivation pour aller travailler. En plus j'avais mon rendez-vous pour un éventuel nouvel emploi dans la semaine, donc tout se présenterait plutôt bien.

Le reste de la journée se passa comme dans un rêve, main dans la main ou son bras autour de ma taille, déambulant dans les rues en observant les vitrines des boutiques pour moi, analysant les époques architecturales des bâtiments pour lui. Il m'emmena même au musée, et je lui montrai un café très sympathique où ils servaient d'excellentes pâtisseries. Je dînai avec lui dans un restaurant assez chic où il m'invita, et finalement il lui fallut me raccompagner à ma voiture. Le trajet jusqu'au parking fut des plus silencieux, et je luttais de toutes mes forces pour ne pas laisser les larmes me monter aux yeux.

« C'est trop court un week-end… »

« Ne t'inquiète pas, la prochaine fois nous prendrons plus longtemps… »

Il me fallut alors poser la question tant redoutée, celle qui nous brûlait les lèvres à tous les deux mais qu'aucun n'osait réellement formuler de peur de la réponse. Je me lançai cependant, incapable de rester dans le doute une minute de plus.

« Quand est-ce que l'on pourra se revoir ? »

« Je ne sais pas encore. Je vais devoir aller en Europe dans les semaines à venir pour mon travail, et ça pourrait durer un bon mois. Mais à mon retour, je tâcherai de poser quelques jours d'affilé, et peut-être accepteras-tu de m'héberger chez toi pendant cette période ? »

« Un mois… Est-ce que je vais tenir jusque là sans te voir ? »

« Il le faudra bien Darlin'… »

Je frissonnai. Il avait compris que j'étais sensible à ce petit accent, et il en jouait. Il ne lui avait vraiment pas fallu longtemps pour me cerner… J'adorais sa voix, alors quand il se laissait aller à parler naturellement, son accent reprenait le dessus, plus fort que d'ordinaire. J'avais pu le constater lors de nos étreintes passionnées la nuit dernière, c'était bien plus flagrant… Mon texan préféré…

« Tu m'appelleras hein ? »

« Tous les jours, et je t'enverrai des emails… »

Refoulant la grosse crise de larmes qui menaçait maintenant de se déclencher à tout instant, je me serrai fort contre lui, enfouissant mon visage dans sa chemise. Il m'enlaça tendrement, avant de s'emparer de mes lèvres pour un langoureux baiser. J'étais encore dans ses bras et pourtant il me manquait déjà affreusement. Notre étreinte prit fin, et je montai dans ma voiture sans un mot. Je mis le contact, et après un dernier signe de la main je quittai le parking, le laissant rejoindre son hôtel… Sans surprise, les larmes coulèrent sans arrêt pendant les deux heures qui me séparaient de Forks… Aucun doute possible, j'étais déjà incroyablement attachée à lui, et mes pensées ne pouvaient s'empêcher de revenir à son odeur, sa peau, ses lèvres…

Un mois… Comment allais-je pouvoir tenir si longtemps ?...


Voilà! Certaines m'ont demandée à propos des cicatrices de Jasper, et je vais répondre honnêtement, je n'ai encore absolument aucune idée de pourquoi il les a eues! ^^ MAis j'y réfléchis sérieusement, promis vous aurez des réponses! :)

N'oubliez pas de reviewer, car ça ça a l'air de toujours bien fonctionner! Pas d'excuses possible! ^^ Allez, à très vite pour la suite!